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CHAPITRE Ie.
Dispositions générales.
Arr. 4er. Le but de la Société entomologique belge est de propager dans le pays le goût des observations entomo- logiques, et de concourir par ses travaux au développe- ment de la science.
Arr. 2. La Société a son siége à Bruxelles.
ART. 9. Elle se compose d’un nombre illimité de mem- bres effectifs et de membres honoraires.
ART. 4. La direction administrative et économique de la Société appartient à un conseil d'administration, qui seul la représente.
La haute surveillance des travaux, études et publica- tions qui intéressent la science est confiée à un comité scientifique.
Le président de la Société préside à la fois ces deux
VI ANNALES
commissions et y à voix prépondérante en cas de par- tage.
AuT. D. La Société ne peut être dissoute que du con- sentement des deux tiers au moins des membres effectifs convoqués spécialement à cet effet en assemblée générale.
En cas de dissolution, lavoir social est réparti à parts égales entre les sociétaires reçus membres effectifs depuis deux ans au moins ; le mode de répartition est fixé par une assemblée de ces membres.
CHAPITRE I.
Des membres de la Société.
Arr. 6. Le droit d'admission des membres effectifs ap- partient exclusivement et sans appel au Conseil d’adminis- tration, qui décide à la majorité absolue des voix et au scrutin secret.
Le droit de nomination des membres honoraires appar- tient également au Conseil d'administration qui déeide comme il est dit au paragraphe précédent, mais seule- ment sur la proposition ou l'avis favorable du Comité scientifique.
AurT. 7. Les membres effectifs et honoraires ont accès au local de la Société, aux jours et heures fixés par le Conseil d'administration.
Ils peuvent y consulter sans déplacement, les collec- tions, livres et manuscrits de la bibliothèque, ainsi que toutes les archives de la Société, à exception des doeu- ments administratifs , lesquels ne sont soumis à leur inspection que pendant la dernière huitaine de l’année sociale.
Arr. 8. Les membres effectifs et honoraires reçoivent
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE. VII
gratuitement, chaque année, un exemplaire des publica- tions faites aux frais de la Société.
Art. 9. Les membres honoraires ont, comme les membres effectifs, le droit d'assister aux assemblées et réunions; ils y ont voix délibérative dans les questions scientifiques seulement.
Art. 10. Les démissions des membres de la Société sont adressées au Conseil d'administration.
Elles ne produisent leur effet qu’à l'expiration de l’an- née dans le cours de laquelle elles ont été données.
Arr. 41. Les exclusions ne peuvent être prononcées qu’à raison de circonstances graves, par le Conseil d’ad- ministration, à l'unanimité des voix.
CHAPITRE HE.
Des assemblées et réunions.
S 1. Des assemblées générales et des conférences entomologiques.
Arr. 12. Les membres de la Société se réunissent de plein droit et sans convocation en assemblée générale ordinaire, le 25 septembre de chaque année, à 10 heures du matin, au local de la Société.
Cette séance est obligatoire.
Une conférence entomologique facultative a lieuenoutre, le premier samedi de chaque mois, à 7 heures de relevée.
Art. 15. Le Conseil d'administration a le droit de convoquer extraordinairement les membres de la Société en assemblée générale ; il est tenu de le faire sur la de- mande signée de vingt membres effectifs au moins.
Art. 44. L'ordre des travaux de l’assemblée générale ordinaire est fixé comme suit :
VIII ANNALES
a. Elle entend le rapport du président de la Société sur les travaux scientifiques accomplis pendant le courant de l’année, sur la gestion du Conseil d'administration et sur la situation financière de la Société.
b. Elle nomme successivement au scrutin secret le pré- sident de la Société, s'il y a lieu, et les membres du Con- seil d'administration.
c. Elle nomme également au serutin secret une com- mission spéciale composée de trois membres, chargée de vérifier les comptes de la Société et l’inventaire de son avoir pour l'exercice suivant.
Ces comptes et cet inventaire doivent être arrêtés par le Conseil d'administration et soumis par lui, le 4° sep- tembre de chaque année, à la commission susdite, laquelle en prendra connaissance et les approuvera, s’il y a lieu, avant le 15 du même mois; cette approbation vaut dé- charge pour le Conseil d'administration. À partir de cette époque jusqu’au jour de l'assemblée générale, ces docu- ments sont exposés au local de la Société, à l’inspection de ses membres.
d. Elle arrête le chiffre de la rétribution annuelle.
e. Elle délibère sur les propositions qui lui sont sou- mises par le Conseil d'administration ou qui sont appuyées par cinq membres effectifs.
[. Elle procède à la composition des sections dont il s’agit au $ 2 du présent chapitre, et en arrête le nombre et les attributions.
Art. 15. Nul ne peut être nommé au premier tour de scrutin président de la Société, ni membre du Conseil d'administration, ou de la commission de vérification des comptes, s’il ne réunit plus de la moitié des voix des membres effectifs présents.
S'il y a lieu de procéder à un deuxième tour de scrutin,
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. IX
il est fait une liste des membres qui ont obtenu le plus de voix. Cette liste contient deux fois autant de noms qu'il y a de places vacantes; les suffrages ne peuvent être donnés qu’à ces candidats ; la nomination a lieu à la plu- ralité des voix ; s’il y a parité, le plus âgé sera préféré.
Toutes les difficultés auxquelles peuvent donner lieu les opérations électorales, sont immédiatement résolues par un vote de l'assemblée.
Les dispositions du présent article sont applicables à tous les cas d'élection prévus par les Statuts.
Art. 16. Les décisions prises par l'assemblée géné- rale le sont à la simple majorité des membres effectifs présents.
Toutefois, aucune modification ne peut être apportée aux Statuts, que du consentement des 2/5 au moins des membres effectifs présents, et sur la demande soit du Conseil d'administration, soit de vingt membres effectifs.
Anr. 17. L'assemblée générale est présidée par le pré- sident de la Société, en son absence par le vice-président du Conseil d'administration, et en l'absence de celui-ci, par un des membres de ce conseil.
En cas d'absence du président de la Société, le rapport annuel est présenté, en ce qui concerne les travaux scien- tifiques, par le vice-président ou un des membres du Comité scientifique, et en ce qui concerne la gestion admi- nistrative, par le vice-président ou un des membres du Conseil d'administration.
ArT. 18. Le président de l'assemblée générale a la po- lice de cette assemblée ; sa voix est prépondérante en cas de partage.
$S 2. Des sections scientifiques.
Arr. 49. Les sections scientifiques s'occupent de l’exa-
DEN
x ANNALES
men-des questions qui se rattachent aux parties de len- tomologie dont elles sont chargées.
Arr. 20. Chaque section, immédiatement après la “clôture de la séance de l'assemblée générale ordinaire, procède à l'élection de son président ; elle désigne un dé- légué auprès du Comité scientifique.
Nul ne peut être à la fois délégué par deux sections; celui qui se trouve dans ce cas, déclare immédiatement son option, et il est pourvu sans délai à son remplace- ment.
CHAPITRE IV.
Du Conseil d'administration.
Art. 21. Le Conseil d'administration est composé du président de la Société et de six membres.
Arr. 22. Le président de la Société est nommé pour deux ans ; il n’est pas immédiatement rééligible.
Les autres membres sont également nommés pour deux ans ; ils se renouvellent par moitié tous les ans. Un tirage au sort détermine l’ordre des premières sorties; ils peuvent être immédiatement réélus.
ART. 25. Dans le cas où l’assemiblée générale, à lépo- que de la réélection du président, confierait cette fonction à un membre du Conseil d'administration qui ne serait point, cette année, soumis à réélection, il y aurait lieu de nommer quatre adminis'rateurs au lieu de trois. Celui de ces quatre membres qui obtient le moins de voix est soumis à une nouvelle élection l’année suivante.
Aer. 24. Le Conseil d'administration choisit chaque année dans son sein un vice-président et un secrétaire.
Il ne peut délibérer que pour autant que plus de la moitié de ses membres soient présents.
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. xr
Arr. 25. Le Conseil d'administration prend les mesures et fait les règlements nécessaires pour assurer le maintien de l’ordre, la conservation des collections, bibliothèques, archives, etc.
Arr. 26. Aucun subside ne peut être accordé, aucune acquisition ou aliénation d'objets scientifiques, tels que livres, manuscrits, insectes, ete., ne peut être faite par le Conseil d'administration que sur la proposition ou lavis favorable du comité scientifique.
Arr. 27. En cas de démission ou de décès du président de la Société, une assemblée générale est immédiatement convoquée pour pourvoir à son remplacement.
En cas de démission ou de décès d’un membre du Con- seil d'administration, ce conseil pourvoit provisoirement à son remplacement. Il est remplacé définitivement à la première assemblée générale ordinaire.
CHAPITRE. V.
Du Comité scientifique.
Art. 28. Le Comité scientifique est composé du pré- sident effectif de la Société, des présidents honoraires et d’un délégué de chaque section.
Ce comité peut s’adjoindre temporairement un ou plu- sieurs membres de la Société qui, à raison de leurs con- naissances spéciales, peuvent faciliter ses travaux; ces membres adjoints n’ont point voix délibérative dans les séances du comité.
ART. 29. Le Comité scientifique nomme dans son sein un vice-président et un secrétaire. Il ne peut délibérer que pour autant que plus de la moitié de ses membres soient présents.
AunT. 30. Le Comité scientifique est chargé :
XII ANNALES
4° D’examiner les travaux des sections et d’en autori- ser, s’il le juge convenable, l’insertion dans les Annales de la Société, dont la publication est exclusivement confiée à ses soins.
2° D’examiner les manuscrits émanés d’un ou de plu- sieurs membres de la Société et qui lui sont adressés à cette fin, et d’en autoriser, s’il y a lieu, la publication soit dans les Annales de la Société, soit sous le patronage de celle-ci.
Les sections que la question concerne sont préalable- ment consultées.
5° De donner son avis sur les questions qui lui sont adressées par le Conseil d'administration, pour autant qu’elles se rattachent plus ou moins directement à un point scientifique.
4° De classer les collections.
CHAPITRE VE
Des rétributions et amendes.
ART. 51. La rétribution annuelle des membres effectifs est fixée à 12 fr. au moins et à 24 fr. au plus, payables en une fois et par anticipation.
Le membre effectif recu pendant le courant de l’année n’est tenu à une rétribution que pour les trimestres res- tant à courir jusqu'au 25 septembre suivant, y compris celui de sa réception.
ART. 52. Tout membre effectif qui n’assiste point à l'assemblée générale ordinaire est passible, à moins d’ex- cuse légitime, d’une amende de fr.
AnT. 55. Tout sociétaire qui égare un livre, un registre ou tout autre objet appartenant à la Société est passible d’une amende égale au double du préjudice causé.
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. XIII
La détermination de la valeur appartient au Conseil d'administration.
Arr. 54. Toute contravention aux règlements arré- tés par le Conseil d'administration, en vertu de l’art. 25 des présents Statuts, est punie d’une amende qui ne peut excéder à fr.
Arr. 59. Tout membre qui, sans excuse légitime, n’a point acquitté sa rétribution annuelle ou les amendes qu’il a pu encourir, dans le délai d’un an, cesse de plein droit de faire partie de la Société.
La Commission chargée de la composition des Statuts : MM. C. Marmeu, président. J. Sauveur, rapporteur. BouiLLon. J. D’Upeken. J. CoLBEAu. CHARLIER. G. ADRHENS, secrétaire.
Les présents Statuts ont été adoptés dans l'assemblée générale du 26 août 1855.
Dans la même séance, M. le baron de Selys-Longchamps, membre de l’Académie des sciences , a été proclamé à l'unanimité président de la Société. De plus, M. le profes- seur Wesmael a été proclamé président honoraire.
L'assemblée a décidé en outre que les entomologues étrangers et indigènes qui feront partie de la Société, avant le 24 septembre 1855, seront considérés comme mem- bres fondateurs.
XIV ANNALES
LISTE DES MEMBRES
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE.
Les noms précédés d’une * sont les membres fondateurs. NIEMBRES EFFECTIFS.
MM. * ADRIAENS (G.), homme de lettres; Bruxelles.
* ANDRIES (J.), propriétaire; S'-Josse-ten-Noode, lez-Bruxelles.
* BAESEN (F£r.), docteur en sciences ; Ixelles, lez-Bruxelles.
* BOUILLON (J.-B.), propriétaire ; Bruxelles.
BOURDON (Juses), docteur en sciences naturelles ; Liége.
* BREYER (Argerr), docteur en médecine , ete.; Bruxelles.
* CHARLIER (Puruipre-Jacques), négociant ; Ixelles, lez-Bruxelles.
CLAVAREAU (Came) ; Ixelles.
COLBEAU (Émize), homme de lettres; Etterbeck, lez-Bruxelles.
* COLBEAU (Jues), naturaliste ; id.
COUBEAUX (Hyr.); Bruxelles.
DE BORRE (Azrrep), candidat en sciences naturelles; Jem- meppe (Liége).
* DE CLEENE (J.-B.), négociant; Bruxelles.
DE FRANQUEN ( Cuarues); Huy.
* DE FRÉ (Cnares), employé; Louvain.
DE LA FONTAINE (Avrxeo) ; Bruxelles.
*DE LA FONTAINE (Juces); Saint-Josse-ten-Noode,
* DEMOULIN (Gaspar), membre de la commission administrative du Musée de Mons, membre de la Société entomologique de France; Mons.
* De SELYS-LONGCHAPMS (Baron EmmanueL), Sénateur, mem- bre de l’Académie royale de Belgique, etc. ete. ; Waremme ( Liége).
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. XV
MM. * De THYSEBAERT (Baron Cu), propriétaire; Bruxelles.
DONCKIER-HUART (CnarLes), rentier ; Liége.
* D'UDEKEM (ous), docteur en médecine, en sciences natu- relles, membre correspondant de l’Académie royale des sciences de Belgique; Bruxelles.
DUTREUX (AvGusre), secrétaire de la Société des sciences natu- relles du grand-duché de Luxembourg, membre de Ia So- ciété entomologique de France, ete., etc.; Luxembourg.
ENGELMANN , docteur en médecine, etc. ; Bruxelles.
* FOLOGNE (E.); Bruxelles.
* FONDU (Nicozas), employé ; Soignies.
GUILLON (Cuarzes), notaire ; Ruremonde.
* HANNON (J.-B.), docteur en médecine, professeur à l'Univer- sité de Bruxelles; Ixelles.
* HULIN (Jus), propriétaire ; Gand.
JACOBS, docteur en médecine; Bruxelles.
JUSTEN , négociant ; Bruxelles.
LAYEN (J.-B.), docteur en médecine, membre de la Société des sciences naturelles du grand-duché de Luxembourg, ete. ; Luxembourg.
* MALLET (A.-B.), receveur des contributions ; Bruxelles.
* MATHIEU (Cu.), docteur, membre de plusieurs sociétés sa- vantes; Bruxelles.
* MORS (Louis), ingénieur civil; Bruxelles.
* PARYS (Azexis), propriétaire ; Schaerbeek, lez-Bruxelles.
PETEAU (Awrone); Saint-Josse-ten-Noode.
* ROELOFS (W.), artiste-peintre; Schaerbeek.
* ROUBIÈRE; Bruxelles.
* SAUVEUR (Juces); Saint-Josse-ten-Noode.
* SEGHERS (ALExANDRE), capitaine en retraite ; Ixelles.
SEGHERS (Hewni) ; Ixelles.
SINGELÉE (Hexni), employé; Saint-Josse-ten-Noode.
* TEMSTEDT (Av&usre) ; Louvain.
USSHER (Arraux) ; Dublin.
VAN CUTSEM, négociant ; Bruxelles.
* VAN DER MAELEN (Pre), membre de l’Académie royale de Belgique, etc., etc.; Molenbeek-Saint-Jean, lez-Bruxelles.
—
XVI ANNALES
MEMBRES HONORAIRES.
MM. HAGEN (Henman-AuGusre), docteur; Konisberg (Prusse).
LACORDAIRE (Tu.), professeur à l'Université de Liége, mem- bre de l’Académie royale de Belgique, ete. ; Liége.
STAINTON, président de la Société entomologique de Lon- dres, ete.; Londres.
* WESMAEL, professeur, membre de l'Académie royale de Bel- gique, etc. ; Saint-Josse-ten-Noode.
MEMBRES CORRESPONDANTS.
MM. D'OSTEN SACKEN (Baron Cuaries), membre du corps diplomatique de Russie, etc. ; Washington (États-Unis).
GUIDO (Jose-Tomas), colonel; Buenos-Aires (République Ar gentine).
LUCIANI ; Ile Maurice.
PHIPSON (Tnomas-Lamge), docteur en sciences naturelles; Paris.
VIOLA (Micuez-Navarno), rédacteur de la Revue scientifique et littéraire de Buenos-Aires ; Buenos-Aires.
DE LA SOCIETÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. X VIT
ORGANISATION ADMINISTRATIVE. ANNÉE 1855 — 1856.
Conseil d'administration:
MM. De Selys-Longchamps , président. Mathieu, vice-président. J. Colbeau, secrétaire. Charlier, trésorier. J. Sauveur, bibliothécaire. G. Adrians. J. D’Udekem.
Comité scientifique.
Section des lépidoptères. — MM, De Fre, » des coléoptères. — Mathieu. » varia, — D'Udekem. » d’entomologie générale. — Brever.
Sections entomologiques.
Président de la section des lépidoptères. — MM. Charlier.
» coléoptères. — Mathieu. » varia. == D'Udekem. » entom. gén. — Brevyer.
Commission de vérification des comptes. MM. Mallet.
Mors.
J. De la Fontaine.
X VIII ANNALES
ORGANISATION ADMINISTRATIVE.
ANNÉE 1856 — 1857.
Conseil d'administration.
MM. De Selys-Longchamps, président. D’Udekem, vice-président. J. Colbeau, secrétaire et conservateur. J. De la Fontaine. Usscher, bibliothécaire.
Mallet. J. Sauveur. Comité scientifique. Section des lépidoptères. — MM. De Fré. » des coléoptères. — Mathieu. » varia — D'Udekem. » d’entomologie générale. — Breyer.
Sections entomologiques.
Président de la section deslépidoptères. — MM. J. Sauveur.
» coléoptères. —— Mathieu. » varia. — D'Udekem. » entom. gén. — Brever.
Commission de vérification des comptes.
MM. A. De la Fontaine. Peteau. Mors.
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE. XIX
PREMIER RAPPORT ANNUEL DU PRÉSIDENT.
25 SEPTEMBRE 1856.
olbessieuts et houorables colleques,
Je viens, aux termes de l’art. 14 de vos Statuts, vous présenter le compte-rendu des travaux de la Société pen- dant sa première année d'existence.
Il y à un an et demi, quelques entomologistes zélés, pénétrés des avantages que présente le principe de l’asso- ciation, ont eu l’heureuse idée de convier ceux qui, dans notre pays, aiment et cultivent la science attrayante de l’entomologie, à former une société, à l'instar de celles qui existent dans presque toutes les autres contrées de l'Europe.
La tâche était ardue, car il s'agissait de réunir en un faisceau les efforts d'hommes zélés sans doute, mais qui, pour la plupart, ne se connaissaient pas encore ; ce qui s'explique facilement, car l’entomologie est si vaste, que peu de personnes embrassent tout son domaine, de sorte que, le coléoptériste, par exemple, n’a guère occasion de nouer des relations avec le Iépidoptériste, si une société ne les réunit pas; et d'ailleurs, la plupart de nos collègues sont fort jeunes, et débutent dans la carrière scientifique. Enfin, la répartition des membres dans les diverses par- ties de la Belgique, explique’ encore pourquoi beaucoup d'entre eux se trouvaient étrangers les uns aux autres.
XX ANNALES
Ces considérations prouvent combien l’idée de lasso- ciation était bonne, et combien elle portera de fruits dans l'avenir.
Les entomologistes l'ont vite et vivement senti ; aussi, de toutes les parties du pays, ont-ils répondu avec em- pressement à l'appel qui leur était adressé par nos zélés collègues bruxellois, les véritables fondateurs de la Société. La Société cependant, continuera à s’accroitre; car sous l'influence de son existence, le goût de l’entomologie se développera de plus en plus et formera pour nous des nou- veaux adeptes.
La Société se compose actuellement de quarante-cinq membres effectifs, dont trois habitent les parties cédées à la Hollande ; d’un membre honoraire (M. Wesmael) et de trois correspondants, dont un est domicilié en Russie, et deux dans la République Argentine.
Ces trois dernières nominations ont été faites sous l’in- fluence de circonstances exceptionnelles. Le conseil a pro- posé à la Société de créer des membres correspondants, mais pour donner une valeur scientifique sérieuse à cette distinction, il a pensé que le choix de membres de cette catégorie devait être ajourné au moment où la Société, solidement assise, serait assurée de pouvoir publier des travaux scientifiques. Ce moment est arrivé, Messieurs, et, si vous approuvez notre manière de voir, le Conseil d'accord avec le comité scientifique, s’oceupera incessam- ment d'un premier travail d'ensemble où, tout en se mon- trant sobre de distinction, il cherchera à réunir les noms de ceux qui, à l'étranger, peuvent faire le plus honneur à la Société, soit par la notoriété de leurs travaux, soit par les services effectifs qu’ils sont à même de rendre à notre institution.
Le Conseil recevra avec reconnaissance de tous nos col-
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE XXI lègues les renseignements qu'ils pourraient avoir à nous présenter à cet égard.
. Par les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être ex- posés, nous n'avons pas jugé le moment opportun pour établir des relations avec les autres sociétés entomologi- ques. — JI fallait avoir quelque chose à offrir en échange de leurs publications. — Cependant, la Société des sciences naturelles du grand-duché de Luxembourg à pris gracieu- sement l'initiative de relations qui, avec elle, sont dou- blement fraternelles, en nous envoyant ses publications par l'intermédiaire de son honorable secrétaire, M. Auguste Dutreux, entomologiste aussi instruit que zélé, qui publie, dans ses Annales, d'excellents travaux sur les lépidop- tères du Grand-Duché, et que nous nous estimons heu- reux de compter parmi nos membres.
Le Conseil d'administration ervit, Messieurs. avoir exécuté toutes les prescriptions des Statuts.
Les conférences mensuelles ont eu lieu régulièrement le premier samedi de chaque mois. Plusieurs questions scien- tifiques y ont été traitées, entre autres celles-ci : de la
génération des psychés. — Préciser ce que l’on entend par genre, espèce, race, variété, aberration. — Quelques au-
tres ont été soulevées, sans avoir été spécialement discu- tées. L’une des plus importantes, qui ne pourra trouver sa solution complète qu'après la publication des Cata- logues de notre Faune, sera celles de la détermination des régions entomologiques du pays. Aucun mémoire particulier n’a été déposé, excepté des documents pour la confection des Catalogues, dont nous venons de parler.
Quant aux travaux des sections, il ne se sont effectués que dans celles des coléoptéristes et des lépidoptéristes ; les amateurs qui s'occupent des autres ordres étant jus-
XXII ANNALES
qu'ici trop peu nombreux, ou bien leurs recherches n'étant pas assez avancées.
Les deux sections dont je viens de parler se sont occu- pées principalement de rassembler et de classer les maté- riaux pour les Catalogues de nos espèces indigènes.
La section pour les coléoptères s’est souvent réunie et à terminé provisoirement le Catalogue de nos cara- bidées. Les membres qui ont coopéré à ce travail sont MM. Mathieu, Colbeau, 3. De la Fontaine, Fo- logne, Roelofs, Singelée, Mors, Hannon, Ussher, Breyer, etc. Plusieurs autres membres, qui ne pouvaient assister aux séances, ont fait parvenir leurs notes : ce sont MM. Bouillon, Parys, Demoulin, Temstedt et Layen. M. J. Putzeys, quoique ne faisant pas par- tie de la Société, nous a fait également parvenir son catalogue.
La section pour les lépidoptères a terminé l'examen du catalogue des diurnes et des crépusculaires par M. de Selys- Longchamps. Le catalogue des bombycidées par MM. Sau- veur, Fologne et Colbeau lui est soumis ; M. de Fré a terminé une grande partie de celui des micro-lépidoptères, et plusieurs membres s'occupent, soit des noctuidées, soit des phalénidées. Ceux de nos collègues qui ont coopéré à ces travaux, soit en assistant aux séances, soit en faisant parvenir leurs renseignements, sont, outre ceux que nous venons de nommer, MM. Donckier-Huart, Fondu, Charlier, Andries, Breyer, Mathieu, Seghers, Justen, J. De la Fontaine, etc.
Nous pouvons considérer le travail préparatoire comme assez avancé pour annoncer la publication pendant cette année du Catalogue raisonné des lépidoptères de Belgique, qui formera le premier volume de nos Annales.
Les collections sont ce qu’elles peuvent être, alors que
DE LA SOCIÊTÉE ENTOMOLOGIQUE BELGE. XXII
nous ne possédons un local que depuis quelques mois. Elles se composent de :
_ 4° Lépidoptères de Belgique, classés. Plusieurs familles sont presque complètes. (Donnateurs, MM. Colbeau, Sau- veur, Donckier-Huart, Fologne, De Selys). MM. de Fré, Charlier et Fologne se proposent également d'envoyer les exemplaires dont ils pourront di poser.
2° Hemiptères indigènes et étrangers, donnés par M. Mathieu, dont une partie sont déterminés.
3° Coléoptères de Belgique, et quelques espèces exo- tiques, la plupart déterminés et étiquetés, donnés par MM. Bouillon, Mathieu et Colbeau.
La bibliothèque naissante ne renferme, comme on le devine, que peu d'ouvrages; les uns ont été acquis, les autres donnés par MM. d’Udekem, De Selys, de Borre, Bourdon, Mathieu, Dutreux, Wesmael.
Plusieurs cartes géographiques et tableaux concernant l'entomologie ou la botannique ont été donnés par MM. Vandermaelen, Mathieu, Mallet, Sauveur.
On a soulevé la question de savoir si l’on engagerait les membres de la Société à faire don de leurs ouvrages, même lorsque ces ouvrages sont étrangers à l’entomologie. Cette question a été résolue affirmativement, afin de pou- voir rédiger au besoin une bibliographie des membres de la Société.
L’impossibilité de nous procurer un local, a retardé pendant longtemps l’organisation de nos collections et de notre bibliothèque. Ce n’est qu’au printemps de cette an- née que nous avons obtenu la jouissance de celui que nous occupons. Il nous a été accordé gratuitement par l’Académie royale de médecine, d'accord avec l'honorable M. de De- cker, ministre de l'Intérieur.
Le Conseil, conformément aux résolutions prises par la
XXIT ANNALES
Société, a joint à l'expression de sa gratitude, lengage- ment d'abandonner à l’État les collections entomologiques dans le cas où la Société viendrait à se dissoudre.
Avant d'arriver à la jouissance de ce local indispensable, la Société a tenu ses conférences mensuelles chez un de ses membres, M. le docteur Brever, qui avait gracieuse- ment mis ses salons à notre disposition. Ceux qui ont pris partà ces premivres réunions, conserveront un heureux souvenir de lhospitalité de notre collègue.
Le Conseil a pris plusieurs mesures dans l'intérêt de la Société, entre autres la proposition de membres corres- pondants ; l’achat de quelques livres et de cadres, à l’oc- casion de la vente des collections de M. Robyns : l’adop- tion d’un règlement d'ordre intérieur ; et un arrangement avec le concierge du Musée, pour l'ouverture, la fermeture, le chauffage, l'éclairage et l’entretient du local.
Le bilan de la Société, arrêté le samedi 50 août, pré- sentait un excédant de recettes d'environ 50 franes sur les dépenses. Il est bon de noter que parmi les quarante- cinq membres effectifs, bon nombre reçus dans le courant de l’année, n’ont eu à solder qu’une partie de la cotisation, et que d'autre part, il y a plusieurs dépenses de premier établissement, qui ne se reproduiront plus, telles que re- gistres, cachets, diplômes, etc.
N'oublions pas, à ce propos, de témoigner à M. Hier la reconnaissance du Conseil, pour le joli modele de di- plôme, qu'il a dessiné, et dont il a fait cadeau à la So- ciété.
Nous allons entrer dans une nouvelle catégorie de dé- penses : l'achat de boites pour renfermer les dons d’in- sectes, qui nous sont promis de toutes parts, et l'impression successive des Catalogues raisonnés. Nous ne doutons pas que le budget de ces dépenses prévues ne se règle facile-
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. XXVY
ment, tant au moyen de la cotisation des membres, tou- jours plus nombreux, que par les subsides et les dons vo- lontaires sur lesquels nous croyons pouvoir compter.
= Avant de terminer cet exposé succinct, permettez , Messieurs, à votre Président, de témoigner hautement du concours zélé qu'il a rencontré chez les membres du Con- seil administratif.
Messieurs et honorables collègues,
La concorde, l’entente, le zèle, n’ont cessé d'animer les membres de notre association naissante ; c’est en res- tant dans les mêmes errements que nous assureront sa prospérité. Ce qui semblait, il y a un an, un projet d’une exécution difficile, est devenu une réalité. Nous sommes encore, il est vrai, au commencement de notre tâche, mais il dépend de nous, que la Société entomologique belge tienne pour l'avenir, les promesses qu’elle a faites à son début. Nous pouvons vous en féliciter, Messieurs, car je suis certain que la bonne volonté ne vous manquera pas.
Le président,
En. DE Sezys-Lonccaawrs.
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CATALOGUE
DES
INSECTES LEPIDOPTÈRES DE LA BELGIQUE.
Il n'existe actuellement qu’un seul travail général sur nos lépidoptères indigènes, c’est celui qui a été publié en 1845 par M. le baron Edm. De Selys-Longchamps dans les Mémoires de la Société royale des sciences de Liége (!), sous le titre de « Énumération des insectes lépidoptères de la Belgique. »
Dans la courte préface qui sert d'introduction à ce tra- vail, notre honorable président manifestait l’intention de rédiger un jour un catalogue raisonné sur la matière, com- prenant certains détails relatifs aux mœurs des différentes espèces, aux localités qu’elles habitent, à leurs époques d'apparition, etc., etc.
C'est cet ouvrage que la Société entomologique belge vient d'entreprendre et dont elle publie la première partie cette année.
Cette partie comprend les lépidoptères diurnes ou rho- palocères de M. Boisduval, ainsi que les trois premières
(1) Tome Il, 1re part.. pag. 1 et suivantes.
2 ANNALES
familles des lépidoptères nocturnes où hétérocères du même auteur, savoir : les sphingidées, les bombycidées et les noctuidées.
ILest fort probable que le complément du Catalogue pa- raitra l’année prochaine dans le 2° volume des Annales de la Société.
Les espèces dont l'existence a été constatée en Bel- yique depuis la publication de l’Énumération de M. De Selys sont :
À. Parmi les lépidoptères diurnes : {ycœna bœætica , damon, cyllarus; argynnis aphirape ; erehia blandina et satyrus faun«.
B. Parmi les sphingidées : sesia formicæformis et zy- gœna hippocrepidis |
C. Parmi les bombycidées : emydia cribrum ; hthosia depressa, helveola ; nudaria senex ; chelomia hebe ; limu- codes asellus; dicranura bicuspis, fuscinula et notodonta cucullina.
D. Parmi les noctuidées : bryophila lupula ; chersotis agathina ; noctua umbrosa, bella ; spælotis præcox ; agrotis cursoria, valligera ; luperina ophiogramma; hadena bras- sicæ ; aplecta advena ; dianthæœcia albimacula, conspersa ; mythimna turca ; leucania littoralis, impura ; caradrinu respersa; gortyna flavago, micacea; cerastis erythrocephala et æylina oculata.
L'ordre méthodique adopté dans la 1° partie du Cata- logue des insectes lépidoptères de la Belgique pour la clas- sification des espèces, est celui qui a étésuivi dans l'Énu- mération de 1845 , lequel reproduit à peu près le système de nomenclature consacré par M. Boisduval dans son n- dex methodicus.
L'ouvrage que la Société publie aujourd’hui doit être
DE LA SOCIÈTE ENTOMOLOGIQUE BELGE 3
considéré comme l'œuvre commune des membres qui con- posent sa Section pour l’étude des lépidoptères.
Le travail pour les L. diurnes et pour les nocturnes Sphingidées à été préparé par M. Edm. De Selys. MM. J. Sauveur, Fologne et J. Colbeau se sont particulié- rement occupés de la famille des bombycidées ; MM. Fo- logne et J. Delafontaine de cel!e des noctuidées.
Les autres membres de la Société qui, avec ceux dont les noms viennent d’être cités, ont contribué à la forma- tion définitive du Catalogue sont, notamment, MM. Defré, Donckier-Huart, Breyer, Andries, Charlier , Mathieu, Fondu, A. Seghers, Coubeaux, J. d'Udekem, A. Pe- teau, etc., etc.
8 eat a
+ ANNALES
SECTION I. — DIURNES.
(Rhopalocera Bdr.).
FAMILLE 1. — PAPILIONIDÉES.
(Suceinctæ Bdy.).
TRIBU 1. — PAPILIONINA.
G. PAPILIO, L. Latr. Bde.
1. P. Podalirius. L. —- Commun à la fin de mai et au commencement de juin, sur les côtes arides des bords de la Meuse, de l’Ourthe, de la Vesdre et dans le Condroz.
M. Dutreux l’a observé dans le grand duché de Luxem- bourg à la fin d'avril et en mai, puis en juillet et en août.
Var. Duura, à dessin faiblement ébauché, à queue contournée, obtenue d’éclosion par M. Donckier.
Chenille en août et septembre sur le pêcher, le pommier, le prunier et le prunellier,
2. P. Machaon. 1. — Commun dans toute la Belgique en mai, Juillet, août et septembre dans les champs et les jardins; se repose sur le trèfle, la carotte, la luzerne.
Var, Auranriaca, observée en plusieurs localités du Bra- bant et de la province de Liége, etc., assez rare.
Chenille en Juin, août et septembre sur la carotte (dau- cus carota, L.) et sur le fenouil (fæniculum officinale, AIL.).
DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 5
TRIBU ?. — PIERIDINA.
G. LEUCONEA. Donzel.
3. EL. Cratægi.L. — Commun dans les prés de toute la Belgique. Vole en juin.
Chenille à la fin de mai et au commencement de juin sur laubépine (cratægus oxyacantha, L.), le prunellier (prunus spinosa, L.), et sur les arbres fruitiers.
G. PIERIS. Latr. Bdv.
4. P. Brassicæ. L. — Commun dans toute la Belgique en mai, juillet et septembre, surtout dans les prés et les jardins.
Chenille en été et en automne sur les choux et autres crucifères des jardins.
5 P. Rapæ. L. — ‘[rès-commun partout, presqu’en toute saison.
Var. ImmacuLara , à taches noires, oblitérées. (Coll. de M. Fologne.)
Chenille en été et en automne sur la grosse rave des jar- dins (brassica rapa) et autres espèces de choux ainsi que sur la capucine (tropeolum majus, L.) et sur le réséda (re- seda odorata, L.).
6. P. Napi. L. — Très-commun partout en mai, juil- let et septembre.
Var. Navcx, Esp. Devill. et Guénée. D’après ces deux derniers auteurs, elle ne paraitrait quedans l’arrière saison. M. De Selys a observé une série d'individus dont le dessin rattache insensiblement cette variété au type de l’espèce.
Var. @ . Saeuucæ, Steph.—C’est celle que M. De Selys avait désignée sous le nom de nigrovenosa dans son Énu- mérafion publiée en 1845. Elle forme le passage du type
6 ANNALES
à la var. bryoniæ de Godart ; on observe particulièrement en été. Les exemplaires très veinés de noir en dessus sont assez rares.
Chenille à la fin du printemps et en automne sur le navet (brassica napus), les résédas (reseda lutea et luteola), la tourette hérissée (arabis sagittata}, ete.
7. P. Daplidiee. LL. — (est un des diurnes les plus rares de la Belgique. On l’a rencontré dans presque toutes nos provinces, mais toujours isolément. M. De Selys l’a observé plusieurs fois en juillet et une autre fois le 3 sep- tembre dans la Hesbaye, sur les champs de trèfle. M. De- fré en a pris plusieurs exemplaires à Louvain le 28 août 1842, et un autre le 7 mai 1845 ; depuis cette époque, il n’en a plus rencontré. Son vol est très-rapide, à peu près comme celui du colias hyale. Duponchel dit qu’il paraît une première fois en avril.
Chenille ordinairement en juin sur les choux, la gaude treseda luteola, EL.) et le thlaspi sauvage (thlaspi arvense, L.); d’après M. Devillers, sur plusieurs résédacées et eru- cifères.
G. ANTHOCHARIS. Bdr.
8. A. Cardamines. L —Très-commun dans les prés et les clairières des bois depuis la fin d'avril jusqu’en juin. M. De Selys l’a observé une seule fois au mois d'août. Son vol est très-rapide.
Var. Minora, de très-petite taille.
Var. à point noir discoïdal oblitéré, trouvée par M. de Selys à Waremmes et près de Bruxelles par M. Fo- logne.
Chenille en juin et juillet sur le eresson stipulé, (nastur- lum palustre, DC), le chou sauvage (sinapis arvensis, L.) et la julienne (hesperis matronalis, Lam.).
DE LA SOCIÈTE ENTOMOLOGIQUE BELGE. Ti
G. LEUCOPHASIA. S/eph. Bdr.
9. L. Sinapis. L. — Parait d’abord en mai et au com - mencement de juin, puis une seconde fois à la fin de juillet.
Assez commun sur les coteaux boisés et dans les prés humides de la forêt de Soignes, à Louvain, etc.; très-rare dans les prés de la Hesbaye. |
Var. Exvsim, Bork. peu constante. Certains individus établissent un passage graduelentre cette variété et le type. Une étude réellement approfondie des différents états de la leucophasia sinapis est encore à faire, dans le but de fixer la part qui appartient au sexe, à l’époque d'apparition ainsi qu’à lanature des localités, dans les différences nom- breusesqueles individus decette espèce présentent entr’eux:; ces différences portent, particulièrement, 1° sur la présence ou l'absence de la tache apicale noire aux ailes supérieures en dessus ; 2° sur la coupe de ce sommet plus ou moins aigu ou arrondi; 5° sur la coloration du fond des ailes inférieures en dessous ; 4" sur la vrésence ou l'absence de veines sur le fond de ces mêmes ailes.
Peut-être le résultat d’une étude de ce genre amènera-t- elle une nouvelle classification des diverses variétés de l’es- pèce. On pourrait se diriger de la même façon pour l'étude des variétés plus ou moins analogues des pierisrapæ et napi.
Chenille en juin et en septembresur le lotier vulgaire (lo: lus cornicolatus, L.), la gesse des prés (lathyrus praten. sis, L.) et sur d’autres espèces de légumineuses.
G. COLIAS. F. Bdv.
10 ©. Edusa. L. — A\ssez commun ou rare, selon les années, dans les champs de trèfle de toute la Belgique, une première fois à la fin du printemps, une seconde en aout el septembre. M. De Selys en a observé quelques
o] ANNALES
individus jusqu’au commencement de novembre. Il est commun sur les dunes; son vol est encore plus rapide que celui de l'hyale. |
Var. ©. Heuce, Hubn. — M. De Selys la prise une seule fois à Longchamps-sur-Geer en juillet. Elle est com- mune dans le midi de la France. Jamais le mâle ne pré- sente l’espèce d’albinisme qui caractérise cette variété. D'autres exemplaires ont été observés, lun à Namur par M. Freyn, l’autre à Halloy, près Ciney, par M. W. De Se- lys fils, au mois de septembre 1856.
Chenille en septembre et surtout en juin sur les trèfles, les luzernes et le cytise (cytisus laburnum, L ).
11. €. Hyale. L. — Commun dans les champs de trè- fle et dans les prés à la fin du printemps, en juillet, puis en septembre, parfois même dans les époques inter- médiaires.
Var. Heucenes (De Selys, Énumér. 1845, page 30.) M. De Selys na pris qu’une seule fois, à Waremme, cette variété curieuse; mais il a observé depuis cer- lains exemplaires qui établissent un passage graduel vers le type. ‘
Chenille en septembre et en juin sur la coronille vul- gaire (coronilla varia, L.) et sans doute sur plusieurs autres plantes légumineuses.
G. RHODOCERA. Bar.
12. R. Rhamni. L. — Très-commun dans toute la Belgique au commencement et à la fin de l'été. Certains individus hivernent et voltigent en grand nombre pendant les jours de soleil en hiver et au mois d’avril dès que le thermomètre s'élève à 10 ou 12 degr. cent. C’est le pre- mier lépidoptère diurne que l’on voit paraitre avant les vanessa urticæ et polychloros.
DE LA SOCIETÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 9
Chenille au commencement de lété et en automne sur le nerprun (rhamnus catharticus, L.), la bourdaine, (rham- nus françgula, L.), ete.
TRIBU 3 — LYCÆNINA. G. THECLA. F. Bdv.
13. T, Betulæ. L. — Assez commun dans les jardins et les bois à la fin d’août et en septembre. Il se pose sur les feuilles des arbres fruitiers et des aulnes.
Chenille en juin sur le bouleau (betula alba, L.), le prunier et le prunellier (prunus spinosa, L.).
14. M. Pruni. L. — Cette espèce tout à fait locale vole en juin et juillet.
M. Putzeys l’a découverte dans un taillis de prunelliers près d’Arlon ; feu M. Félicien Fallon à la Plante près de Namur, et M. de Fré aux environs de Louvain.
M. Dutreux l’a observé dans le Grand Duché, à la lisière des bois et sur les haies vives dans quelques localités.
Chenille en mai sur le prunellier, l’épine-vinette (ber- beris vulgaris, L.), le chêne (quercus robur, L.) et le bou- leau.
15. T. WW. Album. lllig. (1) — Espece rare et locale dans quelques montagnes boisées des bords de l’Ourthe et de la Meuse, ainsi qu'aux environs de Bruxelles et de Louvain.
M. De Selys en a pris un exemplaire à Colonster, en juillet.
Chenille à la fin de mai et au commencement de juin sur l’orme (ulmus campestris, L.).
16. T. Spini. F. — Espèce locale observée pour la pre-
(1) Acaciæ. F. dans le grand duché de Luxembourg d'apres M. Dutreux et aux environs de Grevenmacher, dans ie bois de Rome, d’après M. Van Hymmen. Vole en juin.
10 ANNALES
mière fois à la montagne de Logne sur lOurthe par M. Donc- kier. M. De Selys l’a prise depuis dans quelques parties ro- cailleuses de Ardenne au commencement de juillet. Se pose sur lorpin (sedun telephium, £.).
Chenille à la fin de mai et au commencement de juin sur Paubépine et le prunellier.
17. '. Lyneeus. F. — Très-commun dans les parties boisées des collines montagneuses à la fin de juin et en juillet. Se pose sur les ronces. Rare, au contraire, en Hes- baye dans les jardins.
Var. Crrrt, H., M. De Selys à pris une variété opposée à celle-ci, commune et ion constante, qui ressemble assez bien au thecla æsculi par le dessin du dessous des ailes.
Chenille au commencement de juin sur le chêne, l’orme et Pacacia (robuua pseudo-acucia, L.).
18.7. Quereùs. L. — Commun dans les bois de chènes à Ja fin de juin et en juillet. Il voltige et se pose sur le haut des arbres.
M. Lienard de Verdun a découvert une variété femelle de cette espèce qu’il nomme flavomaculata ; elle volait en août. (Ann. de la Soc.des Sciences Nat. du Gr. D. de Lux... Aer cah., p.72).
Chenille au commencement de juin sur le chêne.
19. Æ. Rubi. L. — Commun dans les bois et sur les collines couvertes de broussailles. Se pose sur les ronces, les genêts et les prunelliers. Très-rare en Hesbaye sur les haies. Vole à la fin de mai et au commencement de juin ; reparait aussi at COommencement d'août.
Chenille à la fin de l'été sur le chêne, l’esparceite (on0- brychis sativa, Lam.), le genêt (cytisus scoparius, Link), le cytise et les ronces (rubus fruticosus et var).
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 11 G. POLYOMMATUS. Zatr. Bdv.
20. P. Phlæas. L. — Très-commun dans Îles jardins, les prés, ete., au commencement et à la fin de l'été, quel- quefois même en avril et en mai.
Var. à points bleus aux ailes inférieures ; n'est pas rare.
Chenille en septembre sur l'oseille (rumex acetosella, L.) et les patience des prés (rumex obtusifolius et nemolcpa- thum, L.).
21. P. Xante. F. — Parait à la fin du printemps et à celle de l'été. Très-commun dans les prairies humides ; se trouve également sur les prés des montagnes.
Var. Osscurior. Le mâle n’a pas, en dessus, de bordure anti-terminale fauve; la femelle, beaucoup plus remarqua- ble, a tout le dessus des aïles d’un brun foncé sur lequel se dessinent les points noirs et la bordure anti-terminale fauve. Cette variété est rare et peu constante.
Chenille à la fin de juin et septembre sur le genista scoparia selon MM. Devillers et Guénée, mais certaine- ment aussi sur d’autres plantes, car le papillon est com- mun dans beaucoup de prairies humides en Hesbaye, et il ne se trouve pas de genista dans cette contrée.
22. P. Helle.F. — Cette rare et belle espèce a été ob- servée par M. Putzeys dans une prairie tourbeuse à Frey- lange le 24 juillet 1852, elle y était rare.
Chenille en juin et septembre sur le rumex obtusifolius.
23. P. Virgaureæ. L. — Découvertsur les collines des environs d’Arlon par M. Putzeys, à la fin de juillet et en août.
M. Dutreux l’a rencontré dans les chemins fleuris du Grunewald et dans plusieurs autres localités du Grand-Du-
12 , ANNALES
ché. La femelle, qui vole peu, se tient sur la fleur de lori- gan commun (origanum vulgare, L.).
Chenille en juin et septembre sur la verge d’or, (solidago virga-aurea, L.), la bruyère (calluna erica, DC.), lethym (thymus vulgaris, L.) et la patience (rumex patientia, L.).
24. P. Chrysæis. F.(1). — Il est probable que cette es- pèce subalpine habite toutes les prairies marécageuses qui bordent les ruisseaux dans les montagnes de lAr- denne.
M. Putzeys l’a découverte pour la première fois près d’Arlon, M. Colbeau l’a rencontrée aux environs de Roche- fort, M. De Selys l’a retrouvée dans la vallée de St-Hubert, dans celle de Neufchâteau, enfin aux environs de Bouillon et de Chiny. Elle n'était pas rare dans ces différentes loca- lités.
Var. ayant la double rangée de points du bord des ailes en dessous, réunie en petites raies longitudinales.
Vole à la fin de juin et au commencement de juillet; se pose sur les [ychnis.
Chenille en juin et septembre sur l’oseille (rumex ace-
tosella, L.). G. LYCÆNA. F. Bdv.
25. Li. Bætiea. L. — Un seul exemplaire de cette es- pèce a été jusqu'ici recueilli en Belgique, près de Louvain par M. de Fré; l’espèce existe dans les collections d’Aix- la-Chapelle et se rencontre à la montagne du Louisberg, près de cette ville. Vole en août et septembre.
En France on trouve ce papillon sur les champs de
(1) P. Hippothoë L. se trouve dans les marais tourbeux du département de la Moselle, à Montvaux, d'après M. Holandre: dans la Picardie selon Boisduval, Duponchel, etc. Vole en juin et août.
P. Thersamon F. en Hollande d'après M. De Graaf.
DE LA SOCIÈTE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 13
luzerne et dans le voisinage des baguenaudiers (colutea arborescens, L,). C’est une espèce principalement méridio- nale qui, dans nos contrées, est tout à fait locale.
Chenille sur le baguenaudier et sur quelques autres légumineuses.
26. L. Amyntas.F. — Découvert sur les roches cal- caires des environs de Namur par M. Pôlet de Favaux en juillet et en août. M. Donckier l’a retrouvé isolément à la carrière du Prince en face de Colonster. M. Dutreux le signale au printemps et à la fin de l'été dans les clairières du Grand Duché.
Var. Myrwpon, Engr. Cette rare variété a été prise une fois sur la montagne de la Motte, près de Huy et une au- tre fois près de Namur, en juin. (Voir le résumé publié par M. De Selys sur les variétés de lamyntas, pag. 51 de l'Énumér. 1845.)
Chenille sur le sainfoin (onobrychis sativa, Lam.) et le nerprun bourdaine (rhamnus frangula, L.).
27. IL. Alsus. F. — Commun sur les collines rocailleuses des bords de l’Ourthe, de la Meuse et d'une grande partie du Condroz et de l’Ardenne.
Vole une première fois à la fin de mai et au commen- cement de juin, puis une seconde au milieu de l'été, en août.
Chenille en mai et juillet sur le sainfoin, le mélilot, les trèfles jaunes (trifolium procumbens, L. et T. campestre schrad) et sur l’astragalus cicer, L.
28. Li. Aeis. WV. (Argiolus, Hubn.) — Très - commun dans les prés à la fin du printemps et au milieu de lété.
Chenille sur les mélilots (melilotus officinalis Walld, ar- vensis wallr, ete.) et sur lastragalus glycyphyllos, L.
29. L. Argiolus. L.(Acis, Hubn.) — Assez commun par- tout, une première fois à la fin d'avril et au commence-
15 ANNALES
ient de mai, une seconde fois au mulieu de leté. I vole rapidement autour des arbres et des arbustes et s’y pose, tandis que la plupart des autres {ycœn« ne quittent pas ies herbages.
Chenille sur le nerprun bourdaine et sur le lierre (he- dera helix, L.).
30. L. Cyllarus. F. (Damætas, Hubn.) —Observé entre Ver- viers et Aix-la-Chapelle, le long du chemin de fer, d’après M. Fologne.
M. Dutreux le signale dans le Grand-Duché à Lennin- gen et au bois de Greyweldange. et M. Holandre dans le département de la Moselle.
À Paris on le voit souvent, dans les jardins de la ville, volant sur les lilas à la manière de largiolus. Parait en juin.
Chenille en mai sur le genêt herbacé, le mélilot, lastra- gale et la luzerne.
31. L. Arion. L. (1) — Assez commun en juillet et août sur les collines rocailleuses des bords de la Meuse, de l'Ourthe, etc.; aussi dans une grande partie de Ardenne et du Condroz, sur les genêts.
Conime M. Dutreux le fait très-bien remarquer, les dé- frichements font disparaitre cette espèce.
32. L. Damon. F. — Espèce tout à fait locale, décou- verte aux environs d'Anvers, par M. de Fré, dans des prairies.
M. De Graaf l’a rencontrée en Hollande et M. Dutreux dans le Grand-Duché, au bois de Grey weldange le 7 juin. Elle y était rare.
33. L. Corydon. F. — Commun sur les collines rocail-
(@) L. Euphemus Hubn. Dup. non God. — Trouvé dans le grand-duché
de Luxembourg par M. Dutreux et à Bitche par M. Holandre. Ne l'a-t-on pas confondu avec L. Alcon? Vole en juillet.
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 15
leuses des bords de la Meuse, de l’Ourthe et autres locali- tés analogues. On l’a rencontré aussi aux environs de Lou- vain et même de Bruxelles (MM. Fologne et Sauveur), à la fin de juillet et au commencement d'août. Parait une première fois en mai, selon Duponchel.
Var. bleue en dessus. Rare.
Chenille sur plusieurs espèce de trefles, de lotus : sur l’hippocrepis comosa, et l’hedisarum onobrychis.
24. L. Adonis. F. — Commun sur les collines rocail- leuses des bords de la Meuse, de l’Ourthe, etc. au com- mencement de juin, puis en août.
La Var. Ceronus, Hubn., a été prise à Trèves.
Chenille sur le trèfle, les genêts, les lotiers, (lotus corniculatus, L.), et sur lhip pocrepis comosa, L.
35. L. Dorylas. H. — Observé à Durbuy sur l’Ourthe par À. Donckier, dans les collines couvertes de prairies : quelques individus isolés ont été trouvés également près de Comblain-au-Pont et à la carrière du Prince, sur l’Our- the. M. De Selys l’a rencontré à Rochefort. Vole en juin et juillet. C'est une espèce subalpine.
36. L. Alexis. F. — Très-commun dans les prairies de toute la Belgique en juin, juillet et à la fin de l'été. I varie beaucoup quant à la taille.
Var. Acxsroïnes, De Selys. Tout à fait brune en dessus.
Var. Tusnsires, Bdv., commune à Halloy, près de Ci- ney, sur les collines arides en même temps que lPespèce type. Elle diffère du type par labsence des deux points doubles de la base des ailes supérieures en dessous, ce qui la fait ressembler en petit à l'Escheri; on trouve des exemplaires qui tiennent le milieu entre la variété et le type. La femelle du fhersites, quand elle n’est pas bleue en dessus, ressemble aussi à celle de l’agestis.
Var. $. accidentelle, très-remarquable, priseune fois à
16 ANNALES
Namur par M. Polet et chez laquelle le nombre des points du dessous des ailes est beaucoup moindre que chez les individus ordinaires.
Chenille en mai et en juillet sur la luzerne, (medicago sativa, L.), le trèfle, le fraisier (fragaria vesca, L.), le bu- grane (ononts spinosa, Wallr. et O. arvensis, Lam.), et le faux réglisse (astragalus glycyphyllos, L.).
37. JL. Agestis. Esp. — Commun sur les collines arides des bords de la Meuse et de l’Ourthe et dans les clairières des grands bois. Se trouve aussi dans les dunes d’Ostende, en Campine, Louvain et Bruxelles.
Vole à la fin du printemps et au milieu de l'été, et même jusqu'au commencement d'octobre selon M. Du- treux qui la observé dans quelques localités du Grand- Duché.
Chenille sur le trefle.
33. L. Œgon. Bork. (1) — ‘Très - commun dans les bruvères, les genêts, sur les collines arides de toute la Belgique et sur les dunes au bord de la mer. Très-rare dans les jardins de la Hesbaye.
Vole en juillet et août. M. Duponchel dit qu'il parait une première fois en mai. Il figure dans plusieurs collec- tions sous le faux nom d’argus.
Chenille en mai sur les genèts, le baguenaudier et plu- sieurs autres légumineuses.
(1) L. Argus. L. Signalé dans le grand-duché du Luxembourg par M Dutreux, dans le département de la Moselle par M. Holandre, ct en Gueldre par M. De Graaf. Ne l'a-t-on pas confondu avec Lycæna OEgon ? Vole en juillet et août.
L. ilylas. F. rencontré à Grevenmacher dans le Grand-Duché par M. Dutreux et dans le département de la Moselle par M. Holandre.
DE LA SOCIÈTE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 17
TRIBU. 4. — ERVYCININA. G. NEMEOBIUS. Steph. Ba».
39. N.Lueina. L. — Espèce locale et peu répandue, observée en mai sur les collines boisées de la rive droite de la Meuse, et près de Bruxelles à Rouge-cloitre.
Elle parait, dit-on, une seconde fois en août. M. Du- treux, dit qu’elle se trouvait le 25 mai en grande abon- dance dans les prés sylvatiques de Dommeldange le long du ruisseau de Schetzelbach et dans le Grunewald (Grand- Duché).
Chenille en juin et septembre sur les primevères (primula officinalis, et P. elatior Jacq.), et sur le rumex.
D - OO
FAMILLE 1. — NYMPHALIDÉES. (Pendulæ Bd.).
TRIBU 1. — NYMPHALINA,
G. MELITÆA. Fab. Bdv.
40. ME. Maturna. L. — M. De Selys l’a pris dans les montagnes boisées à Colonster et à Tilff près de l’Ourthe: il se tient le long des ruisseaux et vole à la fin de juin. Il n’est pas rare, mais semble tout à fait local, aussi bien en Belgique que dans le reste de l’Europe. M d’Ude- kem l’a pris dans la forêt de Soignes.
Chenille en mai sur les plantains, la scabiosa succisa, /.,
" o
18 ANNALES
le tremble (populus tremula, L.), le saule marceau (sulix capræa, L.). Elle hiverne.
41. ME. Artemis. F. — Dans les montagnes boisées des bords de l’Ourthe, de la Meuse, etc., aux environs de Louvain et dans la forêt de Soignes.
Fréquente surtout les bords des ruisseaux qui coulent dans les gorges des montagnes.
Vole à la fin de mai et au commencement de juin.
Chenille en avril sur la scabiosa succisa et sur plusieurs espèces de plantain. Elle hiverne.
42. ME. Cimxia. F. (1) — Assez commun dans les clai- rières des bois. Rare en Hesbaye.
Vole à la fin de mai et au commencement de juin. Pa- rait une seconde fois en juillet et août.
Chenille en avril sur la veronique (veromca offici- nalis, L.), Voseille de souris (sedum album, L.), le plan- tain lanceolé (plantago lanceolata, L.) et l'hieraeium pilo- sella, L. Elle hiverne.
53. ME. Dictynma. Esp. — Assez commun dans la pre- mière quinzaine de juin dans les celairières des montagnes boisées de la rive droite de la Meuse et dans la forêt de Soignes.
Quelquefois on le trouve dès le mois de mai, d’autres fois en juillet.
Chenille en mai sur plusieurs espèces de plantain et sur le veronica agrestis, L.
44. MK. Athalia. Bork. (:) — Très - commun dans les
(1) Melit. Phœbe. F. observé une fois à Grevenmacher (Grand-Duché). le 31 mai par M. Dutreux.
Melit. Didyma F. Rencontré aux environs de Trèves par M. Van Hym- men, dans des bois herbeux. Vole à la fin de juin.
(2) Melit. Parthenie, Bork. observé en maï. aux environs de Trèves par M. Van Hymmen. Ne l'a-t-on pas confondu avec certains exemplaires du meliræa athalia ? Vole en juin et août dans les bois secs et élevés.
DE LA SOCIÉTE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 19
grands bois de tout le pays. Rare en Hesbaye.
Vole à la fin de mai et au commencement de juin; re- parait aussi en août.
Var. Navanwa, (voir Énumér. de M. De Selys. pag. 51).
Var. Nisora, (voir Énumér. de M. de Selys, pag. 51).
Ces variétés ne sont pas constantes. La pyromia et Pal phœa de Hubner sont deux autres variétés que nous r’a- ons pas encore observées.
Var. Asrenapes. C’est celle que M. De Selys a rap- portée avec doute au Mel. asteria dans son Énumération, mais ce nest en réalité qu’un individu très-petit et très- noir de Pathalia, pris par lui aux environs de Francor- champs près de Stavelot.
Chenille en avril sur plusieurs plantains et le melan:- pyrum pratense, L.
G. ARGYNNIS. Ochs.
45. A. Paphia. L. — Très- commun dans les grands bois, le long des chemins et des ruisseaux sur les ronces. En juin, juillet et août. Très-rare dans la Hesbave.
Var. @. Varsixa, Esp. est locale; elle n’est pas rare dans la forêt de Soignes. On ne l’a jamais observée qu’une fois dans la province de Liége bien que lespèce soit com- mune ; il en est de même dans le Grand-Duché et dans le Limbourg.
M. le prefesseur Wesmael à figuré un hermaphrodite très-remarquable, dont l’un des côtés est paphia mâle et l’autre valesina femelle.
Chenille à la fin de mai sur la violette sauvage (viola canina, L.), etsur le framboisier (rubus ideus, L.).
16. À. Adippe. F. — Dans les bois du Brabant et du Luxembourg, en juillet, le long des chemins.
20 ANNALES
I n'a pas été pris jusqu'ici dans la province de Liége.
Yole en juillet, souvent du 10 au 15.
Var. CLropoxa, Esp., sans tâches nacrées. Elle est presqu’aussi fréquente que le type.
Chenille au commencement de juin sur la violette odo- rante(viola odorata, L.)etsur la pensée (viola tricolor, L.).
47. A.Niobe. L. — Commun à la fin de Juillet et au commencement d'août sur les collines sèches des environs d’Arlon, dans les dunes d’Ostende et dans les bois sablo- neux de la Campine limbourgeoise. La présence de cette espèce subalpine sur nos dunes est fort surprenante; elle y vole en même temps que la lycæna agestis, le satyrus semele, et la zygœna filipendulcæe.
Chenille en juin sur les plantains (plantago major, media et lanceolata, L.) et sur la violette odorante.
48. À. Aglaïa. L. —— Très-commun dans les clairières des bois et le long des chemins sur les ronces dans une grande partie de la Belgique, mais surtout en Ardennes et en Condroz. Très-rare en Hesbaye. Vole en juillet.
Chenille au commencement de juin sur la violette sau- vage (viola canina, L.).
49. A.Lathonia.L. — Commun partout dans les bois, les jardins, même dans les champs de trèfles en certaines années ; assez rare dans d’autres années.
Vole en mai; plus abondant en été, notamment au mois d'août.
M. Dutreux l’a rencontré le 27 mars et le 7 novembre en 1853. M. De Selys en a aussi noté un exemplaire en novembre à Longchamps. On peut se demander avec M. Dutreux si cette espèce n’hivernerait pas à la manière des vanesses ?
Chenille en mai et en août sur le sainfoin (onobrychis
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE ol
sativa, L.), la bourrache (borrago officinalis, L.), la pen- sée et sur la buglosse (anchusa officinalis, L.).
50. A. Dia. L. — Sur les collines arides et dans les clai- rières des bois, dans les provinces de Liége, de Namur et de Luxembourg. Il parait une première fois en mai, une seconde en juillet et août. Rare en Hesbaye.
Chenille en septembre et juin sur plusieurs espèces de violettes.
51. A. Eno. Esp. — M. De Selys l’a pris au commence- ment de juillet dans les prés humides situés le long des ruisseaux de l’Ardenne, à Spa, Saint-Hubert, etc.
Cette espèce n’est pas commune en Belgique.
Chenille en mai sur la violette odorante. Selon MM. De- villers et Guénée elle se trouverait sur l’'urtica urens.
52. A. Selene. F. — Commun à la fin de mai, en juin et en août dans les clairières des bois. Rare en Hesbaye. Fréquente les mêmes localités que l’euphrosyne, mais pa- rait ordinairement un peu plus tard.
M. Charlier possède un individu de cette espèce, qui est complétement atteint de melanisme en dessus.
Chenille en juin et en septembre sur la violette.
53. À. Euphrosyne.L. — Commun dans les clairières des bois en mai et au commencement de juin, vole une seconde fois à la fin de juillet et en août. Rare en Hes- bave.
Chenille en juin et en septembre sur les viola canina et montana, L.
54. A. Aphirape. Hubn. — C'estavec raison que M. Bois- duval l’a indiqué comme appartenant à la Belgique, car depuis la publication de l'Énumération de M. De Selys, celui-ci Pa trouvé au commencement de juillet dans les prairies des bois de St-Hubert près du ruisseau situé un peu au-dessous de la ville. I volait en même temps que
22 ANNALES
l’ino, le selene et l'euphrosine ave le satyrus davus et le polyommatus chryseis.
Sa chenille est connué, mais on ignore de quelles plan- tes elle se nourrit.
G. VANESSA. Ochs. Bdv.
55. V. €. Album. L. — Commun dans les jardins, les vergers, etc. Se pose sur les arbres fruitiers.
Vole en juillet et en septembre. Quelques individus pro- venant des dernières éclosions hivernent et reparaissent aux mois de mars et d'avril. M. De Selys la pris jus- qu’au 12 novembre.
Cette espèce présente trois variétés principales basées sur la coloration plus ou moins foncée du dessous des ailes. Celle dont la teinte est la plus sombre parait en automne. Le dessus des ailes offre également certains dif- férences de teinte.
Chenille en juin et août sur l’ortie, le groseiller, le houblon et l’orme.
56. VW. Urtieæ. L. — Commun partout et presqu’en toute saison, mais surtout en juillet et au commencement de l'automne. Les individus hivernent et reparaissent à - la fin de l’hiver et au commencement du printemps; à cette époque, leurs tàches costales jaunes sont devenues blanches.
Var. Icanusones (Énum. pag. 31), prise une seule fois à Huy, et fait partie delacollection de M. Donckier. M. Du- treux en a observé un second exemplaire à Nancy et un troisième à Berne.
Chez quelques individus de l’espéce, l’un des gros points des ailes supérieures est quelquefois presque nul.
Chenille pendant presque toute la belle saison, mais
DE LA SOCIÉTE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 23
surtout en juin sur les orties, principalement sur la choïque.
57. V. Polyehloros. L. —- Commun dans les Jardins et le long des routes ; se pose volontiers sur le tronc des arbres.
Vole en juillet et août ; hiverne et reparait en mars et avril.
Les individus de cette espèce fréquentent aussi les dunes d’Ostende. Ceux-ci présentent, comme ceux des marais de la Campine une couleur foncée qui leur donne une cer- taine ressemblance avec la var. xanthomelas.
Chenille en septembre et en juillet sur l’orme, le chêne, le peuplier et les arbres fruitiers.
58. V. Antiopa. L. -— Commun dans les montagnes boisées de PArdenne, à Spa, etc. Assez rare dans les jar- dins des autres provinces du pays où on le trouve sur les arbres fruitiers.
Vole en août et au commencement de septembre. Quel- ques individus hivernent et reparaissent en avril; ils ont alors la bande terminale blanche.
Chenille à la fin de juin sur le bouleau (betula alba, L.), le saule marceau (salix capræa, L.), losier (sahx vimu- nalis, L.) et sur le peuplier.
59. W. Ko. L. Commun dans les jardins, les prés et les champs de trefle.
Parait en avril et en été. Un petit nombre d'individus de cette espece hivernent.
Var. loiwes, Dahl , de petite taille et peu constante. On la rencontre parfois en automne.
Chenille à la fin de juin sur l’ortie (urtica dioica, L ), et le houblon (humulus lupulus, L.).
60. VW. Atalanta. L. —- Commun dans les jardins, les vergers, et sur les arbres fruitiers en été et au commen-
af . ANNALES
cement de l’automne. On en trouve jusqu’en novembre sur les vignes en espalier.
Quelques individus éelos en automne, hivernent et se rencontrent en avril.
Chenille pendant presque toute la belle saison mais surtout en août sur les orties dioique et brülante.
61. W. Cardui. L. — Plus ou moins commun selon les années dans les champs, sur les chardons, le trèfle, etc. en juillet, août et septembre. Reparait en petit nom- bre en avril, mais seulement dans quelques localités.
Chenille en août et en juin sur les chardons, (carduus nutans, L. C., acanthoïdes et cirsium lanceolatum, Sc.), la mauve (malva sylvestris, L.), la millefeuille (achilleu millefolium, L.) et sur les orties.
62. V. Prorsa. L. — Il y a quelques années on trou- vait communément cette espèce dans le Brabant, surtout au bois de Linthout actuellement presque entièrement dé- friché, mais elle semble y avoir complétement disparu aujourd’hui. On en a pris isolément des exemplaires à Liége, Huy, Spa, Namur, Visé. Vole en avril et juillet.
Var. Levaxa. L., provenant de la première éclosion. La sous-variété porima est indiquée par M. Charlier.
Chenille en juin sur lortie dioïque (urtica dioica, L.).
G. NYMPHALIS. Latr. Bdv.
63. N. Populi. L. -_- Se rencontre, mais assez rare- ment, dans les allées obscures des bois, notamment dans la forêt de Soignes, aux environs de Liége, ete. Le mâle que l’on trouve plus fréquemment que la femelle,
se pose à terre dans les grands chemins ou sur le tronc des arbres.
Parait à la fin de juin.
DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 95
Var. Trenuzx, Guenée, aussi rare que le type. Chenille à la fin de mai sur les peupliers surtout sur le tremble (populus tremula, L.) et le peuplier blanc (popu-
lus alba, L.).
G. LIMENITIS. F. Bdv.
64. L. Sibylla. F. (1) — Commun dans les bois, surtout le long des ruisseaux et des chemins sur les ronces. Rare en Hesbaye dans les jardins.
Vole en juillet.
Var. sans bande blanche; observée un fois par M. Donckier et deux autres fois par M. de Fré.
Chenille à la fin de mai sur le chêne et le chevrefeuille des bois (lonicera periclymenum, L.).
TERIBU. 2. — APATURINA.
G. APATURA. Ochs. Bdv.
65. A. Hris. L. — [abite les grands bois de chénes, commun dans ceux de la rive droite de la Meuse. Se pose à terre dans les chemins sur les excréments. La femelle est trés-rare et se tient sur le haut des arbres. Cette espèce est excessivement rare dans les petits bois de la Hesbaye.
Parait à la fin de juin et au commencement de juillet.
Var. &. Beror, F., observée une fois dans la forêt de Soignes par M. Coubeaux et une autre fois dans la forêt de Meerdael, pres de Louvain, par M. de Fré.
M. Dutreux en a pris aussi un exemplaire dans le Gru- newald (Grand-Duché).
(1) Lim. Camilla. Fab., rencontré aux environs de Tréves ct en Lor- raine. Vole en juin et août.
26 ANNALES
Chenille au commencement de juin sur le chêne, le saule marceau, l’aulne et le frêne.
66. A. Hlia.F. — Assez rare dans les grands bois de la province de Namur, du Brabant, de Liége, du Limbourg et des Ardennes. M. De Selys ne l’a jamais rencontré.
Parait en juillet.
Var. Cuvria, H. Observée dans la province de Namur et dans la forêt de Soignes où elle est même plus com- mune que le type.
Var. sans taches blanches, analogue à l'iris beroë prise par M. de Fré dans la forêt de Mcerdael, pres de Louvain.
Chenille au commencement de juin sur plusieurs es- pèces de saules et de peupliers.
TRIBU 3. — SATYRINA.
G. ARGE. Esp. Bdv.
67. A. Galathea. L. — Habite les prairies marécageuses aussi bien que les collines incultes; commun dans certains cantons, rare ailleurs, c’est une espece locale.
Vole au commencement de juillet.
Chenille au commencement de juin sur le phlœum pra- tense et sur plusieurs autres graminées.
G. EREBIA. Dalm. Bdv.
68. E. Medusa. F. —Découvertpar M. Putzeysdansune prairie marécageuse entourée de bois pres d’Arlon, en juin 1858, il y était trés-commun ; en 1859 il existait encore dans cette même localité, mais il y était rare. En 1840 M. Putzeys l'y a cherché de nouveau sans le rencontrer. M. De Selys l’a retrouvé à Neufchâteau, à Chiny près de Florenville et à Sainte-Marie dans les bruyères maréca-
DE LA SOCIÈTE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 27
seuses. Il est probable que cette espèce alpine se trouve dans une grande partie des portions marécageuses de PAr- _denne avec le satyrus davus et le polyommatus chrysœis.
Chenille à la fin de mai sur la panic sanguin (digitaria sanguinalis, Kœl.).
69. E. Blandina. Fab. (Media. Hub.) —(Cette seconde es- pèce belge du genre Erebia a été découverte au-dessus de la grotte de Han-sur-Lesse par M. Colbeau, au milieu d'août. Elle y volait assez communément sur les herbes.
Chenille sur le paniscus et le dactylis glomerata. G. SATYRUS. Bo.
70. S. Fauna. Fab. — Cette espèce a été rencontrée dans le bois d’'Héverlé près de Louvain par M. de Fré, dansles bruyères de la Campine anversoise par M. Andries. M. Mathieu l’a prise à Ruremonde et M. de Graaf la signale en Hollande aux environs d’Utrecht. Ces observations sont d'autant plus curieuses que le fauna appartient à la partie centrale du midi de l’Europe et qu’il est déjà rare aux en- virons de Paris. Vole en août.
71. S. Semelle. L. (1) — Très-commun dans les bruyè- res et sur les collines arides depuis le 40 juillet jusqu’au 10 août. Les exemplaires que l’on rencontre dans les dunes d’Ostende sont généralement plus grands et plus palesqueles individus ordinaires. À Rochefort, au contraire,
(1, S. Briseis, L., signalé près de Trèves par M. Dutreux et dans la Moselle par M. Holandre. Vole en juillet et en août sur les collines arides.
S. Hermione, L. signalé aux environs de Trèves par M. Dutreux, à Bitche et à Metz par M. Holandre. Vole en juillez.
S. Circe, F. pris à Bitche (Moselle) par M. Holandre en juin et en juillet.
28 ANNALES
M. De Selys en a observé qui sont de plus petite taille et dont les couleurs vives rappellent l’arethusa. Très-rare dans les plaines et les jardins de la Hesbaye.
Chenille à la fin de mai sur l’aira cœspitosa et sur plu- sieurs autres graminées.
72. S. Janira. L.
Excessivement commun dans les prés et les clairières du 15 juin au 15 juillet.
Var. ® . Hispuura, Esp., assez commune en Belgique. La bande transverse jaune des aîles inférieures n’est pas aussi marquée chez les individus trouvés dans notre pays que chez ceux du midi de l’Europe.
Chenille au commencement de juin sur les graminées et la patience des prés (rumex obtusifolius, L.).
73. S. Tithonus. L. (Pilosellæ. F.) — Très - commun dans les bois et les broussailles à la fin de juillet et au commencement d'août. Se pose sur les feuilles des buis- sons et des arbres. Rare en Hesbaye sur les haies.
Chenille en juin sur le paturin annuel (poa annua, L.) et sur plusieurs autres graminées.
74. S. Mæra. L. — Habite les bords de la Meuse, le Condroz, l’Ardenne et le Hainaut; on le rencontre tou- jours sur les rochers, les pierres ou les vieilles mu- railles.
Vole en juin, juillet, et quelquefois en mai selon les localités.
Var. Anrasra, H. à couleurs plus sombres, peu con- stante. Se rencontre presque aussi communément que le type.
Chenille en avril et en juin sur le paturin annuel et la fetuque flottante (glyceria fluitans, Br.).
75. S. Megæra. L. — Très-commun en Belgique de- puis la fin du printemps jusqu’en automne, on en rencon- tre même encore quelques individus au commencement
DE LA SOCIETÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 29
de novembre. Il voltige en général le long des chemins.
Chenille en avril et en juin sur les graminées.
76. S. Ægeria. L. G) — Commun partout dans les bois et les jardins ombragés. Se pose souvent à terre ou sur les arbustes.
Parait à la fin d'avril et en mai; puis en juillet, et en- fin au commencement d'octobre.
On trouve parfois des individus plus colorés que les exemplaires ordinaires et qui ressemblent beaucoup à la variété méridionale meone, H.
Chenille en mai et à la fin de l'été sur les graminées, surtout sur le chiendent (triticum repens, L.).
77.S. Hyperanthus. L. — Très-commun dans les jardins et les bois. Se pose sur les feuilles des arbustes, sur les fleurs des ronces et du millepertuis (hypericum perforatum, L.). Vole en juillet.
Var. Arete, Müll., n’est pas très-rare, peu constante, plus ou moins complète. M. De Selys a pris un exem- plaire de cette variété qui était accouplé avee un individu de l’espèce type.
Chenille en juin sur le paturin annuel et sur plusieurs autres graminées.
78. S. Hero. L. (Sabœus. F.) — Espèce locale, mais très- commune là oùellese trouve. Observée dans les clairières des bois de la rive droite de la Meuse, en Ardenne et en Condroz. Dans la province de Liége on ne l’a vue qu’à Lamotte près de Huy et au-dessus de Kinkempoix. Les ento- mologistes bruxellois l'ont prise communément à Boits- fort, Grœnendael et à Auderghem. Se pose sur les buis- sons.
(1) S. Dejanira, L. signalé aux environs de Luxembourg par M. Du- treux ainsi qu'à Trèves et dans le département de la Moselle. Vole en juin et juillet dans les allées ombragées des bois.
30 ANNALES
Vole en juin et au commencement de juillet.
Chenille inconnue.
79. S. Areanius. L. — Très-commun dans les clai- rières des bois du Condroz namurois et du Luxembourg. Dans la province de Liége, il n’a été observé qu’au des- sus de Huy à Lamotte. Il se pose sur les feuilles des ar- bustes.
Vole en mai et en juillet.
Chenille au milieu de mai sur plusieurs espèces de gra- minées.
80. S. Davus. L. (1) — Espèce locale, mais très-com- mune là où elle existe. M. De Selys l’a trouvée dans les marais tourbeux et dans les prairies marécageuses de l’Ar- denne luxembourgeoise à Bastogne, St-Hubert, Bouillon, Arlon, etc., en juin.
Un seul exemplaire a été pris sous ses yeux à Long- champs sur Geer dans une prairie il y a près de vingt ans.
Chenille inconnue.
81. S. Pamphilus. L. — Très-commun dans les prai- ries sèches et les clairières des bois depuis la fin de mai jusqu’au commencement de septembre selon les localités. Rare en Hesbaye.
Chenille depuis le commencement du printemps jus- qu’à la fin de l'été sur la cretelle des prés (cynosurus cris- tatus, L.) et sur plusieurs autres graminées.
G) S. Iphis, H., observée dans le Brabant septentrional près d'End- hoven et en Gueldre (M. De Graaf.) Ainsi que dans le département de la Meuse. Vole en juin.
RE Em — —
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 31
FAMILLE III. — HESPERIDÉES. (Involutæ. Bdv.).
TRIBU 1. — HMESPERINA.
G. STEROPES. Bdv.
82, S. Paniseus. F. (1) — Habite le bord des ruisseaux dans les gorges des montagnes boisées de la rive gauche de la Meuse. Commun à Kinkempoix près de Liége. Se trouve aussi en Campine dans les clairières des bois hu- mides. Feu M. Crickx l’a trouvé à Malderen près de Ter- monde et M. Colbeau à Villers.
Vole du 15 mai au 10 juin. Chenille à la fin d'avril sur le plantain (plantago ma- jor, L.).
G. HESPERIA. F. Bdv.
83. H. Comma. L. — Se trouve communément en août dans les bruyères et sur les collines de la rive droite de la Meuse, en Campine ainsi que dans les environs de Bruxelles et de Louvain. Parait depuis le mois de juillet jusqu'en automne.
Chenille à la fin de juin et au commencement de juil- let sur la coronille bigarrée (coronilla varia, L.) et sur l'hippocrepis comosa, L.
(1) S. Aracynthus, dans les bois de la Gueldre d'après M. De Graaf (Borost. pag. 227.) Vole en juin et juillet.
ANNALES
Ja 1©
84. M. Sylvanus. F. —— Commun vers le 15 juin dans les clairières des bois. Parait quelquefois à la fin de mai.
Très-rare en Hesbaye dans les jardins.
85. H. Actœonm. Esp. — Commun en juillet à Bomal, Durbuy, Rochefort, dans les prairies des montagnes, au milieu des broussailles, M. Donckier en a pris quelques individus à la carrière des Princes près de Colonster et M. de Fré à Dinant.
86. MH. Limea. L. — Commun le long des chemins dans les clairières des bois, les champs de trèfles et les jardins du 15 juin au 15 juillet, quelquefois même jus- qu’en août. Se pose souvent sur les ronces.
Chenille à la fin de mai et au commencement de juin sur les canches (aira montana, L.) et sur plusieurs autres graminées.
87. H. Lineola. Ochs. — Commun sur les céréales et dans les champs de trèfle en juillet.
Chenille sur les graminées.
G. SYRICTHUS. Bdr.
88. S. Maivoæ. F. 4. Spilothyrus Dup. (1) —Dans les jar- dins et les bois sur le serpolet et différentes autres fleurs, à la fin du printemps, puis en juillet et en août.
Cette espèce est peu répandue en Belgique; elle est cepen: dant commune d’après M. Charlier autour des fortifications d'Anvers, M. Dutreux l'a trouvée abondamment sur nos dunes.
Chenille en juin et en septembre sur les mauves (malva
(1) S. Altheæ, H. observée dans le nord de la France, notamment dans le département de la Meuse. Vole en mai et en juillet.
DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 33
sylvestris, rotundifolia et alcea, L.). Elle vit aussi sur les chardons.
89. S. Alveus. H -— Commun dans la première quinzaine de juin à la carrière du Prince et sur les autres collines calcaires arides de la rive droite de la Meuse. M. De Selys l’a retrouvé aussi à Champlon (Ardenne).
Var. À. Bdv. (major), ressemblant un peu au S. car- thami observée à Namur.
Var. B. (obscurior), se rapprochant du S. cacaliæ Ramb. trouvé en Ardenne par M. De Selys.
90. S. Carthami. 0. —Espèce rare en Belgique. M. De Selys la prise en juillet aux ruines d’Orval et M. Putzeys à Arlon.
91. S. Cirsii. Ramb. — Se trouve en juillet dans les clairières des bois de l’Ardenne et des environs de Huy. Elle n’est pas commune. M. De Selys l’a retrouvé à Hal- loy près de Ciney.
C’est probablement l'espèce que M. Dutreux signale en juin et août dans le Grand-Duché sous le nom de fri- hillum.
92. S. Alveolus. H. (Cardui. God. — Malvæ?L.) — Tres- commun dans les bois et les montagnes du 15 mai à la fin de juin. Très-rare en Hesbaye. Se pose sur les ronces et les chardons.
M. Dutreux l’a pris des la fin d'avril dans le Grand- Duché.
Var. Tarras, Bergotr. (lavateræ, Fabr.). Cette variété n'est pas constante; les exemplaires très-caractérisés sont assez rares.
Chenille sur les chardons. Selon MM. Devillers et Gué- née sur le fraisier.
93. S. Sa. H. — Parait du 15 mai au 8 juin dans les
.. 2
3% ANNALES
mêmes localités que l’alveus et reparait une seconde fois
en août. G. THANAOS. Bar. 94. T. Tages. L. — Très-commun du 15 mai au
45 juin dans les clairières des bois et sur les collines arides. Très-rare en Hesbaye dans les prés.
Chenille en septembre sur et le lotus corniculatus et sur le chardon-Roland (eryngium campestre, L.).
DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 35
SECTION II. — NOCTURNES. (Heterocera. Bdv.).
FAMILLE 1. — SPHINGIDÉES.
TRIBU 1. — SESINA.
G. THYRIS. {lig. Bdv.
1. T. Fenestrina. F. — Observé volant à l’ardeur du soleil sur les orties, sur les fleurs des ombelliféres et du sureau à la fin de mai et en juin dans les collines arides près de Liége, (l’Angleur, Chaudfontaine), à Louvain et à Mastricht.
Quelques exemplaires de cette espèce ont été pris à Au- derghem près de Bruxelles le 9 juillet dans des prairies humides.
G. SESIA. Latr. Bdv.
2. S. Tenthrediniformis. H. — Découvert par M. Patzeys à Arlon. Très-rare. 3. S. Tipuliformis. L. -—— Plus ou moins commun
selon les années en juin sur les groseillers rouges, dans certaines localités.
Chenille dans les jeunes tiges des groseillers rouges (ribes rubrum, L.).
4. S. Nomadæformis. Lasp. — M. De Selys l'a pris une seule fois à Longchamps sur Geer sur un vburnum pulus en juin. |
36 ANNALES
5. S. Formicæformis. Lasp. -— Observé à Louvain dans les oseraies en juin et juillet. 6. S. Mutillæœformis. Lasp. -—— Observé près de Liége
sur les groseillers, pris également à Bruxelles, par MM. Car- lier et Wesmael, et à Louvain par M. de Fré. Très- rare.
7. S. Culiciformis. L. ——Observé sur les groseillers aux environs de Liége et de Bruxelles comme le nomadæ- formis, mais plus rare.
8. S. Cynipiformis. H. —— Se trouve sur les collines exposées au soleil à la fin de juin. Observé à la carriere du Prince près de Tilif et à Bruxelles.
9. S. Ichneumoniformis. F. — Setrouve en juillet sur les collines arides exposées au soleil. Observé dans la vallée de l’Ourthe, près de Namur (M. Colbeau), à Bruxelles età Louvain sur les fleurs du yéble (sambucus ebulus, L.).
10. S. Chrysidiformis. Esp. —— Observé sur les mon- tagnes des bords de l’Ourthe près de Liége, par M. Carlier. Très-rare.
11. S. Hylœiformis. Lasp. — Observé à Bruxelles par M. Wesmael. M. De Selys en a pris un exemplaire à Ro- chefort (province de Namur) vers le 20 juillet sur les espaliers d’un jardin en terrasse exposé au soleil. Se pose sur les ronces.
12. S. Spheciformis. H. -— Observé aux environs de Colonster dans la vallée de l’Ourthe sur les trones du saule marceau. Assez commun à la fin de juin dans les taillis de saule aux environs de Ciney. Observé également à Bruxelles et à Louvain. Rare.
13. S. Asiliformis. F. Sur le tronc des peupliers d'Italie à la fin de juin à Liége, Bruxelles, Arlon. Rare. M. De Selys l’a pris une seule fois à Longehamps sur Geer en Hesbaye, sur les fleurs du statice. Rare.
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 37
La chrysalide a été trouvée dans un tronc de peuplier, environ à 4 pieds du sol, près de Louvain par M. de Fré.
Chenille dans les racines des peupliers.
14. S. Apiformis. L. (1) — Commun sur les troncs de peuplier en juin et juillet. Très-rare en Hesbave.
Chenille dans les racines des peupliers et des saules.
TRIBU, 2. — SPINGINA. G. MACROGLOSSA. Ochs. Bdv.
15. M. Fusciformis. L. Fabr. Hubn. — Voltige à l’ardeur du soleil sur les collines arides à la fin de mai et au com- mencement de juin. On le trouve aussi dans les jardins sur le lilas, le syringa, le rhododendron, etc.
Dans le Grand-Duché cette espèce parait dès le 10 mai et se rencontre de nouveau en juillet.
Chenille en automne sur le caille-lait jaune (galium ve- rum, L.) et le chevrefeuille (lonicera periclymenum, L.).
16. ME. Bombyliformis. Fabr. Hubn. — Un peu moins commun dans les diverses parties de la Belgique, que le fusciformis. I se trouve dans les mêmes localités et à la même époque. Il a été observé une fois en Hesbaye, dans un jardin, butinant sur les fleurs du lilas.
Observé à Louvain, dans les prairies en fleurs.
Chenille en automne sur la scabieuse des champs (sca- biosa arvensis, L.) et sur les Iychnis (l{ychnis dioica et L. sylvestris, Hope.).
17. M. Stellatarum. 1. —Trés-commun dans les jar-
(1) Le S. Bembiciformis, Ochs. qui est commun sur les troncs de saule en Angleterre aurait été trouvé en Belgique selon quelques auteurs. Nous ne l'avons par eucore rencontré.
38 ANNALES
dins et sur les collines aux mois de mai et de septembre et même pendant presque toute l’année. En hiver il se réfugie dans les appartements où il vit assez longtemps. Dans les jardins il butine de préférence sur les jasmins, les gevanium et les véroniques.
Chenille en août et septembre sur le caille-lait jaune (ga- lium verum, L.), la stellaire (stellaria holostea, L.), la ga- rance (rubia tinctorum, L } et Ja reine des bois (scabiosa succisa, L.).
G. DEILEPHILA. Ochs. Bdo. (1!
13. D. Nerii. L. — Observé en septembre et octobre à Bruxelles, Liége, Louvain, Namur, sur le laurier rose. Cette espèce ne se multiplie pas chaque annéeen Be'gique. Elle n’y arrive qu'apportée du midi de la France par des causes accidentelles, mais sans doute athmosphériques, car lorsque sa chenille paraît, c’est généralement en grand nombre. En 1855 et 1856 elle a été commune dans pres- que toute l’Europe tempérée.
Chenille en août et septembre sur le laurier rose (ne- rium oleander, L.). Dans nos contrées on l’a également observée sur la petite pervenche (vinca minor, L.).
19. D. Elpenor. L — Vole en juin sur les fleurs d'oranger, de chevrefeuil'e et de rhododendron. Commun.
Chenille en août et au commencement de septembre sur plusieurs espèces d’épilobe (E. montanum, hirsutum, molle, etc.), la salicaire ({ythrum salicaria, L.), le grate- ron (galium aparine, L.), sur le caille-lait jaune et la vigne.
(1) Pterogon Ænotheræ, F. Bd», observé en Hollande. d'apres M. De Graaf et en Lorraine, d'apres M. Hollandre. Vole en juin.
DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 39
20. D. Porcellus. L. — Vole en juin et septembre sur les fleurs de rhododendron, de chevrefeuille etc. Assez commun en Condroz et en Ardenne; rare en Hesbaye. Se rencontre aussi près de Louvain et de Bruxelles.
Chenille en août et au commencement de septembre sur le caille-lait jaune et ’épilobe (epilobium montanum, L.) et sans doute sur d’autres espéces du même genre.
21. D. Celerio. L. — 11 est probable que cette espèce n’est pas véritablement indigène, ma:s qu’elle nous arrive d'Afrique ou du midi de la France comme le D. neru, et souvent dans le même temps, puis comme lui elle disparait presque toujours l’année suivante. A ces époques d’appari- tion accidentelle, elle est parfois assez répandue. Elle a été assez commune aux environs de Tournay en septem- bre 1839. On l’a observée à Dinant en 1846 (M. Mathieu), à Bruxelles en 1854 (MM. Charlier et Decleene). Elle a été trouvée une seule fois à Louvain.
Vole aussi en juin.
Chenille à la fin de juillet et en août sur la vigne et le caille-lait jaune.
22. D. Lineata. F. — Il n’est pas certain que cette espèce soit réellement indigène. On l’a prise deux fois aux environs de Huy et une fois près de Bruxelles. Elle pour- rait nous arriver comme le celerio et le neru.
Vole en septembre.
Chenille à la fin de juillet et en août sur le caille-lait jaune, le laiteron des champs (sonchus arvensis, L.) et peut-être aussi sur la vigne.
23. D. Galii. F. — Observé dans les différentes parties du pays, mais y est généralement rare. M. De Selys l’a vu voler en plein jour sur un champ de trèfle en fleurs au commencement de septembre en Hesbaye. Il parait une première fois en juin.
—S
40 ANNALES
Chenille en août sur la garance et le caille-lait jaune.
24. D. Euphorbiæ. L. -— Se trouve en juin et en septembre sur les collines arides, notamment sur les bords de la Meuse, mais rarement aux environs de Louvain. Vole sur le chevrefeuille, la saponaire, les petunia. On trouve souvent la variété dont les ailes supérieures ont en dessus le fond fortement lavé de rose.
Var. Heuoscoriz. M. De Selys donne ce nom à une va- riété élevée de chenille à Halloy par un de ses fils et qui se distingue du type par l'absence de bande noire anti- marginale aux secondes ailes.
Chenille en août sur plusieurs espèces d'euphorbe, no- tamment sur les euphorbia esula, helioscopia et cyparis- sis.
G. SPHINX. Z. O0. Bdv.
25. S. Ligustri. L. —- Commun sur les fleurs d’oran- ger, le chevrefeuille et le lilas, à la fin de mai et en juin.
Chenille en août et septembre sur le lilas, (syringa vulgaris, L.), le troëne (ligustrum vulgare, L.), le frêne (fraxinus excelsior, L.) et sur la spirée (spiræa salicifo- ha, L.).
26.S. Convolvuli. L. —— Dans les jardins en juin et septembre. Quelquefois commun, d’autres fois fort rare.On le trouve posé sur les troncs d’arbre et sur les clôtures. Vole le soir sur les datura, les belles de nuit, les pétunia et le chevrefeuille.
Ïl a été très-commun à Louvain en 1846 (de Fré) à Longchamps 1856. (De Selys).
* Chenille en juillet et en août sur le liseron (convolvulus arvensis, L.), la belle de jour (mirabilis jalapa, L.) et
DE LA SOCIÈTE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 41
quelques espèces d’ipomea cultivées dans les Jardins.
27. S. Pinastri. L_ —Commun dans les bois de pins que la chenille dévaste quelquefois. Vole en juin et juil- let sur les fleurs de chèvrefeuille. On le trouve ordinai- rement sur le tronc des pins.
Il est devenu assez commun dans presque toute la Bel- gique depuis qu'on y a multiplié les plantations de coni- fères.
Chenille à la fin de juin et au commencement de juillet sur les pins et les sapins.
G. ACHERONTIA. Ochs. Bar.
28. A. Atropos. L. —— Peu commun. Les individus de cette espèce s’introduisent quelquefois dans les ruches à miel. Ils paraissent quelquefois en mai, mais ordinairement en septembre, octobreet novembre. Volent le soir en faisant entendre un petiteri bien distinct. Souventonles prend dans les maisons où ils sont attirés par la clarté des lumières.
M. Frein, de Namur, en possède une variété de teinte très-pâle.
Chenille en août et septembre sur la morelle (solanum nigrum, L.), la pomme de terre (solanum tuberosum, L.), la douce-amère (solanum dulcamara, L), le fusain (evony- mus europœus, L.), le jasmin (jasminum officinale, L.) et le prunier.
G. SMERINTHUS. Latr. Bdv.
29. S. Tiliœæ. L. — Assez commun au mois de mai et en juin sur les troncs des ormes et des tilleuls. Vole sur le chévrefeuille.
M. Donckier possède une variété roussätre presque sans taches en dessus.
42 ANNALES
Cette espèce varie beaucoup quant à la grandeur des taches et à la teinte des ailes. Tantôt ces laches sont rous- ses sur un fond pâle, tantôt elles sont verdâtres sur un fond roux.
M. de Fré possède ces diverses variétés.
Chenille à la fin d'août et en septembre sur les tilleuls, l’orme et aussi, dit-on, sur le maronnier d’Inde.
30. S. Ocellata. L. Commun. Parait en mai et juin. On se le procure aisément en élevant sa chenille qui vit à la fin d’août et en septembre sur les saules, le pêcher, le pommier.
L’insecte parfait se trouve ordinairement sur les troncs des saules.
31. S. Populi. L_ — Commun en mai et juin sur les troncs des différentes espèces de peuplier. Quelquefois dans les herbes parmi les broussailles.
Var. Rurescexs , (De Selys), à fond roussâtre pâle, res- semblant un peu au Sm. quercûs du midi.
Varie beaucoup quant à la taille et à la teinte des ailes. M. de Fré à obtenu d’éclosion des variétés d’un ton rous- sâtre très-décidé et d’autres d’un cendré très-pâle à des- sin presque nul.
Chenille à la fin d'août et en septembre sur les peu- pliers et les saules.
TRIRBU 3. — ZYGÆNINA.
G. ZYGÆNA. Fab. Latr. Pdr.
32. &. Ærifolii. Esp. — Très-commun en juin et au commencement de juillet dans les prairies et surtout dans les prés humides. Vole à Pardeur du soleil.
Var. Oro, H., à taches confluentes. Cette variété n’est pas constante, les individus très-bien marqués sont assez
DE LA SOCIÉTE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 43
rares. Ce sont ces derniers que M. De Selys avait nommé loniceræ var. minoides (Énumér. pag. 6.).
M. De Selys a pris également à Longchamps un exem- plaire qui offre sur un des côtés de l'abdomen un demi anneau rougeàtre au deuxieme segment. Ce ne peut être qu’une anomalie individuelle et non un hybride avec le Z. peuceduni ou avec une autre espèce à anneau rouge, puisqu'on ne rencontre aucune de ces espèces en Bel- gique.
Chenille sur le chèvrefeuille et les trèfles jaunes (trifo - lium filiforme, campestre et procumbens, L.).
33. Z. Loniceræ. Esp. — Assez commun en juillet dans les clairières herbues des bois secs en Ardenne et aux environs de Ciney. Il est facile de confondre cette es- péce avec le Z. trifolu. Vole au soleil, et se pose souvent sur la scabieuse.
C’est le Z. loniceræ que M. De Selys avait pris pour le Z. trifolii dans son Énumération de 1845.
Chenille sur le trèfle, le lotier cornieulé et l'hippocre- pis comosa.
34. &. Filipendulæ. L. — Très - commun dans les prairies sèches à la fin de juin et en juillet. M. De Selys Va pris abondamment sur les dunes d’Ostende au com- mencement d'août. Il y est d’une très-grande taille. On rencontre, au contraire, dans les bois secs du Condroz des exemplaires très-petits qui imitent le Z. hippocrepidis. Se pose surtout sur les fleurs de scabieuse.
Var. taches postérieures confluentes (M. de Fré.)
Chenille au commencement de mai sur la filipendule (spiræa filipendula, L.), le trèfle, la véronique (veronica officinalis, L.), le pissenlit (taraxacum dens leonis, Desf.), la piloselle (kteracium pilosella, L.), et sur le briza me-
da, L.
A ANNALES
35. &. Hippocrepidis. Ochs. (1) — M. De Selys a con- staté son existence en Belgique depuis la publication de son Énumération par l’examen d'exemplaires pris à Neuf- chateau (Luxembourg) par M. Warlomont.
M. Dutreux, en signalant cette espèce dans le Grand- Duché, dit qu’elle y est commune pendant toute la belle saison dans les prés et clairières bien exposés au soleil.
M. de Fré en a pris deux exemplaires sur les rochers le long de la route de Dinant à Philippeville, le 16 août 1851.
Chenille sur l'hippocrepis et le faux réglisse (astragalus glycyphyllos, L.).
G. SYNTOMIS. Jlig. Bdv.
36. S. Phegen. L. — Se montre à Louvain en juin et juillet sur les anciens remparts (M. de Fré.) Vole à l’ardeur du soleil. C’est une espèce méridionale qui en France et en Belgique se trouve comme égarée dans quel- ques localités restreintes.
Chenille sur le pissenlit (faraxacum dens leomis,
Desf.). G. PROCRIS. Fab. Bdv.
37. P.Statices. L. — Très-commun en juin et juillet, surtout dans les prairies humides. On en trouve des va- riétés plus petites à coloration bleuâtre que les natura- listes allemands vendent souvent sous le nom de P. glo- bulariæ, mais dont les antennes sont conformées comme
celles de P. statices.
(1) Z. Onabrychis, F. des environs de Metz d'après M. Holandre. Z. Minos, Wv. même observation.
DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 45
Vole au soleil.
Chenille sur le statice (armeria vulgaris, Willd.).
38. P. Globulariæ. Esp. — Très-rare. Un exemplaire de cette espèce a été pris à Chaudfontaine par M. Donc- kier, et un autre près de Dinant par M. Mathieu.
Vole en juillet.
Chenille sur le statice, la patience des prés, la globu- laire (globularia vulgaris, L.).
FAMILLE I. — BOMBYCIDÉES.
TRIBU 1. — LITHOSINA.
G. EUCHELIA. Bdv. (1)
1. Jacoheæ. L. —— Se trouve assez communément en mai et juin volant au soleil dans les clairières des bois aux environs de Bruxelles, Louvain, Namur, Mons, etc.
La chenille qui vit sur la jacobée (senecio jacobæa, L.) à la fin de juillet et en août, se transforme en terre dans une légère coque.
G. EMYDIA. Bdv. 2. E. Cribrum. Lin. (} —- Se trouve vers la St-Jean
(1) E. Pulchra, Wo. en Hollande d’après M. De Graaf.
(2) E. Grammica, L. des environs de Metz d’après M. Holandre. — Cité également par M. De Graaf dans le Catalogue des lépidoptères de Hol- lande.
16 ANNALES
sur les chardons surtout sur les C. nutuns et acanthot- des, L. Observé par M. Tenstedt en €ampine au mois d'août. La chenille file une coque grise d’un tissu serré.
G. LITHOSIA. Latr. Bdv.
3. LL. Rubricollis. Lin. -— Assez commun dans les bois aux environs de Bruxelles, Louvain, Mons, Liége, à la fin de mai et en juin.
La chenille vit en automne sur les lichens des chênes et des hêtres. Elle se chrysalide avant lhiver, et diffère en cela des chenilles des autres espèces du même genre, qui ne se métamorphosent qu'au printemps.
4. L. Quadra. F. — Serencontre communémentdans les bois en juillet.
Var. à. Les extrémités des ailes supérieures sont jaunes au lieu d’être noirâtres. Trouvée par X{. Fologne à Groe- nendael.
La chenille parait à la fin de mai et au commencement de juin sur les hêtres dont elle ronge indistinctement les feuilles et les lichens.
5. L. Griseola. H. — Commun aux environs de Bruxelles, Liége, Namur, ete., en juillet et au commen- cement d'août.
Chenille en juin.
6. L. Complana. L. — Peu commun dans les envi- rons de Bruxelles, Liége, Mons, ete., à la fin de juillet et au commencement d'août.
Chenille sur les lichens des sapins en mai.
7. L. Complanula. Bdv. — Très-rare. En juin.
Trouvé dans la forêt de Marlagne près de Namur et aux environs de Liége.
DE LA SOCIÈTE ENTOMOLOGIQUE BELGE. A7
8. L. Depressa. Esp. — Peu commun dans les bois, à la fin de juillet et au commencement d'août. Sur les troncs des hêtres dans la forêt de Soignes.
9. L. Helveola. Ochs. — Peu commun en même temps et aux mêmes endroits que le depressu. 10. LH. Luteola. H. 0. B. — Plusieurs exemplaires de
cette espèce ont été pris dans les dunes d’Ostende le 2 août 1857 par M. E. Fologne.
11. LH. Umita.H.(1) — Très-rare. Trouvé en juiilet dans la forêt de Marlagne par M. Pôlet de Faveaux. .
12. L. Aureola. H — Commun à la fin d'avrilet au commencement de mai dans les bois des environs de Bruxelles, Louvain, Mons, Liége, etc.
13. L. Muscerda. H. — Assez rare. Dans les prés et les bois humides en juillet et au commencement d'août. A Scheut près de Bruxelles, à Nerlinnes près Tirlemont et en Campine.
14. L. Rosea. F. — Commun dansles bois à la fin de juin et en juillet.
Var. à ailes supérieures jaunes, trouvée par M. Andries à Boitsfort le ΰ juillet.
Var. La ligne sinuée des ailes supérieures présente un développement tres-sensible à lextérieur et se ratta- che aux points parallèles de l'extrémité de ces mêmes ailes; trouvée par M. Fologne à Groenendael le 22 juil- let.
Chenille en mai se nourrissant des lichens croissant sur les chênes et les hêtres.
15. L. Mesomella. L. — Commun dans les bois en juin et juillet.
La chenille parait en mai.
(13 L. Luleolu, H.de Hollande d'apres M. De Graal.
18 ANNALES G. SETINA. Steph. Bd.
16. S. Errorea. H -- Commun dans les endroits secs et sur les talus des chemins à la fin de juin, juillet et en août.
La chenille se chrysalide entre les racines pres de la sur- face de la terre.
G. NACLIA. Bdv.
16. N. Aneilla. L. — Assez commun en juillet sur les collines et les montagnes arides de l’Ardenne, du Condroz et des environs de Namur où il vole avec rapidité pendant le jour.
G. NUDARIA. Steph. Bdv.
18. N. Senex. H. — Très-rare. Trouvé dans les prés humides à Scheut le 14 juillet par M. Fologne et à Schaer- beek par M. Melisse.
19. S. Mundana. L. (1) — Rare dans les bois rocail- leux. Trouvé au commencement d’août par M. Colbeau à Laroche et à Namur. Pris aussi aux environs de Liége.
TRIBU. 2. — CHELONINA. G. CALLIMORPHA. Latr. Bar.
20. €. Dominula. L. — Assez rare dans les bois à la fin de juin et en juiilet dans la forêt de Soignes et aux envi- rons de Namur, Dinant et Liége où il vole pendant le jour.
La chenille hiverne et a acquis tout son développe-
(1) N. Murina, Esp. de Hollande d'apres M. De Graaf.
DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE 49
ment vers la fin d'avril et en mai. Elle vit sur diverses plantes basses, l’ortie blanche ({amium album, L.), le cy- noglosse (cynoglossum officinale, L.), et se trouve aussi sur le saule (salix alba, L.).
Plusieurs chenilles se chrysalident parfois dans une co- que commune.
21. €. Hera. L._ — Vole communément dans les ter- rains rocailleux des environs de Dinant, Namur, Roche- fort, Spa et Liége au mois d'août.
La chenille hiverne et se trouve comme celle du domi- nula en avril ei mai sur le cynoglossum officinale et autres plantes.
G. NEMEOPHILA. 54.
22. N. Russula. L. — \ssez commun dans les bruyè- reset les herbages élevésdes bois ; setrouve dans la forêt de Soignes et aux environs de Dinant. Spa, Mons, Liége, etc.
La chenille hiverne et acquiert tout son développement en mai. Elle vit sur la scabieuse des champs (scabiosa arven- sis, L.) et sur le pissenlit (taraxacum dens leonis, Desf..).
23. N. Plantaginis. L. — Assez commun à Ja fin de mai et au commencement de juin dans les bois et les taillis. Il vole pendant le jour.
Var. Hosrira, W. Boitsfort, Dinant, Liége, Mons, Enghien.
La chenille hiverne et se trouve en avril et au com- mencement de mai sur diverses espèces de plantain.
G. CHELONIA. Latr.
2%. €. Villiea. L. () — Rare dans les bois au com-
(1) C. Civica, H. du nord de la France.
C. Aulica. L. de Metz selon M. Holandre.
C. Matronula, L. de Metz, id.
C. Fasciata, Esp. de Hollande selon M. De Graaf.
{
50 ANNALES
mencement de juin à Maelderen, Namur, Dinant, Liège. I vole pendant le jour.
La chenille hiverne et se trouve au commencement de mai sur plusieurs plantes potagères entre autres sur lépi- nard. Elle vit aussi sur l’ortie, le mouron (anagallis arvensis, L.), l'orme, etc.
Elle a été trouvée en grande quantité dans les dunes d’Ostende par M. Breyer.
25. €. Caja. L. — Commun en juillet dans toute la Belgique.
Var. À. Bdv. à ailes inférieures jaunes, trouvée à Di- nant par M. Colbeau.
Var.B. Bdv. à ailes inférieures noires, trouvée en Cam- pine par M. A. Seghers.
Chenille paraissant à la fin de mai et au commence- ment de juin sur beaucoup de plantes, les orties, quel- ques chicoracées, le lamium album, etc.
2%. ©. Hehe. L. — Un seul exemplaire de cette es- pèce a été trouvé dans les environs de Virton par M. De Selys.
La chenille hiverne et se trouve en avril et au com- mencement de mai sur la millefeuille, le seneçon, le mouron et beaucoup d’autres plantes herbacées.
G. ARCTIA. Latr. Bdv.
27. À. Fuliginosa. L. —— Assez commun dans toute la Belgique. Il vole quelquefois au soleil à la fin d'avril et en mai et plus tard en septembre.
Les chenilles de la première génération acquièrent toute leur taille en automne et se trouvent pendant tout l'hiver et jusqu’au commencement d'avril; celles de la deuxième
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE. sl
génération se rencontrent en juin sur l’ortie, le plantain et autres plantes basses.
. Elles se métamorphosent dans les crevasses des arbres et des murs.
28. A. Lubricipeda.F. — Commun dans toute la Belgique, dans les lieux découverts, au commencement de juillet.
Cette espèce varie depuis l’orangé jusqu’au blanc.
La chenille vit sur lortie, diverses autres plantes, le sureau, etc.
Elle se chrysalide à la surface de la terre dans un tissu léger.
29. A. Urtiecæ. Esp — Peu commun, se troue dans les lieux découverts en mai et au commencement de juin, à Schaerbeek, Auderghem et Uccle près Bruxelles, ainsi qu’à Louvain et à Maestricht.
Sa chenille parait en août et en septembre sur l’ortie et autres plantes.
Elle se chrysalide comme la précédente.
30. A. Menthastri.F. — Commun dans les endroits découverts en mai et juin.
Chenille en août sur le lamium album et sur le polygo- num hydropiper, L.
Elle se chrysalide à la surface de la terre ou sous les mousses au pied des arbres.
31. A. Mendiea. L. — Peu commun. Dans les bois d’Auderghem, Boitsfort, Walcourt, Mons, Liége, etc.
La © vole parfois au soleil.
La chenille vit en juillet, sur la tanaisie (tanacetum vul- qare, L.), l'ortie blanche (lamuun album, L.) etc.
53 ANNALES
TRIBU 3. — LEPARIDINA. G. LIPARIS. L. Ochs. Bdo.
32. L. Monacha. L. — Lesindividus de cette espece sont assez Communs au mois d'août dans la haute fu- taie.
Ils varient beaucoup de taille.
On les trouve ordinairement appliqués contre les trones des arbres dont le feuillage sert de nourriture à la che- nille.
Le a vole quelquefois en plein jour.
Var. OErmors. (Breyer). Trouvée par M. le docteur Brevyer ; elle est toute noire, avec le bord rouge du corps à peine visible et une série de taches blanches paralleles au bord externe des aîles supérieures.
La chenille se rencontre au mois de juillet sur les hêtres, les chênes et les sapins dont elle ronge indistinetement les feuilles et les lichens et se chrysalide dans les rides de l'écorce de ces arbres.
33. L. Dispar. L. — Ce lépidoptère est un de ceux qu’on rencontre le plus abondamment en Belgique depuis la fin de juillet jusqu’à la fin du mois d’août, excepté dans les bois, où il ne se trouve qu’accidentellement.
Il varie plus encore que le précédent quant à la taille.
Le & vole avec rapidité pendant le jour.
M. Fologne en possède une variété mâle presque blan- che. Une autre variété du même sexe est, au contraire, tout à fait noire (Var. nigra. De Selys).
Une troisième variété femelle prise par M. de Fré a le corps et les quatre ailes d’un gris-souris pâle avec le des- sin presque oblitéré.
MM. J. De la Fontaine et de Fré possèdent chacun un hermaphrodite de cette espèce; l’un a été rencontré aux
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. #3
environs d’Ostende, l'autre aux environs de Louvain.
Chenille extrêmement commune à la fin du mois de juin et au commencement de juillet sur l’orme, le peu- plier, le tilleul, les arbres fruitiers, etc.; elle se chrysalide ordinairement dans les rides de écorce des arbres ou sous les chaperons des murs.
34. LL. Salieis. L. — Très-commun au mois de juillet dans toutes les localités où croissent des saules ou des peu- pliers dont les feuilles nourrissent la chenille.
Celle-ci a acquis son entier développement dans le cou rant du mois de juin ; elle forme sa coque entre deux ou plusieurs feuilles qu’elle réunit au moyen de quelques fils.
35. L. Auriflua. F. — Très-commun au mois de Juil- let. Il répand une odeur de muse très-prononcée.
Les chenilles de cette espèce vivent en société et pas- sent l'hiver dans une toile commune ; elles ont acquis toute leur taille au mois de juin. On les rencontre abondamment à cette époque sur l’aubépine, le chêne, les arbres frui- tiers, etc.; elles se chrysalident entre les feuilles ou entre les branches de ces arbres.
36. L. Chrysorrhæa. L. —Moins commun que l’au- riflua, au mois de juillet et au commencement d’août.
Sa chenille a les mêmes mœurs et la même nourriture que sa congénère et se rencontre à la même époque. Toutefois, d’après les observations de MM. Breyer et Fologne, au lieu de vivre en société pendant l'hiver sous une toile commune comme celle de lauriflua, chacune des chenilles de la chrysorrhœa est renfermée dans une petite coque particulière.
G. DEMAS. Steph.
37. D. V.-Nigrum.F. — Rare en Belgique : il vit dans
54 ANNALES
les bois à la fin de juin et au commencement du mois de juillet.
Quelques exemplaires ont été trouvés dans la forêt de Soignes et aux environs de Mons, de Louvain et de Liége.
Sa chenille hiverne; on la rencontre en juin sur le chêne et sur le hêtre. Elle se métamorphose entre les feuilles de ces arbres. On l'élève difficilement en cap- tivité.
38. D. Pudibunda. L. — Commun dans les bois et les bosquets depuis la fin d'avril jusqu'au milieu de juin.
Sa chenille se rencontre fréquemment à la fin de sep- tembre et pendant la premiere moitié d'octobre sur le hé- tre, le chêne, le saule, etc.
Elle se chrysalide entre les feuilles ou les bifurcations des branches.
39 D. Fascelina. L. —— Assez commun dans cer- taines localités, notamment à Ostende, rare dans d’autres.
Plusieurs exemplaires de cette espece ont été pris à Liége, aux environs de Bruxelles, à Thuin, etc.
Le papillon vole quelquefois pendant le jour.
Les chenilles de cette espèce passent l’hiver en société, et se dispersent ensuite.
On les trouve, ayant atteint toute leur accroissement, sur le genêt, le saule marceau et diverses plantes herbacées dans le courant du mois de mai.
Elles se chrysalident entre les feuilles des plantes dont elles se nourrissent.
40. D. Coryli. L. — Assez commun dans les bois et les taillis aux mois de mai et de juin, puis en août.
Sa chenille se métamorphose dans les feuilles du hêtre, du chêne et du noisetier dont elle fait sa nourriture.
DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 55
Elle a deux générations; la première se rencontre en juillet, la deuxième au mois de septembre et au com- mencement d'octobre.
G. ORGYA. Bd.
4 ©. Antiqua. L. —— Très-commun en juin et juil- let, puis à la fin de septembre et au commencement d'oc- tobre.
Le & vole rapidement pendant le jour.
La @ est aptere; elle dépose souvent ses œufs, comme celle de l'espèce précédente, sur l’aulne, le rosier, les ar- bres fruitiers et beaucoup d’autres plantes.
42. ©. Gonostygma. L. — Rare à la fin de septembre aux environs de Bruxelles, de Mons, de Liége, etc.
Le & vole avec rapidité pendant le jour. 1
La ® est aptère; elle dépose ordinairement ses œufs sur la surface extérieure de sa coque.
La chenille vitsurle prunellier, lenoisetier,le chêne, etc.; elle se chrysalide entre les feuilles de ces arbres. Cette chenille comme celle de l’'antiqua ne semble avoir aucune période fixe de reproduction.
Les individus de ces deux espèces hivernent comme œuf, comme chenille ou comme chrysalide.
TRIBU 4. — BOMBYCINA:
G. BOMBYX. F. Latr. Bdv.
13. B. Neustria. L. —— Commun au mois de juillet dans les haies et les buissons; les femelles déposent leurs œufs en anneaux circulaires autour des branches.
Cette espèce présente plusieurs variétés remarquables.
L'une d'elles appelée quercina par M. De Selys, a les
56 ANNALES
quatre ailes d’un jaune clair: les supérieures présentent deux lignes transverses d’un brun foncé.
M. De Selys cite encore une autre variété à laquelle il applique la dénomination de confluens, et qui diffère des exemplaires ordinaires en ce que les deux lignes trans- verses des ailes supérieures sont confluentes au milieu. M. Fologne possède une variété chez laquelle la bande centrale des ailes supérieures est incomplète, et est rem- placée par une tache triangulaire.
La chenille vit en société jusqu'à l’âge adulte. On en trouve communément au mois de juin sur presque tous les arbres fruitiers ; elle se chrysalide entre les feuilles des plantes dont elle se nourrit.
44. B. Castrensis. L. — Rare au mois de juillet dans les grands bois.
Sa chenille vit en société jusqu’à l’âge adulte et se chry- salide entre les feuilles des arbres ou des plantes basses.
On la rencontre au commencement de juin sur le chêne, le bouleau, l’helianthemum vulgare, l'euphorhia cyparissias, etc.
45. B. Lanestris. L. (1) — Cette espèce est rare en Belgique ; on la rencontre en octobre dans les grands bois. Les individus retardés n’éclosent qu'à la fin de mars et au commencement d'avril.
On en a pris quelques exemplaires aux environs de Liége.
Sa chenille vit en société dans une tente commune ; il faut la chercher à la fin de mai et au commencement de juin sur l’aubépine, le prunellier, le cerisier, etc.
4.B. Processionea. L. — Commun dans certaines localités, rare dans d’autres. Cette espèce se rencontre le
(1) B. Everia, F. des environs de Metz.
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. #7
plus ordinairement au mois d’août sur les troncs des chênes; les individus retardés n’éclosent qu’au mois de juin sui- vant. On l’a prise à Dilbeek près de Bruxelles, à Malde- ren, à Mons, dans la Hesbaye, etc.
Les chenilles de cette espèce demeurent en société toute leur vie dans une tente commune; mais chacune se trans- forme dans une coque particulière. On les trouve sur le tronc ou dans les branches des chênes à la fin de juin.
47. BB. Cratægi. L. — Rare ; au mois de septembre dans les haies et les buissons.
On a rencontré cette espèce aux environs de Louvain, de Wavre, de Liége, de Bruxelles, etc.
Sa cheniile vit en société dans le jeune àge ; on la trouve parvenue à tout son développement au commencement de juin sur laubépine, le prunellier, etc. Elle file sa coque contre le tronc de ces arbres.
48. BB. Populi. L. — Rare; au mois d'octobre et même en novembre dans les avenues et à la lisière des bois.
On l’a rencontré plusieurs fois dans le bois de Soignes et aux environs de Louvain et de Liége.
Chenille à la fin de juin sur le peuplier, le bouleau, le charme, etc.; on la trouve ordinairement appliquée con- tre le tronc de ces arbres, à la maniere des larves du cato- cala; elle se métamorphose dans une coque appliquée également contre le tronc des arbres.
49. BB. Dumeti. L. —_Tres-rare ; en octobre, surtout, dans les montagnes boisées. M. A. Seghers en a pris aux environs de Hasselt et M. Frein à Namur.
Sa chenille éelot au printemps et se trouve avoir acquis tout son accroissement, en juillet sur le pissenlit ainsi que sur plusieurs espéces d’épervières, (hieracium).
Elle se chrysalide dans un tissu très-léger à la surface de la terre.
59 ANNALES
50. B. Rubi. L —- Assez commun partout à la fin de mai et en juin. Les deux sexes volent en plein jour avec rapidité.
La chenille, parvenue à toute sa taille à la fin de Pau- tomne, hiverne et se chrysalide en avril dans une coque molle placée en terre à peu de profondeur.
Elle se nourrit principalement des feuilles de la ronce et du petit trèfle (&rifolium repens, L.).
La plupart des individus que l’on élève en captivité pé- rissent à l'approche du printemps.
51. B. Quercüs. L. — Très-commun presque partout à la fin de juillet et au commencement d’août.
Le & vole rapidement pendant le jour.
Quelques femelles présentent la couleur du mâle (var. A.).
La chenille hiverne; on la trouve dans son état parfait au mois de juin sur le prunellier, l’aubépine, le chêne, 1a ronce, etc.
Elle se chrysalide entre les branches de ces arbres.
52, B. Trifolii. F. —Très-rare ; en juillet et au com. mencement d'août.
Plusieurs exemplaires ont été pris à Rochefort et aux environs de Namur. M. Mathieu en a pris près de Has- selt.
La chenille hiverne. On la trouve à la fin de mai sur le genêt et sur le trèfle.
G. ODONESTIS. Germ. Bdv.
53. @. Potatoria. L. -— Tres-conrmun en juillet dans les lieux humides.
Ceriaines femelles présentent les couleurs du mâle (var. AÀ.).
Sa chenille hiverne. On la rencontre en juin sur diffé
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE, 59
rentes graminées à la tige desquelles elle attache sa coque.
G. LASIOCAMPA. Latr. Bdv. (1)
54. Li. Pruni. L. —kRare; dans les jardins et les ver- gers à la fin de juin et au commencement de juillet.
La chenille hiverne. On la rencontre parvenue à tout son accroissement au commencement de juin sur le poi- rier, le prunier et sur l’orme.
Elle se chrysalide entre les branches.
55. L. Quercifolia. L. —\ssez commun dans les jar- dins et les lieux plantés de haies à la fin de juin et en juillet.
La var. alnifolia (Ochs.) à été prise plusieurs fois aux environs de Bruxelles.
La chenille éclot à la fin d'août et au commencement de septembre ; elle a acquis tout son développement à la fin de mai ou au commencement de juin.
Elle vit sur le prunellier, le poirier, ete., et file une coque entre les branches ou les rameaux de ces arbres.
56. L. Papulifolia. F — Très-rare; dans les parcs et les avenues à la fin de juin et au commencement de juillet.
Cette espèce a été prise à Bruxelles, Louvain, Na- mur, etc.
Sa chenille hiverne. On la trouve, ayant atteint toute sa taille,jau mois de mai sur le peuplier d'Italie, le saule, le frêne.
Elle se chrysalide entre les branches de ces arbres.
57. L. Betulifolia. F. — Très-rare ; dans les grands bois à la fin de mai. On le trouve à Liége et à Maestricht.
(1) L Pini, L. de Hoïlande selon M. De Graaf.
60 ANNALES
Chenilleen juillet sur le bouleau, le frêne, lepeuplier, etc.
Elle se chrysalide entre les feuilles ou entre les branches.
58. L. Elicifolia. L. —— Trés-rare ; à la fin de juin. Quelques exemplaires ont été pris aux environs de Liége par M. Donckier.
M. de Fré en a trouvé la chenille au bois de Soignes.
Chenille au commencement de juillet sur le myrtille (vaccinium myrtillus, L.).
Elle se chrysalide comme le betulifolia.
TRIBU. 5. — SATURNINA.
G. SATURNIA. Schr. Bd.
59. S. Carpini. Borkh. () — Serencontre dans les bois et les broussailles de toute la Belgique, en avril.
La chenille est assez commune sur la ronce, le prunel- lier, le saule, etc. Elle éclot en mai et viten société dans le jeune âge. Elle se chrysalide vers la fin de juillet entre les branches des buissons. Les œufs se trouvent en groupes nombreux sur ces mêmes branches.
Cette espèce reste quelquefois deux ou trois ans à l’état de nymphe.
TRFIBU 6. — EUDROMIDENA.
G. AGLAIA. Ochs. Bdv.
60. À. Tau. L. — Très-commun dans les grands bois à la fin d'avril et au commencement de mai.
Le & vole en plein jour au soleil.
La var. À. Bdv. (maris femina colore) est rare chez nous.
La chenille vit sur le chêne et le hêtre (fagus sylva- NC iLe).
(1) S. Pyri de Hollande selon M. De Graaf.
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 61
Elle se métamorphose vers la fin d'août. au pied des arbres dans la mousse et les feuilles.
G. ENDROMIS. Ochs. Bac.
61. E. Versicelora. L. — Cette espèce a été prise dans les grands bois de la plupart de nos provinces, mais elle est très-rare partout. Elle parait à la fin de mars et au commencement d'avril.
Le & vole en plein jour au soleil. M. Sauveur en a pris plusieurs exemplaires cette année à Boitsfort près de Bruxelles.
La chenille se trouve sur le bouleau blanc, l’orme, le charme (carpinus betulus, L.); elle vit en société pendant les six premières semaines et se chrysalide vers la fin de juillet.
Les œufs sont serrés les uns contre les autres sur les branches où ils sont déposés.
TRIRU 3.— HEPIALINA. G. COSSUS. £. Bdv.
62. €. Ligniperda. F. Bdv. — Commun à la fin de juin et en juillet dans toute la Belgique.
La chenille vit deux ans dans l’intérieur des saules, des peupliers. des ormes, ete.
Elle se chrysalide au commencement de juin dans l’in- térieur ou au pied des arbres. M. Duponchel prétend qu’on peut l’élever en la nourrissant de pommes coupées par quartiers.
G. ZEUZERA. Latr. Bdv.
63. Z. Æseuli. L. — Ce papillon se trouve, mais rare
62 ANNALES
ment, dans les pares et les avenues en juillet et au com- mencement d'août ; il se tient au sommet des arbres.
La chenille vit dans l’intérieur du maronnier d'Inde (æsculus hippocastanum, L.), du frêne (fraxinus excel- sior, L.); elle hiverne, et acquiert son développement au printemps. Elle se métamorphose dans l’intérieur des troncs, ordinairement à une certaine élévation.
G. HEPIALUS. Fabr. Bdv.
64. M. Humuli. L. — |] faut rechercher cette espèce en juillet et au commencement d'août dans les endroits humides.
On l’a prise, plus ou moins rarement, aux environs de Bruxelles, de Liége, de Louvain, de Mons, etc.
La chenille, comme toutes celles du genre, vit dans l’intérieur des racines, y passe l'hiver et ne se transforme qu’au commencement du printemps suivant.
65. H. Sylvinus. L. -— Très-commun dans les lieux humides des environs de Bruxelles ; ainsi qu'à Liége, Louvain, Mons, etc. Il paraît en août et quelquefois, mais rarement, en octobre.
Cette espèce varie beaucoup par la taille et la couleur des ailes. On peut citer une variété du mäle ayant plu- sieurs petits points obscurs au centre des ailes supérieures, et une seconde variété du même sexe qui est de la couleur des femelles.
66. IH. Lupulinus. L. — Cette espèce est rare en Bel- gique. Elle a été prise en juin aux environs de Bruxelles, de Louvain et de Liége.
67. IH. Hectus. L. — Se trouve très-communément en Juin et en juillet dans une grande partie de notre pays.
M. Fologne a remarqué que le mâle répand une odeur aromatique fortement prononcée.
DE LA SOCIÈTE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 63
M. Hyp. Coubeaux à pris aux environs de Bruxelles une jolie variété du mâle ayant aux ailes inférieures des taches argentées et allongées entre les nervures.
MRIEU &$. — PSYCMNINA.
G. PSYCHE. Schr. Bdr.
68. BP. Albida. Esp. (1) — Espèce très-rare dans notre pays, rencontrée en juin aux environs de Liége.
G. FUMEA. Sfeph. (Psyche. Bdv.).
69. F. Calvella. Ochs. — Ce papillon éclot à la fin de juin. Il se trouve assez communément dans les bois des environs de Bruxelles, de Louvain, de Liége, etc.
La chenille est également assez abondante à la fin de mai sur les hêtres et les chênes.
70. F. Nitidella. Hubn. — Commun en juin dans les bois du Brabant et de la province de Liége.
Chenille au commencement de mai sur le hêtre et le chêne.
71. F, Pulla. Esp. — Cette espèce parait locale. Elle a été prise communément au mois de mai en certains en- droits des environs de Liége, de Louvain, de Mons et de Bruxelles.
Le & voleen plein jour sur les prairies ; la femelle, comme celle des autres espèces du même genre, est ap- tère.
(1) P. Graminella, W®. du nord et de l’est de la France : envirors de Metz.
P. Plumigerella, Bdv. du nord de la France selon MM. Boisduval et Du- ponchet.
67 ANNALES
Les chenilles des deux genres précédents vivent et se transforment dans des fourreaux portatifs ; on doit les cher- cher sur les troncs et les feuilles des arbres.
TRIBU 9. — LIMOCADINA.
G. LIMACODES. Latr. Bdbv.
72. LL. Asellus. F. — M. Fologne a découvert cette es- péce si rare jusqu'aujourd’hui, dans la forêt de Soignes et dans presque tous les bois qui en dépendent ; il l'a prise abondamment en certains endroits depuis la fin de juin jusqu’à la mi-juillet.
La chenille doit vivre sur le hêtre.
73. LL. Testudo. F. —"Îrès-commun en juin dans les bois. Les deux sexes volent en plein jour.
Cette espèce varie beaucoup pour la teinte des ailes. On trouve des males dont les ailes supérieures ont la couleur de celles des femelles.
Chenille sur le hêtre et le chêne à la fin de Pété.
TRIBU 10. — PLATYPTERYGINA.
(Gi. CILIX. Leach. Bde.
74. €. Spimula. 1. —— Se trouve en mai et en août dans les haies et les buissons des environs de Bruxelles et de Liége; il n'est pas commun.
La chenille vit sur le prunellier et Paubépine (cratægus oxyacantha, L.), en juillet et en septembre.
G. PLATYPTERYX. Lasp. Bdo.
75. P. Lacertula. I. -— Espèce rare paraissant ordi- nairement au commencement de juin et août, mais se
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 65
rencontre également à d’autres époques. Elle a été prise aux environs de Bruxelles, de Louvain et de Liége.
Chenille en juillet et en septembre sur le bouleau
Les espèces du genre platypleryx paraissent deux fois dans le courant de la même année ; leurs chrysalides sont placées sur les arbres, entre des feuilles réunies par quel- ques fils.
76. P. Sicula. H — Très-rare. Observé en Brabant dans le mois de juillet par M. Wesmael.
Chenille en mai sur le bouleau et le chène.
77. P. Curvatula. Lasp. — Se rencontre en juin et en août dans les plantations d’aunes (alnus glutinosa gærtn). Assez rare dans le Brabant, à Mons, à Liége; plus com- mun dans certaines parties de la Campine.
Chenille sur laune au mois de juillet et à la fin de sep- tembre.
78. P. Faleula. H. —- Commun à la fin de mai et au commencement (le juin, e& une seconde fois en août ; quel- quefois aussi on le rencontre vers la fin d'avril. On le trouve surtout dans les endroits humides.
La chenille vit sur l’aune, le bouleau, le chêne ; elle se métamorphose en juillet et à a fin de septembre.
79. P. Haumula. Esp. — Cetie espèce vole en plein jour dans les bois, en mai et en août.
Elle à été prise, mais rarement, dans diverses parties du pays : Bruxelles, Liége, Mons, Laroche, ete.
La chenille vit sur le chêne et le bouleau, elle atteint tout son développement en juillet et à la fin de septembre.
80. P. Unguieula. H. — Comme l’espèce précédente, elle vole au soleil en plein jour dans les bois.
Elle est assez commune à la fin d'avril et en mai, et une seconde fois en août dans les bois du Brabant, mais elle parait rare dans les autres provinces.
66 ANNALES
Chenille en juillet et à la fin de septembre sur le chêne et le hêtre.
TRIBU 11. — NOTODONTINA.
G. DICRANURA. Latr. Bdv.
81. D. Bicuspis. H — Espèce très-rare découverte en juin aux environs de Liége par M. Donckier.
La chrysalide, comme celles des autres dicranura, se trouve dans les crevasses des troncs d'arbres, enfermée dans une coque en partie formée de l'écorce contre la- quelle elle est fixée.
M. Donckier l’a détachée du tronc d’un jeune chêne.
82. D. Bifida. H. — Se rencontre çà et là contre les troncs d'arbres en avril et en mai et quelquefois jusqu’en août.
La chenille en juillet sur le peuplier et le bouleau.
83. D. Fuscinula. H. — Espèce très-rare découverte aux environs de Liége par M. Donckier. Elle parait en mai.
M. Donckier a élevé plusieurs fois les chenilles qu’il avait recueillies sur le saule marceau ; les caractères con- stants qu’elles présentent ne permettent pas, selon lui, de regarder le fuscinula comme une simple variété d’une autre espèce.
84. D. Fureula. L. — Ïlse rencontre dans la plupart de nos prairies, mais peu communément, aux mêmes époques que le hifida.
La chenille vit sur le peuplier et le saule marceau.
85. D. Erminea. Esp. — On le trouve à la fin de mai et au commencement de juin dans les bois des diverses parties du pays. Il est commun dans la province d’An- vers, aux bords du Rupel.
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 67
La chenille se trouve en septembre sur le tremble et le peuplier.
86. HD. Vimula. L. —— Assez commun en mai et en Juin dans les campagnes de toute la Belgique, appliqué contre les troncs d'arbres.
La chenille se trouve en septembre sur le saule et le peuplier ; lorsque l’on veut s’en emparer, elle lance une liqueur âcre par une ouverture située sur le cou.
G. HARPYA. Ochs. Bdv.
87. H. Fagi. L. — Cette espèce est rare en Belgique. On la prend en juin dans les bois.
La chenille vit sur le trèfle; elle se chrysalide vers le commencement d'octobre entre des feuilles à la surface de la terre.
88. H. Milhauseri. F. — M. Donckier a pris cette espèce au mois de juin dans les bois montagneux entre la Meuse et l’Ourthe. Elle y est très-rare.
La chenille vit sur le chêne et le bouleau. La chrysa- lide est attachée aux troncs de ces mêmes arbres.
G. ASTEROSCOPUS. Bd.
80. A. Cassinia.F. (1) — Ce papillon éelot à la fin d'octobre et au commencement de novembre; parfois on retrouve au printemps quelques individus engourdis qui ont passé l'hiver. On la pris dans les bois et les avenues des environs de Bruxelles, de Louvain, de Liége, etc.
La chenille se trouve en juin sur l’orme, le chêne, le prunellier, le hêtre, ete., elle se métamorphose en terre au pied des arbres.
(1) À. N'ubeculosa. Esp. du nord de la France selon M. De Selys.
65 ANNALES
G. PTILODONTIS. Steph. Bdv.
90. P. Palpina. L. -— Se rencontre en mai el en quil- let contre les arbres des avenues dans les campagnes.
La chenille se trouve en juin, quelquefois à la fin de septembre et au commencement d'octobre sur le saule et le peuplier. Elle se chrysalide en terre au pied des arbres.
G. NOTODONTA. Ochs. Bdv.
91. N. Camelina.L. — Cette espèce parait d’abord en mai et juin et une seconde fois à la fin de juillet et au commencement d'août.
Elle est très-commune dans les bois de toute la Bel- gique.
Elle varie beaucoup pour la couleur et la taille. La va- riété giraffinu, Ffubn., est citée des environs de Liége par U. Donckier, et de Bruxelles par MM. Sauveur et Fo-
La chenille se trouve en juillet et en octobre sur le chêne, le hêtre, etc.; elle s’enterre pour se transformer en chrysalide, de même que presque toutes les autres es- pèces de ce genre.
92. N. Cueullina. Wy. — M. Fologne a découvert celte espèce en juin et er Juillet dans la forêt de Soignes, et aux environs de Namur.
Chenille sur les érables (acer pseudo-platannus et acer campestre, L.).
93. N. Carmelita. Esp. — Espèce très-rare prise en avril aux environs de Liége par M. Donckier.
La chenille vit sur le bouleau et les arbres fruitiers.
94. N. Dictæa. L. — Assez commun dans les cam- pagnes de toute la Belgique à la fin de mai et en juin, et une seconde fois en août et septembre.
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 69
La chenille se trouve en juillet et à la fin de septembre sur le peuplier, le saule, ete.; ele se chrysalide dans des feuilles à la surface de la terre.
5. N. Dietæoides. Esp. — Cette espèce se rencontre aux mêmes époques que le dictea, dans les clairières des bois des environs de Bruxelles et de Liége; elle est rare. |
La chenille vit principalement sur le bouleau, et se transforme de la même manière que lespèce précé- dente.
96. N. Dromedarius. L. — Ce papillon a deux épo- ques d'apparition, juin et août.
La chenille est assez commune au commencement de juillet et en septembre dans les plantations d’aunes et de bouleau. On trouve la chrysalide dans les feuilles, à la su- perficie du sol.
97. M. Mritophus. F. — Cette espèce est tres-rare ; Elle a été prise à Louvain, à Liége et à Bruxelles en mai et en juillet.
La chenille vit sur le bouleau, le tremble, le peuplier d'Italie, (populus fastigiata, Pair.) et suit le même mode de chrysalidation que le dromedarius.
98. N. Zie Zae. L. — Assez commun dans les bois et les campagnes du Brabant, du Hainaut et de Liége, etc., en mai et en août.
La chenille vit sur le saule et le peuplier du Canada (populus monilifera, Ait.), en ruillet et en septembre. Se chrysalide comme le dromedarius.
99. N. Forva. Ochs. — Cette espèce n’a encore été ob- servée jusqu'à présent qu’à Charleroi par M. Wesmael. Elle y est très-rare.
La chenille vit sur le tremble.
100. N. Frepida. F. — $e rencontre en mai et en Juin
70 ANNALES
dans les bois de plusieurs de nos provinces, mais il est rare partout.
La chenille se trouve sur le chêne à la fin de juillet.
101. N. Melagona. Bork. — Ce notodonta est encore une espèce très-rare en Belgique. Il a été pris à Liége, à Namur et à Bruxelles en juin et en juillet.
La chenille vit sur le chêne et le hêtre. On doit la re- chercher en août et en septembre.
102. N. Velitaris. Esp. —Égalementtrès-rare. M. Donc- kier la pris à Liége et M. Andries à Boitsfort, près de Bruxelles, dans le mois de juin. Ilest aussi cité comme se trouvant dans les bois du Hainaut.
Chenille sur le chêne en août et septembre.
103. N. Bicolora. Fab. —- Celte espèce a été prise en juin aux environs de Liége ; elle est très-rare.
La chenille vit sur le bouleau ; elle forme sa chrysalide en septembre dans des feuilles sèches à la superficie du sol.
104 N. Querma. Wy. — Habite les bois des environs de Liége où il est très-rare. M. Donckier l’a pris au mois de juin.
La chenille se trouve sur le chène au mois d’août.
105. N. Chaonia. H. —— C’est encore une espèce qui à été prise rarement en Belgique. M. Donckier l’a trouvée à Liége; M. Breyer à Bruxelles et M. Fondu à Mons.
Elle parait en mai dans les bois.
La chenille se trouve en août sur le chêne.
106 N. Dodonæa. Wv. (1) — Également rare dans les bois, en mai, à Bruxelles, Louvain, Liége, Namur, etc.
La chenille en juillet sur le chêne.
(1) N. Plumigera. F. des environs de Metz selon M. Holandre.
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 71
G. GLUPHISIA. Bdv.
107. G. Crenata. Esp — On l’a trouvé dans la forêt de Soignes et dans les bois des environs de Liége et de Mons. Il est rare.
La chenille se nourrit de peuplier, elle se transforme en juin entre les feuilles sèches répandues sur le sol.
Quelques papillons éclosent en août, mais la plupart au mois de mai de l’année suivante.
G. DILOBA. Bdv.
108. D. Cœruleocephala. L. — Commun à la fin de septembre et en octobre dans les bois et les buissons de toute la Belgique.
Chenille sur l’aubépine, le prunellier, ete., à la fin de juin.
Se chrysalide dans une espèce de coque à la surface de la terre et d’autres fois contre les branches d'arbres.
G. PYGÆRA. Ochs. Bar.
109. P. Bucephala. L. -— Se rencontre à la fin de mai, en juin et au commencement de juillet presque partout dans notre pays.
La chenille vit en société sur le saule, etc.
Elle se chrysalide en terre vers Ja fin de septembre.
G. CLOSTERA. Hoffm. Bdv.
110. €. Curtula. L. — Se trouve assez communément dans les bois et les campagnes en mai et en juillet.
La chenille vit sur le saule, le peuplier, ete., elle se rencontre en juin et à la fin de septembre.
-{ Le
ANNALES
Celte espèce, comme toutes celles du genre clostera, forme sa chrysalide dans les feuilles des arbres.
111. €. Anachoreta. F. — Également assez COMMUN et se rencontrant aux mêmes époques que le curtula.
La chenille se nourrit des mêmes végétaux.
112. €. Reelusa. F. — Plus rare que les deux espèces précédentes, on le prend également en mai et en juillet dans les bois et les campagnes, aux environs de Bruxelles, de Mons et de Liége.
La chenille vit sur le tremble, le peuplier et le saule.
113. C. Anastomosis. L. — Espèce rare, prise quel- ques fois aux environs de Bruxelles, de Louvain, de Liége et de Huy en mai et août.
La chenille, comme celles de ses congénères, doit être recherchée en juin et à la fin de septembre sur le peu- plier et le sau!e.
—— mg 7 TE me — —
FAMILLE HILL — NOCTUIDÉES.
(Noctuobombycua. Ed.).
TRIBU 1. — CHMATOPHOHINA.
G. CYMATOPHORA. Treits. Bdv.
1. €. Ridens. F. D. B. — Rare. Observé dans la fo- rêt de Soignes ainsi qu'aux environs de Liége et de Mons, depuis le commencement d'avril jusqu’en mai.
Sa chenille vit sur le chêne entre des feuilles reliées par des fils de soie et se chrysalide à la surface de la terre dans une coque composée de débris végétaux.
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 13
Toutes les espèces de ce genre vivent et se métamor- phosent de la même manière.
2. ©. Octogesima. H. Tr. B. — Feu Commun; au pied des peupliers, aux environs de Bruxelles, Louvain, Liége. On peut rencontrer cette espèce depuis la fin d'avril jus- qu’en juillet.
La chenille se trouve en juillet, août et septembre entre les feuilles des peupliers.
3. C. Or. F. H. Tr. B. D. —Cette espèce peu commune parait une première fois en mai et en juin, puis une se- conde fois en juillet et août, dans la forêt de Soignes, à Liége, Mons, Louvain, Enghien, ete.
La chenille se tient entre les feuilles du tremble (populus tremula, L.), en août et septembre.
4. ©. Flavicornis. L. — Rare. Observé à Bruxelles et aux environs de Liége et de Mons en mars et avril.
Chenille sur le chêne et le bouleau.
5. €. Diluta. F. H. Tr. D. B. — Très-rare; trouvé dans la province de Liége en août et septembre.
Chenille sur le chêne en juin.
6. €. Fluctuosa. H. Tr. B. —— Très-rare; en juin, au bois de la Cambre et aux environs de Liége.
Chenille en septembre et octobre sur le bouleau.
7. €. Bipuneta. H. Tr. B. — Celie espece, tres-répandue aux environsde Bruxellesest, au contraire, très rareà Liége. Elle parait en mai et une seconde fois en juillet et août
On la trouve ordinairement dans les endroits humides plantés d’aulnes sur lesquels la chenille vit en août et sep- tembre.
G. CLEOCERIS. Bde.
8 €. Viminalis. F. D. B. —_Très-rare : observé dans le Luxembourg par M. Charlier.
71 ANNALES
La chenille vit en mai sur le salix vaminalis et l’inseete éclot en juillet.
9. C. Oo. L. F. Esp. Tr. — Rare; aux environs de Bruxelles, Mons et Namur en juin et juillet.
La chenille vit en mai dans les bourgeon: de chêne.
G. PLASTENIS. Bdr.
10. P. Subtusa. F. W. V. H. Tr. — Peu rare; en juil- let et août aux environs de Bruxelles, Liége et Mons.
La chenille se trouve en mai dans les feuilles roulées des peupliers et des trembles.
11. P. Retusa. L. — Moins fréquent que la subtusa, il parait en juillet et août ; à Scheut près de Bruxelles et aux environs de Liége.
La chenille vit en mai et en juin sur le peuplier et l’'osier.
TRIBU. 2. — ACHONYCTENA.
G. ACRONYCTA. Ochs. Treits. Bd.
12. A. Leporina. L. — N'est pas rare daus les locali - tés humides des environs de Bruxelles, Louvain, Liége et Mons.
Se rencontre depuis la fin de juin jusqu’en août.
La chenille parait en septembre et se nourrit de saule, de bouleau et surtout d’aulne.
Elle se chrysalide dans une coque composée de débris végétaux, qui est parfois établie dans l’intérieur des tiges sèches des embellifères.
13. A. Aceris. L. — Assez rare; aux environs de Bruxelles, Louvain, Liége et Mons.
La chenille vit sur le marronnier d'Inde et le platane, en septembre.
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 75
14. À. Megacephala. F. Tr. H. D. B. — Tres-commun partout en mai, juin et juillet.
Chenille sur le peuplier et sur le saule en août et sep- tembre.
15. A. Almi. L. — Très-rare; en mai, aux environs de Liége.
La chenille vit en juillet et août sur le chêne, le bou- leau.
16. À. Ligustri. F. H. Tr. D. B. — Rare. Observé dans le Brabant, la province de Liége et les environs de Mons à la fin de mai et en juin.
La chenille:parait en août et septembre sur le troëne (agustrum vulqure, L.) et se chrysalide dans une coque d’un tissu noir très-serré.
17. A. Strigosa. F. Tr. D. B. — Très-rare; aux envi- rons de Bruxelles et de Liége en juin.
La chenille vit sur le prunellier en août et septembre.
18. A. Tridens. F. Esp. Tr. D. BR. ——Très-commun en mai, juillet et août.
La chenille vit sur les peupliers, les saules et les arbres fruitiers en juin et en septembre.
19. A. Psi. L. Esp. F. Tr. — Assez rare; aux environs de Bruxelles, Mons, Liége et Louvain en juin et juillet.
La chenille se trouve sur le peuplier et le saule en août et septembre.
Cette espèce diffère tellement peu de la précédente, qu'il faut élever leurs chenilles respectives pour être certain de ne pas les confondre l’une avec l’autre.
20. A. Cuspis. H. Tr (1) —Rare:; dans le Brabant et la province d'Anvers en juin.
La chenille parait en septembre et se nourrit de prunel- lier.
(1) À. Menyanthidis, Esp. H. de Hollande d'apres M. De Graaf.
76 ANNALES
21. A. Auricoma. F. Esp. H. — Peu commun; dans les bois en mai, juillet et août. Trouvé aux environs de Bruxelles, Louvain, Liége, Namur, dans la Campine, etc.
‘La chenille vit sur le bouleau, la ronce, le saule, etc., en juin, septembre et octobre
22. A. Rumicis. L. -— Très-commun partout en mai, Juillet et août.
Chenille sur l’orme, le peuplier, le saule et beaucoup de plantes herbacées en août et septembre.
23. À. Euphorbiæ. F. W. V. H. — Très-rare; en mai et août. Observé à Namur.
Chenille sur l'euphorbia cyparissias et sur l'euphorbia esula en juin et septembre.
G. DIPHTERA. Ochs. Tr.
24. D. Orion. Esp. Tr. B. — Peu rare; en mai et juin aux environs de Bruxelles, Namur, Anvers, Mons. etc. Chenille en août et septembre sur le chêne.
G. BRYOPHILA. 77. Bdv.
5. B. Glandifera.W. V. H. Tr. B. — Assez commun sur les murailles et les troncs d'arbres couverts de lichens en juillet et août à Bruxelles, Mons, Liége, etc.
Sa chenille se nourrit de jungermannes, de mousses et de lichens en mai.
On rencontre parfois des exemplaires dont le dessin des ailes supérieures est entièrement confondu dans une teinte verdàtre.
26. B. Perla. F. H. Tr. — Commun en juillet et août dans les mêmes localités que l’espèce précédente.
La chenille vit également de mousses et de lichens en mai.
DE LA SOCIETÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 77
27. B. Algsæ. F. B. D. -— Peu commun; en juillet et août sur les boulevards de Bruxelles, à Liége, etc.
Chenille sur les lichens.
28. B. Lupula. H. Tr. B. -—- Rare; en juin et juillet.
Trouvé à Scheut près de Bruxelles, dans la forêt de Soignes et à Enghien sur le tronc des hêtres.
Chenille sur les lichens.
TRIBU 3. — AMPHIPYRINA. G. GONOPTERA. Latr. Bde. Dup.
29. &. Libatrix. L. —-Commun partout en septembre el octobre; cette espèce passe l'hiver dans les endroits obs- curs, particulièrement dans les caves et reparait depuis le commencement du printemps jusqu’en juin.
Sa chenille vit sur le peuplier et les saules en août et se chrysalide entre des feuilles au bout des branches.
G. AMPHIPYRA. Ochs. Bdv.
30. A. Pyramidea. L. — Peu rare; à la fin de juillet, en août et septembre à Boitsfort, Louvain, Na- mur-etc.
La chenille se trouve sur le peuplier, l’orme, le prunel- lier, etc., en mai et juin.
Elle se chrysalide entre les feuilles.
31. A. Perflua. F. H. G — Très-rare. Trouvé aux en- virons de Huy par M. de Francken.
Sa chenille vit au printemps sur le peuplier.
G. SCOTOPHILA. Hubn.
32. S. Tragopogonis. L. — Assez commun en août dans beaucoup de localités.
78 ANNALES
Chenille en mai et juin sur les salsifis (tragopogon pratense et porrifolium, L., la serratule des champs (ctr- stum arvense, Lam.), l’oseille, le caiïlle-lait jaune, etc.
Elle se métamorphose dans des débris de feuilles à la surface de la terre.
G. MANIA. Tr. Bdv.
33. ME. Maura. L. —-Rare aux environs de Bruxelles. commun à Namur, Liége, Laroche, Rochefort, en juillet et en août.
Sa chenille se trouve au printemps sur les peupliers, les saules, l’oseille, le plantain, le pêcher, etc.
34. ME. Typiea. L. F. G — Commun en juin, juillet et août aux environs de Bruxelles, d'Anvers, de Namur, de Mons, etc.
Sa chenille vit en société avant l'hiver sur un grand nombre de plantes entre autres sur lortie, l’oseille, la morgeline (stellaria media, Smith, etc.).
Elle atteint sa taille en mai et se chrysalide à la surface de la terre dans une coque composée de feuilles et de terre.
G. RUSINA. Seph. Guénee.
35. R. Tenebrosa. H. D. Tr. — Assez rare; en juin et juillet dans la forêt de Soignes et aux environs de Louvain, Liége, Huy et Mons.
La chenille hiverne et se métamorphose en terre au mois de mai. Elle vit sur le plantain, la renouée des oiseaux (polygonum aviculare, L.) et autres plantes her- bacées.
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 79
TREBU £. — NOCTUINA. G. SEGETIA. Steph.
36. S. Xanthographa. F. W. V. H. -—— Très-commun le soir à la fin d’août et en septembre à Bruxelles, Namur, Mons, etc.
Sa chenille se nourrit de plantes herbacées et de ra- cines. Elle parait en juin.
G. CERIGO. Steph.
37. ©. Cytherea. F. H. B. -— Très-rare: trouvé dans les Ardennes en juillet.
Chenille nocturne sur les graminées. Elle éclot en sep- tembre, hiverne, et se chrysalide en mai dans la terre.
G. TRIPHÆNA. Treus. Bdv.
38. 'T. Linogrisea. F. — Très-rare ; aux environs de Liége en juillet, août et septembre.
. La chenille se trouve au printemps sur les primevères (primula officinalis et elatior, Jacq.).
Les chenilles des triphæna éclosent avant l'hiver, attei- gnent leur taille au printemps, sont nocturnes et se chry- salident en terre.
39. FT. Enterjeeta. H. G. Tr. —Tres-rare; en juillet et en août. Observé en Campine par M. Temstedt.
La chenille se nourrit de plantes herbacées en mars, avril et mai.
40. Æ. Janthina. F. H. Esp. — Rare; à la fin de juil- let et en août aux environs de Bruxelles, Liége, Di- nant, eic.
La chenille se trouve en mai sur les primeveres, le
80 ANNALES
gouet (@rum maculatuwn, L.), l'arroche (atriplex) et autres plantes herbacées.
Hi, Fimbria. L. F. —- Assez rare; en juillet, août et septembre aux environs de Bruxelles; plus commun dans la province de Liége.
La chenille vit au commencement du printemps sur les primevères, l'arroche et les racines d’autres plantes.
42. 'Æ. Subsequa. W. V. HG. — Très-rare; en juin et juillet à Schaerbeek près de Bruxelles et aux environs de Huy.
La chenille vit au printemps sur le mouron (stellaria media, Sm.) et autres plantes
45 TT, Orboma. F. G — Peu commun; en juin et juil- let à Bruxelles, Mons et Liége.
Chenille sur des plantes herbacées en mars et avril.
46. 'T, Pronuba. L. Très commun partout, depuis juin jusqu’en septembre.
Les ailes supérieures des individus de cette espèce va- rient du gris au brun noir.
Var. Ixxusa, Tr. Steph. Sans dessins apparents sur les ailes supérieures.
La chenille se nourrit de racines de gazon et de plantes peu élevées; elle se chrysalide en mai.
G. CHERSOTIS. Bar.
45. €. Porphyrea. H. Tr. —— Se rencontre assez sou- vent en juillet et août volant à l’ardeur du soleil dans les bruyères.
La chenille parait en mai sur les bruyères et se chry- salide en terre.
46. €. Agathina. Bdv. —- Très-rare : trouvé aux envi- rons de Liége par M. Donckier.
Chenille inconnue.
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 81
#7. ©. Plecta. L. — Assez Commun en maiet jusqu'en août à Bruxelles, Liége, Mons. Louvain, ete.
La chenille hiverne et se .chrysalide en avril.
Elle se nourrit d’endive (cichorium endivia, L.), d’ar- roche, de chicorée (cichorium intybus, L.), de caille-lait jaune, etc.
G. NOCTUA. F. Treits. Bdv.
18. N. C-Nigrum.L.F. — Assez Commun partout, en mai, août et septembre.
La chenille hiverne, se nourrit de plantes herbacées et fait sa coque en terre.
4. N. Triangulum, O. Tr. B. — Rare; en juin et juillet. Trouvé dans la forêt de Soignes et aux environs de Liége.
Chenille sur des plantes herbacées en avril.
50. N. Rihombhoidena. Esp. Tr. G -— Rare; vole dans les grands bois au commencement de l’été.
Cheniile sur le plantain lancéolé.
51. N. Conflua. Tr. B. —— Rare. Chenille inconnue. 52. N. Bella. Bork. Tr. G. — Rare. Trouvé aux envi-
rons de Bruxelles à la fin de juillet et août.
La chenille se nourrit de plantes herbacées en juin.
53. N. Punicea. H. Tr. G —Très-rare; en juillet. Ob- servé par M. Charlier à Waterloo.
La chenille hiverne. Elle se nourrit de ronce, de plan- tain et se chrysalide en mai.
54. N. Umbrosa. H. Tr. G. — Rare. Trouvé en août à Scheut près de Bruxelles et à Dinant.
La chenille vit de gazon et autres plantes en avril et mai.
LL
(EU ANNALES
55. N. Festiva. W. V. Tr. G. B. — Trés-commun en juin et au commencement de juillet aux environs de Bruxelles, Liége, Mons, etc. Il vole le soir sur les fleurs.
La chenille hiverne, se nourrit de plantes basses et se chrysalide en mai.
56. N. Dalhlii. H. Tr. B. —— Très-rare ; en juillet dans la forêt de Soignes et aux environs de Liége.
La chenille hiverne, vit de plantain lancéolé et se trans- forme en mai.
57. N. Brummea. F W. V. —Se rencontre assez Com- munément dans le Brabant, le Hainaut et la province de Liége depuis le mois de mai jusqu’au commencement de juillet.
La chenille se nourrit de ronces, de chèvrefeuille et autres plantes en mai et avril.
58. N. Baja. F. Bork. H. — Rare; en juin et juillet. Observé aux environs de Liége et dans la forêt de Soignes.
La chenille parait au printemps et se nourrit de frai- sier, de pissenlit et de belladone (atropa belladona, L.).
59. R. Sigma. W. V. Tr. B. (1) — ‘frès-rare; en juin. Observé aux environs de Liége.
Cheniile sur le chou et l’arroche des jardins.
G. SPÆLOTIS, Bar.
60. S. Augur. F. H. Tr. — Peu commun en mai, juin et juillet dans le Brabant et la province de Liége.
La chenille hiverne et vit au printemps sur le pissenlit et autres plantes. |
61. S. Prœcox. L. F. Tr. — Rare; en Juillet et août à Ostende et en Campine.
(4) Les N. Tristigma O.et Leucographa H. habitant le nord de la France et la Hollande. il est'à supposer que ces especes existent en Belgique.
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 83
La chenille qui hiverne se trouve en mai et juin sur le laitron deschamps (sonchus arvensis, L.) et autres plantes.
62. S. Lueipeta. F. Esp. H. — ‘Très-rare; en juillet à Huy et à Namur.
Chenille au printemps sur les plantes herbacées.
63. S. Pyrophila. F. H Tr. (1) — Très-rare; en juin et juillet. Trouvé à Bruxelles par M. Charlier et à Laroche par M. Colbeau.
Chenille en avril sur le gazon et sur d’autres plantes basses.
G. AGROTIS. Ochs. Tr.
64. A. Saueia. H. Tr. G — Très-rare: en juillet dans la province de Liége
La chenille hiverne et vit au printemps sur le plantain et les rumex.
65. A. Suffusa. F. — Assez rare; en juillet, août el septembre à Bruxelles, Namur et Liége.
La chenille se nourrit de sonchus arvensis et de racines de gazon.
Elle hiverne et se transforme au printemps.
66. A. Segetum. W. V. Tr. B. —Très-commun partout en juin et juillet.
La chenille passe l'hiver et se nourrit de racines de graminées et d’autres plantes de jardins. Elle se transforme en mai.
67. A. Exelamationis. L. — Très -commun partout en juin et juillet.
Chenille comme celle de l'espèce précédente.
Var. Unicoror, H. Elle diffère du type en ce que le des-
(1) S. Ravida, H. et Latens, H. du nord de la Franceet de Hollande
84 ANNALES
sin noir de ses ailes supérieures est très-peu apparent et que les quatre ailes sont noirâtres.
68. A. Corticea. W. V. H. T. —Rare; en juin. Trouvé à Louvain et à Bruxelles.
La chenille vit de racines et se chrysalide en avril et mai.
69. A. Cinerea. Bork. II. G —Très-rare. Trouvé à Lou- vain le {4 mai et remarqué en juillet par M. d’Udekem dans le Luxembourg.
Chenille au printemps comme celles des espèces précé- dentes.
70. A. Fritiei. L. G. Tr. — Rare; en Juillet et août en Hesbaye et en Campine.
Chenille en mai, cachée dans les plantes basses et les graminées.
71. À. Aquilina. W. V. HG. — Trés-rare; en juillet et août. Trouvé en Campine par M. Temstedt.
Chenille en mai sur le caille-lait jaune.
72. À. Fumosa. F. H. Tr. —- Rare; en août. Trouvé par M. Temstedt en Campine.
Chenille au printemps sur les plantes basses.
73. A. Cursoria. Bork. H. Tr. —Rare ; en août et sep- tembre. Trouvé dans la Campine par M. Temstedt et à Ostende dans les dunes par M. Fologne.
Chenille en mai et juin sur les euphorbia esula, gerar- diana et cyparissias.
74. À. Puta. H. G. Tr. — Rare; dans la province de Liége en août et septembre. Chenille inconnue. 75. A. Putris. L. F. H. — Très-commun; en juin et
juillet volant le soir dans les prés d’un grand nombre de localités.
La chenille hiverne. Elle vit au printemps de racines de gazon.
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 85
76. A. Valligera. F. H Bork. —— Assez commun dans les dunes d’Ostende et en Campine.
La chenille hiverne et se retrouve en mai mangeant les racines de gazon.
G. HELIOPHOBUS. Bd.
77. M. Graminis. L. — Rare; en août et septembre dans la province de Liége.
La chenille se nourrit de racines de gazon.
78. IH. Popularis. F. Tr. B. — Rare; en juillet à Os- tende, dans la Campine, la province d'Anvers et le Luxem- bourg.
La chenille hiverne et vit au printemps sur livraie (lolium perenne, L.), le chiendent (triticum repens, L.) et autres graminées.
Elle est nocturne et se tient cachée pendant le jour sous les pierres.
THRIBU 5. — HADENINA.
G. LUPERINA. Buv.
79. L. Leucophæa. Bork. — Assez commun à la fin de mai et en juin dans presque tous les bois.
La chenille hiverne et vit au printemps de gazon et de plantes herbacées.
80. L. Testacea. W. V. H. —— Très-commun partout à la fin d’août et en septembre.
Chenille au printemps comme celle de l’espèce précé- dente.
sl. L. Enfesta. O. Tr. D. — Espèce peu commune en juin dans le Brabant.
Chenille au printemps.
ps ANNALES
82. L. Virens. L. -— Très-rare ; en août dans la Cam- pine. Trouvé par M. Temstedt.
Chenille au printemps sur le plantain lancéolé et sur le mouron (stellariu media, Sin.).
83. IL. Hateritin. Esp. Tr. D. — Assez communen juin et juillet aux environs de Bruxelles, Namur, Liége, etc.
Chenille en avril et mai cachée sous les pierres et se nourrissant de gazon.
84. L. KRuwrea. F. Bork. Tr. —— Assez commun partout en mai et juin.
Var. Cowsusra, H. Environs de Bruxelles.
Var. Aquia, Donz. Environs de Liége.
Chenille au printemps sur la ronce, les rumex, les plan- tains, etc.
85. L. Scolopacina. H. Esp. Tr. -— Assez Commun en Juillet et août dans la forêt de Soignes.
Chenille en mai sur les jones.
86. L. Pinastri. L. -—— Peu commun en mai et juin aux environs de Bruxelles, Mons et Liége.
Chenille en automne sur les rumex.
87. L. Lithoxylea. W. V. F. H. -—— Rare; en juillet à Bruxelles, Louvain, Liége et Mons.
Chenille inconnue.
88. L. Polyodon. L. -— Commun dans beaucoup de localités vers la fin de juin et juillet.
Sa chenille que l’on trouve en avril et en mai se nour- rit des racines de gazon et autres plantes.
89. L. Conspicillaris. L. -— Très-rare; à la fin d'avril et en mai dans les bois arides des environs de Liége.
Chenille sur le lotier en juillet.
90. L. Basilimea. F. Esp. H. — Peu commun en juin et juillet dans la forêt de Soignes, les environs de Liége et de Mons.
DE LA SOCIÈTE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 97
Chenille en septembre sur le chicndent.
91. L. Gemina. Tr. H. Fr. —- Rare ; en juin à Bruxelles.
Sa chenille que l’on rencontre en automne jusqu'en mai se nourrit de gazon.
92. L. Dydäéma. Bork. Esp. Tr. ——Très-commun partout en juillet.
Var. Secauixa, H.
Var. à ailes supérieures noires, trouvée dans la forêt de Soignes par M. Fologne.
93. L. Ophiogeramma. Esp. H -- Très-rare:; en juin. Observé à Huy et à Louvain.
Chenille inconnue.
9. L. Leucostigma. H. Tr. D. — Très-rare: en juil- let. Un exemplaire a été trouvé à Liége.
Chenille en mai dans la tige de Piris pseudacorus.
95. L. Nictitams. L. Tr. D. (i) -- Rare; en août et sep- tembre à Bruxelles et Liége.
Chenille en mai et tuin vivant des racines de l’'ara cespitost.
G. APAMEA. 7r. Bdr.
96. A. Strigilis. L. F. Tr. _— Commun partout en fuin et juillet.
Chenille dans les tiges de gazon en avril.
Var. Laruuxcura. W. VIT.
97. A. Furwumeula. W. V. — Commun partout en juillet.
Chenille inconnue.
Var. Nixeruxcurs, H.
(1) L. Cespitis, W. V. F. H.; L. Abjecta, L. B.; L. Furva, W. V. L.T.; L. Hepatica, W.V. Bork. Tr.: L. Unanimis, L. Tr., du nord de la France et de Hollande.
58 ANNALES
G. HADENA. 7r. Bd.
98. H. Persieariæ. L. —- Assez Commun en juin et juillet à Bruxelles, Louvain, Namur, Mons, Liége, etc.
Chenille en septembre et octobre sur l’ortie, la ronce et autres plantes.
Var. sans tache blanche, observée en Brabant.
99. HI. HBrassieæ. L -— Très-commun partout en mai et juin.
Chenille sur les choux et quelques plantes légumi- neuses.
100. IH. Suaga. W. V. H. T. — Assez rare; en mal et juin dans le Brabant et la province de Liége.
La chenille vit en été et en automne sur le chou, lar- roche, la laitue, etc.
101. H. Oleracea. L. —— Très-commun partout en mai et août.
Chenille en juillet et septembre sur l’aulne et les légu- mineuses.
102. HE. Pisi. L. -— Commun partout en mai et juin.
Chenille très-commune dans les champs de trèfle et sur un grand nombre d’autres plantes en août et septembre.
103. H. Chenopodii. F. H. Tr. -—— Assez commun en juin, août et septembre en Campine, dans le Brabant, la province de Liége, etc.
Chenille en juillet, septembre et octobre sur les cheno- podium dans les terrains sablonneux.
104. H. Demtina. Esp. W. V. H. — Assez rare; en juin aux environs de Bruxelles, Namur, Liége, Mons, etc.
Chenille sur les renoncules (ranunculus acris et re- pens, L.) et sur d’autres plantes.
105. H. Saponoriæ. Esp. B. Tr. — Rare; en juillet dans les provinces de Liége et de Luxembhours.
DE LA SOCIÈTE ENTOMOLOGIQUE BELGE 89
Sa chenille parait en automne et se nourrit des semences de la saponaire (saponaria officinalis, L.), du cucubale (silene inflata, Smith.) ete.
106. HE. Atriplieis. L. — Assez rare ; en juin dans la forêt de Soignes, la province de Liége, le Hainaut.
Chenille en août et septembre sur loseille des jardins, l’arroche, et le polygonum hydropiper.
107. H. Adusta. Esp. Tr. D. -— Assezrare; en juin aux environs de Bruxelles et de Liége.
Chenille en août et septembre sur différentes plantes herbacées; elle se nourrit aussi de feuilles de chêne.
108. BP. Æhalassima. Bork. Tr. — Assez commun dans les bois en juin et au commencement de juillet.
Chenille en septembre et octobre sur le saule, le bou- leau et l’aulne. |
109 MH. Genistæ. Bork. H. Tr. -—— Assez commun en mai et juin aux environs de Bruxelles, Mons, Namur, Liége, ete.
La chenille parait en août et septembre sur le genêt à balais (cytisus scoparius, Link.).
110. H. Contigua. F. H. Tr. —— Assez rare; en mai et juin à Bruxelles et Liége (commun à Groenendael en 1857).
Chenille en septembre sur le bouleau et Paul:e.
111. H. Protea. Esp. W. V. V. (1) — Rare; en octobre aux environs de Bruxelles, Enghien, Liége et Anvers.
Chenille en mai et juin sur le chène.
G. PHLOGOPHORA. 77. Bde.
112. P. Lucipara. L. H. —— Assez rare; depuis mai jusqu’en juiilet à Bruxelles, Namur et Liége.
(3) 4. Athiops, O. G.B.; 4. Splendens, H. Tr. B.; H. Convergens, F. Tr. D., du nord de la France et de Hollande.
12
90 ANNALES
Chenille sur les ronces, l’oseille et autres plantes en août et septembre.
113. P. Metieulosa. L. —— Commun partout en mai, juin, août et septembre.
Chenille en novembre et avril pour les papillons qui éclosent au printemps, et en juillet et août pour ceux d’au- tomne.
G. APLECTA. Gueñnee.
114. A. Advena. F. H. Tr. —— Très-rare; en juin et juillet, observé à Liége. e
Les chenilles des aplecta se nourrissent de plantes her- bacées, hivernent et se chrysalident au commencement du printemps dans une coque entre les racines.
115. A. Mimeta. Bork Tr. D. —Rare;enjuinà Bruxelles, Namur, Liége, etc.
La chenille vit sur le bouleau en septembre et octobre et au commencement du printemps sur différentes ronces et plantes basses.
116. A. Nebulosa. Tr. —- Très-commun dans beau- coup de localités à la fin de juin et en juillet.
Chenille sur les plantes herbacées comme celles des es- pèces précédentes.
117. A. Oceulta. Ross. Il. Tr. —— Très-rare; aux envi- rons de Huy et dans le Luxembourg, à Bastogne et à Arlon.
La chenille vit au printemps sur le pissenlit et la laitue.
118. A. Herbida. H. W. V. Tr. —— Commun dans la fo- rêt de Soignes, rare aux environs de Liége vers la fin de mai et en juin.
La chenille se trouve fréquemment en automne sur les
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 91
plantes basses et la ronce, elle hiverne et se chrysalide en avril dans un tissu melé de terre. Var. Prasixa, n’est pas rare.
G. AGRIOPIS. Bdo.
119. A. Aprilina. L. Esp. Tr. -— Rare; en octobre dans la forêt de Soignes, à Mons, Liège, etc.
La chenille vit en mai et juin sur le chêne. Elle se cache pendant le jour dans les crevasses de l'écorce.
G. MISELIA. 7r.
120. M. Oxyacanthæ. L. (1) -— Assez rare; en sep- tembre et octobre à Groenendael, Auderghem, dans la forêt de Soignes et aux environs de Liége.
Chenille en juin sur le prunellier et l'aubépine.
Elle se chrysalide dans une coque de forme ovale régu- lière formée de terre et de soie.
G. DIANTHÆCIA. Bdv.
121. D. Albimacula. Bork. Tr. D. ——Très-rare; en juin aux environs de Liége.
La chenille vit sur le silene nutans en Juillet.
12. D. Conspersa. W. V. H. Esp. — Rare; en juin. Trouvée aux environs de Huy, de Villers et à Boitsfort.
La cheniile vit et se nourrit dans les capsules du lych- ms flos-cuculr.
123. D. Comta. F. Bork. Esp. —— Assez commun en juin dans tous les jardins où se cultive des caryophyllées.
La chenille se nourrit des semences de ces plantes et se trouve en juillet.
(1) Oleagina. Wo. de Hollande d'apres M. De Graaf.
92 À ANNALES
124: D. Capsineola. Esp. Bork. H. — Rare; en juin, à la fin d'août et en septembre aux environs de Bruxelles et de Liége.
La chenille vit en juillet et en septembre dans les cap- sules des lychnis vespertina et dioica.
125. D, Cueubali. W. V.H. (1) — Assez commun en mai, juin, août et septembre à Bruxelles, Wavre, Liége, etc.
Chenille en été et en automne sur la cucubalus bacci- ferus, ‘le silene inflata et les lychnis.
G. ILARUS. Bdo.
126. X. Ochroleuea. W. V. — Cette espèce rare aux environs de Bruxelles, est commune dans la Campine en juillet et août.
Sa chenille parait en juin et se nourrit des semences de graminées.
G. POLIA. av.
127. P. Dysodea. W. V. H. Tr. — Assez commun vers la fin de juillet aux environs de Bruxelles, Namur, Liége et Mons.
Chenille en août sur la laitue, lancolie (aquilegium vulgare, L.) et diverses fleurs de jardins.
128. P. Serena. F. Bork. H — Rare; vers la fin de juillet et en août à Namur, Mons et Liége.
Chenille en août et septembre sur les fleurs des éper- vières et du pissenlit.
129. P. Chi. L. — Rare en Juillet. Trouvé aux envi- rons de Bruxelles et de Spa.
(1) Les D, Carpophaga, Bork. D. et Echtü, Bork. H. Tr. ont été pris non loin des frontières du pays.
DE LA SOCIETÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 93
Chenille en mai sur la bardane (arctium lappa, L.), l’ancolie, le laitron (sonchus oleraceus, L.).
130. P. Flavicineta. F. U. Tr. -—Peu commun en août et septembre à Bruxelles, Mons et Liége.
Chenille en juin sur la laitue, la patience, le groseillier, le mouron (stellarii media, Sm.).
G. THYATYRA. Ochs. Tr. Bdv.
131. €. Batis. L_— Commun en juin et Juillet dans la forêt de Soignes. Trouvé aussi, mais rarement, aux environs de Liège.
Sa chenille vit en septembre et octobre sur les feuilles des ronces et des framboisiers entre lesquelles elle se chry- salide.
132. T. Derasa. L. — Rare ; dans la forêt de Soignes, à Louvain, Liége et Mons.
Sa chenille se trouve en septembre entre les feuilles roulées des ronces et des framboisiers.
Elle se chrysalide à la surface de la terre.
G. MYTHIMNA. Bdv.
133. M. T'urea. L. —- Un seul exemplaire de cette es- pèce a été trouvé par M. de Francquen de Huy.
La chenille éclot en automne, hiverne et se chrysalide au printemps.
Elle se nourrit principalement de graminées.
TRIBU G. — LEUCANINA. G. LEUCANIA. Ochs. Tr.
134. L. Conigera. F. W. V. H. —Rare. Trouvé et juin
94 ANNALES
et juillet dans la forêt de Soignes et aux environs de Liége. .
La chenille hiverne et vit au commencement du prin- temps sur les paquerettes (bellis perennis, L.) et autres plantes herbacées.
135. L. Albipumeta. F. Illig. H. —— Assez commun en juin et juillet dans les provinces de Liége, Namur, et Bra- bant.
Chenille au printemps sur le plantain, l’origan (origa- num vulgare, L.), la valeriane (valeriana officinalis, Li;
136. L. Litlaargyria. Esp. Bork. H. — Assez commun en juillet dans les mêmes localités que l’espèce précé- dente.
La chenille vit en avril et mai sur le mouron et le plan- tain.
137. L. Comma. L. Bork. D. —-Rare; en juin et Juillet dans la province de Liége.
La chenille hiverne et se trouve au commencement du printemps sur l’oseille et autres plantes.
38. L. Littoralis. Curtis —Rare; en Juillet dans la Campine et sur les côtes de la mer à Ostende et Dun- Kerque.
Chenille inconnue.
139. L. L-Album. L.F. — Assez rare; aux environs de
Louvain et de Bruxelles en août et septembre.
Chenille sur le grand plantain et autres plantes herba- cées.
140. L. Empura. H. Tr. B. (1) —Tres-commun aux envi- rons de Bruxelles dans les prés humides de Scheut.
Chenille sur les carex en avril et mai.
(1) Les L. Obsoleta, H. Tr. D.; Bathyerga, Frey.; Straminea, Tr. B. Fr.; Phragmitidis, H. Tr. D., ont été rencontrés dans les régions limitrophes du pays.
DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 95
G. NONAGRIA. 77. Ochs.
141. N. Fluxa. H. Tr. () —— Trouvé aux environs de Bruxelles par M Charlier.
La chenille vit en juin dans les tiges du poa aquatica et dans celles des carex.
Les nonagria se chrysalident dans la tige de la plante nourricière.
TRIBU, 7. — CARADRININA. G. CARADRINA. Ochs. Tr Bdv.
142. €. Trilimen. W. V. H. Tr. — Peu commun dans les prés des environs de Bruxelles en juin et juillet.
La chenille hiverne et vit au printemps sur le plantain lancéolé et autres plantes.
143. ©. Respersa. W. V. H. Tr. -— Très-rare; trouvé à Huy et à Laroche.
Chenille sur le pissenlit.
144. ©. Plantaginis. H. D. B. —— Observé à Huy en juillet.
Chenille en avril et mai sur les plantains.
145. €. Blanda. H. D B. -— Rare ; en juillet aux en- virons de Huy et de Louvain.
Chenille sur diverses plantes herbacées en avril et mal.
146. €. Alsines. Bork. H. Tr. —— Assez COMmMUN aux en- virons de Bruxelles en juillet.
La chenille hiverne et se trouve en avril et mai entre les plantes basses sur les talus des chemins creux.
(1) Les N. Paludicola, H. Tr. B.; Cannæ, Tr. D. B.; Sparganüi, Esp. B. Tr.et Typhæ, Esp. Bork. B., ont été rencontrés soit en Hollande, soit dans le nord de la France.
96 ANNALES
Les plantes dont elle se nourrit de préférence sont l’al- sine, la ronce et les oseilles.
147. €. Morpheus. View. Tr. B -— Rare; en juin aux environs de Liége.
Sa chenille vit en septembre et en mars; elle se trans- forme en avril.
148. €. Cubicularis. W. V.H. B.(1) — Commun dans les provinces de Liége, Namur, Hainaut et Brabant en juil- let, août et septembre.
La chenille vit sur le mouron, etc., et se chrysalide en mal.
TBIBU S. — ORTHOSINA.
G. ORTHOSIA. Ochs. Tr. Bav.
149. @. Gothiea. L. F. Tr. — Peu commun en avril et mai dans le Brabant, le Hainaut et la province de Liége.
La chenille parait en Juin et juillet et se nourrit de
chêne, de caille-lait, de plaintain, ete. 150. ©. Hebraiïea. H. Frey. Chenille inconnue.
151. @. Neglecta. H. Tr. G. — Très-rare : en juiliet et août dans la province de Liége.
Chenille en septembre et au printemps suivant sur les bruyères.
152. @. Gracilis. F. Bork. H. — Rare. Parait en mai et se trouve aux environs de Liége.
La chenille vit en été entre les feuilles roulées du chée- vrefeuille, du saule et des ronces.
(1) Les Simyra Venosa, Bork. Tr. D.; Bilineu, H. Tr. B., ont été trouvés dans des régions voisines de la Belgique.
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 97
155. O@. Humilis. F. W. V.H. — Rare. Trouvé aux environs de Namur.
Chenille vivant de gazon et de plantes herbacées, telles que le laitron, le chiendent, le pissenlit. ete.
154. ©. Pistaeina. F. W. V. H. — Peu commun. Parait en août et septembre en Brabant, dans la forêt de Soignes et aux environs de Liége.
Chenille en mai et juin sur la centaurée scabieuse (cen- taurea scabiosa, L.}, la renoncule bulbeuse (ranunculus bulbosus, L.) et les oseilles.
Var. Lycunnis. H.
155. ®. Rubricosa. F. W. V.H. — Très-rare. Trouvé à Liége et en Brabant en mars et avril.
Chenille en juin et juillet sur les patiences des prés.
156. @. Macilenta. Tr. -— Peu commun. $e trouve en septembre et octobre dans la forêt de Soignes.
La chenille paraît en mai sur des plantes herbacées; M. Duponchel indique le plantain lancéolé et la morgeline (stellaria media, Sm.).
157. O@. Munda. F. W. V.H. -_- Assez rare. Trouvé en mars et avril à Liége, et dans les environs de Bruxelles.
Chenille en juin et juillet sur l’orme, le chêne et le pru- nellier.
158. O. Enstabilis. F. W. V. Esp. — Commun pres- que partout depuis février jusqu’en avril.
Chenille en juin et juillet sur lorme, le chêne, le til- leul, etc.
Cette espèce varie du gris au rouge brun et l’on ren- contre tous les passages intermédiaires entre ces deux nuances.
159. @. Ypsilon. W. V. Bork. H. — Assez commun en juillet à Bruxelles, Liége et Charleroi.
La chenille, qui vit sur les peupliers en mai et juin, se
15
98 ANNALES
cache pendant le jour dans les crevasses de lécorce.
160 @. Lota. L. F. H. — Rare. Trouvé en septembre dans la forêt de Soignes et dans la province de Liége.
Chenille sur le saule en mai et juin.
161. @. Stabilis. H. Bork. W. V. —Commun dans beau- coup de localités depuis le mois de février jusqu’à la fin d'avril.
Chenille en juin et juillet sur le chêne, le hêtre, le charme et l’orme.
162. @. Miniosa. F. Pork. W. V. -— Rare. Trouvé en mars, avril et mai dans les provinces de Liége, Hainaut et Brabant.
Chenille en mai et juin sur le chêne.
163. @. Ambigua. H. D. B. (1) —-Assez rare. Pris en mars et avril dans la forêt de Soignes et à Louvain, Liége et Mons.
Chenille en mai et juin sur le chêne.
G. TRACHEA. Ochs. Tr.
164. M. Piniperda. Esp. Tr. D. — Assez commun en avril et mai dans les sapinières à La Hulpe, Louvain, Liége et dans toute la Campine.
La chenille vit en juillet et août sur le sapin et se chry- salide sous les mousses.
G. COSMIA. Ochs. Tr.
165. ©. Diffinis. L. F. — Rare. Observé en juillet aux environs de Bruxelles et de Louvain.
La chenille vit en mai entre les feuilles roulées de l’'orme.
() Les Orthosiaæ Litura, L. E. H.; Lœvis, 4. Tr. D. et Ruticilla, Esp. Serpylli, Hubn., ont été trouvés en Hollande ou au nord de la France.
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 99
166. €. Affinis. L. F. —— Peurare en Brabant à la fin de juin et en juillet.
Chenille en mai sur lorme comme l'espèce précé- dente.
167. €. Pyralina. W. V. H. Tr. — Rare. Observé en juillet aux environs de Bruxelles et de Louvain.
Chenille en mai sur le poirier, le prunier, ete.
168. €. Frapezima. L. F. — Très - commun presque partout en juillet et août.
Chenille en mai et juin vivant entre les feuilles roulées du chêne, du hêtre, du charme et des saules, mais se nourrissant principalement de chenilles d’autres espèces.
169. €. Fulvago. W. V. H. Tr. — Très-rare; en juillet et août à Louvain, Dinant et Huy.
Chenille en mai et juin sur le chêne et le bouleau.
G. GORTYNA. Ochs. Tr.
170. @. Micacea. Esp. Tr. D. — Parait en août et sep- tembre. Un seul exemplaire a été trouvé à Liége.
La chenille vit dans les racines des cypéracées.
171.G@. Flavago.Esp. H.Tr. — Rare ; en août et septem- bre aux environs de Bruxelles, de Louvain et d’Os- tende.
Chenille dans les tiges et les racines de la bardane, de la scrophulaire (scrophularia nodosa, L.) et du sureau (sambucus nigra, L.).
G. XANTHIA. Ochs. Tr. 172. X. Rubheeula. Esp. Tr. B. -— Très-rare; observé
à Louvain. Il vole à la fin de juillet et en août. Les chenilles des æanthia se cachent entre des feuilles
100 ANNALES
roulées. Les papillons éclosent ordinairement au coucher
du soleil. 173. X. Ferruginea. H. W. V. Tr. — (Commun en
août et septembre dans les provinces de Brabant, Liége, Namur et Hainaut.
Chenille en juin et juillet sur l’orme, le hêtre, le til- leul, etc.
174. X. Rufina. L.F. H. — Assez rare ; en septembre et octobre dans la forêt de Soignes et aux environs de Louvain et de Liége.
Chenille en juin sur le chêne.
175. X. Xerampelina. H. Tr. D. —Très-rare. Observé en septembre à Louvain par M. Temstedt.
Chenille sur le frêne en juin et juillet.
176. X. Aurago. F. H. Bork. —-Se rencontre assez Com- munément en septembre et en octobre dans la forêt de Soignes et aux environs de Louvain.
Chenille en mai et juin sur le hêtre.
177. X. Silago. H. Tr. D. —- Assez commun ; en sep- tembre et octobre dans la forêt de Soignes, à Mons et à Liége.
Chenille en juin sur les saules.
178. X. Cerago. W. V. F. H. — Rare; en septembre et octobre aux environs de Bruxelles, Liége et Mons.
Chenille au printemps sur les châtons de saule, et plus tard sur les plantes basses telles que le plantain.
179. X. Gilvago. F. H. Esp. -— Commun à Bruxelles, en septembre et octobre, rare aux environs de Liége.
Chenille en juin et juillet sur l’orme et le tilleul,
180. X. Citrago. L. H. — Très-rare; en septembre à Bruxelles, Louvain, Namur et Liége.
Chenille en mai et juin sur le tilleul et le saule.
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 101
G. HOPORINA. Bde.
181. X. Croceago. F. Bork. H. -— Assez rare; depuis octobre jusqu’en mars et avril, à Louvain, Mons et Liége. Il se cache dans les feuilles sèches de chêne.
Chenille en mai sur le chêne.
G. CERASTIS. Ochs. Tr. Bdv. (1)
182. C. Vacecinii. L. W. V. H. — Assez commun dans la forêt de Soignes et à Liége depuis septembre et octobre jusqu’en mars et avril.
Chenille en mai et en juin sur les ronces, les vaccinium myrtillus et vitis-idea.
183. €. Erytrocephala. W. V. H. Tr.
Var. Gzasgea, W. V. H. T. Très-rare. Observé aux
environs de Huy en septembre par M. de Francken.
184. €. Silene. W. V. F.H -— Très-rare ; en octobre dans la forêt de Soignes, à Liége et à Louvain.
Chenille en mai et juin sur le plantain lancéolé et au- tres plantes basses.
185. C. Satellitia. L. F. -— Assez commun Æ€n sep- tembre jusqu’en mars dans la forêt de Soignes, à Lou- vain, Enghien et Liége.
Chenille en mai et juin sur le chêne et le hêtre. Elle détruit toutes les autres chenilles.
TRIBU 9. — XYLININA.
G. XYLINA. Tr. Bdv.
186. X. Vetusta. H. Tr. D. —— Rare; en septembre dans le Brabant.
Chenille en juillet sur un grand nombre de plantes, telles
(1) C. Dolosa, H. Tr. B.. à rechercher en Belgique.
109 ANNALES
que l’asperge, la pomme de terre, les chénopodes, la ca- momille, le prunellier, ete.
Toutes les æylina hivernent et se trouvent encore au commencement du printemps.
187. X. Exoleta. L. () — Rare ; en septembre dans le Brabant et la province de Liége.
Chenille sur les mêmes plantes que l’espèce précé- dente.
188. X. Rhizolitiha. Fr. W. V. Bork. — Rare; en août aux environs de Bruxelles et de Liége.
Chenille en mai et juin sur le chêne, et le saule.
189. X. Oculata. Germar. — Rare; en septembre dans le Brabant et la province de Liége.
Cette espèce est celle que M. De Selys avait désignée sous le nom de petrificata dans son Énumération de 1845.
Chenille inconnue.
G. XYLOCAMPA. Bdv.
190. X. Lithorhiza. Bork. Tr. D. —— Assez commun en mars et au commencement d'avril, dans le Brabant, les provinces de Liége et de Hainaut.
Chenille en juin sur le chèvrefeuille.
G. CLOANTHA. Bar.
191. €. Perspicillaris. L. — Tres-rare; en mai aux environs de Ciney, dans les Ardennes.
Chenille en juillet et en août sur le millepertuis (hyperi- cum perforatum, L.).
(1) X. Conformis. F. W°. V. H.. à rechercher en Belgique.
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 105
G. CLEOPHANA. Bdv.
192. €. Linariæ. F. H. -— Rare; se trouve en mai et août aux environs de Liége.
Chenille vers la fin de juin et en septembre sur la li- naire (linaria vulgaris, Mocnch.).
G. CUCULLIA. Ochs. Tr. Bdv.
193. €. Absynthii. L. F. W. V. — Assez rare; en juil- let dans le Brabant et la province de Liége.
Chenille en août et septembre sur Parmoise (artemisia vulgaris, L.) et sur l’absinthe (artemisia absynthium, Ve
194. €. Ummbratiea. L. Tr. H. — Assez commun en mai, juillet et août à Bruxelles, Liége, Louvain et An- Vers.
Chenille sur les sonchus oleraceus et arvensis en juin et septembre.
195. €. Chamomillæ., W. V. F. — Var. CnRYSANTHEMI, H. Tr. Très-rare. Trouvé à Bruxelles et à Liége.
Chenille en août et septembre sur la matricaire (pyre- thrum parthenium, Sm.).
196. ©. Asteris. F. W. V.Esp. -— Rare; en mai et juin dans le Brabant et la province de Liége.
Chenille en?août sur l’aster (aster annuus, L.) et sur la verge d’or (solidago virgo aurea, L.).
197. €. Scrophulariæ. Kamb H. — Mêmes observa- tions que pour l’espèce suivante.
198.€. Verbasei. L. (1) —— Peu rare ; en mai dans beau- coup de localités.
Chenille en juin et juillet sur le bouillon blanc (verbas- cum thapsus, L.).
(1) €. Lactuçæ, Esp. Fab. Également à rechercher en Belgique.
104 ANNALES
Les papillons restent parfois deux années en chrysa- lide.
TRIBU 10. — PLUSINA.
G. ABROSTOLA. Ochs.
199. À. Urtieæ. H. Tr. B. — Peu commun en juin et août à Bruxelles, Liége, Mons, etc.
Chenille sur l’ortie en juillet et septembre
200. A. Triplasia. L. H_ — Tres-commun partout en juin et aout.
Chenille sur l’ortie, les sonchus et autres plantes herba- cées.
G. CHRYSOPTERA. Latr.
201. €. Concha. F. Bork. Esp — Très-rare ; en juin et juillet. Un seul exemplaire pris aux environs de Huy se trouve dans la collection de M. de Francquen.
La chenille vit en mai et juin sur le pigamon (thalic- trum aquileguüfolium, L.). On la trouve aussi sur la ({ha- lictrum flavum, L.).
G. PLUSIA. Ochs. Tr.
202. P. Festucæ. L. — Commun; dans les champs de trèfle et les prés en août et septembre.
Chenille en juin et juillet sur la fétuque flottante (gly- ceria fluitans, R. Br.) et diverses autres plantes aqua- tiques.
203. P. Chrysitis. L. -- Très-commun; en mai et août comme la festuccæ.
Chenille en juin, août ei septembre sur les orties, les lamium, le galeopside (galeopsis terrahit, L.).
DE LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE BELGE. 105
Var. dont les taches brunes des ailes supérieures son réunies et forment une bande transversale.
204. P. Jota. L. F. H. -— Assez rare ; en juin et juillet aux environs de Bruxelles, Louvain, Liége, etc.
Chenille en mai et juin sur les lamium, la bardane, le galeobdolon luteum.
205. P. Gamama. L. (1) — Très-commun partout de- puis le printemps jusqu’en automne.
Chenille sur les orties, les trèfles et plusieurs plantes de jardins.
TRIEU 1£.— HMELIOTHEDIRA.
G. ANARTA. Ochs. Tr.
206. A. MEyrtilli. L. —— Peu commun; en mai et août à Bruxelles, Liége et en Campine dans les bruyères. I] vole à l’ardeur du soleil.
Chenille en juin et septembre sur la bruyère (calluna vulgaris, Sal.).
207. A. Arbuti. F. D. B. — Commun; en mai et juin dans les prés à Bruxelles, Namur, Liége, etc.
Chenille en juillet, mangeant les capsules du cerastium arvense et de la salicaire (lythrum salicaria, L.).
G. HELIOTHIS. Ochs. Tr.
208. H. Dipsacea. L. — Rare; en mai et août dans les terrains rocailleux des environs de Namur.
Chenille en juin et septembre sur le chardon foulon (dipsacus sylvestris, Mall.), la jacée (centaurea jacea, L.), la linaire et le plantain.
(3) P. Interrogationis, de Hollande d'apres M. De Graaf.
* 106 ANNALES
209. H. Peltigera. W. V. H. Tr. —— Très - rare; ob- servé en juin dans le Brabant.
Chenille en juillet et août sur la jusquiame (hyoscyamus niger, L.) et le tabac (nicotiana tabacuwum, L.).
210. H. Armigera. F. Tr. D. — Très-rare ; en août et septembre à Liége.
Chenille en juin et juillet sur les gaudes (resedo lutca et luteola, L.), le plantain et la luzerne.
M. Duponchel dit qu'une partie des papillons éclosent quinze jours après la chrysalidation et les autres sept mois plus tard.
211. H. Marginata. F. Tr. D. — Assez commun en juin et juillet aux environs de Bruxelles, Liége, Mons et Namur.
Chenille en août sur l’aulne et le coudrier.
TRIBU 12. — AUONTENA. G. ACONTIA. Ochs. Tr.
212. À. Luetuosa. W. V. H. B. —Très-rare ; en juillet et août trouvé à Arlon par M. Putseys et à Rochefort par M. Sauveur le 8 août 1857 dans un champ de trèfle.
Chenille en mai et juin sur le liseron (convolvulus ar- vensis, L.).
TIRIBU. 13. — CATOCALINA. G. CATEPHIA. Ochs. Tr.
213. C. Leucomelas. W. V. H. G. --_ En juin et août.
214. €. Alchymista. F. W. V. IH — Très - rare : en mai et juin à Bruxelles, Louvain et Liége.
Chenille sur les petits chênes en juillet et août.
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE 107
G. CATOCALA. Ochs. Tr.
215. ©. Fraxini. L_ — Rare; en août et septembre à Bruxelles, Louvain, Namur et Liége.
Chenille en juin et juillet sur le frêne et surtout sur le peuplier, qu’elle mange de préférence.
216. €. Nupta. L. — Très-commun partout depuis la fin de juillet jusqu’en septembre se tenant appliqué contre les murs sous les saillies de toits.
Chenille sur les peupliers et les saules en juin et au commencement de juillet.
217. €. Sponsa. L. F.H. — Très-rare; en juillet et août dans la forêt de Soignes et à Liége.
Chenille en juin sur le chêne.
Var. Desinerara, De Selys.
218. €. Promissa. F. Bork. — Rare; en juillet et août dans la forêt de Soignes, à Louvain et Liége.
Chenille comme celle de l'espèce précédente,
Elle est difficile à découvrir à cause de sa couleur qui se confond avec celle des lichens du chêne.
219. €. Electa. Bork. H. Tr. — Très - rare: en août. Trouvé à Schaerbeek près de Bruxelles, à Louvain et en Limbourg aux environs de Beverloo.
Chenille en mai et juin sur le peuplier et frêne.
G. OPHIUSA. Ochs.
220. ©. Lunaris. F. W. V. H. (1) — Assez rare. Trouvé dans la forêt de Soignes, au bois de Buggenhout, dans les environs de Mons et de Liége en juin et juillet.
La chenille se rencontre en juillet sur le chêne.
221. ©. Lusoria. L. F. H. — On le trouve assez fré-
(1) O. Pastinum, Tr., de Hollande d'apres M. De Graaf.
108 ANNALES
quemment à Auderghem pendant la première quinzaine de juillet dans les parties découvertes et les bruyères de la forêt.
La chenille vit en mai sur l’astragalus glycyphyllos.
222. ©. Craecæ.F. W. V. H. —— Rare; trouvé au mois de juillet à Bruxelles.
La chenille se trouve en mai et juin, sur la vesce (v1- cia sativa, L.).
TRIBU 14. — ERASTRINA. (Noctuophalænides. Bdv.).
G. EUCTIDIA. Ochs.
223. IE. MEi. L. — Assez commun dans les clairieres des bois, en mai et août.
Il vole à Pardeur du soleil.
Chenille sur la luzerne, les trèfles en juin et sep- tembre.
224. ÆE. Glyphica. L. — Très -commun en mai et août, volant sur les fleurs dans les prés.
Chenille de même que celle de l’espèce précédente sur la luzerne, les trèfles, le bouillon blanc etc. , en juin et sep- tembre.
G. BREPHOS. Ochs.
225. B. Parthenias. L. H —- Rare. On le rencontre au mois de mars dans les grands bois des environs de Bruxelles et de Namur.
La chenille se trouve en juin sur les chênes, les bouleaux et les hêtres.
226. B. Notha. H. Tr. — Peu commun. Se trouve au
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 109
mois d'avril dans la forêt de Soignes, à Louvain, à En- ghien, etc.; il vole rapidement et parfois à une grande hauteur.
La chenille vit en juin sur les saules, les peupliers et les trembles.
G. ANTHOPHILA. Bar.
297. A. Ænen. W. V. Bork. H. — Assez commun aux mois de mai et août sur les côteaux arides à Auderghem, Louvain, Namur, etc.
228. A. Argentula. — Très-commun au mois de juin dans les prairies entourées de bois dans les environs de Boitsfort et de Groenendael.
Chenille en juillet sur les carex.
G. AGROPHILA. Bdv.
229. A. Sulphurea. H. Tr. W. V. —Rare. Observédans quelques localités près de Namur et de Louvain en mai et juillet.
La chenille vit sur le liseron (convolvulus arvensis, L.).
230. A. Unea. W. V. Esp. —Peu commun. Se rencontre dans les prairies marécageuses des environs de Boitsfort, à Namur, Arlon et en Campine au mois de mai et de Juin.
La chenille se trouve sur les carex en juillet.
G. ERASTRIA. Bdv.
231. E. Fuseula. W. V. Bork. H. —Très-commundans les parties découvertes et les lisières des bois sur l'écorce des chênes pendant les mois de juin et juillet.
La chenille vit sur les ronces en août et septembre.
110 ANNALES
232. E. Atratula. Bork. W. V. H — Rare. Observé en Brabant, et dans le Luxembourg en mai et juin.
La chenille en juillet sur les plantes basses dans les prairies.
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 111
ABRÉVIATIONS DES NOMS DES AUTEURS CITÉS DANS LE CATALOGUE
DES LÉPIDOPTERES.
?
TR —
Boisduval. Borkhausen. Duponchel. Esper. Fabricius. Geoffroy. Godard.
—— Hubner.
Illiger.
Latreille.
Linné.
Ochsenheimer. Schanck.
Stephens.
Treischke.
Wiener Verzeichniss.
Rob. Brown. Decandolle. Lamarck. Linné. Miller. Salisburi. Smith.
Individu mâle. Id. femelle.
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CATALOGUE
DES
INSECTES COLÉOPTÈRES DE LA BELGIQUE.
Le Catalogue des insectes coléoptères de la Belgique, dont les membres de la Société Entomologique belge com- mence la publication, est un travail entièrement inédit. Jusqu'à ce jour il n'existait que des listes éparses, faites sans vérification bien sérieuse, qui avaient été dressées par quelques amateurs, mais qui toutes étaient plus ou moins incomplètes et qui étaient loin de comprendre toutes les espèces existant réellement dans notre pays. Il ne faut pas s’y méprendre, la Belgique malgré ses limites restreintes, est relativement à son étendue comparée avec celle des contrées voisines, beaucoup plus riche en produits natu- rels qu’on ne pourrait se l’imaginer ; et c’est en serendant compte de sa position géographique et de la disposition des trois genres de terrains dont elle est en quelque façon formée, qu’on peut s'expliquer ses richesses dans presque tous les ordres de la nature.
Les provinces de Liége, de Namur et de Luxembourg sont formées par les prolongements des montagnes des
15
114 ANNALES
Vosges qui viennent se terminer au plateau de St-Pierre près de Maestricht, en bordant nos cours d’eau, et prin- cipalement la Meuse, des collines qui les enserrent. Le Hainaut et le Brabant sont en quelque sorte un prolonge- ment du systéme français du Nord ; enfin les Flandres et la province d'Anvers étant formées presque entièrement de terrain dalluvion et se trouvant bordées par nos dunes etles polders, nous mettent en rapport avec les provinces occidentale: de la France, lAngleterre et la Hollande. Il en résulte que la Belgique possède en quelque sorte trois flores différentes et par suite trois faunes diverses, et c’est de quoi il est facile de s'assurer en étudiant les produc- tions naturelles de ces trois zones. Par nos provinces mon- tagneuses, nous possédons un grand nombre d’espèces des Vosges et mêmes des Alpes. Par les provinces centrales, nous pouvons revendiquer presque toutes les espèces de la France boréale et mème de la France centrale, et enfin par nos provinces maritimes, les espèces de la France ocei- dentale, de l'Angleterre et de la Hollande se retrouvent presque toutes sur notre territoire.
On doit ajouter à ce que nous disons plus haut que la position de la Belgique donne à sa faune les plus grands rapports avec celle de l'Allemagne, et en examinant les catalogues publiés dans le Brandebourg, les Saxes et dans les environs de Nuremberg, on est étonné des grands rap- ports qu'ils ont avec le nôtre.
Nous commençons le Catalogue des coléoptères par les cicindelidées et les carabidées. Nous n’avons sur cette ma- tière qu’un catalogue publié par M. le professeur Wesmael dans les bulletins de l'Académie royale des sciences (an- née 1853); mais ce catalogue, par suite des nombreuses découvertes qui ont été faites depuis sa publication, est devenu tout à fait incomplet, et le nombre d'espèces con-
DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE BELGE. 115
nues aujourd’hui, est à peu prèsle double de celui indiqué par le savant professeur.
La première partie du Catalogue donnée aujourd’hui a été préparée par M. Mathieu d’aprèsses propres recherches et d’après celles faites par une partie des membres de la sec- tion de la Société chargée spécialement de s'occuper des coléoptères, parmi lesquels nous citerons principalement MM. J. Delafontaine, J. Colbeau, Bouillon, Demoulin, Tem- stedt, Fologne, Rouloef, etc. D’une autre part M. Putzeys a eu l’obligeance de nous communiquer la liste des espèces qu’il regarde comme incontestablement existantes en Belgique, etenfin M. le docteur Layen, de Luxembourg, a bien voulu faire parvenir à la Société le catalogue de celles qu'il a observé dans le Grand-Duché.
Outre les cincidehidées et les carabidées, la Société pu- blie aujourd’hui la liste des dytiscidées et des gyrinidées belges préparée par M. Mathieu. Nous espérons, pour nos publications de l’année prochaine, pouvoir donner la liste de nos hydrophilidées et celle de l’importante famille des curculionidées.
116 ANNALES
COLÉOPTÈRES.
FAMILLE 1. — CICINDELIDÉES.
G. CICINDELA. Latr.
1. €. Campestris. L. KF.
Endroits secs et sablonneux de toute la Belgique.
Var. C. Arrms, Fisch. Taches nulles ou presque nulles. .
2. ©. Hybrida. L. Dans les lieux secs et sablonneux et dans les dunes. Espèce commune.
3. €. Maritina. Dej. C. HYBRIDA, Sow. Assezrare; dans les dunes près d’Ostende et de Nieuport.
4. ©. Sylvatica. L. Dej. Bruyères de la Campine et des Ardennes; dans les en- droits arides et sablonneux des environs de Mons.
5. €. Germanica. L. CÆRULEA, Hersbt. C. OBSCURA, F. (1)
(1) Monsieur le docteur Layen indique dans le grand-duché de Luxem- bourg les espèces suivantes :
C. Sylvicola, Meg. dans les chemins sablonneux à Domeldange.
C. Id. Var. Integra, Meg. dans les mêmes lieux.
C. Var. Transversalis, Ziegl. Dans les fossés de la forteresse de Luxem- bourg.
C. Soluta. Meg. à Wzig. et Altringen.
C. Sinuata. F. à Kopstal. Tres-rare.
DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE BEIGE. 117
Dans les champs et dans les bruyères de presque toute la Belgique.
La couleur des élytres varie du bleu au violet, et même jusqu’au noirätre.
FAMILLE 11. — CARABIDÉES.
Première Division, So 4er OMOPHRONITES.
G. OMOPHRON. Latr.
6. ©. Limbhatum. F. Il habite les bords des eaux et se rencontre dans pres- que toute la Belgique.
$S® 2. ELAPHRITES.
G. NOTIOPHILUS. Dum.
7. N. Semipunetatus. F. N. AQUATICUS , Var. Gyll. N. LATUS, Waterh. N. STRIATUS, Waterh.
Var. N. Bicurrarus, F. Commun partout dans les endroits humides.
8. N. Quadripunetatus. Dej. N. SEMIPUNCTATUS, Var. Lac. Assez rare; il a été trouvé près de Bruxelles, par M. Fo- logne.
9. N. Palustris. Duft. N. TIBIALIS, Steph. N. BREVIS, N. BREVICOL- LIS et N. LATIOR, Waterh.
118 ANNALES
Il n’est pas très-rare aux bords des eaux dans la Cam- pine et aux environs de Louvain.
10. N. Aquaticus. L. Dej. N. NEWMANNII et N. METALLICUS . Waterh.
Il est commun partout. Comme toutes les espèces de ce genre, il habite les lieux humides.
11. N."Punctulatus., Wesm. Il se rencontre aux environs de Bruxelles et de Louvain,