ES ti ares D rer RS Dr LIN ! E u D RNNALES 0 SERRE, # J : » \ : Du” MOT ES « ÉASDELERS 1 Le À à) SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE — à J ui” sf 2 d x EN | ARTIULE 96 DES STATUTS ET DU RÈGLEMENT. — Les opinions émises dans les Annales sont entièrement propres à leurs auteurs; la Societe n'entend aucunement en assumer la responsabilite. L JYCOGRAPHIE VIRMIN-DIDOT El CI6, — PARIS ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1822 RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE PAR DÉCRET DU 23 AOÛT 1878 Natura maxime miranda in Minimis. ANNÉE 1919. — VOLUME LXXX VIII PL. CC epARTS AU SIEGE DE LA SOCIÉTÉ HOTEL DES SOCIÉTÉS SAVANTES 28, rue Serpente, VI: 1919-1920 RE ee xs CS Wap ct el ANNALES 2. KE DE LA x | SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE FONDÉE LE 29 FEVRIER :832 RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE PAR DÉCRET DU 23 AOUT 1878 Natura maxime miranda LA 4er ET 2° TRIMESTRES 1 D. RARIS AU SIÈGE DE LA SOCIÈTÉ HOTEL DES SOCIÉTÉS SAVANTES 28, rue Serpente (VI 1919 in Mminimis VOLUME LXXXVIII. — ANNÉE 1919 "= Les Annales paraissent trimestriellement Le Secrétæire-gérant : L. Caoparo. Librairie de la Société entomologique de France Hôtel des Sociétés savantes, rue Serpente, 28 ë La Société dispose des ouvrages suivants : Le (Le premier prix est pour les membres de la Société, le deuxième, pour les personnes étrangères à la Société.) Annales de la Société entomologi que de France, anpéss 1843 à 1845, 1859 à 1870, 1872 à 1879 et 1883 à le. DÉRAPAETES RTE A AN AT 07 ._ 42 et 15 fr. Annales (années 1896 a 1918) 0 PR ee 25 et 30 fn Tables des Annalss (1832-1860), par A.-S. Paris. 2et 3 fr. Tables des Annales, de 1861 à 1880, par E. Lerèvre. 40 et 42fr Tables des Annales, de 1881 à 1890 ,par E. Lerèvre. 7,50 et 40 fr. Bulletin de la Société entomologique de France (publication distincte des Annales, depuis de années 1896 à 1915, chaque année . . . . . . . . 48 fr. 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GROUVELLE, fasc. 1 (1916), pp. 14-80. 8 et AArTS 2 £ a Synopsis des Onthophagides d'Afrique, par H. D'ORBIGNY 90 et 25 fr. Les zoocécidies du Nord de l'Afrique, par C. Houarp. . 8 et 40 fr. L'ABEILLE, Journal d’Entomologie, fondé par S. DE MARSEUL, continué par la Société entomologique de France, publie spé- cialement des travaux sur les CoLÉOPTÈRES de l’Ancien Monde. M. L. Benz, 20, rue de l'Odéon, est chargé de la publication du Journal (examen et admission des mémoires et correspondance scien- tifique). Le montant des abonnements L’Abeille (à 10 fr. ou 12 fr. par volume) doit être adressé à M. J. MAGNIN, Bibliothécaire e ago de la Société entomologique, 28, rue Serpente. N } : . (e ” : * LR Re, L { HE { Ê : 1 (n CL pre. nn oc PS SDS fn ne bé SE dé RS D Sn he. Le à ; { D Macs ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE À UNE VISITE A LA COLLECTION DE MICROLÉPIDOPTÈRES D'ACHILLE GUENÉE par J. DE JOANNIS. . 1 6 RaGoxor a publié dans les Annales de la Société entomologique de France [1894] des « Notes synonymiques sur les Microlépidoptères et descriptions d'espèces peu connues ou inédites ». Ce travail était des- tiné, dans la pensée de l’auteur, à fournir des documents pour la nou- velle édition, qui se faisait alors désirer, du Catalogue des Lépidoptères de Ja faune paléaretique de O. SraupiN@er. De fait, l'édition de 1901, L dans laquelle H. ReBEL paraît être le principal responsable de ce qui concerne les Microlépidoptères, a admis un grand nombre des correc- tions indiquées par RAGoxor; elle en a omis quelques-unes, souvent à tort. L’une des sources auxquelles RaGoNoT avait puisé ses renseigne- - ments, nous dit-il, était la collection d'Achille GUENÉE, conservée pré- cieusement par M. Charles OBERTHÜR; l'examen qu'il en avait fait lui avait permis de tirer au clair bien des obsecurités, de rectifier bien des erreurs. Toutefois, en étudiant le travail de RaGoNor, j'avais eu l’im- pression que quelques doutes subsistaient encore, aussi demandai-je à M. Ch. Ogertuür s'il voudrait bien m'autoriser, à mon tour, à exa- miner ces importants documents. Il accueillit ma demande avec sa générosité coutumière et j'ai pu récemment étudier la collection GUENÉE au point de vue qui m'intéressait. Cette collection existe toujours telle que M. Charles Ogerraür l’a reçue ; toutefois, lors de sa visite, RAGo- = NOT avait cru pouvoir dépiquer certains exemplaires qu'il désirait em- porter afin de pouvoir les examiner plus à loisir. Il avait d’ailleurs eu Aun. Soc, ent. Fr., LXXXVII [1919]. 1 2 J. DE JOANNIS. soin de mettre à chacun une étiquette permettant de retrouver sa place dans les cartons de GUENÉE ; M. Ch. OBErTHüR les a réintégrés à leurs places respectives et les étiquettes de RAGoNoT, toujours pré- sentes, permettent de se rendre compte du mouvement qui a eu lieu. Un seul exemplaire me paraît n’avoir pu être remis à sa place, c’est le type de Conchylis purana dont une série compacte, au-dessus de léti- quette de GUENÉE, ne laisse aucun vide où l’on ait pu remettre le type emporté et renvoyé par RaGoxorT. Ce type se trouve ailleurs, placé en travers, témoignant ainsi qu’on n'avait pu retrouver sa place primi- tive. Aucune erreur, heureusement, ne peut résulter de ce déplace- ment. Je n’ai pas cherché à étudier la totalité des espèces de la collection GUENÉE, mais uniquement celles auxquelles il a donné des noms nou- veaux dans son Europaeorum Microlepidopterorum Index methodicus, paru dans les Annales de la Société entomologique de France, en 1845. J'en avais dressé la liste et c’est l’ordre de cet Index que je suivrai ici; il ne correspond pas toujours absolument à l’ordre de rangement que GUENÉE a adopté pour sa collection. Un point m'intéressait spécialement. A la page 185 de ses « Notes synonymiques, etc. », RAGONOT cite Sciaphila policolana Guenée et ajoute : « Cette espèce n’existe plus dans la collection, non plus que Phiaeodes estreyana Gn.{Ind., p.39) ». N'y avait-il pas d’autres absences ? et d’où provenaient-elles? D’après les termes employés par RAGONOT : « n'existe plus », on pouvait en effet se demander si les espèces ab- sentes actuellement n'avaient pas été là jadis; alors, comment auraient- -elles disparu ? Or, pour le dire tout de suite, je crois pouvoir affirmer que, sauf un très petit nombre de cas (trois), on peut rendre un compte absolument satisfaisant de l'absence, vraie ou apparente, des vingt- quatre espèces qui ne paraissent plus être représentées dans la collec- tion GUEXÉE : les unes n’ont jamais été là, telle policolana, on ne peut done pas dire qu’elle n’existe plus, elle n’a jamais existé dans la col- lection GUENÉE; d’autres y sont toujours, mais leur nom a disparu, telle estreyerana (non estreyana), on ne peut donc non plus dire qu’elles n'existent plus, elles existent toujours dans la collection Gue- NÉE, et l'intégrité de cette collection paraît parfaite, sauf quelques cas infiniment rares, qu’une étude plus pénétrante permettrait peut-être de réduire, ou que la caducité des choses humaines suffirait à expliquer. Je noterai ici une source importante de renseignemenis que j'ai pu utiliser grâce à l’extrême obligeance de M. Ch. OBERTHÜR, à savoir lexemplaire personnel de l’{ndeæ methodicus qui appartenait à GUENÉE, et sur lequel l’auteur a consigné les synonymies qu’il découvrait peu ORNE) VON PPT) DT Microlépidoptères d'Achille Guenée. 3 à peu. Celles-ci permettent souvent de comprendre les modifications que l’auteur a apportées à sa classification. Pour chaque espèce ci-après, j'ai relevé ces synonymies et les ai reproduites ici, bien que plusieurs soient manifestement erronées. J'ai dit que le Catalogue SraupiNGer-Regez, 1901, avait admis plu- sieurs des synonymies indiquées par RaGoxor en 1894. D’autres étaient déjà reconnues auparavant, mais il est assez curieux de noter que les éditions antérieures de ce Catalogue, 1861 et 1871, indiquaient cer- taines synonymies, et parfois très exactes, des noms de GUENÉE qui ont été supprimées dans l'édition de 1901! GuENÉE est cependant un auteur assez connu pour qu'il soit utile de fixer la valeur des noms qu'il a donnés. En indiquant ci-dessous les synonymies, j'ai suivi le Catalogue de STAUDINGER-REBEL de 1901, malgré toutes les imperfections reconnues qu'il présente. Ce Catalogue cite tantôt l’Index methodicus, avec page, tantôt les Annales de la Société entomologique de France de 1845 où a paru cet Index; cette inconstance est fâcheuse; pour chaque espèce j'indique les deux références sous les rubriques respectives : Annales [1845] et Index. J'ai relevé également le nombre des spécimens présents dans la collection GUENÉE, ainsi que leur sexe, dans la mesure où il m'a été facile de le reconnaitre ; quelques-uns sont en état trop défectueux, parfois non préparés, et je n'ai pu aisément préciser ce point de détail, je les indique alors comme éncertains. Je n’ai pas craint de répéter souvent des choses fort connues, afin de donner une vue d'ensemble de la synonymie des noms donnés par GUENÉE aux espèces qu'il jugeait inédites ou mal nommées. Tortrix transitana Gn. (Ann. [1845], p. 138; Index, p. 4). — GUENÉE ajoute sur son /ndex : « acerana Haw. St. non Hb. » — Ce : St. signifie Stephens, comme l'indique une citation que nous ren- contrerons plus loin. La collection GUENKE contient 1 G'et 2 Q. C’est Tortrix diversana Hb. Le Catalogue 1901 indique cette synonymie au n° 4601. LEDERER l'avait signalée (W. e. M., [1859], p. 246). Tortrix semialbana Gn. (Ann. [1845], p. 139; Index, p. 5). — GUENÉE indique sur son Index : « modeeriana St. non L. » — 3 œ'et _2 © sont présents. C’est Cacoecia semialbana Gn. (Cat. 1904, n° 1518). © Tortrix rogana Gn. (Ann. [1845], p. 140; Index, p. 6). — La col- lection GuENÉE contient 4 G' dont deux ont été étudiés par RAGoNoT. L'espèce a gardé son nom (Cat. 1901, n° 1592). Ces exemplaires sont à ailes relativement étroites et je les vois à fond jaune réduit et forte- ment marqueté de taches gris plombé. Racoxor, p. 183, exprime la 4 J. DE JOANNIS. même chose d’une autre facon, illes dit : « à fond gris luisant réticulé de jaune olivâtre » tandis que la variété dohrniana H.-S. est, d’après lui, « d’un jaune ocracé uni, sans traces de parties lustrées (ou à peine) ». Il me semble préférable de considérer la teinte jaune comme formant le fond dans un cas comme dans l’autre, et les parties lustrées, gris luisant, gris plombé, comme formant une sorte de marqueterie qui, chez rogana Gn. type, est fort développée, tandis qu’elle se perd et disparait chez dohrniana H.-S. HERRICH-SCHAEFFER à varié, dit Ra- GONOT, dans sa façon de s'exprimer; c’est vrai, mais il est toujours permis de varier quand c’est pour mieux faire ; or il avait d’abord dé- crit son lusana (synonyme de rogana) (IV, p. 174) comme ayant le fond gris et des taches jaunes, il s’est corrigé (VI, p. 156) en adoptant la facon de parler que j'indique plus haut : fond jaune et taches gris luisant. La variété dohrniana a les ailes plus larges, ce qui justifie le « major » du Catalogue STAUDINGER et la teinte jaune, moins sombre et moins réduite par les taches grises, justifie le « pallidior » du même Catalogue. Tortrix donzelana Gn. (Ann. [1845], p. 140; Index, p. 6). — GuENÉE ajoute sur son {ndeæ : « maurana St. » La collection contient 4 S'et 1 ©. C’est la forme claire à bandes foncées d’Olethreutes bran- deriana L. Le Catalogue de 1904, au n° 1902, a supprimé ce syno- nyme que les éditions précédentes (1861 et 1874) indiquaient. LEDERER l'avait signalé (W. e. H., [1859], p. 284) et RaGonor l'avait confirmé, p. 203. Leptogramma parisiana Gn. (Ann. [1845], p. 142: Index, p. 8). — GUENÉE ajoute sur son fndex : « scabrana St. non (F.) ». 4 g'et 1 © représentent dans la collection cette variété bien connue de Acalla boseana F. (Catalogue 1904, n° 1457). J'ai expliqué ailleurs (Ann. Soc. ent. Fr., [1915], p. 81) que ce nom devait céder la place au nom ul- mana donné par DuponcHEL à la même forme et que GUENÉE préten- dait remplacer, sans motif suffisant. Teras arcticana Gn. (Ann. [1845], p. 144; Index, p. 10). — RaGo- xor, p. 178, a donné la synonymie de ce nom (qu’il écrit articana par erreur). C’est une forme foncée de À. hastiana L. à ligne transversale jaune orangé obscur. La collection GUENÉE contient deux exemplaires étudiés par RAGONOT. STAUDINGER a omis ce nom qui devrait se placer à la suite de byringerana Hb. (Cat. 1904, n° 1446 b.). Teras erebana Gn. (Ann. [1845], p. 146; Index, p. 12). — Raco- NoT, p. 178, a mis ce nom en synonymie de Acalla abielana HD. ab. opacana Hb.; SrAUDINGER l’a suivi (Cat. 1904, n° 1448 b.). Microlepidoptères d'Achille Guence. 5 Cet exemplaire avait été pris par Mm° LESsAGE, en Poitou. Il est de fort petite taille, à peine aussi grand que À. variegana Schiff., au dire de Guenée. Je noterai ici que cet individu m'a rappelé trois exemplaires d’une espèce voisine, Acalla umbrana Hb., également de petite taille, pris l’un à Vannes par mon frère aîné, le second à Auzay (Vendée) par M. Daniel Lucas, le troisième par feu Robert Brown à Caudéran (Gironde). Il semble que l’on se trouve là en présence de petites races propres à l’ouest de la France. L’exemplaire de la col- lection GUENÉE à les ailes relativement larges, avec quelques légers .… restes de dessins blanchâtres, les ailes inférieures fuligineuses {celles des petits wmbrana sont tres noires). Teras proteana Gn. (Ann. [1845], p. 146; Index, p. 12). — Gue- æ NÉE proposait ce nom pour désigner l’espèce, si commune et si varia- ble, connue généralement sous le nom de ferrugana Schiff., ce dernier nom lui semblant incertain. Il y a d’ailleurs actuellement, dans sa collection, des exemplaires classés ferrugana W. V., et aucun sous le nom de proteana. Il avait donc dû modifier sa manière de voir ultérieurement. Cette synonymie, indiquée avec raison par LEDERER (W.e. M., [1859], p. 155) et dans l’édition de 1861 du Catalogue de STAUDINGER, à été supprimée dans les suivantes. Elle serait à rétablir (Cat. 1901, n° 1473). GUENÉE donnait ce nouveau nom en s'inspirant de l'extrême varia- bilité de cette espèce; toutefois il en reculait par trop les limites et des variétés à, b, ce, d, qu'il y rattachait, la première : Var. a sabulana Gn.(olim) s'y rapportait seule. Cette forme, dont le nom et quatre exemplaires figurent dans la collection GUENÉE et qui n’a été citée ni par RAGoNor ni par les Catalogues de STAUDINGER, est bien décrite par GUEXÉE : C’est un À. ferrugana couleur chair ou testacé léger, sau- poudré finement de roux et sans aucune tache costale nettement indi- quée. Elle pourrait utilement être ajoutée au Catalogue, avec les autres aberrations de 4. ferrugana. Les trois autres variétés (b, c, d) se rattachent à l’espèce fort dis- tincte logiana Schiff. La var. b nommée violaceana par GUEXÉE, qui n’a été mentionnée ni par RaGonorT ni par les Catalogues STAUDINGER, est une forme presque unicolore, brune, de logiana. La collection GUEXÉE en contient huit exemplaires. Elle devrait être citée au n° DE du Catalogue de 1901. Penthina leucomelana Gn. (Ann. [1845], p. 152; Index, p. 18). — GUEXÉE ajoute sur son Index : « betuletana St. IL. 87 ». C’est là une citation précise de SrepHexs et l’auteur anglais y attribue lui-même ce 6 J. DE JoaAnNNis. nom à HAworTH. Aucun exemplaire ne figure dans la collection sous le nom de leucomelana. l Nous allons voir sur cet exemple la facon de procéder de GUENÉE qui nous fournira le mot de plusieurs énigmes. GUENÉE, avait reconnu l'erreur de DuronNcHEL comprenant sous le nom unique de capreana les deux figures 4a et 4b de la planche 245 qui représentent deux espèces bien distinctes, 4b étant le T. corticana Hb. fig. 13, 4a étant tout autre chose et vraisemblablement, pensait-il, l'espèce dont Hüs- NER à representé la chenille sous le nom de Tortrix pagana. Ne lui voyant donc aucun nom certain, GUENÉE lui en donnait un, leucome- lana. Plus tard, ses relations avec les auteurs anglais lui avaient appris à connaître nombre d'espèces de HAworrx et de STEPHENS comme les additions manuscrites de son Index en font foi, et il avait constaté que l'espèce nommée betuletana par le dernier (HI. 87) était bien celle à laquelle il avait donné le nom de leucomelana. Dès lors, pour lui, ce dernier nom devenait inutile et, par une erreur regrettable assu- rément, car il pouvait se tromper lui-même dans ses synonymies, il le supprima purement et simplement ; aussi trouve-t-on dans sa col- lection des exemplaires sous le nom de betuletana et plus rien sous celui de leucomelanx. La synonymie découverte par GUENÉE, consignée par lui sur son Index, nous permet ainsi de comprendre la disparition du nom de leu- comelana. Le type doit être parmi les exemplaires classés comme betu- letana, mais rien ne me semble permettre de le distinguer. Rien n’au- toriserait non plus cependant à dire que leucomelana « n'existe plus » dans la collection comme RaGoxor le disait de P. estreyerana et nous verrons que le cas de cette dernière espèce est analogue et se répète pour plusieurs autres. Les noms ne sont plus là, les insectes y sont toujours. Cette synonymie était d’ailleurs facile à établir, à cause du renvoi fait par GUENÉE à la figure donnée par DuPoNCHEL, et LEDERER l'avait signalée (W. e. M., [1859], p. 283). Les Catalogues de 1861 et 1871 l'indiquaient, celui de 1901 l’a supprimée; pourquoi? Elle serait à rétablir au n° 1866. Penthina praelongana Gn. (Ann. [1845], p. 152; Index, p. 18). — GUENÉE à ajouté sur son /ndex : « grevilleana Curt., betuletana H.S. 251-2 ». Cinq exemplaires dans la collection : 2 &', 1 ©, 2 in- certains. La synonymie est bien donnée par le Catalogue 1901, au n° 1867, c’est Olethreutes sororculana Zett., et c’est à elle que serapportent les figures 251 et 252 de HERRICH-SCHAEFFER. GUENÉE se trompait en y. FAN Aie Microlépidoptères d'Achille Guenée. 4 rattachant grevilleana Curt., qui est identique à sauciana Hb. d’après BARRETT, ainsi que le notait RAGonorT, p. 201. Penthina ochromelana Gn. (Ann. [1845], p. 152; Index, p. 18). — GUENÉE ajoute sur son Index : « dimidiana Tr., H.S.; weaverana F. ». Le premier auteur de dimidiana est Sonorrsky et non TREIT- scHKE. Ici, de nouveau, GUENÉE a supprimé de sa collection le nom ochromelana et l’on voit simplement quelques exemplaires sous le nom qu'il avait reconnu antérieur : démidiana. La synonymie, signalée jadis par Lenerer (W. e. M., [1859], p. 283), est indiquée par le Cata- logue de 1901 au n° 1875, au genre Olethreutes. à Spilonota alnetana Gun. (Ann. [1845], p. 154; Index, p. 20). — GUENÉE, sur son /ndex, ajoute, à tort d’ailleurs : « thapsiana? H.-S. 351 ». 2 œ' et 1 exemplaire incertain figurent dans la collection. C’est la variété connue de Gypsonoma dealbana Froel. (incarnana Ha w.) (Catalogue 1901, n° 2010. a). GUENÉE prévoyait lui-même dans son Index que ce pouvait bien être une simple variété obscure d’une es- _pèce à fond clair ; la citation hésitante de fhapsianaH.-S. indique même un effort dans ce sens. Sericoris grapholithana Gn. (Ann.[1845], p. 156 ; Index, p. 22). — GUENÉE ajoute sur son Index : « aurofasciana Ha Ww.; lapideana H.S. 246. An h. g.? ». Le second de ces synonymes est inexact, mais le premier est juste; il doit d’ailleurs être remplacé lui-même par celui d'Exartema latifasciana Haw. Les anciennes éditions du Catalogue STAUDINGER donnaient cette synonymie, celle de 1901 l’a supprimée, elle doit être rétablie au n° 1965. Suivant sa méthode, GUENÉE à sup- primé de sa collection le nom de grapholithana, mais on y trouve cinq c' et deux incertains (non préparés) sous le nom awrofasciana Ha W. Sericoris herbana Gn. (Ann. [1845], p. 157; Index, p. 23). — RaGoxor a bien décrit l’état des choses, p. 205; il y a cependant dans la collection GUENÉE deux petits exemplaires obscurs qu’il ne cite pas, mais qui me paraissent étrangers à l'espèce, d’ailleurs ils ne portent pas l'étiquette : Ex Museo Ach. Guence que M. Ch. OBERTHÜR à mise au pied des épingles de la collection quand il l’a acquise. Olethreutes herbana Gn. à été rapporté dans le Catalogue de 1901 comme variété à O. lacunana Dup. Ce rapprochement est certainement faux; la- cunana est caractérisé, entre autres, par ses dessins assez confus, herbana porte au contraire des dessins d’une netteté parfaite. Je suis très porté à croire que O0. herbana n’est autre chose que O0. cespitana Hb. (Cat., 1901, n° 1927) ou du moins une forme très voisine à ré- gions claires plus accentuées, mais la coupe et les dessins me pa- 8 J. DE JOANNIS. raissent être essentiellement les mêmes que sur les figures de HÜBNER 244, 245. Jusqu'à nouvel ordre on peut compter cette espèce comme distincte : Olethreutes herbana Gn. (Cat. 1901, n° 4927 bis). Sericoris lucana Gn. (Ann. [1845], p. 157; Index, p. 23). — Ra- GonorT, p. 206, a étudié ce cas avec soin. STAUDINGER l’a suivi. Mais ce nom n'étant accompagné dans l’Index d'aucune description, on doit le supprimer absolument de la circulation plutôt que discuter à quoi répondent les insectes qui figurent sous ce nom dans la collec- tion, c’est un pur nom manuscrit. GUENÉE le proposait lui-même d’une façon douteuse. Sericoris stibiana Gn. (Ann. [1845], p. 158: Index, p. 24). — La collection renferme deux ‘et une ©. Un exemplaire est marqué de Digne. C’est Olethreutes stibiana (Cat. 1904, n° 1907). Sericoris metallicana Mb. var.? schoenerrhana Gn. (Ann. [1845], p. 158; Index, p. 24). — Les coneluSions de RAGoNor n’ont été admises qu'en partie par le Catalogue de 1904, n°1905. RAGoxor, p. 204, identifie le schoenerrhana Gn.avec nebulosana Zett. auquel il rattache. également #rriguana H.-S. et qu'il considère comme espèce distincte de metallicana HD. STAUDINGER admet la première synonymie, mais rapporte séparément nebulosana et irriquana, comme variétés, à me- tallicana HD. Je m'étonne que Raconor ait formulé sa conclusion « d’après la collection Guenée ». Je n’y ai vu aucun exemplaire dorrespondant à l'étiquette schoenerrhana et cette absence se conçoit d’ailleurs sans peine d’après le texte de GUENÉE, il termine en effet sa diagnose par ces mots : « a D. Schoennher (!) D° Boisduval missa ». Ainsi cette espèce faisait partie, non de la collection GUENÉE mais de la collection BorspuvaL; on ne doit donc pas s'attendre à la retrouver dans la col- lection GUuENÉE. Telle est la seconde source d'explication des absences que l’on remarque dans cette collection. GUENÉE, décrit des espèces sur des exemplaires qui ne lui appartiennent pas, les étiquettes avec les noms sont là, mais les papillons sont ailleurs. Sericoris metallicana H b.var.?scorianaGn.(Ann.[1845], p.158; Index, p. 24). — GUuExéE ajoute sur son Index : « metalliferana H .-S. 204 », ce qui est parfaitement exact, mais le nom de scoriana a l’an- iériorité. RAGonor la indiqué, p. 204. Le Catalogue 1901 l’a suivi, n° 1908. Quatre c' sont dans la collection, dont deux ont été étudiés par RAGONOT. { (1) Lisez SGHOENHERR. Microlépidoptères d'Achille Guenée. 9 Sericoris fulgidana Gn. (Ann. [1845], p. 159; Index, p. 2%). —- GUENÉE à ajouté sur son Index : « Gigantana H.S. 233 ». Sa collection contient quatre cf‘ et un cinquième exemplaire incertain (non préparé). C’est Olethreutes fulgidana G n. (Catalogue 1901, n° 1940). Sericoris penthinana Gn.{(Ann. [1845], p. 159; Index, p. 25). — Un c' étudié par RAGoNoT qui a rétabli, p. 203, la priorité de ce nom sur celui de postremana Z. (Cat. 1901, n° 1892) au genre Olethreutes. Sericoris astrana Gn. (Ann. [1845], p. 159; Index, p. 25). — Un c', une ©. Sur l’étiquetfe, Guenée indique la localité : Jura. C’est Olethreutes astrana Gn. (Cat. 1901, n° 1903). Selenodes dalecarliana Gn. (Ann. [1845], p. 160; Index, p. 26). — GUENÉE ajoute sur son Index : « roseomaculana H.-S. 163 ». Cette syno- nymie est inexacte. RaGoxor a rétabli, p. 203, les droits du nom de GUENÉE sur celui de pyrolana WKk. Un ç figure dans la collection. C'est Olethreutes dalecarliana Gn. (Cat. 1901, n° 1881). Mixodia errana Gn. (Ann. [1845], p. 160; Index, p. 26). — C'était là, pour GUENÉE, un nouveau nom destiné à remplacer celui de tene- rana Dup., pl. IX, 266, fig. 4, assurément appliqué à une espèce fort différente de celle que HüBNER avait voulu désigner sous ce nom par sa figure 183. Mais cette espèce était déjà décrite et figurée comme ratzeburgiana par SAXESEN en 1840. Un c' se trouve dans la collec- tion GUENÉE. Cette synonymie, indiquée par LEDERER (W. e. M., [1859/, p. 342) et par les premières éditions du Catalogue STAUDINGER, à été supprimée dans celle de 1901. On ne voit pas pourquoi. Elle doit être rétablie au n° 1983, Steganoptycha ratzeburgiana Sax. Aterpia anderreggana(!t) Gn. (Ann. [1845], p. 161; Index, p. 27). — RAGoNoT, p. 204, a indiqué que le nom de spuriana H.-S., dans le genre Olethreutes, devait être mis en synonymie de celui donné par GUENEE. STAUDINGER-REBEL au n° 1914 à maintenu spuriana et cite avec un point de doute le nom de GUENÉE ajoutant : « si certum, nom. restituend. » Pourquoi ce : si certum? Et pourquoi alors avoir admis _ les autres synonymies indiquées par RAGoxor et rétabli des noms tels - que penthinana, dalecarliana, scoriana, etc.? Un G', présent dans la collection, étudié par RAGoNoT, permet de faire justice de ce doute sans fondement. GUENÉE note que l'espèce (son exemplaire proba- blement) avait été envoyée à BorspuvaL par ANDEREGG (il écrit incor- rectement : Anderregg). Eriopsela caricana Gn. (Ann. [1845], p. 163; Index, p. 29), — (1) Le nom correctement orthographié serait andereggana. 10 J. DE JOANNIS. GUENÉE ajoute sur son Index : « fractifasciana ». Aucun insecte ne figure dans la collection ni sous le nom caricana, ni sous le nom fractifasciana. Mais on en trouve classés : cuphana, et j'ajoute qu'il y en a des spécimens de France. Or, dans son Index, GUENÉE décrivant son caricana disait : « a Cuphana quoque distincta mihi apparuit, sed hanc coram oculis non habeo ». DuPoNCHEL avait décrit cuphana sur des exemplaires venant d'Autriche et auxquels FISCHER DE ROEs- LERSTAMM avait donné ce nom én litteris ; aussi GUENÉE citait-il cuphana seulement d'Autriche. Plus tard, vraiseml#lablement, il eut sous les yeux des cuphana et coustata leur identité avec son caricana qui était de France; suivant sa méthode il supprima le nom de caricana tombé en synonymie. Plus tard encore, par les auteurs anglais, il dut ap- prendre à connaitre le fractifasciana de Haworru; il inscrivit cette synonymie sur son Index, mais ne remania pas sa collection, les choses y restèrent en l’état, et les cuphana français sont bien cer- tainement les caricana primitifs, Indiquée par LEDERER (W. e. M, 11859], p. 345), puis par les anciennes éditions du Catalogue STAUDINGER, supprimée on ne sait pourquoi dans la nouvelle, cette synonymie doit être rétablie au nom de Steganoptycha fractifasciana Haw. (Cat. 1901, n° 1992). Sciaphila subjectana Gn. (Ann. [1845], p. 165; Index, p. 31). — GuENÉE ajoute sur son Index : « minorana HS. 104-106 ». STAUDIN- GER-REBEL l’a réuni avec raison à Cnephasia incertana L. (Cat. 1904, n° 1624) dont minorana est la forme foncée. La description de GUEXÉE correspond plutôt à la forme claire. La collection contient 8 exem- plaires. Sciaphila canescana Gn. (Ann. [1845], p. 166; Index, p. 32). — Ce nom figure dans la collection GUENÉE, mais aucun papillon n’y est rapporté. Par contre il y a deux exemplaires sous le nom de séyria- cana H.-$S. De plus, dans son Index, GUENÉE à ajouté : « sfyriacana H. S. » au-dessus de canescana, mais aucun signe, comme une petite accolade, ne permet, ainsi que dans les autres cas, d'affirmer qu'il en faisait un synonyme de son canescana. La chose est cependant pos- sible. Les deux exemplaires de la collection répondent bien à la des- cription de GuENÉE. Je considère comme infiniment probable que ce sont les canescana primitifs qui sont placés sous le nom de séyriucana. L'espèce doit porter le nom de Cnephasia canescana Gn. (Cat. 1904, n° 1616). Sciaphila diurneana Gn. (Ann. [1845], p. 166; Index, p. 32). — GuexéEe ajoute dans son Index : « bellana Curt ». RaGonoT, p. 185, Microlépidoptères d'Achille Guenee. 1 et STAUDINGER n’ont pas hésité à identifier le diwrneana Gn. avec Cnephasia penziana Thnbg. (Cat. 1901, n° 1614), malgré les paroles de GUENÉE : « cum Penziana confusa at plane distincta species ». Il y a là trois &', ce sont de grands exemplaires à côte droite et apex un peu aigu, mais pour les séparer de penziana il faudrait de bien fortes preuves fournies par des élevages ou des examens anato- miques, je ne crois pas que ces études aient été faites jusqu’à ce jour. Sciaphila stramentana Gn. (Ann. [1845], p. 167 ; Index, p. 33). — RAGonoT, p. 187, à réclamé l'autonomie spécifique pour cette espèce. Le Catalogue de 1904, au n° 1644, n’a pas tenu compte de cette récla- mation, En attendant des élevages et des études plus approfondies, il est prudent de suivre l'opinion de Ragonor et de nommer l’espèce - Anisotaenia stramentana Gn., n° 164% bis. Quatre exemplaires, 2 &', 4 ©, Lincertain sont dans la collection. Sphaleroptera diniana Gn. (Ann. [1845], p. 167; Index, p. 33). — La valeur de ce nom a été bien établie par RaGonor, p: 221. Le Cata- logue 14904 la suivi en inscrivant Steganoptycha diniana Gn. au n° 4977. Huit exemplaires figurent dans la collection GUEXÉE. Sphaleroptera capillana Gn. (Ann. [1845], p. 167 ; Index, p. 33). . — Guenée à inscrit sur son /ndex : € ictericana Hav. St. le ©. Lon- | . à gana Haw. St.la © ». Les anciennes éditions du Catalogue Srau- DINGER indiquaient cette synonymie, LeperER (W. e. M., [1859], p. 255) l'avait indiquée, RaGoxor l’a confirmée, p. 85. Elle doit être rétablie : Cnephasia longana Ha w. (Cat. 1901, n° 1608). Capillana ne figure plus dans la collection GUENÉE. On y trouve par contre des ictericana Haw.,2 «et 4 ©. C’est la suppression habituelle des noms reconnus synonymes. Phoxopteryx selenana Gn. (Ann. [1845], p. 170; Index, p. 36). — Une © dans la collection Guenée. Conformément aux indications de RaGonoT, p. 293, le Catalogue de 1901 cite : Ancylis selenana Gn., au n° 2269. Grapholitha ulmariana Z. Var. stannana Gn. (Ann. [1845|, p. 1714; Index, p. 37). — Guenée ajoute dans son Index : « mitterba- cheriana S4., trimaculana Don. ». SrAUDINGER-REBEL a rattaché avec raison stannana Gn. à Steganoptycha trimaculana Don. (n°2005), mais il ajoute : « ab. fusca ». Ceci est moins bien. Le sens naturel serait en effet : aberration noirâtre : or GUENÉE dit : « alis.. rufocervinis ». C’est la forme vulgaire brun rougeâtre uniforme de cette espèce commune dont il s’agit. Le nom de stannana ne figure plus dans la collection, 412 J. DE JoaAnnis. mais, après une série de papillons, à dessins variés, rangés au-dessus de l'étiquette : frimaculana Don., on voit quatre exemplaires brun rouge unicolore. Ces derniers sont les stannana de GUEXNÉE, que des élevages, comme il le dit lui-même, l'avaient obligé à réunir aux formes bigarrées ordinaires de l'espèce. Grapholitha distortana Gn. (Ann. [1845], p. 172; Index, p. 38). — GUENÉE ajoute ici sur son Index : « obtusana Haw. St.» C’est Steganoptycha obtusana H a w. (Cat. 1901, n° 2004). LeDERER a indiqué cette synonymie({ W.e. M., [1859], p. 344). Suivant sa méthode, GUENÉE a supprimé de sa collection le nom de distortana, mais on y trouve un papillon classé : obtusana Haw. C’est évidemment le type de dis- tortana. Phlaeodes estreyerana Gn. (Ann. [1845], p. 173; Index, p. 39). — L'Index de GUENÉE ne porte ici aucune indication faisant connaître comment avaient pu se modifier les idées de l’auteur, car ce nom ne figure plus dans la collection. Mais l'examen de celle-ci me parait fournir la solution. GUENEE classait son estreyerana entre frutetana H., c’est-à-dire Epiblema tetraquetrana Ha w., et immundana F. R. Or, dans la collection GUENÉE, on peut voir quelques immundana bien typiques suivis de leur étiquette, mais, un peu au-dessus d'eux, se trouvent deux exemplaires qui ne sont autre chose que des immun- dana avec la tache dorsale, blanche crdinairement, teintée de brunätre. Ce sont là, je pense bien, les types d’estreyerana. GUENÉE avait dû y reconnaître une simple variété d’immundana et dès lors, suivant sa méthode, avait supprimé le nom d’estreyerana et rapproché ces deux insectes des vrais éëmmundana à tache blanche. Il ne faut donc pas dire qu’estreyerana n'existe plus dans la collection. Le nom ne s’y trouve plus, pas plus que ceux de grapholithana, caricana, capillana, stan- nana, distortana, ete., mais les insectes y sont toujours. STAUDINGER- REBEL a donc eu raison de mettre estreyerana Gn. comme variété d'Epiblema immundana F. R. (Cat. 19014, n° 2132) avec lindication suivante : « ab. obsc ». Hypermecia viminana Gn. (Ann.|1845], p. 173; Index, p. 39).— GUENÉE ajoute sur son Index : « excaecana HS. 563; cruciana St. Lin.? (non F.), var. cinerana St. Cat. ». Cette espèce ne figure pas dans la collection, du moins sous ce nom. Mais d’après la synonymie recon- nue par GUENÉE, il n’y a pas de doute qu'il faille la réunir à Stegano- ptycha cruciana L. (Cat. 1901, n° 2003). C’est ce que faisait déjà LEDERER (W.e. M., [1859], p. 342) la rattachant à excaecana H.-S., puis RE Microlépidoptères d'Achille Guenée. 13 la première édition du Catalogue. La troisième l’a supprimé, on ne sait pour quel motif. Poedisca policolana Gn. (Ann. [1845], p. 174; Index, p. 40. — Rien ne figure sous ce nom dans la collection GUENÉE. Je crois que l’on doit dire que rien n’y a jamais figuré. GUENÉE termine en effet sa diagnose par ces mots : « Hane speciem nullo generi congruam e Norwegia accepit D. Boisduval. » Aïnsi, comme schoenerrhana, cet insecte appartenait à BorspuvaL, non à GUENÉE; tout le secret de leur absence est là. Il peut être utile d'ajouter ici que M. Ch. OBERTHÜR en acquérant la collection BorspuvAL n’y à pas trouvé de Microlépidoptères. Le sort de ceux qui appartenaient à BorspuvaL reste donc inconnu, mystérieux. Le Catalogue 1901 a fait de cette espèce un Cnephasia au n° 1631. J'ignore pourquoi. Ephippiphora novana Gn. (Ann. [1845], p. 176; Index, p. 42). — GUENÉE ajoute, dans son Index : « pflugiana St. vix F.?; scutulana var.? FR. pl. 64,:b. c. d. ». Classé avec raison par le Cat. 4904, au n° 2143, comme Epiblema pflugiana Ha w., 3 © et 4 © dans la collection. Ephippiphora hepaticana Tr. var. poecilana Gn. (Ann. [1845], p. 177; Index, p. 43). — GUENÉE ajoute sur son /ndex : « trigeminana St: ». Il n'y a plus de poecilana dans la collection, mais il y a des trigeminana, c’est là que sont les fypes de GUENÉE. Le Catalogue de 1901 a donné cette synonymie à Epiblema trigeminanu Steph., n° 2103. LEDERER l'avait déjà signalée (W. e. M., [1859], p. 336). Ephippiphora albuginana Gn. (Ann. [1845|, p. 178; Index, p. 44). — Aucun exemplaire dans la collection. On comprend cette absence en lisant le texte de GUENÉE. Celui-ci donnait un nouveau nom à l'espèce indûment appelée argyrana par DuponcxEL (IX, pl. 263, fig. 6); l’ar- .gyrana Hb., figure 46, est en effet tout autre chose. GUENÉE ajoutait qu’un spécimen unique de cette espèce se trouvait dans la collection BorspuvaL. Son absence s'explique donc comme celle de schoenerrhana et de policolana. J'ai indiqué ailleurs (Ann. Soc. ent. Fr., [1915), p. 111) la synonymie de ce nom : albuginana Gn. est la variété de Pamimene amygdalana D'up. et c’est ainsi qu'il faut corriger le n° 2231 du Catalogue de 1904. Ephippiphora insulana Gn. (Ann. [1845], p. 178; Index, p. 44). — Une ©, d'Hyères, étudiée par RaGonor qui à fait valoir, p. 220, le droit de ce nom à la priorité. Le Catalogue 1901 l’a admis : Pammene insulana Gn., n° 2238. 14 J. DE JOANNIS. Coccyx splendidulana Gn. (Ann.[1845], p. 179; Index, p. 45). — Six exemplaires dans la collection Guenée. Celui-ci avait ajouté sur son Indez : « fraternana St, Ha w.; plumbatana H. S. 321 ». RAGONOT a fait également ici revivre le nom de GUEN&E, p. 215. Le Catalogue 1901 l'a suivi : Pammene splendidulana Gn., n° 2228. Endopisa pisana Gn. (Ann. [1845], p. 182; Index, p. 48). — Deux @ et deux exemplaires incertains. RAGONOT proposait, p. 214, de faire passer ce nom avant celui de nigricana Steph. qu’il consi- dérait comme douteux. STAUDINGER a préféré : Grapholitha nigricana Steph., n° 2160. Endopisa viciana Gn. (Ann. [1845], p. 182; Index, p. 48). — Le Catalogue de 1904 le rattache au précédent; c’est bien probable.- Aucun exemplaire ne figure dans la collection, aucune indication synonymique sur l’Indeæ de GUENÉE ne permettent d'en dire davantage. Stigmonota internana Gn. (Ann. [1845], p. 183; Index, p. 49). — Quatre «', 4 ©, 2 exemplaires en mauvais état, incertains. Grapho- litha internana Gn. (Cat. 1904, n° 2193). Stigmonota redimitana Gn. (Ann. [A845], p. 184; Index. p. 50). — GuEnÉE ajoute sur son Index : « nitidana St. non F. ». Deux 9, deux incertains dans la collection. C’est l’espèce du chêne, avec la bande nettement anguleuse. On l’identifie actuellement avec : Pam- mene nitidana F., et St. (Cat. 1901, n° 2250). LepererR donnait cette synonymie (W. e. M., |18591, p. 340), mais croyait devoir donner la préférence au nom de GUENÉE. Stigmonota immaculana Gn. (Ann. [1845], p. 184; Index, p. 50). — GuENÉE ajoute sur son {ndeæ : « puncticostana St.; germarana D. Sup. » La 2 édition du Catalogue SrAuDiNGEer, 1871, a bien cité cette synonymie. RAGoxor l’a confirmée, p. 221. Un exemplaire classé comme germarana parait en être le type, immaculana ne figurant plus dans la - collection. Il faut rétablir cette synonymie à Pammene germarana Hb. [err. germmana] (Cat. 1901, n° 2252). Dichrorampha ulicana Gn. (Ann. [1845], p. 185; Index, p. 51). — GUENÉE ajoute sur son Jndex : « simpliciana Ha w. St. ; plumbana Scop. ».4 et 3 © sont présents dans la collection. C’est bien Lipoptycha plumbana Scop. (Cat. 1901, n° 2309), mais non simpliciana Haw. qui est un Dichrorampha vrai. LEDERER avait bien donné cette synonymie (W. e. M., [1859], p. 370). Dichrorampha saturnana Gn. (Ann. [184], p. 186; Index, p. 52). Microlépidoptères d'Achille Guenée. 45 — GUENÉE ajoute sur son {ndex : € atropurpurana St.? Haw.? » L'espèce est représentée par 7 c* dans la collection. Le Catalogue 1901 la cite au n° 2307, au genre Lipoptycha. Dichrorampha senectana Gn. (Ann. [1845], p. 186 ; Index, p. 52). — L'espèce est représentée par un ©‘, étudié par RaAGoxor. Le Cata- logue 1901 la cite n° 2297. Catoptria microgrammana Gn. (Ann. [1845], p. 188; Index, p. 54). — Trois &', 1 ©, 1 exemplaire incertain, sont dans la collection. C’est Grapholitha microgrammana Gn. (Cat. 1904, n° 2174). Catoptria olbienana Gn. (Ann. [1845], p. 188; Index, p. 54). — Un ç&', une ©, un incertain dans la collection. C’est bien Grapholitha gemmiferana Tr. comme l'indique le Catalogue de 1901, n° 2466. _ Catoptria carduana Gn. (Ann. [1845], p. 188; Index, p. 54). — GUENÉE avait ajouté sur son Index : « cana St. Haw. », mais il à ensuite biffé ce nom. Il a eu tort, car les six exemplaires de sa collec- tion montrent que c’est bien Epiblema cana Ha w. (Cat. 1901, n° 2086). Catoptria cumulana Gn. (Ann. [1845], p. 189; Index, p. 55). — Quatre cf‘ sont dans la collection dont deux ont été étudiés par RaGonor. L'un d’eux est de : La Pape 44 mai 1838. RaGoxor a établi, p. 244, la priorité de ce nom. Epiblema cumulana Gn. (Cat. 1901, n° 2091). Orchemia gallicana Gn. (Ann. [1845], p. 192; Index, p. 58). — Ceci était un simple novum nomen pour l’espèce que DuroNCHEL avait cru pouvoir désigner sous le nom de diana Hb., mais qui n’était point l'espèce de HÜBNER. Aucun exemplaire ne se trouve dans la collection, mais le {ype est dans la collection DuroncHEz, au Muséum de Paris, portant encore le nom de diana et l'étiquette caractéristique de la collection de Duroxcez. L'espèce est mentionnée par le Catalogue 1904 comme Grapholitha gallicana Gn., n° 2223. Lobesia lugdunana Gn. (Ann. [1845], p. 298; Index, p. 59), — Deux of‘ sont dans la collection. RaGoxor, p. 209, les a identifiés avec Polychrosis bicinctana Dup.; il a d’ailleurs noté (Ann. Soc. ent. Fr., 11876], Bull., p. LxxxIm) que GUENÉE lui avait signalé Jui-même cette synonymie. Elle est inscrite dans le Catalogue de 1901, au n° 4950. Eupoecilia carneana Gn. (Ann. [1845], p. 298; Index, p. 60). — GUENÉE ajoute dans son Index : « nana Ha W. St. ». LEDERER à donné cette synonymie (W.e. M., [4859], p. 277). Il n’y a plus de carneana, dans la collection, mais plusieurs exemplaires sont classés comme 46 J. DE JOANNIS. nana Haw., les types sont là. Le Catalogue de 1901 donne cette synonymie au n° 1671, Conchylis nana Haw. Eupoecilia frigidana Gn. (Ann. [1845], p. 298; Index, p. 60). — Aucun renseignement sur cette espèce, qui ne figure pas dans la collection. Son absence s'explique par ces mots de GUuENÉE : « E Da- lecarlia accepta a D° Boisduval. » Elle a donc disparu avec policolana, schoenerrhana et le type d'albuginana, sans avoir jamais figuré dans la collection GueNée. Le Catalogue de 1901 l’a inscrite comme Con- chylis frigidana Gn. au n° 1664. Eupoecilia udana Gn. (Ann. [1845], p. 299: Index, p. 61). — Trois c' sont présents, dont deux ont été étudiés par Racoxor. Un autre exemplaire en est rapproché qui est fort différent. Cette espèce me parait bien identique à Conchylis notulana Z. ainsi que Raconor le proposait, p. 1914, et déjà antérieurement (Ann. Soc. ent. Fr., [1883], Bull., p. exvin). Le Catalogue de 1904 prétend les séparer, Conchylis udana Gn. (n° 1679) étant d’après lui distinct de C.notulana Z. (n° 1680). Eupoecilia ostrinana Gn. (Ann. [1845], p. 299; Index, p. 61). — . GUENÉE ajoute sur son /ndex : « purpuratana H.-$S. ». Une © figure dans la collection. Il est difficile de comprendre pourquoi le Catalogue de 1901 à maintenu séparés Conchylis ostrinana Gn. (n° 1785) et C. purpuratana H.-S. (n° 4786), au lieu de réunir le second au premier, après ce qu’en à dit RAGonor, p. 198. Le Catalogue 1901 ajoutait que KENNEL était favorable à cette synonymie, cet auteur a réclamé contre cette affirmation (Die palaearkt Tortr., fase. 3, p. 261), mais la figure qu'il donne, d’après un exemplaire du Musée de Vienne, ne me semble pas répondre au type de GUENÉE. Jusqu'à nouvel ordre, je crois à la synonymie. Argyrolepia maritimana Gn. (Ann. [1845], p. 301; Index, p. 63). — C'est une forme très claire. Deux G', une ©, un incertain, figurent dans la collection. Deux ont été étudiés par Racoxor. C’est Conchylis maritimana Gn. (Cat. 1904, n° 1733). Argyrolepia virginana Gn. (Ann. [1845], p. 301; Indeæ, p.63). — GUENÉE ajoute sur son /ndex : « dubrisana Curt. St.; var. marmo- ratana Curt. St. ». Deux c', À © sont présents. C’est certainement Conchylis williana Br. (Cat. 1904, n° 1732 b.) qu'il semble bien qu’on doive ériger en espèce distincte de C. zephyrana. LEDERER, lui aussi, rattachait vérginana Gn. à dubrisana Curt. (W.e. M., [1859], p. 276). Argyrolepia perfusana F.R. (Ann. [1845], p. 302; Index, p. 64). Microlépidoptères d'Achille Guence. 17 — GUENÉE, suivant l’ancien usage, attribuait ce nom à FISCHER DE ROESLERSTAMM qui avait imaginé le nom, mais FiscHer ne l'avait pas publié, c'était donc un nom manuscrit sans valeur. C’est Conchylis perfusana Gn. (Cat. 1901, n° 1690). Une ©, étudiée et figurée par RAGONOT. Argyrolepia purana Gn. (Ann. [1845], p. 302; Index, p. 64). — Une série de cette espèce bien connue, en plus du type étudié par Raconor. Conchylis purana Gn. (Cat. 4901, n° 1700). Cochylis flavidana Gn. (Ann. [1845], p. 304; Index, p. 66). — Ce cas me laisse perplexe. On considère actuellement ce nom comme s’ap- pliquant à une espèce des Pyrénées dont GUENÉE aurait classé le sous le nom de sulphurana Hb. (par erreur) et qu’il plaçait dans le genre Aphelia, p. 67, avec les ailes supérieures jaune immaculé, et la © sous le nom de flavidana dans le genre Cochylis, p. 66, jaune avec deux bandes obliques rougeâtres, espèce que MiLLiÈRE a nommée de son côté andorrana (Ic., IE, pl. 69, fig. 4, 5, p. 167). MiLuiÈRE faisait là des confusions lamentables que RaGonor a relevées, p. 192, mais qui importent peu ici. GUENÉE décrivant son flavidana dit : « Foemina minor, été... »; on en conclut à juste titre que, pour songer à établir celte comparaison, il pensait avoir devant lui les deux sexes, et il prétendait que tous les deux étaient jaunes à bandes rougeàtres ; RaGonor fail cependant remarquer que, dans la collection GUENÉE, il n'y à que deux femelles à bandes et pas de c' semblables. Or voici ce que j'hi vu dans la collection : au haut d’une colonne, 4 ' appar- tenant certainement à l’espèce de Conchylis pyrénéenne bien connue dont il s’agit ici; ils sont classés sous le nom de Arce sulphurana Hb. Ceci indique déjà un remaniement, postérieur à l’Index, dans la collec- tion GUENÉE, Car le genre Arce est substitué au genre Aphelia. Mais à la suite se trouvent deux Q (!) à bandes rouges (ce sont les © des quatre G' précédents) avec une étiquette à l’épingle portant : « buty- rana Gn. © praec.? Pyren. ». Quant au nom flavidana, il m’a été impossible d'en retrouver l’indication à aucun insecte, sur aucune étiquette. Raconor dit cependant qu'il a comparé un des {ypes origi- naux, qu'il possède, d’andorrana Mill. à flavidana Gn. et sulphurana Gn. (nec Hb.). Aurait-il done vu flavidana?, je veux dire : le nom flavidana? Ce nom n’est point là. Je pense plutôt que Raconor a estimé, avec raison d’ailleurs, que les insectes © classés butyrana étaient en réalité les exemplaires décrits comme flavidana dans l’Index, p. 66. (1) Ou trois...? Les notes que j'ai prises me laissent hésitant sur ce point, il n’a pas d'importance suflisante pour que je m'en préoccupe ici davantage. Ann. Soc. ent, Fr., LxxxX VII [1919] 2 F. . Û LUE, s'e) A RCE WP TN, ANAL, AT PAM OATTT 18 J. DE JOANNIS. — Quant à GUENÉE, ayant considéré comme probable que son flavidana et son prétendu sulphurana Hb. étaient les deux sexes d’une même espèce, il a dû remanier sa collection. Il a imaginé le genre Arce (qu'il n’a pas publié, que je sache), y a placé le 5, qu'il rapportait toujours à sulphurana Hb., puis a changé — pourquoi? — le nom de flavidana en celui de butyrana (qu’il n’a publié nulle part) et à rapproché les © ainsi désignées des o' précédents avec la mention ci-dessus : 6 © praec.? », qui faisait prévoir la possibilité d’une réunion complète. Arce d’ailleurs et butyrana sont ainsi de purs noms de collection qui ne doivent figurer dans aucun catalogue. Le Cata- logue de 1901 a inscrit cette espèce sous le nom de Conchylis flavidana Gn., au n° 4707. Après les Tortrices, GUENÉE a commencé, dans son Index, à classer les Tineae et sa deuxième tribu comprend les Phycidi, suivant les anciens errements. Les espèces qu’il a décrites ici ont été étudiées par RAGoxorT dans sa « Monographie des Phycitinae »; il y a néan- moins quelques observations utiles à faire et je parcourrai rapidement joutes les espèces décrites comme inédites par GUENÉE. Oncocera bruandella Gn.(Ann.[1845]|,p. 309; Index, p.71). — Hy- pochalcia bruandella Gn. (Cat. 1901, n° 492). Un G étudié par RAGoNor. Brachodes vernetella Gn. (Ann. [1845], p. 311; Index, p. T3). — Je n’ai pas trouvé cette espèce dans la collection à la place où GUENÉE l'avait mise dans son Inder, c’est-à-dire parmi les Phycides, bien à tort d’ailleurs. De retour à Paris, je me demandai si GUENÉE n'avait pas reconnu son erreur et si, en rangeant sa collection, il n'aurait pas rapproché celte espèce de ses congénères, jadis désignés comme Afychia ou Chi- maera. Or ceux-ci métaient pas considérés autrefois comme des Ti- néines, mais comme des sortes de petits Bombyx, que l’on plaçait près des Cossides et des Sésies. Je priai donc M. Ch. O8erTaüR de bien vouloir faire cette vérification et, effectivement, les {ypes de B. ver- netella sont bien là, deux &'. M. Ch. OBEerTHüR a eu l’obligeance de me donner, de plus, certains détails fort intéressants sur ce groupe assez obscur. Dans sa collection, à côté des deux types de GUENEE, il a ajouté cinq autres og‘ et une © provenant tous également des Pyré- nées-Orientales; cette Q est à fond très noir et porte quatre taches blanches très nettes formant deux lignes transversales interrompues, et disposées en escalier. A cette © il faut rattacher d’abord celle que BoispuvaL a décrite comme pusilla (Spec. gén. Het., T, p.487) quisemble A PA) ns Microlépidoptères d'Achille Guenée. 19 être un petit exemplaire de vernetella Q . Le type vient d’Andalousie. De plus, BorspuvaL ajoute à la fin de sa description : « L’Atychia fune- bris figurée et décrite par DuroncHeL et prise par lui aux environs d'Aix nous paraît être la même que notre pusilla. » DUPONCHEL à pu- blié cette espèce dans Suppl., I, p. 99, pl. 8, fig. à; les deux côtés diffèrent un peu en ce qui concerne les couples de taches blanches formant la postmédiane; à gauche ces deux taches sont bien en mar- ches d'escalier, à droite elles sont au contraire un peu convergentes sur l’intérieur. On voit done que l'espèce se trouve de l’Andalousie jusqu’en Provence. Après cette espèce, qui parait bien établie, vient le Chimera fune- bris Feisthamel; le type, une ©, provenait de Barcelone, M. OBER- THÜR en possède une © étiquetée : « Esparraguera julio 1836 »; cette localité se trouve précisément dans ‘la province de Barcelone. Bois. DUVAL (l. ef) dit que DAUBE en avait pris une autre © aux environs de Montpellier. Les ailes sont brun noir etles taches blanchâtres manquent de netteté, à tel point que KEISTHAMEL n’en mentionne même que deux, et non quatre, à savoir celles qui forment la postmédiane, les pré- cédentes sont obscurcies, comme enfumées, et se détachent peu du fond. Le c' n’est pas connu. = HERRICH-SCHAEFFER à figuré une espèce sous le nom d’Atychia fune- bris Feisth., fig. 611, 612. La figure 611 représente, d’après lui, le c, 642 la ©. Cette dernière ést bien conforme à celle qu'a représentée FeIs- THAMEL; mais 611 n’est pas un G', c’est une ©, avec un abdomen de G' qui a dû lui être recollé, et c’est précisément la © de vernetella avec ses quatre taches blanches très nettes. IL est intéressant de noter ici que HERRICH-SCHAEFFER signalait l'espèce comme venant de France méridionale et d’Espagne; ce sont justement les patries d’o- -rigine de vernetella, dont il a pris une © pour le G, et de funebris. *Outre-ces deux espèces, M. Ch. OBERTHÜR distingue encore gadi- tana Rambur. Représentée dans sa collection par deux c et une Q, de la collection GRASLIN, pris à Chiclana par STAUDINGER qui les avait déterminés funebris, mais la ©, lavée d’olivâtre, semble dis- tincte de la vraie © funebris; quant aux ©", brun foncé, ils sem- blent bien répondre à la description de RAMBUR. Il y aurait donc finalement trois espèces à distinguer : 1° funebris Feisth., Ann. Soc. ent. Fr., [1833], p. 259, pl. 9, fig. D; Boisd., Ic., p. 48, pl. 56, fig. 4; H.-S., V, p. 83 (pro p., © tantum), fig. 612; Boïsd., Spec. gén., Hét..[, p. 486. La © seule est connue. 2° vernetella Gn., Ann. Soc. ent. Fr., [1845], p. 311 ; Index, p. 73; funebris Dup., Suppl, Il, p. 99, pl. 8, fig. 5; H.-S., V, p. 83 (pro p., 20 J. DE JOANNIS. (false) tantum), fig. GMA !' false) ; pusilla Boisd., Spec. gèn., Hét., I, p. 487. 3° gaditana Rbr., Cat. syst. And., p. 159. De son côté, M. P. CHRÉTIEN à émis sur la question une opinion fort différente (Le Naturaliste, 1% juillet 4907, p. 155). Elle sup- prime toutes ces distinctions. D’après lui, toutes ces formes ne font qu’une seule espèce à laquelle le nom de funebris Feisth., étant le plus ancien, doit rester. Pour établir cetie manière de voir, M. CHRÉTIEN s'appuie © 1°) sur la variabilité de Brachodes vernetella ; 2 sur l'habitat de B. ver- netella et de Chimaera funebris. M. P. CHRÉTIEN a pris « une forte série » de B. vernetella G' à Vernet-les-Bains, or ces insectes varient beaucoup : pour la taille, de 44% à 21 mm. et plus; pour la couleur du fond, du brun jaunâtre saupoudré plus ou moins d’écailles gris blanchätre jusqu'au « brun foncé »; pour les taches blanches dont « pas une n’est constante sur tous les sujets ». Une telle variabilité chez le c' en fait prévoir une semblable chez la ©, comme taille, cou- leur du fond, dessins des ailes (!). Quant à lhabitat, M. CHRÉTIEN à pris vernetella au cap d'Agde, BorspuvaL cite son funebris comme ayant été pris à Montpellier; avec: Barcelone et Vernet-les-Bains, cela parait constituer une région naturelle. D'ailleurs M. CHRÉTIEN à pu étudier deux Q prises à Vernet-les-Bains dont l’une par lui, lau- tre par M. R. OBErTHÜR, précisément celle dont nous avons parlé plus haut et qui se trouve dans la collection de M. Charles OBEr- THÜR; d'assez grande taille, 17-18 mm., elles ressemblent, pour les dessins, dit M. CHRÉTIEN, à la © figurée par DupoNcHeL sous le nom de funebris (Suppl, I, p. 99, pl. 8, fig. 5) et qui, d’après BoISDUVAL (Spec. gén., Hét., I, p. 487) serait son pusilla, plutôt qu'à celle repré- sentée par FEISTHAMEL ; néanmoins — c’est ici le point délicat de l’argu- mentation — M. CHRÉTIEN n'hésite pas à qualifier ces © de Vernet-les- Bains de funebris Feisth., et alors la conclusion s'impose : vernetella G n. est le ' de funebris Feisth. Or ces © de Vernet réunissent la taille de funebris aux dessins de pusilla, tandis que les G' varient jus- qu'aux teintes foncées et presque uniforme de gaditana : funebris, pusilla, vernetella, gaditana ne feraient donc qu'un. Lord WaALsiNGHAM à établi (E. M. M., [1904], p. 7.) que le genre Brachodes Gn. devait remplacer celui d'Atychia appliqué à faux par (1) On peut se demander ici si cette variabilité peut s'étendre jusqu'aux différences observées chez les © connues. On aimerait à voir des intermé- diaires. Microlépidoptères d'Achille Guenée. 21 LATREILLE à des insectes différant génériquement de ceux pour les- quels OCHSENHEIMER avait établi ce genre; si donc on devait admettre l'opinion de M. CHRÉTIEN, il faudrait nommer l'espèce dont nous par- lons : Brachodes funebris Feisth. Lord WaALsINGHAM affirme en même temps (/.c.) l'identité spéciti- que de B. vernetella Gn. et du cassandrella Stgr., des environs de Grenade et qui effectivement parait bien constituer tout au plus une race séographique de l'espèce de Vernet-les-Bains; coïncidence curieuse, STAUDINGER l'avait, aussi lui, pris pour une Phycide et en avait fait un Myelois. En tout état de cause, il faut réunir cassandrella à vernetella. Faut-il réunir toutes ces formes? faut-il les séparer? faut-il en réunir quelques-unes seulement? Espérons que des observations d’accouplements, des élevages de chenilles {encore si inconnues) viendront, quelque jour, faire la lumière d’une façon inéluctable. Chionea culminella Gn. (Ann. [1845], p. 312; Index, p. 74.). — Le type est présent, il a été étudié par RAGonor qui l'a réuni à Asartodes monspessulalis Dup. (Cat. 1901, n° 479). Chionea frigidella Gn. (Ann. [1845], p. 312: Index, p. 74.) — GUENÉE l’avait trouvé près de Gavarnie. Aucun spécimen ne figure dans sa collection, c’est une des rares absences inexpliquées. RA- &oNoT en à fait une variété d’Asartodes monspessulalis D'up. (Cat. 1904, n° 479 b). Rhodophaea recurvella Gn. (Ann. [1845], p. 312; Index, p. 74). — Le type est présent. C’est bien Rhodophaea advenella Zk. comme l’a noté Ragoxor. Le Catalogue de SrAuniNGER l’indiquait en 1861. Cette synonymie doit être rétablie (Cat. 1901, n° 756). GuexéE la, confirme d’ailleurs par celle qu'il à inscrite sur son Index : « rhenella Stnon W ». Phycis coronatella Gn. (Ann. [1845], p. 314; Index, p. 76). — Le type est présent. C’est l'espèce bien connue : Phycita coronatella Gn. (Cat. 1901, n° 710). Phycis perornatella Gn. (Ann. [1845], p. 315; Index, p. 77). — Le type est présent. « Ornatellae affinissima », disait GUENÉE ; dans son Index, À va plus loin : « Varietas tantum », a-til inscrit. RAGONOT avait indiqué cette synonymie, le Cat. 1901 a omis de la signaler à Pempelia ornatella Schiff., n° 495. Phycis marilella Gn.{Ann. [1845], p.315: Index, p. 77). — Cette espèce n’est citée par personne, ni par RAGONoT, ni par les Catalogues successifs de STAUDINGER. Je ne la vois mentionnée que dans le Cata- logue HEYDENREICH (1851), d’une facon fantaisiste, au genre Ancylosis 29 J. DE JoANNIS. , et comme à lui inconnue. Elle me semble cependant intéressante. Un © figure dans la collection GUENEE, il ressemble à un Pempelia s0- roriella Z. brun foncé à lignes blanches très fines. Est-ce une simple variété de sororiella? Je ne serais pas étonné que l’on se trouvât là en présence d’une espèce distincte et, jusqu’à nouvel ordre, je l’ins- crirais volontiers comme Pempelia marilella Gn. près de sororiella, au n° 412 bis, dans le Catalogue de 1901; d’ailleurs GUENÉE faisait lui-même ce rapprochement. L’exemplaire original à été pris par DonzEL à Hyères. | à Phycis rectella Gn.(Ann. [1845], p. 316; Index, p. 78). — Cette espèce nest pas dans la collection, il paraît bien qu’elle n'y à jamais été. GUEXÉE dit en effet : « Prope Monspelium invenit D. De Villiers ». L'espèce faisait donc partie, vraisemblablement, de la collection DE VILLIERS. GUENÉE n'avait vu qu’une ©, elle rappelait Z. convolutella Hb., et, malgré les protestations de GUENÉE, Ce n’en était peut-être qu’une forme. Ni RAGoxor, ni les Catalogues de STAUDINGER n’ont cru pouvoir prendre une décision, ils l’ont omise. HEYDENREICH seul la cite, mais sans éclairer la question. Epischnia boisduvaliella Gn. (Ann. [1845], p. 319; Index, p. 81). — Deux exemplaires sont présents. L'espèce a gardé son nom. (Cat. 1901, n° 564). Mylois vittalbella Gn. (Ann. [1845], p. 319; Index, p. 81). — Le typeest présent. GUEXÉE à inscrit sur son Index : « similella Z. H. S. 69? — contiguella He yd. ». RAGoNoT à bien établi la synonymie de cette espèce avec Nephopteryx similella Zk. (Cat. 1901, n° 671). J'ignore pourquoi les Catalogues de STAUDINGER ne l’ont jamais men- tionnée. Ephestia calidella Gn.(Añn. [1845], p. 320; Index, p. 82). — Un exemplaire provenant d’Hyères. Conservé sous le même nom. (Cat. 1901, n° 257). Crambus adamantellus Gn.{(Ann. [1845], p. 327; Index, p. 89). — Le nom n'existe plus dans la collection. En décrivant cette espèce, GuExÉE parlait de ses affinités et de ses différences, lui semblait-il, avec Crambus pyramidellus Tr. Il déclarait d’ailleurs ne pas bien con- naitre ce dernier; il avait appris ultérieurement à le connaitre, car on trouve dans sa collection des Crambus pyramidellus, et il n’est pas imprudent de supposer qu’il avait supprimé le nom d’adamantellus parce qu'il avait constaté la synonymie des deux noms. Les types : sont done ici sous le nom de pyramidellus. Cette Synonymie a été i Microlepidopteres d'Achille Guenée. 23 signalée en 1851 dans le Catalogue de HeYDENREICH, mais elle ne figure dans aucune des éditions du Catalogue SrauniN@Er. Elle doit être ajoutée au n° 80 du Cat. 1904. La sixième tribu des Tineae de GUENEE est constituée par les Plu- tellidi et le premier genre avec son unique espèce, Chersis tauridella, (Ann. [1845], p. 339; Index, p. 104) paraît être resté une énigme pour les fabricants de Catalogues; il suffit de voir l’insecte cependant pour résoudre le problème. RaGonor l’a examiné et à consigné sur une éti- quette au pied de l’épingle l’évidente synonymie qui s'impose immé- diatement : cette étiquette porte : « Tineola casanella Ev. — Chersis tauridella Gn.type orig. » Que ce soit le type original tout le prouve : en plus de l'étiquette de RaconorT, l’épingle en porte une autre avec ces mots : Tauria Steven; or l’Index nous dit : « In Tauria D. Steven invenit ». Il est curieux de remarquer ici que l’insecte a dû arriver à GUENÉE par BoispuvaL. GUENÉE nous dit en effet : « Exemplar unicum a D° Boisduval Tauria acceptum, antennis, palpisque caret » ; et lexa- men de l’insecte montre bien aussi ces déficits. 1 On se rend compte de la place assignée, avec hésitation d’ailleurs, par GUENÉE à cette espèce à cause d’une certaine analogie de dessins avec quelques espèces de Plutella, comme senilella Zett., l'état défec- tueux de la tête avait empêché un classement plus rationnel ; l'étude de la nervulation aurait pu y suppléer, mais cette étude ne semble pas avoir été l’une des préoccupations de GUENÉE. En tous cas nous sommes en présence d’une synonymie certaine. EVERSMANN avait décrit son Scardia casanella en 184%, le nom de casa- nella Ev. l'emporte donc sur tauridella, mais le nom générique de Chersis doit prendre la place de Deuterotinea Rebel, créé plus de cin- quante ans après la publication de Guenée; il faut donc inscrire Chersis casanella EvV. au n° 4632 du Cat. 1901. Je tiens à dire ici qu'il y a quelques années, à Londres, M. J. H. Durant m'avait dit qu'il se préoccupait de la valeur du genre Chersis Gn. et qu’il pensait que ce pouvait bien être le même que le genre Deuterotinea Rbl1. Je ne crois pas qu’il ait publié la chose, mais les laits viennent pleinement con- lirmer sa prévision (!). Plutella immaculicornella Gn.(Ann. [1845], p.339; Index, p.101). — Ce nom ne figure plus dans la collection, mais GUENÉE a ajouté sur son Index : « annulatella Curt. St. — geniatella Z.? ». Or la collec- (1) J'ai donné récemment (Bull. Soc. ent. Fr., [1917], p. 262) la figure de la nervulation de l’espèce voisine Chersis paradoxella Stgr. * AU TRS DURS ENT ESCORT PAS NET A J. DE JOANNIS. * 19 tion contient précisément un spécimen sous le nom d’annulatella ; c’est certainement le type d'immaculicornella; les anciennes éditions du Catalogue STAUDINGER donnaient cette synonymie, la dernière n’en parle plus; elle doit être rétablie à Plutella annulatella Curt. (Cat. 1904, n° 2448). Yponomeuta padella L. var.? malivorella Gn. (Ann. [1845], 942; Index, p. 104). — Deux exemplaires dans la collection, dont l’un marqué : « pommier Lapotherie ». Je ne vois aucun caractère per- mettant de séparer ces insectes de l’Hyponomeuta malinellus Z. GUENÉE le rapprochait de padellus, tandis qu'il comparait malinellus Z. à cognatellus Hb. C’est une question de savoir si malinellus et malivo- rellus ne doivent pas tous deux être identifiés, spécifiquement parlant, avec padellus. Le Cat. 1901 n’a pas cité ce nom, il devrait figurer en synonyme au n° 2363. Ici je note, en passant, la présence de sept exemplaires d’Hypono- meuta marqués à l’épingle : Clem. 402.; ce sont des exemplaires qui auraient été élevés sur la Clématite. [ls ont l'aspect de malinellus, avec la frange en dessous, aux supérieures, blanche, roussie à l'angle interne. Yponomeuta mahalebella Gn. (Ann. [1845], p. 343: Index, p. 105). — Huit exemplaires, avec la frange très blanche aux infé- rieures. Il est curieux de remarquer que le petit point noir supplé- mentaire sur le disque des supérieures, assez caractéristique de l’es- pèce, se voit ici sur quatre exemplaires seulement; il est absent sur les quatre autres. (Cat. 1901, n° 2364). IT Après l'examen des Microlépidoptères (et Phycides) décrits comme inédits par GuENéE dans son /ndex methodicus, je désirais parcourir aussi sa collection de Pyralidae afin d'y voir les, types originaux des espèces paléarctiques décrites par lui dans le Species général des Lépi- doptères, NII, Deltoides et Pyralites, 1854. Je suivrai l’ordre de cet ouvrage et je signalerai les espèces dont il existe des représentants venant de GUENÉE. Je ne m'occupe, encore ici, que des espèces ou variétés auxquelles il a donné un nom, les considérant comme nou- velles. La page qui suit le nom est celle du tome VIIT du Species : Cledeobia interjunctalis Gn., p. 138. — Présent. — lorquinalis Gn., p. 138. — Présent. Microlépidoptères d'Achille Guence. 25 Cledeobia morbidalis Gn., p. 139. — Absent. GUENÉE à vu « un œ communiqué par M. Lucas ». Cledeobia palermitalis Gn., p. 141. — Un exemplaire G'présent. C'est un C. moldavica Esp. très foncé, le roux est remplacé par un brun noirâtre, les traits blancs antémarginaux sont très réduits, deux à chaque aile seulement, mais les lignes médianes ont absolument le même tracé, la même allure, la même largeur que chez moldavica Esp. Cledeobia aberralis Gn., p. 141. — Un ©, une ©, bien sembla- bles, présents; très remarquable aberration de moldavica à bords lavés et radiés au lieu d’être simplement marqués de courts traits antémar- ginaux. Cledeobia diffidalis Gn.,p. 142. — Trois et une © présents. C’est bien encore une variété de C. moldavica Esp., mais fort petite, noire, avec la base « brun cannelle », on pourrait presque dire : un petit palermitalis, n'ayant plus de traits antémarginaux blanchâtres aux inférieures, la ligne postmédiane assez large et un peu fondue. Cledeobia castillalis Gn., p. 143. — Deux G' présents. Cette espèce me paraît fort peu connue, je dirai même méconnue malgré ce qu’en à dit RAcoxor (Ann. Soc. ent. Fr. [1891], p. 94). Le Catalogue SrauDINGER-REBEL de 1901 la rattache comme variété b à bombycalis Schiff., la variété a étant provincialis Dup. Sir George F. HampsoN paraît lavoir suivi dans sa Classification of three subfa- milies of Moths of the family Pyralidae : the Epipaschiinae, Endotri- chinae, and Pyralinae (Tr. Ent. Soc. Lond., [1896], p. 546). Le Cata- logue STAUDINGER ajoute la petite diagnose suivante pour caractériser castillalis.: « alis brevioribus, &' multo obseurior, nigrescens ; an satis a praec. var. distinguenda? ». Se demander si castillalis Gn. doit bien être distingué de provincialis Dup. montre à l’évidence que l’on ne connait pas castillalis. Non seulement cela, mais castillalis ne doit pas se rattacher du tout à bombycalis, non plus d'ailleurs qu’à moldavica, et la vraie solution est bien’ celle qu'a proposée RAGoxor : il à classé castillalis comme espèce distincte intermédiaire entre bom- bycalis et moldavica (1. c., p. 92) et il ajoute, p. 9% : « C. castillalis Gn. a les ailes plus courtes et plus arrondies que C. bombycalis, sa taille est plus petite et elle est entièrement d’un brun noir luisant, bien différente par suite de C. bombycalis; aussi suis-je disposé à le considérer comme une espèce à part ». Je crois que l’on peut utilement ajouter quelques détails. Cette espèce — je la trailerai comme telle — me parait participer de mol- 26 J. DE JOANNIS. davica et de bombycalis. De bombycalis, par la coupe de l'aile qui chez l’un et l’autre est plus courte que chez moldavica, et par la netteté des lignes blanches aux ailes; mais aussi de moldavica, par la présence de taches blanches antémarginales aux supérieures, toujours absentes chez bombycalis, puis par le tracé des lignes qui aux inférieures sont nettement anguleuses comme chez moldavica, au lieu d’être régulière- ment arrondies comme chez bombycalis; aux supérieures les sinuo- sités, plus accentuées que chez bombycalis, le sont cependant un peu moins que chez moldavica. Les ailes inférieures ne portent aucune tache blanche antémarginale et de ce point de vue il y à une certaine similitude entre castillalis et diffidalis, mais les différences sont bien faciles à signaler entre ces deux formes : tout d’abord la coupe des ailes, trapue, presque carrée chez castillalis, allongée chez diffidalis, puis la nature des lignes médianes, nettes chez castillalis, un peu estompées chez diffidalis. Le texte de GUexéE le fait comprendre : « les deux lignes larges, vagues », dit-il de diffidalis; «les deux lignes nettes, assez larges », voilà pour castillalis. RAGonoT (l. c., p. 92) à mis en synonymie de castillalis Gn. le netricalis Dup. (non Tr.nec Hb.) dela planche 214, fig. 2; le Catalogue de 1901 l’a suivi. À mon avis c’est une erreur complète, et le Cata- logue de 1871 était beaucoup mieux inspiré en rattachant cette figure de DuPoncHEL à bombycalis. La figure 2 de la planche 214 représente en effet un insecte à ailes supérieures ayant l’apex prolongé, et par suite ayant une forme analogue à bombycalis et à sa variété provincialis, plus accentué même dans ce sens que ces deux formes; or castillalis est au contraire beaucoup moins allongé à l’apex, de forme beaucoup plus carrée. De plus, la figure 2 de la planche 214 représente un insecte sans taches antémarginales aucunes, ce qui est un caractère de bombycalis ; castillalis possède au contraire quelques-unes de ces taches aux supé- rieures ; la figure de DuPoNCHEL n’a aucune ligne blanche aux infé- rieures, mais une vague trace d’une ligne obscurément grisâtre; cas- tillalis a les lignes blanches aux deux ailes. Le netricalis de Dupon- CHEL est une variété spéciale de bombycalis, très noire et à dessins blancs aux supérieures, cette variété n’a pas de nom spécial, car celui de netricalis Hb. ne lui convient aucunement, mais ce n’est point castillalis, qui reste encore sans figure aucune pour le représenter. LEDERER, dans son Beitrag zur Kenntniss der Pyralidinen (Wien. ent. Monatschr., VIT [1863], p. 336-337), a bien groupé ces formes, il main- tient castillalis Gn. comme espèce distincte; il est vrai que c'était plutôt par prudence car il ne le connaissait pas, mais ici la prudence était bonne conseillère. Il réunit aussi netricalis Dup. (non Hb.) à Microlépidopteres d'Achille Guenee. 27 provincialis Dup. et les rattache justement comme variété à bomby- calis Schiff.; il eût encore mieux agi en en faisant deux variétés distinctes, car DuroNcHEL ne les avait pas séparés sans motif. Dans sa collection, RAGoNoT a classé quelques insectes comme castillalis, ils sont mal nommés, ils me paraissent conformes à la figure de netricalis Dup., mais j'ai dit que ce n’est pas le vrai castillalis, qui me parait fori peu répandu daps les collections. Boreophila scandinavialis Gn., p. 156. — Absent. GUENÉE écrit dans le Species : « Une ©. Coll. Bdv. »; ainsi l’insecte n’a jamais été là. Boreophila frigidalis Gn., p. 157. — Présent: Pyrausta chionealis Gn., p. 164. — Présent. Pyrausta purpuralis L. var. chermesinalis Gn., p. 167. — Présent. Herbula sardinialis Gn., p. 178. — Présent. C’est un P. limbo- punctalis H.-S. ayant les ailes, particulièrement les ailes inférieures, à fond jaunûtre. Herbula congeneralis (Gn., p. 179. — Présent. C’est la même espèce à fond grisâtre. Le Catalogue de 1901 rattache sardinialis à limbopunctalis typique et congeneralis à la var. frustalis H.-S., quali- fiant cette variété de « magis lutescens ». Or c’est sardinialis qui est « lutescens » et même plus que frustalis, d’après la figure, « ailes inférieures d’un jaune fauve, lavé de noirâtre qui forme un trait cellu- laire », dit GUENÉE, et congeneralis qui est gris : « Ailes inférieures d’un gris noirâtre », lisons-nous dans le Species. Il faut donc intervertir les synonymies faites par le Catalogue de 1904. Hypolais sjccalis Gn., p. 240. — Présent. Arnia nervosalis Gn., p. 241. — Absent. GUENÉE ne donne aucun renseignement. Stenia adelalis Gn., p. 245. — Un c‘ présent. Cette espèce me parait peu connue. Elle pourrait bien être un Metasia ainsi que le Catalogue SrAuDINGER l'indique. La figure qu’en a donné MiLLièrE, Iconographie, IH, pl. 95, fig. L et 2, est bonne, mais la teinte grise de l'extrémité de l'aile y est un peu plus développée que chez le type; GUENÉE dit bien : « Toute l'extrémité de l’aile est occupée par une plaque ou tache triangulaire grise », en réalité, cette teinte grise laisse des réserves du fond blanc jaunâtre dont l’une interrompant la teinte grise dans l’espace marginal (on la soupçonne dans la figure de Mic- 28 J. DE JoANNis. LIÈRE), l’autre au-dessus de la tache réniforme entre celle-ci, la côte et la ligne postmédiane (elle est voilée de gris dans la figure de Mir- LIÈRE). Metasia olbienalis Gn., p. 251. — « Iles d'Hyères. Coll. Gn. Deux © », lisons-nous dans le Species. Ces deux fypes sont présents. RAGONOT à certainement concouru à éclaircir la synonymie de cer- taines espèces du genre Metasia (Ann. Soc. ent. Fr., [1890], p. 451, 452; ibid., [189%], p. 171), mais il me semble ne pas avoir fait la lumière sur l'espèce actuelle. Je veux exposer la question clairement. La collection GUENÉE renferme huit exemplaires sous le nom d’olbie- nalis, mais il y à là un mélange évident de plusieurs espèces. Le pre- mier exemplaire en tête de la série cest un M. corsicalis Dup., espèce bien caractérisée par RaGonor et reconnaissable notamment à sa bordure de « petits festons noirs entourant des taches blanches très distinctes ménagées à la base de la frange brune qui paraît entre- coupée ». Viennent ensuite les deux types, ©, des îles d’'Hyères, dont les étiquettes de localité, présentes, ne laissent pas de doute; à leur suite, une troisième © bien semblable. Puis viennent quatre exem- plaires provenant certainement de Micuikre. Le premier porte sur l'étiquette : M. olbienalis var. aegitnalis Mill. ; le second : Cannes, . Millière. Ces deux exemplaires sont bien semblables. à fond pâle. Le troisième exemplaire porte : Metasia olbienalis Gn.; le quatrième : Cannes, Millière; ces deux derniers sont semblables comme dessins aux deux précédents, mais le fond des ailes est carné fauve. Or dès le premier coup d’œil on saisit que ces quatre derniers exemplaires sont tout autre chose que les trois précédents qui sont, eux, les vrais olbienalis puisque les deux {ypes sont là. Pour dire tout de suite ma pensée, ces quatre exemplaires sont d'assez grands carnealis Tr., tels que RaGonor a défini cette espèce. Il est utile de donner ici les caractères qui dilférencient d’une facon absolue olbienalis et carnealis. Olbienalis est une petite espèce obscure « ochracé-isabelle », dit GUENÉE, avec une teinte rougeâtre, me semble- t-il, et légèrement saupoudrée de brunâtre; la ligne antémédiane est à peine visible, réduite à quelques points discontinus, GUENÉE parle « des traces de l’extrabasilaire »; un petit point cellulaire noirâtre; la ligne postmédiane « formée d’atomes noiratres », manquant par conséquent de netteté dans son tracé, légèrement arquée à la côte (comme chez corsicalis), présente une inflexion infracellulaire très faible et empâtée dans une petite tache noire, à tel point que GUEXNÉE a cru pouvoir décrire cette ligne comme « formée d’atomes noiratres Microlépidoptères d'Achille Guence. 0: 30 et élargie au milieu des supérieures ». Cet élargissement n’est autre chose que le petit empâtement noirâtre qui suffit à dissimuler la très légère inflexion de la ligne, si bien que GUENÉE paraît ne pas l'avoir soupçonnée. A côté de cela, carnealis Tr. a le fond rougeätre pâle, saupoudré de carné, plus propre, dirais-je volontiers, que olbienalis, plus clair aussi en général, les deux lignes médianes extrêmement neites, la postmédiane descendant droit de la côte, sans être arquée au début, présente une inflexion très nette qui la fait rentrer sous l'extrémité de la cellule, sans aucun empätement dans cette région. J'ajoute que la frange est semblable dans les deux espèces, n’ayant pas les festons de corsicalis mais une ligne blanchâtre continue avant la range. Raconor ({. c., p. 452) disait : « ML. olbienalis est peut-être uné race de M. carnealis, remarquable par sa grande taille, les lignes trans- versales plus foncées... » Ces mots font comprendre qu'il avait en vue les derniers exemplaires de la série de GUENEE, ce sont en effet des carnealis plutôt grands. Mais ce ne sont pas là les fypes d’olbienalis, ceux-ci sont plus haut et, quand on les examine, on a plutôt envie de dire qu'olbienalis est remarquable par sa petite taille et ses dessins indistincts. Dans sa collection, RaGonorT qualifie d’olbienalis quatre grands carnealis ; il les fait suivre d’une série, bien nommée, de dix carnealis de petite taille, suivis eux-mêmes de trois petits exemplaires relégués à part, portant bien à l’épingle le nom de carnealis, mais que Raconor n'avait osé mettre purement et simplement en ligne avec les autres, et pour cause, car ce sont là de vrais olbienalis ; visiblement il ne savait qu’en faire. Nous allons trouver l’origine de ces erreurs dans une confusion lamentable commise par MiLLièRe. Celui-ci a d’abord donné en 1869, dans sa 21° livraison, p. 425, pl. 95, fig. 3, 4, faisant partie du tome II de l’Iconographie, la représentation de M. olbienalis; il faisait figurer, dit-il, le & (fig. 3), en même temps que la © (fig. 4). Le ct était beaucoup plus petit, 12 millimètres seulement, tandis que la © en a 18, c’est bien la taille qu’indique Guexée. Ces figures donnent incon- -testablement une bonne idée de Metasia olbienalis type, tel que le mon- trent les deux © d’Hyères.de la collection Guenée. Une seule observa- tion : MILLIÈRE a représenté la ligne postmédiane épaissie d’une façon irop continue. Sur le type, elle est fine de la côte jusqu’à l'angle inférieur de la cellule, là elle se renfle un instant à la place ordinaire de l’inflexion, puis elle reprend son cours vers le bord interne, n'ayant subi qu’un léger déplacement latéral vers la base; la figure de MizLièRe prolonge ce renflement tout du long de la ligne, c’est incorrect; mais, 30 J. DE JOANNIS. sauf cela, la coupe, la position des lignes, leur caractère un peu indis- tinct, la couleur du fond, le bord, tout est bien exact, et en somme c’est une figure passable d’olbienalis type. Or à quelques années de là (Ann. Soc. ent. Fr., [1886], pp. 9 et 10), Miuière reparlait de Metasia olbienalis ; là il déclare qu'il le fait figurer à nouveau (pl. 1, fig. 41 et 12), et le motif en était, dit-il, que la forme figurée par lui antérieurement dans l’/conographie, pl. 95, fig. 3 et 4, n’était qu'une variété d’olbienalis, variété à laquelle il donnait le nom d’aegitnalis. Mais, pardon! Ces figures 3 et 4 représentent très sui- fisamment olbienalis typique, et ne peuvent s'appliquer qu’à lui, et les nouvelles figures 11 et 12 n’y ressemblent pas du tout. La pré- tention est singulière de faire du type une variété, qu’on nomme aegitnalis, alors que l’on décore du nom tÿpique, olbienalis tout court, une forme qui n’a rien à faire avec cette espèce! La variété aegitnalis est donc inexistante, ou, si l’on veut, c’est un pur synonyme du nom d'olbienalis Gn., et les figures 41 et 12 représentent tout autre chose qu'otbienalis, vVraisemblablement de grands carnealis. Et nous com- prenons maintenant la présence dans la collection Guexée de ces faux oibienalis, ils viennent de MizLiÈRe qui s’en tenait à ses nouvelles figures 41 et 12; les envoya-t-il, avant d’avoir publié le nom d’aegitnalis, à GUENÉE qui, sur la fin de sa carrière, les aurait placés, peut-être sans bien les examiner, à la suite de ses vrais olbienalis, ou sont-ils entrés dans la collection après la mort de GUENÉE? Je l’ignore. Pour comble d’infortune, MiscièRe avait mis là de plus, nous l'avons vu, l'étiquette de variété aegitnalis, non pas à des insectes conformes à ses anciennes figures 3 et 4, comme il aurait dû le faire puisqu'il avait créé ce nom pour elles, mais à des insectes en tout semblables à ses figures 11 et 12, sauf pour la couleur du fond un peu plus pâle. RAGONOT n’a pas vu ces confusions, la chose est indiscutable, car son texte, sa collection montrent qu'il a considéré comme -olenalis les figures 11 et 12 de MiLière qui représentent autre chose, et non les figures 3 et 4, plus anciennes, données par le même auteur et qui seules font comprendre ce que c’est qu’olbienalis dans la réalité. Je referai donc ici la synonvmie de W. olbienalis et de M. carnealis comme il suit : À. olbienalis Gn., Spec., VI. p. 251; Mill., Ie., Il, p. 425, pl. %5, fig. 3, 4; aegitnalis Mill, Ann. Soc. ent. Fr., 1886, p. 10. 9. carnealis Tr., VII p. 91; H.-S., fig. 40 (nec 39); IV, p. 13 (pr. p.); Hein., p. 100; Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1890, p. 452; Microlépidoptères d'Achille Guence, 31 olbienalis Mill. (non Gn.), Ann. Soc. ent. Fr., 1886, p. 9, pl. 4, fig. 11, 12 (var.); Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1890, p. 452. var. gigantalis Sigr., Hor., VII (1870), p. 185, pl. 5, fig. 8. LEDERER dans son Beitrag (Wien. ent. Monatschr., VII [1863], p. 130) avait été moins heureux que pour Cl. castillalis Gn. Il propo- sait, avec doute il est vrai, de réunir o/bienalis Gn. à infidalis Mann qu'il plaçait près de carnealis Tr. dans le genre WMetasia. Mais infidalis Mann n'est autre que M. corsicalis Dup. et sa teinte « schmutzig- grau », ses lignes bien marquées, sa bordure entrecoupée ne permet- tent pas de le confondre avec l’espèce des îles d’Hyères. LEDERER n'avait d'ailleurs pas à cette époque à se préoccuper des noms et des figures: de MILLIÈRE. Sir George F. HAmPsoN, dans son travail : A Revision of the Moths of the Subfamily Pyraustinae and Family Pyralidae, Part. IT (Proceedings of the Zoological Society of London, |18987), n’a pas mentionné le nom aegitnalis Mill., il est sûr qu’il eût été préférable que ce nom n'’eût jamais vu le jour. Quant à olbienalis Gn., le même auteur le cite parmi les Species auctorum dont il laisse la classification incertaine (p. 239), ainsi d’ailleurs que Stenia adelalis Gn. Je ne voudrais pas affirmer absolument que cette dernière espèce est un Metasia proprement dit, mais le doute ne me paraît pas exister pour olbienalis qui constitue certainement une espèce à part du genre WMetasia. Metasia hymenalis Gn., p. 252. — Présent. Botys paleacalis Gn., p. 331. — Absent. D’après GUENÉE, le {ype, un , est au Musée national. Botys diffusalis Gn., p. 340. — Présent. Ebulea rubetralis Gn., p. 359. — Présent. Pionea africalis Gn., p. 369. — Présent. Pionea conquisitalis Gn.,p. 370. — Absent. « Environs d'Alger » dit GUENÉE, sans autre indication. Pionéa bifascialis Gn., p. 372. — Absent. « Algérie. Un c' en mauvais état, rapporté par M. Lucas », dit GUENÉE. Orobena blandalis Gn., p. 377. — Présent. Orobena implicalis Gn., p. 379. — Présent. C’est bien E. fru-. mentalis L. Orobena tessellalis Gn., p. 383. — Présent. Orobena virescalis Gn., p. 383. — Présent. v 32 J. DE JOANNIS. Scopula mundalis Gn., p. 389. — Présent. Scopula donzelalis Gn., p. 392. — Présent. Scopula illutalis Gn., p. 400. — Présent. Scoparia erralis Gn., p. 421. — Absent. D’après le texte mème de GUENÉE, le type faisait partie de la collection Duroncxez; il se trouve au Muséum de Paris. Il est en mauvais état et me parait se rapporter à S. ambigualis Tr. plutôt qu'à S. cembrae Haw. comme l’indique le Catalogue de 1904. Scoparia vesuntialis Gn., p. 424. — Présent. Scoparia delphinatalis Gn., p. 425. — Présent. Scoparia sudeticalis Z. Var. luzialis Gn., p. 427. — Présent. RÉSUMÉ I Nom État de la Nom donné par Guenée. collection. {L Conserver. Tortrix transitana Gn. présent. Tortrix diversana Hb. — semi-albana Gn. — Cacoecia semialbana Gn. — rogana Gn. — Tortrix rogana Gn. — donzelana Gn. — Olethreutes branderiana L. var. Leptogramma parisiana Gn. — Acalla boscana F. var. ul- mana Dup. Teras arcticana Gn. _ — hastiana L. ab. by- ringerana Hb. Teras erebana Gn. — — abielana Hb. var. opacana Hp. Teras proteana Gn. — — ferrugana Schiff. Teras proteana v. sabu- — Acalla ferrugana Schiff. ab. lana Gn. sabulana Gn. Teras proteana v. violacea- == Acalla logiana Schiff. ab. na Gn. violaceana Gn. Penthina leucomelana Gn. Olethreutes betuletana (betuletana) Haw. Penthina praelongana Gn. - Microlepidoptères d'Achille GŒuenée. 39 présent. — ochromelana Gn. (dimidiana). Spilonota alnetana Gn. présent. Sericoris grapholithanaGn. (aurofascia- na). — _ herbana Gn. présent. — _ stibiana Gn. présent. — metallicana Hb. v. schoenerrhana absent. Gn. (coll. étr.). v. scoriana Gn. présent. Sericoris fulgidana Gn. présent. — penthinana Gn. = — astrana Gn. — Selenodes dalecarliana Gn. = Mixodia errana Gn. —- Aterpia anderreggana Gn. — Eriopsela caricana Gn. (cuphana). Sciaphila subjectana Gn. présent. — Ccanescana Gn. — diurneana Gn. présent. — stramentana Gn. — Sphaleroptera diniana Gn. — — capillana Gn. (ictericana). Phoxopteryx selenana Gn. présent. Grapholitha ulmariana Z. v.stannanaGn. (trimacula- na). _ distortana Gn. (obtusana). Phlacodes estreyerana Gn. (immunda- na). Ann..Soc. ent. Fr., LXxxXvIIT [1919]. (styriacana ? Olethreutes sororculana Zett. Olethreutes dimidiana So- doff. Gypsonoma dealbana Froel. ab. alnetana Gn. Exartema latifasciana Haw. Olethreutes herbana Gn. — stibiana Gn. Olethreutes metallicana Hb. ab. nebulosana Zett.? Olethreutes scoriana Gn. Olethreutes fulgidana Gn. Olethreutes penthinana Gn. Olethreutes astrana Gn. Olethreutes dalecarliana Gn. Steganoptycha ratzeburgia- Da Sax. Olethreutes Ga. : Steganoptycha fractifascia- na Haw. Cnephasia incertana Tr. — Canescanàa Gn. — penziana Thnbg. stramentana andereggana Anisotaenia Gn. Steganoptycha diniana Gn. Cnephasia longana Haw. Ancylis selenana Gn. Steganoptycha trimaculana Don. ab. stannana Gn. Steganoptycha obtusana Haw. Epiblema immundana F.R. ab. estreyerana Gn. \ 3 34 Hypermecia viminana Gn. Poedisca policalana Gn. Ephippiphora novana Gn. hepaticana Tr. V. poecilana Gn. albuginana Gn. Ephippiphora insulana Gn. Coccyx splendidulana - Gn. Endopisa pisana Gn. viciana Gn. Stigmonota internana Gn. redimitana Gn. immaculana Gn. Dichrorampha ulicana Gn. saturnana (Gn. senectana Gn. Catoptria microgrammana Gn. olbienana Gn. carduana Gn. cumulana Gn. gallicana Gn. Lobesia lugdunana Gn. Eupoecilia carneana Gn. irigidana Gn. udana Gn. ostrinana Gn. _ Argyrolepia maritimana Gn. virginana Gn. perfusanaF.R. Argyrolepia puranaGn. flavidana Gn. J. DE JOANNIS. absent ? absent (coll. étr.). présent. (trigemina- na). absent (coll. étr.). présent. absent. présent. (germarana). présent. absent (coll. étr.). -présent. (nana). absent (coll. étr.). présent. présent. (sulphurana- butyrana). Steganoptycha cruciana L. ÿ Epiblema pflugiana Haw. Epiblema Steph. Pammene amygsdalana Dup. ab. albuginana Gn. Pammene insulana Gn. Pammene splendidulanaGn. Grapholitha nigricana Steph. trigeminana interpana Gn. Pammene nitidana F. Pammene germarana Hb. Lipoptycha plumbana Scop. Dichrorampha saturnana Gr. senectana Gn. Grapholitha microgramma- na Gn. Grapholitha gemmiferana [Er Epiblema cana Haw. cumulana Gn. Grapholitha gallicana Gn. Polychrosis bicinctana Dup. Conchylis nana Haw. frigidana Gn. motulana Z. : ostrinana Ga. Conchylis maritimana Gn. Conchylis williana Brabhm. Conchylis perfusana Gn. purana Gn. flavidana Ga. - { L F 1 L' à : À Microlépidoptères d'Achille Guenée. Oncocera bruandella Gn. Brachodes vernetella Gn. Chionea culminella Gn. — frigidella Gn. Rhodophaea recurvella Gn. Phycis coronatella Gn. — perornatella Gn. — marilella Gn. — rectella Gn. Epischnia boisduvaliella Gn. Myelois vittalbella Gn. Ephestia calidella Gn. Grambus adamantellus Gn. Chersis tauridella Gn. Plutella - immaculicornella Gn. Yponomeuta malivorella Gn. — mahalebella Ga. Cledeobia interjunctalis Gn. — Jorquinalis Gn. — morbidalis Gn. Cledeobia palermitalis Gn. — aberralis Gn. = diffidalis Gn. castillalis Gn. scandinavialis Boreophila _ Gn. présent, absent. présent. absent (coll. étr.). présent. (pyramidel- lus). présent. (annulatella) présent. IT. présent. absent (coll. étr.). présent. absent (coll.. étr.). 3 Hypochaleia bruandella Gn. Brachodes vernetella Gn. Asartodes monspessulalis Dup. Asartodes monspessulalis abBwfrigidella Gn. Rhodophaea advenella ZK. Phycita coronatella Gn. Pempeliaornatella Schiff. — marilella Gn. 7 : ÆEpischnia boisduvaliella Gr. Nephopteryx similella ZK. Ephestia calidella Gn. Crambus pyramidellus Tr. Chersis cäsanella Ev. Plutella annulatella Curt. Hyponomeuta malinellus Z. Hyponomeutamabhalebellus Gn. Cledeobia interjunetalis Gn. Cledeobia connectalis Hb. v. lorquinalis Gn. Cledeobia morbidalis Gn. moldavica Esp. v. palermitalis Gn. — — V. aberralis Gn. — — v.diffidalis Gn. — castillalis Gn. Titanio ephippialis Zett. 30 -Borcophila frigidalis Gn. Pyrausta chionealis Gn. — purpuralis L. v. chermesinalis Gn. Herbula sardinialis Gn. — congeneralis Gn. Hypolais sicealis Gn. Arnia nervosalis Gn. Stenia adelalis Gn. Metasia olbienalis Gn. — hymenalis Gn. Botys paleacalis Gn. — diffusalis Gn. Ebulea rubetralis Gn. Pionea africalis Gn. — conquisitalis Gn. — bifascialis Gn. Orobena blandalis Gn. — implicalis Gun. —— tessellalis Gn. — virescalis Gn. Scopula mundalis Gn. — donzelalis Gn. — _ illutalis Gp. Scoparia erralis Gn. — vesuntialis Gn. — delphinatalis Gn. — sudeticalis Z. v. luzialis Gn. J. DE JoANNis. Titanio ephippialis Zett. Pyrausta porphvralis Schitr. Pyrausta purpuralis L. présent. présent. chermesinalis Gn. = — limbopunetalis H.-S.— v. frustalis HS. ee — limbopunctalis H.-S. s Cybolomia siccalis Gn. absent. -Sienia nervosalis Gu. présent, Metasia adelalis Gn. sx — olbienalis Gn. tes — hymenalis Gn. absent ? NS VE (coll. étr.). présent. Pyrausta diffusalis Gn. _ Pionea rubetralis Gn. For — africalis Gn. absent. — conquisitalis Gn. absent. — bifascialis Gn. présent.- Evergestis segetalis H.-S. Æ — frumentalis L. =z - Phlyctaenodes clathralis Hb. v. tessellalis Gn. se , — virescalis Gn. ie Evergestis mundalis Gn. —- Pyrausta austriacalis H.-S. = Pionea illutalis Gn. absent Scoparia ambigualis Tr. (coil. étr.). présent. Scoparia phaeoleuca Z. murana Curt. sudetica Z. v. Jluzialis Gn. DT ef 8 Microlépidoptères d'Achille Guenée. TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS D'ESPÈCE ÉPAISSEUR 2 eApUIanGN.. 5... Je abietana HD:,,22 an L' Aetapreana)Duple....trr2 ADÉLARAS HAN. den . 2e SANGATdUaANa OM ed 0). adamantellus Gn........... 22 He CAPIGANAr Ga etiR on MONS 20:60 DR 2 RE CET ALTER ANS AU RCE RE AE ES advenella:Zk::....:.. SPA Carnéandte Ge. Le eee aceiinals Mules. 2.41... 284. Casanelia BV... AE Are ARICA SR Ce Sr a mn eee or | Vcassandrela Stern mine. ADUMHANA. GE. NE rs castlas GA one AC EAN GNU UN ENS 1 cembrae-Haiw ss. Fed AMbieualis Tr. NC: 92 |+cospitana-Hb:224.#%5 002 amygdalana Dup........... 43. | chermesinalis Gn........... anderreggana Gn...... messes chioneals/Gnr 41 mr andorrana Mill............. 47 | cinerana St... DRE RE annutalela=Cürt 55e 1: Dos Clatnralis HD ee APE LAN AMEL 6 EU. : KSrecognatellussHbe- 2" re ATOVTARA-DUPE:. LEA. 18 -lPcongeneraliss Gn2. 172. 3 arevranta HD He. +3 \#connectalis His nt ASS CR 2 RAR 9°|° conquisitalis Gn:.........… atropurpurana Haw........ 45”\contiguella Heyd:-......1%4 aurotasciana HaW: 0.2. 7:1° Tconvolutella Hb. 2.7. BÉMAnA CURE AE SE 10-| coronatella Gn..,::,......: hetuletana Haw:. sh: 2e GP RCor cas DUDE. 2 ee) betulétana Sn rs Gr ecorticane Mb: 7 DiCiHCLAT DUDE An Fo COHEN Er us ee HHASGialls GA eu At CUIR GEL ee HAS GS. TRUE J12-cumulant Ge RU. Re boisduvaliella Gn........... 222euphana:Dup- "5. bombycalis Schiff.......... 25h ddlecarliana Gi. .....1#: DOS... 5 EMI, A2 dealhanarFroël:. .".::.%4"2 Lragderiana LT PAUSE 4 | delphinatalis Gn.......... bruandela Ge. 188 Pdriana -DUD: enr MEEVCAA Ge 2: PA ai A, LE danse... 2. SRE byringerana Hb......:...:. Hreditfidaliss Ge amer. CANAOME GR ER eee à Dre TUSARS GR. RE CHAR AN rl oui a 15-| dimidiana Sodoff....:..... Cane Ge NUE 2e F0 Mana GES. ALT 38 J. pe JOANNIs. distortans Gear ne ete 42°! immaculana Gn:.2...1.7.% Mir nean 2 CHIPS EURE 10 | immaculicornella Gn........ diversana HD er. 3: l'amaundanas her re dohrniana H.-S............ LAMPE NE E SRRE donzelalis Gn==:.::21 21,2 32: | Ancarnana Haw.:.< e donzelana Gn..... NPA &F MCE NAT SRE AD AISARA CUTL. 12e KG: |". insulana Gr: EE Tree ephippialis Zett......... 35,36 | interjunctalis Gn........... SAN IC. 7 21 FAP rite nana ne ER ee CRIS Gun. See ee aa” | Wtiguana ES er ANA Gi. Ne Be ue CUnEna DUDY EE ésireyerana Gr... 406 42 -cpideana HS 2 0 RER E Expaécana, HEST RES 420 atifasciana; Haw. He. er ferrugana Schiff..7:2%5%. 5: » leucomelana Gn.. 1 Evidana- fn." tue 17 | limbopunctalis H.-S........ fractifasciana Haw.:...... ss A0 -l0SIan SCAUR SEE ErR Wéternana St... dette. -AMNNIONn Dana HAN HAE iaidalis Gn.. + .- Le d2-torquialis Gus pe fPioidand Gone er 46:|- RCA Gone eee medellalGn:.%. 7. ruse 21 | lugdunana Gn.,.....…. RTS inentalis Len rase al AluSana HS a TEE RES ARS TASSE. na UNS CN Eee RS Hutetana HD PET Mrs 42 | mahalebella Gn......... — AS 1dan A Gr SNA 9: malinelus 2er rene HÉACDTIS DD 19 L:malvoreltGn, 257 202 AS inebris FeiSth: Ce A9 mare Green gaditana RAT: ie 49" maritimana Glen aliCana GNT 45 | marmoratana Gurb.......1.. Pénmniterand Tr. 7227020 RD MAUrTANAASLE ES RE Er péniatella Z:..:.-: STORE PPS 23- | -metalicana Ab Ce Sennarana. Hb.- "0 Me 44 | metalliferana H.-S-..:..: Fc pigantalis Stgr.....:....1 31 | microgrammana Gn...,..... DA AAA EST. Sr neue 9RinérantTES enr SranholithanatGn. 21:12 1: |-mitterhacheriana St: 448 grevileana Curt........ Her 6 modéeriant Srrere MAS HAN NL ET RMS RSR Lt n6Idavica Esp. EE NP mRRX HepatoanasTr.. AA #43 | monspessulalis Dup:. 71... RÉFDana On... HN ras 2 AMOTDIAANS GA: 4.227 Hpinénalis. Gui... 25e JC PMUTANSEGNS 070: LATE 1efenéana -HawSs ts neo MA | mana AW. 2154 MT iutalisOn... rare 32 | nebulosana Zett....... rase x PSE = D = ST CE OU I I me ro = © LE) & PRE VENT er à à - ù IS 2 À Microlépidoptèeres d'Achälle Guenee. 39 HELVOS AIS GRR MAREr ALP pyrolana WA 9 netricals Dup.…::%::1. 2. 27 | ratzeburgiana Sax.......... 9 RS IC ANS ME PT 200 NrReCRel GR, LR 22 nigricana Steph.....:..... 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Ce dernier nombre est aujourd’hui plus que doublé, les descriptions faites par les auteurs subséquents Payant porté à soixante-quatre. Il est ainsi devenu impossible d'identifier un Omalodes avec le tableau de MARSEUL; après de nombreux essais, je suis parvenu à établir un nouveau tableau, dans lequel figurent toutes les espèces actuellement connues et, bien que, en certaines parties, il ne me donne pas entière satisfaction, je crois que sa publication pourra rendre quelques services. Si, comme l’a écrit DE MarseuL, les différentes espèces du genre Omalodes ont toutes un facies et des caractères les séparant à pre- mière vue de celles des autres genres de la famille des Histeridae, elles sont par contre souvent fort difficiles à distinguer les unes des autres. Les espèces sont toutes uniformément noires; je crois qu’il n’y a de caractères séparatifs ni dans les antennes, ni dans les cuisses, ni dans les tarses, ni pour ainsi dire jamais dans les arceaux abdominaux. En outre, et surtout, il existe des espèces pourvues d’un caractère saillant et par suite, semble-t-il, aisément reconnaissables ; mais, quand on à à sa disposition un grand nombre d'individus, on en rencontre parfois un ou deux chez lesquels ce caractère fait partiellement ou même complètement défaut. Aussi doit-il être entendu que les caractères dont je me suis servi sont ceux que présentent très habituellement, mais non pas immuablement, les espèces auxquelles ils s'appliquent. Chaque fois que j'ai rencontré une exception, je l’ai signalée en note. Les Omalodes sont tous spéciaux à l’Amérique centrale et méri- dionale ou aux îles américaines, à l’exception d’un seul, 0. marqui- (1) Pour les quatre premiers mémoires, cf. Ann. Soc. ent. Fr., [1915|, p. 463; — [1916], p. 297; — [1917], p. 165; — [1918], p. 341. 49 H. DESBORDES. sicus Mars., dont le {ype provient des îles Marquises, qui sont distantes d'environ 6.000 kilomètres de la côte occidentale de l'Amérique du Sud; je ne connais d’ailleurs aucun autre exemplaire de cette espèce. S. DE MARSEUL à, pour quelques-uns des Omalodes, indiqué qu’ils vivaient soit dans les bouses, soit dans les « végétaux charnus en décomposition », soit sous les pierres; les descripteurs subséquents n'ont eu — ou n'ont donné — aucun renseignement sur l'habitat des espèces qu'ils décrivaient. Aussi le catalogue qu’on trouvera à la suite du tableau de détermination ne contient-il aucune indication à cet égard. TABLEAU DE DÉTERMINATION 1. Propygidium marqué de deux tubereules. — Prosternum généralement bistrié. Corps ovale ou oblong. (Sous-genre Gornéllus Len TR MNT Re Re TRE TS EE 62. —. Propygidium-non tuberculé: =. :14 2 Re 208 - 2. 2. Espèces ayant à la fois le prosternum bistrié et la strie mésosternale entière, — Corps oblong, déprimé sur la région suturale. (Sous-genre Diplogrammicus Lew.). 60. — Espèces n'ayant pas à la fois le prosternum bistrié et la strie mésosternale entière (Omalodes s. str.).......... S. PTOSTEF TM DISITIE (T6 nus CO RE ; == . Pronctum entierement lisse. — Strie frontale rétroangulée. Propygidium non fovéolé, marqué de deux impressions légères. Long. 8,5 mm...... Lo consanguineus Mars. * — Pronotum ponclué latéralement, au moins dans la région ateubire anérieenen.i.). LCR CE en EN ENt au 6. 6, Ponctuation du pronotum localisée dans la région angu- (1) Dans cette section se trouve placé 0. bifoveolatus Mars. J'en possède cependant un exemplaire dont le prosternum n'est pas bistrié, mais il forme une exception unique parmi les cent vingt-cinq individus que j'ai examinés et je le considère comme une aberration individuelle. (2) Voir la description ci-après, p.56. ç COM 4 ENT IR Genre Omalodes Er. 43 PpÉ ATEN ere SR PART PLU Da devis use Ye — Ponctuation du pronotum occupant toute la bordure latérale, toujours plus atténuée vers la base. — Strie subhumérale externe des élytres simple. ..... DRE LU 8 Taille plus petite. Ponetuation du pronotum extrêmement fine, parfois presque nulle. Strie subhumérale externe des élytres apicale, avec un appendice arqué à la base. Stries dorsales internes indiquées, surtout au sommet, par des séries de points. Long. 5-6,5 mm..,........ seriatus Schmidt — Taille plus grande. Ponctuation du pronotum forte, presque -__ rugueuse. Strie subhumérale externe des élytres simple. Stries dorsales internes nullement indiquées, même au Sommet: Long. 8 mm. ...:..0.7....) bisulcatus *, n. sp.{!) 8. Propygidium bifovéolé. — Élytres sans Strie apicale, mar- qués vers le sommet de quelques points plus ou moins alignés..... AD e Let one ER A Ra er atare 2 NPA NU VAS — Propygidium régulièrement arrondi ou plus où moins biimpressionné, mais nullement bifovéolé. ...... RENTE 10. 9. Pronotum marqué, vers le milieu de chaque côté, d’une fovéole très nette, généralement située au bord interne de la ponctuation latérale, qui est très forte et dense. Long. GSM. RE ARS bifoveolatus * Mars. !° — Pronotum non lovéolé latéralement; sa ponetuation moins forte et moins dense. Long. 6-8 mm...... peruvianus * Mars. 10. Strie frontale rétroangulée au milieu...... REC TRUE sidi — Strie frontale non rétroangulée, soit entière, soit inter- PO IDDe AR MIOUS Un ur ul man aute duree SENIORS due 12. 11. Taille petite. Éiytres avec une strie subhumérale gnterne apicale; les trois stries dorsales internes indiquées par des points apicaux. Propygidium densément ponctué en arrière et sur les côtés, avec une aire distincte presque imponctuée. Long. 6,25-6,75 mm....... areolatus Schmidt (*) | de] 12 SE (1) Voir la description ci-après, p. 56. (2) Voir la note sous le n° 3. (3) J. Senwpr dit dans sa description (£n/. Nachr., XV [1889], p. 363) que _ som exemplaire a le prosternum brièvement bistrié, mais qu'il ne sait si ce caractère se retrouve chez le deuxième exemplaire, qui est dans la collection G. Lewis. Notre savant collègue anglais, à qui j'avais écrit à ce sujet, a bien voulu me réponüre que le prosternum de son exemplaire n'élait nullement strié. Je-fais donc figurer deux fois cette espèce dans le présent tableau (voir plus loin sous le n° 39). PS LE 13. Fit Te D CA ES ee he 2 a re à # TE Loue H. DESBORDES. % Taille grande. Élytres sans strie subhumérale interne; les trois stries dorsales internes nulles. Propygidium assez irrégulièrement ponctué, mais sans aire lisse spéciale. — Ponctuation du pronotum extrèémement fine. Long. ADS DMANINAS ETS us ue ee er ee tes mestino LeW. Tête marquée d’une fovéole circulaire plus ou moins pro- fonde; strie frontale soit entière, soit légèrement obsolète en avant. Strie subhumérale interne des élytres indiquée par quelques points apicaux; trois premières stries dor- sales terminées apicalement par des lignes de points: pas | de strie apicale. Propygidium légèrement biimpressionné. | LOND: SMMIR AE re ARE er ..... amazonius * Mars. Tète marquée d’une impression sulciforme longitudinale ; strie frontale largement interrompue, marquée seulement près des yeux. Strie subhumérale interne nulle; strie api- cale très nette. Propygidium non impressionné. Long. ES nt RP PCR .. vitreolucens Casey Strie du mésosternum entière. Strie subhumérale externe des élytres entière, interne bien marquée, reliée à la strie humérale par une ligne de points et raccourcie avant le sommet; strie suturale représentée par quelques points linéaires H0ne=07 mm Mr et . fortunatus Lew. (!) Strie du mésosternum nulle ou largement interrompue au MINEURES crie ru een ie nn UE Te 14. Strie du mésosternum nulle. — Strie frontale obtusément rétroangulée. Strie subhumérale externe ne dépassant pas le milieu; interne et suturale nulles. Long. 9 mm...... RER PE CPR des cie CE Cerqueirae, n. Sp. (?) Strie du mésosternum largement interrompue au milieu, mais bien-visiblé sur lesseotes EN RER 45. Pygidium entièerementiisse. Re ne 16. Pygidium plus ou moins ponctué, quelquelois très fine- ment ou sur un espace réduit, mais non entièrement lisse. 47. Strie frontale interrompue au milieu. Pronotum entiè- rement lisse. Elytres avec une strie apicale. Propygidium non fovéolé, soit entièrement lisse, soit avec quelques (1) O. fortunatus Lew. présente la plupart des caractères du sous-genre Diplogrammicus Lew.; cependant cette espèce n'a pas le prosternum bistrié | et son facies est bien celui de la plupart des Omalodes s. str. (2) Voir la description, p. 57. ; a Genre Omalodes Er. 45 points clairsemés aux angles antérieurs. Long. 6-7 mm. RON RE RSR 6 ere LOC UR LESE RE OER COIN PRE laevinotus * Mars. — Strie frontale entière, à peine rétroangulée. Pronotum 49. FA0. 91. 22. très finement ponctué sur les côtés. KElytres sans strie apicale. Propygidium bifovéolé, lisse. Long. 6-7 mm... FLN Rte taie lus DOTpOLTUS SCNhmMIdt Prongtmmventiéerement HSse.kz : 40. 28 2x cu LE 18 — Pronotum plus ou moins ponctué le long des côtés. ..... 29 Propygidium bilovéolé, assez densément ponctué sur les côtés, plus éparsement au milieu. — Stries dorsales des HINCESReXITÉMRIHENE ANS. PAST: ONE Care un, 49. Propygidium sans fovéoles, parfois avec deux impressions ME PATESNAOIIOS SN mes 2 gs ee r4 UOReeE 20. Strie frontale légèrement rétroangulée, un peu obsolète au milieu. Mésosternum très court, son bord postérieur presque tangent au milieu au hord antérieur. Long. 5,5- Et ee I PO .... brevisternus Schmidt Strie frontale rotondement rétroangulée. Mésosternum de longueur normale. Long. 8-9 mm...... laevicollis Bickh. Stries dorsales internes des élytres remplacées par de lé- gères côtes, qui déterminent deux ou trois pans coupés bien visibles sous un certain angle. — Strie frontale non rétroangulée, obsolète en avant. Épaules très saillantes avee une Îorte dépression en dessous. Stries dorsales externes à peine visibles, Tibias antérieurs armés de cinq tonte Eonos7-"20 0 ee eu humerosus Schmidt Stries dorsales internes non remplacées par des côtes éle- NÉS E SR EE MAO SE D Dh ln one 21 Strie frontale nettement rétroangulée Propygidium forte- ment et éparsement ponctué, sauf une bande lisse assez nette au sommet. Tibias antérieurs armés de Cinq dents. État) 6, 705 2 ES pe Re PUR Fassli Bick.* Strie Tome non ou à peine rétroangulée. Propygidium plus où moins ponetué, sans bande lisse déterminée au sommet. Tibias antérieurs armés de quatre dents.,...,.. 22. Front lisse, non excavé, sa strie circulaire un peu inter- rompue au milieu (!). Strie subhumérale externe des (1) Je possède un exemplaire de ©. planifrons Mars. chez lequel, contrai- rement à ce qu'on observe chez le {ype, la strie frontale, non interrompue, est obtusément rétroangulée au milieu. H. DESBORDES. élytres très longue, irrégulière, atteignant presque la base ; suturale indiquée par une série de quelques points apicaux. Propygidium et pygidium fortement et densément ponc- Ines ALOND.-0 Nm. F7. 4e cer A eu) planifrons * Mars. Front pointillé, excavé, sa strie formée de deux lignes obliques commencant près du milieu de lœil et se rejoi- gnant en avant. Strie subhumérale externe apicale, ne dépassant pas le milieu; suturale nulle. Propygidium beau: coup plus densément ponctué sur les côtés qu’au milieu; pygidium plus également ponctué. Long. 7,5 mm......... FN TE PAR RO PAC Re obliquistrius LeW. Élytres avec une strie apicale généralement entière. — Strie subhumérale interne non indiquée. Propygidium non lovéolé, parfois à peine sensiblement biimpressionné. . Élytres sans trace de strie apicale. . ....2............... Strie apicale partant du bord externe et cessant à égale distance de ce bord et de la suture. Strie suturale indi- quée par quelques points apicaux, ainsi que les 4° et 5e dorsales. — Strie frontale semicirculaire, vaguement interrompue en avant. Ponctuation du pronotum rare et très fine, localisée dans les angles antérieurs. Long. 6 mm. LEE RE RS ER SR ES ME simplex Lew. Strie apicale occupant tout le bord postérieur ; 4°,5° dor- Sales CL SUTUT Ale NUE ERRE RATE TERRE a Forme allongée. Stries dorsales bien marquées........ Forme ovale. Stries dorsales extrêmement fines, pres- que obsolètes. — Strie frontale plus ou moins rétroangu- Taille plus grande. Strie frontale rétroangulée. Ponctua- tion latérale du pronotum diminuant progressivement de largeur et de force, mais atteignant cependant la base. Ponctuation du propygidium laissant vers le milieu une aire lisse, assez mal délimitée, qui atteint le sommet et par- fois aussi la base. Long. 8-10 mm......... haïtianus Taille plus petite. Strie frontale non retroangulée, légère- ment interrompue au milieu. Ponctuation du pronotum limitée à la région des angles antérieurs, ne dépassant pas le milieu. Propygidium éparsement ponctué, sans aire lisse proprement dite. Long. 7.5 mm........ oblongus Lew. 95 di . #* Mars. Genre Omalodes Er. 47 27. Taille plus grande. Propygidium uniquement ponctué sur les côtés, la ponctuation forte. Ponctuation du pygidium laissant une bande transversale lisse à la base et au som- met. — Pronotum densément pointillé sur les côtés. VOOR US RAT RE TR RE optatus Lew. (!) — Taille plus petite (5,5-8 mm.). Propygidium inégalement ‘ponctué, mais généralement avec au moins quelques points sur le disque. Ponctuation du pygidium ne laissant pas de bande lisse à la base et au sommet... .............. 28. 28. Ponctuation latérale du pronotum allant en diminuant vers la base, mais atteignant celle-ci. — Ponctuation du propygidium assez variable. Long. 5,5-8 mm. — (laevi- datus Er" Rluga Mans ie ai Ex ruficlavis *Mars. (?) — Ponctuation latérale du pronotum localisée dans les angles antérieurs. n’atteignant pas la. base. .,.,.,............, 29. 29, Forme ovale, allongée. Long. 5,5-7 mm. — {angulatus | PAS PR M ES RTL en ne M ei MALUS laevigatus Quens. (?) — Forme presque orbiculaire. Long. 6,5-8 mm. — (laeviga- DES SR ee ee 7 Soulouquei *Mars. 30. Strie suturale des élytres plus ou moins marquée, indiquée au moins par quelques points apicaux en série.......... O1 —‘Strie suturale nullement indiquée................. 43. 31. Stries dorsales internes des élytres représentées par de légères côtes élevées, déterminant deux ou {rois pans cou- pés bien visibl:s sous un certain angle. — Strie frontale très nettement rétroangulée. Côtés du pronotum très fai- (1) Bien que la description n’en fasse pas mention, O. oplalus Lew. à une strie apicale aux élytres, ainsi que l’auteur a bien voulu me l'écrire. (2) J'ai vu les types des 0. ruficlavis Mars. et O. Alugi- Mars. (Laevigalus [| Er.) au Muséum de Paris. Les différences signalées par l'auteur soit dans ses descriptions, soit dans une note manuscrite que j'ai eue à ma disposi- tion, me paraissent trop faibles pour qu'il y ait lieu de conserver ces deux espèces. (3) Le nom de ©. laevigatus a été donné à trois espèces par QUENSEL, EricHsON et DE MARseuL. J'ai vu le {ype de O. Soulouquei (= laevigatus || Mars.) dans la collection de Marseul, où se trouve aussi un exemplaire de O. laevigatus Quens. Ce dernier me paraît, d'après la description, avoir été exactement nommé et je ne vois entre lui et O. Soulouquei Mars. de diflé- rence que dans la forme générale du corps, ovale, assez allongée chez O. laevigatus Quens., courte, ramassée chez O. Soulouquei Mars. 48 32. — Élytres sans fovéole à la base de la 3° strie 39. H. DESBORDES. blement ponctués. Épaules saillantes, avec une dépres- sion très marquée en dessous. Stries dorsales externes fortes, bien marquées. Long. 5,5-6 mm.......... faustus Er. Stries dorsales internes nullement élevées en côtes lé. D'OPÉS AR eee cn CT ET ER CARSE RE Élytres avec une fovéole profonde à la base de la 3 strie. Strie frontale -rétroangilée ne me me 33. Côtés du pronotum fortement sinués; angles anté- rieurs marqués d’une dépression traversée par la strie la- térale dont le rebord forme une sorte de carène. Propy- gidium et pygidium à peine ponctués, complètement lisses en arrière, celui-là non fovéolé. Long. 7 mm.......... RP D NE M Re RO Ve te ee Ua sinuaticollis * Mars. Côtés du pronotum non ou à peine sinués; angles an- térieurs sans dépression spéciale. Propygidium et pygi- dium entièrement et assez régulièrement ponetués, celui- là profondément bifovéolé et impressionné entre les fovéoles. Long:6-6,5 mm... foveipennis LeW.* Stries dorsales des élytres uniquement composées de points alignés. — Strie frontale rétroangulée. Stries dorsales plus ou moins linéaires, jamais unique- ment composées de points alignés.............. SO Propygidium fortement bifovéolé. Long.4-7mm. pulvinatus Er. Propygidium non fovéolé, au plus légèrement bimpres- | SONNERIES, HORS DR CN TRES RS he PI p0. Front et épistome fortement et largement excavés longi- tudinalement. Côtés du pronotum rectilignes. Long. 56 NI AS RS ee end me monilifer *Mars. Front bombé, plus faiblement canaliculé ainsi que l'épi- stome. Côtés du pronotum légèrement arqués. Long. AD ADI ES eh reosmuee D A mendax *Mars. (!) Siriestrontale rétroangulée. 25.1: ET eee 38. Strie frontale soit entière, soit interrompue au milieu, RON “TOLOANE BE AD AU RSR NE RER AS A1, (1) 0. mendax Mars. est bien voisin de ©. monilifer Mars., ainsi que j'ai pu m'en rendre compte en comparant les {ypes des deux espèces. Cepen- dant, pour se prononcer sur leur réunion éventuelle, il serait nécessaire d'a- voir sous les yeux une série un peu nombreuse. Genre Omalodes Er. 49 38. Trois premières stries dorsales des élytres entières et 40. LE crénelées. Propygidium bifovéolé. Premier segment ven- tral strigueusement ponctué. — Forme ovale. Long. DST NES dr nes er es SR RER ER OREE chapadae Lew. Troisième strie des élytres raccourcie en arrière ou ter- minée par des points faibles alignés. Propygidium non fovéolé. Premier segment ventral lisse ou indistinctement pointillé ..... DT A RAT REC 2 LE OR OA MERE 39. Propygidium avec un espace presque lisse, partant du bord antérieur et s'étendant jusqu'aux deux tiers posté- rieurs, garni de points peu nombreux et irrégulièrement dispersés; très densément ponclué sur le reste de sa sur- face Long: 6,25- 06,794 MM, +... areolatus Schmidt (!) Propygidium à ponetuation peu dense, mais régulière- ment distribuée” sur toute la surface... .12.17....," 40. Forme allongée, presque cylindrique. Épaules à peine saillantes. Angles antérieurs du pronotum creusés, la fos- sette traversée par la strie latérale. Prosternum non dé- primé à la base. Mésosternum sensiblement plus long que chez les autres espèces. Long. 6-7 mm........,... exul Mars. Forme ovale, courte. Épaules nettement saillantes. Angles antérieurs du pronotum non ou à peine creusés. Pro- sternum avec une large dépression à la base. Mésosternum de longueur normale. Long. 7 mm... depressisternus *Mars. Ponctuation du pronotum très fine, localisée dans les an- gles antérieurs, n’atteignant pas la base. Strie suturale des élytres linéaire, raccourcie mais bien nette. — Propygi- dium bilovéolé. ot RUES ten marquisicus *Mars. Ponctuation du pronotum forte, allant en diminuant vers la base qu'elle atteint. Strie suturale formée de quelques DOUDISCAPICAUX. ANDNÉSS- 00. 0 MR SERNre À LPC EU PAR Propygidium non fovéolé, légèrement biimpressionné. Con C7 MEME, RS Ce) ; RTE puncCtistrius “Mars. Propygidium nettement Or dole. — Élytres sans strie subhumérale interne. Long. 4,3-7,5 mm,..... foveola Er.(?) (1) Voir ci-dessus, sous le n° 11. (2) O. foveola Er. a généralement la strie suturale indiquée par quelques points. Il arrive cependant que cette strie fasse complètement défaut. Aussi ai-je fait figurer l'espèce deux fois dans le présent tableau (Voir ci-après, sous le n° 47). Ann. SOC. ent. Fr., LXXXVIIL [1919]. &æ 50 H. DESBORDES. « 1 Elyires avec un rudiment apical de strie subhumérale in- terne. — (conicicollis *Mars.)....... var. brasilianus * Mars. (!) 43. Propygidium marqué de deux fovéoles régulièrement GÙ ER ONE: (OSCAR RE PRE ARE RUE SR ANT CR 44. — Propygidium biimpressionné où non, mais non marqué de deux fovéoles régulièrement arrondies (?)........... 20. N 4%. Élytres marqués vers le sommet d’une série transversale, peu régulièrement alignée, de points forts, gresque fovéi- formes. — Carène prosternale ponctuée. Long. 5-10 mm. RTE ER PET .lucidus Er. (:) — Élytres non marqués vers le sommet d’une série transver- Sale” dé DOrRIS IORES ue Ne NEr AL RS SAN Es ne 4. (1) J'ai tout lieu de croire que pe MarseuL n'a eu à sa disposition qu'un nombre petit d'individus lorsqu'il a décrit ses O. brasilianus et conici- collis. Les deux descriptions, à la taille près, sont presque identiques et. ne différencient guère ces deux espèces de O. foveola Er. Il m'est passé sous les yeux plusieurs centaines d'Omalodes de tailles très différentes et ne pouvant appar tenir qu'à l'une ou à l’autre de ces trois espèces ; d'autre part, j'ai, eu à ma disposition les {ypes des deux premières et je ne crois pas qu'il y ait lieu de considérer celles-ci comme autre chose qu'une variété unique du /oveola caractérisée par un rudiment de slrie subhumérale interne aux élytres. (2) Cette coupe est basée sur un caractère peu satisfaisant et je suis forcé de reconnaitre que la différence entre un propygidium faiblement bifovéolé et un propygidium biimpressionné n'est pas grande. J'aurais voulu trouver un caractère plus tranché; je n’y suis pas parvenu, malgré toutes mes re- cherches. J'entends par fovéole une cavité circulaire bien inarquée, dont les bords sont régulièrement relevés; par impression, une cavité beaucoup moins sen- sible, non régulièrement circulaire, dont les bords sont généralement relevés d’une facon inégale. (3) Espèce de taille et de structure très variables. La bordure de points du pronolum est tantôt intégrale, tantôt concentrée sur la région antérieure. Je possède même un individu, venant de Colombie, qui a le pronotum et la carène prosternale lisses, et un autre, de la Guyane francaise, dont le prono- tum est marqué de deux points enfoncés symétriquement placés; mais j'en ai vu plusieurs centaines ef n'ai retrouvé ces anomalies chez aucun autre. La strie subhumérale interne est parfois nulle, parfois indiquée par deux ou trois points. La ponctuation du propygidium est généralement égale, mais quelquefois un peu plus éparse au milieu; ses fovéoles sont plus où moins enfoncces. Voir aussi, sous le n° 4, la variété que j'ai décrite dé celte espèce. Genre Omalodes Er. 51 25. Ponctüation du propygidium inégalement disposée, soit plus clairsemée au centre, soit entièrement nulle au milieu de la base... __ Ponctuation du propygidium à peu près également répar- tie sur toute la surface, les points d’égale grosseur ou non. 48. 6. Strie frontale rétroangulée. Strie latérale du pronotum irrégulière, éloignée du bord (1). Propygidium et pygi- dium avec une aire à peu près lisse au bord antérieur. ones mate ART RER Pet L EE laceratus Mars. -— Strie frontale non rétroangulée. Strie latérale du prono- tum régulière, rapprochée du bord. Propygidium sans aire lisse nettement délimitée, mais à ponctuation beau- coup plus clairsemée au milieu que sur les côtés. Ponc- tuation du pygidium égale, sauf parfois à l’extrème som- TH SENTE à = | 47. Taille plus petite. Ponctuation du pronotum diminuant progressivement de largeur et de, force du sommet à la base, mais atteignant néanmoins celle-ci sur une étendue assez notable. Angles antérieurs du pronotum faiblement creusés en dedans de la strie latérale. Long. #55 -7,5 mm A ture te Me RP St eut cr DPI ET (| — Taille plus grande. Ponctuation du pronotum soit limitée aux angles antérieurs, soit atteignant la base, mais en ce -cas très fine et très réduite en ce point. Angles antérieurs du pronotum fortement creusés en dedans de la strie laté- RER ANNEE Pret Se A MO Tr AS ere angulatus K. 48. Strie subhumérale interne des élytres nulle. Fovéoles du propygidium légères, doublées d’un gros point enfoncé situé entre elles et le bord antérieur. — Pronotum sans fossettes spéciales, légèrement sinué sur Les côtés. Long. LE TN TA TR PAR MR LS UE A EU : Clapsars *Mars. — Strie subhumérale interne des élytres bien marquée. Fo- véoles du propygidium simples, bien marquées 19. Pronotum avec deux fovéoles de chaque côté, également (1) De Marseur à décrit cette espèce sur un exemplaire unique de la col- lection Chevrolat et il exprime lui-même des doutes sur la constance du carac- tère tiré de la strie latérale du pronotum. N'ayant pas vu le éype, je ne puis que consigner ici son observation. 0. laceralus Mars. pourrait bien n'être qu'un individu anormal de O. omega Kirby. (2) Voir plus haut, sous le n° 42 et les notes 1 et 2. D2 )0. o1. D3. H. DESBORDES. el assez rapprochées du bord antérieur, la plus grosse derrière l’œil, la seconde entre celle-ci et le bord latéral; sa ponctuation latérale assez forte, mais non rugueuse,. Éons OMR A et Le PR ee . felix LeW. Pronotum sans fovéoles, sa ponctuation rugueuse anté- rieurement. Long. 8-9 mm............ Wagneri *, n.sp.{!) Strie subhumérale externe des élytres entière, interne api- . cale atteignant l’épaule, l’une et l’autre bien marquées. — Front légèrement déprimé, avec une légère trace de sillon. Ponctuation latérale du pronotum natteignant pas la base. Long: TIMES ERNEST eee . extorris * Mars. Sirie subhumérale externe des élytres apicale, ne dépas- sant pas le milieu; interne nulle ou réduite à un rudi- ment apical ou à une courte ligne de points............ Front pointillé, avec une petite impression géminée sur le vertex. Ponctuation latérale du pronotum limitée aux an- oles antérieurs. — Propygidium non impressionné, sa ponctuation grosse, inégalement espacée. Long. 6,5 mm. Front généralement lisse, plus ou moins unisillonné ou impressionné. Ponctuation latérale du pronotum atteignant 1abase DR ee Se ae RL Re RE re Propygidium lisse sur la plus grande partie de sa surface, fortement et éparsement ponctué sur les côtés, parlois assez sensiblement biimpressionné. — Front presque plan. Strie frontale subangulée ou sinuée, souvent obso- lète au milieu. Long. 5,5-7 mm.............. . gagatinus Er. Propygidium plus ou moins éparsément ponctué, jamais avec une aire médiane lisse occupant la majeure partie de SA SUP ACER ESPN ER RE Pt Me Se ris Strie latérale du pronotum cessant à une certaine distance de la base. — Strie frontale circulaire, avec une petite interruption en avant. Carène prosternale densément ponc- tuée bone. 55 -06,9 MM: 204 dE 0e clavulus Lew. — Strie latérale du pronotum atteignant a base. .......... J4. Front presque plan, à peine impressionné............... — Front distinctement fovéolé ou sillonné.;............... DD. Ponctuation du propygidium et du pygidium grosse el (1) Voir la description ci-après, p. 56. DA. 2) PA . praevius Mars. 3. AMEN Genre Omalodes Er. 53 espacée. Long. 5,5-7 mm..:............ anthracinus * Mars. — Ponctuation du propygidium et du pygidium beaucoup plus fine et plus dense....... RÉ ET S CRR SATEAE 6. 56. Pronotum assez finement et éparsement ponctué sur les côtés. Élytres sans calus huméral et sans pli spécial con- tre la suture. Propygidium partiellement et éparsement ponctué, lisse au bord postérieur. Long. 6 mm. — (rotunda- US REC Erin Ces ndR Sales ls de .... Sobrinus Er. — Pronotum densément ponctué sur les côtés. Élytres avec un léger calus huméral et marqués d’un petit pli au bord postérieur de la suture. Propygidium assez fortement, mais éparsement ponctué. Long. 6 mm........ serenus Er. {!) 7. Pygidium avec le milieu de la base lisse ou tout au moins beaucoup plus finement ponctué que le reste de la surface. — Impressions du propygidium bien marquées......... DS. (1) Quatre des espèces du genre Omalodes sont extrêmement voisines les unes des autres; ce sont : O. sobrinus Er., O. serenus Er., O. gagalinus Er. et O0. anthracinus Mars. O. gagatinus, dont la description tient en quatre lignes, semblerait aisément reconnaissable à son propygidiumlisse sur la plus grande partie de sa surface; je possède cependant une série d'une trentaine d'individus, venant de Mendes (Brésil), qui sont semblables au éype d’an- thracinus, sauf que chez celui-ci le propygidium est entièrement ponctué, tandis que, chez la plupart des exemplaires de Mendes, il présente au bord postérieur une bande lisse plus ou moins étroite, remontant parfois vers le milieu et, chez quelques-uns, envahissant toute la partie médiane, comme chez O. gagatinus. On trouve ainsi dans cette série des passages évidents entre O0. gagatinus Er. et O. anthracinus Mars. D'autre part, j'ai examiné d'assez nombreux spécimens d'O. sobrinus Er. et O. serenus Er., nommés par pe MarseuL, G. Lewis, J. Scauwior, H. Brck- HARDT, et je n'arrive pas à trouver de caractères nets et constants pour sépa- rer ces espèces. 0. serenus aurait, d'après la description, les élytres pincés en forme de pli vers l'extrémité de la suture; je me demande si ce pli ne s'est pas trouvé accidentellement chez le £ype, car je ne l'ai retrouvé chez aucun des exemplaires qui m'ont été confiés ou cédés sous le nom de sere- nus. Je n'ai pu vérifier non plus, sur les exemplaires de sobrinus et de sere- nus que j'ai eus à ma disposition; les caractères distinctifs indiqués par p£ MarsEUL dans son tableau des Onalodes. N'ayant pas vu les {ypes des trois _ espèces d'EnIcuson, je ne puis proposer aucune réunion en ce qui les con- cerne, non plus que la mise en synonymie de l'espèce.de MARSEUL ; mais je me contente d'utiliser dans mon tableau les caractères fournis par les des- criptions d'Exicuson et de MarseuL el je fais toutes réserves sur la valeur qu'il convient de leur attribuer. 54 :H. DESBORDES. — Pygidium sans aire spéciale lisse ou plus finement ponc- tuée au milieu de la base. ....... Loto PIN TE ER D9. 58. 2 strie dorsale des élytres forte, subentière, terminée au sommet dans une fovéole assez bien marquée. Épaules peu saillantes, avec une très faible dépression en dessous. Long. 8-9,5 mm. — {borealis Lec.).......... omega Kirby (!) — 9° strie dorsale fine, cessant bien avant le sommet, où se trouve parfois dans son prolongement un point enfoncé. Épaules peu saillantes, avec une très faible dépression en dessous. Long. 8,3-9 mm. — (fexanus * Mars. — lubri- cans Case) AS ER NES ES Er grossus * Mars. 59. Strie subhumérale externe des élytres assez longue, mu- nie d’un rudiment basal; Pinterne nulle ou représentée par quelques points en série. 3° strie dorsale continuée vers le sommet par une ligne de points. Ponctuation du propygidium forte et très espacée. Long. 9 mm. novus * Mars. — Strie subhumérale externe atteignant le milieu, sans rudi- ment basal. 3° strie dorsale cessant vers le milieu. Pone- tuation du propygidium fine. Long. 9-11 mm..., vapulo Mars. 60. Trois premières stries dorsales des élytres entières, la 3° parfois terminée au sommet par une ligne de points. .... 61. — 3e strie dorsale basale ne dépassant pasle milieu. — Ponc- tuation du propygidium, vers le milieu de la base, tres fine et clairsemée, presque nulle. Long. 9 mm... ebeninus Er. 61. Strie subhumérale externe entière ou subentière, interne a courte. Long. 8-9 mm. — (ebenninus || Mars.).. LE AÉR AS PORS E PP Te et EN Eure Marseuli Schmid. ss. 62 (2). Strie marginale du mésosternum entière. — Strie fron- (1) Je possède six exemplaires d’un Omalodes, venantde Bahia (Brésil), dont le pygidium est un peu plus finement ponctué au milieu de la base, mais sans qu'il présente en ce point le changement de ponctuation notable et assez brusque qui est caractéristique chez O. omega Kirby. J'ai été tenté de le considérer comme espèce distincte ou tout au moins comme variélé de l'espèce de Kirzy, mais je n'ai découvert aucun autre caractère pour séparer ces individus de O0. onega et je crois, en définitive, qu'ils constituent simple- ment une forme locale de cette dernière espèce. (2) J'ai publié un tableau du sous-genre Cornillus Lew. dans Îles Ann. Soc. ent. Fr. [1916], p. 311. Je n'ai rien à y changer et le reproduis ci-après, de facon à rendre complet le tableau du genre Omalodes. 64. 6. (er ©> 63. Genre Omalodes Er. 59 tale ininterrompue et acuminée en arrière. Deux premiè- res stries dorsales des élytres entières, 3° raccourcie en avant, suturale indiquée par quelques points, saubhumérale interne souvent liée à la première dorsale. Prosternum bistrié sur toute la longueur de la carène. Long. 5,75 - (fa NT RM ER CR SO tuberculipygus Schmidt * Strie marginale du mésosternum interrompue.......... 63. Deux premières stries dorsales des élytres entières, 3° raccourcie en avant. — Strie frontale ininterrompue et apuminée eMIATFIÈTE.. LP à à RER CR MN PT FEES SE 6%. Trois premières stries dorsales des élytres entières. — Strie suturale indiquée par quelques points. Stries pro- sternales courtes, marquées seulement soit au milieu, soit à la partie antérieure du prostérnum.,...,............. 66. Stries prosternales aussi longues que la carène et aussi distantes: l’une de lautre en avant qu'en arrière. Long. SD AT DE TARA PAT ER SEC bullatus Lew. Stries prosternales nulles ou raccourcies et seulement indi- quées, dans ce dernier cas, soit au milieu, soit en avant... 6, Élytres ayant seulement une strie subhumérale interne, qui est réunie au sommet à la 1" strie dorsale. Pas de strie suturale. Mésosternum sinué de chaque côté de Fé- chancrure médiane: Long. 8 mm............. tuberosus LeW. Élytres ayant deux stries subhumérales distinctes, l’ex- terne à peu près égale au tiers de l’élytre et située au milieu, l’interne apicale et réunie à la 1"° dorsale. Une trace de strie suturale- Mésosternum non sinué en dehors de léchancrure médiane. Long. 6 mm.... tfuberculifer * Desb. Strie frontale interrompue de chaque côté. Strie marginale du pronotum sinuée à la base, où se trouve dans chaque angle une petite impression circulaire. Surface des pro-, méso- et métasternum bien visiblement pointillée. Long. ? 7, NC ACER 2 VERS DORA SRE DE re RER binodulus LCW. Strie frontale non interrompue. Strie marginale du pro- notum droite à la base, où se trouve dans chaque angle une trace presque effacée d'impression. Surface des pro- méso- et métasternum obsolètement pointillée. Long. HE PARA FRE UE SSP US tuberculatus Lew. H. DEsBorpes. Cr © DESCRIPTION DES ESPÈCES OÙ VARIÉTÉS NOUVELLES O. lucidus var. Le Moulti, n. var. — Typo simillimus, sed pa'o- Sterno valde bistriato. — Long. (capite et pygidiis erclusis) 6-7,5 mm. Types : sept exemplaires provenant l’un de la Guyane française (S'-Jean-du-Maroni), les six autres de la Guyane anglaise. Le premier n’a été cédé par M. Le Mouzr, les autres par M. H. BICKHARDT. J'ai examiné plus de trois cents 0. lucidus Er. Sur ce nombre, j'en ai rencontré sept dont le prosternum était aussi nettement bistrié que chez O. bifoveolatus Mars. (à stries non pas réduites à quelques faibles rudiments, mais bien marquées sur presque toute la longueur de la carène). Ce caractère étant loin d’être la règle dans le genre Omalodes, il m'a paru y avoir lieu de créer pour ces sept exemplaires une variété de l’espèce si répandue 0. lucidus Er., dont ils ne différent d’ailleurs par aucun autre caractère. Je possède d’autres 0. lucidus Er. provenant des mêmes localités que celles où la variété nouvelle a été récoltée et dont le prosternum ne présente aucune trace de striation. La var. Le Moulti ne semble donc.pas être une race locale. O. bisulcatus, n. sp. — Oblongo-ovatus, convexus, niger, nitidus. Caput viæ puncticulatum, fronte longitudinaliter profunde sulcata, stria circulari retrorsum acuminata. Pronotum angulis anticis punc- tatum, stria valde notata, pone oculos angulata. Elytrorum striae leves ; subhumerali externa apicali, interna nulla; dorsalibus duabus primis integris, tertia basali dimidiata vix perspicua, ceteris deficientibus : apicali nulla. Propygidium leviter biimpressum, lateribus fortiter et dense punctalum, punctis in medio sparsis: pygidium fortiter et aequaliter punctatum. Prosterniuim punctulatum, in medio bistriatum ; mesosterni stria late interrupta. — Long. (capite et pygidiis eæclusis) 8 min. Type : un exemplaire provenant du Brésil : Sao Paulo (coll. van de Poll < coll. Desbordes). Cette espèce est assez voisine de O. amazonius Mars. Elle à, comme lui, le prosternum nettement bistrié au milieu, mais les stries n’at- teignent pas la base. En outre, le front est marqué d’un profond sillon longitudinal, la strie frontale est nettement rétroangulée, la ponclua- tion du pronotum est uniquement localisée dans les angles antérieurs et les stries dorsales internes des élytres, non plus que la strie sub- humérale interne, ne sont nullement indiquées par des points apicaux. O. Wagneri, n. sp. — Oblongus, depressus, niger, nitidus. Caput PR 7 Genre Omalodes Er. 57 punctatum, fronte longitudinaliter foveolata, sbria cireulari retrorsum acuminata. Pronotum lateribus fortiter denseque punctatum, stria valde notata, antice triarticulata. Elytrorum striae fortes; subhumeralibus apicalibus, externa humerum attingente, interna breviori (!); dorsa- libus duabus primis integris valde notatis, tertia basali dimidiata punctis raris apice aucta; suturali, vel vix notata, vel nulla; apicali deficiente. Propygidium leviter bifoveolatum, fortiter et dense punctatum, punctis ad latera majoribus ; pygidium fortiter et aequaliter punctatum. Prosternum puncticulatum, haud striatum; mesosterni stria late interrupta. — Long. (capite et pygidiis exclusis) 8-9 mm. Types : huit exemplaires venant de la République Argentine : Chaco de Santiago del Estero, Rio Salado (E. R. Wacner), dont einq dans ma collection et trois dans celle du Muséum de Paris. Cette espèce est assez voisine de 0. omega Kirby. Elle s’en distingue aisément par la ponctuation du pygidium, qui couvre très également toute la surface sans laisser d’aire triangulaire lisse au milieu de la base et sans même que la ponctuation soit moins dense en ce poinl; en outre, le propygidium n’est jamais lisse en son milieu, mais seu- lement un peu moins densément ponctué que sur les côtés et il est marqué de deux fovéoles, à la vérité légères, mais régulièrement arrondies, tandis que le propygidium d’0. omega est plutôt biimpres- sionné, les impressions étant, lorsqu'elles sont visibles, transversales et souvent limitées en arrière par une sorte de bourrelet; les élytres ont une strie subhumérale interne bien marquée au sommet et les deux premières stries dorsales sont aussi bien enfoncées au sommet qu’à la base. O. Wagneri m. semble également se rapprocher de O. felir Lew., que je ne connais que par sa description; mais ce dernier a sur Île pronotum des fossettes caractéristiques qui font défaut chez l'espèce nouvelle. O. Cerqueirae, n. sp. — Oblongus, parum converus, niger, nilidus. Caput impunctatum, fronte late impressa, stria integra antice retroangulata. Pronotum in angulis anticis tantum punctatum. Elytra foveolis fortibus et irregularibus apice notata; striis valde notatis, subhumerali externa dimidiata, interna nulla, duabus primis dorsa- libus subintegris, tertia basali dimidiata, caeteris nullis. Propygidium bifoveolatum, in medio laeve, lateribus tantum sparse punctatum. Pygidium aequaliter haud dense mec fortiter punctatum, lateribus (1) Sur deux des exemplaires {ypes, on remarque en outre un rudiment de strie subhumérale interne à la base. 58 H. DESBORDES. utrinque valde depressuin. Prosternum latum haud striatum. Mesosterni stria nulla. Tibiae anticae quadridentalae. — nie icapite el pygidiis exclusis) 9 mm. Type : un exemplaire recueilli en 1903 au Brésil (sans localité pré- cise) par Mme CerQUEIRA, à qui je me fais un devoir de dédier l'espèce (Muséum de Paris). O. Cerqueirae est remarquable par l'absence totale de strie au bord de son mésosternum, caractère qui n'existe chez aucune auire espèce du genre. Je me suis même demandé si je n’avais pas affaire à une aberration individuelle et j'aurais conclu pour Paffirmative si, par l’'ensemblé de ses autres caractères, l'espèce nouvelle avait pu se rat- tacher à une autre connue; mais il n’en est rien. Celles dont elle se rapproche Je plus sont 0. angulatus F. et O0. omega Kirby; elle diffère de la première par sa tête lisse, concave mais non sillonnée, par sa strie frontale obtusément rétroangulée, par la dépression fovéilorme large et profonde dans laquelle vient aboutir au sommet la 2° strie dorsale des élytres, par la ponctuation de son propygidium uniquement marquée sur les côtés (comme chez 0. gagatinus Er.); d'autre part. elle se sépare de 0. omega Kirby par une forme moins parallèle, par la bordure de points de son pronotum uniquement concentrée dans les angles antérieurs, par la ponctuation de son pygidium plus fine, mais également répartie sur toute la surface, enfin par la dépression très marquée qui se trouve vers le milieu des côtés de son pygidium et qui, en ce point, en rend la bordure nettement élevée. CATALOGUE. Genre Omalodes Er. : Erichson, apud Klug, Jahrb. Ins. (1834), p. 14%. Sous-genre Omalodes s. str. 1. O. bifoveolatus Mars., Mon., [1853|, p. 510, t. 15, fig. à Panama : Colon (!). — Colombie : Antioquia (!). — Guyane an- glaise (!). — Guyane française : Cayenne (type de Marseul!); abondant partout (!). — Brésil : Amazone (!). — Pérou : Cumbase (!). —- Para- guay (!). 2. O. peruvianus Mars., Mon., [1861}; p. 180, t. 14, fig Guyane. francaise + Cayenne (!). — Pérou : Iquitos (!): Iguapo (!): Tocaché (!); Quito (type de Marseu ul!). 3. O. mestino Lew., Ann. Mag. Nat. Hist., (7),- XIV, [1904], p- 14%./ Pérou : Tumbez (G.-A. Ba r), Genre Omalodes Er. 59 L, O. areolatus Schmidt, Ent. Nachr., XV, [1889], p. 363. Brésil : sans localité (sec. Schmidt). 5. O. seriatus Schmidt, L. c., p. 364. Guyane française : S'-Jean et St-Laurent du Maroni(!); Passoura (!); Pariacabo (!}; Gourdonville (!); Nouveau-Chantier (!). — Pérou (!. — Brésil : sans localité précise (sec. Schmidt). 6. O. bisulcatus Desh. Voir ci-dessus, p. 56. Brésil : Sao Paulo (type!). 7. O. amazonius Mars., Mon., [1861], p. 181, t. 14, fig. 6. — stria tipectus Lew., Ann. Mag. Nat. Hist., (7), V, [19001], p. 229. Guyane francaise : Cayenne (!). — Pérou : fquitos (!). — Brésil : Amazone (type de Marseul!. 8. O. vitreolucens Casey, Ann. N. Y. Acad., [1893], p. 536. Sud de la Floride (sec. Casey). 9. O. consanguineus Mars., Mon., [1853|, p. 527, t. 15, fig. 20. Colombie : Bogota (coll. Chevrolat). 10. O. Cerqueirae Desb. — Voir ci-dessus, p. 57. Brésil (Mme Cerqueira, type?. 11. O. angulatus F., Syst. El., I (1801), p. 85. Guyane française : Cayenne (!). — Brésil : Espiritu Santo (!); Santa Catarina (!); Sao Paulo (E. Gounelle!). KA 12. O. laevicollis Bickh., Ent. Blätter, VII, | 19111, p. 211. Colombie occidentale : S.-Antonio, 2.000 m. alt. (Fassl). 13. O. omega Kirby, Trans. Linn. Soc. Lond., XII, [41817], p. 394. — borealis Lec., Mon., (1845), p. 14, t. 1, fig. 10. Brésil : Para (!); Bahia (!) : Espiritu Santo (!); Rio de Janeiro (!); Mendes (!). 14. O. grossus Mars., Mon., [1853], p. 922, t. 15, fig. 45. — texanus Mars., 1. ©, p. 223, t. 15, fig. 16. — lubricans Casey, Ann. N. Y. Acad., VIT, [1893], p. 539. Mexique (type de Marseul!)}. — Guatemala (L. Conradt!). — Costa-Rica (!). — Texas (type de texanus!). 15. O. laceratus Mars., Mon., [1853], p. 507, t. 15, fig. 2. Brésil (coll. Chevrolat). 16. O. Wagneri Desb. — Voir ci-dessus, p. 56. République Argentine : Chaco de Santiago del Estero (E. et R. Wa- gner, type!) 60 H. DESBORDES. 17. O. felixLew., Ann. Mag. Nat. Hist., (7), V, [1900], p. 228. République Argentine centrale (sec. Lewis). 18. O. optatus Lew., l. c., (8) VIII, [19114], p. 80. République Argentine : Haut Parana (Bertoni). 19. O. vapulo Mars., Mon., [1861], p. 178, t. 44, fig. 3. Mexique (coll. Sallé). — Vénézuela : Caracas (!). r 20. O. haïtianus Mars., Mon., [1853], p. 525, t. 15, fig. 48. Haiti : S. Domingue (Sallé, {ype de Marseul!). — Cuba (!). 21. O. novus Mars., L.-c., p. 524, t. 45, fig. 17. Colombie : Cartagena (type de Marseul!). 22. O. planifrons Mars., 1. c., p. 526, t. 45, fig. 19. Guyane française : Cayenne (!)}. — Brésil : Santa Catarina (type de Marseul!). 23. O. obliquistrius Lew., Ann. Mag. Nat. Hist., (8), If, [1908], p. 142. Colombie : Santa Fé de Bogota (sec. Lewis). 24. O. simplex Lew., l.c., p. 143. Trinidad (Ellacombe) (!). , 29. O. marquisicus Mars., Mon., [1853], p. 912, t. #5, fig. 6. Iles Marquises (type de Marseul!). 26. O. foveola Er., apud Klug, Jahrb. Ins. (1834), p. 120. — var. brasilianus Mars., Mon., [1853], p. 513, t. A5, fig. 7. — conici- collis Mars, 1. c., p. 549, 1. 45, fig. 42. Colombie (!)}. — Guyanes anglaise, hollandaise, française, très répandu (!). — Pérou : Rio Toro {!). — Bolivie : S. Antonio (!). — Brésil, très répandu (1), — Paraguay (!. 27. O. sobrinus Er., apud& Klug, Jahrb. Ins., I (1834), p. 122. — — rotundatus Lec., Proc. Acad. Philad., [1859], p. 301. Mexique (sec. Erichson). 28. O. serenus Er. 1. c., p. 123. Brésil (sec. Erichson). 29. O. gagatinus Er., in Arch. Naturg., XII, [4847], p. 90. Mexique (!). — Costa-Rica (!). — Panama : Colon (!). — Guyane française, abondant (!)}. — Pérou : Tocaché (G. A. Baër!). — Boli- vie (!). — Brésil : Espiritu Santo (!); Mendes (!). (1) Il s’agit vraisemblablement de l'ile auglaise de Trinidad située sur la côte du Vénézuéla. Genre Omalodes Er. 61 30. O. anthracinus Mars, Mon., [1853], p . 533, €. 16, fig. 26. Colombie : Cartagena (!). — Vénézuéla : Caracas (type de Mar- seul!). — Brésil : Espiritu Santo {!); Mendès (!). 31. O. praevius Mars., Mon., [1861], p. 176, t. 14, fig. 4. Panama : Colon (!). — Vénézuéla : Caracas (type de Marseul!). 32. Q. brevisternus Schmidt, Ent. Nachr., XIX, [1893|, p. 10. Bolivie (D' Drake). 33. O. Fassli Bickh., Ent. Blätter, VW, [A91A), p. 212. Colombie : Rio Agna (Fassl.); Carmen (id.); S. Antonio (id.); Cartago (frère Bernard !). 34. O.clavulus Lew., Biol. Centr.-Amer. (1888), p. 197, t. 5, fig. 7. Guatemala (sec. Lewis). 39. O. lucidus Er., apud Klug, Jahrb. Ins., I (1834), p. 120. — var. Le Moulti Desb. Voir ci-dessus, p. 56. Guyanes anglaise, hollandaise et française, très abondant (!); la variété provient des Guyanes anglaise et française. 36. O. lapsans Mars., Mon., [1861], p. 179, t. 14, fig. 4. Vénézuéla (type de Marseul!). 37. O. punctistrius Mars., Mon., [1853], p. 516, t. 15, fig. 10. Brésil ({ype de Marseul!. 38. O. sinuaticollis Mars., 1. c., p. 535, t. 16, fig. 28. Brésil : Santa Catarina (type de Marseul!); Espiritu Santo (!. 39. O. foveipennis Lew., Ann. Mag. Nat. Hist., (7) X, [1902], p. 237. Brésil : Espiritu Santo (!). 40. O. laevigatus Quens., apud Schônherr, Syn. Ins., I (1806), p. 190. — angulatus || Payk., Mon. (1811), p. 43. Ile St-Barthélemy (sec. Quensel). — Cuba (!). — Haïti (!). &l. O. ruñclavis Mars., Mon., [1853], p. 531, t. 16, fig. 24. — lue- vigatus || Er., apud Klug, Jahrb. Ins., I (1834), p. 124. — Ælugi Mars., Mon., [18611, p. 182, t. 14, fig. 7. Venézuéla (!). — Haiti (type de ruficlavis!).— Cuba (type de Klugi!. 42. O. Soulouquei Mars., 1. €., p. 184. — laevigatus || Mars., Mon., (18531, p. 530, t. 16, fig. 23. Haiti (S. Domingo !). 43. ©. laevinotus Mars., 1. c., p. 533, t. 16, fig. 25. Guadeloupe ({ype de Marseul!) : Ste-Lucie (Bonnecour!). 44. O. perpolitus Schmidt, Ent. Nachr., XIX, (18937, p. 11. 62 LH. DESBORDES. : Guatemala (sec. Schmidt). — Costa-Rica (P. Biolley!). ‘4 45. O. depressisternus Mars., Mon., [1853], p. 537, t. 16, fig. 30. | Guyane française : Cayenne (fype de Marseul!). 1 46. O. extorris Mars., |. c., p. 028, t. 15, fig. 24. Guyane française : Cayenne (type de Marseul!). 47. O. chapadae Lew., Ann. Mag. Nat. Hist,, (8). IT. [1908/|, p. 143. Brésil : Chapada (H.H. Smith). 48. O. pulvinatus Er., apud Klug, Jahrb. Ins., I (4834), p. 123. Guyane anglaise (!). — Guyane française : S'-Jean-du-Maroni (!). — Pérou (!). — Bolivie (!}. — Brésil : Amazone (!); Goyaz (!). , 49. O. monilifer Mars., Mon., [1853], p. 520, t. 15, fig. 43. Mexique : Mexico (type de Marseul); Teapa (!). 50. O. mendax Mars., Mon., [1861], p. 477, t. 44, fig. 2: Costa-Rica (type de Marseul!). — Colombie (!. 51. O faustus Er., apud Klug, Jahrb. Ins., I (1834), p. 124. Guyane française : Gourdonville (!); Roches de Kourou {!); S'-Jean du Maroni (!). — Brésil : Amazone {!): Goyaz (!); Para (!). 52. O. humerosus Schmidt, Ent. Nachr., XV, [AS89], p. 362. Mexique : Medellin (sec. Schmidt). 53. O. oblongus Lew., Ann. Mag. Nat. Hist., (7), VUX, [1901), p. 373. Brésil : Sao Paulo, vallée du Rio Pardo (E. Gounelle). 54. O. exul Mars., Mon., |1853|, p. d14,t. 15, fig. 8. Guyane française : Cayenne (type de Marseul!). — Brésil : Rio de Janeiro (!); Mendes (!). 55. O. fortunatus Lew. Ann. Mag. Nat. Hist., (7), I, [1898], p. 166. Brésil : Chapada; Matlo Grosso (H. H.Smith). — Guyane fran- eaise : S'-Jean-du-Maroni (!). X Sous-cenre Diplogrammicus Lew. Lewis, Ann. Mag. Nat. Hist., (7),-XX [1907], p. 481. 56. O. ebeninus Er., apud Klug, Jahrb. Ins., 1 (4854), p. 448. Uruguay : Montevideo (sec. Erichson). — Brésil : Rio Grande do Sul (?). 57. O. Marseuli Schmidt, Deutsche Ent. Zeitschr., [A8897, p. 159. — ebenninus + Mars., Mon., [1853], p. 529, t. 45, fig. 22. Chili (see. Marseul). — République Argentine : Tucuman fid.);: Genre Omalodes Er. 63 Territoire des Missions (Wagner!); Chaco del Estero de Santiago Gd.!)}. — Urugay : Montevideo (sec. Marseul). 58. ©. intermedius Lew., Ann. Mag.Nat. Hist., (7),XX, [1907], p. 481. Chili (sec. Lewis). Sous-genre Cornillus Lew. Lewis, Ann. Mag. Nat. Hist., (7), XX, 11907], p. 99. — Desbordes, Ann. Soc. ent. Fr., [h916], p. 311. 99. ©. tuberculipygus Schmidt, Ent. Nachr., XV, [1889], p. 3614. Brésil : Amazone (1. 60. O. bullatus Lew., Ann. Mag. Nat. Hist., (7), XVI, [1905|, p. 608. Brésil : Goyaz, Jatahy (sec. Lewis). 61. O: tuberosus Lew., L. c., (7), IV, 11899}, p. 12. Brésil (see. Lewis). 62. O. tuberculifer Desb., Aun. Soc. ent. Fr., M6], p. 312. Brésil : Goyaz [Rio Verde |!. 63. O. tuberculatus Lew., Ann. Mag. Nat. Hist., (7), XVI, [1905, p. 608. Guyane française : Maroni (!); Gourdonville (!). / 64. O. binodulus Lew., l. c., (8), VI, [19107, p. 52. Brésil : Matto Grosso (sec. Lewis). Depuis que ce mémoire à été composé, j'ai eu à ma disposition le « Genera des Histeridae » publié par H. BicxHARDT, dans lequel l’auteur a élevé au rang de genresles Cornillus Le W .et Diplogrammicus Le w . qu'il n'avait admis dans son Catalogue de 1910 que comme sous-genres du genre Omalodes. Je ne crois pas devoir adopter cette manière de voir. Sans doute les espèces du sous-genre Cornillus Sont bien homogènes el se sépa- rent des Omalodes s. sir. par leur pygidium bituberculé ; mais ce n’est pas là, à mon avis, un caractère suffisamment générique, étant donné surtout que le facies des Cornillus est tout à fait analogue à celui des Omalodes. On ne saurait en dire absolument autant des Diplogrammicus, aux- Ge rh DesnonDes. ee “Genre Omalotes | 4 Ja fe} [= RE ua CT A («y un un = un e. = e ©. Lars D, un. c> cn 2. ae ie e — = («2 um ©: En | —. x. La) um =» @: re) EE En es Let en ®, . ‘È De ee + ® TER Sue suture ion un facies assez différent âé celui que ee + C Eu plupart des Omalodes s. str. I se trouve cependant, parmi ces derniers, à = quelques espèces, telles que 0. exul Mars. et 0. fortunatus Lew., que leur aspect général rapproche beaucoup des Diplogrammicus. Je crois | donc que l’on peut sans inconvénient maintenir également cette der- nière coupe comme sous-genre du sue Omalodes. à Ve SUR QUELQUES CULEX DES PYRÉNÉES Fe IT (1). CAMPAGNE 1918 par H.-W. BROLEMANN. 1. RÉPARTITION DES ESPÈCES. * La campagne antipaludique de 1918 a été caractérisée dans la région de Pau par une sécheresse extraordinaire succédant à un hiver très rigoureux et peu pluvieux. Aussi sont-ce surtout les chasses de prin- temps qui ont fourni les observations suivantes. Indépendamment des Anophélines, j'ai pu recueillir 12 espèces de Culicides, savoir : Culer pipiens L., C. pyrenaicus Brol., C. geniculatus O1., C. veæans Meig., Culicada cantans Meig., C. nemorosa salina Fic., C. albopunctata Rond. (?), C. jugorum Vill. (?), Theobaldia annulata Schr., T, morsi- tans Th., T. spathipalpis Rond. et Aedes cinereus Meig. Ces espèces se répartissent de la façon suivante : Basse vallée du Gave de Pau (Basses-Pyrénées). Culex pipiens L. — Commun à Pau, généralement au voisinage des agglomérations humaines, Fossés bordant les chemins Montardon, de Fouchet, Haut de Billère, lavoir dans le bois dit « des Druides » (?), bords de l’Ousse des bois, etc. Culex pyrenaicus Brol. — Généralement dans les mêmes gites que le précédent et aussi à Lons (mare aux grenouilles) ; à Billère (fossé lon- geant la propriété Darricau); Haut de Billère; à Pau dans le fossé du chemin dit « du château », bords de l’Ousse des bois (passerelle dite « passerelle Aline », fossé en bordure de la maison de retraite « Le Hameau » au N.-E. de Pau; à Pontacq dans le fossé du chemin con- duisant à Hours. Culex geniculatus OI. — Dans presque tous les gîtes indiqués pour C. pyrenaicus. (1) Voir Ann. Soc. ent. Fr. [1918], p. 425. (2) Cité sous le nom de « Culex ornatus Meig. » dans ma première note; voir plus loin, p. 67. (3) Les noms des « lieux dits » sont empruntés à la carte des environs de Pau de Luya et Giroux, 1886. Ann, Soc, ent. Frs, LXXXVIN [1919]. D GE H. BROLEMANN. Culex vexans Meig. — Rare dans le fossé du chemin Montardon à Pau et au lavoir du « bois des Druides » ; très abondant le long de POusse des bois aux lieux dits « pont Gravé » et « passerelle Aline », ainsi que dans le parc du Lycée de Pau. Culicada cantans (Meig.). — Un mâle et quatre femelles au lavoir du « bois des Druides » (26-V). Culicada nemorosa salina (Fic.). — Deux mâles au « pont Gravé » sur l’Ousse des bois (31-V). Culicada albopunctata (Rond., Fic.). — Deux femelles au « pont Gravé » (30-V) et cinq dans le parc du Lycée de Pau (15-VI). Theobaldia annulata (Schr.). — Fossé de la propriété « Le Ha- meau » (6-VII) et Haut de Billère (septembre). Theobaldia morsitans (Theob.). — Nombreux spécimens dans le fossé de la propriété « Le Hameau » (27-III et 2-V). Cette espèce, qui parait être une forme de printemps, a disparu en juillet; elle est remplacée dans le même gite par la précédente. Aedes cinereus Meig.— Cette espèce estassez commune dansle fossé du chemin Montardon, au lavoir du « bois des Druides », au « che- min du château » et sur les bords de l’Ousse des bois, mais toujours au printemps. — Sa femelle est bien reconnaissable, quand elle est fraîche, à la coloration de l’abdomen. La partie dorsale est uniformé- ment foncée, mais les côtés et le ventre sont entièrement couverts d’écailles argentées, et les limites entre la zone dorsale foncée et les côtés clairs sont très tranchées, alors qu’elles sont plus ou moins estompées chez le mâle. Haute vallée du Gave de Pau (Hautes-Pyrénées). Culex geniculatus O1. — Lac de Gaube (1.789 m. alt.), dans une vasque Capitonnée de mousses du delta méridional du lac (16-IX). Gave d’Oloron; Haute vallée d’Ossau (Basses-Pyrénées). Culex pipiens L. — Une colonie nombreuse dans un chemin au- dessus du mamelon rocheux de Minvielle aux Eaux-Chaudes (env. 750 m. alt., fin juillet). Culex geniculatus O1. — Une très nombreuse colonie de cette espèce s’est trouvée dans les vasques rocheuses du lit du gave en amont des Eaux-Chaudes (env. 700 m. alt., fin juillet). Elle s’y trouvait associée à : Theobaldia (Allotheobaldia) spathipalpis (Rond.). — Également TERRE AC déc ant Culex des Pyrénées. 67 abondant dans ce gite. Il est intéressant de retrouver réunies dans cette vallée, et exactement dans les mêmes conditions, ces deux espèces, déjà recueillies l’an dernier à Gèdre (Hautes-Pyrénées) dans les vasques rocheuses du pont de Bern. Culicada albopunctata Rond. — Ce Culicideest extrêmement com- mun dans tous les bois de la vallée d’Ossau jusqu’à 1,450 m, d'altitude (Bious-Artigues). Elle prédomine de beaucoup sur toutes les autres espèces. Elle pénètre dans les habitations des Eaux-Chaudes. Ce sont presque exclusivement des femelles; j'ai capturé plus de 250 de ces dernières et seulement deux mâles. Ceux-ci paraissent en général très rares. Culicada jugorum (Vill.)?. — Très rare, au contraire, est une espèce de Culicada présentant des analogies avec C. nemorosa salina. J'en ai recueilli quatre femelles à Bious-Artigues, au pied du Pic du Midi d’Ossau (1.450 m. alt.), ainsi que des femelles isolées à l’entrée de la vallée du Sousouéou, à Goust (env. 950 m.) et même aux Eaux- Chaudes (env. 700 m.). Il s’agit, sans doute, d’une espèce des hautes altitudes qui descend accidentellement dans les vallées, et probable- ment du C. jugorum (Vill.). S'il en est bien ainsi, les femelles de Gèdre que j'ai signalées sous ce même nom lan dernier et qui appartiennent manifestement à une espèce différente, seraient à ratta- cher à une forme de Culicada voisine de nemorosa, peut-être à salina Fic. 2. DESCRIPTIONS D'ESPÈCES. Je donne ici la description du mäle de Culicada albopunctata, qui est rare, et je la fais suivre de celle de Culicada quadratimaculata Macq., bien que cette dernière espèce n’appartienne pas à la faune - pyrénéenne. Culicada albopunctata (Rondani, 1872, Ficalbi, 1899). — Syn. Culex ornatus + Brolemann, 1918. Au sujet de la dénomination de cette espèce, il existe deux courants d'opinion distincts. Les uns, tels que Van per Wu et SCHINER, Veu- lent y voir le Culex ornatus de MeiGeN, 1818; les autres, avec F1- CALBI et Noë, croient y reconnaitre le Culex lateralis du même auteur. THEOBALD, après avoir considéré lateralis, albopunctatus et ornatus comme des espèces différentes (Mon. Culic., IF, 4901, p. 53), semble ensuite (ibid., IT, 4903, p. 191/192) incliner vers l'opinion italienne (il n’est plus question d’albopunctatus dans les deux derniers volumes, et lateralis reste séparé d’ornatus). C’est cette dernière opinion, à 68 H. BROLEMANN. laquelle s’est rallié Gizzes (Gnats, ed. 2, 1902, p. 458), qui a été acceptée par KerrTesz dans le Kat. pal. Dipe., 1, 1903, p. 141. Sous certains rapports la description de C. ornatus s'accorde avec celle donnée par Ficazgr; il y est fait notamment mention des taches et points blancs des pleures qui sont si apparents chez ce Culicide. Par contre MeiGex dit : « Hinterleib schwarzbraun mit weissen Rin- gen », et encore « Taster (des Mannchens).. schwarzbraun mit drei- weissschillernden Flecken ». La coloration de l'abdomen comporte donc essentiellement des bandes blanches aux segments; et ceci est si vrai que l’auteur a ajouté après sa description : « Unter dem Namen C. guttatus wurde mir ein « Exemplar von Hrn. Megerle in Wien, geschikt, das sich von C. « ornatus dadurch unterschied, dass statt der weissen Ringe des « Hinterleibes, nur weisse Seitenflecken da waren. Wenn dieses « standhaft ist, so deutet es auf bestimmt eigene Art ». Il a ainsi indi- qué qu'il ajoutait une valeur à la présence de ces bandes. Or aucune des très nombreuses (plus de 250) femelles que j'ai capturées cette année n’a de bandes, même à l’état de vestiges ; on n’en trouve que chez certains mâles chez lesquels les taches des 6° ei 7° segments sont assez rapprochées pour pouvoir produire l'illusion d’une bande, tout en étant toujours plus ou moins séparées. On pourrait admettre, puisque MEIGEN parle des mâles, que c’est sur eux qu’a été établie la description, mais alors nous nous heurtons à une autre difficulté, car sur les mâles que j'ai vus les palpes noirs ne présentent aucune trace des trois taches à reflet blanc. En ce qui concerne lateralis, les partisans de la première opinion objectent que l’auteur a donné les pleures comme noirâtres sans mentionner les taches blanches si caractéristiques, et a qualifié les genoux de « pâles [blass] », alors qu’en réalité ils sont blanc pur. Ces deux objections tomberaient d’ailleurs si la description a été faite sur un échantillon vieux et frotté. Quant à l’objection résultant de la taille réduite de lateralis, elle est inexistante, celle de nos échantillons variant du simple au double. Ces rapprochements m'amènent à supposer que mes individus ne sont identiques à aucune des espèces de MEIGEx et qu'ils représentent pour le moins une variété distincte de l’une ou de l’autre. C’est pour- quoi, la description et les figures publiées par FicaLer s’accordant exactement avec mes individus, j'ai adopté le nom créé par RONDAN, nom qui pourrait en tous cas être conservé aux individus n'ayant ni taches blanches aux palpes, ni bandes sur l'abdomen. cd. Palpes du type eîfilés à l'extrémité, atteignant à peine la 17 Culex des Pyrénces. 69 pointe du rostre. Le premier article est très long; les deux derniers sont courts et, pris ensemble, égaux aux deux cinquièmes du premier. Le second est un peu plus long que le dernier, dans la proportion de 11 à 9, à pilosité assez longue et clairsemée, un peu plus longue et plus fournie que chez geniculatus, mais beaucoup moins que vexans et moins aussi que pipiens. Coloration des palpes entièrement noire, sans annelures ni taches argentées, soit en dessus, soit en dessous. Rostre foncé, sans annelures claires. Panaches antennaires foncés, à reflets châtains. Yeux noirs (ou noir bleu très foncé). Vertex à écailles falciformes jaunâtres au centre, avec des plages symétriques d’écailles courtes et larges, blanc de neige, sur les côtés. Thorax brun noir, avec des écailles falciformes blanchâtres, formant une fine ligne médiane bifurquée en arrière et, de chaque côté, une large bande latérale, du milieu de laquelle se détache, à l’intérieur, une fine ligne gagnant le bord postérieur du thorax. Flancs noirs, brillants, avec les plages couvertes d’écailles blanc deneige très déve- loppées. Seutellum et postsceutellum brun noir, ce dernier glabre. Macrochètes au-dessus de l’articulation des ailes et au bord du scu- tellum châtain clair. Ailes à écailles de couleur uniforme, brunes; les écailles divergentes des nervures sont subiusiformes, plus courtes et moins grêles que chez pipiens. Les bifurcations de la radiale et de la médiane sont à peu près au même niveau; la hampe de la fourche de la radiale est égale à la moitié de la branche postérieure (comme 6 est à 12). Hanches noires, brillantes, avec des écailles blanc de neige. Fémurs jaune paille à la base, bruns sur le tiers apical, le passage d’une cou- leur à l’autre sur les pattes postérieures, est particulièrement brusque et caractéristique de l'espèce, tandis qu'il est plus graduel sur les autres pattes; la partie brune se prolonge en une ligne dorsale foncée vers la base de l’article; de chaque côté de l’extrémité du fémur, cou- vrant l’articulation fémoro-tibiale, est un bouquet d’écailles blanc de neige plus ou moins confluent avec son voisin dorsalement. Tibias et tarses unicolores, sans traces d’annelures, brun-noir à reflets brun- violacé. Pilosité distincte, mais peu serrée. Ongles antérieurs et mé- dians inégaux et dentés; ongles postérieurs subégaux et mutiques. Abdomen à téguments noirs, brillants, recouverts d’écailles brunes à reflets violacés. De chaque côté, des plages d’écailles blanc de neige contrastent fortement avec le fond; nulles sur le premier segment, elles sont seulement indiquées sur le second et augmentent progressi- vement sur les suivants. Ces plages sont triangulaires et placées à la 70 H. BROLEMANN. base des segments; l’angle proximal interne est parfois étiré à la ren- contre de celui de la plage symétrique, mais les plages ne se rejoi- gnent qu'exceptionnellement et sur les 7° et 8° segments; l'angle apical de la plage n’atteint pas la moitié de la longueur du segment (sauf sur le 8°). La face ventrale est colorée exactement comme la face dorsale, noire avec des plages d’écailles blanches. Ces dernières sont généralement séparées des plages dorsales correspondantes par une fine ligne noire (!). Q. Même coloration que le mâle. Rostre et palpes entièrement noirs, sans aucune écaille pâle. La longueur des palpes par rapport à celle du rostre varie de 1/5 à 0,95/5. Les bifurcations des nervures longitudinales de l'aile sont au même niveau comme chez le mâle, mais la hampe de la fourche de la radiale est un peu plus courte que la moitié de la branche inférieure de la fourche, soit comme 5,5 est à 12. Culicada quadratimaculata (Macquart., 1834). (Culex quadatrimaculatus, Suites à Buffon, I, p. 34). — Syn. Culex pungens Rob.-Desv., 1827, nec Wiedeman. La diagnose donnée par MacQuaRT est la suivante : « Longueur 3 121lig. Trompe noire. Thorax noir à poils jaunâtres. Abdomen jaunâtre; ventre blanchâtre, chaque segment à tache carrée noire. Genoux blancs, Set © — De France. Collection de M. le comte Dejean ». Cette espèce est seulement citée par FicaLBt (1896, n° 30, p. 282), qui ne fait que traduire la diagnose de Mac@uarr. Il ne connaît pas ce Culex ». 4 TueoBALD (Mon. Culic., V, 1910, p. 359) considère C. quadrimu- culalus (sic) Macq. (?) et C. punctatus Meigen comme des synonymes de C. rusticus Rossi. Or, si rusticus est dit simplement « abdomine nigro-maculato », ce qui est bien vague, il y a lieu de remarquer que, dans l'édition d’ILLIGER (IE, 1807, p. 503/4), à la suite de la diagnose et sous le même numéro 1581, a été ajouté le C. punctatus Meigen qui, lui, a « abdomine segmentis omnibus utrinque nigro-maculatis » ; ces taches sont même triangulaires d’après ME1GENx. Il est par consé- quent impossible de réunir les trois espèces sous le même chef; qua- dratimaculatus n’a qu’une seule tache noire par segment et elle est carrée, ce qui est en contradiction avecla description de C. punctatus Meigen, tout au moins. (1) Voir plus loin la description des armatures génitales ç' et ©. (2) Cette dénomination erronée se retrouve chez beaucoup d'auteurs. Culex des Pyrénées. 71 GiLes (Gnats, 1902, p. 432) et Kertesz (Katalog, [, 1903, p. 146) suivent THeoBALD (!). L'espèce est aussi rangée dans certaines collec- tions sous le nom de C. nemorosus. Sans chercher à approfondir ce que peut être le C. rusticus des marais pisans, ce qui m'est impossible, je conserverai le nom imposé par MACQUART à une espèce française qui a, comme l'indique l’auteur, une seule tache carrée noire sur la région dorsale de l'abdomen et qui est caractérisée de la manière suivante (?) : g‘. Espèce très robuste, plus grande même que Theobaldia annulata, Rostre grêle, noir, largement saupoudré d’écailles jaunâtres à la base, en dessous. Palpes dépassant le rostre de toute la longueur du dernier article. Les deux derniers articles, qui sont un peu épaissis (mais non claviformes comme chez T. spathipalpis), sont subégaux et, pris ensemble, plus courts que le premier article ; les proportions peuvent s'écrire : 1° art. 27; 2 art. 10; 3° art. 10. Coloration des palpes brun- noir avec des écailles dorées sur la face dorsale à lextrémité api- cale du 1° article et à la base du second; quelques écailles de même couleur sur le troisième. La pilosité est dense. On remarque, dans la moitié apicale du premier article, un faisceau de très longues soies allant en décroissant vers la pointe et qui est formé de soies noires parmi lesquelles sont quelques soies fauves sur une partie de leur longueur seulement. La pilosité des deux articles suivants est colo- rée de même façon; elle est longue intérieurement, courte extérieu- rement. Panaches antennaires bruns, à reflets châtains. Thorax probablement parsemé d’écailles jaunâtres; frotté, il est noir avec un faible reflet gris qui laisse subsister deux bandes sub- médianes noir mat. L’aile est étroite; sa largeur est à sa longueur comme 7 est à 32. Les fourches de la radiale sont un peu plus courtes que leur tronc commun (dans la proportion de 10 à 11); la bifurca- tion est un peu plus rapprochée de l’extrémité de l'aile que celle de la médiane. Les écailles des nervures ne sont pas particulièrement étroites. Balanciers jaunâtres. Région pleurale avec des écailles blan- ches abondantes, laissant subsister un espace dénudé entre la base de la première paire de pattes et celle de la seconde. Hanches parsemées d’écailles noires et blanches et garnies d’une pilosité flave abondante (1) Je regrette de ne pas posséder l'ouvrage capital de M. le Prof. R. BLAN- CHARD sur les Moustiques et de ne pouvoir m'y référer. (2) Mes exemplaires étant malheureusement frottés, quelques détails de coloration me font défaut. Les données dont je dispose sont toutefois large- ment suffisantes pour permettre de caractériser définitivement l'espèce. 72 H. BROLEMANN. au moins sur la face antérieure de la première paire et la face pos- térieure de la troisième (!). Fémurs en grande partie couverts d’é- cailles jaunâtres, mais avec l'extrémité de l’article rembrunie de même que sa face dorsale, sans passage tranché d’une coloration à l’autre; deux rangées de soies dressées, plus longues en dessous qu’en dessus. Tibias bruns parsemés d’écailles jaunâtres, ces dernières étant pré- dominantes sur la première paire, en dessous. Tarses bruns avec quelques écailles claires disséminées, mais sans annelures. Pattes de la première paire et de la deuxième avec l’ongle antérieur à deux épines et l’ongie postérieur à une épine; ongles de la troisième paire tous deux avec une seule épine; c’est la même disposition que chez C. penicillaris. Postscutellum noir à reflets gris, glabre. Abdomen à longue pilosité blonde. Segments 2 à 6 brun-noir avec, à la base, une bande d’écailles jaunes; cette bande, qui occupe environ le quart de la longueur du segment, est de même hauteur dans les côtés qu’au milieu; ses contours sont nets dans les individus en bon état, ce qui fait ressortir la partie postérieure du segment comme une « tache noire rectangulaire » à laquelle l'espèce doit son nom. Sur le 7° segment, cette bande est très courte, linéaire; de même aussi sur le deuxième segment, mais ici il existe un prolongement médian triangulaire, étroit, qui divise presque entièrement la zone noire. Face ventrale envahie par des écailles blanchâtres, si ce n’est sur la ligne médiane (? accidentel). Q@. Chez la femelle, le rostre est médiocrement développé, moins parsemé d’écailles blanches que chez le mâle. Les palpes ont le quart de la longueur du rostre, ils sont couverts d’écailles blanches et noires mélangées et paraissent bifurqués à l’extrémité en raison de la disposition des écailles apicales. Longueur et largeur de laile de mèmes proportions que chez le mäle; les bifurcations de la radiale et de la médiane sont au même niveau, par suite les fourches de la radiale sont un peu plus longues que leur hampe (dans la proportion de 13 à 9). Tous les ongles des pattes ont une seule épine. Mes exemplaires proviennent de la Mayenne, près de la gare de Neuilly-Saint-Ouen. 3. ARMATURE GÉNITALE DES MÂLES. Il est étrange d’avoir à constater avec quelle hésitation, je dirai presque avec quelle appréhension, a été abordée l'étude des parties (1) Des soies flaves semblables existent d'ailleurs aussi sous la tête et sur les flancs. Lai Culex des Pyrénées. 73 génitales. Comme auteurs ayant traité ce sujet chez les Culicides, je ne connais encore que FicaLBt (1899), Fezr (1904), TaeoBarD (1907- 1910) et Epwarps (1911-1914). Il est extraordinaire que, à l'exception de ce dernier dont je n’ai pu apprécier que tout récemment la mé- thode, tous se soient bornés à regarder les forcipules génitales et les extrémités des autres éléments en tant qu’elles affleurent à la sur- face, sans rechercher à quoi correspondent ces extrémités. Il est d'autant plus surprenant de rencontrer cette lacune chez THEOBALD, que cet auteur n’a pas ménagé sa peine pour édifier un véritable mo- nument, source précieuse de renseignements de toutes sortes. En ce qui concerne les « genitalia », nous voyons qu’en 1901 (Mon. Culic. I, p. 7) il s’est borné à comparer les appendices mâles aux appen- ._dices femelles, ce qui implique qu’il a tenu compte seulement des forcipules, laissant de côté toute la partie médiane de l’armature. En 1907 (ibid., IV, p. 7), un paragraphe et une figure sont consacrés à l’'armature génitale du mâle. La figure 2 (p. 8), présentée comme un schéma, se ressent du défaut signalé, c’est-à-dire qu’elle ne repré- sente que l'extrémité des organes médians, si bien qu'il est difficile, par exemple, de savoir ce que l’auteur a voulu schématiser avec les crochets désignés par hp (« Harpagones »); sont-ce des prolongements du cylindre périanal, comme il en existe plusieurs paires chez Culex pipiens ou sont-ce les extrémités des bras péniens? Il est plus proba- ble que ce sont ces derniers qu'a voulu figurer THEOBALD; mais alors il n’y a pas trace des trois pièces dont j'aurai à parler tout à l'heure et que je crois être les homologues du 11° somite ou telson. De plus, les rapports des pièces entre elles ne sont pas mis en lumière. Ainsi cette figure est incomplète et par conséquent inutilisable. Quant au texte accompagnant la figure, il n'apporte guère d’éclaircissements et il -contient d'autre part certaines indications qu'il serait imprudent d'accepter telles quelles, par exemple la situation ventrale des « harpes » (gonapophyses du 10° somite) et l'affirmation que les « se- taccous lobes » (protubérances sternales du 9° somite) font partie d’un huitième segment rudimentaire. A l'égard de la situation ventrale des « harpes », l’auteur a été sans doute le jouet de cette faculté de tor- sion qu’on constate dans l'extrémité de l’abdomen, torsion qui peut atteindre 180 degrés et amener la face ventrale de l’armature géni- tale et du & somite à faire suite à la face dorsale de l'abdomen. La façon schématique dont est traité le sujet suffirait déjà à témoi- gner du degré de défiance que les caractères de classification tirés de l'armature génitale inspirent à THeoBALn, bien qu’il leur reconnaisse une valeur spécifique. Mais il s’en explique en quelques mots (ibid., 74 H. BROLEMANN. IV, p 9). « Il ne serait guère sage de fonder des genres sur ces seuls caractères, dit-il; la majorité des Moustiques n’est connue que par des femelles et nous pourrions avoir à attendre des années avant d’être à même d’assigner leur place dans la systématique à beaucoup d'espèces qui nous sont si bien connues. » En d’autres termes, pour TasoBALp une classification à pour but principal de permettre de classer des êtres à la suite les uns des autres dans un carton ou dans une vitrine et à leur appliquer une étiquette avec deux noms; il ne serait pas sage de chercher à les grouper suivant leurs affinités qu’on ne peut définir qu’à la longue. Il me sera permis peut-être d'émettre un doute, celui qu’une semblable méthode serve jamais à la progression de nos connaissances scientifiques. En ce qui concerne l’œuvre d’Epwarps, je me suis déjà expliqué à. son sujet dans l’appendice à mon premier mémoire (Campagne 1947, Ann. Soc. ent. France [M8], p. 440); d’ailleurs je me propose de revenir ultérieurement sur ses travaux. < Au cours de cette campagne, j'ai porté particulièrement mon atten- tion sur deux groupes de formes dont j'ai pu réunir quelques maté- riaux, ce sont les groupes dont Culex nemorosus et C. annulatus sont respectivement les représentants français les plus connus, et je me propose d’en analyser les armatures génitales mâles. Culex annulatus Schr. est l’espèce type du genre Theobaldia créé en 1902 par Neveu-LeMaIRE. J’utiliserai donc ce nom générique pour n’en pas forger un autre, bien que les caractères admis par l’auteur et par THEoBazp ne correspondent pas aux affinités naturelles des espèces qu’on y inscrit et conduisent à un résultat différent de celui que j'obtiens. Pour le groupe du Culex nemorosus, la question du genre à adopter est simple; c’est le genre Culicada Felt, 1904, qui s'applique à ces espèces. Si l’hésitation n’est pas permise ici, cela tient à ce que, sous l'impulsion de Dyar et de Fer (dont je n’ai pas les travaux sous les yeux), certains caractères génériques ont été empruntés aux organes génitaux du mâle. Il y a lieu cependant de remarquer qu'un doute subsiste quant à l’espèce type du genre; THeogaLp (1 c., IV, 1907, p. 10) commence par indiquer son C. canadensis ; plus loin, cependant (ibid, 4907, p. 3149), il dit : « The type of this genus should be Mei- gen’s cantans, not my Culex canadensis ». J'ignore d’où provient ce revirement d'opinion; mais comme les deux espèces paraissent bien être congénères, je ne vois pas d’inconvénient à adopter la dernière indication de TaeoBALp. Je le fais d'autant plus volontiers que, mis en possession de mâles de cantans du Nord de la France grâce à l’ama- Culex des Pyrénées. 79 bilité de mon collègue le D' ‘VIiLLENEUVE, je vais pouvoir fixer les caractères du genre Culicada. Je débuterai par ce genre parce que c'est, suivant moi, le moins évolué des trois genres Culicada, Theobaldia et Culex, et celui qui se prête le mieux à l’étude de l’armature génitale. En effet ceite étude m'a démontré que la conception exposée dans ma première note est” erronée. Je m'étais inconsciemment adressé, pour débuter, au genre le plus évolué, à celui chez lequel certains éléments sont exagérément différenciés, tandis que d’autres ont disparu. Voici donc comment on doit se représenter schématiquement l'extrémité postérieure du mäle d’un Culicada : Gen. Culicada. — Emboîté dans l'extrémité du 8° somite est un anneau somital incomplètement développé, plus long dorsalement et ventralement que sur les côtés où il est réduit à une bride étroite. La région dorsale, ou tergite (19), ne présente pas de structure caracté- _ristique chez les espèces que je connais ; son bord antérieur est sinueux ou plus ou moins fortement cintré en arc ou en ogive. La région ven- irale (S9), par contre, est toujours accompagnée, de chaque côté de la ligne médiane, d’une protubérance pilifère plus ou moins saillante ; dans le cas le plus accusé, les protubérances ne sont pas plus longues que larges, l'écart entre elles n’étant que de peu supérieur à la largeur de l’une d'elles. Entre les deux protubérances le sternite a son mini- mum de longueur, ce qui provient de ce que la base du sternite est plus ou moins fortement échancrée. Cet anneau est celui du 9° somite Il porte des membres qui sont les forcipules génitales (F). Les forci- -pules sont repoussées tout à fait latéralement, par conséquent elles sont très écartées dorsalement. Elles sont formées de trois articles. Un article basal (F1), très robuste et fortement pileux, est beaucoup plus long que large, comprimé latéralement ; dorsalement il s'appuie sur le bord du tergite en un point qu'on peut considérer comme l’angle apical externe de ce dernier (m, fig. 6), et d'autre part la base de son rebord ventral est soudée à une pièce dite « apodème ali- forme » (a) dont je parlerai plus loin. Sa face interne présente une lacune de chitinisation longitudinale (?, fig. 2 et 7), qui parcourt toute la longueur de Particle. Sa base interne est excavée et présente un peu en dedans du rebord ventral une verrue basale (v) plus ou moins accusée, plus ou moins différenciée. Enfin on constate chez certaines espèces l'existence, à l'extrémité du rebord ventral, d’une saillie api- cale arrondie (s) parfois très proéminente, qui élargit considérable- ment la pointe de l’article. La pilosité de l’article basal est générale- ment très longue et plus ou moins touffue par places, suivant les 76 H. BROLEMANN. espèces. Un second article (F2) plus court (environ du tiers), grêle, quelquelois rubanné, porte sur une certaine portion terminale de l'une de ses arêtes des soies rigides, médiocres et peu nombreuses. Un troisième article (F3) placé bout à bout avec le second ne dépasse guère le quart de la longueur de ce dernier, mais atteint généralement un cinquième de cette longueur. Il est en forme de tigelle, sans par- ticularités. En arrière du tergite du 9° somite se place une paire de prolon- gements arqués (G — « Gonapophyses — Harpes ») dont la base commune (T10, fig. 6), simplement échancrée au milieu, adhère par ses extrémités à la concavité de chacune des forcipules, au voisinage de la base de leur rebord dorsal. Ces prolongements sont biarticulés; le premier article est la continuation de la base commune; il est géné- ralement vêtu d’une pilosité fine et courte au moins sur une partie de sa convexité. L'article apical (g) est très variable. Ces gonapophyses, qui sont minces, très longues et arquées ventralement, protègent l’armature géuitale en la surplombant; ce sont les « Harpes » de THeoBALD. Ces pièces sont situées par rapport au tergite du 9° somite exactement comme l’est ce dernier par rapport au tergite du 8°; cette disposition m’amène à voir dans la base commune des prolongements le tergite d’un somite incomplet, le 10°, et dans les prolongements les membres de ce 10° somite. La lumière des 9 et 10° somites est entièrement chstruée par deux groupes d'éléments fortement chitinisés dont l’un est dorsal, l’autre ventral. Le groupe dorsal est composé d’une pièce impaire flanquée de pièces symétriques. La pièce paire est une plage sclérifiée (c) dont les bords sont réfléchis dorsalement et sont soudés par leur angle dorso- proximal en un anneau basal complet. Regarde-t-on l’armature par le dos, on ne saurait mieux comparer cette pièce qu’à un cylindre en partie fendu longitudinalement, ou bien encore à une coquille de Pholade à valves entrebäillées; je la désignerai sous le nom de « cylindre périanal », car je suppose qu’elle résulte de la sclérification des parois du tube digestif, et que c’est au centre du cylindre que s’ouvre l’anus; en effet j'ai parfois observé à l’orifice du cylindre une gouttelette de matières verdâtres, de matières fécales, sans doute. Les pièces paires, que j’appellerai « trigonapophyses » (é), sont constituées par des épaississements chitineux donnant l'illusion de trois branches disposées à peu près en trinacrie. L'une des branches s'applique par son extrémité à l'extérieur de l’anneau basal du cylindre périanal ; c’est la branche dorsale. Elle se continue par une branche érigée, la Culex des Pyrénées. 77 branche apicale, qui n’a de contours bien nets qu’extérieurement, parce qu'elle résulte de l’hyperchitinisation d’un repli membraneux ; c’est la seule partie exosquelettique de la trigonapophyse. Ces deux branches sont bien visibles par la face dorsale de l’appareil; ce sont elles dont on voit la silhouette dirigée obliquement en dehors, de chaque côté du cylindre périanal. La troisième branche (a) se détache du milieu du rebord latéro-ventral des branches précédentes ; étranglée à sa naissance, elle s’épanouit brusquement pour former ce puissant apodème, « apodème aliforme », dont le développement n’est bien visible que de profil. En raison de leur situation et du fait que là s'ouvre l'anus, on peut considérer ces trois pièces (cylindre périanal et trigonaphyses) comme appartenant au 11° somite, ou telson. Enfin le groupe ventral d'éléments est celui formé par le pénis. Le pénis, membraneux, est soutenu de chaque côté par un épaississement chitineux, dit « bras pénien », plus ou moins régulièrement cintre ou coudé (p) et présentant une branche horizontale et une branche ver- ticale. Cette dernière, la plus simple, est plus ou moins élargie en bandeau et s'appuie par son extrémité sur la face dorsale (interne) de la protubérance sternale correspondante du 9° somite. La branche horizontale du bras pénien, simple aussi dans la plus grande partie de son parcours, est terminée, chez Culicada, par un crochet à concavité ventrale, court et trapu, sans différenciations. Près de la pointe et dans sa concavité, on observe généralement quelques erins, parfois plantés sur une verrue. La déclivité ventrale du pénis est parfois ren- forcée par une ramification du bras pénien; mais cette ramification est peu chitinisée et n’est jamais nettement circonscrite, ne formant pas une plage caractérisée. L'opinion qui me parait prédominer aujourd’hui est que le pénis et ses différenciations sont placés avant le telson et sont dérivés exclu- sivement du 40° somite, et même uniquement de la région ventrale de ce somite. S’il en est bien ainsi, les bras péniens et les sclérifications ventrales qui l’accompagnent sont les pièces sternales qui correspon- dent aux gonapophyses et au tergite 10 qui les porte; nous avons ainsi un 40° somite partagé en deux moitiés, une dorsale et une ven- trale, encadrant le 11° somite percé de l’orifice anal. Appliqué au genre Culicada, ce schéma de l'extrémité du corps a peut-être des limites trop étendues. Il n’y aurait rien de surprenant à ce qu'il constituât le cadre d’une coupe de rang plus élevé qu’un genre, d’une tribu, par exemple. Mais il ne m'est pas possible de m'en rendre compte actuellement. L'étude d’un grand nombre de formes pourra seule enseigner s’il est des détails suffisamment cons- 78 H BROLEMANN: tants pour caractériser des groupes plus restreints, qui prendraient alors la valeur de genres. Pour cela la connaissance des espèces exo- tiques est indispensable. Tel qu’il est ce schéma va me permettre d'exposer rapidement comment se distinguent les espèces françaises qui s'inscrivent parmi les Culicada. Culicada cantans (Meigen, 1818). — (Fig. 1, 2). — La longueur du tergite 9 est un peu plus de moitié de sa largeur; son bord apical est faiblement bisinueux et accompagné de trois soies moÿennes en une rangée prémarginale et de quelques soies courtes sans ordre apparent. Protubérances sternales courtes avec une dizaine de soies apicales ; l'écart entre elles est égal à deux fois la largeur de l’une d'elles; exté- rieurement est une dénivellation donnant naissance à une arête oblique, obtuse. Presque toute la surface du premier article des forcipules est plantée de macrochètes très longs et plus ou moins denses; ils sont particulièrement abondants dans la moitié apicale du rebord dorsal où ils s’entrecroisent et s’enchevêtrent. Verrue basale (v) peu sail- lante, arrondie, couverte d’une pilosité dense mais assez courte et plutôt fine. Saillie apicale du rebord ventral très développée, bien détachée de lextré- mité de Particle et tronquée ; pas de ma- nés crochètes sur sa face /' externe; des soies fi- nes sur sa face interne. Second article aminci à la base et plus en- core dans le tiers api- cal, qui porte deux ou trois soies. Tergite 10 avec une profonde échan- crure assez étroite, à fond arrondi. A la base interne des go- napophyses (G), il peutexister une faible saillie portant des soies fines et courtes. Indépendamment de leur direction générale, les gonapophyses présentent deux sinuosités peu accusées; convergentes d’abord à la base, elles deviennent paral- Culex des Pyrénées. 79 lèles immédiatement après, puis elles divergent sensiblement avant l'articulation. Article apical (g) peu intensément coloré, avec des expansions lamellaires et une pointe acuminée; il n’a guère plus du tiers de la longueur du premier article. * Cylindre périanal(c) à silhouet- te (dorsale) pyriforme; ses bords sont fortement proéminents (en profil); sa pointe est découpée par une entaille subrectangulai- re limitée de chaque côté par une petite saillie finement épi- neuse. Branches dorso-apicales destrigonapophyses (+) à silhouet- te grêle, un peu sinueuse en profil; apodème aliforme (a) di- rigé ventralement, ne plongeant pas dans le corps plus avant que la base du cylindre périanal. Pénis sans sclérifications ven- trales distinctes; bras péniens (p) typiques. = NX V2 | Fig. 8. Fig. 4. Culicada nemorosa (Meigen, 1818). — (Fig. 3 à 5). — Le tergite 9 est trapézoïdal, plus large au | bord apical que long dont l’une (la plus ventrale) est très épaisse. Saillie api- cale du rebord ventral (s) bombée, couverte de nom- breuses soies arquées vers le dos. Le second article (F2) présente quelquessoies (4 ou 5) dans le tiers distal de sa convexité. Troisième article (F3) court, égal à peine au cinquième de la longueur du second article. Gonapophyses du 10€ s0- mite (G) très écartées, leur tergite étant largement et profondément creusé d’une échancrureen angle droit; à la base interne de chaque gonapophyse est une petite granulation piligere; la moitié basale du premier article est plantée de crins courts; elle est plus épaisse que la moitié apicale, qui H. BROLEMANN. . Le bord apical est faiblement sinueux. (Pilosité inconnue.) Protubérances sternales (fig. 5) longues; l’écart entre elles est égal à la largeur de lune d'elles, la troncature apicale est parée “d'environ six soies en lame de couteau médiocrement allongées. Premier ar- ticle des forcipules (F1) à pilosité relativement clairsemée et sans agglo- mérations spéciales de macrochètes. Verrue basale (v) très proéminente, élargie; son bord dorsal est aminci en crête et fortement chitinisé, sa face ventrale est plane et densément plan- tée de soies fortes; à l’angle inférieur se trouvent notamment des soies à extrémité recourbée en hamecon, Fig. 6 el 7. Culex des Pyrénées. 81 est glabre ; le passage d’une moitié à l’autre est assez brusque, mais sans aucune saillie. Le second article (g) est presque aussi long que le premier, très fortement chitinisé, un peu élargi à moitié de sa longueur, mais sans épanouissement lamellaire ; sa pointe est graduellement acu- minée. Cylindre périanal (c) très saillant, à sil- houette allongée et légèrement rétrécie au milieu ; son bord apical semble échancré (?) ; ses bords latéraux sont fortement repliés jusqu’à presque entrer en contact dorsale- ment sur la plus grande partie de leur lon- gueur. Trigonapophyses à branche dorsale courte et large, à branche apicale modéré- ment inclinée latéralement; apodème ali- forme (a) très développé, plongeant plus profondément dans le corps que la base du cylindre périanal. Bras péniens (p) coudés, simples, à pointe courte sans différenciations; branche verti- cale plus courte (vue en profil) que la bran- che horizontale. Culicada nemorosa salina (Ficalbi 1896). — (Fig. 6a 8.) — Par comparaison âvec le type, le tergite 9 est plus court, son bord anté- rieur, un peu plus large, est sinueux et précédé d’une rangée prémargi- nale de cinq soies moyennes et de quelques soies courtes. Les pro- tubérances sternales sont plus courtes, un peu plus rapprochées. Pi- losité du premier article des forcipules et saillie apicale du rebord ventral comme chez le type. La verrue basale (v) est presque plus développée et surtout plus anguleuse notamment à son extrémité distale où la crête forme un angle aigu; la pilosité est dense sur la face plane de la verrue, mais la soie en hameçon est sensiblement plus épaisse, en outre elle est isolée du reste de la pilosité, formant avec quelques soies simples un faisceau ventral indépendant (fig. 7). Tergite 10 comme chez le type. Les gonapophyses (G) sont plus courtes, un peu moins arquées, le passage de la partie basale à la partie apicale plus mince est brusque, marquée qu’elle est d’une dent surmontée d’une soie. Le second article (g) dépasse de peu la moitié de la longueur du premier; il est peu fortement chitinisé; il est proportionnellement très élargi par des épanouissements longi- tudinaux lamellaires ; sa pointe est aiguë. Ann. Soc. ent, Fr., LXXXVHI [1919]. 6 f 82 H. BROLEMANN. Le reste de l’armature génitale est plus déprimé dorso-ventralement que dans la forme typique. Le cylindre périanal (c) est assez saillant, à silhouette ovoïde; ses bords dorsaux sont beaucoup plus écartés et ne se réunissent qu’à la base. Les branches dorso-apicales des trigo- napophyses sont moins divergentes, elles sont plus rectilignes en pro- fil; l'apodème aliforme (a) est moins développé ventralement et plonge profondément dans l’intérieur du corps. Pénis comme chez le type. Étant donné la différence de taille et les particularités de structure relevées dans l’armature génitale, la forme de Ficaugi est à considérer pour le moins comme une race de nemorosa,sinon comme une espèce distincte. Culicada quadratimaculata (Macquart, 1834). — (Fig. 9 à 12}: — Huitième somite du mâle caractérisé par la présence sur toute la largeur du bord postérieur de son sternite d’une épaisse touffe de soies très longues à reflets dorés et à pointes inclinées vers l’armature génitale qu’elles couvrent en partie. Le tergite 9 n’est chitinisé que sur la moitié basale de sa hauteur; il présente un groupe médian d’une dizaine de soies un peu espacées. Sternite (S9) à bord apical très proéminent, portant Fig. 9. Fig. 10. deux protubérances à peine saillantes-couronnées chacune par un bou- quet de soies spiniformes courtes et trapues. Les forcipules sont repous- Culeæ des Pyrénces. 83 sées tout à fait latéralement (F1, fig. 9). Le premier article est environ deux fois plus long que large. La verrue basale a ici une forme des plus curieuses (fig. 12); c’est un prolongement en spatule monté sur un pédoncule plus étroit, et dont la crête porte une double rangée de soies très différenciées; la rangée marginale est composée de 7 ou 8 soies arquées à la base, élargies et comprimées ensuite, beau- coup plus longues que le prolongement lui-même; la seconde rangée est en retrait de la première et ses soies, qui sont plus courtes que les autres mais aussi nombreuses, paraissent cylindriques. La saillie apicale du rebord ventral (s) est aussi développée, mais plus étroite et, par conséquent, plus dégagée que dans les espèces précédentes; sa pointe arrondie porte quelques soies crochues. Enfin le rebord dorsal de l'article est envahi, dans sa partie médiane, par une épaisse frange de soies très longues à reflets dorés (fig. 11). Le second article a en- viron les deux tiers de la longueur du premier; il est graduellement aminci et parsemé de soies courtes; une soie médiocre avant l’ex- trémité. Le troisième article n’atteint pas le quart du précédent, il est faiblement sinueux mais sans aucune particularité. - Tergite 10 large et un peu bombé; il est très faiblement échancré (fig. 9); l’échancrure est complètement arrondie, mais elle est conti- nuée par un sillon longitudinal médian. Les gonapophyses sont très longues, notamment l’article basal (G); convergentes d’abord à la base, elles deviennent parallèles ensuite et, surplombant le reste de l’armature, elles dépassent ven- : Fig. 12. tralement le niveau du sternite 9; la base est faiblement renflée et pileuse. Le dernier orticle (g) 84 H. BROLEMANN. est très court, il dépasse de peu le quart de la longueur de l’article proximal; il est épanoui, foliacé, évidé sur sa face interne et sillonne de rides transversales. Immédiatement avant l'articulation sont quel- ques (2) soies isolées externes. Le tergite 10 est réfléchi et prolongé dans les côtés, mais il disparaît avant d'atteindre la région ventrale. Bien que long, le cylindre périanal (c) est médiocrement saillant, il ne dépasse que de peu le niveau de la base des gonapophyses; son extrémité est peu profondément trilobée et les lobes latéraux sont denticulés. Sa base est inclinée ventralement. Vu par la face dorsale (fig. 9), il offre une silhouette à contours presque parallèles; ses bords, qui restent bien écartés, donnent naissance au premier quart de sa hauteur à des lobes à profil arrondi. Trigonapophyses grandes ; l’apodème aliforme ne plonge pas plus profondément que la base du cylindre périanal. Bras péniens (p) à branches subégales, d’ailleurs sans particularités. Culicada albopunctata (Rondani, 1872, Ficalbi, 1899). — (Fig. 413 et 15). — Tergite 9 large, trapézoïdal, sa hauteur égalant environ lestrois cinquièmes de sa largeur ; son bord apical, subrectiligne au milieu, est très faiblement sinueux de chaque côté; quatre soies en une rangée prémarginale et une soie médiane en retrait. Le sternite 9 est bas et porte des protubérances petites, plus écartées que la largeur de l’une d'elles, et surmontées chacune d’ûne rangée de trois soies en lame de couteau. Pilosité du premier article des forcipules longue et forte, mais sans agglomération spéciale de macrochètes. Verrue basale (v) Culex des Pyrénées. 89 très peu proéminente; sa pilosité est médiocre; pas de soies en ha- mecon ni en faisceau isolé. Pas de saillie apicale au rebord ventral; l'article est graduellement aminci vers son extrémité (fig. 15). Deuxième article au moins égal à la moitié de la longueur du premier, sans particularités. Troisième ar- ticle proportionnellement long, égal ou presque égal au tiers de l'article précédent. Tergite 10 presque entièrement partagé par une échancrure en V dont les bords se continuent par les articles basilaires des go- napophyses. Celles-ci sont rela- tivement courtes, à peu près comme chez cantans, grêles, ré- gulièrement arquées, formées de deux articles subégaux. Article basilaire graduellement aminci, avec deux ou trois soies médio- cres à la base de la face dorsale ; article apical (g) à peine un peu renflé à moitié de sa longueur, à pointe acuminée. Cylindre périanal (c) peu sail- Fig. 15. lant, à silhouette en ellipse presque régulière ; les bords ne sont rap- prochés qu’à la base. Branches dorsoapicales des trigonapophyses à silhouette (dorsale) un peu sinueuse; en profil, la branche apicale parait grêle et longue, sans cependant attein- dre le sommet du cylindre périanal ; l’apo- dème aliforme (a), bien développé, ne plonge pas plus profondément que la base du cy- lindre. Bras péniens (p) à courbure graduelle, très saillants, d’ailleurs sans particularités. Culicada penicillaris (Rondani, 1872, Ficalbi, 1899). — (Fig. 16). — L’armature génitale de cette espèce ressemble beaucoup à celle de C. albopunctata; elle en diffère sur les points suivants : Le tergite 9 est aussi développé et de même 86 H, BROLEMANN. forme ; mais la région dorsale est nettement limitée latéralement par des soudures convergentes qui manquent chez ses congénères. Protu- bérances sternales un peu moins longues et moins écartées, avec 5 ou 6 soies apicales courtes. Verrue basale du premier article des forcipu- les (v) fortement proéminentes, à peu près comme chez nemorosa, avec une soie épaisse en hamecçon. Au rebord ventral est une saillie préapicale faible, arrondie, avec quelques soies assez longues; sous ce rapport, penicillaris est intermédiaire entre albopunctata et les autres espèces. Gonapophyses du 10° somite profondément séparées par une échan- crure en V et de même taille que chez l'espèce précédente; mais l’article basal (G) est légèrement épaissi avant l’articulation distale et porte en ce point des soies qui n'existent pas chez albopunctata. L'article apical (g) est comprimé latéralement en faucille et son arête dorsale est aiguë. Il existe encore quelques différences dans les autres pièces, mais elles ne sont pas de nature à distinguer nettement penicillaris d’al- bopunctata. Gen. Theobaldia. — Ce genre, autant qu’il m'est connu, est très différent de Culicada; les différences sont les suivantes : Verrues sternales du 9° somite non ou à peine saillantes (fig. 21). Premier article des forcipules sans verrues basales, sans saillie préa- picale au rebord ventral, sans lacune longitudinale de chitinisation sur la face interne. La base, élargie dorsalement, fusionne avec celle de la forcipule opposée (fig. 17 et 22); la position des forcipules est donc dorso-latérale, au lieu de latérale seulement. Le troisième article des forcipules est rudimentaire, pas plus long que le diamètre du second article à proximité de l'articulation distale (F3, fig. 21, 22). Le tergite 10 et les gonapophyses manquent, mais il reste des vestises de ces dernières sous forme de cônes aplatis soudés à la base des forcipules, à l’intérieur du rebord dorsal (G, fig. 18, 21, 23). Étant donné que ces cônes sont situés au point où, chez Culicada, l'extrémité latérale du tergite 10 prend contact avec les forcipules, il est peu douteux que ces cônes ne représentent les gonapophyses atrophiées. Au sommet de ces cônes se dressent des soies épaisses en nombre variable (2 à 4). Le cylindre périanal (c) paraît divisé en deux valves symétriques. L’extrémité-libre des bras péniens présente des différenciations encore peu accusées, mais distinctes néanmoins; chez les deux es- pèces examinées, ces différenciations se traduisent par une rangée externe de dents (fig. 20). Fe TRES EX Dre Dinin , jé: # Culex des Pyrénées. 87 Ces caractères sont empruntés à l'espèce de ScHRANK, Culex annu- latus, qui est le type du genre Theobaldia. Voici d’ailleurs la des- cription détaillée de l’armature génitale de cette espèce : Fig. 17: rate Theobaldia annulata (Schrank, 1776). — (Fig. 17 à 21). — Tergite 9 (T9) médiocrement développé en“longueur, en croissant transversal ; on y observe une soie médiane préapicale isolée. Le sternite, par contre, est grand (S9), à bord antérieur largement arrondi, présentant de chaque côté de la ligne médiane une crête plantée d’une rangée de quelques (7) soies; ces crêtes font très faiblement saillie sur le bord du sternite; la base du sternite est très profondément échancrée (en correspondance avec une saillie médiane du sternite du 8° segment, S8), le fond de l’échancrure étant divisé par une sinuosité anguleuse du bord proximal du sternite; de chaque côté de l’échancrure, à sa naissance, est une encoche. L'article basal des forcipules, comprimé latéralement, va en se rétrécissant graduellement vers la pointe; sur sa face interne, au delà du second tiers de sa longueur, on observe une agglomération dense de soies longues (fig. 17). Second article de longueur environ égale aux trois cinquièmes de celle du premier, un peu globuleux à la base et aminci ensuite. Le troisième article, qui 88 H. BROLEMANN. est rudimentaire, a sa pointe divisée par une incisure apicale (fig. 17 et 21), A la base interne de l’arête dorsale de chaque forcipule se trouve un cône aplati (G, fig. 18), cilié sur sa face interne et portant au sommet deux macrochètes épais. L’arête dorsale des cônes se rac- corde et se confond avec l’arête de la base des forcipules qui forme eu? 16. Fig. 18 à 20. l’'échancrure médiane visible au niveau du milieu du bord antérieur du tergite 9. Il ne parait pas y avoir de lacune de chitinisation entre les cônes et la paroi chitinisée des forcipules. Les pièces du 11° somite sont fortement chitinisées. Le cylindre périanal (c), qui est très saillant, est entièrement (?) partagé en deux valves parallèles à concavité affrontée, et se rapproche, ici tout parti- culièrement, de la forme d’une coquille de Pholade. Il présente une silhouette dorsale large et tronquée à la base {c, fig. 17), graduelle- ment amincie vers l'extrémité; celle-ci est formée par l’accolement des pointes des deux valves, qui sont légèrement divergentes; ces valves, épanouies dans le plan sagittal, ont un profil de tête d’oiseau dont la pointe est tournée ventralement (fig. 19). La trigonapophyse (#) est trapue, fortement couchée en dehors avec un apodème aliforme (a) très développé. Les bras péniens (p) sont simples, comme dans le genre précédent, c’est-à-dire non renforcés d’écussons ventraux; mais leur extrême Culex des Pyrénées. 89 pointe est découpée en dents peu saillantes, disposées en rangée le long de l’arête externe (fig. 20). Il existe à la base et dans la concavité de la pointe de chaque bras, une verrue portant à ou 6 crins. Theobaldie morsitans (Theobald, 1901). — (Fig. 22 et 23). — C’est indubitablement dans le même genre Theobaldia qu’il faut faire rentrer le C. morsitans Theob., classé par son auteur dans le genre Culicada (Mon. Culic., V, 1910, p. 302). Les affinités entre morsitans et annulata sont frappantes. Le 9° somite est presque identique dans les deux espèces; le tergite est seulement un peu plus long et par conséquent la courbe de son bord apical est plus accentuée se rapprochant de l’ogive. Premier article des forcipules comme dans l'espèce de Schrank, si ce n’est que Fig. 22. Fig. 93. l’agglomération de soies du second tiers de la face interne manque. Second article (F2) glabre. Le troisième (F3) ne parait pas divisé. A la base dorsale interne de la forcipule on retrouve le même cône (G, fig. 23), vestige du 10° somite, aussi développé; la seule différence que j'aie eu à constater est un nombre plus élevé de macrochètes épais, 3 ou 4 au lieu de 2. La principale différence réside dans la forme du cylindre périanal (c). 90 H. BROLEMANN. Ici, il est déprimé dorso-ventralement; les bords dorsaux se trouvent par cela même rapprochés, ne laissant subsister entre eux qu’une fente de largeur sensiblement égale sur toute sa longueur. Vu par le dos (fig. 22), sa silhouette est assez large, mais longuement et peu profondément étranglée entre la base et le second tiers, puis rapide- ment convergente vers la pointe qui est en angle émoussé; l’élargisse- ment du second tiers semble dû à des épanouissements lamellaires la- téraux. Les trigonapophyses ({)sont plus redressées que chez annulata ; elles sont aussi plus rassemblées, c’est-à-dire que l’apodème aliforme (a) ne s'éloigne guère du niveau des autres branches. Bras péniens comme dans l’espè- ce précédente, à pointe dentée et non renforcée par des écussons ven- traux. Fig. 24. Theobaldia (Allotheobaldia) spathipalpis (Rondani, 1872), Fi- calbi, 1899. — (Fig. 24 et 25). — C. spathipalpis Rond. esttrès distinct au point de vue de l’armature génitale. Le tergite du 9° somite est semblable à celui de morsitans, maïs le sternite est beaucoup plus saillant, subrectangulaire (1); ses angles forment deux très longs prolongements spatulés, dont la face dorsale (celle tournée vers le pénis) est envahie par des soies courtes et par- ticuliërement denses à l'extrémité, dirigées dorsalement. A la base du” premier article des forcipules on retrouve un vestige du cône aplati (gonapophyse) des espèces de Theobaldia sous forme d’une crête pileuse très peu proéminente, entièrement séparée de la paroï chiti- nisée de la forcipule (G, fig. 24). De plus le cylindre périanal (fig. 25) présente des différenciations qui n’existent pas chez les espèces précédentes. Chacune des valves qui le composent présente un long prolongement médian arrondi et fortement chitinisé (d); elle est dilatée latéralement formant une crête épineuse (e) couronnant une région latérale évasée, coupée de plis en spirale. De la base interne de la partie dilatée se détache une bran- che (n) dressée dans la concavité de la région évasée et dont l’extré- (1) Voir mon premier mémoire. Culex des Pyrénées. 91 mité, coudée à angle droit, forme des lobes couverts d’épines et dirigés dorsalement. J'ai déjà signalé que l’apodème aliforme, large- ment épanoui, plonge très profondément dans l’intérieur du corps. Quant aux bras péniens, outre qu'ils prennent un développement considérable, ils sont pourvus d’un épanouissement dorsal dont le bord est denticulé. il résulte de ces descriptions que les limites du genre Theobaldia ne sauraient rester celles que lui ont imposées les au- teurs. Ces limites sont arbitraires, établies qu’elles sont sur des ca- ractères de trop peu de valeur. Et ce qui le prouve, c'est que C. morsi- tans avait été ex- clu du genre Theobaldia, alors que son armature Fig. 25. génitale a des af- finités intimes avec celle d’annulata ; tandis que C. spathipalpis, dont on voudrait faire un congénère de l’espèce de ScHRANK, présente des différenciations qui témoignent d’un degré d'évolution plus avancé. Pour spathipalpis, une coupe spéciale s'impose; faut-il instituer un genre distinct, ou simplement isoler cette espèce dans un sous-genre de Theobaldia, c’est un point que l'étude d’autres espèces permettra sans doute d’élucider. Provisoirement c’est au second parti que je m’arrête. Je propose de nommer ce sous-genre nouveau : Allotheobaldia, nov. Pour ce qui est des caractères différentiels des deux sous-genres, Theobaldia et Allotheobaldia, j'estime qu’on peut adopter les suivants : Sousgenre Theobaldia (s. str.). — Sternite du 9° somite sans prolongements caractérisés. Pas de gonapophyses biarticulées; on en retrouve des vestiges sous forme de tubercules coniques aplatis, pileux, à la base interne de l’arête dorsale des forcipules. Cylindre périanal composé de valves simples, sans différenciations marginales ni internes. Trigonapophyses médiocrement développées. Bras péniens terminés par un crochet simplement denté latéralement. Sous-genre Allotheobaldia, nov. subg. — Sternite du 9° somite 92 H. BROLEMANN. avec des prolongements. Pas de gonapophyses biarticulées ; on en retrouve des vestiges comparables à ceux de Theobaldia, mais plus réduits. Cylindre périanal compliqué, avec des branches accessoires différenciées émanant de la base de la concavité. Trigonapophyses extrêmement développées. Bras péniens fortement prolongés et accom- pagnés d’une crête dentée. Le caractère commun aux deux sous-genres réside par conséquent dans l’atrophie du 10° somite, qui n'existe plus qu’à l’état de vestiges et n’est représenté que par des cônes ou des crêtes ornés de soies, situés en dedans et à la base de l’arête dorsale du premier article des forcipules. Nous avons vu que dans le genre Culicada les gonapophyses du 10° somite sont bien développées et biarticulées. Ce sera le caractère essentiel du genre de FELr. Lorsque j'aurai l’occasion de reparler de l’armature génitale du Culex pipiens, j'aurai à constater que toute trace du 40° somite fait défaut, les vestiges tels qu’on les rencontre chez Theobaldia ont eux- mêmes disparu. Enfin, parallèlement à l’atrophie du 10° somite, nous observerons une complication graduelle et très caractérisée des élé- ments de l’armature génitale. Déjà Allotheobaldia témoigne d’une dif- férenciation notablement plus poussée que Theobaldia, qui lui-même est déjà plus différencié que Culicada. Mais c’est Culex qui constitue le type le plus évolué. 4. ARMATURE GÉNITALE DES FEMELLES. Si l'extrémité de l’abdomen des femelles ne présente pas de diffé- renciations aussi accusées que celle de l’abdomen des mâles, il n’en existe pas moins des structures qui fournissent d'excellents carac- ières différentiels génériques et même spécifiques. On pourrait objec- ter que les variations d'espèce à espèce sont de peu d'amplitude; je n’en disconviens pas, mais il n’en est pas moins vrai qu’elles sont constantes ; c’est ainsi que des armatures femelles de Culicada cantans de Pau se sont trouvées concorder exactement avec des armatures de femelles de la même espèce provenant de Rambouillet. Cette cons- tance de forme les rend par conséquent utilisables ; et les scrupules de THEOBALD à l’égard des caractères génitaux se trouvent, de ce chef encore, dénués de justification. Il est fort possible, je dirai même inévitable qu’on se heurte par la suite à des difficultés; mais ces obstacles, qui existent dans toutes les autres branches de nos études, ne doivent pas constituer une objection à l’utilisation de caractères de Culex des Pyrénées. 93 premier ordre, ni une raison pour les ignorer. D'ailleurs, dans les deux groupes que j'ai envisagés, cet écueil ne s’est pas manifesté, comme on va pouvoir s’en convaincre. Par comparaison avec l’abdomen des mâles, l'extrémité de celui des femelles est tantôt rapidement effilé (Culicada), tantôt semble tronqué (Theobaldia). Ces aspects sont dus à des conformations spéciales. L'abdomen est formé de sept somites, dont les tergites et les sternites sont entièrement visibles ou du moins ne sont pas dotés de la faculté de se télescoper profondément les uns dans les autres, et d’un huitième somite qui, au contraire des précédents, présente cette faculté en même temps qu’une faculté de rotation sur lui-même, moins déve- loppée cependant que chez le mâle. Le septième somite présente sou- vent (plusieurs Culicada) ceci de particulier que le bord postérieur du sternite n’atteint pas le même niveau que celui du tergite, d’où une lacune ventrale qui laisse plus ou moins à découvert le sternite du 8e somite. A l'encontre de ce que je viens de dire pour le septième somite, le huitième est inversement conformé, le tergite étant plus court que le sternite. Ces différences de longueur entre sternites et tergites ne se rencontrent pas chez Theobaldia. D'autre part, les parties de l’armature étant rétractiles dans l’intérieur du huitième somite, les appendices sexuels n'apparaissent à l’extrémité du corps qu'autant qu’ils sont allongés (Culicada), sinon ils sont dissimulés (Theobaldia) ; d’où les types effilés et tronqués. On peut done déjà avant toute dissection arriver à une première présomption à la simple inspection superficielle de lanimal (!). La structure des parties de l’armature va nous fournir d’autres carac- tères. — Pour plus de clarté, j'établirai, comme pour les mâles, un schéma pour chacun des genres, procédant de la face dorsale vers la face ventrale. Gen. Theobaldia. — Soulevant le bord postérieur du tergite 8, nous rencontrons un bandeau chitinisé très court, occupant toute la lar- geur de l'appareil (T9, fig. 30); son bord porte des soies groupées en deux bouquets symétriques, un de chaque côté de la ligne médiane. Dissimulés sous les extrémités latérales du bandeau, se trouvent les orifices très chitinisés de stigmates. Au-dessous se place une paire d’appendices pointant parallèlement à l’axe du corps et fortement comprimés latéralement (h, fig. 27 à 30); ils offrent un profil arrondi en spatule aussi large que longue, mais légèrement réfléchie dorsale- ment; leur surface est parsemée de soies et d’écailles. Ces appendices (1) Je ne parle ici que des espèces francaises que j'ai examinées. 94 H. BROLEMANN. ne semblent articuler avec aucune des autres pièces de l’armature, à l'encontre de ce que nous avons vu pour les forcipules du mâle, avec lesquelles je ne crois pas pouvoir les homologuer. Entre la base des appendices est un mamelon charnu (uw, fig. 30) couvert d’élevures ou de crins minuscules, au moins sur sa déclivité ventrale. Le mamelon s’appuie sur la face dorsale d’une palmette ogivale (x) que je consi- dère comme sous-anale; sa surface porte quelques soies plus ou moins longues. La palmette est largement écartée du bord du sternite 8; cet espace est occupé par une dépression transversale profonde, dans laquelle se placent deux replis transversaux chitinisés, ou brides en demi-cercle (b, fig. 26, 31), placées l’une au-dessous de l’autre, et comparables aux lèvres du museau d’un poisson parce que les extré- mités des brides, se rejoignant dans les côtés de l’armature, semblent articulées entre elles, La surface des brides est densément couverte de soies fines, très courtes. La bride dorsale n'offre rien de parti- culier; mais la bride ventrale est un peu élargie anguleusement en son milieu et est reliée, comme par un pont, à un îlot (é) porteur d’un bouquet de soies robustes et rigides. Cet ilot, plus fortement chitinisé que la bride, est par cela même très apparent, même par transparence du sternite 8 (fig. 28). L’ilot précède immédiatement la duplicature du sternite. Bien que je n’aie pu vérifier avec certitude l’emplacement des ori- fices anal et génital, je con- sidère que le premier s’ou- vre dans le mamelon char- nu au-dessus de la pal- mette ogivale, et le second au-dessous de cette pal- Culez des Pyrénées. 95 mette, entre les deux brides. Cette localisation des orifices est d’un intérêt capital parce qu’elle permettra d’homologuer les différentes parties de cette armature, ce que je ne puis faire aujourd’hui. Il est Fig. 28. Fig. 29. probable néanmoins que le bandeau dorsal est le tergite du 9 so- mite ; mais il est moins facile de dire quelle pièce représente le ster- nite 9. A mon avis, c’est l’ilot pilifère ventral seul qui est l’homologue de ce sternite. Les deux brides pourraient être considérées comme les vestiges du sternite du 10° somite porteur de l’orifice génital, dont le tergite aurait disparu. La palmette appartiendrait au telson, comme aussi peut-être les appendices spatulés. — Je ne m'attarderai pas davantage à ces hypothèses, me réservant de les examiner à nou- veau lorsque j'aurai recueilli des docu- ments probants. Le schéma que je viens de tracer est celui du genre Theo- baldia qui est plus approprié que le gen- re Culicada à l'étude des femelles. Avant de passer au genre de FeLr, j'indique ci- dessous les particula- rités propres aux es- pèces de Theobaldia que je connais. 96 H. BROLEMANN. Theobaldia annulata (Schrank, 1776). — (Fig. 26 ei 27).—Tergite 9 en bandeau très court, un peu arqué, faiblement étranglé au milieu et portant de chaque cûté de l’étranglement des soies peu nombreuses, irrégulièrement réparties le long du bord. Appendices spatulés (k) courts, pas plus longs que larges, à profil de bonnet phrygien, à rebord dorsal faiblement échancré, à rebord ventral complète- ment arrondi; on peut donc distin- guer un angle dor- so-apical émoussé. Palmette en ogive à bords régulière- ment arqués (r), lé- gerement cintrée, à concavité dorsa- le ne dépassant pas la moitié dela lon- gueur des appen- dices; sur la face ventrale on observe quelques soies pla- cées symétriquement en deux rangées longitudinales irrégulières, au nombre de deux rangées de chaque côté. Brides (b fig. 26) simples, c’est-à-dire de même épaisseur au milieu et dans les côtés. Ilot ventral (à) médiocre, sans particularités. Bord postérieur du sternite 8 non échancré. Theobaldia morsitans (Theobald, 1901). — (Fig. 28 à 30). — Tergite Qun peu plus long et moins large que chez l'espèce précédente, à bord postérieur subrectiligne, sans étranglement médian; la ligne médiane est un peu moins chitinisée, de même que la base qui est mal déli- mitée au milieu (fig. 30). Le mamelon charnu (u) forme une arête faiblement anguleuse couvrant la base des appendices spatulés. Ceux-ci (h) sont un peu plus longs que larges, moins trapus et complètement arrondis, sans angle dorso-apical distinct. Palmette en ogive irrégulière (r), à bords latéraux sinueux, à peine réfléchie dor- a DE Culex des Pyrenées. 97 salement, atteignant le sommet des äppendices. Les brides n’ont pu être observées en détail. Ilot pilifére ventral (2, fig. 28) et bord du 8° sternite sans particularités. On voit que, sous le rapport de l’armature de la femelle aussi bien que sous le rapport de celle du mâle, il est impossible de séparer mor- _ sitans d'annulata, bien que‘leurs au- ires caractères ex- ternes les aient fait ranger dans deux genres différents. Par contre, nous retrouvons un de- gré d'évolution dif- férent chez les Îe- melles de spathi- j palpis, de même que nous lavons constaté chez le male. Theobaldia (Allotheobaldia) spathipalpis (Rondani, 1872). — (Fig. 31). — Tergite proportionnellement étroit, arqué, à base peu distincte, mais avec les champs sétitères écartés et soulevés, formant des saiïllies largement arrondies et faiblement proéminentes. Appendices (h) dans la forme de ceux de morsitans, mais un peu plus larges, l'emplacement de l’angle dorso-apical est à peine indiqué. Palmette (r) triangulaire, à bords rectilignes, à pointe arrondie, atteignant l’extré- mité des appendices; une rangée longitudinale de soies de chaque côté de la ligne médiane. Bride dorsale très mince au milieu, brus- quement et fortement épanouie dans-les côtés. Bride ventrale beaucoup plus large que chez annulata, sinueuse. En outre nous voyons ici un apodème médian en T (x) très fortement chitinisé, qui partage l’espace laissé entre les brides; je n’ai pas vu trace de cet apodème chez les formes précédentes. Sous la bride ventrale est l’ilot pilifère (1), bien développé ici, et entièrement à découvert ventralement par suite de l'existence d’une large et profonde échanerure du bord apical du ster- nite 8. Cette échancrure est encadrée de saillies (S8) dont le bord Ann. Soc. ent. Fr., LXXXvVII [1919]. 7 EN EP ENT ME STATE NE D) D nr Le: 98 H. BROLEMANN. fortement chitinisé porte des bouquets épais de soies robustes et rigides dirigées obliquement en arrière et dont les pointes s’entre- croisent. | Ainsi la complication de certains éléments de l’armature femelle et la présence d’un apodème en travée médiane justifient encore la sépa- ration de spathipalpis d'avec les formes typiques de Theobaldia. Gen. Culicada. — La connaissance baldia va nous per- mettre d'établir faci- lement le schéma de * celle de Culicada. Le tergite 9 est plus long mais beaucoup plus étroit, de forme variable {trapézoïdale ou hexagonale); son bord apical étant plus ou moins échancré, les angles se présen- tent comme des sail- lies généralement peu proéminentes portant quelques soies; son bord proximal n’est jamais nettement circonscrit. Dans ce genre, les appendices sont lancéolés (h), deux ou trois fois plus longs que larges, faisant longuement saillie à l’extrémité du corps. La palmette sous-anale (r) a une forme subrectangulaire; elle est géné- ralement peu allongée (exception faite pour albopunctata). La bride dorsale (b) est réduite à un bourrelet linéaire au milieu, elle est seule- ment un peu élargie dans les côtés ; elle adhère à la base de la palmette. La bride ventrale semble manquer complètement. L'ilot pilifère (4, fig. 32) ne paraît pas davantage exister en tant que sclérite, mais il est représenté par un groupe impair de quelques soies ou par deux groupes symétriques de 2 ou 3 soies. Cette structure témoigne donc d’une différenciation moins accentuée que celle de Theobaldia. Fig. 34. Culicada cantans (Meigen, 1818). — (Fig. 32 et 33). — Sternite 8 et tergite 8 rétractés dans le 7e somite. Le sternite 7, plus court que le tergite 7, laisse voir le bord apical du sternite 8, alors que le tergite 8 est tout à fait invisible. Tergite 9 subhexagonal, plus large que long; del’armature de Theo- % g" 1 à Culexz des Pyrénées. 99 ” des saillies marginales sont petites, écartées et très peu pileuses. Appen- dices lancéolés (h) très étroits, leur largeur est à leur longueur dans le rapport de 3,2 à 8,4. Palmette (r) subrectangulaire, guère plus large que longue, non (ou indistinctement) étranglée, largement et peu pro- londément échancrée au sommet, dont les angles sont arrondis. Fig. 37. Culicada quadratimaculata (Macquart, 1834). — (Fig. 34 et 35). — Le bord postérieur du sternite 7 arrive presque au niveau de celui du tergite 7; il n’y a donc pas de lacune ventrale. Le sternite 8, qui n’est qu’un peu plus long que le tergite 8, fait généralement saillie, comme aussi parfois le tergite 7. Tergite 9 (T9, fig. 35) plus large que haut, subhexagonal, très faiblement échancré au bord apical, dont les angles arrondis, plus rapprochés que chez cantans, sont plantés de soies courtes. Appendices lancéolés (4) en amande, dépassant la palmette de toule la moitié de leur longueur; leur largeur est égale au tiers de leur longueur; le rebord dorsal est presque rectiligne, le rebord ventral est régulièrement arqué. La palmette sous-anale (r) rappelle celle de cantans; elle est aussi longue que large, mais les côtés sont un peu échancrés et les angles sont moins arrondis, l’échancrure apicale etant un peu plus profonde et un peu moins large. Culicada nemorosa (Meigen 1818). — (Fig. 36 et 37). — 7° segment 100 H. BROLEMANN, < comme chez quadratimaculata. Au somite 8, le tergite est plus court que le sternite; on voit au moins une partie de ce dernier et par- fois le bord postérieur du tergite. Le tergite 9 paraît trapézoïdal, un peu évasé au bord distal qui est largement et peu profondément échancré; ses angles sont arrondis. Appendices (k) en amande, un peu . plus allongés que dans l’espèce précédente, la largeur étant à la lon- gueur dans le rapport de 3,4 à 11,8; ils dépassent la palmette des deux tiers de leur longueur environ. La palmette (r) ressemble à celle de cantans, mais elle est un peu plus saillante. Culicada penicillaris (Rondani, 1872). — Le sternite 7 est pres- que aussi long que le tergite 7. Ordinairement le 8° somite est fortement rétracté et n’est pas visible même ventralement. Les angles du ter- gite 9, qui affleurent seuls, sont arrondis et séparés par une assez profonde échancrure. Appendices en amande, comme chez quadratimaculata, mais le rebord ventral est moins régulièrement arqué, la plus grande largeur, qui se trouve environ à moitié de l’organe, est à la longueur dans le rapport de 3 à 8. La pal- mette, qui atteint la moitié des appendices, est trapézoïidale, sans échan- crure apicale, à angles simplement arrondis. Culex des Pyrences. 101 Culicada albopunctata (Rondani, 1872). — (Fig. 38 à 40). — Le bord postérieur du sternite 7 ne dépasse guère le niveau de la moitié du tergite 7, ce qui laisse subsister ventralement une lacune dans laquelle apparaît le sternite 8. Celui-ci est comprimé latéralement (chez les individus desséchés). Le tergite 8 est invisible, étant beaucoup plus court que le sternite 8. L’armature est fortement comprimée latéra- lement et par conséquent très étroite. Tergite 9 (T9) plus long que large, arrondi à la base, à côtés presque parallèles ou faiblement con- caves; une très profonde échancrure du bord apical sépare deux lobes divergents, émoussés, portant quelques (4 à 5) soies médiocres. Appen- dices (k) proportionnellement courts, la longueur ne dépassant pas le double de la plus grande largeur; les rebords sont presque parallèles sur plus de moitié de leur longueur, ensuite l’appendice est oblique- ment tronqué-arrondi; ces organes ne dépassent pas la pointe de la palmette de plus du quart de leur longueur. Palmette (r) très saillante, à extrémité arrondie, sans échancrure apicale. Explication des figures. Signes conventionnels. a — apodème aliforme de la trigonapophyse du c'. b — brides périoviductales de la ©. ce — cylindre périanal de l’armature du (;. F = forcipules génitales du . F1 = 1° article des forcipules. F2 — 2° articie des forcipules.' F3 — 3° article des forcipules. G = 1° article des gonapophyses du c, ou son homologue. g — 2° article des gonapophyses. h — appendices de l’armature génitale ©. à — ilot pilifère ventral de la ©. p —= bras péniens de l’armature du c'. r — palmette sous-anale de la femelle. $s — saillie apicale du rebord ventral du 1* art. des forcipules . S8, $9 .. — sternite du 8°, 9° segment. | t — trigonapophyse de l'armature génitale du G'. T8, T9 .. — tergite du 8°, 9° segment. w — mamelon anal de la ©. v = verrue basale du 1° art. des forcipules c. 5 102 H. BROLEMANN. | \ Fig. 1. — Culicada cantans (Meig.). Base de l’armature génitale Ç;, face dorsale. Fig. 2. — La même après ablation de la forcipule droite, profil. ! — lacune longitudinale dans la chitinisation de la forcipule gauche. Fig. 3. — Culicada nemorosa (Meig.). Armature génitale G, face dorsale. Fig. 4 — La même sans les forcipules, profil (un peu oblique). Fig. ». — Sternite du 9° somite et forcipule gauche, face ventrale. Fig. 6. — Culicada nemorosa salina (Fic.). Armature génitale C7, face dor- sale. m — articulation tergo-forcipulaire. Fig. 7. — Détail de la verrue basale d'une forcipule c. Fig. 8. — Base de l’armature génitale GC sans la forcipule gauche, profil. 1 = lacune dans la chitinisation de la forcipule droite. Fig. 9. — Culicada quadratimaculata (Macq.). Base de l’armature Aéhale du op face dorsale. Fig. 10. — Armature génitale ©", sans les forcipules, de trois qnarts. Fig. 11. — Sternite du 9° somite et forcipule droite «*, face ventrale. Fig. 12. — Détail de la verrue basale d'une forcipule '. Fig. 13. — Culicada albopunciata (Rond.) Base de l’armature génitale G', face dorsale. Fig. 14. — La même, profil. ù Fig. 15. — Sternite du 9° somite el forcipule droite ç;', face ventrale Fig. 16. — Culicada penicillaris (Rond.). Base de l’armature génitale LA après ablation de la forcipule gauche, profil. Fig. 17. — Theobaldia annulata (Schr.). Armature génitale Ç;', face dorsale. Fig. 18. — Moitié de l’armature génitale G' après ablation du cylindre péri- anal, profil. Fig. 19. — Cylindre périanal du G* isolé, profil. Fig. 20. — Extrémité d’un‘bras pénien. Fig. 21. — Armature génitale G, face ventrale. ig. 22. — Theobaldia morsitans (Theob.). Armature génitale Ç;, face dor- sale. r Fig. 23. — La même, profil. Fig. 24. — Theobaldia (Allotheobaldia) spathipalpis (Rond.). Forcipule gé- nitale droite du Ç;, face interne. Fig. 25. — Cylindre périanal du Ç; isolé : 4, face dorsale (avec une partie de la trigonapophyse droite); B, profil. — d — prolongements médians; e — crête épineuse. — n — branche interne. Fig. 26. — Theohaldia annulata (Schr.). Armature génitale © , em partie étalée pour montrer les brides périoviductales. : Culex des Pyrénées. 103 Fig. 27. — La même, profil. Fig. 28. — Theobaldia morsitans (Theob.). Armature génitale ©, face ven- trale, Fig. 29. — La même, profil. Fig. 30. — La même, face dorsale. Fig. 31. — Theobaldia (Allotheobaldia) spathipalpis (Ron@.). Armature génitale ©, en partie étalée pour montrer les brides périoviductales. Fig. 32. — Culicada cantans (Meig.). Armature génitale ©, face ventrale. Fig. 33 — La même, profil. Fig. 34. — Culicada quadratimaculata (Macq.). Armature génitale ©, face ventrale.* : Fig. 35. — Armature génitale ©. La même, face dorsale. Fig. 36. — Culicäda nemorosa (Meig.), face ventrale. Fig. 37. — La même, profil. Fig. 38. — Culicada albopunctata (Rond.). Armature génitale ©, face ventrale. Fig. 39. — La même, profil. Fig. 40. — La même, face dorsale. DESCRIPTION D'UN TRIPLAX NOUVEAU DE MADAGANCAR [COL. EROTYLIDAE] par L. BEDEL. Pendant l’une de ses campagnes à Madagascar, M. le D' A. SICARD à découvert, sur les pentes de la Montagne d’Ambre, un Triplaz qui se distingue, par son système de coloration, de toutes les espèces mal- gaches déjà décrites et même de toutes les autres espèces de ce genre (1). Voici la description de ce très joli petit Érotylide, dont je dois le type à l'amabilité du D' A. SrcaRD : Triplax Sicardi, n. Sp. — Oblonga, subovata, perparum convexa, glabra, subnitida, nigra, thorace lateribus plus minusve dilutiore, ely- tris a basi ad medium usque rubris, simul ac basi medioque stramineo- maculatis, epipleuris rubris. — Long. fere 4 mm. Dernier article des palpes maxillaires largement sécuriforme. An- tennes à 3° article plus long que le 4°. Pronotum transversal, à ponc- tuation très fine, disséminée; base rebordée; rebords latéraux avec une série de points au côté interne. Écusson transversal, lisse. Élytres sans traces de rebord à la base, avec sept lignes des points fines et peu marquées, s’effaçant vers l’apex, les 6° et 7° effacées même en avant; intervalles peu pointillés. La moitié antérieure de l’élytre, d’un rouge vif, est ornée de trois taches jaune paille : la 1°, s'étendant contre la base entre l’écusson et l’épaule, mal limitée en arrière; la 2e, carrée, située au milieu de l’élytre, sur les 3° à 5° intervalles; la 3°, en carré long, attenant au bord latéral et située sur le même uiveau que la 2. La moitié postérieure de l’élytre est toute noire, les épipleures sont seuls rougeûtres. AB. — Madagascar (Nord) : Montagne d’Ambre, près de Diégo- Suarez, sous les écorces sèches de l’arbre à copal. — Collections BEDEL et SICARD. (1) La Catalogue de Kuanr (1911) énumère prés de 100 espèces de Triplax dont une trentaine spéciales à Madagascar ; mais parmi ces dernières, la plu- part décrites par FArRMAIRE, plusieurs sont manifestement des Thallis. C'est le cas notamment du Triplax Perrieri *Fairm. (1898), dont je possède un co-l{ype. FAIRMAIRE n'a jamais été capable de distinguer ces deux genres. D BE eo —— —— CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DES SOUS-FAMILLES DES SPHAERIDIINAE ET DES HYDROPHILINAE [ Coz. HYDROPHILIDAE ] par A. D'ORCHYMONT. Les Sphaeridiinae et les Hydrophilinae constituent les réalisations les plus évoluées et les plus florissantes du groupement des Palpi- cornia. Elles comprennent ensemble près de 80 genres dont quelques- uns, comme Cercyon, Enochrus (Philhydrus Sol.) et Berosus, comptent de très nombreuses espèces. A cet ensemble, j'ai pu ajouter 8 coupes génériques nouvelles dont la description devait paraître en même temps que la monographie de la famille dans le Genera Insectorum de mon collègue et compatriote M. Wytsmax. La publication de cet ouvrage important, si elle ‘est continuée, subira malheureusement un retard considérable; c’est pourquoi je me décide à publier les descriptions dont il s’agit, en les accompagnant de remarques syno- nymiques ou autres et de ia diagnose de quelques espèces nouvelles. SPHAERIDIINAE Everts (s. lat.), d'Orchymont, 1916. Sphaeridiinae Everts, Col. Neerl., I (1899), p. 637 (+ Rygmodini). te Tribu. RYGMODINI, n. trib. Rygmodini d’Orchymont (in litt.), Bulletin Soc. ent. Fr., [AMG6!, p. 238. Cylomina Zaitzev, Horae Soc. Ent. Ross., XXX VIII [1908], p. 400, nom. in Cat. (+ Rygmodus, etc.). Cette nouvelle tribu est créée pour y ranger la plupart des genres exclusivement propres à la Nouvelle-Zélande. Ces Sphaeridiinae, tous terrestres et à faciès spécial, n’ont que peu de rapports avec les genres appartenant à d’autres faunes du globe. Ils se caractérisent surtout par leurs antennes allongées et primitives, par leurs palpes maxillaires relativement plus courts et le premier article de leurs tarses posté- rieurs en général plus court que le deuxième. Caractères. — Les Rygmodini se distinguent des Cercyonini et des Megasternini par la tête non rétrécie en avant des yeux, le bord. externe ne formant pas d'angle prononcé avec eux, les antennes insé- rées sous un rebord (sternite antennal) bien visible du dessous et qui \ 106 A. D'ORCHYMONT. . cache la base de l'insertion de l'antenne, l’insecte étant vu de des- ‘sus('). Labre saillant en principe (non chez Rygmodus). Antennes ordinairement beaucoup plus longues que les palpes maxillaires. Métasternum envoyant un prolongement plus ou moins long entre les hanches intermédiaires. Épisternes métathoraciques larges. En outre, et c’est surtout ce qui les différencie de la tribu suivante avec laquelle ils ont le plus d’affinités, les tarses postérieurs ont le 2e article plus ou moins allongé, plus long que le 1 qui égale environ le 3. Exceptionnellement le 1% est subégal au 2°, mais alors Te 4°r arceau ventral n’est pas caréné au milieu, le prostitum est norma- lement développé en avant des hanches antérieures ef les antennes n’ont que huit articles (Namostygnus). Métasternum non relevé au milieu en forme de plaque surajoutée, sans lignes fémorales. Écar- tement des hanches intermédiaires médiocre (Rygmodus), normal ou grand (Thomosis). Les genres suivants doivent rentrer dans cette tribu : Cylomissus Broun, Exhydrus Broun, Tormus Sharp, Stygnohydrus Broun, Hydro- stygnus Broun, Tormissus Broun, Thomosis Broun, Rygmodus White, Saphydrus Sharp, Adolopus Sharp, Gitocyloma Broun, Cyloma Sharp, Psephoboragus Broun, Namostygnus Broun, tous propres à la Nouvelle- Zélande ou aux petites îles qui en dépendent (Auckland, Bounty). Peut-être Pseudohydrobius Blackburn, d'Australie, qui m'est inconnu, devra-t-il également rentrer dans cette tribu. D'après la description de l’auteur, il doit être voisin de Saphydrus. Quant à Zeadolopus Broun, l'examen du {ype m'a démontré que ce n’était pas un Hydro- philide, mais bien un Staphylinoidea silphidiforme. C'est le genre Rygmodus White, le plus anciennement décrit, qui lui sert de type(?). Les Cylomina Zaïtzev (nom. in Catal.) ne com- prennent que les genres Cyloma, Psephoboragus et Cylomissus et ter- minaient la sous-famille des Hydrophilinae. Les autres (Rygmodus, Sa- phydrus, etc.) étaient rangés par l’auteur du catalogue russe parmi ses Hydrobiina. 2% Tribu. SPHAERIDIINI Everts (partim). Sphaeridiini Everts (partim), Col. Neerl., I (1899), p. 638 (— Cer- cyonini, Megasternini, + Coelostoma). \ (1) Voir Bulletin [1916], p. 236, fig. 1, fragment de la tête d'un Rygmodus. (2) C’est grâce à la très grande obligeance de M. le major Broux ét de M. le commandant J.-J. WaLker qu’il m'a été donné d'étudier en détail ces très curieux insectes. Je tiens encore à les en remercier ici. Sphaeridiinae et Hydrophilinae. 107 -Cyclonotaires Rey, Ann. Soc. Linn. Lyon, XXXII [1886], p. 112, et 113 (+ Sphaeridium). Cyclonotitae Kuwert, Verh. Naturf. Ver. Brünn., XX VII [18907 p. 22 (+ Sphaeridium). Cyclonoti G.-H. Horn, Trans. Am. Ent. Soc., XVII [1890], p. 281 (+ Sphaeridium). Coelostomini Everts, |. c. (+ Sphaeridium). Comme les Rygmodini, les représentants de cette tribu ont la tête non rétrécie en avant des yeux, le bord externe ne formant pas d'angle avec eux ; les antennes sont insérées sous un rebord du pré- front (sternite antennal) bien visible du dessous et qui cache la base de l'insertion de l’antenne, l’insecte étant vu de dessus (Fig. 1). Ce rebord s’a- vance quelquefois dans les yeux qui paraissent alors échancrés. Antennes or- dinairement un peu plus longues que les palpes maxillaires. Métasternum en- voyant ordinairement un prolongement plus ou moins long entre les hanches intermédiaires. Épisternes métathoraci- ques larges. En outre, les tarses postérieurs ont le 1% article allongé, plus long que le 2 et que le 3°; exceptionnelle- ment ce premier article est subégal au 2° ou à peine plus long que lui. L’écartement des hanches intermédiaires est normal. Larves (Sphaeridium) à tige des -mächoires dilatée extérieurement, à languette très allongée dépassant les palpes labiaux. Abdomen r’ayant que huit urites complètement développés, sans appendices charnus latéraux saillants, sauf au 8 urite lequel est très grand. Les deux stigmates de ce dernier urite sont retirés au fond d’un énorme atrium stigmatique, pouvant se fermer hermétiquement, à valve supérieure très grande. Procerques très petits, avec une longue soie terminale. Pattes très courtes, sans tarse. Cette tribu se distingue surtout des on et des Megasternini par la forme de la tête en avant des yeux. Le 1° article des tarses postérieurs à une tendance à s’allonger et à dépasser le 2° et le 3° en dimensions, ce qui n’est pas le cas chez les Rygmodini. La tribu des Sphaeridiini a pour type le genre Sphaeridium F. (partim), Leach, le plus anciennement établi. Le genre Cyclonotum Erichson, 1837, qui servait de type aux divisions établies par Rey, Kuwerr et G.-H. Horn, doit s'appeler Coelostoma Brullé, 1835, nom qui 108 A. D'ORCHYMONT. n’est pas préoccupé. D’un autre côté, ces divisions, de même que celle des Coelostomini d'Everts, ne comprenaient pas Sphaeridium. Cepen- dant la morphologie céphalique telle qu’elle a été caractérisée ci- dessus, les élytres prolongés légèrement au delà du niveau des côtés de la poitrine et de l’abdomen, leurs épipleures presque verticaux vers l’angle huméral et le long de l'abdomen, enfin les épisternes métathoraciques très larges, tous ces caractères prouvent que ce genre doit appartenir à la même subdivision que Coelostoma et Dacty- losternum (1): La circonstance que le prolongement du métasternum entre les hanches intermédiaires n’est ni élevé, ni avancé en forme de doigt et qu’il est moins long que dans ces derniers genres ne me paraît pas une raison suffisante pour le rapprocher des Cercyonini. Les genres suivants doivent rentrer dans cette tribu : Coelostoma Brullé, Phaenonotum Sharp, Bourdonnaisia H. Scott, Protosternum Sharp, Dactylosternum Wollaston, Macrocercyon Alluaud, Phaenotypus G.-H. Horn, Dactylostethus, n. g., Sphaeridium F. (partim), Leach, et peut-être aussi, autant qu'on peut en juger par la description, Cyclotypus Sharp et Heteryon Sharp. Dans l’affirmative, le premier devrait probablement précéder Coelostoma et le second être intercalé entre Bourdonnaisia et Protosternum. Genre Coelostoma Brullé. Coelostoma punctulatum Cast., 1840, du Chili, est préoccupé à cause de Sphaeridium (Cercydium) punctulatum KI., 1833, de Mada- gascar et d'Afrique, qui appartient au genre Coelostoma. 11 est peu probable que l'espèce de CASTELNAU appartienne réellement à ce genre. Ce n’est pas non plus un Dactylosternum (cf. « élytres sans stries »). Genre Dactylosternum Wollaston. 1. Cyclonotum latum Sharp, 1873, du Japon, ne peut être un Coelostoma (ci. « elytris evidenter striatopunctatis » et « elytra fur- (1) Déjà Musanr avait pressenti jusqu’à un certain point que la morpho- logie de la partie de la tête située en avant des yeux était le véritable leit- motiv de l’évolution chez les Sphaeridiinae. On peut s’en assurer en con- sultant, à la page 147 deses « Coléoptères de France, Palpicornes », le tableau d’arrangement de ses Sphéridiaires. Toutefois cet auteur avait accordé trop d'importance aux caractères aberrants des Megasternini lesquels, comme unité systématique, sont tout au plus équivalents soit à la tribu des Sphae- ridiini, oit surtout à celle des Cercyonini et nullement à l'ensemble de celles-ci. Sphaeridiinae et Hydrophilinae. 109 nished each with ten distinct rows of punctures »). C’est proba- blement un Dactylosternum. 2. Cyclonotum marginale Sharp, 1876, de Nouvelle-Zélande (Auckland), se trouve mieux placé parmi les Dactylosternum. Je n’at- tache pas beaucoup d'importance à la longueur relative du 1* article des tarses postérieurs. Ce caractère est sujet à variation chez les Dactylosternum en particulier et l’allongement excessif de cet article est secondairement acquis chez les Sphaeridiinae en général. 3. CGyclonotum Mulsanti Murray, 1859, de Guinée (Vieux Calabar), est un Dactylosternum (cf. « elytris… decem punctato-striatis »). 4. Dactylosternum convexum Régimbart, Afti Mus. civ. Gen., XLIII [1907], p. 53, est préoccupé à cause de Coelostoma convezum Cast., 1840, qui est un Dactylosternum (ci. Zaitzev MERS Horae Soc. Ent. Ross., XXX VIII [1908], p. 401). : Dactylostethus, nov. gen. [Etymologie : Aaxtvkostiloc, à poitrine dactylée]. Corpus oblongum, altissime convexum, politum, supra haud puncta- tum, antennis novemarticulatis, clava satis compacta; prothorace pos- tice lato, antice profunde emarginato, sublunulato ; scutello brevi trian- gulari; elytris haud seriatis, haud striatis ; prostito ante coxas maxime reducto ; metasterno in medio longitudinaliter carinato, antice inter coxas intermedias producto; pedibus robustis, femoribus tibiisque sub- compressis, his vix Spinulosis, debiliter calca- ratis, medium versus leviter dilatatis, tarsis perbrevibus, posterioribus articulo primo bre- vi, quam secundo longiore, secundo, tertio, quarto aequalibus, minutissimis, primo fere tam longo quam quinto; pygidio obtecto, abdominis segmento basali carinato. A Génotype : D. impunctatus, n. sp. — Fig. 2, Tête plus ou moins enfouié dans l’échan- B crure du pronotum, subquadrangulaire, ayant sa plus grande largeur au milieu des yeux; ceux-ci, très petits, font légèrement saillie. Sutures antenno-frontale et sagit- tale indiquées sous forme de lignes noires sur le fond brun du disque, ce qui reste du 110 A. D'ORCHYMONT. sternite antennal bien délimité en avant de chaque œil. Prefront un peu infléchi, cachant le labre, beaucoup plus large que long. Tempes énormes, aussi longues que le préfront an milieu. Une rigole de chaque côté de la tête en dessous, pour loger la partie basale des antennes; cette rigole est limitée par une carène oblique partant des yeux. Gorge très réduite par la confluence des sutures gulaires. Antennes à premier article régulièrement épaissi vers l'extrémité, deuxième petit, parais- sant inséré obliquement sur le premier, troisième à cinquième très petits, sixième un peu plus large, septième à neuvième formant une massue à peu près aussi longue que le premier article et assez compacte. Palpes maxillaires à dernier article un peu plus long que le pénultième. Plan du submentum formant un angle avec celui du menton; celui-ci excavé en avant. Pronotum plus large en arrière qu’en avant, fortement bombe, presque lunulé par suite de la profonde échancrure antérieure, des- cendant bien plus bas que les côtés du corps, à angles antérieurs très arrondis, les postérieurs mieux indiqués, quoique arrondis également. Écusson court et petit, triangulaire. Élytres fortement bombés, débordant le corps en ballon, sans ponctuation, sans séries de points - ni stries, même suturale. Prostitum très réduit en avant des hanches antérieures ; la partie centrale réduite à un très petit triangle non caréné au milieu, dont le prolongement sépare étroitement ces dernières. Cavités cotyloïdes antérieures ouvertes en arrière. Mésostitum en tête de flèche en avant des hanches intermédiaires qui sont un peu moins étroitement sépa- rées. Métasternum aigûment caréné au milieu dans sa première moitié, la carène aplanie ensuite; lignes fémorales non présentes. Métépisternes médiocrement larges, un peu plus étroits en avant. Hanches antérieures transversalement globuleuses saillantes, les inter- médiaires et les postérieures transversales. Trochanters très allongés. Fémurs très aplatis et très élargis, leur marge postérieure avec un prolongement lamelleux inférieur recouvrant en partie le tibia lors- qu'il est replié; les antérieurs et les intermédiaires presque triangu- laires, les postérieurs largement ovales. Tibias à épines très rares et très grêles. Tarses courts, les postérieurs à peine plus longs que la moitié du tibia correspondant. Cinq arceaux ventraux pubescents, le premier caréné au milieu. Ce genre a un peu le faciès des Dactylosternum, mais il est beau- coup plus convexe et très enflé en forme de ballon, sans ponctuation ni éparse, ni sériale et sans stries aux élytres; la tête peut être rame- pr Sphaeridiinae et Hydrophilinae. cd VEUT née plus ou moins sur la poitrine par suite de l’échancrure profonde du pronotum et de la grande réduction du prostitum en avant des hanches. Phaenotypus, du nouveau monde, offre, paraît-il, également cette forte réduction, mais il a une strie suturale aux élytres, Paire triangulaire prostitale médiane est obtusément carénée au milieu et le premier article des tarses postérieurs serait à peine plus long que le deuxième. D. impunctatus, n. sp. — Ovalis, maxime conveæus, politus, brun- neus, Supra impunctatus, antennis testaceis, pedibus brunneis ; elytris sine stria suturali, margine epipleurali omnino conspicuo; metasterno in lateribus remote, in medio crebrius punctato; femoribus glabris, anterioribus exceptis, intermediis late triangularibus, posterioribus ovatis. — (Fig. 2). Type : ma collection, Palembang (Sumatra). . Long. 2,5 X 1,5 mm. Prétront légèrement relevé sur les côtés en avant des yeux, tronqué antérieurement. Tempes à partie postéro-inférieure renflée et débor- dante, la tête étant vue de dessus. Menton sans ponctuation apparente, à surface chagrinée. Pronotum finement rebordé sur les côtés et en avant. Élytres à bord externe relevé tout autour jusqu’à l'angle sutural, formant un faux épipleure de même largeur sur tout son parcours et particulièrement visible du dessous. La région qui avoisine la suture en arrière est seule un peu plus élevée et fait penser à un restant de strie suturale lorsque l’insecte est vu sous un certain jour. Élévation mésostitale plus haute en avant qu’en arrière. Métaster- num très éparsement ponctué et pubescent sur les côtés, le milieu plus rugueux, de même que les métépisternes. Premier à quatrième arceaux ventraux à peu près de même longueur. Chez le type, l'ab- domen est tellement rentré dans la cavité élytrale qu’à première vue on croirait qu'il l’a perdu (!). Coloration uniformément d’un brun obscur, le dessous un peu plus clair, les antennes testacées. J'ai reçu une petite série de ce curieux insecte. (1) 11 s’agit probablement d’un individu de sexe ©, car un des exemplaires co-lypes, que j'ai reconnu comme ©* à la dissection, n'avait pas l'abdomen rentré. 112 AÀ.:D'ORCHYMONT. Genre Sphaeridium F. (partim), Leach. Ces Coléoptères ont au milieu de la face inférieure des tibias pos- térieurs une série de une à trois épines isolées, raides et noires, sur Espèces du genre Sphaeridium. S. abbreviatum Boh. S. bipustulatum F. . caffrum Cast. . chrysomelinum KI. . Circumcincium Reg. . dimidiatum Gory . ornatum Boh. . quinquemaculatum F. . Scarabaeoides L. S. senegalense Cast. S. seriatum Orch. S. Severini, n. Sp. 1 laquelle l'attention ne parail pas encore avoir été attirée. La série des tibias intermédiaires est toujours composée de deux épines. J'ai trouvé que le nombre de ces épines variait aux tibias postérieurs suivant les espèces (Fig. 3).; elles peuvent même manquer complè- tement (Thomsoni). En somme il s’agit là d’un caractère assez constant qui sera d’une aide précieuse pour la mono- graphie du genre que je prépare peu à peu. Nombre d’épines dont est composée la série sous-tibiale postérieure. (exceptionnellement 2 à l’un des tibias postérieurs où même à tous les deux). (exceptionnellement3 à l’un des tibias)(!). (quelquefois 4 seule à l’un des tibias). (quelquefois 1 seule, quelquelois 3 à l'un des tibias). (absente à l’un des tibias dans le type). S. Thomsoni m. (pictum J. Thoms.). La série manque. (1) Un exemplaire de Madras appartenant au Musée de Budapest, que j'ai déterminé et renvoyé jadis comme dimidiatum, n'a qu'une seule épine à chacun des tibias postérieurs. Comme cette détermination a été faite avant, que je me sois apercu que RÉGIMBART avait confondu sous ce nom plusieurs espèces différentes, elle devrait être revue. L’individu de Madras pourrait bien être un $. Severini, n. sp. (Voir plus loin, p. 116.) Sphaeridiinae et _Hydrophilinae. 113 Je n’ai pas de renseignements pour S. obscurum Régimbart, Ann. Soc. ent. Fr., LXXV [1906], p. 274, espèce de l'Afrique Orientale, que je ne connais pas en pature. 1. S. abbreviatum Boheman 1851 (? Sharpi Harold). — Fig. 4. — Grâce. à l’obligeance de M. le conservateur Ssôsrenr, du Musée de Stockholm, j'ai pu exa- minér un exemplaire typique Q de cette espèce, étiqueté : Caffraria, J. WaAuLBERG, n° 27158. J'ajouterai à la minutieuse diagnose de l’au- teur que la ponctuation du menton est fort espa- cée et que les intervalles des points sont forte- ment striolés transversalement. Le rebord du pronotum est continué sur sa base jusque vers le milieu de chaque élytre. La courbe du bord des élytres, vue de côté, est irrégulière comme chez S. bipustulatum et S. caffrum. Les élytres n’ont pas de séries appréciables de points Fig. 4. plus gros, la strie juxtasuturale est continuée tout autour. Le losange terminal surélevé du métastitum au delà de la suture transversale anguleuse est jaune, sans ponctuation appré- ciable et n’a qu'une simple ligne longitudinale à peine imprimée au milieu. Les tibias postérieurs n’ont au milieu de Meur face inférieure que deux épines isolées, comme aux tibias intermédiaires. . Par la coloration du dessus, l’'exemplaire examiné ressemble à S. di- midiatum Gory. Le dessous du thorax, y compris les hanches antérieures et le métasternellum, sont de couleur jaune, à l'exception 4° du métaster- num qui est largement noir au milieu et sur les côtés, ne laissant que deux étroites bandes jaunes longitudinalement dirigées, 2 du milieu des métépisternes et des fémurs (tous) qui sont obscurs. Les arceaux ventraux sont jaunes, sauf une étroite ligne noire transversale inter- rompue au milieu sur le premier arceau, six taches irrégulières noires sur le deuxième et le troisième et quatre à cinq taches irrégulières de même couleur sur le quatrième et le cinquième arceaux. Il se pourrait que cette coloration soit sujette à des variations individuelles comme chez d’autres Sphaeridium. < 0,7 mm. — Type : Indian Museum Calcutta, Rotung (Abor Country), altitude 1400 pieds, 26 xn-4914 (M. pe Courcx), n° 2275, un seul exemplaire. Côtés du pronotum non dilatés, ni laminés (sauf un peu antérieurement chez atomus). Intervalles des élytres ni convexes, ni élevés en forme de carène. Élévation méso- stitale en forme de losange, avec une carène transversale réunissant les deux angles latéraux. Élévation médiane du métasternum à parois latérales convergentes verticales, limitant les mouvements des fémurs postérieurs. ....... Côtés du pronotum distinctement dilatés et laminés. In- tervalles des élytres convexes (Thomasseti) ou bien les 3°, 5e et 7e élevés en forme de carène (carinatus). Labre sim- plement sinué en avant. Taille : environ 1 ! mm........ Ponctuation sériale des élytres bien accusée. Une strie suturale plus ou moins distincte en arrière. .....,..,... L — Espèce dédiée à M. le D" ANNANDALE. P. Annandalei, n. Sp P. Thomasseti H. Scott, P. carinatus H. Scott D , D Sphaeridiinae et Hydrophilinue. 131 :— Ponctuation sériale des élytres très obsolète, la ponetua- tion interstitielle aussi accusée, aussi forte, irrégulière, de sorte que ces organes paraissent à première vue irréguliè- rement ponctués. Pas de strie suturale. Labre triangulai- rement et profondément échancré de chaque côté. Forme courtement et largement ovale. Taille : 4,6 mm SEL SL LS AT REA OR RES . P. GCarolinae, n. sp. ss... k. Forme plus largement et plus courtement ovale, non par- ticulièrement atténuée en arrière. Élytres assez largement Rte SOIR. CURE NON AE SOA SEM a ANNE RER D. — Forme longuement ovale, distinctement atténuée en arrière, assez convexe. Élytres étroitement dilatés et laminés sur leur pourtour. Deuxième intervalle des élytres pas plus large que le 1* ou le 3°. Une strie suturale. Labre trian- gulairement et profondément échancré de chaque côté. Tailletres petite 41 mm. {1.2 1100 P. atomus H. Scott 5. Deuxième intervalle des élytres (entre la 47° et la 2° série) plus large que le 1% ou le 3°. Fond des intervalles plus mat, la ponctuation interstitielle moins distincte, moins régulièrement disposée. Pronotum plus convexe, à fond - plus chagriné, plus mat. Labre peu profondément émarginé de chaque côté. Forme plus convexe. Taille plus grande : EN SANS RIRE er Re Eee ner P. affinis, n. Sp. — Deuxième intervalle de élytres à peu près aussi large que le 4° ou le 3°. Fond des intervalles plus brillant, la ponc- tuation interstitielle très distincte, plus régulièrement dis- posée en une série supplémentaire. Labre profondément et triangulairement échancré. Pronotum à fond moins cha- griné, plus brillant. Forme plus déprimée. Taille plus D'ÉULERT ACRTNN ES PURES PE CURE PE cen P\SCotti}n"sp, 4 Tribu. MEGASTERNINI G. H. Horn (emend.) Mégasternaires Mulsant, Hist. nat. Col. Fr., Palp. (1844), p. 147, 186. Megasterni G.H. Horn [rectius Wegasternini|, Trans. Amer. Ent. Soc., XVII [4890], p. 281, 307. Tête rétrécie en avant des yeux, ceux-ci non échanerés; les an- tennes courtes, insérées à découvert, la base de l'insertion visible du dessus commeïchez les Cercyonini. Métasternum n’envoyant pas de PR TOC ES ON ne à Que D) ; A 132 À. D'ORCHYMONT. prolongement entre les hanches intermédiaires. Episternes métathora- ciques étroits, en partie recouverts par le rebora des élytres. Carène mésostitale en forme de tablette plane au moins aussi large que longue et toujours largement en contact avec le métasternum. Hanches intermédiaires très éloignées l’une de l’autre. Élytres embras- sant ordinairement les côtés du corps, sinon le métasternum n’a pas de crêtes fémorales ni d'espace médian surélevé (Peratogonus). Gorge et parties latérales de la tête non dans le même plan horizontal que celui du menton et des parties externes des màchoires, le submentum placé dans un plan presque perpendiculaire au leur. Prostitum toujours relevé au milieu en forme de tablette plane, carénée ou non. Épi- pleures des élytres indistincts ou très réduits. Préfront en avant des yeux ayant une tendance à s’infléchir vers le ventre. Larves inconnues. Comme on l’a vu, une partie de ces caractères se retrouve chez les derniers Cercyonini du groupe des Paromicrus, etc., lesquels paraissent s'être différenciés parallèlement aux Megasternini. La tablette méso- slitale est exceptionnellement plus longue que large chez Pemelus G. H. Horn, des États-Unis d'Amérique, genre que je ne connais pas en nature, mais qui est placé par l’auteur parmi ses Wegasterni. Cette tribu a pour type le genre Megasternum Mulsant, le plus ancienne- ment établi. Les genres qui la composent sont, rangés dans l’ordre systématique : Pemelus G. H. Horn, Noteropagus, n. g., Peratogonus Sharp, Megasternum Mulsant, Pachysternum Motschulsky et Crypto- pleurum Mulsant. Noteropagus, NOV. gen. Corpus oblongo-ovale, subdepressum ; labro exserlo; mento plano, ob- solete punctato, pubescente: prothorace postice serie puncliorum ma- gnorum haud munito; elytris decem seriatim punctatis: prostito in medio parvo, longitudinaliler carinato, utrinque ante coxas reducto : mesosterni parte elevata aream latissime pentagonam, antice in apicem ventraliler directum, productam, formante; metasterno in medio sim- pliciter gibboso, sine lineis femoralibus ; femoribus glabris, margine an- teriore recto, posteriore angulariter dilatato; pedibus brevibus, inter- mediis valde distantibus ; tarsis brevibus ; abdominis segmento basali in medio longitudinaliter carinato. Génotype : N. politus, n. sp. Tête lisse, très finement ponctuée, le fond microscopiquement striolé, enfoncée dans le prothorax jusqu'aux! veux; ceux-ei très petits, en ) ss Sphacridiinae et Hydrophilinae. 133 projection subangulaire. Préfront assez infléchi en avant des yeux, finement rebordé antérieurement et garni à partir des yeux d'une dépression marginale qui en fait tout le tour; la ponctuation est beau- coup plus dense et plus grosse, comme étirée en largeur, immédiate- ment derrière cette dépression. Sutures antenno-frontale et sagittale effacées; sutures gulaires séparées. Labre supérieur saillant, frangé de longues soies, entier ou presque. Antennes de 9 articles : le scape assez allongé, avec une crête antérieure, formant un angle un peu avant l'extrémité, 2° petit et court, légèrement atténué, 3° à 5° très petits, de mêmes dimensions, le 6°, aussi court mais plus large, sup- portant la massue qui est compacte. Palpes maxillaires à 2° article assez renflé, 3° beaucoup plus court, le dernier très long, légèrement renflé au côté interne avant le milieu. Submentum assez gibbeux dans le sens transversal. Menton plan, un peu échancré en avant, avec une pubescence éparse couchée, de même que sur les parties latérales chitineuses des mächoires. Pronotum à côtés latéraux non repliés en dessous, à fond microsco- piquement striolé, finement rebordé latéralement et un peu antérieu- rement de chaque côté au delà des angles antérieurs; angles posté- rieurs très obtus, non étirés en arrière, la courbe du bord postérieur du pronotum devenant au contraire plus accentuée un peu avant de les atteindre. Écusson court et petit, triangulaire. Élytres finement rebordés sur les côtés tout autour, avec dix séries de points non enfoncées, sauf quelquefois en arrière, obliquement disposées contre le bord externe, les cinq séries externes plus ou moins raccourcies en avant. Épipleures bien développés, en se rétrécissant, jusqu’à l’angle sutural. Ailes pos- térieures présentes. Prostitum très réduit en avant des hanches antérieures, à partie médiane en triangle renversé, à côté antérieur courbe, carénée longi- tudinalement au milieu et élevée à peu près jusqu'au niveau de la tablette médiane mésostitale. Celle-ci très courte, beaucoup plus large que longue, pentagonale, séparant très largement les hanches inter- médiaires, rebordée en avant, l'angle antérieur formant le sommet d’une crête aiguë et abrupte qui naît du bord antérieur du mésoster- num. Métasternum énorme, grossièrement ponctué sur les côtés, plus finement et simplement gibbeux au milieu, sans crêtes fémorales, la gibbosité limitant cependant les mouvements des fémurs postérieurs. Hanches antérieures et postérieures étroitement séparées. Fémurs courts, à côté antérieur droit, le côté postérieur dilaté anguleusement, le trochanter atteignant presque le sommet de cet angle; tibias courts. 1) é dns 214 13% | À. D'ORCHYMONT. faiblement épineux, les antérieurs non échancrés; tarses beaucoup plus courts que leur tibia, leurs articles à peu près de la même lon- gueur tous les cinq, c’est-à-dire extrêmement courts. Abdomen assez court, seulement un peu plus long que le métasternum, les arceaux ventraux sans dense pubescence, assez grossièrement ponctués, le premier caréné au milieu. Ce genre est très voisin de Peratogonus Sharp, mais il en est bien distinct par sa petite taille, sa forme plus oblongue, plus déprimée et moins globuleuse, par l'absence de série de points plus gros contre la marge postérieure du pronotum, par les élytres très finement sériés- ponetués et à épipleures mieux visibles jusqu’à l’angle sutural. Par leurs protubérances pro- et mésostitale élevées au même niveau, leur métasternum sans plaque surajoutée, leurs hanches intermédiaires largement séparées, et malgré les épipleures des élytres développés, surtout dans le premier, Noteropagus ct Peratogonus appartiennent aux Megasternini: ils présentent les principaux caractères que Mu- SANT assignait déjà à ses Mégasternaires. Le nouveau genre est représenté aux îles Mentawei et Engano, situées à l’ouest de Sumatra, à l’île Timor et à Bornéo. Il se retrouvera peut-être dans d’autres îles de l’archipel malais. Les deux espèces que jy place, et qui sont nouvelles, peuvent se distinguer comme suit : A. Élytres marqués d’une très courte impression ou strie su- turale postérieure; points sériaux plus forts, les séries assez enfoncées ên arrière; ponctuation des intervalles fine, disposée en une série confuse, très irrégulière. Milieu du métasternum avec une ponctuation espacée, extrême- ment fine presque imvisible "7:16 .000 VF CN"politus np: — Élytres sans impression suturale; points sériaux plus fins, les séries non imprimées même en arrière; ponctuation des intervalles encore plus fine, tout à fait irrégulière. Milieu du métasternum avec une ponctuation espacée et fine Ares ISLE PE AS EMEA IN. obscurus, n. Sp. 1. N. politus, n. sp. — Corpus minutissünum, obscuro-brunneuin, politum; elytris stria suturali perbrevi, antice obsoleta, munitis, sat fortiter decem seriatim punctatis, seriebus praesertim posterioribus haud impressis, intervallis planis, intervallo quoque punctis minutis seriem maxime ivregularem formante, munito; melasterni parte gib- bosa punctis perminutissimis instructa. Type : ma collection, 4 ? X 1 mm., Si Oban (île Mentawei), 1v-vit 189%, n° 29 (MopiGLiANI). V4 VAE i Sphaeridiinae et Hydrophilinae. 135 Menton moins long que chez l'espèce suivante, plus distinctement échancré en avant. Pronotum avec une ponctuation fine et espacée. Élytres marqués, en arrière, d’une très courte impression en guise de strie suturale, séries enfoncées en arrière, composées de points mieux imprimés, plus gros; la ponctuation interstitielle plus ou moins confinée sur la partie médiane de l'intervalle, disposée çà et là en une série double ou triple très irrégulière. Partie gibbeuse du métasternum paraissant mate, en réalité cou- verte d’une ponctuation très éparse et extrêmement fine. Coloration d’un roux très obseur, souvent tout à lait obscure, sauf les antennes et les palpes qui sont plus clairs. Jai pu étudier trois co-fypes de cette espèce et un quatrième qui appartient au Deutsches Entomologisches Museum de Berlin. Ils ont été recueillis tous les quatre par Monrecranr. Deux de ces exemplaires portent la même étiquette que le type; un autre a été capturé à Se- reinu (ile Mentawei : Sipora), en mai-juin 4894, enfin le dernier a été pris à Malaconni (île Engano), en juin 48914, n° 48. 2. N. obscurus, n. Sp. — Corpus minutlissimum, obscuro-brun- meuin, Subpolitum ; elytris sine stria suturali, levissime decem seriatim punctatis, seriebus haud impressis, intervallis planis, intervallorum punctis minutissinus, irrequlariter dispositis : metasterni parte gibbosa punctis minutis instructa. = Type : ma collection, 4 ; X 0,9 mm., ile Timor (W. DoHERTY). Menton plus iong que chez le précédent, à peine échancré en avant. Ponctuation du pronotum encore beaucoup plus fine, presque invi- sible. Élytres sans impression en arrière, séries nullement enfoncées, composées de points très fins; la ponctuation interslitielle répandue sur toute la surface de l'intervalle, tout à fait irrégulière et encore plus fine que chez le précédent. Partie gibbeuse du métasternum plus brillante, avec ponctuation fine et espacée, mais bien visible. Coloration obscure, sauf les antennes et les palpes qui sont plus clairs. J'en possède deux co-types : l'un porte la même étiquette que le type : l'autre à été recueilli à Martapura (S. E. Borneo) par W. DonerTy également. Lo Mes ER AN EE PR ANIOE E AES d Fo ‘ 156 A. D'ORCHYMONT. HYDROPHILINAE Everts (partim), d'Orchymont, 1943 (!). Hydrophilinae Everts (partim), Col. Neerl., I (1899), p. 637 [— Limnebiinae|. le Tribu. HYDROBIINI Leconte (partim), Bedel. Hydrobiini Leconte (partim), Classif. Col. North Amer., I (1861), p- 44, 46; Bedel, Faune Col. Bass. Seine, I (1881), p. 302, 306 [— Berosini, Chaetarthriini]. Hydrobiaires Mulsant, Hist. nat. Col. Fr., Palp. (1844), p. 88, 116. Hydrobiitae Kuwert, Verh. nat. Ver. Brünn, XXVI 1890], p. 47. Hydrobiina Zaïtzev, Hor. Soc. Ent. Ross., XXX VIII [1908], p. 372 (nom. in Catal.). jre Sous-Tribu. Hydrobiae, n. sublr. Hydrobiates Mulsant, Hist. nat. Col. Fr., Palp. [1844], p. 1147. Palpes maxillaires robustes et courts, à peu près aussi longs que les antennes ou plus courts, leur dernier article aussi long ou ordinai- rement plus long que le pénultième. Dernier article des tarses plus court que les précédents réunis. — Type : Hydrobius. Larves {Hydrobius, Anacaena, Laccobius) à prétergites abdominaux non traversés par un pli transversal profond. Les genres suivants forment cette sous-tribu : Crenitis Bedel, He- misphaera Pandellé, Paracymus Thomson,? Paracymorphus Kuwert, Hydrobius, Limnoxenus, Hydrocassis Faïirmaire, Hydrocyclus Sharp, Amelor Semenov, Anacaena, Scoliopsis, n. g., Oocyclus, Beralitra, n. g., et Laccobius. Quant à Metacymus Sharp, il reste entouré de beaucoup de doute, d’après G.-H. Horn. Une lettre que ce dernier avait recue de l’auteur, et dans laquelle celui-ci abandonnait ses premières idées, suggérait même que cet insecte devait être apparenté à Derallus, un Berosini! Les caractères de cette dernière coupe, également amé- ricaine, étudiés d’après les diagnoses de Snap et sur un exemplaire en collection, sont en effet tellement comparables, sinon identiques, à ceux donnés pour Wetacymus (d'après un individu unique et défec- tueux) qu'il ne faudrait pas hésiter à partager cette opinion si les descriptions n'étaient pas muettes quant à la forme de l’écusson. On sait que tous les Berosini ont cette partie de leur squelette externe plus longue que large. (1) Annales de Biologie lacustre, VI[1913|, p. 181 et 182. — Pour les carac- tères distinctifs des Sphaeridiinae et des Hydrophilinae, Voir aussi Annales, LXXXV 11916], p. 105, et Bulletin [1916], p. 235 et suivantes. Sphaeridiinae et Hydrophilinxe. 137 [ Genre Hydrobius Leach {partim), Rey. À. H. convexus Brullé a été placé par REITTER dans une coupe nouvelle qu'il nomme Läimnohydrobius (Fauna Germanica, IT (4909), p. 357, 360) et qu’il distingue d’Hydrobius par le mésostitum forte- ment caréné au milieu et par les stries des élytres non enfoncées en arrière, Ces caractères rapprocheraient donc cette coupe de Limnoxe- nus Rey. Mais la carène mésostitale est sujette à variation chez Hydro- bius, ainsi que l’a montré G.-H. Horx, et les élytres sont tantôt sériés- ponctués, tantôt striés-ponctués chez les espèces américaines. Je me demande même si, après étude de ces dernières et des formes australiennes, toutes très mal représentées dans les matériaux à ma disposition, il sera possible de maintenir le genre Limnoxenus. Je fais donc des réserves quant à la validité du genre nouveau Linmnohydro- bius. 2. H. melaenus Germar. — Hydrophilus globosus Say est synonyme de Sphaeridium melaenum Germar, d’après Bepez, Ann. Soc. ent. Fr. [1881], Bull., p.87. Le nom de GERMAR à la priorité, car son « Insectorum species novae », I, a paru avant la description de Say. Un exemplaire de cet ouvrage, ayant appartenu à T. pe CHARPENTIER et déposé à la bibliothèque. de la Société entomologique de Belgique à Bruxelles, porte à la première page de la couverture la signature de cet ento- mologiste, suivie du millésime 1823. La préface est datée du 24 sep- tembre de la même année. Il est done probable que cet ouvrage à paru en 1823 et non en 1824. Quant à la description de Say (!), elle à paru vers le milieu ou à la fin de 182%, en tout cas après celle de GERMAR. Genre Limnoxenus Motschulsky (in litt.), Rey. Si ce genre doit être maintenu (voir les réserves faites ci-dessus), il faudra y ranger également Hydrophilus semicylindricus Eschscholtz, des iles Hawaïi, Hydrobius ze(a)landicus Broun (assimilis Sharp, Black- burn, non Hope 1842), de Nouvelle-Zélande et d'Australie, et peut-être aussi Hydrobius macer Blackburn, également d'Australie (Victoria). Quant au genre Hydatotrephis W. Mac Leav, 1871 (rectius Hydato- trophis), créé pour H. Mastersi d'Australie (Gayndah}, il demeure tou- jours très douteux. Il se distinguerait d’Hydrobius par des antennes de huit articles et par l'articulation terminale des palpes maxillaires de même longueur que le pénultième. Les élytres auraient une (1) Keattings narrative of an expedition to the source of S' Peters River, Lake Winnepeck, Lake of the woods under the command of Major Loxc, 1823. Philadelphia [1824], 8°. Appendix : Zoology, IT, p. 276. 438 À. D'ORCHYMONT. strie suturale profonde, commencant un peu avant le milieu, et plu- sieurs séries indistinctes de points placés irrégulièrement (il est ques- tion peut-être des pores sétigères qu’on remarque sur les intervalles impairs des élytres de certains Limnorenus, zelandicus notamment). Il est à remarquer que RÉGIMBART, dans un mémoire posthume (1), à déterminé comme Hydatotrephis Mastersi W. Mc Leay quatre exem- plaires provenant de l'Australie sud-occidentale (Expédition HARTMEYER et MicuAeLsen) et qu'il identifie cette espèce à Hydrophilus semicylin- dricus Eschsch., des îles Hawaii. Cette conclusion me parait erronée d’après des exemplaires authentiques des Hawaïi que je possède (Sxarr det.). Mais j'ai recu jadis du marchand Alex. Heyxe plusieurs indi- vidus provenant d'Australie (Queensland et Victoria) déterminés comme Hydrobius (Hydatotrephis) Mastersi, peut-être par RÉGIMBART lui-même ou d’après les exemplaires de l'Expédition dont il s’agit ci-dessus. Is appartiennent à une espèce, sinon identique, du moins très voisine de zelandicus Broun. Inutile d'ajouter que cette espèce a les antennes composées de neuf articles, les palpes maxillaires à dernier article plus long que le précédent et les élytres pourvus, indépendamment de la sculpture décrite par W. Mac Leay, de plusieurs séries longitudinales régulières de points, comme chez les autres Limnoxenus. W. Mac LEAY se serait-il trompé à ce point? Toujours est-il qu’il a décrit comme Cyclonotum un Paracymus (pygmaeus), que son genre Hygrotrophus demeure pratiquement une énigme et que ses Hydrobaticus ne sont qu'une subdivision d’'Helochares, redécrite plus tard comme Graphe- lochares par Kuwerr (Grapidelochares Ganglbauer) d’après des espèces paléaretiques (voir plus loin). Ceci démontre une fois de plus le grand inconvénient des descriptions écourtées, surtout lorsqu'il s’agit d’ani- maux dont il est difficile de se procurer les fypes. Genre Anacaena Thomson 1. Hydrobius haemorrhous Wollaston, de la Grande-Canarie, est d’après la description un Anacaena (haemorrhoa). 9. Il en est de même d'Hydrobius phalacroides Wollaston, des iles du Cap Vert (S. Antào et S. Vicente). Scoliopsis, D. 2. [Étymologie : Erokode — à yeux obliques] Corpus late ‘ovale, supra nitidum; oculis reniformibus, maxime obliquis, postice inter se parum distantibus ; labro erserto, apice emur- (1) Fauna Südwest Australia (MicHaELsEN et HarTuEeeR), I, 8 (1908), p.314. PACE RAS CEE 4 CA MES 7 | x Sphacridiinae et Hydrophilinae. 159 ginato ; antennis articulatis, articulis 7-9 clavam laram formantibus , palpis marillaribus brevibus, articulo 4 quam 3° longiore: prothorace lato, angulis posterioribus in spinam postice directam productis ; elytris haud seriatim punctatis, stria suturali antice abbreviata munäitis ; prostito metasternoque haud carinatis, mesostito in medio elevato ; femo- ribus intermediis posterioribusque glabris, tibiis fortiter spinulosis, calcare interno longo, tarsis quam tibiis brevioribus, articulo 1° breri, 2 quam 1° saltem duplo longiore. Génotype : S. spinosa, n. sp. / Tête plus large que longue enfoncée dans l’échancrure du pronotum. Préfront à bord antérieur, vu de dessus, formant une courbe régulière sans angles. Pas d’antéclypéus. Sutures antenno-frontale et sagittale presque effacées, mais leur emplacement encore reconnaissable. Vertex finement ruguleux ou chagriné, moins brillant que le reste de la tête. Suture postfronto-verticale encore visible sous forme d’une ligne enfoncée derrière chaque œil. Une série systématique antéro- externe composée de 3 ou 4 pores sétigères très espacés sur le pré- front et une série intra-oculaire formée de pores irrégulièrement dis- . posés parallèle au bord interne des yeux, derrière la suture antenno- frontale. Dessous de la tête en arrière des yeux y compris les tempes densément pubescent. Entre la base des mâchoires et les yeux, on remarque une rigole profonde non limitée par une carène, pour loger la base des antennes. Sutures gulaires séparées. Labre saillant et très transversal, largement et peu profondément échancré en avant. Yeux finement granulés, placés très obliquement, leur direction générale convergeant vers le milieu du vertex, très rapprochés en arrière au Milieu du postiront; ils sont comprimés vers leur milieu par les tempes dont le bord orbital forme un large saillant arrondi qui les entame et qui les fait paraitre comme en forme de reins. Antennes de 9 articles, insérées sous un rebord, ou sternite antennal, très épais, courtes, dépassant à peine l’angle antérieur du pronotum; 1° article court, ne dépassant presque pas le bord de la tête, 2° un peu plus court et moins gros, 3° encore plus court, légèrement atténué vers la base, deux fois aussi long que large, 4° pas plus long que large, cylindrique, 5° égal au 4° et cylindrique aussi, plus large, 6° en forme de cupule irrégu- lière servant de base à la massue pubescente triarticulée. Les deux premiers articles de celle-ci sont plus larges que longs, le dernier un peu plus court que les deux précédents réunis, arrondi au bout. Palpes maxillaires courts, pas plus longs que les antennes, les 2 et 3° articles à peu près de même longueur, le dernier plus long que le pénultième, + Que Par DUAL EC PEAR PNA TPS A, NT IR AT RES 9 PIRE RAR EN LA, SE tr A AA se ne LOGE Le a EE A ge D LS 0 dlfele 204 1 £ RUEr AR ; ERA METRE ee W d 140 A. D'ORCHYMONT. reuflé au milieu. Menton se trouvant dans le même plan horizontal que le submentum dont il est séparé par une suture, à peu près aussi long que large, arrondi en avant. Palpes labiaux très petits, dépassant à peine le 2 article des maxillaires, les deux derniers articles sub- égaux. Pronotum plus de deux fois aussi large qu'il n’est long au milieu, atteignant ici sa moindre longueur, régulièrement et très fortement élargi en arrière, le bord antérieur très échancré pour loger la tête, le fond de son échancrure bisinué. Bord postérieur sinué également de chaque côté de l’écusson, mais moins profondément. Angles antérieurs irès arrondis; angles postérieurs étirés en une longue épine qui s'adapte étroitement contre les élytres. Une série.systématique antéro- externe et une autre médio-externe de pores sétigères se trouvent de chaque côté du pronotum. Écusson grand, courtement trianguloire. Élytres non atténués, mais très arrondis en arrière, fmement rebordés sur les côtés jusqu’à l'angle sutural, sans stries ni séries régulières de points, avec seu- lement une strie suturale effacée antérieurement avant le milieu. Leur disque est orné de pores sétigères très espacés et leurs angles anté- rieurs sont arrondis. Épipleures très larges et très obliques le long de. la poitrine, complètement verticaux le long de l'abdomen jusqu’à l'angle sutural. Prostitum énorme en avant des hanches antérieures, terminé en pointe aiguë entre ces dernières, avec une mentonnière antérieure pas très développée, non caréné au milieu. Il est en grande partie séparé de ses épisternes par une fente très allongée partant des cavités coty- loïdes. Mésostitum avec une carène comprimée très élevée en avant, s’abaissant graduellement jusqu’à disparaître avant son extrémité. Il est prolongé très longuement et très étroitement entre les hanches intermédiaires, qui sont de ce chef très peu séparées. De chaque côté de Ja base de cette languette, le mésostitum offre une petite échan- crure triangulaire. Métasternum simplement un peu gibbeux au milieu; épisternes métathoraciques larges, métépinères invisibles. Hanches antérieures très globuleuses, intermédiaires et postérieures irès transversales non saillantes. Trochanters petits, les postérieurs à sommet non détaché du fémur; fémurs assez courts; tibias plus courts que ces derniers, ayec des épines fortes et longues, éperon interne très long et assez grêle; tarses comprimés, un peu plus courts que leur tibia, à articulations obliquement insérées les unes sur les autres, non ciliés, mais finement épineux en dessous; £° article très court, 2 près de deux fois aussi long, 3° et 4° courts, dernier à peu près Be Ÿ 1: Sphaeridiinae et Hydrophilinae. Aa de même longueur ou un peu plus court que le 2; ongles bien dévelop- pés, non dentés àla base. Abdomen comprenant cinq arceaux ventraux. Ce genre est un des plus curieux qu'il m'ait été donné d'étudier. Les yeux en forme de rein, tres obliques, les angles postérieurs du pronotum étirés en épine aiguë, les épines robustes au prostitum, aux hanches antérieures et au mésostitum, constituent des caractères bien insolites et font apparaitre cet Hydrophilide comme très spécialisé. Par ses palpes courts, à dernier article plus allongé, il rentre dans la première subdivision de la tribu des Hydrobiini, le rameau des Hydro- biates de MUuLsAnNT; par ses tarses intermédiaires et postérieurs à premier article très raccourci et à deuxième article au moins deux fois plus long, par ses élytres munis d’une strie suturale unique et ses antennes de neuf articles, il doit se ranger dans cette subdivision auprès des Anacaena, dont il n’est cependant nullement voisin. Il se distingue d’ailleurs de ce dernier par les caractères énumérés plus haut, par les fémurs intermédiaires et postérieurs entièrement glabres, etc. S. spinosa, n. Sp. — Subdepressus, haud conveæus, obscurus, supra mazime nilidus, laevis, sublus passin rubro-maculatus ; capite, pro- thorace elytrisque omnino perminutissime sat remote punctàtis : prostito in medio, mesostiti parte elevata et coris anterioribus (ut in Sphae- ridio) fortiler spinosis. Type : British Museum Londres, 5,7 X 2,9 mm., Madulsima (Ceylan), 20-v-1908 (T.-B. FLETCHER). Forme largement oblongue, subdéprimée, nullement convexe, Dessus très brillant et très lisse. Tête et pronotum couverts d’une ponctuation assez espacée et extrêmement fine. Disque de la tête transversalement anguleux en arriere, entre les yeux, mais non caréné. Labre avec une ponctuation presque aussi fine que celle de la tête, mais beaucoup plus dense. Menton très plan, sans ponctuation apparente, très mat, sans enfoncement, finement chagriné. : Pronotum finement rebordé sur les côtés et en avant. Série syslé- matique antéro-externe divisée en deux groupes confus séparés l’un de lautre; série médio-externe formant une série plus régulière courbe, à concavité dirigée vers la tête. | Élytres très brillants, avec une ponctuation très fine et assez dense, parsemés de pores sétigères plus gros et très espacés, sauf sur les côtés où ils sont plus rapprochés et où ils forment deux séries plus ou moins irrégulières dirigées en arrière vers le bord externe. 142 : A. D'ORCHYMONT. Milieu du prostitum, carène mésostilale et hanches antérieures couvertes de fortes épines sortant chacune d’une petite protubérance globuleuse, disposition qui rappelle ce qu’on peut voir chez Sphae- ridium. Métasternum avec une ligne imprimée longitudinalement au milieu. Trochanters antérieurs seuls pubescents. Fémurs antérieurs avec une plaque rugueuse en avant, finement ponctuée et pubescente, n’atteignant pas le milieu; fémurs intermédiaires et postérieurs glabres, même à la base, finement réticulés et couverts d’une très fine ponctuation très éparse. Ârceaux ventraux avec une impression trans- versale de chaque côté. Dessous du corps densément et finement pubescent, sauf le milieu du prostitum, du mésostitum et du méta- sternum, qui sont glabres ; une plaque glabre triangulaire au milieu des 2° et 3° arceaux ventraux et en forme de quadrilatère irrégulier au milieu des 4 et 5° arceaux. Coloration d’un bronzé obscur, métallique en dessus, dessous noir sauf la base des antennes, les palpes, le milieu du thorax, les épi- pleures des élytres, les hanches antérieures, les pattes et, plus ou moins, le bord postérieur des arceaux ventraux d’un rouge ferru- gineux. J'ai vu de ce curieux insecte trois co-types, récoltés par le même chasseur, au même endroit. Les étiquettes de deux de ceux-ci portent imprimée la mention : 1910-134, mais sur l’une d'elles on à ajouté à la main : « Aug. 1908 ». Genre Oocyclus Sharp O. latus, n. sp. — Ovoalis, sat converus, supra aeneo-niger, nilidus, 'prothorace ad angulos anteriores flavescente, subtus obscure rufescens : antennarum basi, palpis pedibusque rufis: capite protho- raceque supra sparsim punctato, elytris sine punctis; cos anterioribus et mesosterni parte elevata spinosis. Type : British Museum Londres, 3 X 2 mm., Madulsima (Ceylan), 15-v-1908 (T.-B. FLETCHER). ï Forme largement ovale, peu convexe, uniformément obscur brillant en dessus, sauf les côtés du pronotum et le bord des élytres en arrière qui sont d’un roux brun plus ou moins obscur. Tête transversale, sans sutures apparentes, très finement pointillée en avant sur le préfront, finement et transversalement striolée en arrière sur le vertex. Une série systématique intraoculaire de points sétigères plus gros contre le côté interne des yeux, n’atteignant pas le vertex. Sutures gulaires contiguës. Gorge réduite à une petite impres- Ne NEA al dos ie Ep a RE SR AE A EE ps EL DCR GENS at ny EM Tree PARA EME TS x w ut à | Ar ve +) L ee A A 0 il AL on Sphaeridiinæe et Hydrophilinue. 143 sion arrondie derrière le submentum. Labre transversal, saillant, échancré en avant, arrondi et non intimement relié à la tête sur les côtés; ilest divisé en deux parties par une ligne transversale anté- rieure au niveau de laquelle se détache une frange de soies : là partie avant paraît se trouver dans un plan moins élevé que celui de la postérieure, laquelle est recouverte d’une ponctuation à peu près égale à celle du préfront. Yeux assez grands, peu convexes, assez obliques sur le dessus de la tête. Menton presque carré, non échancré en avant, sans autres impressions que celles provoquées par quelques rides transversales, et sans ponctuation apparente. Pronotum transversal, régulièrement atténué et arrondi surles côtés d’arrière en avant, profondément échancré en avant, à angles anté- rieurs et postérieurs arrondis et à ponctuation presque invisible, beau- coup plus fine et plus éparse que celle de la tête. Séries systématiques antéro-externes et médio-externes de points sétigères présentes, mais visibles seulement sous un certain jour. Écusson en triangle court. Élytres pratiquément sans ponctuation, sans stries même suturale et sans séries de points primaires ou secondaires ; leur marge externe dépassant largement le niveau inférieur du corps et frangée de soies pendantes. Prostitum bien développé en avant des hanches antérieures, plus ou moins caréné au milieu, pourvu sur sa marge antérieure au milieu de deux épines courbes et rigides. Mésostitum à protubérance médiane pourvue de deux carènes transversales, dont l’une est antérieure et l'autre médiane; chacune de ces carènes donne insertion à deux épines rigides, les antérieures plus courtes que les autres. Métasternum élevé au milieu en une plaque très aplatie surplombant le métaster- nellum. Hanches étroitement séparées, finement pubescentes, les ‘antérieures avec quelques épines allongées et rigides. Fémurs aplatis, les antérieurs seuls pubescents à la base, les intermédiaires avec quelques points assez gros, assez espacés, donnant naissance chacun à une petite soie, les postérieurs assez larges, avec une ponctuation beaucoup plus fine. Tibias à peu près aussi longs que les fémurs, avec des rangées d’épines assez longues. Tarses plus courts que leur tibia, un peu comprimés, garnis en dessous de quelques soies épi- neuses et courtes. Arceaux ventraux brillants, avec une ponctuation assez rugueuse : de chaque point sort une soie assez longue. Tempes et dessous de la poitrine recouverts d’une courte pubes- cence hydroiuge serrée, sauf le métasternellum et un espace trian- gulaire en arrière, de chaque côté de l'élévation métasternale, glabres. 14% , A. D'ORCHYMONT. J'ai vu de cet insecte quatre co-types de même provenance que le type. L'un de ces co-types a été capturé en août 1908. Le genre Oocylus Sharp qui, par le premier article des tarses pos- térieurs et intermédiaires très court, le deuxième article beaucoup plus long et par les élytres dépourvus de stries ou séries ponctuées primaires, me parait devoir être rangé immédiatement après Anacaena et Scoliopsis, a été créé pour des Palpicornes du Mexique et de lA- mérique centrale (Panama et Guatemala). La nouvelle espèce de Ceylan répond entièrement àla diagnose de ce genre (f) et, bien que je ne connaisse en nature aucune des trois formes américaines y rangées, je ne doute pas qu’elle appartienne à la même coupe que ces der- nières. En effet les antennes, très courtes, sont également de 8 ar- ticles, les fémurs intermédiaires et postérieurs sont dépourvus de pubescence hydroluge serrée, les palpes maxillaires sont courts et robustes, la forme hémisphérique rappelle de même Anacaena ; le pro- stitum, caréné au milieu, est pourvu en avant de deux épines, le mésostitum est fortement caréné en avant des hanches intermédiaires et les arceaux ventraux sont brillants et éparsement ponctuës-pubes- cents, enfin, les élytres sont aussi dépourvus de strie suturale. Les hanches antérieures, garnies chez O0. latus de quelques épines longues et fines, rappellent une disposition analogue décrite chez Scoliopsis, mais là ces épines sont bien plus robustes. Bien que Suarp ne le dise pas, ces dernières pourraient se retrouver encore soit chez O. brevi- cornis, soit chez O. vestitus, Car les hanches antérieures d’O. maculatus ayant été décrites comme étant « destitute of spines », l'attention de l’auteur à dû être attirée ailleurs sur ce point. La découverte d’un Oocy- clus cingalais est très intéressante. Jusqu'ici on ne connaissait dans la famille que les seuls Epimetopus et Oosternum dont la distribution géographique fut restreinte aux régions indo-malaises et néotropi- cales. Ce genre en est donc un troisième exemple. Le tableau suivant permet de distinguer l'espèce nouvelle de celles déjà décrites : 1. Élytres avec 6 séries longitudinales irrégulières, bien distinctes, de petits points sétigères, dont une est suturale MRC TE LOIS BAS NA DS en (RE RO DTIPY AGO DES OUdE — Élytres à séries indistinctes, ou sans sérieslongitudinales, irrégulièrement ponctués, ou pratiquement non ponctués. 2. 2. Pronotum et élytres recouverts d’une pubescence assez (1) Je n'ai toutefois pu vérifier la forme des mandibules, qui ne font pas saillie dans les exemplaires étudiés. Sphaeridiinae et Hydrophilinae. 145 dense et assez longue sur ces derniers et donnant à l’insecte un aspéchtréspartieulier, As) 4..1. 4, O. vestitus Sharp — Pronotum et élytres brillants sans pubescence apparente. 3. 3. Hanches antérieures sans épines.... .... O. maculatus Sharp — Hanches antérieures pourvues d’épines....... O. latus n. sp. Beralitra, nov. gen. [Nom sans étymologie Corpus late ovale, depressum ; palpis maxillaribus robustis brevibus- que; antennis S-articulatis, articulis 6-8 clavam formantibus; elytris haud regulariter seriatim punctatis, haud striatis, sine stria suturali, lateribus distincte reflexo-marginatis vel explanatis, sutura postice elevata, epipleuris tenus angulo suturali horizontaliter prolongatis ; tarsorum intermediorum posteriorumque articulo 2 quam 1° valde lon- giore. Génotype : B. obscura, n. sp. Forme peu convexe, élargie et assez déprimée. Tête transversale avec suture en YŸ bien visible, plus fine vers le milieu et sur le postfront. Préfront émarginé en avant derrière le labre. Séries systématiques antéro-externes et intra-oculaires présentes. Sternite antennal bien développé en avant des yeux. Dessous de la tête avec une gouttière entre les mâchoires et les yeux pour loger les antennes. Gorge avec deux petits enfoncements au milieu, ruguleuse : la sculpture masque les sutures gulaires qui paraissent largement séparées. Labre saillant transversal, assez anguleux de chaque côté. Yeux non saillants. Antennes courtes, ne dépassant les palpes maxillaires que de leur dernier article : elles ne comprennent que 8 articles dont les trois derniers, lâächement articulés, forment la massue pubescente, le 2° est plus court que le scape, les 3° et 4° très petits, presque égaux, le 5° cupuliforme, entou- rant plus ou moins le 6°. Palpes maxillaires robustes et courts, à dernier article plus long que le précédent. Menton quadrangufaire ; submentum très transversal; séparé de la gorge par son bord postérieur qui est anguleux. Pronotum très transversal, plus de deux fois aussi large que long, échancré et doublement sinué en avant, embrassant la tête, rebordé antérieurement, sur les côtés et autour des angles postérieurs. Écusson assez grand, triangulaire. Élytres distinctement explanés surtout en arrière, formant un large faux-épipleure, insensiblement atténué jusqu’à l'angle sutural et particulièrement visible de dessous; ils ont leur plus grande largeur vers le milieu et leur suture est Ann. Soc, ent. Fr., LXXXvVIII [1919], 40 146 A. D'ORCHYMONT. plus ou moins relevée en arrière; ils sont dépourvus de strie sutu- rale, comme aussi de stries ou séries de points régulières. Aïles postérieures présentes. Prostitum très développé en avant des D antérieures, ‘longi- tudinalement caréné au milieu ; mésosternellum avec une gibbosité au milieu; métasternum non Den au milieu, épisternes métathoraci- ques larges. Hanches intermédiaires assez espacées ; pattes robustes, tibias comprimés, avec des rangées de petites épines ; les postérieurs plus longs que leur fémur; tarses tous pentamères, sans cils nata- toires, à joints placés obliquement les uns sur les autres, un peu comprimés, à 1% article très court, le 2e beaucoup plus long aux tarses intermédiaires et postérieurs, les 3° et 4° plus courts, de même longueur ensemble que le 2 ou un peu plus courts, le der- nier le plus long de tous, mais plus court cependant que les quatre précédents pris ensemble. Arceaux ventraux au nombre de cinq, non différenciés. Je propose l'établissement de ce genre pour une espèce intéres- sante de Bolivie dont le faciès est assez spécial à cause de ses faux- épipleures et de sa forme plus ou moins aplatie en forme de bouclier. Par la conformation de ses palpes et de ses tarses, elle appartient incontestablement au rameau des Hydrobiates de MuLsanrT dans la tribu des Hydrobiini où je ne lui connais cependant pas de proche allié. Par ses antennes de 8 articles, elle me paraît devoir suivre dans la classification Oocyclus Sharp, quoi qu’elle n’ait que bien peu de rapports avec celte coupe. B. obscura, n. sp. — Obscura, depressa, late ovalis ; pronoto grosse irregulariterque punctato; elytris praesertim in lateribus grossius punctatis, punctis in disco plus minusve breviler seriatim dispositis ; prostilo in medio tenuissime carinato; mesosternello in media gibboso; metasterni parte elevata glabra, haud punctata. Type : ma collection, 5,5 X 3,2 mm., Bolivie. Tête et labre assez finement et assez densément ponctués ; séries intra-oculaires assez fournies, formées de gros points ombiliqués ; séries antéro-externes très peu fournies, formées seulement de 2 ou 3 gros points espacés. Pronotum sans ponctuation fine, parsemé de gros points ombili- qués, placés irrégulièrement et assez densément en avant, sur les côtés surtout; les bords, largement rougeûtres, descendant beaucoup plus bas que la poitrine, sans épipleures horizontaux. Élytres à ponctuation encore plus grossière que celle du pronotum, Sphaeridiinae et Hydrophilinue. 147 surtout près de leur limbe où elle est plus ou moins confluente; vers le milieu du disque, ces points semblent former deux ou trois séries irrégulières à peine ébauchées. Carène prostitale médiane très mince, peu haute et très allongée; gibbosité du mésosternellum finement ruguleuse, avec, en avant, un tubercule émoussé plus petit, vers le milieu quelques épines cadu- ques et finement prolongée en arrière en carène qui rencontre le pro- longement antérieur du métasternumentre les hanches intermédiaires ; milieu du métasternum surélevé, sans ponctuation, formant plaque glabre en ovale allongé et atténué antérieurement. Pattes rougeûtres, les fémurs plus obscurs, les antérieurs seuls recouverts à leur base d'une plage peu étendue de pubescence dense et hydrofuge; les autres fémurs sans pubescence mais éparsement recouverts de pores sétigères qui sont distinctement moins gros aux postérieurs. La soie unique qui nait de chacun de ces pores est très courte, épaisse et presque microscopique. Ongles des tarses développés, obtusément dentés à la base. Pubescence hydrofuge fauve des côtés du métasternum et sur- tout des arceaux ventraux assez allongée, assez espacée; abdomen avec quelques taches rougeâtres de chaque côté. Coloration générale d’un mat obscur, varié de fauve rougeûtre sur les palpes, les antennes, les bords du pronotum, des élytres, les pattes, etc. Je possède de cette espèce deux co-fypes étiquetés comme le {ype « Bolivie » sans indication plus précise de localité. Tous trois sont recouverts d’un enduit terreux, difficile à éliminer, paraissant étranger à l’insecte. Genre Laccobius Erichson L. ytenensis Sharp. J’ai pris en Belgique quelques exemplaires de cette curieuse espèce (connue seulement d'Angleterre et du Pas-de- Calais), notamment dans le ruisseau de la Senoy à Pondrome (prov. de Namur, 21 juillet 1907), au bord d’un ruisselet à Graide (prov. de Namur, 26 juillet 1907) et dans le ruisseau de la Masblette au Four- neau St-Michel (forêt de St-Hubert, prov. de Luxembourg, 17 juillet 1910). Ces exemplaires répondent bien à la description donnée par SHare. Le G‘est bien reconnaissable aux deux « specula » ou mi- roirs subarrondis et de grandes dimensions qui se trouvent devant la bouche au bord antérieur du labre. 2° Sous-tribu. Helocharae, n. subtr. Philhydrates Mulsant, His. nat. Col. Fr., Palp. (1844), p.117 et 131. 148 A. D'ORCHYMONT. Palpes maxillaires plus grêles, comparativement aux Hydrobiae, plus longs que les antennes ; leur dernier article ordinairement plus court que le pénultième, quelquefois plus long, mais alors les antennes ont moins de 9 articles, les pattes sont grêles et allongées et les élytres n’ont pas de strie suturale (Pelthydrus). Préfront d'ordinaire largement et régulièrement échancré en avant. Type : Helochares. Larves (Helochares, Enochrus) à prétergite-acro [+ protergite] des 2e à 7° urites traversé par un pli transversal profond. Philhydrus Sol., 1834, est préoccupé et à remplacer par le nom Enochrus Thoms. 1859, plus récent que Helochares Mulsant, 1844. D’ail- leurs les palpes d’Enochrus n’atteignent pas l'énorme développement connu chez les représentants de ce dernier genre et l’articulation du dernier article est anormale, Enochrus convient donc moins comme type. Hydrophilus bicolor Payk. (—-Enochrus s. Str. melanocephalus Olivier) appartient à ce groupe, contrairement à ce que pensait Mu- SANT. Rentrent dans cette sous-tribu : Helochares, Peltochares Régimbart, Pelthydrus, n. g., Enochrus, Cymbiodyta Bedel, Helocombus G. H. Horn, Acidocerus Klug et Helobata Bergroth. D’après Snarp, cette dernière coupe présente la particularité d’avoir les cavités cotyloïdes anté- rieures fermées en arrière. Genre Helochares Mulsant, 1844, s. lato. Hiérarchie des groupes. — A en juger par les descriptions et la figure de l’un d'eux, je ne puis considérer les genres Helocharimor- phus Kuwert, 1890, et Sindolus Sharp, 1882, que je ne connais cependant pas en nature, que comme des sous-genres d’Helochares. Hydrobaticus W. Mac Leay, 1871, d’après les exemplaires que j'ai reçus déterminés comme tels, ne.peut pas davantage être séparé de ce dernier genre (!) et est synonyme du sous-genre Graphelochares Kuwert, 1890 (Grapi- delochares Ganglbauer) ; le nom proposé par W. Mac Leay a la prio- rité. Chasmogenus Sharp, 1882 (?) me paraît avoir été redécrit comme Crephelochares par Kuwerr en 1890 (Crepidelochares Ganglbauer), car ces deux coupes sont caractérisées par les mêmes particularités : une (1) La non-validité de la coupe générique Hydrobaticus a été reconnue également par RÉGIMBART, Car en décrivant en 1908 un Helochares tenui- striatus d'Australie il dit textuellement : Ressemble à Æelochares (Hydro- baticus) australis Blackburn. (2) Établi pour une seule espèce de l'Amérique centrale : fragilis Sharp. DT 7 Sphaeridiinae et Hydrophilinue. 149 strie suturale aux élytres, une carène mésostitale longitudinale, une échancrure au menton en avant et les palpes maxillaires normalement conformés comme chez Helochares. Les espèces suivantes devront entrer dans ce sous-genre qui conservera le nom choisi par SHARP : H. (Crephelochares) livornicus Kuw., H. mentinotus Kuw., P. abnor- malis Sharp (mollis Rég.), rubricollis Rég. (— ? abnormalis Sh.), fer- rugatus Rég. et nigritulus Rég.; en raison de la strie suturale, ces dernières espèces ont été désignées comme Philhydrus, malgré les caractères énumérés ci-dessus. Enfin le genre Neohydrobius Black- burn, 1898, établi pour Philhydrus burrundiensis Blackb. d'Australie, est probablement synonyme d’Helochares s. str. Kuw., 1890, en raison de l'absence de strie suturale aux élytres et du grand développement des palpes maxillaires qui atteignent la longueur de la tête et du pro- notum pris ensemble. L'auteur australien paraît d’ailleurs ne pas avoir connu le sous-genre Helochares s. str., dont aucune espèce n’a été dé- crite du continent austral. En tenant compte des constatations qui précèdent, le tableau des sous-genres d’'Helochares peut être établi comme suit : 1. De nombreuses stries longitudinales sur les élytres (dix en principe). Dernier àrticle des palpes maxillaires plus court que le pénultième. — (Graphelochares Kuw., Grapi- delochares :Ganglb.}. 0.2.0: 1. Hydrobaticus W. M° Leay — Une seule strie, la suturale. Mésostitum avec une carène longitudinale. Menton échancré en avant. Palpes maxil- laires très allongés, aussi longs que la tête et le pronotum pris ensemble. — (Crephelochares Kuw., Crepidelochares Gang PE Er SE ur ue ... À. Chasmogenus Sharp PET OS SANS SITES Re Re EN 2. 2. Palpes maxillaires à peine plus longs que les antennes. Mésostitum seulement un peu élevé en avant des hanches intermédiaires. Tibias postérieurs très faiblement courbés. AU OR OS CREME CeMrae. Sa dEelockarimorphus Kûüw. — Palpes maxillaires très développés beaucoup plus longs que RSA TONNES A AREA RS Re RSR SE A LA en ne d. 3. Mésostitum légèrement et très obtusément relevé en lorme de bosse. Forme peu convexe. — (? Neohydrobius Blackh.) A SR SR EEE LUE RS PARA TER L. Helochares s. str., KuwW. — Lame mésostitale bien développée en avant des hanches intermédiaires. ............ Meuse 5. Sindolus Sharp Le genre Helochares pris dans son sens le plus large, en acceptant 150 ._ A. D’ORCHYMONT. les réunions proposées ci-dessus, comprend donc les formes penta- mères que MuULSANT aurait rangées dans son rameau des Philhydrates et dont le premier article des tarses intermédiaires et postérieurs est très court, le 2° beaucoup plus long, le dernier plus court que les précédents pris ensemble; dont les palpes maxillaires ont une ten- dance à s’allonger démesurément, le deuxième article étant concave ou droit en avant, convexe en arrière, le dernier article, plus court que le précédent ou l’égalant, s’articulant de lextérieur vers l’inté- rieur, c’est-à-dire vers la bouche; dont enfin la forme n’est jamais très aplatie, ni élargie en forme de bouclier comme chez Peltochares Rég. Cette unité systématique me paraît très homogène et la valeur taxonomique des caractères indiqués pour les différentes subdivisions nommées n’est pas assez caractérisée pour reconnaître à celles-ci le rang de coupes génériques. Même le genre Peltochares, du Gabon et du Congo, n’est probablement qu’une modification extrême et très intéressante d’Hydrobaticus. Pour rendre ce dernier rapprochement plus frappant, j’ajouterai que je possède des femelles de Peltochares con- spicuus Rég. qui ont encore leur coque ovigère appliquée contre leur abdomen. La femelle de cette espèce, comme celle des Helochares d’'Eu- rope, transporte donc ses œufs avec elle, au moins pendant un certain temps. 1. ? Helochares (Hydrobaticus) neglectus Hope, 1843. — Autant qu’on peut en juger par la trop courte diagnose de Hope (!), son Hydrobius meglectus, de Chine méridionale (Canton), doit appartenir au sous-genre Hydrobaticus. Ce Coléoptère a probablement été redé- crit depuis sous un autre nom, car les Graphelochares des régions indo-malaises sont assez bien connus. Ce pourrait cependant aussi être un Holcophilhydrus. 2. H. (Hydrobaticus) striatus Boheman, 1851. — Il ressort de la description qu’Hydrobius striatus Boh. appartient également au sous- cenre Hydrobaticus à cause de ses élytres ponctués-striés. Il suit de ce déclassement que le nom de l’espèce de Sxarp (H. striatus, 1873) devra être remplacé, comme étant préoccupé, lorsqu'on pourra rédiger la monographie du sous-genre. Pelthydrus, nov. gen. [Étymologie : rékrn bouclier; 500 hydre]. Pelthydrus Régimbart (in coll.). Corpus oblongo-ovale, antice posticeque requlariter attenuatum, sat (1) « Fulvus, capile rufo, thorace pallidiore. Long. lin. 2, lat. lin. 1. Elytra fusco-flava, striata. Corpus infra nigrum, pedibus flavo-piceis. » Lodel EN A AE MR CU A AE ES a ne") PTE GA re RD TT NEX TS | e.E Ca \ Sphaeridiinae et Hydrophilinae. 151 convezum; palpis maæillaribus tenuibus, quam antennis longioribus, articuli 2? margine anteriore recto, posteriore convexo, articulo 4° quam 3° longiore, clavato ; elytris irregulariter punctatis, sine stria suturali; pedibus longis tenuibusque, tarsis 5-articulatis, articulo 2 quam 1° valde longiore, articulo ultimo quam praecedentibus simul sumptis breviore. Génotype : P. sculpturatus (Rég. in coll.), n. sp. Forme peu convexe, en bouclier, plus ou moins allongée et plus ou moins élargie au milieu. Tête presque aussi longue que large, avec sutures en Y presque effacées, surtout leur partie sagittale. Préfront plus ou moins émar- giné derrière le labre. Séries systématiques non apparentes. Base des antennes pouvant se loger entre la base des mâchoires et les yeux. Sutures gulaires largement séparées. Labre saillant, très transversal. Yeux petits non saillants. Antennes beaucoup plus courtes que les palpes maxillaires, de 7 ou 8 articles, les trois derniers articles formant une massue assez serrée, celui qui précède cette massue très cupuli- forme. Palpes maxillaires assez grêles et longs, à dernier article plus long que le précédent et que le deuxième, claviforme à partir du milieu. Menton en forme de carré ou trapézoidal; submentum trans- versal, plus court que le menton, à bords relevés, pubescent seulement au milieu. Pronotum transversal beaucoup plus large que la tête, très échancré en avant, à angles antérieurs et postérieurs arrondis, rebordé sur les côtés et autour des angles postérieurs, sans séries systématiques appa- rentes. Écusson petit, triangulaire: Élytres embrassant le pronotum en avant, à angles huméraux prolongés en avant et arrondis, quoique marqués, rebordés sur les côtés et arrondis ensemble en arrière, sans stries ni séries de points régulières et sans strie suturale, même en arrière; suture non relevée; épipleures très développés le long du métathorax, s’effaçant graduellement au delà. Prostitum très développé en avant des hanches antérieures, longi- tudinalement caréné au inilieu; mésostitum avec un processus élevé en forme de fer de lance, longitudinalement caréné au milieu, en avant des hanches intermédiaires; métasternum caréné longitudinalement au milieu, en avant, contre la gibbosité du mésothorax; épisternes métathoraciques assez larges, parallèles. Hanches séparées, les anté- rieures et les postérieures peu, les intermédiaires assez largement; pattes assez grêles, leurs fémurs non épaissis, atteignant ou dépassant le bord externe des élytres, leurs tibias un peu plus longs que leurs ME AE AN Cane i \ rc (: si UE N° re Lx i + D RE D Cu AL GA LD gs M EL ln x Lee ‘ au PANDA LT PE Pi ROM LATE RME TA NT 152 A. D'ORCHYMONT. fémurs respectifs, avec des rangées longitudinales de petites épines, leurs tarses pentamères, un peu plus courts que les tibias, à premier article très court, le deuxième beaucoup plus long aux pattes inter- médiaires et postérieures et pourvus d'ongles peu robustes, très obscu- rément gibbeux à la base; onychium présent. Arceaux ventraux au nombre de cinq, non différenciés, sauf le premier qui est longitudinalement caréné au milieu dans sa moitié antérieure. Dessous uniformément revêtu d’une courte pubescence hydrofuge serrée, sauf sur le menton, les bords du submentum, une plage plus ou moins étendue, de forme variable, au milieu du métasternum et les pattes, qui sont brillants. La base des fémurs antérieurs et tous les trochanters sont cependant pubescents-hydrofuges. Ce nouveau genre, qui ne peut être confondu avec aucun autre, se rattache par ses palpes maxillaires assez grêles, plus longs que les antennes, et par ses autres caractères généraux à Helochares et aux genres qui gravitent autour de ce dernier; par ses palpes maxillaires à dernier article plus long que le pénultième, caractère que parmi les Philhydrates de Mursanr il est le seul à posséder, il rappelle au con- traire les Hydrobiates de cet auteur. Il semble rationnel, surtout à cause de sa formule antennale réduite, de le ranger après Helochares et Peltochares, avec lesquels il à le plus d’affinités, immédiatement avant Enochrus et les coupes à tarses hétéromères Cymbiodyta et Helo- combus. Les trois espèces, toutes nouvelles, pour lesquelles il est pro- posé, proviennent du Yunnan et de Sumatra et présentent aussi un peu le faciès d’un Paracymus dont les élytres seraient dépourvus de Strie suturale et dont la forme serait plus oblongue et moins convexe. Elles peuvent être distinguées comme suit : 1. Antennes composées distinctement.de 8 articles.... .... 2. — Antennes n’ayant que 7 articles, car il ne paraît y avoir qu’un seul petit article intermédiaire entre le 2 et la cu- pule; cette dernière est très élargie en forme d’écaille sous le 4°" article de la massue. Forme largement ovale. Pro- cessus mésostital largement pentagonal. Plaque glabre du métasternum large, mal délimitée. Taille intermédiaire entre minutus et sculpturatus.............. P. Brouni, n. Sp. 2. Forme allongée, élytres très peu élargis derrière les épaules ; dessus plus brillant, la ponctuation bien espacée ; élytres non crénelés sur les bords. Processus mésostital très allongé et caréné longitudinalement au milieu; plaque «+ $ Sphaeridainae et Hydrophilinae. 153 glabre du métasternum plus large. Taille très petite. .... ONE ARTS LEE CRC ARCS RSR ER AP. MIQUTUS; (PSP: — Forme plus large et plus courte, moius courte cependant que celle de Brouni, élytres distinctement élargis à partir des épaules et microscopiquement crénelés sur les bords en arrière; dessus obscur, à ponctuation très serrée, pro- fonde et à bords très nets, donnant un aspect réticulé, surtout à l'arrière des élytres où des points plus gros pa- raissent former, sous un certain jour, des séries longitu- dinales. Processus mésostital un peu moins allongé; pla- que glabre métasternale très étroite. Taille moins petite. . SORTE E TT AR CN A NC LE, sculpturatus, n. Sp. 1. P. minutus, n. sp. — Minulissimus, oblongus, supra nitidus, punctis discretis; antennis octoarticulatis ; elytris pone humeros vix dilatatis, marginibus haud crenulatis ; mesostiti parte elevata longis- sima, in medio longitudinaliter carinata; metasterno in medio glabro, aream sat latam formante. Type : ma collection, 4,9 X 1 mm., Palembang (Sumatra), un' seul exemplaire. Forme petite, régulièrement oblongue, dessus brillant à ponctuation régulièrement et uniformément disposée, sauf sur les côtés de la tête en avant et contre les yeux où elle est plus dense et mêlée à de petites strioles du fond; coloration d’un brun de poix, plus clair sur les bords et aux appendices, sauf sur les fémurs et les tibias qui sont rembrunis. Préfront moyennement échancré en avant derrière le labre. Palpes maxillaires un peu courts. Menton uniformément chagriné, non excavé. Pas de longs cils natatoires bien distincts au côté interne des tibias intermédiaires et postérieurs. 2. P. sculpturatus, n. sp. — Pelthydrus sculpturatus Ré- gimbart (in coll.). — Minutus, P. minuto afjinis sed latior et brevior, tamen specie P. Brouni minus brevis, supra obscurus, profunde cre- breque punctatus et, postice praecipue, reticulatus ; elytris pone humeros distincte dilatatis, marginibus postice perminute crenulatis, obsoletis- sime seriatim punctatis; mesostiti parte elevata minus longa; meta- sterno in medio glabro, aream maxime angustam formante. Type : ma collection, 22 X 1 : mm., Yunnan (Chine mér.). Forme plus grande, plus large, moins oblongue, distinctement élar- gie après les épaules vers le milieu du corps. Coloration plus obscure que chez minutus, quoique similaire. Préfront peu échancré en avant AA RÉ AOISAR E NEnS 2 4 CN " 10 ME ee Te A * pt. F7 HET Jr 154 A. D'ORCHYMONT. derrière le labre. Palpes maxillaires plus longs que chez le précédent. Menton irrégulièrement ponctué, la ponctuation plus ou moins con- densée dans des enfoncements irréguliers. Tibias intermédiaires et postérieurs dépourvus, comme chez minutus, de longs cils natatoires. Nombreuse série de même provenance que le type, sans indication de localité plus précise. J'ai conservé à cette espèce le nom que RécImBaRT lui avait donné dans sa collection. 3. P. Brouni, n. Sp. — Minutus, late ovalis; antennis septemarti- culatis, articulo quarto subter clava latiore; mesostiti parte elevata late pentagona; metasterno in medio glabro, aream latam, parum deli- mitatam, formante. Type : ma collection, 2 : X 4 : mm,, Palembang (Sumatra). Cette espèce s'éloigne notablement des deux précédentes par sa forme plus courte et plus large et surtout par la conformation de son processus mésostital, qui est plus court et largement pentagonal, et son métasternum plus gibbeux et presque pas caréné au milieu, si ce n’est au bord tout à fait antérieur. La coloration générale est celle de minutus. Dessus plus finement et plus densément ponctué que chez ce dernier, les intervalles des points brillants sauf sur les côtés de la tête où ils sont plus ou moins chagrinés. Préfront très échancré en avant derrière le labre. Palpes maxillaires allongés. Menton irrégu- lièrement ponctué. Tibias intermédiaires et postérieurs pourvus à leur côté interne d’une frange de longs cils natatoires. Nombreuse série de même provenance que le type. Je me fais un plaisir de dédier cette espèce à M. le major BrouN, d’Auckland, à qui je dois d’avoir pu étudier de nombreux Palpicornes néozélandais. Genre Enochrus ({Thoms.) Zaitzev, s. lato. Philhydrus Solier (partim), Bedel. Hiérarchie des groupes. — Après élimination des espèces qui doivent être rangées dans le sous-genre Chasmogenus Sharp d’Helo- chares, le genre Enochrus ne comprend plus que les formes dont les yeux sont arrondis, dont les palpes maxillaires ne sont jamais aussi allongés que chez certains Helochares, à 2 article convexe en avant, concave en arrière, à dernier article S’articulant de l’intérieur, ©’est- à-dire de la boucle, vers l’extérieur. Cette dernière disposition est bien caractéristique et tout à fait anormale chez les Palpicornes. L’évo- lution de ce genre suit une marche parallèle à celle d’Helochares. Seulement dans ce dernier groupe ce sont les espèces à stries multi- Sphaeridiinae et Hydrophilinae. 155 ples (Hydrobaticus) et celles dépourvues totalement de stries aux élytres (s. str.) qui se sont développées le plus. Chez Enochrus au contraire les formes à strie suturale unique (Lumetus et Methydrus) sont de beaucoup les plus nombreuses. Ce parallélisme prouve que l’ab- sence de strie suturale chez Agraphydrus Régimbart, 1903, seul ca- ractère indiqué pour cette coupe, ne peut être une raison suffisante pour la justifier : elle n’a que valeur de sous-genre, au même titre que Helocharimorphus, Helochares s. str. ou Sindolus. TABLEAU DES SOUS-GENRES. 1. Des stries longitudinales sur les élytres. — (Holcophily- RUSSE AUS SO RER 1. Holcophilhydrus Kniz(!) Une seule Sirie Suturale nee LU Nr eNnURe 2. = EATIQUT PAS ELIO NRA Ce ete ELne >. Agraphydrus Régimbart 2. Dernier article des palpes maxillaires à peu près de la mémélonsueur que/le/pénuitième 1: 72000 ane RE RAR N RS RO de PU EN NCA .. 2. Enochrus s. sir. Thomson — Dernier article beaucoup plus court.................... 3. 3. Il y a de chaque côté du pronotum une série systématique de points plus gros formant une courbe ellipsoïdale (Phil- hydrus s. sir. Kuwert, G. H. Horn, Ganglbauer)........ ME he UE, EUIR NERE de 3. Lumetus Zaitzev — Pas de séries systématiques au pronotum (Agraphilydrus RENTE DEN TT AE CEU DES Re OA Ne A 4. Methydrus Rey 1. E. (Holcophilhydrus) seriatus Régimbart. — Philhydrus seria- tus Rég., de Madagascar, appartient au sous-genre Holcophilhydrus créé pour une espèce de la Sibérie orientale. J'en possède quatre exem- plaires provenant de la localité typique : Sud de la baie d’Antongil. 2. E.(Lumetus)natalensis Gemminger et Harold (nom. in Cat.). — Comme Bepec l’a fait connaître (1880), Hydrobius assimilis Boheman, 1851, est un Philhydrus et appartient au sous-genre Lumetus (élytres fauve testacé, munis d’une seule strie suturale). Le nom choisi par BoHEMAN est préoccupé à cause d'Hydrobius assimilis Hope, 1842 (= Siernolophus marginicollis Hope). Il ne reste donc qu’à accepter le nom proposé en 1868 par les auteurs du Catalogue de Munich. (1) Il convient pour des raisons étymologiques de conserver le k même après une consonne. 156 A. D'ORCHYMONT. 3e Tribu HYDROPHILINI Leconte Hydrophilini Leconte, Classif. Col. North. Amer., I [1861], p. 45. Hydrophiliaires Mulsant, Hist. nat. Col. Fr., Palp. (1844), p. 103. Hydrophilides Lacordaire, Gen. Col., I (1854), p. 446, 447. Hydrophilates + Hydrates Mulsant, Opusc. entom., VII (1856), p. 467. Hydrophilitae Kuwert, Verhandl. Naturf. Ver. Brünn, XXVH (48901, p. 16. Hydrophilina Zaïtzev, Horae Soc. Ent. Ross., XXX VIII [1908], p. 362 (nom. in Catal.). La plupart des caractères de cette tribu, tant imaginaux que lar- vaires, sont en relation avec les mœurs plus aquatiques de ces insectes. Ils prouvent que cette division est bien plus adaptée que les Hydro- biini du premier groupe. C’est-Pour ce motif que je la range en troi- sième lieu, après les Chaetarthriini, lesquels ont trop d’affinités avec les précédents pour en être éloignés davantage. Genre Sternolophus Solier Hiérarchie des groupes. — Synonymie du S. (Neoster- nolophus) tenebricosus Blackburn. — En 1911 (Mém. Soc. Ent. Belg., XIX, p. 54, 55), j'ai rapporté avec quelque doute à tenebri- cosus, décrit d'Australie (Palmerston N. Territory), des exemplaires provenant de Travancore, de la côte du Malabar et de Java. Depuis j'ai reçu en communication un exemplaire de la collection de M. ANDREWES, de Londres, capturé à Java [n° 11] et étiqueté de la main de R£GIM- BART : « Sternolophus oceanicus Rég. n. Sp. type ». Ce nom n’a pas été publié par lui, mais en 1910 Zarrzev décrivait un $S. (in sp.) ocea- nicus (Rev. russe d’'Entom., X, n°3, p. 225) d’après un seul exemplaire de Bornéo reçu du marchand RozLe (coll. Zarrzev) et il le com- parait à S. brachyacanthus Rég. Il n’a pas été possible d'obtenir cet insecte en communication, mais je ne doute pas qu’il appartienne à la même espèce que celui de la collection ANDREwEs. En effet le cata- logue de vente de H. RozLe, reçu en 1944, indique à la page 10: «S. oceanicus Rég., Bornéo ». Le 6 mai de la même année ce marchand m'écrivait que l'espèce était épuisée. Il est ainsi hors de doute pour moi, quoique l’auteur ne le dise pas, que l’exemplaire décrit en 1910 avait été vu et déterminé par RéçimBarT, qui lui avait appliqué le nom oceanicus in coll. Cependant ZaArTzev place son exemplaire dans le sous-genre Séerno- lophus in sp., alors que le spécimen de la collection ANDREWES est un Res. Sphaeridiinae et Hydrophilinae. 157 Neosternolophus, sous-genre que ZAITZEV caractérise par le préfront échancré en avant, avec une partie du préclypéus visible dans léchan- crure. Je crois avoir trouvé également l’explication de cette apparente contradiction : Le Musée d'Oxford m’a communiqué trois exemplaires de la coll. Hope que j'ai déterminés comme fenebricosus Blackburn-Orch. (ocea- nicus Zaïtz.) provenant de l’archipel malais (WaLLACE). Un de ceux-ci, étiqueté : Sar. 1210 (? Sarawak, Borneo) (!), a l’échancrure du préfront presque effacée et l’épine sternale un peu plus longue que d'ordinaire, mais il ne peut y avoir de doute que cet exemplaire soit conspéci- fique avec les autres et appartienne encore au sous-genre Neoster- nolophus. Pour terminer cette longue discussion, j’ajouterai que je suis con- vaincu qu'oceanicus Zaitz. est identique aux exemplaires que j’ai rap- portés à tenebricosus Blackb. ; ce dernier a été réuni par l’auteur russe à artensis Montr., de Nouvelle-Calédonie. Je n’ai reçu tenebricosus qu’en un ou deux exemplaires, chaque fois de localités différentes; il semble done que cette espèce soit assez rare. Je rappellerai que le spécimen de Zarrzev est unique, comme d’ailleurs celui de BLACK- BURN. Ce dernier se trouverait au Musée d’Adelaide. Mais ce qui est plus important que l'établissement de cette syno- nymie, c’est que l’étude des caractères de la forme dont il s’agit établit que le leitmotiv de l’évolution chez les Sternolophus ne se trouve pas dans l’échancrure du préfrônt, mais bien dans la morphologie de la carène métastitale. Elle prouve que la coupure de ce genre ne peut être faite à l'endroit où Zairzev l’a effectuée, car angolensis Er. et brachyacanthus Rég., à carène courte et frangée de soies, doivent éga- lement rentrer dans son sous-genre Neosternolophus et non parmi les Sternolophus s. str. Je propose donc de modifier comme suit les caractères et la compo- sition de ces deux subdivisions : 1. Carène métastitale pourvue sur sa tranche inférieure de petites soies dressées et terminée en épine très courte en arrière. Préfront quelquefois échancré en avant derrière le labre, le préclypéus alors visible dans l’échancrure. Cinquième arceau ventral pourvu ordinairement à l’extré- mité dans les deux sexes d’une petite échancrure semi- (1) Les deux autres exemplaires sont étiquetés : N. (? île Natoena), Tim. (? Timor). 158 A. D'ORCHYMONT. circulaire (excepté : immarginatus).. Neosternolophus Zaitzev [Espèces rentrant dans ce sous-genre : 1° tenebricosus Blackb. (oceanicus Zaïtz.), 2 artensis Montr., 3° margi- nicollis Hope (nitidulus W. M° Leay), 4° immarginatus Orch., 5°. angolensis Er. (mundus Boh., comoriensis Fairm., gracilis Rég.), 6° brachyacanthus Rég.| — Carène métastitale non pourvue sur sa tranche inférieure de soies dressées, terminée en épine longue atteignant parfois le 3° arceau ventral. Préfront non échancré en avant. Cinquième arceau ventral jamais pourvu d’une échancrure à l'extrémité... ..... Sternolophus s. str. Zaitzev [Les autres espèces.] 1. S. (Neosternolophus) marginicollis Hope, 1842. — Hydrobius assimilis Hope, 1842, de Port Essington (N. Territory) (!),est un Ster- nolophus (subg. Neosternolophus) d'après le type unique, déposé au Musée d'Oxford et que j'ai vu. Il estidentique à Hydrobius marginicollis Hope, dont j'ai également pu étudier le éype unique déposé dans les collections du même Musée. Ce dernier nom a la priorité, étant pu- blié en premier lieu, bien que sur la même page qu'assimilis. C’est l'espèce connue jusqu'ici sous le nom de nitidulus W. Mac Leay. La synonymie de celle-ci devient donc : S. marginicollis Hope, Ann. Mag. Nat. Hist., IX [1842], p. 428; Proc. Ent. Soc. Lond., IV, p.48 () (Hydrobius). — Syn. : assimilis Hope, . l. c. (Hydrobius); — nitidulus W. Mac Leay, Trans. Ent. Soc. N. S. Wales, II [1871], p. 129 (Sternolophus) ; Blackb., Proc. Linn. Soc. N. S. Wales, ser. 2, IT [1888], p. 843; Report Horn exped., part. 2, Zool., 1896, p. 256 ; Zaitzev, Rev. russe d'Ent. [1908], p. 229 (1909); d’Orchymont, Mém. Soc. Ent. Belg., XIX [A9], p. 56. Hydrobius assimilis Sharp, qui est un Limnozenus, n’est donc pas identique à l'espèce de Hope et c’est à tort que cet auteur a placé en même temps Hydrobius zelandicus Broun en synonymie (Trans. Ent. Soc. Lond., [1884], p. 467). BLAGKBURN ({. c., 1888, p. 817) avait déjà fait quelques réserves à ce sujet. 2. S.(s. str.) Solieri Castelnau, subsp. angustatus Boheman. — (1) D’après BLAGKBURN, car l'étiquette du {ype ne porte pas d'indication de localité. Quant à marginicollis, l'étiquette du {ype mentionne cette localité. (2) Daté du 1° novembre 1841, mais se trouvant dans le même tome que les « Transactions », IV [1845-7]. Sphaeridiinae et Hydrophilinae. 159 M. le conservateur Ssosrepr a bien voulu m'envoyer en communication le type unique d’Hydrophilus angustatus Boheman. Il est étiqueté : n° 162 Caffraria (J. WAHLBERG). ZAITzEV admettait en 1909 qu'il s'agissait probablement d’une espèce étroite, à épine métasternale dépassant le 2° arceau ventral. Ceci n’est pas le cas pour le type : l’éperon atteint l'extrémité de cet arceau, mais ne le dépasse pas; au contraire l’ab- domen étant assez rentré dans cet exemplaire, l’épine paraît encore plus longue qu'elle ne l’est en réalité. Quant au nom angustatus appliqué par BoHEMAN, il faut se rappeler pour l'expliquer que l’auteur comparait son exemplaire à Hydrophilus mundus (— S. angolensis Er.) lequel est évidemment plus large qu’angustatus. Après un minutieux examen du {ype et jusqu’à plus ample informé, je ne puis considérer cette forme que comme une variation de S. So- lieri Cast., dont elle se distingue par son épine métastitale plus allongée et plus grêle, assez épaisse à la base, puis brusquement atténuée jusqu’au sommet. Je possède et jai vu cette forme du Natal et du Congo belge (Boma, Matadi, Banana-Boma, Kabambare). Chez S. uwni- color Cast., de Madagascar, l’épine paraît plus courte, dépassant à peine le milieu du 2° arceau ventral. Genre Tropisternus Solier . Hiérarchie des groupes. — SoLiera créé ce genre sur l’'Hydrophi- lus lineatus Dejean. C’est donc cette espèce qui devrait servir de géno- type et non H. lateralis F. (Hore, Col. Man., II (4838), p.125), mentionné seulement en quatrième lieu dans la diagnose de SoLier. Mais la dénomination choisie par DEJEAN est restée in litteris. En examinant des Palpicornes provenant de l’ancienne collection GERMAR, j'ai eu la bonne fortune de trouver un Tropisternus déterminé par cet entomologiste comme lineatus Dejean. Or cet exemplaire appartient à l’espèce décrite en 1775 par FABricius sous le nom d’Hy- drophilus collaris. C’est donc celui-ci qui doit servir de type au genre ainsi que CHENU l'avait admis (Encycl. d’Hist. nat., Coléoptères, I (1851-1861), p. 247), car c’est lui que SOLIER avait sous les yeux en rédigeant sa description. Il est à remarquer que le répertoire de GEM- MINGER et HAROLD ne cite le Catalogue de DEJEAN ni dans la biblio- graphie consacrée à l'espèce de Fagricius, ni dans la synonymie de celle-ci, alors qu'il le fait par exemple pour T. chalybeus Cast. et d’autres. DEJEAN n’a sans doute pas su que son lineatus avait déjà été nommé et décrit. Comme toutes les espèces du groupe auquel il appartient (scutellaris Cast., collaris F., proximus Sharp, mexicanus 160 A. D'ORCHYMON'. Cast., striolatus Lec.,, parananus Sharp), collaris a la tubérosité pro- stitale séparée entièrement en deux parties par une fente complète; les élytres, à coloration foncière jaune, sont en outre parcourus par quatre lignes longitudinales d’un vert métallique, dont les 2° et 3° paraissent plus longues en arrière, par soudure non intime avec deux traits allongés supplémentaires de même couleur. La particularité que présente la tubérosité prostitale des représen- tants du groupe dont il s’agit ci-dessus se retrouve également iden- tique chez certaines espèces américaines du genre Hydrous Leach. BEDEL s’en est servi avec raison pour caractériser Son sous-genre Dibolocelus, généralement admis aujourd’hui. Si donc on veut main- tenir l’uniformité et l’unité dans la hiérarchie intérieure des Hydrous et des Tropisternus, genres dont l’évolution est jusqu’à un certain point parallèle, il est nécessaire de subdiviser le dernier de ia même façon que le premier. Cela me paraît d'autant plus justifié que les espèces appartenant au groupe qui correspond aux Dibolocelus ont en outre une coloration bien spéciale et que, dès 1883, SHARP inclinait déjà à créer pour elles un genre nouveau. Mais comme l’une d’elles sert déjà de type au genre établi par SOLIER, ainsi qu’on l’a vu ci-dessus, ce groupe ne peut porter d'autre nom que celui de Tropisternus s. sir. Je propose donc de subdiviser ce genre en deux sous-genres comme suit : « À. Carène prostitale non bipartite, simplement creusée pour recevoir la partie antérieure de la carène mésostitale, comme chez les Hydrous s. str. Coloration des élytres non formée de lignes parallèles d’un vert métallique. — Type : chalybeus Cast: 712. 1. Subg. Cyphostethus, n. subg. (!) — Tubérosité prostitale bipartite, séparée entièrement en deux bosses par une fente complète. Coloration du dessus vert métallique sur fond jaune : lignes longitudinales vert mé- tallique des élytres plus ou moins parallèles, plus ou moins séparées les unes des autres, au nombre de 4 ou 8 sur chaque élytre. — Type : Hydrophilus collaris F..... LEA PE A A ERA A TS A 2. Subg. Tropisternus s. str. Genre Neohydrophilus d’Orchymont Je considère maintenant que cette coupe, dont les caractères sont très tranchés et constants, doit former un genre distinct. Si l’on en excepte les genres Tropisternus et Hydrophilus (s. Str.), la particularité (1) Etymologie : Kugootñdos — à poitrine bossue. ERP d Sphaeridiinae et Hydrophilinae. AGL d’avoir le préfront échancré en avant — laissant le préclypéus visible — se trouve conservée chez les Sternolophus primitifs et chez tous les autres Hydrophilini. On peut donc en conclure que chez ces der- niers ce caractère était de principe. D’autre part, la morphologie des Hydrobiomorpha, Neohydrophilus et Hydrous offre plusieurs liens communs, notamment les antennes à massue perfoliée, asymétrique et ciliée, les ongles de tous les tarses et © fortement dentés à la base, ete. Ces particularités organiques, bien que secondairement acquises, paraissent cependant trop spéciales et trop généralement répandues pour ne pas être l'expression d’une modalité existant déjà, quoique sans doute moins développée, chez les formes qui leur ont donné naissance. En outre les Hydrophilus s. str., moins différenciés, ne peuvent avoir leurs coryphées chez les Neohydrophilus vivant encore de nos jours. Ces derniers sont done encore plus éloignés des pre- miers que je ne me l’étais figuré tout d’abord. En faisant d’eux une coupe générique distincte, ce qui a d’ailleurs été accepté pour les Hydrobiomorpha d'Australie, leurs plus proches voisins, on peut les rapprocher davantage de ces derniers et exprimer dans les tableaux dichotomiques les diverses affinités rappelées ci-dessus, tout en lais- sant apparentes leurs relations lointaines avec le genre Hydrous. le désigne comme leur génotype N. deplanalus Orch. qui en constitue la réalisation la plus complète. Les caractères de Neohydrophilus ont été dounés in extenso dans les Mémoires de la Société entomologique de Belgique, XIX [1911], p. 59. Aux espèces rangées alors avec certitude dans ce genre il y a lieu d'ajouter : 1. NN. cultrifer Rég. — Décrit de Madagascar et qui se distingue de prime abord par son dernier arceau ventral entièrement pubescent, sans plaque glabre. J'ai vu un exemplaire étiqueté « Amboine » et trois autres « Australie » que je rapporte à cette espèce. La Direction du Deuisches Entomologisches Museum de Berlin qui me les avait communiqués n’a pu me garantir l'exactitude de ces indications extra- ordinaires. Aussi je ne les enregistre que sous toutes réserves. Jusqu'ici on ne connaissait d'Australie ni Hydrophilus, ni Neohydrophilus. Ces genres y sont remplacés par Hydrobiomorpha. 2. N. grandis Cast. — Je rapporte à Hydrous grandis Cast. trois exemplaires de grande taille que j'ai vus dans les collections du Musée d'Oxford. L’un de ceux-ci originaire du Brésil était étiqueté de la main de Hope : braziliensis, nom qui n’a pas été publié. 3. N. longus Bruch (Revista del Museo de La Plata, XIX, 2 [4915], Ann. Soc. ent. Fr., LxXxXXwvrT [1919]. 11 1: ue s ASE See 2 A7 CR — AT Ft ; F 162 A. D'ORCHYMONT. > p. 448); à en juger par le passage de la description : « El labio…. ; encima Ileva dos puntos impresos » et par la figure 1, cette espèce, décrite de la République Argentine, est un Neohydrophilus. 4. IN. mediusBrullé. — D’après un exemplaire typique c' du Muséum de Paris, étiqueté : Patagonie (Patagones) »’OrBIGNY 1834, que j'ai vu, Hydrophilus medius est un Neohydrophilus. Jusqu'ici je ne parviens pas à en séparer Hydrous tenebrioides Jacq. Duval 1856, dont je pos- sède des exemplaires déterminés par R£éGimBART, ni Hydrocharis per- fectus Sharp 1882, de l'Amérique centrale, dont j'ai vu : 1° un co4ype (espèce figurée), &', Torola, 1000 feet (Champion), 2° un exemplaire de la Vera Cruz, Mexique (HôGE), comparé au type par SHarp. Je crois en outre que les exemplaires de ma collection déterminés comme politus par RÉGIMBART et auxquels je faisais allusion dans mon mémoire de 1911, appartiennent également à cette espèce. Le véritable N. politus Cast. a le dessus des élytres beaucoup plus lisse. J'espère revenir sur ces différents points ainsi que sur les autres espèces de ce genre lorsque j'aurai rassemblé les matériaux nécessaires pour sa monographie. ÿ. N. WehnckeiOliveira, 1880 (emend.).— L'Hydrophilus Wencki de PAuLiINo p’OriveirA est incorrectement orthographié, car lentomologiste auquel l'espèce est dédiée s'appelait Wesncke. À en juger par leur description, je crois que les exemplaires de Hydrophilus Laanei Came- rano, 1907, décrits de Katende (Afrique Orientale, Ouganda) sont iden- tiques à ceux du Congo belge que j'ai rapportés en 1912 (Rev. zool. Afric., 1, p. 333) à N. Wehnckei. Le type de ce dernier paraît perdu. Genre Hydrophilus Leach Hydrophilus s. str. d'Orchymont, 1911. 1. H. dichromus Fairmaire, 1892. — Hydrocharis sartus Semenov, 1900, doit être identique à l’Hydrous dichromus de FAIRMAIRE. 2. H. similis (Hope in Coll), n. sp. — Elongatus, postice dilatatus, modice conveæus, nigro-aeneus, fortissime punctulatus, abdominis seg- mentis lateribus rufo-maculatis, femoribus tibiis tarsisque rubris; carina prostitali postice Spina carens, antice rotundata ; carina mesosti- tali parte anteriore aspectu a latere antrorsum fortissime declivi, antice haud perpendiculariter praerupta; carina metastitali postice spina breviuscula ; ultimo abdominis segmento omnino tomentoso. Type : Musée de l’Université d'Oxford, Collection Hope, 11 X 7 mm., Q@. Patrie non indiquée. À E £ PET EP PEU NS EE TE, TON \ ï s ÿ rs d PP RIT RP PE DIDRRT AT PP Te SAR PURE EURE RS UT DT POP NTI NE TS 5h 3 2" EG Sphaeridiinae et Hydrophilinae. 163 Espèce remarquable par la conformation de la carène mésostitale qui n’est nullement perpendiculaire en avant, mais fortement abaissée et déelive depuis le commencement jusqu'à la petite encoche habi- tuelle. Elle se place auprès d'afjinis, mais la ponctuation des intervalles est plus imprimée, les dix séries élytrales sont plus nettes. La rangée d’épines plus grandes et plus espacées, qui se trouve immédiatement sous le bord externe finement épineux du tibia, n’atteint pas le milieu de ce dernier, alors que chez affinis elle s’avance bien au delà. La rangée d’épines médiane du côté supérieur de ce tibia est formée d’épines plus longues, plus espacées et moins nombreuses. Chez afinis la partie antérieure de la carène mésostitale est oblique, mais nulle- ment aussi abaissée, ni aussi déclive. Les deux séries systématiques internes sont continuées jusqu’à la base, les autres tout à fait irrégu- lières. Lépine métastitale ne dépasse pas les hanches postérieures et n’atteint pas la première suture ventrale. Le dernier arceau ventral n’a pas de plaque lisse. Palpes entièrement jaunes, pattes rouges. c Ongles des tarses antérieurs en grappin, avec une dent largement arrondie à la base. Q Ongles des tarses antérieurs avec une dent pointue à la base. Cet insecte avait été étiqueté de la main de Hope « sémilis », nom que je lui ai conservé. L’étiquette d'un exemplaire co-type (cf) porte : E. India (Boys). Genre Hydrous Leach À. H. (s.str.) senegalensis Percheron, 1835. — Il m'a été impossible d'obtenir aucun exemplaire typique d’Hydrous Piesbergeni Reïtter. Le D' PIESBERGEN de Stuttgart, à qui l’espèce est dédiée et qui m'avait écrit en 1911 qu'il en possédait encore un dernier co-{ype, n’a pas donné suite à la demande que je lui avais faite de me le communiquer pour ‘examen. Cette espèce a été décrite de l'Inde septentrionale, sources de l’Indus, désert salé entre le Kashmir et l'Afghanistan, Salt Rouge (Wien. ent. Zeit., XXV [1906], p. 40) et l’auteur la considère comme très voisine de senegalensis Perch. La description s'applique entière- ment à cette espèce africaine, dont elle ne permet pas de séparer Pies- bergeni. Je crois donc que ce dernier nom‘doit tomber en synonymie, d'autant plus que RÉGIMBART constatait déjà dans sa Revision des grands Hydrophiles (Ann. Soc. ent. Fr., LXX [1901], p. 199) : « chose curieuse, senegalensis se retrouve dans le Nord de l'Inde à Kurseong, à Sangli (Bengale), dans le sud de l'Himalaya, sans présenter la moindre différence ». 2. H. (Dibolocelus) masculinus Rég. — Cette rarissime et très cu- 16% A.D "ORCHYMONT. rieuse espèce a été décrite de la République Argentine : D Jen ai vu deux c' bien caractérisés provenant des collections du Musée d'Histoire naturelle de Bruxelles et étiquetés : Gran Chaco, Rép. Ar- gentine. 4e Tribu. AMPHIOPINI Kuwert (emend.). Amphiopitae Kuwert (rectius Amphiopini), Verh. Naturf. Ver. Brünn, XX VIII [1890], p. 20. Amphiopina Laitzev, Horae Soc. Ent. Roës., XXX VII se p. 396 (nom. in Catal.). Cette tribu, peut-être provisoire, ne comprend que le genre Amphiops Er., car Allocotocerus Kraatz est probablement synonyme de Globa- ria (voir plus loin). Elle se caractérise comme suit : Labre caché sous le rebord antérieur de la tête, dont le chaperon déborde largement les organes buccaux. Yeux divisés complètement en un œil supérieur (peu convexe) et un œil inférieur (très convexe) par un canthus qui rejoint le vertex en arrière. Antennes de 8 articles. Palpes maxillaires à dernier article plus long que le pénultième. Écusson en triangle allongé. Épisternes métathoraciques triangulaires, très larges en avant, s’atténuant graduellement jusque vers leur som- met. Pattes sans cils natatoires. Abdomen quelquefois avec un 6° ar- ceau ventral plus ou moins saillant (9° sternite). La concordance des arceaux ventraux aux sternites morphologiques s'établit comme suit : A SICPNITO RS PATU EEE IR RER — 2e et 3° — fond des cavités cotyloides pos- térieures 2.0". Det RER — 4e — envahi par les mêmes cavités. 1° arceau ventral be à 8° — : non envahis:: .::..........2 2e à 0° — c' plus ou moins saillant, lar- Je — gement échancré......... (6°) — © nonsaillant, non échancré. _— (_G'caché entier, pénis... = © caché, sexuel..........… — Larves encore inconnues. 10e 5e Tribu. BEROSINI Thomson (emend.), Bedel Berosini Bedel, Faune Col. Bass. Seine, I (1881), p. 302. Bérosaires Mulsant, Hist. nat. Col. Fr., Palp. (1844), p. 88, 97. Berosina C.G.Thomson, Skand. Col., 1 (1859), p. 17 ; II (4860), p.85. BerositaeKuwert, Verh. Naturf. Ver. Brünn, XX VII 1890], p. 20. Ç3 d z L ] | À déc teens ms É 4 | # , | | | É Sphaeridiinae et Hydrophilinue. 165 Les caractères de cette tribu sont avant tout d'ordre cénogénetique. Il suffit de rappeler : 4° la formule antennale réduite, 2° le dernier article glabre des antennes (6° morphologique) avec un processus in- terne, 3° les tarses pourvus de cils natatoires, 4° l’écusson allongé, 5° le prostitum réduit en avant des hanches antérieures, 6° la ten- dance chez certains à se rouler en boule, 7° les côtés des élytres re- montant en avant vers les angles antérieurs qui sont très arrondis, 8° la réduction des arceaux ventraux non rétractiles au nombre de quatre chez Globaria et Regimbartia, 9° l'indication parfois d’une carène longitudinale au milieu du premier arceau ventral, 10° enfin, et surtout, la larve de Berosus qui est apneustique, sans appendices postabdominaux et à derniers urites très réduits, 11° le vestige atrophié d’un atrium stigmatique qui n’est plus fonctionnel, ete. Cette larve reste continuellement au fond de l’eau et respire par de longues tra- chées-branchies. Les autres caractères, plus ou moins primitifs (labre saillant, yeux sans canthus, palpes maxillaires à dernier article plus long que le pénultième, etc.), sont aussi communs aux Hydrobiini de la première section (Hydrobiates de MuzsanT) et aucun argument ne peut en être tiré. Il n’est pas prouvé au surplus que le pronotum dégagé soit ici une marque d'ancienneté, ni une trace de transition des Spercheinae et des Helophorinae aux Hydrophilinae, ainsi que le pensent certains auteurs. La faculté de se rouler en boule, rappelée plus haut, que possèdent certains, fait Croire au contraire que le pro- notum dégagé de Berosus, allié à la réduction du prosternum, n’est qu’une étape vers le pronotum lunulé de Globaria et peut-être aussi d’'Amphiops. Il se pourrait que ce dernier genre, classé provisoirement jusqu'ici dans une tribu spéciale, doive rentrer un jour parmi les Berosini. La larve, encore inconnue, pourrait peut-être donner de très utiles indications à cet égard : Les considérations exposées plus haut m'ont engagé à placer les Berosini à la fin de la sous-famille des Hydrophilinae, alors que pré- cédemment on faisait généralement le contraire. Genre Berosus Leach Le genre australien Hygrotrophus W. Mac Leay, 1871, n’a été que très imparfaitement caractérisé. BLACKBURN à montré que les deux seuls caractères indiqués comme devant le distinguer de Berosus sont l’un erroné et l’autre de nulle valeur (Proc. Linn. Soc. N. S. Wales, ser. 2, III [1888], p. 824). Ceux que BLACKBURN énumère à son tour — les tarses postérieurs plus étroits que leur tibia, la sculpture transver- < RE PT En ES TE A Me D RU VS Le CET EN Te SENER R PIQUE de : LENS SR SES ne PRE DANS Pme 166 ? A. D'ORCHYMONT. Fu sale du pronotum et la pubescence des élytres, — ne me paraissent pas davantage de nature à en justifier le maintien. Ne serait-ce pas par hasard la même chose que Phelerosus Sharp, 1895, de Nouvelle- Zélande ? Quant à cette dernière coupe, elle ne peut être séparée de Berosus et n’en constitue qu’un sous-genre remarquable. J'ai pu étudier Phele- rosus pallidipennis Sharp et une espèce inédite. Elle ne diffère de Be- rosus que par deux points : 1° la pubescence très réduite des fémurs, déjà signalée par l’auteur, 2° le pronotum qui n’est pas convexe mais aplani au contraire et qui, par cela même, n’est pas rétréci en avant. Chez Berosus, les angles antérieurs sont toujours plus ou moins infléchis vers la face ventrale. Pour le surplus, Phelerosus correspond tout à fait à Berosus, jusque dans les plus petits détails : proéminence des yeux, échancrure antérieure du prostitum, présence de quelques soies au pronotum derrière les yeux, carène mésostitale très peu élevée lorsqu'elle est présente, enfoncement postéro-médian du métasternum, carène du premier arceau ventral; élargissement des tarses antérieurs du c, échancrure du 5° arceau ventral © , soies natatoires des pattes, etc. Une des espèces a même un commencement de prolonge- ment à l’angle apical des élytres qui rappelle Enoplurus. Genres Regimbartia Zaitzev et Globaria Latreille. Aux caractères donnés par LATREILLE, ERICHSON et LACORDAIRE, J'a- jouterai : Chez Globaria, comme d’ailleurs chez Regimbartia (Volvulus), V'ab- domen comprend seulement quatre arceaux ventraux non rétractiles dont le premier n’est pas envahi par les cavités cotyloïdes postérieures comme c’est le cas par exemple chez Amphiops. A titre de comparaison avec ce dernier, voici comment s'établit la concordance avec les ster- nites morphologiques chez Globaria et Regimbartia. SEX HA 7e SLT ES 2 RAT MR ETS Aer à 4° arceaux ventraux 8 — rétractile et étroite- ES mentéchancré chez CC LED (De) — 9: PEN CARE AE OUTRE — 10° — caché, organes géni- LAURE ARRET ee — Dans ces deux genres, le pronotum s'applique étroitement dans échancrure antérieure des élytres et les antennes ont huit articles ln) Sphaeridiinae et Hydrophilinae. | 167 Globaria se distingue de Regimbartia par sa forme globuleuse courte et large, par les élytres glabres, avec seulement deux à quatre séries _obliques de gros points sur les côtés en avant, par le métastitum pourvu d’une haute carène au milieu, profondément entaillée dans sa partie médiane de sorte qu'il y à comme deux carènes placées bout à bout. Les sutures des arceaux ventraux sont fortement enfouies chez Globaria, formant une profonde entaille transversale séparant les arceaux. Les yeux globuleux, saillants, non traversés par un canthus, écartent immédiatement ces deux genres des Amphiops. Quant à Allocotocerus Kraalz (Deutsche Ent. Zeitschr., XX VIT [1883], p. 14), établi pour une seule espèce de la Nouvelle-Guinée, A. Bedeli Kraatz, qui m'est inconnue en nature, ce genre n’est comparé par son. auteur qu'à Amphiops, dont il est évidemment distinct. Pour le reste, tous les caractères donnés dans la diagnose s'appliquent également à Globaria, auquel j'incline à le réunir. D’après la copie de cette diagnose, que j'avais faite pour mon usage personnel, les antennes seraient 9-articulées, mais c’est là une erreur, car KRAATz considère l’article qui précède la massue triarticulée comme étant le 5° en rang (5 + 3 — 8). Quant à la particularité des antennes qui a motivé le nom de la coupe (a\Auzotos, inusité, xépas, Corne, antenne), c’est-à-dire d’avoir le 5e article (6° morphologique) muni d’un processus interne qui le fait paraître comme posé transversalement, ce caractère se retrouve Éga- lement chez Globaria et avait déjà été observé par LATREILLE. Il suffit de se rappeler le passage du texte de 1829 : « 5° article dilaté en manière d’épine au côté interne ». Globaria Leachi Hope, 1838. — L'historique de cette espèce peut se résumer ainsi : LATREILLE donne en 1829 (Règne anim., IV, p. 521) les caractères du genre, mais non ceux de l'espèce désignée comme type; il appelle celle-ci « Globaire de Leach » ne suivant donc pas les règles de la nomenclature binaire. En 1838, Hope (Col. Man., IT, p. 167, tab. 3, fig. 6) figure l'espèce sous le nom Globaria Leachi et en dessine des - détails anatomiques, mais il ne la décrit pas davantage. Enfin Sxarp (Trans. Ent. Soc. Lond. [1890], p. 354) détermine comme G. Leachi quatre exemplaires de Kandy (Ceylan) et ajoute que la ponctuation sériale des côtés des élytres est moins distincte que dans les échan- tillons qu'il a reçus d’autres localités d’Asie et qu’ils pourraient, par cela même, appartenir à une espèce différente. G. Leachi, type du genre, est donc pratiquement non décrit, mais les dessins donnés par Hope sont à eux seuls suffisants pour lui donner date certaine. Cette fixa- tion de la préséance est conforme à l'esprit des Règles internationales ARE MERE 2 7 À PA HS =: 168 A. D'ORCHYMONT, — Sphaeridiinae et Hydrophilinae. de la Nomenclature zoologique (1905, art. 25, combiné avec le litt. 6 de la recommandation art. 28). Le professeur K. HELLER, conservateur du Musée de Dresde, m'a communiqué en 1914 le type de Globaria Mülleri Kirsch, de Malacca. Cette espèce ne se distinguerait de Leachi que par la forme plus longue et plus étroite et par la couleur noire brillante sans trace de bronzé. La forme est en effet assez allongée, moins globuleuse que d'ordinaire, mais j’ai vu des exemplaires de Mandar (Bengale) qui s’en rapprochent beaucoup à ce point de vue. Quant à læ couleur plus noire, je crois qu’elle est due à l’âge de l’insecte. Au demeurant je pense qu’il m'est pas possible de considérer Mülleri comme spécifique- ment distinct de Leachi. M. Hezzer m'a d’ailleurs écrit avoir constaté en revisant ses collections, que quelqu'un, probablement Kirscx lui- même, s’élait déjà aperçu de la synonymie. Par contre un G' de Madras du même Musée, déterminé par Kirscn comme Leachi, est particulie- rement petit et fort arrondi. La ponctuation du dessus semble un peu plus fine. C’est sans doute ce qui a fait croire à KirscH qu'il se trou- vait en présence de deux espèces distinctes. ; La synonymie de l’espèce devient ainsi : G. Leachi Hope, 1858. — Syn. : striatopunctata Laporte de Castelnau, Hist. nat. Anim. art., Col., IT (4840), p. 57. — Mülleri Kirsch, Matteil. «des K. Zool. Mus. Dresden, 1 [1875], p. 27. Explication des figures. Fig. 1. Tête d’un Sphacridiini (Sphaeridium. Tête non rétrécie en avant des yeux, le bord externe ne formant pas d'angle prononcé avec eux; base de l'insertion de l'antenne cachée par le sternite antennal, La même disposition se retrouve chez les Rygmodini.) — 2. Dactylostethus impunctatus, n. sp. A, Tête et échancrure du pro- notum. B, insecte vu de côté. — 3. Sphaeridium ornatum Boh. A, tibia intermédiaire; B, tibia posté- rieur ; l'un et l’autre vus de dessous. 1, 2 et 1,2, 3 : séries sous-tibiales. — 4. Sphaeridium abbreviatum Boh., forme des taches du pronotum et des élytres chez un exemplaire type. — 5. Sphaeridium ornatun Boh., forme des taches de la tête, du pro- notum et des élytres chez un exemplaire /ype. — 6. Sphaeridium consobrinum Boh., forme des taches du pronotum et des élytres chez le type unique. — 7. Sphaeridium Severini, n. sp., extrémité du tarse antérieur gauche . — 8. Tête d'un Cercyonini (Cercyon. Tête rétrécie en avant des yeux, qui ne sont pas échancrés, le bord externe formant un angle avec eux; base de l'insertion de l’antenne à decouvert, visible de dessus, La même disposition se retrouve chez les Megasternini.) I DE — NOTES SUR LA BIOLOGIE DE QUELQUES COLÉOPTÈRES PHYTOPHAGES DU NORD-AFRICAIN (troisième série) avec les descriptions de cinq espèces nouvelles et de sept sous-espèces ou variétés par P. DE PEYERIMHOFF. On trouvera, dâns cette troisième série de notes (!), principalement des données relatives aux insectes lignicoles. De nombreux élevages en sacs ou en bocaux m'ont permis de compléter, à cet égard, les observations faites sur place, tout en me procurant parfois la surprise de trouvailles inattendues. Ce genre de recherches conduit à un excès, peut-être, qui est de faire état de quantité d'espèces banales, dont la biologie est depuis longtemps élucidée, ou de citer des insectes dont les rapports avec les végétaux ne sont pas exclusifs. Je me suis aperçu de cet incon- vénient en voyant s’enfler, peu à peu, la liste qui va suivre. A la réflexion, j'ai cru bien faire en maintenant ces mentions de moindre valeur, parce que je me figure qu’on pourra pourtant y glaner, çà et là, des renseignements ou des confirmations utiles. D'ailleurs, il s’agit d’une région où jusqu'ici les recherches biologiques n’ont guère été poursuivies et prennent, de ce fait, plus de prix et d'intérêt qu'autre part. Je me propose en outre de reprendre ces notes plus tard, sous une autre forme, en tentant de donner, au moins pour un certain nombre de végétaux, la série des Coléoptères qu’ils hébergent. Les éléments de ces énumérations futures se trouveront ainsi tout réunis. On jugera si j'ai trop sacrifié le choix des observations et la (1) Première série in Ann, Soc. ent. Fr. [1911], p. 284-314 [sep., p. 1-321. — Deuxième sépie, ibid. [1915], p. 19-61 (sep., p. 33-75). Rectifications (relevées plus loin en détail) : Ann., [1911], p. 312 [30]. — « Apion fuscirostre F. » se rapporte à 4. sub- parallelum Desbr. Ibid., [1911], p. 314 [32]. — « Crypturgus pusillus Gyllh. » se rapporte à C, cedri Eichh. Ann., [1915], p. 33 [47]. — « Chrysomela menthasthri Suffr. var. res- plendens Suffr, » se rapporte à C. viridana Küst. var. aurocuprea Fairm. 170 P. DE PEYERIMHOFF. | | (78) concision du compte rendu à cette petite considération de commodité personnelle. Je remercie une fois de plus mes collaborateurs. Ma gratitude va en particulier à mes savants amis L. Bevez et le D' R. MAIRE qui, plus et mieux qu'aucuns, ont été associés à la préparation de ce W'a- vail. Calosoma (CARABIDAE). C. inquisitor var. batnense Lallem. et C. sycophanta L. — Tous deux connus comme arboricoles et ennemis des chenilles, aussi bien dans le Nord de l'Afrique (cf. L. Bepez, Cat. Col. du Nord de V'Afr., p. 19) qu’en Europe. D’après mes observations, ces deux car- nassiers accompagnent surtout les invasions du Porthetria dispar L., qui se produisent périodiquement dans les grands massifs de Quercus llex L. et de Q. Suber L. Les oiseaux de nuit et les chacals les dé- truisent alors en quantité et leurs excréments en contiennent les bril- lants débris. FMachyta (CARABIDAE). T, nana Gylih. — Cf. L. Benz, |. ©., p. 77. — Répandu depuis le littoral jusqu'à Dielfa, sous les écorces épaisses de Pinus halepensis Mill. et, sous celles de Cedrus atlantica Man., jusque sur les sommets du Djurdjura, du Babor, de l'Ouarsenis et de Teniet-el-Had. je ne l'ai jamais vu fréquenter les essences feuillues. Laemostenus (CARABIDAE). ; L. barbarus Luc. — Observé à l'Edough, par L. BepeL (1. €. p. 199), sous des écorces de Quercus Suber L. Je lai trouvé aux bords du Mazairan sous celles d’'Eucalyptus globulus Labill., dans la lorêt des Mouzaïa sous celles de Q. [lex L. et, à basse altitude, sous celles de Fraxinus oxyphylla Marsch. — et au Babor, sous celles d’Abies nu- midica Lann. Espèce strictement arboricole, mais bien indifférente, sans doute, à l’essence qui abrite. L. Dromius (CARABIDAE) D. meridionalis Dej. — L. BepeL (1. c., p. 276) le cite comme vivant ici sous l’écorce de divérs arbres à feuilles caduques : « chênes, platane, etc. ». Pour ma part, je ne l'ai jamais trouvé que sur des arbres rési- MSA (ES OR PSE Pt es 4 ET EEE NAT CPR 4ù LA (79) Coléoptèeres phytophages du Nord-Africain. 171 neux (!); aux Planteurs, près Zéralda, sortant d’un vieille souche de Pinus halepensis Mill., à Alger même, éclos d’une branche de Cupressus sempervirens L. attaquée par Phloeosinus bicolor Brullé, à Aïn-Haouas près Dijelfa, immature dans un tronc mort de Juniperus phoenicea L. D. bifasciatus Dej. — Forêt du Doui près Duperré, en février, sous des écorces de Betoum (Pistacia atlantica Desi.) contenant des larves de Cryptophagqus dentatus Herbst et de Carphoborus Perrisi Chap. Homaliuma (STAPHYLINIDAE). H. (Phyllodrepa) vile Er. — L'un des corticicoles les plus large- ment répandus et les plus indifférents à l'espèce végétale. Pour le voir apparaitre, il suffit que les tissus ligneux aient été préalablement -attaqués par d’autres insectes. Il serait oiseux d'énumérer les localités, en plaine ou en montagne, et les arbres, résineux ou feuillus, où lon peut le rencontrer. Au premier printemps, linsecte parfait butine volontiers sur les fleurs des arbres ou des arbustes, principalement des Génistées.. Medon (STAPHYLINIDAE). M.rufiventris Nordm.(africanus Fauv.). — Répartition et habitudes analogues à celles du précédent. Vit aussi bien dansles résineux (Pinus, Cedrus) que dans les feuillus (Quercus, Salix.….) et sur le littoral que sur les plus hauts sommets du Tell. Xantholinus (STAPHYLINIDAE). X. (Nudobius) collaris Er. — Corticicole exclusifqui,en Provence (cf. CaizLoz, Cat. Col. de Prov., I, p. 332), fréquente aussi bien les Pins que le Chêne-liège. Dans le Nord de l'Afrique, Fauvez (Cat. Staph. Barbarie, ed, 5, p. 400) le cite comme pris à l’'Edough (BEDEL) sous des écorces de Chène Zeen et de Chêne-liège. C’est sur cette dernière essence que je lai trouvé dans la forêt des Mouzaïa. % Conosoma ([STAPHYLINIDAE) L4 C. pubescens Grav. — Il n’est pas de vieille écorce ou de vieux (1) Je pense que mes premières indications étaient basées sur des données accidentelles, car depuis j'ai toujours trouvé celte espèce sous l'écorce des Conifères, notamment aux environs de Paris sous l'écorce du Pinus silves- tris. — L. BEDEI. { 172 P. DE PEYERIMHOFF. (80) bois où l’on ne rencontre cet insecte à tous ses états; il n’est d’ailleurs nullement exclusif à ce milieu: Placusa (STAPHYLINIDAE). P. pumilio Grav. — Assez abondant aux Mouzaïa sous les écorces des Quercus Ilex L. et Q. Suber L. récemment morts ou abattus. Par- fois dans les champignons : à Yakouren, par exemple, dans Polyporus fomentarius Fr. croissant sur Alnus glutinosa Gärtn. Je l'ai trouvé aussi à Camp-du-Maréchal, en été, dans la « manne » produite sur lOlivier par l'attaque du Cossus. P. adscita Er. — Massif des Mouzaia, en juillet, sous l'écorce encore humide de sève d’un Quercus [lex L. abattu depuis peu. P. nitida Fauv. — Pour mémoire (cf. Bull. Soc. ent. France, [1918], p. 225). — Vit, à tous ses états, dans les galeries creusées par le Dioryctria mendacella Sig. à l’intérieur des cônes de Pinus halepensis Mill. et y poursuit un microscopique Acarien, Pronematus Bonatii R. Can., lui-même saprophage sur les déjections de la chenille. C’est l’un des Staphylinides dont les conditions d'existence sont le plus exclusives. Anomognathus (STAPHYLINIDAE). A. suturalis Fauv. — Massif des Mouzaiïa, en novembre, commun sous les grosses écorces de Quercus Mirbecki Dur. et de Q. Ilex L. — Corticicole exclusif, comme son congénère A. cuspidatus Er. Homalota (STAPHYLINIDAE). H. plana Gyllh. — Corticicole rare et très localisé dans le Nord de l'Afrique. J'en aï trouvé une série d'exemplaires, en automne et au printemps, le long du Mazafran près Coléa, sous lécorce d’un Populus alba var. nivea Wild. abattu. : Leptusa (STAPHYLINIDAE). L. (s. str.) haemorrhoidalis Heer. — Trouvé à Tipaza près Cherchell sous l'écorce de Tamarix africana Poir., à Réghaïa sous celle de Quercus Suber L., à Baïnen sous celle de Pinus maritima < = (81) Coléoptères phytophages du Noïd-Africain. 173 Lam. (essence introduite sur le littoral d'Alger). Abondant dans les forêts de Dijelfa sous celle de Pinus halepensis Mill. L. (id.) myrmidon Fairm. — Vit d'habitude sous les écorces des Quercus, où je l’ai trouvé à Guerrouch près Djidielli et dans l’Akfa- dou. Recueilli également au Babor sous l'écorce d’un Abies numidica Lann. récemment mort, Les Leptusa s. str. sont probablement tous des corticicoles exclu- siis. Atheta (STAPHYLINIDAE) A. coriaria Kr. — Espèce largement répandue et assez banale, fréquemment commensale des xylophages et citée ici à ce titre. Je l'ai trouvée dans la Mitidja autour d’une plaie d’un trone de Platane, à Camp-du-Marécal (Kabylie) dans la « manne » produite sur un Olivier _ par l'attaque du Cossus, dans l’Aurès sous des écorces de Juniperus “Oxycedrus L. contenant des larves de Callidium glabratum Charp. ; sur le pie des Mouzaia à l’intérieur des galeries creusées par Xylo- niles retusus O|. et Agrilus angustulus bicoloratus Ab. dans des rameaux de Quercus Mirbecki Dur. F. Picar», qui l’a observée en grande quantité et à tous ses états (Annales des Épiphyties, 1 [1943], p. 438, — et Bull. Soc. ent. Fr. [1918], p. 271) dans les Pommes de terre attaquées par le Phthori. maea operculella Zell., pense qu’elle s’y nourrit du Rhizoglyphus echinopus, et c’est sans doute aussi aux dépens d’Acariens qu’elle doit se développer dans les conditions où je l’ai remarquée. A. minor Aubé. — Je n'ai jamais rencontré cet insecte que sous des écorces ou dans le bois pourri, surtout de Pinus halepensis Mill., et notamment aux Planteurs près Zéralda (littoral), à Zaouia-des Mouzaia (moyenne montagne), à Ain-Haouas près Djelfa (Hauts-Pla- teaux à l'altitude de 1.100 m.). Aux Beni-Mahcène du Djendel, je lai vu également sous des écorces de Frarinus oxyphylla Marsch. et à Blouzen des Mouzaïa sous celles de Populus nigra L. Mhamiaraea (STAPHYLINIDAE). T. hospita suberis Peyrh. (Ann. Soc. ent. Fr. [1917], p. 324). — Pour mémoire. — Vit dans les galeries creusées par Cossus vcossus L. sous l’écorce de Quercus Suber L., où il a été observé à l'Alma près Alger et dans la forêt de Nesmoth près Mascara. 174 P. DE PEYERIMHOFF. (82) Phloeopora (STAPHYLINIDAE). P. corticalis Gravh: (latens Er., Fauv.). — Cette espèce n'était connue dans le Nord de l'Afrique que des environs de La Calle (cf. Fauvez, Catal. Staph. Barbarie, ed. 5, p. 160). Je l’ai retrouvée aux bords du Mazairan près Coléa, sous l’écorce d’un. Populus alba var. nivea Willd. A Digne (Basses-Alpes), je prenais cet insecte également sous des écorces de Populus et de Salix. P. angustiformis Baudi (corticalis Fauv. ex parte). — Sous les écorces d'arbres variés : aux Mouzaïa, Quercus Mirbecki Dur.; dans la forêt de Rhamna près Larache (Maroc), Quercus Suber L.; à Baïnen près Alger, Pinus halepensis Mill.; sur les crêtes du Djurdjura et dans l'Aurès, Cedrus atlantica Man. C’est, en Barbarie, l'espèce la plus commune du genre. Quant au troisième Phloeopora du Nord de l'Afrique, P. nitidiven- tris Fauv., découvert à Tebessa par J. SAHLBERG, c’est sous des écorces de Pinus halepensis qu’il à été recueilli (ci. Ofvers. Finska Vet. Fürh., XLV [1902-1903], sep., p. 251) et c’est aussi sur la même essence que je l'ai pris à Miramar (Majorque). Stichoglossa (STAPHYLINIDAE). S. (Dexiogya) corticina Er. — Commun sous les écorces hu- mides des Quercus : Q. Mirbecki Dur. dans le massif des Mouzaïa et. la forêt des Beni-Khalfoun (Palestro), Q. Afares Pom. dans lAk- fadou, ete. Scydmaenus (SCYDMAENIDAE). S. (Cholerus) rufus Müll. — Je lobserve régulièrement à toute altitude, sous les écorces d'arbres variés, surtout des Chênes, et c’est bien certamement encore un COrneIEOE régtier. Anemadus (SILPHIDAE): A. subcostatus Reiche {costatulus Kr., sulcipennis Fairm.). — Insecte essentiellement lignicole, commun dans tout le Tell et jusque sur la côte occidentale du Maroc, dans le bois pourri ou sous les vieilles écorces des bois les plus variés. Sa larve se développe dans le même milieu (cf. Ann. Soc. ent. Fr.[1907], p. 83). (83) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 175 Arthrolips (CORYLOPHIDAE). A. sanctae-balmae Ab. (!). — Assez commun dans les forêts humides, où on le trouve souvent sur la face sporifère des grands Polypores. C’est dans ces conditions que je lai rencontré, avec sa larve, d’abord à Yakouren, en octobre, sur un Polyporus fomenta- rius Fr. attaché à un tronc d’Alnus glutinosa Gartn., puis, le 26 juin, dans les marécages du Mazafran près Coléa, sur le même Polypore, dont les fructifications vivantes ornaient un chicot de Salix alba L. La larve d'un magnifique Diptère Sciaride, le Ceroplatus tipuloides Bose, avait attaqué l’un des champignons et couvert d’un réseau de mucus une partie de sa face inférieure; les spores, fixées sur ces fila- ments visqueux, les poudraient entièrement et ce milieu fourmillait littéralement d’Arthrolips à tous les états : un fragment de 4 à 5 cm. carrés de ce réseau, rapporté à Alger, laissa échapper plus de 120 larves, outre un très grand nombre d'insectes parfaits, dont beaucoup in copula. Les nymphes se sont montrées dès le début de juillet, et, dès le 8, avait lieu léclosion du premier imago. Sericoderus (CORYLOPHIDAE). S. lateralis Gyllh. — Plusieurs années de suite, en été, j'ai attiré et élevé cet insecte, à Alger même, en disposant des débris végétaux (herbes, fleurs...) dans des pots laissés à l'air et humectés de temps à autre. Ces matières se couvrent rapidement de‘ Penicillium et le Sericoderus apparaît peu après. D’août à octobre, on trouve simul- tanément des larves, des nymphes et des imagos, dont le tube digestif contient les spores du champignon. La détermination spécifique des Penicillium, qui exige des essais longs et compliqués, n’a pas un grand intérêt au cas présent. Le fait important est la démonstration du régime mycophage du S$. lateralis, régime qu'il partage très probablement avec tous les Corylophidae. Platysoma (HISTERIDAE). P. (s. str.) frontale Payk. — Grandes forêts de l'Est, générale- ment sous les écorces des Quercus : Q. Mirbecki Dur. au Babor, Q. Afares Pom. dans l’Akfadou. P. (Cylistosoma) Aubei Mars. — Mèmes mœurs que le précé- dent, mais beaucoup plus commun et plus répandu : aux Mouzaïa sur (1) Cet insecte est extrêmement voisin d 4. obscurum Sahlb., et peut-être n'en est-il pas spécifiquement distinct. 176 P. DE PEYERIMHOFF. (84) Quercus Suber L., au Babor sur Q. Mirbecki Dur., à Yakouren sur Q. Afares Pom., à Dar-el-Oued près Djidjelli sur les très vieux Q. coccifera L. qui sont l’une des curiosités botaniques de lendroit. Cet insecte n’est assurément que la race méditerranéenne de P. oblon- gum Fabr., caractérisée par sa taille moyenne un peu plus faible et lab- sence de strie suturale. Mais tandis que certains oblongum français ne montrent que des vestiges de cette strie, des Awbei authentiques en ont le rudiment très distinct, ce qui réduit à néant, semble-t-il, le seul carac- tère positif pouvant séparer des deux formes. D'ailleurs MarseuL lui- même (Ann. Soc. ent. Fr. [18611, p. 153) ne considérait pas leur iden- tité spécifique comme invraisemblable. P. (id.) elongatum O1. — Presque toujours en nombre, avec sa larve, sous les écorces de Pinus halepensis Mill. attaquées par les Scolytidae, et principalement par lIps erosus Woll. Accompagne celte essence depuis le littoral jusqu'aux Hauts-Plateaux de Djelfa. Parlois, par individus isolés, sous d’autres écorces : Ceratonia siliqua L. à Alger, Quercus Suber L. aux Mouzaïa, Fraxinus oxyphylla Marsch. aux Beni-Mahcène, Cedrus atlantica Man. au Djurdjura, — où il semble s’abriter simplement, sans se reproduire. : > Paromalus (HISTERIDAE). P. complanatus Panz.|Platysoma Theryanum Reïtt. (!)]. — Espèce fréquentant d'habitude les écorces de Salicinées. C’est en effet sur Populus alba var. nivea Wild. que je lai récoltée, sur les bords du Mazafran, près Coléa. Il y avait là, à la date du 26 juin, de nombreuses nymphes et des larves âgées. P. flavicornis Herbst. — Assez commun dans la forêt des Mou- zaïa, sous les écorces de Quercus Mirbecki Dur. Plegaderus (HISTERIDAE) P. (s. str.) Otti Mars. — L'un des Histérides les plus caractéris- tiques du Pin d'Alep, sous les écorces duquel il poursuit les larves des Crypturgus (C. numidicus Ferr. et C. cribrellus Reitt.). Répandu depuis le littoral jusqu'aux pineraies montagneuses de Djelfa. [C’est aussi sur cette essence que je l’ai observé à Miramar (Majorque)|. P. (Eubrachium) pusillus Rossi. — Très commun partout sous les écorces des Quercus, jusqu’au littoral atlantique du Maroc, où il vit sur Q. Suber L. (1) Je possède le éype de REITTER qui faisait partie de la collection Théry. 1 À 7 4 ANR MAUR (85) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 177 Acritus (HISTERIDAE) A. (Aeletes) atomarius Aubé. — Trouvé, en petites colonies, sous des écorces d'arbres variés, appartenant aux essences feuillues : aux bords du Mazafran près Coléa sur Salix alba L., dans la forêt des Mouzaiïa sur Quercus Suber L., à Yakouren sur Q. Afares Pom. Lygistopterus (LYCIDAE). Me sanguineus L. — Insecte ajouté depuis peu (Bull. Soc. ent. r. [1905], p. 290) à la faune de Barbarie. Sa larve, si aisément recon- ie à sa couleur, est régulièrement lignicole ou corticicole. J e l'ai vu, dans l’Akfadou, en juin, circuler de jour sur un tronc d'Aônus glutinosa Gärtn. Au Babor, en mai, je l’ai recueilli sous une écorce de Quercus Mirbecki Dur. et, le 14 juin, j'en ai rencontré deux spécimens âgés, errant sur du bois mort d’Abies numidica Lann.; rapportés vivants et installés en bocal sur des fragments de ce bois, ils ont donné l’imago le 2 et le 44 juillet. Malachius (CANTHARIDIDAE). M. lusitanicus Er. — Le 12 avril, je trouvais à Sgag (Aurès), sous des écorces de Cedrus atlantica Man. ayant subi l'attaque de Scolytides et de Longicornes, quelques larves âgées de ce Malachius, qui donnèrent l’imago au bout d’un mois, après une huitaine de jours de nymphose. — ABeiLLe (Malachiidae, pag. sp., p. 238) cite l'espèce de Blida et de Teniet-el-Had ; je l'ai prise au Babor. Sans attacher, pour le moment, une importance particulière à ce fait, je remarque que toutes ces localités sont comprises dans l'aire de station du Cèdre. Cyrtosus (CANTHARIDIDAE). C. diversicornis Pic, L'Échange, [1904], p. 33. — Une nymphe recueillie le 24 mai, au pic d’Azerou n’Tohor (Djurdijura oriental), sous une écorce de Cèdre, m'a donné à la fin du mois un imago ç de cet insecte. Amauronia (CANTHARIDIDAE). A. longula Desbr. — Insecte strictement inféodé au Cèdre, qu’il accompagne dans toutes ses stations naturelles. On ignore encore les conditions dans lesquelles il se développe. Anu. Soc. ent, Fr,, LXXXVIII [1919]. 42 178 P. DE PEYERIMHOFr. (86) A. juniperi Bourg. — Vit, à Djelfa, indifféremment sur Juniperus Oxycedrus L. et sur J. phoenicea L. Manque d’ailleurs en beaucoup de points du littoral et du Tell où ces deux essences vivent et se reproduisent spontanément. Opilo (CLERIDAE). O. domesticus Sturm. — Obtenu d’éclosion : à Alger, de branches de Cupressus sempervirens L. parasitées par Lucasianus Levaillanti Luc.; près de Marengo (Mitidja), de rameaux de Tetraclinis articulata Vabl, attaqués par le même Longicorne et par Phloeosinus bicolor Brullé ; au Haïzer (Djurdjura), d’une souche de Cedrus atlantica Man. où se trouvaient des larves d’Ancylochira; à Aïn-Haotas près Dijelfa, de morceaux de Pinus halepensis Mill. contenant des larves d’Oxy- pleurus Nodieri Muls. et de Criocephalus; dans le massif des Mouzaia, de quartiers d’Ilex aquifolium L. perlorés par Oligomerus disruptus Baudi. La sortie de l’insecte parfait a lieu en juillet et surtout en août. — Il est bien certain que, tout comme la suivante, cette espèce est indifférente à l’essence, bien que le hasard ait voulu que les bois cités plus haut soient presque tous des résineux. O. barbarus Ab. (foveicollis Ab.). — Je l'ai vu sortir en août de brindilles d’Jlex aquifolium L. récoltées au Haizer (Djurdjura) et con- tenant des larves de Pogonochaerus hispidus L.:; en juillet, de gros morceaux du même bois, provenant également du Haïzer et contenant des larves variées (Oligomerus disruptus Baudi, Anaglyptus gibbosus Fabr., Saperda scalaris L., etc.); au début de juillet, d’une souche de Quercus Ilex L. rapportée des Mouzaia et contenant des larves de Leptura ; à la même époque, de branches de Cèdre venant de l'Atlas de Blida et dont j'ai obtenu le Callidium cedri Peyerh. Les larves de ces deux Opilo attaquent indifféremment celles des Coléoptères xylophages et celles de leurs parasites. C’est ainsi que je les ai surprises dans des cocons de Braconides, dont elles dévoraient l'occupant. Elles ne s’astreignent pas, d’ailleurs, à rester dans une même branche et je les ai souvent vu quitter les fragments de bois qui ne leur offraient plus, sans doute, des conditions d'alimentation convenables. Teloclerus (CLERIDAE). T. (Hendecatus) compressicornis KI. subsp. pallicolor Fairm. (ef. P. Lesne, Bull. Soc. ent. Fr. [1907], p. 157). — Ce curieux Clé- R (87) ® Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 179 ride, considéré jusqu’à présent comme saharien, étend en réalité son aire de dispersion jusqu’au littoral maritime, non seulement à Tunis (D° H. Normanp in litt.), mais aux environs mêmes d'Alger. J’en ai obtenu une quinzaine de spécimens de branchettes mortes de Ceratonia siliqua L. provenant de Corso près Ménerville, où vivaient, outre Penichroa fasciata Steph., Hesperophanes fasciculatus Fald. et Leptidea brevipennis Muls., une collection de six espèces de Bostrychidae et Lyctidae (cf. infra). Le Teloclerus est apparu depuis le 20 juin jus- qu’au 25 juillet, et l’année suivante, plusieurs retardataires se sont montrés à la même époque. C’est un insecte nocturne et très agile. Sa larve est bien différente d’aspect de celles des Opilo. Elle est extrêmement allongée, d’un jaune citron pâle, à longues soies clair- semées. Nullement corticicole, encore moins vagabonde, elle ne quitte pas l’intérieur du bois, où je présume qu’elle s'attaque principalement aux Bostrychidae. Clerus (CLERIDAE). C. mutillarioides Reilt. — Me trouvant vers la fin de juin dans le massif des Mouzaiïa, j'ai pu recueillir, trois jours de suite, sur un tas de rondins de Quercus Ilex L., une petite série de ce beau Cléride, dont la larve, rose vif comme celle des Thanasimus, poursuit dans leurs galeries celles du Plagionotus arcuatus L. et du Callidium testa- ceum L. Pendant toute la journée et jusqu’au coucher du soleil, Fin- secte circule rapidement sur l'écorce. Il échappe facilement à la cap- ture. Æhanasimus (CLERIDAE). T. formicarius L. — Espèce non encore signalée du Nord de VAïrique. Jen ai pris un spécimen le 20 octobre, près de Marengo, sur une souche de Thuya (Tetraclinis articulata Vahl), et trouvé un autre, mort au fond d’un bocal contenant des rameaux d’Abies numi- dica Lann. rapportés du Babor. D’après les renseignements notés par M. L. Bepez, elle a été recueillie à Philippeville par Ch. MARTIN, à Blida par le lieutenant-colonel Vigerr et à Oudijda (Maroc) par le D' SicaRp. Nemosoma (OSTOMIDAE). N. elongatum L. — Recueilli sur place à Aïn-el-Gotia (forêts de Djelfa), vers 1.750 m. d'altitude, en avril, puis obtenu le mois suivant, 180 P. DE PEYERIMHOrF. (88) en captivité, sous la forme d’une race minuseule (2,5 -3 mm.), extrême- ment étroite, à ponctuation presque effacée, qui vit sous l'écorce du Pin d’Alep, où elle poursuit ici le Carphoborus Bonnairei Bris. La coloration est à peu près celle de la var. tuniseum Pic (L'Échange, [1900], p. 64), c’est-à-dire très peu distincte de celle de la forme typique. / En Europe, comme on le sait (voir en particulier Peris, Ins. du Pin marit., p. 473, et CAILLOL, Cat. Col. de Provence, Il, p. 100), le ré- gime de cette espèce est très varié. N. breviatum Peyerh., Bull. Soc. ent. Fr., [A917], p. 329. — Pour mémoire. — Trouvé au Djurdjura sous des écorces de Cedrus atlantica Man. attaquées par PAloeosinus cedri Bris. et au Babor, sous celles d’Abies numidica Lann. attaquées par Cryphalus numidicus Eichh. Temnochila (OSTOMIDAE). T. coerulea O|. — Fréquente, en Algérie, non seulement le genre Pinus (cf. Bull. Soc. ent. Fr., [1900], p. 336), qu'il accompagne (sur P. halepensis Mill.) jusque dans les forêts de Djelfa, — mais le Cedrus atllantica Man., sous les écorces duquel sa larve poursuit principale- ment le Phaenops Marmottani Fairm. Je l’ai vu « at home » de mai à août et c’est en plein été que j'ai assisté à son éclosion. renebroides (OSTOMIDAE). T. maroccanus Reitt. — Espèce strictement corticicole et assez commune, surtout sous les écorces des Quercus : Q. Ilex L. aux Mou- zaïa et au Djurdjura, Q. Suber L. à Camp-du-Maréchal (Kabylie) et dans la forêt de Rhamna près Larache (Maroc), Q. Mirbecki Dur. au Babor. Aussi à Alger sur les Ceratonia siliqua L. des boulevards, et aux Mouzaïa sur Cerasus avium Mæœnch. Carpophilus (NITIDULIDAE). C. (s. str.) hemipterus L. — Cet insecte vulgaire doit être noté comme corticicole adventice : il est commun dans le massif des Mou- zaïa sous les écorces de Quercus [lex L. Je l’ai trouvé aussi à Camp- du-Maréchal (Kabylie) dans la « manne » provoquée sur les Oliviers par l’attaque du Cossus cossus L. Dans les marécages du Mazafran, près Coléa, il butine volontiers sur une Agaricacée très commune au pied des souches, le Pholiota Aegerita (Brig.) Quél. dE MS (89) Coléoptères phytophages du Nord-Africain 181 _ C. (id.) bipustulatus Heer et G. immaculatus Luc. — Massif des Mouzaïa, tous deux sous les écorces de Quercus Ilex L. C. (Ecnomorphus) sexpustulatus Fabr. — Corticicole, sinon exclusif, du moins très régulier, qui fréquente les écorces fraiches où la sève vient d’aigrir. Vit ainsi, dans le massif des Mouzaia, sur Quercus Ilex L., Q. Suber L. et Q. Mirbecki Dur. Soronia (NITIDULIDAE|]. S. oblonga Ch. Bris. — (Cf. Bull. Soc. ent. Fr.,[1905], p. 289. — Se trouve, comme ses congénères, dans les plaies des grands arbres. Je l'ai recueilli, à Camp-du-Maréchal (Kabylie), dans la « manne » d’un Olivier attaqué par le Cossus, et il m'a été envoyé de la forêt de Nes- moth près Mascara, où on l’avait observé dans une galerie de la même chenille, creusée sous une écorce de Quercus Suber L. Pria (NITIDULIDAE). P. dulcamarae Scop. — Commun, dès le début de mars, dans la Mitidja, sur les fleurs de Solanum nigrum L. Meligethes (NITIDULIDAE). M. (s. str.) opacus Rosh. — Signalé (en Europe) sur Ononis na- trix L. Je l’ai trouvé en nombre, à la fin de février, sur le littoral de Gouraya, dans les fleurs de Calycotome spinosa Lam. M. (Acanthogethes) fuscus O1. — Commun avec sa larve, en avril, dans les fleurs de Cistus monspeliensis L. — J. SAINTE-CLAIRE Device (Cat. Col. de la Corse, p. 232) a déjà noté la fréquence de cet insecte dans les fleurs des Cistes. 1 — Rhizophagus (NITIDULIDAE). R. depressus Fabr. — Pinicole jusqu'ici exclusif, déjà Signalé (MéQuienox in L’Abeille, XXXI, p. 118) comme attaché, en Algérie, au Pin d’Alep. Trouvé en grand nombre, avec sa larve, à Baïnen près Alger, en hiver, sous des écorces de Pinus maritima Lam. (essence introduite sur le littoral d'Alger). S'étend jusque dans les forêts de Djelfa, sous l'écorce de P. halepensis Mill. R. bipustulatus Fabr. — Cf. MéquiGnon, L. €., p. 115. — Commun en hiver et au printemps, dans l’Akfadou et dans le massif des Mou- En 182 P. DE PEYERIMHOFF. (90) zaia, sous les grosses écorces des Quercus Ilex L., Q. Suber L. et Q. Mirbecki Dur. R. unicolor Luc. — Depuis le littoral de Tipaza, sous l'écorce de Tamariæ africana Poir., jusqu'aux hautes montagnes du Tell : aux Mouzaiïa sous l'écorce de Quercus Mirbecki Dur., au Babor sous celle d'Abies numidica Lann., etc. Les aberrations de coloration se ren- contrent avec la forme typique. Silvanus (CUCUJIDAE). . S. unidentatus Fabr. — En nombre, avec sa larve, en hiver et au printemps, sous l'écorce de Populus alba var. nivea Willd., le long du Mazafran près Coléa. Hyliota |Brontes] (CUCUJIDAE). H. planatus L. — Fréquente les écorces les plus diverses, depuis celles de Populus alba nivea Wild. et de Salix alba L., sur les bords et dans les marécages du Mazaîran, jusqu’à celles de Quercus Ilex L., Q. Suber L., Q. Mirbecki Dur., Celtis australis L., Cerasus avium Mœænch, dans le massif des Mouzaïa, et celles même de Cedrus atlan- tica Man., à l'Ouarsenis, au Dijurdijura et au Babor. Laemophloeus (CUCUJDAE). L. monilis Fabr. et ab. G bucephalus Ganglb. — Aux Mouzaïa, en avril, sous les grosses écorces de Quercus Mirbecki Dur. L. juniperi Grouv. — Commun à l’ouest d'Alger sous les écorces de Thuya (Tetraclinis articulata Vahl), dans les galeries du Phloeo- sinus bicolor Brullé. On trouve sa larve en hiver. L. Perrisi Grouv. — Sorti en grand nombre, vers la fin novembre, de branchettes de Cupressus sempervirens L, provenant d'Alger, atta- quées- par Phloeosinus bicolor Brullé. En Europe, ce Laemophloeus affectionne aussi les arbres résineux, mais, comme la plupart de ses congénères, il n’est nullement exclusif et peut se trouver parfois sur des essences feuillues (cf. J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, Cat. Col. de la Corse, p. 238). L. fractipennis Motsch. — Très éclectique dans le choix des écorces sous lesquelles il s’abrite ou se reproduit. Fréquent, par exemple, sous celles de Pinus halepensis Mill., depuis les dunes mari- times de Zéralda jusqu'aux pineraies montagneuses de Djelfa; aussi PUCES CPI \ (94) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 183 sous celles de Quercus Mirbecki Dur. dans les forêts de Khroumirie et dans l’Atlas de Blida et même dans le bois pourri de Salix alba L., auprès du Mazafran. Cryptophagus (CRYPTOPHAGIDAE). C. dentatus Herbst. — L'une des plus vulgaires du genre, cette espèce se tient et se reproduit volontiers dons les écorces moisies, abandonnées par les lignivores. Je lai trouvée dans ces conditions au printemps, avec sa larve, aux Mouzaïa sur Quercus llex L., à lOuar- senis sur Pinus halepensis Mill, dans la forêt du Doui près Duperré sur Pistacia atlantica Desf., etc. Diplocoelus |!) (? EROTYLIDAE). D. fagi Chevr. — Assez commun dans les grandes forêts de Quercus. La larve se développe sous l'écorce, dans le liber fermenté et noirci. Je l'ai trouvée en grand nombre sur des rondins de (Q. Su- ber L., envoyés de Philippeville, d’où j'ai obtenu l’imago en mai. Vit aussi, dans l’Akfadou, sur les Polyporus fomentarius Fr. du Q. Afares Pom. , Cryptophilus (? EROTYLIDAE). C. integer Heer. — Insecte presque cosmopolite (cf. A. GROUVELLE, Mémoires entomologiques, [ (1916), p. 26), essentiellement myco- phage, mais qui paraît s’accommoder de conditions très variées. C’est ainsi qu'il vit à Alger, sous tous ses états successifs, en compagnie - de Sericoderus lateralis Gylh. (cf. supra, p. 175), aux dépens des Penicillium qui se développent sur les débris végétaux. Je l'ai pareil- -lement trouvé dans les marais du Mazafran, mêlé à Arthrolips sanctae- balmae Ab. (cf. Supra, p. 174), sur le réseau visqueux construit par la larve du Ceroplatus tipuloides Bosc (Diptère Sciaride) à la face infé- rieure d’un Polyporus fomentarius Fr. croissant le long d’un tronc mort de Salix alba L.; les nymphes issues des larves recueillies ont donné l’imago au bout d’une dizaine de jours. L’insecte parfait butine aussi volontiers dans Phohota Aegerita (Brig.) Quél., Agaricacée commune aux environs d'Alger au pied des vieilles souches. Rey a décrit (Ann. Soc. ent. Fr. [1893], Bull., p. 329) une prétendue larve de Cryptophilus integer capturée « en octobre, en compagnie de (1) Il est très douteux que cet insecte et le suivant, — que certains auteurs rangent parmi les Zrotylidae — appartiennent réellement à cette famille. 184 .. P. DE PEYERIMHOFF. (92) l'insecte parfait, parmi des détritus de feuilles mortes » et qui semble se rapporter tout simplement à un Cryptophagus. La véritable larve de Cryptophilus integer, dont la structure est très remarquable, n’a rien de commun, en tous cas, avec le type banal que Rey semble avoir eu sous les yeux. Enicmus (LATHRIDIDAE). E. rugosus Herbst. — Ce Lathridiide, dont la biologie est élucidée depuis longtemps, vit, comme on le sait, dans la substance des Myxo- mycètes lignicoles. Je l’ai trouvé aux Mouzaia sur Fuligo septica Gmel. qui attaque le bois mort de Quercus Ilex L., dans les marécages du Mazafran près Coléa, avec sa larve, sur le même champignon attaquant Salix alba L., et dans l’Akfadou sur Reticularia lycoperdon Bull. atta- quant Quercus Afares Pom. E. brevicornis Mannh. — Philippeville, dans le liber pourri et noirci de Quercus Suber L., en.même temps que les larves de Diplo- coelus fagi Chevr. dont il est parlé plus haut. Holoparamecus (? LATHRIDIDAE). H. caularum Aubé. — En hiver, avec sa larve, dans le bois pourri : Ceratonia siliqua L. à Alger, Ficus carica L. dans le massif des Mouzaïa, etc. Le type larvaire des Holoparamecus semble s'opposer à la collocation de ce genre parmi les Lathridiidae. Litargus (MYCETOPHAGIDAE). L. Leprieuri Pic, L'Échange, [4901], p. 63. — Décrit de Bône. Assez commun sous les écorces des Quercus : aux Mouzaia sur 0. Ilex L., dans l’Akfadou sur Q. Afares Pom., dans la forêt de Rhamna près Larache (Maroc) sur Q. Suber L. — Remplace L. con- nexus Geolfr. dans le Nord de l’Afrique. L. coloratus Rosh. — Littoral d'Alger, commun en hiver, avec sa larve, sous les écorces de divers bois feuillus (Grenadier, Figuier, etc.). Sphindus (SPHINDIDAE). S. dubius Gyllh. — Insecte dont Perris (Mém. Soc. Sc. Liege, [1855], p. 250, tab. 5, et Larves, p. 24) a décrit, depuis plus de soixante ans, les mœurs et les métamorphoses, et qu'il avait observé (93) Coléopières phytophages du Nord-Africain. 185 dans Reticularia hortensis (syn. de Fuligo septica Gm.). J'ai rencontré le 26 juin, dans les marécages du Mazafran, près Coléa, au milieu des spores d’un Fuligo septica croissant sur un tronc de Salix alba L., quelques imagos et de nombreuses larves très jeunes de ce Sphindus. Rapportées à Alger avec un fragment du Myxomycète, ces larves avaient, dès le 2 juillet, atteint leur taille et commencaient à se fixer sur les parois de la boîte pour opérer leur nymphose. L’éclosion a débuté le 7 et s’est produite en grande abondance le 44 et le 45 juillet. L'insecte parfait, immobile durant la journée, entre en activité au crépuscule et cherche alors à s'échapper. Conipora [Aspidiphorus] (SPHINDIDAE). C. orbiculata Gyllh. — Avec le Sphindus et tout aussi nom- breux. Mêmes époques et même rapidité de métamorphose. Il est facile de distinguer à première vue les larves de ces deux insectes, dont PerRis (Larves, p. 245) a donné le signalement com- paratif. Mais les détails de leur morphologie, bien insuffisamment décrits et surtout figurés, devront être soigneusement revisés. Cis (CrDAE). C. comptus Gyllh. — Cf. Ann. Soc. ent: Fr., [AM5T, p. 24 [38]. — M. Maurice Pire a décrit (L'Échange, M5], p. 22) un Cis robustithorax, qu'il compare à C. laminatus Mell., espèce avec laquelle cet insecte n'a guère en Commun que les caractères génériques. Ce n'est autre. chose, en effet, qu’une forme masculine extrême du Cis comptus, forme qui se rattache aux exemplaires moyens par les graduations les plus ménagées. Depuis (/. c., p. 33), l’auteur a adopté (implicitement) ma suggestion. Rey (L'Échange, n° 86 [1897], p. 17) avait déjà signalé cette variation, sans juger utile, — et c’est presque le critérium de son peu de valeur — de lui imposer un nom. J'ai maintes fois constaté que les mâles de grand développement du Cis comptus pouvaient se trouver, dans le même Polypore, avec des spécimens presque gynomorphes. L’insecte est d'ailleurs l’un des plus variables du genre. Sa répartition, aussi, est très étendue : ABEILLE l’a mentionné de, Sicile; je l'ai retrouvé à Majorque (Baléares) et à Larache (Maroc). C. coluber Ab. — Éclos à Alger, au début de mai, de morceaux pourris d’Iler aquifolium L. rapportés du pic des Mouzaïa. ARS é soient spécialement attachés à telle ou telle essence. Le Cis laminatus est, en tous cas, l’un de ceux dont les condi- \ tions d'existence sont le plus exclusives, attendu qu'il n’a pas été rencontré ailleurs que sur le genre Pinus. PERRIS (Ins. du Pin marit , p. 497) le - donne comme parasite de Daedalea maxima Brot. (sy- # nonyme de Polyporus Schveid- 7 ! C1 186 P, DE PEYERIMHOFF. duo. (OR) C. oblongus Müll. subsp. glutinosus m.(t). — Éclos à Alger, en mars, de tronçons pourris d’Alnus glutinosa Gartn. rapportés de Yakouren. Le Cis oblongus, si commun en Europe, n’avait pas encore été signalé dans le Nord de l'Afrique. Les caractères distinctifs de sa race locale sont très constants et apparaissent chez les deux sexes. C. laminatus Mell. — Il 2 est bien peu de Ciidae qui nitzi Fr.). Pour ma part, je LU l’observe tous les ans, dans la JL via pineraie de Zaouia-des-Mou- Fig. 1. — Cis oblongus Mell. ()et ©. Zäaïa, sur le Fomes pini-hale- oblongus glutinosus Peyerh. (I) — >x< 31. pensis Pat., dont, avec le Pla- tydema europaea Lap.(cf.infra p. 206), il contribue à détruire les fructilications. Tant comme larve que comme imago, on peut l’y récolter presque toute l’année, et il doit avoir au moins deux générations annuelles. — Je crois cette espèce également nouvelle pour la faune de Barbarie. C. quadridentulus Perr. — Récemment signalé de l’'Edough par P. Lesxe (Bull. Soc. ent. Fr., [1917], p. 190), qui l’a observé, avec (1) Gis oblongus glutinosus, n. subsp. — Long. 1,5-2 mm. — Proles barbara, a typica (europaea) pronoto densius et fortius punctato, coleo- pteris aequilalo, ante medium constricto, ibique ad latera sinuato, mar- gine laterali tantum ad basin visabundo dislincta. — Hab. in ligno putrido Alni glulinosae. pl Diffère de Cis oblongus Mell., dont il a la pubescence caractéristique et les signes masculins, par le pronotum plus fortement ponctué, notablement plus large, brusquement rétréci en avant du milieu, et:-dont la marge latérale n’est visible de dessus qu'au tiers basilaire tout au plus (fig. 1). \ DE (95) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 187 Xylographus bostrychoides Dui., dans Polyporus applanatus Fr. crois- sant sur Populus nigra L. Je l'ai trouvé moi-même, dans les marécages du Mazafran près Coléa, avec Rhopalodontus bicornis Mell. et Cis ni- tidus Herbst, à l’intérieur du pied de Polyporus adustus Fr. croissant sur Salir alba L., — et dans la forêt des Planteurs près Zéralda, avec Cis comptus Gylh., dans Polyporus versicolor Fr. croissant sur Euca- lyptus globulus Labill. — PErris Pavait obtenu, en France, « de bolets de pins qui nourrissaient en même temps des larves d’Ennearthron cornutum, de Carida flexuosa et de Dorcatoma setosella ». On notera donc la tendance que présente cette petite espèce à s’asso- cier avec ses congénères ou ses parents. A l'inverse de la plupart des Ciidae, les mâles m'ont paru en moyenne plus petits que les femelles. ABriLze (Ess. mon. Cisides, p. 72) a signalé d’ailleurs la taille très exiguë (0,8 mm.) à laquelle se réduisent certains spécimens de ce sexe. C. (Dimerocis) aurasiacus Peyerh., Bull. Soc. ent. Fr., [19181, p. 277, fig. 2. — Pour mémoire. — Découvert à Sgag (Aurès). Vit aux dépens d’un Trametes odorant, non encore identifié, probablement nouveau du reste, et qui croit sur le bois mort de Juniperus thuri- fera L. Cet insecte est intéressant, non seulement en soi, mais par la rareté du Champignon dont il se nourrit. On sait en effet combien, dans le Nord de l’Afrique surtout, les Juniperus et genres voisins se prêtent difficilement à l'attaque des Polyporacées. Pityoeis (CIIDAE). P. coarctatus Peyerh., Bull. Soc. ent. Fr., [1918], p. 142. — Pour mémoire. — Découvert à Ain-Haouas près Djelfa, en mai, dans une masse de mycélium indéterminé, croissant sous l'écorce d’un tronc mort de Pin d'Alep. Sauf deux, les 7 spécimens recueillis étaient immatures. t Colydium (COLYDIIDAE). C. elongatum Fabr. — Commun sous les écorces et dans le bois des Quercus : Q. Ilexz L. aux Mouzaïa, Q. Suber L. à Rhamna près Larache (Maroc), à Bou-Mahni près Boghni et aux Mouzaïa, Q. Afares Pom. à Yakouren (où il semble accompagner et poursuivre le Pla- typus cylindriformis Reïtt.). Au Babor, j'en ai extrait des individus morts, encore engagés dans les galeries du Xyloterus lineatus OI., aussi bien sur Cedrus atlantica Man. que sur Abies numidica Lann. 188 P. DE PEYERIMHOFF. (96) Aulonium (COLYDIDAE). A. ruficorne O1. — Rigoureusement spécial aux Pins, où il s’at- taque aux /ps. Existe ici sur Pinus halepensis Mill. depuis le littoral d'Alger jusque sur les montagnes du Tell et les Hauts-Plateaux de Djelfa; sa proie ordinaire est l’Ips erosus Woll. Ditoma (COLYDIIDAE). D. crenata Fabr. — Aussi rare dans le Nord de l'Afrique que vulgaire en Europe. Trouvé au Babor sous l'écorce de Quercus Mir- becki Dur. et'au Djurdjura sous celle de Cedrus atlantica Man. Endophloeus (COLYDIDAE). E. Markovichianus Pill — Espèce extrêmement commune en moñtagne sous les écorces les plus variées : Quercus Ilex L., Q. Suber L., Q. Mirbecki Dur. (partout), Q. Afares Pom. (Akfadou), Acer obtu- satum Willd. (massif des Mouzaia), Cedrus atlantica Man. (Atlas de Blida, Dijurdjura), Abies numidica Lann. (Babor), etc. La larve vit dans la vermoulure accumulée par celles des Buprestes et des Longi- cornes. Teredus (COLYDIDAE). T. cylindricus Panz. — Assez répandu dans les grandes forêts de l'Est (Yakouren, Akfadou, Babor), sous les écorces de Quercus Mirbecki Dur. et de Q. Afares Pom., où il poursuit les Xyloborus, notamment, sans doute, le X. monographus Fabr., dont la taille est assez en rapport avec la sienne. Bothrideres (COLYDIIDAE). B. interstitialis Heyd. — Souvent en grand nombre sous les écorces : Quercus Ilex L., Q. Suber L. et Q. Mirbecki Dur. dans le massif des Mouzaïa, Cedrus atlantica Man. et Abies numidica Lann. au Babor. Les conditions précises de son genre de vie sont encore igno- rées. Cerylon (COLYDIDAE). C. semistriatum Perr. — C’est en Algérie l’un des Clavicornes les plus vulgaires. On le trouve parfois par centaines dans le bois pourri et (97) Coléoptères phylophages du Nord-Africain. 189 sous les écorces des divers Quercus. Il fréquente aussi d’autres essences feuillues : Salix alba L. dans les marécages du Mazairan, Acer obtusa- tum Willd., Ilex'aquifolium L. et Cerasus avium Mœnch dans le massif des Mouzaïa. Je l'ai rapporté de Rhamna près Larache (Maroc), où il vivait sur Quercus Suber L. Symbiotes (ENDOMYCHIDAE). S. gibberosus Luc. — Corticicole ou lignicole banal, indifférent au bois aussi bien qu’à la station : sur Quercus Suber L. aux Mouzaïa, sur Salix alba L. dansles marécages du Mazafran, sur Ceratonia siliqua L. à Oudjda (Maroc oriental), elc. Epilachna (COCCINELLIDAE). E. chrysomelina Fabr. — Les spécimens du Sud sont presque tous remarquables par l’exiguité des taches noires qui ornent les élytres. J'en ai trouvé une nombreuse réunion en novembre, entre Ain-Oussera et Bouira-Sahary, sous des feuilles sèches de Citrullus Colocynthis Schr., Cucurbitacée sabulicole des régions sahariennes. — L. BeneL (L’Abeille, XXVII, p. 6, note 1) a déjà noté le parasi- tisme de cette Coccinelle sur la Coloquinte. Dermestes (DERMESTIDAE). D. aurichalceus Küst. — Cf. Ann. Soc. ent. Fr., [1945], p. 27 [41]. — J'ai remarqué que les exemplaires recueillis dans les bourses de Thaumatopoea pityocampa Schiff. sur le Cèdre (Djurdjura, Atlas de Blida) avaient une coloration brunâtre un peu différente de celle des exemplaires des environs d'Alger, développés sur le Pin d’Alep. Dans l’Atlas de Blida, on trouve, au milieu de juillet, à la fois les larves, les nymphes et les insectes parfaits. Anthrenus (DERMESTIDAE). À. pimpinellae Fabr. — Accompagne le précédent dans les bourses du Thaumatopoea pityocampa Schiff., aussi bien sur le Cèdre (Djurd- jura, Atlas de Blida) que sur le Pin d'Alep (environs d’Alger). Ses larves concourent, avec celles du Dermeste, à la destruction des vieilles exuvies de la chenille. — J'avais déjà observé, en Provence, la pré- sence de cette Anthrène dans les nids de la Processionnaire du Pin. fr 190 P. DE PEYERIMHOrr. (98) Orphilus (DERMESTIDAE). O. niger Rossi. — En novembre, dans le massif des Môuzaia, vers 1.500 m. d'altitude, j'ai recueilli trois larves et un imago récent de cet insecte, au milieu d’un feutrage de mycélium tapissant un tronc mort de Quercus Mirbecki Dur., où avaient vécu d'innombrables Dor-. catoma setosella Muls. (cf. infra, p. 203). Il est à présumer queles larves de l’Orphilus se nourrissaient des débris accumulés par l’Anobiide. J'ai retrouvé cette même larve, dans des conditions identiques, à Aïn- el-Gotia (forêts de Dijelfa) dans du bois pourri de Pinus halepensis Mill. contenant des larves de Stagetus byrrhoides Muls. Les larves d’Orphilus sont lentes, presque exclusivement cornées ; elles n’ont en rien l'aspect de celles des Dermestidae et ressemblent plutôt à celles des Byrrhidae. Adelocera (ELATERIDAE). A. punctata Herbsi. — Lignicole banal, que l’on rencontre avec sa larve dans les régions les plus diverses et les bois les plus variés : tous les Quercus, Salix alba L., Pinus halepensis Müll. (jusqu’à Djelfa), Cedrus atlantica Man., etc. Elater (ELATERIDAE). E. praeustus aurilegqulus Schauf. — Comme le précédent, aussi répandu, aussi abondant et aussi indifférent à l’espèce de bois où il vit. Se trouve, par exemple, depuis les marécages littoraux, où il vit dans les Salix et les Populus, jusqu’au sommet du Babor dans Abies numnidica Lann. ‘ Melasis (EUCNEMIDAE). M. buprestoides L. — J'ai recueilli à Yakouren, le 4 octobre, un spécimen vivant de cet insecte dans du bois pourri d'Alnus glutinosa Gärtn. Des fragments de ce bois, rapportés à Alger, m'en ont fourni ensuite une série, sortis spontanément en mars et avril. La présence de cet Eucnémide dans le Nord de l’Afrique n’avait pas encore été positivement constatée. C’est, en Europe, l’un des parasites classiques du bois d’Aune (cf. A. BaRBEY, Traité d’Entom. forestière, 4913, p. 558, fig. 342), bien qu'il ne soit nullement spécial à cette essence. Ph ji s. (99) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 191 Chalcophora (BUPRESTIDAE). C. mariana Lap. — Je n'ai rencontré qu’une fois, à l’état de débris, ce bel insecte, dans une souche de Pinus halepensis Mill., à Zaouïa- des-Mouzaia. Je rappelle que d’intéressants détails ont été donnés par Lucas (Ann. Soc. ent. Fr., [1844], p. 315) sur ses métamorphoses, observées par ri. aux environs de Toulon. Capnodis (BUPRESTIDAE). . G. tenebrionis L. — Vit en France, à l’état sauvage, dans le Prunellier (ci. XamBeu, Rev. d'Ent., XI [1892], p. 244), mais s'attaque surtout aux arbres fruitiers cultivés (1. c.). Considéré parles entomolo- gistes italiens comme l’un des insectes les plus nuisibles aux vergers, notamment aux jeunes Amandiers, dont la culture, paraitil (cf. Ento- mol. Agraria, [1916], p. 226) est presque compromise-en Ligurie du fait de cet insecte. — Même biologie aux environs d'Alger : M. le D’ L. TRABuT m'a communiqué, sous tous les états, de nombreux spéci- mens de ce Bupreste, qui dévaste annuellement la collection de Pru- niers de l’École d'Agriculture de Maison-Carrée. Poecilonota (BUPRESTIDAE). P. festiva L. — Ennemi régulier des Conifères du genre Junipe- rus. XAMBEU, qui l'appelle (L. c., p. 250) « le précurseur des bois de genévriers », assure qu'il attaque les tiges vivantes de J. communis. Ici, je n’ai guère constaté sa présence que dans les branches ou troncs mourants ou récemment morts. Dans le Tell, l'insecte n’est pas très commun : j'en ai trouvé les traces et les débris en fendant de vieilles souches de J. Oxycedrus au pic des Mouzaia. Par contre, il abonde dans la forêt des Sahary (entre Ain-Oussera et Djelfa), presque entière- ment peuplée de J. phoenicea L. Ses larves ne semblent guère vivre que de l’écorce et attaquent le tissu ligneux seulement aux approches de l'hiver, où elles pratiquent dans l’épaisseur du bois une courte galerie très rapprochée de la surface. En décembre, époque où j'ai fait mes observations, presqué toutes celles qui n’avaient pas encore consiruit leur loge de nymphose étaient ou mortes, ou inertes et d'aspect maladif. Des fragments de bois, péniblement prélevés sur place, m'ont fourni, vers la mi-mai, deux insectes parfaits. Ceux-ci sont remarquables par l’absence des deux taches noires qui ornent normalement/la partie prébasilaire du pronotum, et doivent correspondre à la var. Éonnaÿrei Fairm. (C. R. Soc. ent. Belg., [1884], 192 P. DE PEYERIMHOFF. (400) p. 64). M. le D' Norman à obtenu au Kef (Tunisie) des spécimens iden- tiques, qui s'étaient développés dans du bois de Jujubier (Zizyphus lotus L.), et le changement du régime biologique est ici plus surpre- nant encore que la variation de la coloration. Ancylochira (BUPRESTIDAE). A. haemorrhoidalis Herbst (punctata Fabr.) (1). — Paraît loca- lisé, pour le Nord de l'Afrique, en Oranie et dans la région des Hauts- Plateaux. A Aïn-Haouas près Dijelfa, en mai, des troncs morts de Pinus halepensis Mill., que je faisais débiter, m'ont fourni un certain nombre de larves de cette espèce. L'une d’elles, rapportée dans un éclat de bois, s’est transformée à Alger le 18 juillet. M.M. Rorrou, de Sidi-bel-Abbès, m'a communiqué un autre imago recueilli à Titen-Yahia (Oran), également sur un Pin d’Alep mort. A. flavoangulata Fairm. — Espèce encore peu connue, décrite de « Tanger ». Du 10 au 15 août, j'en ai recueilli quelques spécimens, vers 1.800 m. d'altitude, dans les forêts du Haïzer (Djurdjura), où ils venaient Ss’abattre sur les trones de Cedrus atlantica Man. J'en ai d’ailleurs extrait les débris en faisant fendre les vieilles souches de cette essence. Au Babor, l'espèce fréquente aussi lAbies numidica Lann., dont le vieux bois renferme assez souvent ses cadavres. A. novemmaculata L. - Très répandu en Algérie et commun, en somme, dans les forêts de Pin d’Alep. L’imago est formé d'habitude au commencement de juin; c’est ainsi que je l'ai trouvé, dans sa loge de nymphose, à Zaouia-des-Mouzaia. Dans la pineraie de Mongorno près Berrouaghia, j'ai capturé, encore à la date du 30 août, un spéci- men vivant sur des bois de coupe. ; Chez les exemplaires de Barbarie, les taches des élytres sont géné- ralement reliées en avant dans le sens de la longueur. À. octoguttata var. magica Gory (mauritanica Luc.). — Djurd- jura (d’Azerou-n’Tohor au Haïzer) et Atlas de Blida, de juillet à août, sur les Cèdres, dans le vieux bois et surtout les racines desquels la larve est assez abondante. M. Rorrou m'en a donné aussi deux indi- vidus recueillis à Titen-Yahia (Oran) sur un Pin d’Alep mort. Les spécimens sortis du Pin sont plus petits, plus grêles et leur coloration jaune est un peu moins développée, surtout au pronotum. Mais ces légers caractères se retrouvent chez certains autres de la (1) L'Ancylochira punctata Fabr. 1787 (Mant., I, p. 176) est précisément décrit de Barbarie (VAHL). — L. BEDEL. RS RTe, -) LT RNMRRNE (104) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 193 région du Cèdre. M. P, LESNE, qui à bien voulu examiner une petite série de ces derniers, les considérait comme se rapportant à À. corpu- lenta Fairm., décrit du Maroc sur un seul exemplaire. J'en conclus qu'il n’y à pas lieu de maintenir, même à titre de variété, la distinc- tionhétablie entre ces deux formes par FAIRMAIRE, dont la diagnose d’ailleurs (Ann. Soc. ent. Belg., XXNIII, p. 128) ne met en relief aucun caractère vraiment décisif. Eurythyrea (BUPRESTIDAE). E. austriaca L. — Espèce inféodée en Europe (!) au Sapin (Abies alba). Je lai déjà citée du Babor (Bull. Soc. ent. Fr. [A9M8], p. 331). où elle est confinée dans la zone de lAbies numidica Lann. Sa larve est abondante dans le vieux bois de cette essence. Des morceaux de ce bois, prélevés sur place, n’ont donné, après un an d'attente, deux imagos de l’insecte, éclos en mai (?). — Lucas (Expl. scient. de PAI- gérie, Il, p. 149) dit l'avoir rencontré « dans les premiers jour de mai, dans des bûches de bois que des soldats fendaient pour la manuten- tion; ce bois avait été coupé dans les environs de Bougie ». Ce que l’on sait de la biologie de l’espèce rend cette indication peu vrai- semblable (3). E. micans Fabr. — Marécages du Mazairan, assez commun. La larve vit indifféremment dans les gros troncs morts de Populus alba nivea Willd. et de Salix alba L. J'ai obtenu l’éclosion des imagos en juillet. Melanophila (BUPRESTIDAE). M. (Phaenops) cyanea Fabr.— (CÎ. L. Benez, Bull. Soc. ent. Fr. . [4917], p. 276). — Éclos en juin de petits rondins de Pinus halepensis P } Il D Mill. provenant d’Aïn-el-Gotia (montagnes de Djelfa). Anciennement recueilli par M. A. Rarrray à Boghar sur cette essence (L. BEDEL in litt.). (1) En France, elle à été trouvée par Valéry Mayer en grand nombre, à Axat (Aude), dans des poutres de Sapin (cf. CaiLror, Cat. Col. de Provence, Il, p. 471, note. 1). (2) L'Eurythyrea quercus Herbst, que l’auteur rapporte avoir trouvé, dans du bois de Chêne, doit être réuni, non pas à l’austriaca, mais au scutel- laris OI. (cf. Bener, Ann. Soc. ent. Fr. [1916], p. 271). (3) 11 est à noter que la plupart des Coléoptères indiqués par Lucas (|. c.) comme provenant de « Bougie » sont précisément étrangers à cette région et d'origine très suspecte. — L. BEnEL. Ann. Soc. ent. Fr., LXXXVII [1919], 43 19% P. DE PEYERIMHOFF. (102) M. id.) Marmottani Fairm. (Legrandi Muls. et Pell., — cf. Ann. Soc. ent. Fr. [1881], Bull., p. 108). — L'un des parasites les plus carac- téristiques du Cèdre, dont il n’est pas une branche ou un trone morts qui ne porte ses traces. Sans aller jusqu’à admettre, avec LAMEY (L'Abeille, X VIE, Nouv.et faits, p.142), qu’il peut causer « de grands ravages » dans les forêts, il est certain qu’il hâte ie dépérissement et amène la mort de tout arbre ou toute partie d'arbre malade. Très hâtif, il attaque les branches et les tiges de n'importe quelles dimen- sions, même encore en sève, et simultanément avec les Scolytidae, dont les passages- étroits sont souvent recoupés par ses larges galeries surbaissées. La larve entame à peu près également le bois et l'écorce et, contrairement à celle de P. cyanea Fabr. (cf. PerRis, Ins. du Pin marit., p. 160), pratique presque toujours sa loge nymphale dans le tissu ligneux, quoique à très petite distance de la surface. Toutefois, la nymphose peut avoir lieu aussi dans l’écorce elle-même, lorsqu'elle est très épaisse. C’est précisément en prélevant en avril, dans la cédraie de Blida, des écorces pleines de larves et de nymphes, que j'ai obtenu à Alger, en juin, une abondante éclosion de linsecte, malgré la présence d’un grand nombre de larves de Temnochila coe- rulea OI. qui le pourchässaient. — Décrit du Belezma près Batna, ce Bupreste existe encore au Dijurdjura (!), dans l’Aurès (!}, à Teniet- el-Had (BEDEL), au Babor (!), partout, en somme, où le Cèdre s’est conservé. Au Babor, il parasite également l’Abies numidica Lann. Anthaxia (BUPRESTIDAE). A. fulgidipennis Luc. (fulgentipennis Ab.). — Dans le massif. des Mouzaïa, la larve de cet insecte est commune sous l'écorce des branches sèches de Quercus [lex L. et l’imago abonde en juin et juillet; elle attaque aussi, mais bien plusrarement, le bois d’Acer obtusatum Willd. ABEILLE DE PERRIN assure (Bol. Real Soc. Esp. de Hist. Natural, [4904], p. 215) que l'A. fulgidipennis Luc. est identique à VA. paral- lela Cast. Or, si l’on examine les {ypes de Lucas, au nombre de deux, provenant de La Calle et conservés au Muséum de Paris, on constate qu'il s’agit, non pas de ce parallela, — qui est un parasite authentique des résineux, caractérisé par son pronotum à côtés teintés de pourpre et sa tache scutellaire en triangle isocèle nettement délimité, — mais bien de l’espèce, attachée aux feuillus, qui a les côtés du pronotum concolores ou tout au plus verts et dont la tache scutellaire est plus ou moins linéaire et confuse. Le nomen nudum « fulgentipennis Ab. » (L. c.) est donc exactement synonyme de fulgidipennis Luc ais. nt rando (103) Coleoptères phytophages du Nord-Africain. 195 La larve décrite par Perris (Larves, p. 136), d’après des échantil- lons trouvés par M. RarrRaY « à Alger dans PAmandier » se rappor- terait à ignipennis Ab. (cî. CarLLor, Cat. Col. de Provence, II, p. 479). Cela est d'autant plus vraisemblable que cet ignipennis existe posi- tivement en Algérie : j’en ai vu, dans la collection L. Bedel un spé- cimen de Sebdou (Oran), recueilli par le lieut.-colonel ViBerr. A. parallela Cast. subsp. Oreas m. (!). — Sorti, dès la fin mai, de branchettes de Cèdre rapportées du Haïzer (Djurdjura) et, quinze jours plus tard, de branches de même essence provenant de l'Atlas de Blida, enfin, au début de juin également, de rameaux de Pin d'Alep recueillis à Zaouïa-des-Mouzaia. Diffère constamment du parallela Cast. (typica) d'Europe méridionale par la forme un peu moins allongée et un peu moins parallèle de l’ar- rière-corps, l'aspect un peu jus brillant, surtout les tibias postérieurs du ç' armés, non pas de 3 ou 4 denticules, mais d’une seule expan- sion aiguë. — Diffère de fulgidipennis Luc., dont les caractères mas- culins sont à peu près identiques, par le disque du pronotum plus opaque, marqué de rugosités généralement plus denses et (voir ci- dessus) par la coloration des côtés du pronotum et de Ja région scu- tellaire. I m'a paru logique de rapprocher cet insecte d’A. parallela Cast.. dont les conditions biologiques sont identiques. Mais, tant par ses ca- ractères masculins que par sa sculpture et sa forme, il établit un passage manifeste entre celui-ci et VA. fulgidipennis Luc. A. Ludovicae Ab., Diagnoses de Buprestides, Marseille, p. 7 (1890). — Obtenu par l’auteur « debranches de cèdres rapportées de Téniet ». Un couple de cette belle espèce est sorti, le 6 juillet, de rameaux de Cedrus atlantica Man., provenant de Sgag (Aurès). M. H. Caicos à eu l’obligeance d'identifier la © à l’un des types de la collection Abeille de Perrin. A. pleuralis Fairm. — Espèce particulière au Cèdre, très commune notamment dans l’Atlas de Blida. Je l’ai vue sortir en mai de bran- chettes rapportées du Haïzer (Djurdjura) et de Sgag (Aurès). A. salicis Fabr. — En Algérie, ce Bupreste m'a paru exclusi- vement montagnard. Je l'ai obtenu d’éclosion, le 16 mars, d’une (1) Anthaxia parallela Oreas, n. subsp. — Proles barbara a forma typica corpore breviore, postice subtriangulari, parum parallelo, specie minus opaca, praëserlim tibiis posticis apud marem denticulo unico intus armatis. — Larva vitam agit in ligno Coniferarum. 196 P. DE PEYERIMHOFF. … [104) branche d’Acer obtusatum Willd., rapportée de la forêt d’Ait-Ouabane (Djurdjura). Dans le massif des Mouzaïa, le 3 novembre, j'en ai extrait plusieurs individus vivants d’un rameau &e même essence, mort de- puis peu, et je l'ai observé le même jour et dans les mêmes condi- tions, sur Quercus Mirbecki Dur. — En Provence (cf. CAILLOL, 1. €., p 485), M. DE Boissy a constaté qu’il vivait, entre autres, aux dépens du genre Acer. A. smaragdifrons Mars. — Sorti à la fin de mai et au début de juin de rameaux d’Acer obtusatum Willd., provenant du pic des Mou- zala, ét reparu dans mes élevages au mois de novembre. A. confusa Lap. — Parasite classique des Cupressinées (ef: CAILLOL, 1. e., p. 489). Aussi abondant, dans le massif des Mouzaïa, sur Juni- perus Oxycedrus L. — des branches duquel j'ai extrait, dès novembre, des adultes vivants, dont le surplus est sorti vers la fin d'avril sui- ant, — qu'aux environs de Dijelfa, sur J. phoenicea L., d’où j'ai obtenu l’insecte en captivité, au début du même mois. Vit également, dans lAurès, sur J. thurifera L. dont les branches mortes me l’ont donné, dans les mêmes conditions, au cours de mars. A. Marmottani Ch. Bris. (biimpressa Mars. ex parte). — In- secte parasite du Cèdre, d'où ABEILLE DE PERRIN (Bull. Soc. Linn. de Provence, 1 [1909], p. 24) l’a obtenu d’éclosion. C’est l’un des rares Bupreste$ que l’on ait la surprise de voir sortir, d'octobre à janvier, aussi bien en liberté, — au Bou-Thaleb, par exemple, où j'ai trouvé un adulte parfaitementfrais, le à novembre, sous une écorce de Cèdre, ou dans la cédraie de Blida, où le 8 octobre, j'ai vu des imago en train de forer leurs trous de sortie, — qu’en captivité, où deux ans de suite, au début de l'hiver, l’insecte s’est échappé des rondins de Cèdre que j'avais rapportés du Djurdjura. Dans lPAurès, à Sgag (4.650 m.), je l'ai vu butiner sur les fleurs de Bellis silvestris au dé- but d'avril, c’est-à-dire à une saison où la neige persiste encore à cette altitude. A. rugicollis Luc. — Insecte parasite du Pin d'Alep, d’où M. le D' Normanp l’a élevé et obtenu en nombre au Kef (Tunisie). Je lai capturé aussi sur cette essence, en juin, dans les grandes forêts de Sidi-Abel-Abbès (Oran), observé près de Cherchell, en juin encore, butinant au pied des Pins sur les fleurs jaunes de Chlora, et trouvé dans la pinerale de Mongorno près Berrouaghia, englué dans Ja résine d’une plaie d'arbre. L A. Chobauti Ab. — Autre parasite du Cèdre, décrit de Teniet-el- “ (105) Coleopteres phytophages du Nord-Africain. 197 Had. Je l'ai obtenu d’éclosion, en avril et mai, de petits rondins rap- portés tant de l'Atlas de Blida que des cédraies de l’Aurès. Cette espèce, très voisine d'A. sepulchralis Fabr. d'Europe, en dif- fère par la pubescence frontale plus longue, le pronotum moins trans- versal, complètement arrondi sur les côtés et les élyires acuminés au sommet au lieu d’être légèrement tronqués. Elle est bien dis- tincte de la précédente par sa coloration noirâtre, la marge latérale des élytres non ou à peine serrulée et le front garni de poils foncés, sauf en avant. A. Martini Ch. Bris. — Espèce largement répandue et surtout commune dans la région du Cèdre, où elle attaque, souvent en très grand nombre, les branches de faible diamètre de cette essence, L’é- closion est précoce. Dès mars et pendant tout le mois d'avril, j'ai vu l’insecte sortir de rondins provenant du Haïzer (Djurdjura). Sur l'Atlas de Blida, à la date du 17 avril, j'ai constaté des trous d’éclosion tout récents, et le 20 {à Alger) l'animal est apparu en nombre dans les bocaux où j'avais enfermé les rameaux examinés. Même observation sur des branches de Cèdre provenant de l’Aurès et récoltées pareille- ment en avril. — Vit également dans le Pin d'Alep, où M. le D" Nor- MAND l’a élevé au Kef (Tunisie), où je l'ai trouvé moi-même à Zaouia- des-Mouzaïa dans des branchettes qui me l’ont donné ensuite en avril, — et dans les pineraies de Djelfa, également vers la fin d'avril, tant en liberté ,que dans mes locaux d'élevage. — Enfin, au Babor, je l'ai extrait d’une branche d’Abies numidica Lann. Il est peu vraisemblable que cet insecte ait deux générations annuelles, mais je dois noter que mes éducations du Haïzer, aussi bien que celles de Blida, m'ont donné quelques imagos en août, c’est-à-dire quatre mois après la sortie printanière du plus grand nombre. Ainsi, d’après lPénumération qui précède, six espèces d'Anthaxia (parallela Oreas, Ludovicae, pleuralis, Marmottani, Chobauti, Martini) se développent, en Algérie, aux dépens du Cedrus atlantica Man., la première et la dernière pouvant parasiter d’autres résineux, les quatre autres spéciales, jusqu’à présent, à cette essence. Les auteurs qui se sont occupés de la biologie des Anthaæia ont déjà remarqué que chez plusieurs espèces (candens Panz., d’après ERNÉ; funerula IL., d’après Perris; manca Fabr., d’après XAMBEU) l'adulte était formé dès l'automne et passait, en cet état, dans sa loge nymphale, l'hiver et une partie du printemps. On vient de voir que ce fait, peut-être général, a trouvé ici des vérifications répétées. 198 . P. De PEYERIMHOFF. (106) | Acmaeodera (BUPRESTIDAE). A. degener Scop. — D’après Mayer (ci. CaILLor, Cat. Col. de Pro- vence, IT, p. 494), cet insecte vit, en France, dans le Chêne. C’est en effet dans du bois de Quercus Ilex L. que j'en ai trouvé un individu vivant, à Aït-Ali (Djurdjura), en octobre. L'espèce est très abondante en Algérie dans toutes les forêts de Quercus et on la voit fréquemment posée, en juin, sur les parties mortes de ces arbres. A. quadrifasciata Rossi. — Selon RÉVELIÈRE, cité par PERRIS (Larves, p. 139), la larve de ce Bupreste vivrait (en Corse) dans le bois de Chêne-vert. Pour ma part, j'ai trouvé cette larve, en juin, à Ti- rourda (Djurdijura), non loin d’un adulte desséché dans sa loge nym- phale, en fendant une tige de Juniperus communis var. nana Willd. Jai recueilli, d'autre part, dans le massif des Mouzaïa, une série d’i- mago morts, dans un vieux tronc de Ficus carica L.; deux d’entre eux présentaient un point jaune de chaque côté de l’écusson. Enfin, le 10 avril, dans le même massif, mais à haute altitude (vers 1.500 m.), une branche d’Acer obtusatum Willd., que je faisais débiter, m’a donné un spécimen vivant, remarquable par sa grande taille, la présence du point jaune juxtascutellaire, et les bandes des élytres très élargies. En dehors de la coloration, variable chez ces deux espèces, il me semble que le meilleur caractère qui les distingue est dans la pubes- cence : longue et flexible chez À. quadrifasciata, raide et beaucoup plus courte chez A. degener. A. virgulata Illig. (scabiosae Chevr.). — M. G. Nicozas, chef des travaux de Botanique à la Faculté des Sciences d’Alger, m'a commu- niqué une petite série de cet insecte qu'il avait extrait, à divers degrés de développement, de racines de Scabiosa maritima L. provenant des environs immédiats d'Alger. Au Kef (Tunisie), M. Le D' Normand à obtenu l’espèce de branches de Lentisque. Sphenoptera (BUPRESTIDAE). S. laticollis O1. — Aux observations que j'ai relatées déja (Ann. Soc. ent. Fr., [1915], p. 28 [42]) pour cette espèce, parasite si régulier du Lotus creticus L. dans les dunes maritimes (!), je puis ajouter que sa larve se trouve abondamment à la base de la tige et dans le pivot (1) M. F. Le Cerr avait déjà noté ce parasitisme (Ann. de l’Ass. des Nat. de Levallois-Perret, [1909-1910], p. 13), observé en même temps que celui de Sesia hymenopteriformis Bell., dont la chenille cohabite avec la larve du Sphenoptera dans les souches de Lotus creticus. (107): :* Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 199 radical d’une autre Légumineuse, Ebenus pinnata L., commune dans , les terrains marneux, aussi bien dans les forêts de Pin d'Alep, à Zaouïa-des-Mouzaïa par exemple, que parmi les Chênes-liège de Mouley- Yahia, au pied du Djurdijura. Elle y cohabite avec celle du Clytus sex- quttatus Luc. L'insecte parfait se rencontre au pied de la plante dès le milieu du mois de mars. Chrysobothris (BUPRESTIDAE). C. affinis heliophila Ab. — Très commun sur les Chênes. Sa larve vit sous l'écorce des grosses branches ou des troncs récemment morts. On l’y rencontre souvent avec celle du Plagionotus arcuatus L. Je l'ai trouvée aux Mouzaïa sur Quercus [lex L., Q. Suber L. et Q. Mir- becki Dur., et dans l’Akfadou sur Q. Afares Pom. De gros quartiers de 0. Mirbecki conservés en sac m'ont donné l’imago au début de juillet. — Cette espèce peut vivre ailleurs que sur des Amentacées, puisqu’à Aïn-Haouas près Djelfa j'en ai découvert les cadavres dans un tronc mort d’Abricotier. Et même, à ma grande surprise, je lai vu sortir, à la fin de juin, d’une branche de Cèdre rapportée de Sgag (Aurès). A part la coloration un peu plus sombre, l’unique spécimen ainsi obtenu ne diffère en rien de ceux qui vivent aux dépens des arbres feuillus. Coroebus (BUPRESTIDAE). C. undatus Fabr. — Répartition analogue à celle du précédent. Mais la larve parait exiger, pour se développer, des tissus encore vi- vants. Elle abonde sous l’écorce des troncs et des grosses branches à végétation ralentie, où son attaque coïncide généralement avec celle du Platypus cylindriformis Reitt. Elle est, d’ailleurs, rigoureusement inféodée au bois des Chênes. Je l'ai trouvée à Bou-Mabni près Boghni dans les Quercus Suber L. atteints par la sécheresse de 19143, aux Mouzaïa et au Djurdjura dans les Q. [lex L. et les Q. Mirbecki Dur. blessés ou mourants. — Je dois à la vérité d’avouer que je n’ai pas encore obtenu d’éclosion ou même capturé en liberté un seul imago de cet insecte ; mais les caractères des larves sont assez reconnaissables pour ne laisser prise à aucune erreur. Agrilus (BUPRESTIDAE). A. angustulus bicoloratus Ah. — Commun partout, surtout en montagne, sur les différents Chênes. Je l’ai obtenu en nombre de ra- meaux de Quercus Mirbecki Dur. provenant du pic des Mouzaia et » 200 P. DE PEYERIMHOFF. : Le (108) l’éclosion s’est produite en fin mai. Dans l’Akfadou, je l'ai surpris plu- sieurs fois sur le feuillage de Q. Afares Pom. M. Pic (Ann. Soc. ent. Fr. [1894], p. 103) dit l'avoir eu d’éclosion « provenant de bois de chêne-liège et de chêne blanc [sans doute Chêne zeen]|, en mai ». A. hastulifer Ratz. (GC barbatus Ab.). — Sorti en assez grand nombre, au cours de juillet, de gros quartiers de Quercus Mirbecki Dur. provenant du massif des Mouzaïa. Je présume qu'il s'était déve- loppé dans l'écorce elle-même, qui était très épaisse. Perris (Larves, p. 147) à trouvé et élevé sa larve dans de jeunes Alnus récemment morts. Xylopertha (BOSTRYCHIDAE). X. picea OI. — Éclos en nombre, du 12 juillet ipsqu'aux premiers jours d'août, de branchettes sèches de Caroubier {Ceratonia siliqua L.) recueillies à Corso près Ménerville. Cette espèce est nocturne, comme on le sait. Xylonites (BOSTRYCHIDAE). X. retusus OI. — Éclos en grand nombre, pendant la deuxième quinzaine de mai, de petits rameaux récemment morts de Quercus Mir- becki Dur. rapportés du ‘pic des Mouzaïa et où vivait aussi l’Agrilus ängustulus bicoloratus Ab., cité plus haut. X. praeustus Germ. — Je l'ai souvent extrait, au Djurdiura et dans le massif des Mouzaïa, du bois mort de Quercus Ilex L., autour duquel, en juin, on le voit voltiger en grand nombre. J'en ai eu une abondante éclosion, pendant la deuxième quinzaine de mai, de bran- chettes de Caroubier provenant de Corso; cette éclosion s’est pour- suivie, de moins en moins nombreuse, jusque vers la fin du mois suivant. ï Scobicia (BOSTRYCHIDAE). S. pustulata Fabr. — Massif des Mouzaïa, extrait du bois de Quer- cus Ilex L. S. Chevrieri Villa. — Éclos en très grand nombre des branchettes de Caroubier dont il vient d’être parlé; cette éclosion a exactement coincidé avec celle du Xylonites praeustus Germ. Sinoxylon (BOSTRYCHIDAE). S. sexdentatum Ol. — Sorti, comme les précédents, du bois de Caroubier ; mais l’éclosion s’est arrêtée à la mi-mai. L Pen (109) Coléopteres phytophages du Nord-Africain. 201 Xylomedes (BOSTRYCHIDAE). X. coronata Mars. — Obtenu également du bois de Caroubier : un d'est éclos le 28 juin et deux Q se sont montrées le 40 et le 27 juillet. Cette rare espèce a déjà été observée dans le bois de Vitis et de Ne- rium (cf. P. Lesne, in L'’Abeille, XXX, p. 120). Au cours de mes élevages, je ne lai vu sortir qu’à la nuit close, en même temps que Teloclerus compressicornis pallicolor Fairm., Penichroa fasciata Steph. et Hesperophanes fasciculatus Fald. Je n'ai mentionné l'essence nourricière de ces Bostrychides, — qui en réalité présente peu d'intérêt, tant est varié, comme on le sait, le régime alimentaire de ces insectes, — que pour/avoir l’occasion de préciser leurs dates de sortie. À ce point de vue, les cinq espèces que j'ai obtenues du Caroubier, à Corso, s’échelonnent comme il suit : Avant la 2° quinzaine de mai... Sinoxzylon sexdentatum. De la 2° quinzaine de mai jusqu’à ET LC LEA LOL 1 EEE AR Xylonites praeustus, Scobicia Chevrieri. De la fin de juin à la fin de juillet. Xylomedes coronata. De la mi-juillet aux premiers jours d'ADN RUE RUE Re : Xylopertha picea. Comme on le voit, les espèces diurnes sont aussi les plus précoces et il se vérifie une fois de plus que les nocturnes sont des bêtes d'été. Lyetus (LYCTIDAE). L. (Xylotrogus) brunneus Steph. — Sorii en juillet de morceaux de bois mort d'Eucalyptus globulus Labill. provenant de la forêt de Baïnen près Alger. L. (Trogoxylon) impressus Com. — Les mêmes branchettes de Caroubier, recueillies à Corso, dont il vient d’être parlé plus haut, m'ont donné cette espèce en très grand nombre, à partir de la 2° quin- zaine de mai jusqu’en juin. Gastrallus (ANOBIDAE). G. laevigatus O1. — Sorti en juin d'une tige ligneuse d’Artemisia arborescens L., en partie morte, coupée à Alger. — Pernis (Larves, p. 233) dit l'avoir obtenu d’une branche de Châtaignier, et l’insecte est probablement aussi indifférent à l'espèce végétale où il se déve- 202 P. DE PEYERIMHOFF. (410) loppe que son congénère G. immarginatus Müll. (cf. J. SAINTE-CLAIRE DEVvILLE, Cat. Col. de la Corse, p. 311). Anobium (ANOBIIDAE). A. striatum Ol., — Cette espèce vulgaire est sortie, en juin, de rameaux morts de Fraxinus oxyphylla Marsch., rapportés du marais d'Oum-el-Hallouf près Coléa, et de morceaux de bois d’Alnus gluti- nosa Gartn., rapportés de Yakouren. \Oligomerus (ANOBIDAE). O. disruptus Baudi. — Éclos, deux années de suite, en juin, de grosses branches mortes de Houx ({ex aquifolium L.), provenant du massif des Mouzaïa et des cédraies du Haïzer-(Djurdjura). Également sorti de morceaux d’Acer obtusatum Willd. rapportés du pic des Mou- zaïa. — Insecte décrit de Sardaigne, nouveau pour le Nord de lA- frique. Mon ami A. DoneRo, qui en possède des individus authentiques, a bien voulu identifier mes spécimens. L'espèce est caractérisée à la fois par ses antennes de {1 articles, ses yeux pubescents, la ponctua- tion des élytres irrégulière et les intervalles alternes des stries légè- rement surélevés. L’O. ptilinoides Woll. (Reyi Ch. Bris.), que l’on m’a communiqué d'Alger, où il dégradait des meubles neufs, et que M. A. THÉRY m'a envoyé de Rabat (Maroc), doit être, à mon avis, considéré jusqu’à preuve du contraire comme importé dans le Nord de l'Afrique, quelle que puisse être la valeur des indications données à son sujet par M. Maurice Pic (Bull. Soc. ent. Fr. [1903], p. 81). Stagetus (ANOBIDAE). S. byrrhoides Muls. — Forêt des Ouled-Anteur, près Boghar, éclos en octobre d’un fragment de Fomes pini-halepensis Pat. cueïlli sur un tronc de Pin d’Alep. Je lai vu aussi sortir en août de morceaux pourris de Pin d'Alep provenant d’Aïin-el-Gotia (massif des Senalbas de Dijelfa). — Perris (Larves, p. 241) signale le Theca [— Stagetus] pellita Chevr., comme se développant « dans un bolet subéreux et coriace du groupe des Amadouviers », qu'il avait reçu d'Alger. Les Stagetus semblent vivre, en somme, exactement comme les Dorcatoma, soit dans la masse mème des champignons ligneux, soit dans le bois désagrégé et partiellement digéré par le mycélium. (LL) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 203— Dorcatoma (ANOBIIDAE) D. Dommeri Rosh. — Depuis la mention que j'ai faite de cet insecte (Ann. Soc. ent. Fr. [1915], p. 30 [44]), je l'ai retrouvé aux ma- _ récages d'Oum-el-Hallouf près Coléa, dans Polyporus lucidus Fr., crois- sant sur Saliæ alba L. (éclosion en mai), et à Aïn-Berda près Palestro. dans le même Polypore croissant sur Quercus Suber L. (éclosion en juillet). Dans les deux cas, le champignon était tout farci de larves et. à la fin de leur développement, entièrement désagrégé. D. setosella Muls. — Marécages du Mazafran, sorti en mai de morceaux de Salix alba L. réduits à l’état de bois mou par l'action des grands Polypores. Retrouvé à la fin d'octobre, dans le massif des Mouzaïa, à haute altitude (vers 1.500 m.), sur Quercus Mirbecki Dur., dans un épais feutrage formé par le mycélium de champignons ana- _logues. L’insecte s’y était développé par milliers et ses débris abon- daient, encore enchâssés dans la masse ligneuse. Quelques rares larves vivantes restaient de cette prodigieuse réunion; elles ont donné l'a- dulte au printemps suivant. L’insecte avait pour Commensal, aux Mouzaïa, l’Orphilus niger Rossi (ef. supra, p. 190), à l’état de larve et d’imago. Xanthochroa (OEDEMERIDAE). X. barbara Peyerh., Bull. Soc. ent. Fr. [A9181, p. 143. — Pour mémoire. — Eclos le 3 août d’une branche de Pinus halepensis Müll. provenant d'Alger. Chrysanthia (OEDEMERIDAE). C. superba Reitt. (oranensis Seidl.). — Trouvé à l’état larvaire à Ain-el-Golia (pineraies de Dijelfa), dans du très vieux bois de Pin d'Alep ramolli sous l’action des Polyporacées. L'un des spécimens s’est nymphosé au début de mai et a donné l’imago au bout d’une semaine. L'espèce n’est nullement particulière à l’Oranie ou à la région des Hauts-Plateaux : j'en ai recueilli deux individus, dans la pineraie de Zaouïa-des-Mouzaia, sur des souches de Pin. La larve de C. viridissima Schm., que Westrwoop a décrite et gros- sièrement figurée en 1859, aurait été trouvée avec l’imago dans la sanie d’un jeune Peuplier blessé (1). . (t) Assertion bien invraisemblable, car il'est certain que les deux Cryy- santhia qui existent en France, C. viridissima L. et C. viridis Schmidt, ne se trouvent que dans les plantations de Conifères. Aux environs de Paris, 20% P. DE PEYERIMHOFF. (442) Oncomera (OEDEMERIDAE). O. marmorata Er. — Cet OEdéméride est assez commun dans le Sahel d'Alger, au printemps et au début de l'été. — D’une larve âgée, recueillie à Zéralda dans l’écorce humide et pourrie d’un Eucalyptus globulus Labill., j'ai obtenu la nymphe au début d'avril, puis, environ 25 jours après, l’imago; celui-ci est nocturne. Comme la plupart des insectes de sa famille, l’'Oncomera marmorata doit être indifférent au bois dont se nourrit sa larve. s 5 U Rhinosimus (PYTHIDAE). R. planirostris Fabr. — Obtenu, en juillet d’abord, puis à la fin de septembre, de branchettes de Caroubier, rapportées de Corso près Ménerville et contenant une faune très abondante et très variée (cf. supra Bostrychidae et infra Cerambycidae). Également éclos, à la fin de septembre, de petits rondins de Cupressus sempervirens L., provenant d'Alger et attaqués par Phloeosinus bicolor Brullé. — Cet'insecte doit fréquenter les bois les plus divers. Hylophilus (HYLOPHILIDAE). H. (Anidorus) sanguinolentus Kiesw. — J'ai trouvé le 11 dé- cembre, dans la pineraie de Zaouïa-des-Mouzaïa, au milieu de copeaux humides de Pin d’Alep, de petites larves proches de leur nymphose et, avec elles, quelques imagos de cet insecte. Mise en tube, lune de ces larves s’est rapidement construit un cocon elliptique, un peu aplati, d’où l’adulte est sorti à la fin de janvier, c’est-à-dire au bout d'un mois et demi. — Trouvé dans la forêt de Saint-Ferdinand près Zéralda, également dans les débris d’une souche de Pinus halepensis. — Ces observations confirment celle faite, il y a bien longtemps, par Perris (Ann. Soc. ent. Fr. [1864], p. 388). : [C’est aussi sous une écorce de Pin d'Alep que j'ai recueilli en mai, à Pollensa (Majorque), deux spécimens tout frais éclos d’un autre Hylophilus, que M. Maurice Pic n'a nommé H. (Pseudanidorus) laesicollis Faïirm. |. Mordellistena (MORDELLIDAE). M. episternalis Muls. — Éclos en mai d'une tige sèche d’'Eryn- notamment, le C. véridis vit exclusivement sous les Pinus silvestris. Sa première apparition y date de 1876, époque vers laquelle il a envahi les pine- raies de Fontainebleau. Depuis, il s'est propagé très largement. — L. Beer. MURS |". (143) Coléoptères phylophages du Nord-Africain. 205 gium triquetrum Desf. (Ombellifère) cueillie, l'hiver précédent, à Zaouïa-des-Mouzaïa. — PERRIS (Larves, p.331) dit l'avoir obtenu de Centaurea nigra. M. micans Germ. — Éclos en juin d’un rameau de Spartium jun- ceum L., encore vert, cueilli sur le versant sud du Babor. — Signalé par Pergis (1. c., p. 330) dans les tiges d’Arlemisia vulgaris, et indiqué par MuisanrT dans celles d'Euphorbia Gerardiana. Anaspis (MORDELLIDAE). A. ruficollis Fabr. — Éclos en avril de morceaux d'Alnus glutinosa Gartn., rapportés de Yakouren, et en juillet de branches mortes d’Abies numidica Lann., recueillies au Babor. A. subtestacea Steph. — Vit, comme le précédent sans doute, dans le bois mort d’essences très variées. Je l’ai obtenu de Salix alba L. provenant des marais du Mazafran, de Quercus [lex L. provenant du massif des Mouzaïa, de Q. Afares Pom. provenant de Yakouren, de Pinus halepensis Mill. provenant des dunes de Zéralda. L’éclosion a eu lieu en avril et mai. — Pris (Larves, p. 338) l’a vu sortir de branches ou tiges de Castanea, Vitis et Hedera. Anisox ya (MELANDRYIDAE). A. fuscula Illig. — Un individu de cet insecte m'est éclos le 6 août de rameaux morts de Fraxinus oxyphylla Marsch., récoltés dans les marécages du Mazafran. Genre et espèce nouveaux pour la faune de Barbarie. : Philoeotrya (MELANDRYIDAE). P. granicollis Seidl. — Ce beau Mélandryide a été, paraît-il, plu- sieurs fois récolté à Yakouren. Je l'ai retrouvé dans cette localité, en octobre, à l’état de débris, dans le bois mort d’Alnus glutinosa Gärtn., qu'il perce, lors de l’éclosion, de trous exactement circulaires. Un seul individu vivant est sorti, le 17.août, des morceaux que j'avais rap- portés. Jai pris, sur le sommet du Babor, un autre spécimen, mort et écrasé, sous l'écorce d’un énorme Quercus Mirbecki Dur. abattu. Marolia (MELANDRYIDAE). M. grandis Peyerh., Bull. Soc. ent. Fr., [1917|, p. 330, — Pour mémoire. — Découvert en fin octobre, sur les crêtes de l'Atlas de 206 P. DE PEYERIMHOFF. (114) Blida, dans des branches de Cèdre ramollies sous l'action du Poly- porus abietinus Fr. — L’unique congénère européen de cette espèce, M. variegata Bosc, vit dans les bois les plus variés, même, d’après BonvouLoir (ci. Perris, Larves, p. 318), dans celui du Sapin. Mycetochara (CISTELIDAE). M. linearis Illig. — Marais de Boucharen, au sud de Larache (Maroc), en mai, sous des écorces de Quercus Suber L. Bords du Ma- zairan près Coléa, en mai également, sous des écorces de Populus alba var. nivea Willd. — PerRis, qui a décrit ses premiers états (Larves, p. 294-297), l’a trouvé dans les bois feuillus les plus variés « au milieu de la vermoulure produite par les larves lignivores qui lPavaient précédé ». Platydema (TENEBRIONIDAE). P. europaea Lap. — Espèce depuis longtemps signalée d'Algérie par Lucas (Ann. Soc. ent. Fr., [1858], Bull., p. 30). Je l'ai retrouvée en abondance à Zaouïa-des Mouzaïa, où elle détruit périodiquement le Fomes pini-halepensis Pat. sur les souches et les troncs morts de Pin d'Alep. Sa larve est d’une brusque vivacité et a un peu l'apparence de celle d’un Attagenus, sauf, bien entendu, le système de pilosité. Elle vit à l’intérieur du champignon, dans des trous cylindriques qui restent béants, et offre la singulière particularité d'émettre ses excré- ments sous la forme de filaments d’un brun clair, pouvant atteindre plusieurs centimètres de longueur et dont l’accumulation à l'extérieur constitue à la longue une bourre épaisse. de couleur rouille, où se trouvent éparses les exuvies successives de lanimal. Cette bourre, qui à l'aspect de certaines végétations mycéliennes (elle ressemble aux Ozonium, forme imparfaite des Coprinus), décèle immédiatement la présence du parasite, et lorsque les chapeaux du Fomes sont dévorés ou désagrégés, elle demeure seule, accrochée à l'écorce, ou à terre, enchevêtrée dans les débris. Pour la nymphose, qui a lieu de juin à août, la larve sort de la substance du champignon, s’installe dans la bourre qu’elle a expulsée, y ménage un large emplacement et file cette « coque ellipsoïdale et d’un roux jaunätre » dont parle PEerRis (Ins. du Pin marit., p. 406). L'insecte parfait, quand on l’inquiète, émet une humeur à odeur pénétrante, qui l’inonde complètement. Pentaphylilus (TENEBRIONIDAE). P. testaceus Hellw. — A la différence de P. chrysomeloides Rossi (H5) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 207 (cf. Ann. Soc. ent. Fr., [1915], p. 31 451), qui se développe dans les champignons mêmes, cette espèce se contente du bois complètement ramolli par les Polyporacées et s’y trouve, souvent en très grand nombre, soit à l’état larvaire, soit à l’état parlait. C’est ainsi que je l'ai observée, aussi bien en pleine ville d'Alger, sur les Ceratonia siliqua L: des boulevards, que dans les marécages du Mazafran sur Salix alba L., ou dans le massif des Mouzaiïa, vers 1.500 m. d’alti- tude, sur Quercus Mirbecki Dur. Sa larve, connue de longue date, a été décrite par Perris (Larves, p. 281), qui l'avait trouvée dans le bois altéré des Chênes. .Hypophloeus (TENEBRIONIDAE). H. fasciatus Fabr. — Très commun partout sous les écorces des Quercus, surtout Q. [lex L. — PERRIS (Larves, p. 288) le considère comme commensal du Dryocetes capronatus [Taphrorychus villifrons Duf.|, Scolytide aussi commun en Algérie que dans le Midi de la France, sur les différents Chênes. H. pini Panz. — Accompagne, dans tout Pin d’Alep mort, l'Ips erosus Woll., c'est-à-dire lun des premiers xylophages qui s’abattent sur l'arbre languissant ou tué. Je l’ai rencontré aussi bien sur le littoral d'Alger que dans le Tell (massif des Mouzaïa) et sur les Hauts- Plateaux (environs de Djelfa). — En Europe, c’est de l’Ips sexdentatus Boern. qu'il est le commensal attitré (cî. Perris, Ins. du Pin marit., p. #17, sub Tomicus stenographus). H. linearis Fabr. — Pineraie de Zaouia-des-Mouzaïa, en avril, dans les galeries étoilées du Pityogenes Lipperti Hensch., creusées sous l'écorce du ‘Pinus halepensis Mill. — « L’Hypophloeus linearis, dit Pers (1. C., p. 420), est au Tomicus bidens | Pityogenes bidentatus Herbst] ce que le H. pin est au T. stenographus [1ps sexdentatus Boern.]| ». Cette symétrie se vérifie exactement ici, à la différence que si les Ténébrionides commensaux n’ont pas changé, les Scolytides qui les hébergent, tout en appartenant respectivement aux mêmes genres (ou sous-genres), sont les vicariants des espèces observées dans les Landes. Je n’ai trouvé l’H. linearis que sous la forme d’une variété à pro- notum clair et à élytres obscurcis en arrière, analogue à celle récem- ment décrite (des Landes) par M. Maurice Pic sous le nom de Perrisi (L'Échange, [1917], p. 5). 208 P. DR PEYERIMHOFF. | (146) Tenebrio (TENEBRIONIDAE). T. obscurus Fabr. — A Baïnen près Alger, en fin mars, j'ai vu les larves de cet insecte utiliser les vieilles galeries ou chambres de nym- phose ménagées, dans le bois mort d’Eucalyptus globulus Labill., par l'Hespherophanes fasciculatus Fald. (affinis Luc.). La bête y circule et s’y transforme à son tour. J'ai obtenu des nymphes le 30 avril. L’imago est éclos le 8 mai; il a mis plusieurs jours à prendre sa coloration normale, d’un noir mat. Misolampus (TENEBRIONIDAE). M. Erichsoni Vaul. — Commun, sous les écorces les plus variées, depuis la plage de Tipaza sur Tamarix africana Poir., jusque dans l'Atlas des Mouzaïa, sur Quercus [lex L., Acer obtusatum Willd., Frazginus oxyphylla Marsch., etc. Helops (TENEBRIONIDAE). H. (s. str.) insignis Luc. — Plus commun encore que le précé- dent, et plus indifférent au bois dont se nourrit la larve. Celle-ci abonde en montagne dans les souches des Quercus (Q. Ilex L., Q. Suber L., Q. Mirbecki Dur., Q. Afares Pom.) et celles de Cedrus atlantica Man. J'ai trouvé l’imago depuis la plage de Tipaza, sur Tamarix africana Poir., jusque dans le bois des Juniperus oxycedrus de la forêt des Mouzaïa, de lAbies mumidica Lann. au Babor, de VAlnus glutinosa Garin., à Yakouren, etc. H. (Pelorinus) anthracinus var. {ardus Vaul. — Insecte apière, réputé rare, en Algérie tout au moins, et que j'ai trouvé une fois en abondance, au pic des Mouzaïa, sous l'écorce soulevée d’un vieil Acer obtusatum Willd., mort depuis longtemps. Prionus (CERAMBYCIDAE). P. coriarius L. — Répandu dans toute la zone montagneuse du Tell. Jai trouvé sa larve et parfois les débris de linsecte dans les vieilles souches de Quercus Ilex L. (massif des Mouzaïa), de Q. Afares Pom. el d'Alnus glutinosa Gärtin. (Yakouren), dans les troncs pourris d’Abies numidica Lann. (Babor). Il existe aussi au Djurdjura (!) et dans l’Aurès (djebel Chelia!) et doit être, en somme, indifférent à la nature du bois, pourvu que la masse ligneuse suffise à nourrir ce volu- mineux Longicorne. + (447) Coléoptéres phytophages du Nord-Africain. 20 He] Rhagium (CERAMBYCIDAE). R. (Allorhagium) inquisitor L.{(!). — Découvert par VAULOGER (ef. Bull. Soc. ent. Fr., [1905], p. 291) dans le Cedrus atlantica Man., au Babor, où j’ai revu moi-même, également dans le Cèdre, les loges de nymphose si caractéristiques de cet insecte, et où j'ai trouvé sa larve aussi sous l'écorce de l’Abies numidica Lann. Il existe, d'autre part, dans la forêt d’Aït-Ouabane (Djurdjura), où j'ai recueilli toute une colonie de ses larves sous l’écorce d’un tronc mort de Cèdre; en captivité, malheureusement, ces animaux se sont entre-dévorés et je n'ai obtenu qu'une unique nymphe, dont l’éclosion même ne s’est pas produite. Mais les caractères larvaires de l’insecte sont assez recon- naissables pour qu’il ne subsiste aucun doute sur son attribution. Leptura (CERAMBYCIDAE). L. (s. str.) tangeriana var. maroccana Heyd. — Une nymphe, recueillie en avril dans une souche de Quercus Suber L., à Rhamna près Larache (Maroc), a donné au début de mai une © de cet insecte (nommé par M. Maurice Pic). L. (id.) rubra numidica Peyerh., Bull. Soc. ent. Fr., [1917], p. 351: — Pour mémoire. — Obtenu d’une racine morte d’Abies nu- midica Lann., rapportée du Babor. L’éclosion (un c') a eu lieu à Alger le 4 juin. L. (id.) dubia Scop. — Id., {. ce. — Avec le précédent. Deux © écloses, l’une en avril et l’autre au début de mai de l’année suivante. Deux nymphes, trouvées ensuite en juin dans du bois pourri de même essence, ont donné quelques jours après le c' de l’insecte. Ces deux espèces sont probablement réfugiées ici sur le Babor, avec le Sapin de Numidie. L. (id.) Fontenayi Muls. — Les larves de ce Longicorne sont communes sur l'Atlas de Blida, dans les vieilles souches de Cèdre, d’où l’on obtient l’imago depuis la deuxième quinzaine de juin jusqu’à la première de juillet inelusivement. Je les ai recueillies dans les mêmes conditions à Sgag (Aurès), avec les débris de l’imago. L'espèce vit aussi dans des régions totalement étrangères à cette essence rési- neuse, notamment sur l'Atlas des Mouzaïa, où je l’ai trouvée au début de juin, en larve et en nymphe, dans des morceaux de bois pourri (1) Cette espèce existe à la fois dans le Nord de l'Afrique, en Europe, en Asie et en Amérique. — L. BEDEL. Ann. Soc. ent. Fr., LXxXXVIIT [19191]. 14 210 P. DE PEYERIMHOFF. (118) (? Acer obtusatum) gisant sur le sol. J'en ai même extrait, à fin de juin, un individu © à peine mûr, d’une souche d'Eucalyptus globulus Labill., à Zéralda près Alger, ce qui démontre combien cet insecte est indifférent, à la fois, au bois dans lequel il se développe et à l'altitude de la station. £ En France, XAMBEU (Mœurs et Métam., 2° mémoire, pag. sp., p. 99) dit l’avoir obtenu de vieilles souches de « chêne commun ». L. (id.) melaena Luc. — J'ai eu à Alger une abondante éclosion de cet insecte, sorti à la fin de mai et au cours de juin de fragments de bois mort de Quercus Afares Pom., rapportés de Yakouren. Jen ai trouvé aussi les débris dans une souche de Q. Ilex L., et recueilli l’imago sous les vieilles écorces de cet arbre, en pleine forêt des Mouzaia. . Il ne s’agit bien certainement que d’une race du Leptura scutellata Fabr., qui, en Europe, vit aux dépens d’essences feuillues très variées. L. (Strangalia) aurulenta L. — Sorti en assez grand nombre, pendant la première quinzaine de juin, de souches et de troncs morts d’Alnus glutinosa Gärtn. rapportés de Yakouren. En France, l’espèce vit aussi, entre autres, dans l’Aune. Les spécimens de Yakouren, un peu plus petits que ceux d'Europe, n’en diffèrent que:par des variations de couleur insignifiantes, moins caractérisées même, — à en juger par la description — que la var. algerica Pic (Matér. Long., Il, 1898, p. 6). Leptidea (CERAMBYCIDAE). L. brevipennis Muls. — Ce petit Longicorne, dont la taille peut descendre jusqu'à 2,5 mm., est éclos en juillet de branchettes de Caroubier rapportées de Corso près Ménerville. — L. B£epeL (Ann. Soc. ent. Fr. [1885], Bull., p. 176) l’a obtenu d’une branche de Quer- cus Mirbecki Dur. provenant de l’'Edough. En Europe, il est considéré comme attaquant surtout les tiges de Salix. lei, il doit parasiter des bois très variés, puisqu’un spécimen est sorti à.la fin d'avril d’un rameau de Pin d'Alep recueilli à Alger et mis en observation au Labo- x : eut ratoire de la Station de Recherches forestières. @Gracilia (CERAMBYCIDAE). G. minuta Fabr. — Des ramilles de Nerprun (Rhamnus alaternus L.), récoltées sur les bords du Mazafran dans la région de Coléa, m'ont donné en juin une série d'exemplaires de cet insecte. L. BEDEL (l. c.) } SA F (419) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 211 l’a capturé à Misserghin, en très grand nombre, sur le Caroubier (Ceratonia siliqua L.) et à l'Edough sur un Salix:— Il vit en France dans toutes sortes de bois. Derolus |[Capnocerambyx]| (CERAMBYCIDAE). D. mauritanicus Buq. — Parasite exclusif, comme on le sait, du Nerium oleander L., dont M. le D' Cros a eu l’amabilité de m'envoyer de Mascara (Oran) une série de rameaux atlaqués par ce Longicorne. La larve vit dans les tiges vivantes de faible diamètre, qu’elle évide sur une grande longueur au cours de l'été. En septembre, elle se ménage une assez longue loge cylindrique et la ferme à ses deux extrémités par un tampon de sciure très fine, agglutinée par de la salive. La nymphose dure un mois environ. L’insecte parfait, que j'ai vu formé au début d'octobre, passe sans doute l'hiver dans la chambre où il s’est métamorphosé; il s'échappe spontanément à la fin de mai et en juin. Penichroa (CERAMBYCIDAE). P. fasciata Sleph. — Très abondant aux environs d'Alger, et très éclectique dans son régime, à en juger par les éclosions obtenues au Laboratoire de la Station de Recherches forestières, où il est sorti de rameaux de Pistacia Lentiscus L., d'Eucalyptus globulus Labill. et même de Pinus halepensis Mill. Ce Longicorne manifeste pourtant une préférence marquée pour le Caroubier (Ceratonia siliqua L.), dont toutes les parties ligneuses peuvent être attaquées; la larve reste volontiers dans l'écorce exfoliée, qu’elle évide et où elle-se nymphose ; dans les éléments de faible diamètre, elle parcourt le bois lui-même. Elle se contente, d’ailleurs, des tissus ligneux les plus secs et en appa- rence les plus impropres à sa nutrition. Son évolution en est alors” retardée et l'imago produit est d’une taille plus faible. Cest une bête d'été, dont l’éclosion commence à la fin de juin et se poursuit jusqu’à la fin d'août. Elle n'entre en activité qu’à la nuit close et se montre alors d’une extrème vivacité. Hesperophanes (CERAMBYCIDAE). H. fasciculatus Fald. (affinis Luc., senex(!) Woll.). — Commun et largement répandu en Algérie, depuis le littoral jusqu'aux plus (1) Que FauveL (Cat. Col. Madère, p. 66) a rattaché à tort à l'espèce sui- vante (griseus F.). — L. Beper. 212 P. DE PEYERIMHOFF. (120) hauts sommet du Tell et aux régions sahariennes (!), cet insecte s’ac- commode des conditions de régime les plus diverses. Je l’ai obtenu en grande abondance de branchettes mortes de Caroubier recueillies à Corso près Ménerville. Au Laboratoire de la Station de Recherches forestières, il est sorti de bois sec de Lentisque provenant d'Alger. Dans les boisements artificiels de Baïnen, il attaque les branches mortes d'Eucalyptus globulus Labill. et trace, sous lécorce, de très longues galeries aboutissant à une courte excavation où a lieu la nymphose et où l’on trouve parfois les cadavres de l’insecte. Il peut attaquer également, en compagnie du Niphonä picticornis Muls., les branchettes en sève du Figuier cultivé, d’où il m’a été envoyé de la région des Issers et dont je l'ai obtenu en septembre. J'ai recueilli et élevé sa larve dans un rameau encore vif de Quercus Mirbecki Dur. cueilli vers 1.500 m. d’altitude en pleine forêt des Mouzaïa, dans une branchette d’Acer obtusatum Willd. et dans une pousse morte de Ne- rium oleander L. provenant du même massif. Au Djurdjura, j'ai trouvé les cadavres de l’imago dans des poteaux secs de Quercus Ilex L., et même obtenu l’insecte d’une larve trouvée à Aït-Ouabane dans une branche vivante d'If (Taxus baccata L.). Enfin, sur les hautes crêtes de la chaîne kabyle, notamment au Haïzer, l'espèce parasite régulièrement une Légumineuse frutescente, lAcanthyllis numidica Pom., dont beaucoup de rameaux, morts ou encore viis, contiennent sa larve (?). Cette larve, comme celle du précédent, peüt se contenter d’une matière ligneuse parfaitement sèche. C’est aussi un insecte nocturne et de plein été, dont l’éclosion s’é- chelonne de juillet à août inclusivement. A cette époque et jusqu’en septembre, il vient volontiers aux lumières dans les régions boisées. Sa taille peut descendre jusqu’à moins de 8 mm. de longueur. XamBeu (Mœurs et Métam., 6° mém.. pag. sp., p. 65) prétend lavoir élevé à Ria (Pyrénées-Orientales), de branches de Sorbus domestica, mais la détermination de l’insecte qu'il a obtenu semble devoir laisser des doutes. H. griseus Fabr. (fomentosus Luc.). — Paraît bien moins répandu que le précédent, tout au moins dans le département d'Alger. (1) M. J. Surcovr me l'a envoyé d'El-Goléa, où il vit, paraît-il, dans le bois de Mûrier. (2) Dans ces tiges d'Acanthyllis, j'ai trouvé et élevé avec elle les che- nilles d’une Sésie peu eonnue, paraît-il (Sesia syrphiformis Luc.), que M. F. Le Cerr a bien voulu examiner et qu'il a nommée d'après le {ype unique du Muséum de Paris. 2 n 30 ALT eu Se AG > En DAS DE RATS AR TU Ces et NE É APCE BIT ET 2 ÿ es ES £ - me N = (121) Coleoptères phytophages du Nord-Africain. 213 Je l'ai vu sortir, vers la mi-juillet, avec sa taille normale, d’écorces de Ficus carica L. ayant moins d’un centimètre d'épaisseur, rappor- tées du massif des Mouzaïa. C’est aussi dans le bois de Figuier que le D' Sicarp l’a observé en Tunisie (cf. XAMBEU, L. c., p. 63). On l’a si- gnalé d’ailleurs comme vivant dans d’autres essences feuillues, mais il ne semble pas attaquer les tissus vivants. Ces deux Hesperophanes sont très voisins. Chez H. griseus, les membres sont plus épais, les antennes atteignent (chez la ©) ou dépassent (chez le c‘) la longueur du corps, la ponctuation des élytres est forte et dense, même après le milieu, les téguments sont relative- ment mats, les mouchetures pubescentes sont bien plus confuses, et surtout la pilosité des pattes est plus courte et non hérissée. Icosium (CERAMBYCIDAE). I. tomentosum Luc. — D’après RÉVELIÈRE, cité par PErRis (Lar- ves, p. 462), ce Longicorne vit en Corse « dans les tiges récemment mortes de Juniperus Lycia [var. à gros fruits de J. phoenicea L.] ». J'ai rapporté d’Ain-Haouas près Djelfa un certain nombre de ces larves, trouvées dans des rameaux de J. Oxycedrus L. et de J. phoenicea L. Leur éclosion s’est produite [à Alger] entre le 48 juin et le 15 juillet. L’insecte sort et s’agite dès le crépuscule. Il ne parait pas rare dans cette région des Hauts-Plateaux et attaque volontiers les tiges droites, de faible diamètre, en apparence parfaite- ment saines. Après avoir vécu sous l'écorce en entamant d’ailleurs profondément le bois, la larve s'enfonce fusqu’à l’axe, au delà même parfois, pour établir sa loge nymphale, dont la galerie d'accès n’est bouchée qu’à peu de distance du fond et reste par conséquent béante à son entrée. L'insecte parfait s'échappe par le cheminement même ainsi pratiqué par le ver. Neomarius (CERAMBYCIDAE). N. Gandolphei Fairm. — Décrit d'Algérie où, depuis, il a été repris par individus isolés, — et signalé de France (?), en ces termes, par Puton (Rev. d’Ent., I [1882], p. 138) : « M. Mathieu en a trouvé à Nancy, dans le Laboratoire de l'École forestière, 6 ou 7 exemplaires vivants qui venaient de sortir d'échantillons de bois du Midi de la France (localité indéterminée) ». Au mois de juin 1917, un Abies numidica Lann. récemment abattu sur le sommet du Babor me procurait en grand nombre une larve de Longicorne, dont l'examen laissait prévoir qu'il s'agissait d’un type 214 P. DE PEYERIMHOFF. (122) jusqu'ici inconnu. Des rondins, convenablement choisis (la valeur de 2 kilogr. environ), furent rapportés et mis en observation. Jusque vers la mi-août, le travail des larves s’y montra très actif. Vers cette époque, après avoir réduit en poudre la tota- profondément entamé le bois dans toutes les directions, ces larves avaient pénétré dans l’aubier par des galeries laissées béantes, èt à la fin de l'hiver on pouvait voir, en fendant les tiges, les loges nymphales enfoncées très avant et bouchées, comme pour l/co- sium, tout au fond seulement de la galerie d'accès. C'est le 1% mars, vers 19 heures, que je vis le premier Neomarius adulte, un 7, circuler sur lesrondins. Depuis cette date, et jusqu'aux pre- miers jours de juin, les éclosions se succédèrent assez régulièrement, avec un maximum pendant la seconde quinzaine de mars. Au total, en trois mois, j'avais obtenu plus d’une cin- quantaine d’imagos, à peu près éga- lement répartis en cet en ©. L’an- née suivante, deux retardataires seu- lement se sont montrés au printemps. L’insecte, immobile et abrité pendant Fig. 2. — Neomarius Gandolphei le jour, s’agite à la tombée de la nuit, Fairm. G'. surtout lorsque les deux sexes se pres- sentent. L’accouplementestnocturne. Le Neomarius Gandolphei ayant été rencontré en diverses localités (environs d'Alger, Kabylie, littoral de Bougie, etc.) où le Sapin de Numidie fait défaut, il est probable qu'il vit aux dépens d’essences ligneuses variées et qu'il n’est même pas spécial aux résineux. Les caractères larvaires, dont on parlera ailleurs plus en détail, montrent que l’espèce appartient bien aux Cerambycini s. str. Je profite de l’occasion pour donner ici (fig. 2), le dessin de ce beau Longicorne, qui n’a pas encore été représenté, et pour signaler que la taille du c' peut varier de 10 à 24 mm. lité de l’écorce, sauf l’épiderme, et. Rd à à (123) Coleopteres phytophages du Nord-Africain. 215 Oxypleurus (CERAMBYCIDAE). O. Nodieri Muls. — Espèce rigoureusement inféodée au genre Pinus. Elle abonde dans les Pins d'Alep du littoral d'Alger (dune de Zéralda, forêt de Sidi-Ferruch...) où toutes les vieilles souches ren- ferment ses larves, mêlées à celles des Criocephalus. Je l'ai observée aussi dans les pineraies du Sud, à Ain-Haouas près Djelfa, où elle se développe même dans les troncs. La larve attaque de préférence le bois encore dur. L’imago, qui peut être formé dès la fin de septembre, ne sort guère de sa loge nymphale avant la fin de automne, et c’est novembre qui paraît être la vraie saison de son essaimage. Il est noc- turne et vient volontiers aux lumières. C’est lun des rares parasites des Pins quiaient échappé aux recher- ches de PErris. Peut-être, il est vrai, ne se trouve-t-il pas dans les Landes, mais il existe certainement dans la Gironde, notamment à Arcachon (!). Les caractères larvaires {structure de la région buccale et présence de deux épines au 9% segment dorsal) conduisent à ranger cet insecte parmi tout un ensemble de formes (Spondylini, Smodicini, Asemini, Saphanini) nettement séparé des Cerambycini s. str. et aussi distinct si l’on examine la morphologie des larves (!) qu’il est encore confus dans la classification des adultes. La description que MuzsaxT (Longicornes, p. 108) a donnée de la larve d'Oxypleurus Nodieri ne correspond pas à ce que j'ai observé. En particulier, elle est muette sur les épines si caractéristiques du 9e segment. Il semble que l’auteur ait eu affaire à un tout autre type, appartenant probablement aux Cerambycini s. str. Lucasianus (CERAMBYCIDAE). L. Levaillanti Luc. — Décrite d'Oran par Lucas en 1847 sur un seul exemplaire, trouvée ensuite à Tanger, cette espèce n'avait pas été revue, lorsqu’en 1904, Valéry Mayer la découvrit à Montpellier, où elle vit aux dépens du Cupressus sempervirens L. (cf. Bull. Soc. ent. Fr., [1905], p. 277). À Alger, c’est aussi dans le Cyprès qu’elle se développe et que je l’ai facilement élevée. Les éclosions se sont produites au début de juillet, ce qui cadre exactement avec les obser- (1) Voir notamment : Scuioenre, Metam. Eleuth., Andet Bind, pars IX, p. 378 [Asemini], — et Wwgs, A prelim. Synopsis of Cerambycoïd Larvae, in U. S. Dept of Agric., Bureau of Entom., Technical papers, 14 aug. 1912, p. 151 [Asemidae]. - 216 P. DE PEYERIMHOFF. (124) vations faites en France. Depuis, j'ai trouvé en octobre, à Meurad près Marengo, l’imago abrité sous une écorce de Thuya (Tetraclinis articu- lata Vahl). La bête est crépusculaire et sa démarche est très vive. La larve est du type des Cerambycini s. str., à mandibules arron- dies au sommet et à 9° segment inerme. On ne peut donc, comme le suggère Mayer, rapprocher le genre Lucasianus des Oxypleurus et des Blabinotus, et la position systématique de cet insecte reste à préciser. Criocephalus (CERAMBYCIDAE). C. polonicus Motsch. (ferus Kr.). — Commun dans le Pin d'Alep, depuis les sables du littoral jusqu’au Tell (massif des Mouzaïa) et sur les Hauts-Plateaux (région de Dijelfa). Éclôt en juin et juillet. La larve vit surtout dans les souches et les racines. Elle a été décrite par D. Suarp, in Trans. Ent. Soc. London, [1905], p. 4614, tab. 9, fig. 5. C. rusticus L. — Avec le précédent : même répartition et même saison d’éclosion, prolongée peut-être un peu plus avant dans l’au- tomne, attendu que le 30 septembre j'ai trouvé, dans la pineraie de Zéralda, un spécimen vivant encore inclus dans sa chambre de nym- phose. Sur le littoral, l’insecte pond au moins jusqu’en octobre et se développe normalement en un an : un jeune pin parfaitement vivant, abattu à Baïnen près Alger, au cours de ce mois, portait les lésions et les trous d’éclosion caractéristiques de l'espèce dès la fin de l'été de l’année suivante. Il m'a paru vivre surtout dans les troncs et les grosses branches. Le C. rusticus L. n'avait pas encore été signalé dans le Nord de l'Afrique, à part l’ancienne mention de Lucas (Expl. scient. de PAl- gérie, I, p. 490), douteuse a priori et dont XamBeu (Mœurs et Métam., 8° mém., Longicornes, pag. sp., p. 39) paraît s’être inspiré pour avancer que « en Algérie, la larve vivrait dans les chènes-liège ». Au point de vue biologique, il est à peine besoin de faire remarquer l’invraisem- blance de cette assertion. Chez les deux Criocephalus paléarctiques, autant sont subtils les caractères spécifiques des adultes, autant les larves se distinguent aisément : les épines du 9° segment dorsal, largement séparées et divergentes chez C. polonicus, sont, chez C. rusticus, rapprochées au contraire sur un mamelon chitineux. Callidium 5. lato (CERAMBYCIDAE). C. (Phymatodes) glabratum Charp. — Cf. Ann. Soc. ent. Fr., Les LE ER (125) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 217 A9], p. 38 [45]. — Retrouvé en grande quantité à Sgag (Aurès), où il se développe, non seulement dans les branches et les troncs récemment morts de Juniperus thurifera L., mais aussi dans ceux de J. Oxycedrus L. Les insectes parfaits commençaient à s’échapper dès le 10 avril. Dans mes bocaux, ils se sont montrés, de nouveau, du 15 septembre au 20 octobre. Mais cette double apparition ne prouve pas qu'il y ait deux générations. annuelles; elle montre seulement que l’adulte, formé à la fin de l'été, sort aux derniers beaux jours, ou hiverne dans le bois pour reparaître au printemps, C. (id.) testaceum L. — Massif des Mouzaia, commun en juin sous les écorces de Quercus Ilex L.; éclos également, dès la fin mai, de bûches de Q. Mirbecki Dur. C. (id.) lividum Rossi. — Massif des Mouzaïa, avec le précédent. C. (Pyrrhidium) sanguineum L. — J'ai trouvé le 44 juin, sur le sommet du Babor, une petite colonie de larves, de nymphes et d’i- magos de cet insecte, sous l'écorce d’un énorme Quercus Mirbecki Dur. abattu. En Europe, ainsi que les deux précédents, il se développe dans le bois des Cupulifères (Quercus, Castanea, Fagus). C. (s. str.) cedri Peyerh., Bull. Soc. ent Fr., [1917], p. 332. — Pour mémoire. — Décrit sur quatre spécimens éclos de branchettes de Cèdre. Le ©, de très petite taille, provenant du Haïzer (Djurdjura), est sorti le 30 mars, les © (du Haïzer et de la cédraie de Blida), à la fin de mai. Depuis, je lai encore obtenu, le 2 mai, d’un troncon de Cèdre de l'Atlas de Blida. Au Djurdjura, l'espèce cohabite avec Semanotus russicus algiricus Pic et- Pogonochaerus cedri Peyerh. (cf. infra). Les galeries subcorti- cales creusées par les larves de ces trois espèces sont peu différentes ; la forme et le diamètre des trous d’éclosion offrent seuls quelques très légères dissemblances. Semanotus (CERAMBYCIDAE). S. russicus algiricus Pic, L'Échange, [1905], p. 99. — Insecte spécial au Cèdre, comme le précédent. Il parait assez commun au Djurdjura, dans les branches mortes de faible diamètre, et vit en colo- nies. Un assez grand nombre d’imagos périssent lors de l’éclosion, et leurs cadavres encombrent les galeries vers loritice. D’après mes observations, la larve est subcorticale jusqu'aux premiers jours d'août, époque où elle pénètre dans le bois et y pratique un passsage coudé, NE Ps LE TE TERME ER T SUR 218 P. DE PEYERIMHOFF. (126) élargi, de 2 à 2 cm. 1/2 de longueur, parallèle à la surface, dont il n’est séparé que par une épaisseur de À cm. à peine. L'entrée de cette cavité, où se passera la nymphose, est bouchée par un tampon très apparent de filaments ligneux. L'’imago, déjà formé en août, mais encore très immature à cette saison, sort (en captivité) vers le milieu du mois de mai. Pourtant, j'en ai trouvé un exemplaire dès novembre sur de petits rondins de Cèdre que j'avais rapportés de Sgag (Aurès). L'espèce existe en outre à Teniet-el-Had, dans le Belezma près Batna, et dans la petite cédraie de l'Ouarsenis, où j'ai trouvé le cada- vre d’un avorton encore engagé dans le bois. En Europe, Semanotus russicus Fabr. (forma typica) aurait été observé par KozLar (Verhandl. zool.-bot. Ver. Wien, [1857], 7, p. 185) dans le bois de Juniperus drupacea et par Assmuss (Wien. ent. Mo- natschr. [A8581, 2, p. 181) dans des büûches de Quercus robur. S. (Sympiezocera) Laurasi Luc. — Le 12 décembre, à Bouira- Sahary (entre Boghari et Djelfa), j'ai pris sur place, dans un tronc mort de Juniperus phoenicea L., deux femelles parfaitement colorées de ce bel insecte. Elles étaient encore enfermées dans leurs loges de nymphose, pratiquées, comme pour le précédent, à très petite distance de la surface. On sait que cette espèce, décrite d’abord de Teniet-el-Had, a été retrouvée dans les Pyrénées-Orientales, sur le tronc d’un « Cyprès », puis récoltée en grand nombre sur les vieux Juniperus communis de la forêt de Fontainebleau (où elle a été découverte par le D' MARMOT- TAN) et dans les Juniperus virginiana L. du pare de Draveil près de Paris (P. Esrior). Elle existe çà et là dans le Midi dela France. La descrip- tion originale (Ann. Soc. ent. Fr. [1851], Bull., p. 107) note qu’à Teniet- el-Had, insecte a été recueilli « dans le voisinage des forêts de cèdres ». Mais il est bien certain qu'il ne parasite pas cette essence, et je présume qu’en ce point c’est aux dépens de lOxycèdre qu'il doit se développer. En Algérie, il semble très répandu. Je n'ai jamais réussi, jusqu'à présent, à le surprendre enliberté, mais j'ai bien souvent remarqué les traces de sa larve le long des branches des Juniperus Oxycedrus L. de la forêt des Mouzaia et des J. thurifera L. de PAurès. Sur les mœurs de l'adulte, on trouvera quelques indications dans les notes de BoNNAIRE publiées par CHÉRON (Le Coléoptériste, 1, p. 24-26). La larve a été décrite par PerRis (Larves, p. 443), qui donne d’inté- ressants détails sur ses allures et ses dégâts, limités, d’après lui, aux arbres mal venants ou dépérissants. XAmBEU (Mœurs et Métam., 8 mém., Longicornes, pag. sp. p. 80), qui l’a personnellement obser- s 1 Des En ST CES Er LP n EUD ne M A a eo à AUS re Eee MER CU e CEee En er r> = Je V À x Æ Er > 2 : : : PE A | 9 + \ (127) Coleoptères phytophages du Nord-Africain. 249 vée, prétend au contraire qu’elle « vit dans les branches et dans les troncs du genévrier parfaitement sain, choisissant toujours les grosses tiges les plus vigoureuses ». Iei, il est hors de doute que la bête se développe dans des tissus ligneux vivants, mais pour qui connait la résistance extraordinaire des divers Juniperus, aussi bien aux trau- matismes qu'à l’action des Champignons parasites, il ne parait pas que ces attaques, d’ailleurs disséminées, nuisent réellement à la végéta- tion de l'arbre. \ Hylotrypes (CERAMBYCIDAE). H. bajulus L. — Cetté espèce, que le commerce dela charpente a répandue partout, au point qu’on la rencontre principalement à l’état domestique et presque exclusivement dans les bois résineux, vit à l’état sauvage au Babor, aux dépens de l’Abies numidica Lann. Des larves presque adultes, récoltées en juin dans un tronc mort, ont donné ’imago environ un an après. L’insecte sort et s’agite indifféremment au crépuseule ou en plein jour. » Rhopalopus (CERAMBYCIDAE). . R: insubricus Germ. — D'une branche encore vive, mais lan- guissante, d’Acer obtusatum Willd., coupée en mai dans la forêt d’Ait- Ouabane (Djurdiura) et rapportée à Alger, ilest sorti l’année suivante, à la fin de mai, une série de sept spécimens de ce superbe Longicorne, assez inattendu dans la faune du Nord de l'Afrique. Je l'ai recherché ensuite et facilement trouvé dans le massif des Mouzaïa, sur le même Érable, d’où une larve âgée, extraite le 10 avril et convenablement soignée, a donné l’imago le 18 mai. La période d'activité maxima de cette larve a lieu en juillet. Jour et nuit, l'animal, très robuste, poursuit son travail et rejette de la sciure par. de très petits trous pratiqués dans l'écorce. Le bruit de ses mandibules est perceptible, à travers un bocal fermé, à plusieurs mètres de distance. Sous l'écorce, réduite à l’épiderme, le bois se montre profondément entamé par des galeries sinueuses, à profil sur- baissé. La nymphose à lieu en plein aubier et la larve prend soin de boucher par un long tampon de sciure l'entrée de la loge où elle va se transformer. Pour s'échapper, l’imago pratique presque toujours une ouverture différente et sort, soit de nuit, soit, plus rarement, en plein jour. La larve du Rhopalopus insubricus est tres remarquable par la pré- sence, au 6° segment ventral, de deux gros mamelons conjugués, dont 220 P. DE PEYERIMHOFF. (128) l’analogue existe sur le 5°, sous l’apparence de deux aires lisses. Chez aucune autre larve de Cérambycide je n’ai rien observé de sembla- ble. Malheureusement, il m’a été impossible de me procurer le mé- moire d'ALtTuM (Der Ahornbockkäfer Callidium insubricum Germ., in Dankelm. Zeitschr., VI [1875], p. 129-134), où se trouvent décrits et figurés les premiers états de cette espèce. Mais ni PErRIS, ni XAMBEU ne font mention de cette particularité en parlant des larves de R. cla- vipes Fabr. et de R, femoratus L. Clytus 5s. lato (CERAMBYCIDAE). GC. (Plagionotus) arcuatus L. — Très commun, surtout en mon- tagne, en mai et principalement en juin, sur le bois mort des Quercus (Q. Ilex L., Q. Suber L., Q. Mirbecki Dur.). Sa larve préfère les troncs ou les grosses branches et accompagne souvent celle de Chrysobothris affinis heliophila Ab. On la trouve en automne sous l'écorce, ayant déjà presque toute sa taille. Elle pénètre avant l'hiver dans les pre- mière couches de l’aubier. D'une série de rondins de Q. Mirbecki choisis en novembre dans la forêt des Mouzaïa, vers 1.500 mètres, j'ai obtenu [à Alger], à la fin de mai, une abondante éclosion de linsecte. En Europe, ce Clytus se développe indifféremment dans les trois genres de Cupulifères Quercus, Castanea, Fagus. Chez les exemplaires algériens (var: Reichei J. Thoms.), la bande médiane jaune du pronotum est presque ininterrompue chez la Q. Quant à la deuxième fascie élytrale, elle est constamment fragmentée en deux taches de part et d'autre, comme dans la sous-variété inter- ruptus Muls. C. (id.) scalaris Brullé. — D’après M. le D' Cros, qui a bien voulu m'envoyer toute une série de ce Longicorne, sa larve vit, aux envi- rons de Mascara (Oran), dans les racines de Malva silvestris L. ef la sortie de l’adulte a lieu en mai. C. (s. str.) arietis L. var. ambigenus Chevr. — CE. L. BEDEL in Ann. Soc. ent. Fr., [1887], p. 202. — Affectionne surtout les Quercus. Dans la forêt des Mouzaïa, je le vois parcourir en juin les branches et les troncs morts de Q. Ilex L.etdeQ.MirbeckiDur.,en même temps que C. (Plagionotus) arcuatus L. ; mais je n’ai pas encore observé sa larve ni obtenu l’insecte d’éclosion. Il est d’ailleurs bien moins abondant que son congénère. C. (Xylotrechus) arvicola OI. — J'ai surpris en juin, dans un verger près de Palestro, un exemplaire de ce Clytus sortant d’une SN En ie dar tes ns cs md (129) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 221 souche de Cognassier (Cydonia vulgaris DC.) toute criblée de trous provenant d'attaques antérieures, Une souche de Sorbus torminalis Crantz, rapportée de la forêt d’Aït-Ouabane (Djurdjura), m'en a donné, également en juin, quatre spécimens. XAMBEU (Mœurs et Métam., 1 mém., pag. sp., p. 182, et 8° mém., pag. sp., p. 95), avait déjà noté la prédilection de cet insecte pour les arbres fruitiers. Signalé en Algérie dès 1846 par Lucas (Expl. se. Alg., Il, p. 492), le C. arvicola ne semble pas avoir été retrouvé depuis en Barbarie. C. (Clytanthus) glabromaculatus Goeze. — D'une branche d’Acer obtusatum Willd. décortiquée, rapportée de la forêt d’Aït-Oua- bane (Djurdjura) et dans laquelle, au cours de mai, une larve (dont rien auparavant ne faisait soupçonner la’ présence) avait pratiqué des ouvertures, bouchées ensuite par de la sciure très fine, est sorti le 26 juin un exemplaire de cet insecte. Il appartient à la race typique, jusqu'ici inconnue en Barbarie, caractérisée par un épais tomentum jaune couvrant l’ensemble du corps, sauf quatre taches dénudées sur les élvtres. L'année suivante, et presque jour pour jour, la même branche me donnait un autre spécimen, appartenant cette fois à la var. glaucus Fabr., Luc. (pilosus Forst.), que j'ai obtenue aussi, à la même époque, d’un morceau d’Acer obtusatum provenant de la forêt des Mouzaïa. Sous sa forme typique, il existe dans la ville d'Alger et l’on m'en a remis un exemplaire sorti d'un meuble qu’il avait endommagé. GC. (id.) sexguttatus Luc. — La larve de ce Longicorne se déve- loppe, non pas dans le bois, mais, à la manière de celle du C. scalaris Br., dans des plantes herbacées ou à souche à peine ligneuse. C’est ainsi que je l’ai trouvée en abondance, aussi bien dans la pineraie de Zaouia-des-Mouzaïa que dans la forêt de chênes-liège de Mouley-Yahia au pied du Djurdjura, à l’intérieur des tiges et des racines de l’Ebenus pinnata L , Légumineuse très fréquente dans les terrains marneux. Elle y cohabite avec celle de Sphenoptera laticollis OI. (ef. supra p. 198). L'éclosion de l’imago a lieu en juin. — Ce parasitisme qui, du fait de l’un ou de l’autre insecte, atteint presque chaque pied de la plante, ne semble pas contrarier directement sa végétation. Il entraîne seulement la production de nombreux rejets. C. (Anaglyptus) gibbosus Fabr. — Espèce montagnarde, qui se développe aux dépens de bois très variés. Dans la forêt d’Aït-Oua- bane (Djurdjura), je lai trouvée en juin, à tous ses états, dans des souches de Sorbus aria Crantz. Sur les crêtes du Haïzer, en août, j'en ai extrait des imagos immatures, encore confinés dans leurs loges 222 P. DE PEYERIMHOFF. (130) de nymphose, à l'intérieur d’un tronc de Crataequs laciniata Ucria, — et en octobre, je l'ai revu, bien coloré cette fois, dans le bois d'Ilex aquifolium L. Enfin je l'ai vu sortir, en avril, d’un Acer obtusa- tum Willd. mort que je faisais débiter dans la forêt des Mouzaia. En liberté, l'imago se rencontre dans le courant de juin; mais les observations qui précèdent montrent qu’il peut être formé longtemps avant et passer à cet état près d’un an avant de s'échapper. Les spécimens recueillis dans ces conditions appartiennent tous à la var. tmmaturus Pic (Feuille des JS Nat. XXIV, 1% nov. 1893, p. 15, et Matér. Longic., fasc. 2, 1898, p. 12), surtout caractérisée par la couleur brunâtre des téguments de lPélytre. Monochamus (CERAMBYCIDAE). M. galloprovincialis OI. — Accompagne le Pinus halepensis Mill. depuis les sables du littoral (Zéralda, Sidi-Ferruch) et les coteaux du Sahel (Baïnen près Alger) jusqu'aux montagnes du Tell (pineraie de Zaouiïa-des-Mouzaia) et aux forêts du Sud. A Aïn-Haouas près Djelfa, en mai, j'ai trouvé deux imagos parfaitement formés et colorés, encore emprisonnés dans leur loge de nymphose. Mais l’insecte n'apparait en liberté que vers la fin de l’été. Aussi bien à Baïnen qu’à Ain-Haouas, j'ai positivement constaté que l’évolution complète de l'animal s’ac- complissait en un an : des arbres vifs, que j'avais fait abattre, ont montré les trous de sortie dès l’année suivante. Perris (Ins. du Pin marit., p. 381) a déjà tait remarquer que cette espèce ne se développe jamais dans les souches, mais vit exclusive- ment dans les troncs ou les branches. Il a décrit, avec cette préci- sion élégante qui donne tant de charme à ses récits, le travail de la larve et l’aspect de ses dégâts, qui permettent de reconnaitre à coup sûr la présence de l’animal : les gros trous d’éclosion, parfaitement : o qe circulaires, fessemblent beaucoup à ceux des Sireæ, mais les érosions préliminaires, toujours apparentes au voisinage, et l'accumulation des fibres de bois, évitent la confusion Tous ces détails se vérifient ici. L'espèce est notée d'Algérie depuis longtemps (cf. Lucas, Expl. sc. de l'Algérie, IT, p. 497, — et GANGLBAUER, B.-T., VIII, 1884, p. 83). Le M. Parendeli Théry (Ann. Soc. ent. [1891], Bull., p. 23) parait se rap- porter aux spécimens où les bandes transversales de tomentum jaune (caractère d’ailleurs aussi variable que fugace) ont disparu presque complètement, et c’est avec raison que JAcoBson (Horae Soc. ent. ross.,_ [1909], p. 506) l’inscrit en synonyme du galloprovincialis: M. Mau- rice Pic a tenté (Matér. Longic., fasc. 8, part. 2, 1912) de l’ériger en (431) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 223 sous-espèce, sans parvenir à lui attribuer une caractéristique définie. Tout au plus, peut-on noter que les spécimens algériens ont presque toujours les antennes foncées et se rattachent ainsi à la var. pistor Germ. Pogonochaerus (CERAMBYCIDAE). P. cedri Peyerh., Bull. Soc. ent. Fr., [4916], p. 318. — Pour mé- moire. — Espèce spéciale au Cèdre et, jusqu’à présent, propre au massif du Djurdjura. Elle accompagne souvent le Semanotus russicus algiricus Pic et les procédés de sa larve sont analogues. Contrairement à ce que j'ai supposé (/. c., p. 319), l’éclosion normale ne se produit qu’à la fin de l'été et l’époque d'apparition de l’insecte, observé en captivité, va du 15 août au 20 septembre. P. hispidus L. (dentatus Geolfr.). — Espèce dont les conditions d'existence sont très variées, Comme on le sait. Au Haïzer (Djurdjura), elle est commune en automne sur les brindilles sèches du Houx (lex aquifolium L.) dans lesquelles se trouve la larve, laquelle est détruite, entre autres parasites, par l'Opilo barbarus Ab. L'imago est formé dès le mois d'août. P. Caroli icosiensis Peyerh., Bull. Soc. ent. Fr., [1918], p. 143. — Pour mémoire. — Assez commun à Alger même, dans les bran- ches de faible diamètre de Pinus halepensis Mill. L'imago est stricte- ment automnal et son éclosion, qui ne se produit pas avant le 10 sep- tembre, se prolonge jusque vers le 15 octobre. C’est sans doute à cette circonstance qu'il doit Œav oir échappé aussi longtemps à Pat- tention des chercheurs. P. Perroudi Muls. — Éclos le 1° août de branchettes de Pinus halepensis Mill. provenant d’Aïn-el-Gotia (pineraies de Dijelfa) — Plu- sieurs fois recueilli déjà, sur cette essence, dans le Nord de l'Afrique (cf. Ann. Soc. ent. Fr., [1895], Bull., p. 316). Belodera (CERAMBYCIDAE) B. Troberti Muls. — En septembre, quelques imagos de ce Longi- corne sont sortis de tiges de Laurier-rose (Nerium Oleander L.) cueil- lies dans le massif des Mouzaïa, au printemps. M. le D' Cros m'a dit l'avoir obtenu dans les mêmes conditions aux environs de Mascara. Au Laboratoire de la Station de Recherches forestières, des bran- chettes de Lentisque (Pistacia Lentiscus L.), recueillies à Alger, m'ont aussi donné cet insecte, que M. le D' Norman» à obtenu du même bois au Kef (Tunisie). 224 P. DE PEYERIMHOFF. (132) Mesosa (CERAMBYCIDAE) M. nebulosa Fabr. — Le 10 avril, dans la forêt des Mouzaïia, j'ai extrait d’une très grosse branche morte d’Iex aquifolium L. un exem- plaire parfaitement formé et coloré de cet insecte, et quelques jours après, à Alger, un autre individu est sorti de tronçons d’Alnus gluti- nosa Gärtn., rapportés de Yakouren l’automne précédent. — L'espèce vit d’ailleurs, en Europe, dans les bois feuillus les plus divers. Niphona (CERAMBYCIDAE) N. picticornis Muls. — Ce Longicorne est très commun en Algérie et varie son régime biologique plus encore que le précédent. Je lai élevé d’une branche de Térébinthe (Pistacia Terebinthus L.) vivante, coupée dans la forêt des Mouzaïa et d’où il est sorti à la fin d’août. A Alger, il vit aussi dans le bois de Lentisque (P. Lentiscus L.), où Lucas (Expl. sc. de l'Algérie, IT, p. 498) l'avait déjà observé et dans celui du Nerprun (Rhamnus Alaternus L.) et éclôt à la mème époque. M. le D' Tragur me l’a signalé comme nuisible au Figuier dans la région des Issers et m’a communiqué des rameaux, encore vifs, par- courus par des larves dont la transformation en imago ne s’est pro- duite qu’en octobre. M. A. Tnéry (Ann. Soc. ent. Fr. [1895], Bull. p. 327) l’a trouvé à St-Charles dans le bois du Laurus nobilis L. En France, N. picticornis attaque bien d’autres essences, le Pin même, parait-il. D’après XamBeu (Mœurs et Métam., 8° mém., Longi- cornes, pag. Sp., p. 170), l'adulte se montre dès mai et juin. Saperda (CERAMBYCIDAE) S. scalaris L. — M. Pic (Bull. Soc. ent. Fr., [1896], p. 337) dit avoir trouvé cette espèce à Yakouren, sur l’Aune. C’est effectivement dans le bois d’Alnus glutinosa Gartn. et à Yakouren également, que j'ai trouvé sa larve, dont, il est vrai, je n’ai pas réussi à obtenir l’é- closion. Au Haïzer (Djurdjura), sous l'écorce d'un Houx tombé au bord d’un torrent, j'ai observé une très nombreuse réunion de ces larves à divers âges de développement, et j'en ai obtenu deux imagos, en avril et mai. En Europe, l'espèce est parasite d’essences très variées, notamment des arbres fruitiers. Elle passe, en Italie (Entom. Agraria, 1916, p. 266), pour nuisible au Cerisier. D’après FALLOU, qui a suivi son développe- ment dans cette essence (Ann. Soc. ent. Fr. [1887], Bull., p. 17), la durée de son évolution serait de trois ans. | 4 É 4 0 < cd Lac lite _(433) - Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 229 Trois autres Saperda ont été signalés du Nord de l'Afrique : S. perforata Pall. (var. algerica Pic), trouvé par M. A. THÉRY (Ann. Soc. ent. Fr: [1881], Bull., p. 24) dans le bois de Populus alba var. nivea Wild. ; S.punctata L., que Lucas (Expl. sc. de FAlgérie, IT, p. 502) cite du lac Houbeira près La Calle, mention d’autant plus vraisemblable que H. Tonpu m'avait cédé un spécimen de cette espèce, éliqueté « La Calle » et présentant précisément la couleur « d'un bleu cobalt clair » dont à parlé Lucas, — que OLiIviER-DELAMARCHE l’a indiqué en 1881 (Bull. Acad. d’Hippone, n° 16,p. 17) de Bône, sous le nom de « Leptura tremulae? », — et que R. GRriLaT (teste L. BEDEL) l’a pris au même endroit sur l’Orme ; S.(Compsidea) populnea L., que Buquer (Ann. Soc. ent. Fr.[18401, p. 400) à cité d'Algérie (avec S. punctata) dès 4840 et que Lucas (2. c., [1856], Bull., p. 47, et Expl. sc. Alg., IT, p. 502) a observé dans l'Est algérien, sur des Populus semble-t-il. — M. L. Bepez m'informe que la collection Vaucher = R. Oberthür en renferme un couple provenant de Larache (Maroc occidental). Coniozonia (CERAMBYCIDAE) C. vittigera Fabr. — Assez commun dans le Tell, au pied de Scolymus hispanicus L., Chicoracée à feuilles et involucre épineux. La larve se développe dans la racine. La biologie de cet insecte est d’ail- leurs connue depuis longtemps. GC. Allardi Fairm. — Crètes du Djurdjura, en particulier à Ti- rourda, dès juin, sous les feuilles d'un Chardon acaule, le Cardun- cellus pinnatus D. C., précisément au moment où le Larinus castaneus Cap. (Kirschi Reitt.) butine sur les capitules. A Teniet-el-Had, M. L. BEDEL à observé l'animal dans les mêmes conditions, en mars et avril. Cryptocephalus (CHRYSOMELIDAE) GC. curvilinea O1. — M. DE BERGEVIN m'a rapporté des plaines salées de L’Arbal près La Senia (Oran) toute une série de cet insecte qu'il avait trouvé en grand nombre sur un Statice à larges feuilles (S. leptostachys Pom. très probablement). Colaspidema (CHRYSOMELIDAE) GC. atra O1. — En nombre, le 15 mars, à Zéralda près Alger, sur Vicia sativa L. et Medicago murex Wild. (sensu lato). — La présence Ann. Soc, ent. Fr., LXXXVIIT [1919]. 15 226 P. DE PEYERIMHOFF. (134) de cet ennemi des Légumineuses fourragères est à surveiller dans le Nord de l'Afrique. Chrysomela (CHRYSOMELIDAE) C. Banksi Fabr.— Cf. Ann. Soc. ent. Fr. [A19411, p.289 [7]. — Espèce dont le parasitisme sur les Labiées est établi par de nombreuses obser- valions. Je n’en ai pas moins vu à Marengo, au début de mai, une série d'individus en train de dévorer, par la tranche, les feuilles d’une . grande Carduacée, le Silybum marianum Gartn. C. americana L. — Commun dans les environs d'Alger, et même en pleine ville, sur les Rosmarinus oficinalis L. cultivés dans les jardins. L’adulte s’accouple en automne et la larve apparaît vers la fin d'octobre. Dans les pineraies de Djelfa, cette Chrysomèle se trouve en mai sur le Rosmarinus lavandulaceus de Noé. Ailleurs, là où le genre Rosmarinus n'existe pas, elle semble vivre sur les Lavandula, notam- ment L. stoechas L. [G. viridana Küst. var. aurocuprea Fairm.— C’est l’insecte des Baléares que j'ai cité par erreur (Ann. Soc. ent. Fr. [1915], p. 33 [47|) sous le nom de « menthasthri Suffr. var. resplendens Suffr. ». Je dois cette rectification à M. L. BEDEL.] à Phytodecta (CHRYSOMELIDAE) P. (Spartiophila) olivaceus Forst. — Aux environs d'Alger, on rencontre celte espèce, dès le début de mars, sur une Papilionacée arbustive à floraison précoce, le Sarothamnus arboreus DC. Melosoma (CHRYSOMELIDAE) M. populi L. — Cf. Ann. Soc. ent. Fr. [1914], p. 290 [81. — J'ai récolté abondamment les larves âgées de cet insecte à Aït-Ouahane (Djurdjura), en juin, sur les feuilles de Salix pedicellata Desi., et retrouvé l’imago en mai, au Babor, à côté de la maison forestière, sur le même Salix et aussi sur S. alba L. (!). Lyperus (CHRYSOMELIDAE) L. quercus Pic, Ann. Soc. ent. Fr. [1898], Bull., p. 130. — Décrit (1) ILest à noter qu'en Europe cette espèce attaque plutôt les Populus que les Salix. — Elle a été retrouvée au Maroc, dans le Haut-Atlas. — L. BEDEL. PPS + ds = Lu État he GT der ee fur, oo etn Mr is ». e # (4135) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 297 de Teniet-el-Had, où il a été rencontré « en battant des Chênes-Liège ». Je l’ai retrouvé en assez grand nombre à Tala-Kitan (Akfadou), au début de juillet, sur les jeunes feuilles de Quercus Afares Pom. Galeruca (CHRYSOMELIDAE) G. pomonae var. anthracina Weise. — Ci. Ann. Soc. ent. Fr. [ALMA], p. 290 [8]. — Dans la forêt d’Aï-Ouabane, la larve de cette Galéruque vit sur Cephalaria mauritanica Pom. aussi bien que sur Knautia arvensis Kock. L'une et l’autre plantes, souvent en mélange à cet endroit, appartiennent d’ailleurs à la famille des Dipsacées. Mantura (CHRYSOM. HALTICINI) M. nitens All. — Trouvé en petit nombre, vers la fin d'avril, dans la forêt de l’Alma près Alger, sur Rumex bucephalophorus L. Rapporté aussi de la forêt de Rhamna près Larache (Maroc), où je ne doute pas qu'il vive aux dépens du même Rumezx, lequel abonde dans cette région sableuse. Haltica (CHRYSOM. HALTICINI) H. ampelophaga Guér. — L'attention a déjà été attirée (Ann. Soc. ent. Fr. [1915], p. 40 [54]) sur les variations du régime de l’Altise de la Vigne qui, à l’état sauvage, peut effectuer son développement sur des Rosacées et des Onagrariées. Depuis, j'ai pu compléter les obser- vations déjà faites dans ce sens. C’est ainsi que le long des crêtes du Haïzer (Diurdijura), vers la fin d'août, jai récolté ‘l’insecte en grand nombre sur des Rosa sicula Tratt., dont il dévorait les feuilles. Obser- vation analogue à Aït-Ouabane (même massif), où il se trouvait accou- plé sur Rosa Pouzini Tratt. A Tala-Kitan, dans l’Akfadow, le long des torrents, il abondait le 9 juillet, à l’état de larve et d’imago, sur Cir- caea lutetiana L. (!); rapportées à Alger sur leur plante nourricière, quelques-unes de’ ces larves se sont nymphosées le 1% et ont donné l’imago le 20 et le 21. Ces constatations semblent mettre hors de doute l’indigénat de l’Haltica ampelophaga dans le Nord de l'Afrique. (1) PERkis, (Nouvelles Promenades entomologiques, in Ann. Soc. ent. Fr. 11876], p. 214) a trouvé et élevé les larves de l’H. lythri Aubé, également sur le Circaea ; maïs il s’agit d’une Altise dont le parasitisme sur les Ona- grariées seruble exclusif, jusqu’à présent du moins. 228 P. DE PEYERIMHOrF. | (136) Phyllotreta (CHRYSOM. HALTICINI) P. vittula Redt. — Marécages du Mazafran, au début de mars, sur Senebiera coronopus Poir., petite Crucifère des lieux humides. P. cruciferae Goeze (poeciloceras Com., Bed.). — Massif des Mouzaia, à moyenne altitude, en mars et avril, sur Brassica ampleæi- caulis Coss. P. nigripes Fabr. — La race typique de l'espèce est cantonnée, pour le Nord de l'Afrique, dans les grands massifs montagneux (Aurès et Djurdijura!). Je l'ai trouvée abondamment en juin, sur le sommet d’Azerou n’Tohor (Dijurdjura oriental), vivant aux dépens d’Isatis Djurdjurae Coss. Dur. Dans les montagnes de Bou-Mad près Cherchell, cet insecte est re- présenté par une race régulièrement aptère, que j'ai recueillie le 5 mai 1916 sur une Crucifère de grand port alors inédite, /beris Peyerimhoffii R. Maire (Bull. Soc. Hist. nat. Afr. du Nord, IX [1918], p. 174), loca- lisée le long de quelques ravins profonds de ce massif. Cette race, impennis m. (!), est d'autant plus intéressante que l’aptérisme, si Îré-_ quent chez la plupart des genres d’Halticini, est précisément excep- tionnel chez les Phyllotreta. Aphthona (CHRYSOM. HALTICINI) A. subovata All. — ALLARD n’a pas donné moins de trois deserip- tions de cette espèce (Ann. Soc. ent. Fr., [1859], Bull., p. 101, — Ibid., [A8601, p. 407, — L’Abeille, II [1866], p. 236), énumérant, à chaque fois, des caractères de plus en plus détaillés. La forme du corps est « très étroite, allongée et aplatie ». La couleur est « très noire, brillante ; la bouche, les antennes et les pattes sont d’un testacé ferru- gineux, sauf les fémurs qui sont couleur de poix dans leur milieu ». Le pronotum « criblé de petits points fins, mais très distincts et très serrés », « s’avance en recouvrant la tête presque jusqu'aux yeux ». « Les plaques frontales sont indistinctes, mais séparées [sic] du front par deux traits obliques profonds ». « Les élytres sônt très allongées, parallèles sur les côtés et couvertes de points confus et serrés un peu plus forts que ceux du pronotum ». Long. 4,5 mm. L’'insecte que je crois pouvoir inscrire sous ce nom d’Aphthona sub- ovata All. correspond parfaitement au signalement qui précède, saul (1) Phyllotreta nigripes impennis, n. subsp. — Proles barbara, alis atrophis, in montibus prope Caesariam Mauretaniae, foliis Iberidum viclilans, mense maio lecta. - LAON LEE ET EE (137) Coleoptères phytophages du Nord Africain. : 229 que le corps ne me semble pas aussi aplati que l'indique ALLARD, mais on sait que cet aspect varie beaucoup suivant le degré de maturité, de conservation et de préparation des spécimens. Il ne ressemble effec- tivement à aucun autre Aphthona, tant par sa forme en ellipse très allongée, à peine rétrécie en avant, que par son pronotum aussi large que la base des élytres, surplombant la tête inclinée, par les profondes rainures obliques qui limitent le front en avant, et surtout les carac- tères sexuels : chez le «, les trois paires de pattes sont épaissies, même aux tibias, et les deux premiers articles des tarses sont élargis en palettes; le dernier segment ventral, marqué au milieu d’un léger sillon, est déprimé à son sommet et s'enfonce dans une échancrure semicirculaire du pygidium. J'ai trouvé cet Aphthona, — qui ne semble pas avoir été revu depuis ALLARD —, à Zaouia-des-Mouzaïa, le long de la voie ferrée, sur Erodium malacoides L'Hér., à la fin d'avril, saison où le Limobius borealis fréquen- te aussi cette plante. Plusieurs spécimens étaient encore immatures. Les Aphthona jusqu'ici connus comme parasites des Géraniacées appartiennent à un tout autre groupe, caractérisé par la forme élargie et déprimée, où la coloration jaune domine. \ A. depressa All. (ci. Ann. Soc. ent. Fr. [A9], p.-29% [121, et [1915], p. 40 [54])7— Je dois re- venir une fois de plus sur cette espèce, pour faire savoir, — d’abord qu’elle s'étend vers le sud, sous sa forme typique, jusqu’à Ain-el-Gotia (mas- sif des Senalbas de Dijelfa), vers 1.750 m. d’altitu- de, où elle fréquente en avril, comme dans le Tell, lEuphorbia Helioscopia L., —- et surtout qu’elle est représentée à Sgag (Aurès), vers 1.650 m., par une race de grande taille, d’un bleu d'acier, à pattes encore plus foncées que chez - A. Poupillieri AIL; cette sous-espèce, PHELOSE Fig. < Pas VA m. (!), est abondante au premier printemps (avril) phthona depressa sur Euphorbia luteolu Coss.; elle a été également All. et des formes af- fines (Poupillieri AIL., trouvée par M. P. SABY aux environs mêmes de operosa Peyerh., Djelfa, sans doute aussi sur cette Euphorbe, qui etc.). y est très commune. (1) Aphthona depressa operosa, n.subsp. — Proles major (1,8-2,5 mm.), colore caeruleo, pedibus anticis quaternis infuscatis, alis' atrophis, ad montes australes Africae Minoris Euphorbia luleola victitans. 230 P. DE PEYERIMHOFF. Malgré l’atrophie des ailes et les caractères masculins externes, A. depressa AI. reste bien voisin d'A. Poupillieri AI. et il est possible qu’on soit amené à le réduire au rang de sous-espèce. Le pénis (Fig. 3) est identique de part et d'autre. Le synopsis suivant (!) met au point les relations-morphologiques et biologiques de ces deux Altises : À. Insecte ailé, assez convexe, à calus huméral saillant; d’un bleu d'acier à pattes foncées, sauf les genoux, le sommet des tibias et les tarses. Dernier segment ventral du c lé- serement déprimé vers la base, sans trace de sillon. — Marécages littoraux, sur Euphorbia pilosa et E. pubescens. PR SE en RER On Tiers ë DRE .. À, Poupillieri All. — Insecie subdéprimé, à calus huméral peu sensible, à ailes plus ou moins atrophiées. Dernier segment ventral du orné à la base d’une fovéole d’où part un sillon longitu- DA EN MN ne LEE MATE RER D 2e RSS 2. Taille de 1,6 à 2,2 mm. Les quatre pattes antérieures en majeure partie claires. Insecte noir (depressa s. str.) ou bleuâtre (var. diminuta Ab.). — Champs et friches, sur divers Euphorbia......: Se RS A. depressa All. -— Taille de 4,8 à 2,5 mm. Pattes entièrement foncées. Insecte d’un bleu d'acier. — Hauts-Plateaux, sur Euphorbia lu HAUT ER RO EM EE ... À. depressa operosa Pevyerh. LS) Mhyamis (CHRYSOM. HALTICINI). T. corinthia Reiche. — Aïn-el-Gotia (à 50 kilom. au S. 0. de Dielfa), vers 1.750 m., en avril, sur Cynoglossum cheirifolium L., en compagnie de T. echii Koch. 5 Espèce nouvelle pour le Nord de l'Afrique, que j'ai déterminée d’a- près un spécimen de Grèce, reçu de M. Fr. HEIKERTINGER. T. anacardia All. — Cf. Ann. Soc. ent. Fr. [A9], p 296 [14], et [195], p. 43 [57]. — Cette espèce, que j'ai revue sur un grand (1) I serait intéressant de pouvoir y comprendre, s’il y a lieu : 1° 4. bis- krensis Pic, in L'Échange, XXVI [(910}, p. 26, « nouveauté » qui, d’après l'auteur, « peut se placer auprès de Poupilliert AI. dont elle se distinguera, à première vue, par la coloration moins foncée des membres et la taille moindre ». — 2° 4. depressa ouarsenisensis Pic (L. c.), qui semble viser un A. depressa s. str. à membres foncés. — Mais je ne connais ces insectes que par les descriptions de M. Maurice Prc. CR un hé © nt, 7 dé dettes ct bat X Ë 4 4 4 (439) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 234 nombre de Labiées, peut exceptionnellement se montrer, à l’état par- fait, sur des plantes bien différentes. C’est ainsi qu’à Zaouïia-des-Mou- zaïa, au début d'avril, je l'ai observée en abondance sur Plantago lanceolata L. et P. serraria L., dont elle dévorait les feuilles. T. lurida mauritanica Peyerh., Bull. Soc. ent. Fr. [1915], p. 221. — Pour mémoire. — Découvert dans la forêt d’Aît-Ouabane (Djur- djura), en juin, sur Cephalaria mauritanica Pom., Dipsacée dont l'in- secte se nourrit. T. stragulata punica Peyerh. (cf. Ann. Soc. ent. Fr. [15], p. 45 [59]). — Cette race aptère se retrouve à Sgag, dans lAurès, vers 4.750 m. d'altitude, où elle est abdondante en avril sur Ofhon- nopsis cheirifolia S. et Sp. Dans ces régions élevées et froides, la couleur noire, chez la majorité des individus, atteint le bord latéral de l'élytre un peu en arrière du milieu et la couleur jaune, ainsi par- tagée en deux taches, passe au brunâtre; les fémurs des trois paires sont foncés et les tibias eux-mêmes sont parfois enfumés. Si je n'avais observé ces insectes sur le vif, j'aurais certainement supposé qu'il s'agissait d'individus altérés par la fermentation. En réalité, on se trouve en présence d’une aberration par mélanisme que j’appellerai - saturata (1). Dibolia (CHrysoM. HALTICINI). N D. Vaulogeri Pic, L'Échange, XXV [1909], p. 146. — Décrit de Tabia et de Chanzy (VAULOGER leg.) et voisin, non pas de D. Pelleti AIL., avec lequel il n’a que des rapports superficiels, mais de D. rugu- losa Redt., dont la carène nasale est pareillement large et aplatie. — Deux ans de suite, en anars et avril, j'ai rencontré régulièrement à Sgag (Aurès), vers 1.750 m., cette espèce sur les jeunes feuilles de Centaurea acaulis Desi., où elle pratique des excoriations en plein parenchyme. Le.parasitisme d’un Dibolia sur une Composée serait un fait biolo- gique inattendu peut-être, mais nullement paradoxal, si lon songe que, d’après des observations maintes fois vérifiées, les espèces de ce genre dont on a pu établir les mœurs sont attachées les unes aux Labiées, les autres aux Ombellifères (Eryngium), c’est-à-dire à deux: familles botaniques complètement différentes. (1) Thyamis stragulata punica, var. saturata; n. var. — Femoribus trinis brunneis, tibiis eliam saepius infuscatis, coleopteris maculis (hu- meris el apice) sordide flavis tantum ornatis. — Ad montem Aurasium cum speciminibus rite coloratis. 232 P. DE PEYERIMHOFr. Argopus (CHRYSOM. HALTICINI). A. brevis All — J'ai trouvé en juin, dans la forêt des Mouzaïa, sur Clematis cirrhosa L., un spécimen de cet insecte; l'automne pré- cédent, au pied de la même plante, j'avais recueilli une très grosse larve d’Altise, présentant presque tous les caractères de celles de Sphaerodermu, et que je crois pouvoir attribuer à cette espèce. Dès 1858, Heecer et après lui FRAUENFELD (4864) ont montré que la larve d’une autre espèce de ce genre, l’Argopus Ahrensi Germ., vi- vait en mineuse dans les feuilles des Clematis et se nymphosait ensuite en terre. Cassida (CRYSOMELIDAE). C. rubiginosa Müll. — Trouvé près de Marengo, en mai, sur Silybum marianum Gärtn. — Cette espèce ne paraît pas avoir été citée du Nord de lAfrique. C. corrosa Desbr. — Propre aux Carduacées. Jen ai pourtant recueilli trois individus en avril, à Sgag (Aurès), sur les jeunes feuilles de Centaurea acaulis Desf. È Bruchidius (LARIDAE). B. cinerascens Gyllh. (eryngii Ch. Bris.). — J. pu VAL signale dès 1852 (Ann. Soc. ent. Fr. [1852], p. 730, et [1854], Bull., p. 38) la présence de cet insecte sur les fleurs d'Eryngium maritimum. En 1873, (L c., [1873], p. 87), Perris relate sa capture sur les fleurs d’Eryn- gium campestre et ajoute : « un mois plus tard, je trouverais dans, les fruits sa larve qui y subit toutes ses métamorphoses ». Pour ma part, j'ai positivement observé, à Zaouia-des-Mouzaïa, la larve de cette Bruche, non pas dans les fruits, mais dans la moelle des tiges sèches d'Erynqium triquetrum Desf., d'où l'insecte parfait s’est échappé vers le milieu de mai. On peut se demander si la phrase con- ditionnelle de PEerris n’exprimait pas une simple présomption plutôt qu’une certitude expérimentale. Cercomorphus (ANTHRIBIDAE). C. bicolor Ab. — Un seul exemplaire trouvé dans le massif de Bou- Mad près Cherchell, à la fin de juin, sur les rameaux fleuris de Genista nmumidiea subsp. sarotes Pom. — Décrit de Tunisie et retrouvé en divers points de l'Algérie. Sous les noms d’obscurior et d'abdomi- (44) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 233 nalis, M. Pic (Bull. Soc. ent. Fr. [1896], p. 30) en a signalé sommai- rement deux « variétés ». Il est d’ailleurs probable que cet insecte n'est pas spécifiquement distinet de C. Duvali Perr: — Dans son ensemble, l'espèce a toujours été observée sur les fleurs des Génistées. GC. sterilis m. (!). — Découvert en abondance à Aïn-Oussera (entre Boghari et Guelt-es-Stel), à la fin de mai, au pied et sur les fleurs de Frankenia thymifolia Desf., petite plante frutescente à aspect de Labiée, très commune dans tout le Sud. Je n’ai pas vu trace de Génis- tées tout à l’entour du point où j'ai recueilli l’insecte, lequel est d’ailleurs aptère ou n’a tout au plus que des moignons d'ailes membraneuses. Tropideres (ANTHRIBIDAE). T. curtirostris Rey. — Un seul exemplaire obtenu d’éclosion, le 3 août 1917, de branchettes de Pinus halepensis Mill., provenant d'Alger. Je lai identifié à un individu autrefois recueilli à Gênes par mon ami À. Dopero, dans du bois mort de Pommier. ScHizsky (Küst., Kä£., XLIV (1907), 84), qui a vu des spécimens italiens de la même récolte, donne l'aire de répartition de l’espèce, largement étendue. Je ne crois pas que l’on ait signalé aucun Tropideres paléarctique comme vivant à l’état larvaire dans un bois résineux. Choragus (ANTHRIBIDAE). C. Sheppardi Kirby. — Deux ans de suite, j'ai vu sortir cet insecte en abondance de branches d’'Ilex aquifolium L., depuis long- (1) Gercomorphus sterilis, n. sp. — Long. 0,8-1,5 mm. — Pallide rufus, oculis nigris, antennarum clava, coleopteris, abdomine fere ex toto infuscalis, Subopacus, pube sericea argentex densissime vestilus. Caput fere longius quam latius, thoracis latitudine, oculis prominulis. Pronotum aeque longum ac latum aut vix transversum, lateribus aequa- liter rotundatum, sublilissime punclillatum. Coleoptera breviter ovata, dense punclulata, pronoto latiora, sesquilongiora quam latiora, a basi usque ad trientem posticum ampliata, apice altenuata, humeris haud callosis, alis atrophis. — Signa maris : caput majus, ullimum ventrale segmentum triangulariter profunde fissum. Hab. regionem desertorum Africae Minoris, Frankenia thymifolia ut videtur victitans. Très distinct de C. Duvali Perr. et de son vicariant algérien C. bicolor Ab. par les yeux plus petits et plus saillants, l'avant-corps plus étroit, les élytres rétrécis à la base et au sommet, arrondis sur les côtés, dépourvus de calus huméral, l'atrophie des ailes membraneuses, la ponctuation et la pubescence beaucoup plus fines. x FA 234 P. DE PEYERIMHOFF. “ (142) temps mortes et attaquées par des Sphériacées, récoltées dans les cédraies du Haïzer (Diurdjura) et dans les chênes-verts des Mouzaïa. L’éclosion s’est faite en mai. C. Grenieri Ch. Bris. — Recueilli à Tala-Kitan (Akfadou), au début de juillet, sur un tronc mort et noirci de Quercus Afares Pom. Polyarosus (!) (CURCULIONIDAE). P. (Chaerodrys) setifrons Duv. — Boucharen, au sud de Larache (Maroc), au début de mai, assez abondant sur les feuilles de Quercus Suber L. P. (Metallites) mollicomus m. (?). — Tala-Kitan (Akfadou), au début de juillet, en petit nombre sur les feuilles de Quercus Afares Pom. P. (id.) anchoralifer Chev. — Commun partout sur les feuilles des Quercus, et surtout de Q. Ilex L. (1) La biologie des Polydrosus est encore obscure. R. KLEINE, qui a tenté de résumer (Die Lariiden u. Rhynchophoren u. ihre Nabrungspflanzen, in Entom. Blätter, VI [1910], sep., p. 27) le peu que l’on savait à cet égard, pré- tend (4. c., p. 26) que la larve du P. (Eustolus) cervinus L. vit dans un « rouleau de feuilles » sur les pousses terminales du Bouleau et des Chènes; mais cette assertion n’est accompagnée d'aucune référence et doit être le résultat d’une confusion avec tout autre chose qu'une larve de Coléoptère. — La larve du P. émpressifrons Gyllh. a été décrite depuis par W. D. Pierce in Journ. econ. Ent. [Concord]|, IX [1916], p. 421, fig. 28. (2) Polydrusus (Metallites) mollicomus, n. sp. — Long. 3-3,8 mm. — Elongatus, parum convexzus, nilidulus, fuscus, coleopteris brunneis, rostro apice, antennis pedibusque rufescentibus, tomento adpresso albato ad lalera congesto pilisque suberectis vestitus. Caput breve, fronte vix foveolala, rostro subreclo, longitudine breviore, subtiliter canaliculato, oculis prominulis. Antennarum funiculus articulis 3-7 obconicis, gradatim majoribus. Pronotum aeque longum ac latum, lateribus vix curvatum, apice anguslius, laxius punclatum} inlerstiliis laevibus, linea media laevigata. Scutellum dense pilosum. Coleoptera pronoto latiora, humeris callosis, usque ad apicem profunde striatopunctata, interstiliis subcon- vexis, pilis erectis longioribus apice praecipue hirta. Femora subtiliter dentata. Tibiae planalae, extus carinatae, intus curvatae. Hab. adfmontes Africae Minoris in quercetis. Extrémement voisin de P. scutellaris Chevr., d'Italie, dont mon ami A. Donero a bien voulu m'envoyer une série de spécimens. En diffère par sa petite taille, son rostre plus court, la ponctuation plus fine sur le pronotum, plus forte, au contraire, dans les stries des élytres. (443) - Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 239 P. (Eustolomorphus) phoenicius Fairm. — A Aïn-Houas près Djelfa, se prend, au début de mai, indifféremment sur Juniperus phoe- nicea L. et sur J. Oxycedrus L. : Scythropus (CURCULIONIDAE). S. cedri Chevr. — Accompagne régulièrement le Cèdre (Atlas de Blida, Ouarsenis, Teniet-el-Had, Djurdjura, Babor) et se prend sur ses feuilles de juin à juillet. S. pineti Fairm. — Commun en mai, dans les forêts de Dijelfa, sur Pinus halepensis Mill. Paraît manquer sur le littoral et dans la région du Sahel. S. Desbrochersi Fairm. — Guelt-es-Stel, en mai, sur Juniperus phoenicea L. S. Raffrayi Desbr. — Recueilli en très petit nombre, sur la face sud du massif des Mouzaïa, vers 4.000 m. d'altitude, à la fin de juin, sur Juniperus Oxycedrus L. N’était connu jusqu'ici que d’une série de localités beaucoup plus méridionales. Brachyderes (CURCULIONIDAE). B. albicans Desbr., Le Frelon, V, p. 36. — Décrit de Dielfa et retrouvé par VAULOGER dans la même région, à Charef (cf. FLACH, in Wien. ent. Zeit. [1907], p. 47), sur Pinus halepensis Mill. C’est bien, en effet, sur le feuillage de ce Pin que je l'ai pris moi-même, en mai, à Aïn-Haouas et à Aïn-el-Gotia (massif des Senalbas de Dijelfa). B. pubescens Boh. (aquilus Chevr.). — Très commun partout et à toute altitude sur le genre Quercus. Hiverne au pied de larbre ou sous son écorce. Sitona (CURCULIONIDAE). S. gressorius Fabr. — Cf. Ann. Soc. ent. Fr. [1915], p. 51 [651. — Commun en montagne sur Cytisus triflorus L'Hér. et Genista tricus- pidata Des. S. intermedius Küst. — Massif des Mouzaïa, en juin, sur Genista tricuspidata Desi., avec le précédent. S. Formaneki Reitt. — Cf. !. c. — Littoral d'Alger, en mai, dans les touffes d'Ononis varieqgata L.; Guelt-es-Stel, en mai également, sur Retama Retam Webb. 230 - . P. DE PEYERIMHOFF. : (144) S. albovittatus Chevr. — Massif des Mouzaïa, en juin, sur Cytisus triflorus L'Hér. et Genista tricuspidata Desf.; crêtes du Djurdjura, en juillet, sur Acanthyllis numidica Pom. Cleonus $. lato (CURCULIONIDAE). GC. (Leucomigus) candidatus Pall. var. albotessellatus Fairm. (Lucasi Chevr.). — Ce beau Cleonus a été observé par M. DE BÉRGEVIN, près de Batna, régulièrement sur les touffes d’Artemisia campestris L. et l’on peut présumer qu'il se développe aux dépens des racines de cette Composée. GC. (Liocleonus) clathratus O1. — M. G. SEURAT (cf. Bull. Soc. Hist. nat. Afr. du Nord, IX, 1918, p. 158) a trouvé cette espèce en avril, à Mezrane (entre Guelt-es-Stel et Dijelfa), dans d'énormes galles qui s'étaient développées, sous l’action de la larve, à la base de jeunes tiges de Tamarix gallica L. En. Algérie, la biologie de cet insecte est donc exactement la même qu’en Égypte (ef. R. Bogam, in Bull. Soc. ent. d'Égypte, I, p. 68, fig. 6). Larinus (CURCULIONIDAE). L. (Cryphopus) ferrugatus Gyllh. — Vit, aux environs d’Alger, sur les fleurs jaune soufre d’une belle Centaurée à involucre épineux, Centaurea (Calcitrapa) nicaeensis AI. Phytonomus (CURCULIONIDAE). P. (s. str.) nigrirostris Fabr. var. ononidis Chevr. — Assez commun en mai, le long du liltoral d'Alger, sous les touffes d’Ononis variegata L., Légumineuse sabulicole du bord de la mer. Les spé- cimens de cette région sont presque toujours d’un jaune pâle, rarement teinté de vert clair. P. (Limobius) borealis Payk. — Commun à Zaouia-des-Mouzaïa, dans la première quinzaine d'avril, sur Erodium malacoides L’'Hér. en temps de floraison. C’est aussi l’époque de l’accouplement de linsecte. Pissodes (CURCULIONIDAE). P. piceae Ill. — Découverte en Algérie par VAULOGER (cf. Bull. Soc. ent. Fr. [1905], p. 290), cette espèce est l’une des « reliques » les plus remarquables du Babor, où elle se trouve exclusivement sur l’Abies numidica Lann. Je l'ai recueillie à peu près à chacune de mes explorations. APE PP ARE VS ENTRER AT Pat tanins dc | À (145) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 237 Pachytychius (CURCULIONIDAE). P. discithorax Desbr. — Sommet d’Azerou n'Tohor (Djurdjiura), vers 1.800 m., au début de juin, en nombre sur les fleurs d’Helian- themum vulgare var. croceum Pers. Mes spécimens ont été comparés à des co-types par M. L. BEDEL. Dans la mesure où leur biologie est connue, on sait que les Pachy- tychius se distribuent en deux séries d'espèces, les unes se développant dans des gousses de Légumineuses, les autres attachées aux Cisti- nées. Dorytomus (CURCULIONIDAE). D. longimanus var. meridionalis Desbr. — Commun dans la Mitidja, dès la fin de l'hiver (février), soit sur les chatons, soit sous l'écorce de Populus alba var. nivea Willd. D. affinis Payk. — Marécages d'Oum-el-Hallouf près Coléa, en mars, sur les fleurs du même Peuplier, en compagnie d’Elleschus sca- - nicus Payk. (cf. Ann. Soc. ent. Fr. [1915], p. 54 [681). Chaerorrhinus (CURCULIONIDAE). C. squalidus Fairm. — Redécrit d'Alger (et de Béziers) par Che- vrolat, sous le nom de brevirostris et assez répandu dans le Nord de l'Afrique. M. M. Rorrou l’a pris à Tlemcen dans du bois mort de Ficus carica L. Je lai trouvé aux Mouzaïa dans la même essence et aussi dans le bois mort d'Ulmus campestris L. Mesites (CURCULIONIDAE). M. cunipes Boh. — Déjà cité de Tlemcen (Ann. Soc. ent. Fr., [1885], Bull., p. 176) par L. BEDEL, qui a trouvé l’insecte « dans du bois de saule ou de peuplier ». Je l'ai recueilli dans les marécages d’Oum-el-Hallouf près Coléa sous l'écorce de Salix alba L. et, aux bords mêmes du Mazafran, sous celle de Populus alba var. nivea Wild. Rhyncolus 5. lato (CURCULIONIDAE). R. (Eremotes) elongatus Gyllh. (planirostris Panz. sec. Bedel). — Pour mémoire (cf. Bull. Soc. ent. Fr., [1917], p. 331). — Espèce réfu- giée au Babor sur l’Abies numidica Lann. Je l'ai prise sur place et obtenue ensuite chez moi, au début de lété, en humectant du bois mort de ce Sapin. 238 P. DE PEYERIMHOFF. | (446) [En juillet 4913, je l’avais trouvée également, dans la Serraña de Ronda (Andalousie), sur l’Abies pinsapo]. R. (id.) punctatulus Boh. — Déjà cité d'Algérie par DESBROCHERS (Le Frelon, H, p. 79). M. M. Rorrou m’en a communiqué un spécimen recueilli à Tlemcen dans du bois mort de Ficus carica L. R. (id.) reflexus Boh. — Pris à l’'Edough par L. BepeL (Fn. Seine, Rhynchophora, p. 356) dans l’aubier de Quercus Suber L. Je lai trouvé sur le pic des Mouzaïa dans des débris pourris de Q. Mirbecki Dur. R. (Brachytemnus) porcatus Germ. — Espèce vulgaire, qui fourmille parfois sous les écoreces, dans le bois pourri et surtout les vieilles souches de Pinus halepensis Mill., depuis les dunes littorales jusqu’à l'Atlas. Attaque aussi le Cèdre, notamment au Haïzer (Djur- djura), — où j'ai observé un tronc vermoulu dans l’aubier duquel l’insecte s'était développé par milliers et où ses débris pullulaient, — et même, au Babor, l'Abies numidica Lann. [Également trouvé dans la Serraña de Ronda (Andalousie), sur l’'Abies pinsapo, en compagnie du À. elongatus cité plus haut.] R. (id.) submuricatus Schônh. — Marécages du Mazairan près Coléa, en janvier, abondant dans les branches mortes de Fraæinus oæyphylla Marsch. Éclos en août de bois mort de Salix alba L. de même provenance. Obtenu aussi, à la même époque, de fragments pourris d’Alnus glutinosa Gartn. rapportés de Yakouren. R. (s. str.) gracilis Rosenh. — Forêt de Rhamna, au sud de Lara- che (Maroc), commun dans le bois pourri de Quercus Suber L. Aussi à L’Alma près Alger, sur la même essence M. M. RorRou l’a trouvé à Tlemcen dans du bois pourri de Juglans et d'Ulmus. Je l’ai recueilli aux bords du Mazairan sous des écorces de Populus alba var. nivea Willd. Acalles (CURCULIONIDAE). À. barbarus Luc. var. mauritanicus Solari. — Cf. Jean L. Licx- TENSTEINN in Bull. Soc. ent. Fr. [1918], p. 255. — Cette belle espèce se rencontre sous les pierres, par individus isolés, tout le long des crêtes du Djurdjura. Pour la recueillir en nombre, il faut visiter, de juin à août, les tiges mortes ou blessées d’une grande Légumineuse très commune dans ces hautes régions, l’Acanthyllis numidica Pom. Les Acalles se tiennent le long du bois, protégés d’ailleurs par un homochroïsme prononcé. En cassant ces tiges, on les trouve, surtout au voisinage des tissus sains, toutes pleines de larves. Conservées en bocal, elles à tant (5 Did à vShQ LE Sie LL ee 21 , DAT ENT EX >C LA = 5 AR ; (147) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 239 donnent, à partir de la fin de mai et surtout en juin, des éclosions nombreuses. Ceuthorrhynchus 5. lat0 (CURCULIONIDAE). C. (Mononychus) superciliaris Bohem. — Abondant en mai, dans les lieux marécageux de la Mitidja (région du Mazafran), sur Iris foetidissima L. en fleurs, plante sur laquelle vit, en Angleterre et dans l'Hérault (cf. J.-L. LicHTENSTEIN in Bull. Soc. ent. Fr., [1918], p. 9%), le vicariant européen de cette espèce, M. punctum-album Herbst. Dans le Sahel, notamment au « Bois de Boulogne » près Alger, j'ai trouvé à la fin de juin, dans les graines de la capsule de cet Jris, qu’elles évident successivement, des larves âgées qui m'ont donné l’imago vers la mi-juillet. Peut-être l’insecte a-t-il deux générations par an. C. (Ectamnogaster) caviventris Schultze. — Mitidja et basse montagne (Zaouia-des-Mouzaïa), de février à juin, sur Galactites tomen- tosa Moench. Toujours en petit nombre. C. (Oxyonyx) cinctus Chevr. — Cf. Ann. Soc. ent. Fr. [L9T21, p. 304 [22]. — Se retrouve dans les forêts de résineux de la région des Chotts, où je l’ai recueilli à Guelt-es-Stel, en mai, sur la race désertique de l’'Ephedra fragilis (E. Cossonii Stapi.). Cette espèce a pour synonyme 0. japhoensis Schultze, de Palestine et d’Ain-Sefra, dont l’un des types à été identifié par K. DANIEL à mes spécimens de Zéralda. O0. fallaciosus Desbr., décrit de Tanger et repris par J. Breir (ci. Verh. k. k. zool. bot. Ges. Wien, [1909], p. 91) dans le pare de Mira- mar (Majorque), n’en diffère que par les tibias intermédiaires dépourvus d’éperon chez le G'. Mais les autres caractères (forme moins allongée du pronotum et des élytres, présence de lobes oculaires, rostre plus court), par lesquels SCHULTZE à tenté d’en différencier son japhoensis, sont bien illusoires. M. L. BepeL et moi l'avons constaté à loisir sur une petite série de fallaciosus de Tanger, et je l'ai encore vérifié sur les spécimens majorquins que je tiens de J. Breir. — Il s’agit donc, tout au plus, d’une race ou d’une variété du cinctus. C. (id.) Tournieri Tourn. — Recueilli en janvier, au cap Chenoua près Cherchell, sur Ephedra altissima Desf., — et en avril, au Djebel Ougtaïa (Senalbas de Djelfa), sur E. nebrodensis Tén., en compagnie du suivant. C. (id.) massageta Kirsch. — Découvert le 25 avril 1918 au 240 P. DE PEYERIMHOFF. Djebel Ougtaia de Dijella, vers 1.800 m. d'altitude, sur Ephedra nebro- densis Tén. Jai sous les yeux un individu authentique de cette espèce, prove- nant de Tiflis (Caucase) et prêté par M. L. Beper ; il m’est impossible de trouver un seul caractère permettant d’en séparer les spécimens algériens. D'ailleurs l'O. massageta, dont les 3 tibias sont serrulés, les antérieurs sur les deux tiers apicaux, les deux autres sur près de la moitié de leur tranche externe, ne semble avoir d’affinités avec aucun de ses congénères actuellement décrits. G. (id.) Caïlloli m. (!). — Découvert en décembre 1917, à Bouira- Sahary (entre Ain-Oussera et Djelfa), sur un très gros Ephedra fra- (1) Oxyonyx Gaïlloli, n. sp. — Long. 2,3 mm. — Breviler ovalus, brunneus, rostro el pedibus dilutis, squamis rotundalis albidis et fuscis micantibus imbricatis, rostro excepto, maculatlim veslilus. Caput brun- neo squamulatum, vertice maculisque supraorbilalibus albidis. Oculi parum prominentes. Rostrum sat crassum, paullo curvatum, pronoto aequilongum, nudum, a basi ultra medium tricarinatum et punctato- striatum. Antennae graciles, funiculo 7-arliculato, art. 2° quam primo sesqui breviore, celeris minoribus, ultimis trinis clavam praecedentibus vix longioribus quam latioribus. Pronotum latius quam longius fere duplo, antice subilo atienuatum, postice parallelum, canaliculatum, ad medium utrinque dorso umbonatum, apice reflexum, summo emarginatum, late- ribus obtusum, albo squamulatum, vitta media brunnea a basi ad apicem notatum. Coleoptera pronoto valde latiora, dorso subconvexa, apice abrupte declivia, valide callosa, albo squamulatla, fascia transversa sub- nuda mediana maculisque aliquis anticis brunneis notata, regione cir- cascutellari confuse fuscata, callis ipsis brunneis. Corpus subtus partim albo, partim brunneo squamulatum. Pedes incrassati, femoribus mulicis, tibiis trinis in utroque sexu uncinulo apice armatis, ungulis simplicibus. — Signa maris : pronolum margine antico magis reflexo, plane bifido. ultimum ventrale segmentum subtus bicallosum. Patria : regio montana australis Africae Minoris, Ephedra fragili Cossonii victitans. Dédié à M. H. CaïLLoz, qui a bien voulu comparer cet insecte au {ype uni- que de l'O. crassipes Schultze, actuellement conservé dans la collection Abeille de Perrin. Il en diffère, d’après les constatations de notre collègue, par le pronotum plus dilaté au premier tiers antérieur, à tache foncée plus étendue transversalement, par la zone basilaire blanche des élytres semée de macules brunes au lieu d’être concolore et par le calus antéapical plus sail- lant. — D'ailleurs l'Oxyonyx crassipes, que Scuurrze décrit d’ « Algérie », provient en réalité de Palestine, comme le prouve l'étiquette « Jar. » |Jaffa] portée par le type. M. Pic a décrit (L'Échange, [1905], p. 130) un Oryonyx latipennis, de : f 4 . : L- (149) Coleoptères phytophages du Nord-Africain. 241 gilis var. Cossonii Stapf. (!) croissant le long d’un tronc de Juniperus phoenicea L. C. (Pseudophytobius) rumicum, m. (2). — Découvert en mai et juin, d’abord dans le massif des Mouzaïa, vers 1.400 m. d'altitude, au pied de Rumex bucephalophorus L., puis dans PAtlas de Blida, vers 1.300 m., dans les touffes de R. scutatus subsp. induratus Boïss. Appartient à la série des Pseudophytobius foncés, dont le rostre est concolore dans les deux sexes. Très caractérisé par l'extension et le mode de répartition des squamules blanches : Dans la forme que je désigne comme typique, elles s'étendent, suivant des dessins très nets, au pronotum sur un peu moins de la moitié antérieure (la collerette exceptée) et toute la ligne médiane, avec une macule basilaire laté- rale, — aux élytres sur une large fascie basilaire interrompue de part ‘ et d'autre de la région scutellaire {celle-ci ornée d’un bandeau longi- tudinal à contours précis), deux fascies obliques plus ou moins frag- mentées de part et d'autre du milieu, et une tache apicale irrégulière. Chez d’autres spécimens, elles envahissent le pronotum, sauîÎ les mucrons antérieurs et la région du tubercule latéral; elles se rassem- blent également sur les élytres, ne laissant à la squamulation noire ou brune qu’une assez large bande antémédiane, une étroite fascie post- médiane, parfois réunie à la précédente, et une macule antéapicale. On rencontre ensemble les exemplaires affectés de ces diverses varia- tions. Misserghin, dont la structure est peut-être analogue, maïs dont le système de coloration (deux zones foncées, l’une basilaire, l’autre après le milieu, une zone claire au milieu et une tache claire à l’apex) est totalement diffé- rent. Je ne connais pas cel insecte de visu. (1) C'est dans les mêmes conditions que j'ai capturé un très élégant Cap- side, le Nasocoris plalycranoides Mont., appartenant à un genre rigoureu- sement inféodé aux £phedra (cf. E. px BErGevin in Bull. Soc. Hist. nat. Afr. du Nord, [1918], p. 6). (2) Pseudophytobius rumicum, n.sp. — Long. 1,4-1,6 imm.— Bre- vissime ovalus, pulvinalus, niger, opacus, tibiis tarsisque brunneis aut L dilutis, supra squamis oblongis sive infuscatis vel per plagas aut maculas | albarias veslitus. Caput deplanatum, squamulis minutis albidis ; rostrum crassum, Curvalum, pronoti circiler longitudine, basi albo squamulatum, apice nudum, nilidum; antennarum funiculus articulo 1° obconico crasso, ï 2° breviore ac triplo tenuiore, 3° secundo duplo breviore, 4-7° simul sum- plis subaequalibus, obconicis, aeque longis ac latis, clavae ovatae articulis trinis distinctis. Pronotum latius quam longius duplo, a basi usque ad medium parallelum, deinde valde attenuatum et transversaliler impres- Ann. Soc. ent. Fr., LXxX VIII [1919]. 16 242 P. DE PEYERIMHOFF. (150) Il est à présumer que les insectes de ce groupe, encore bien mal connus à tous égards, vivent aux dépens des Polygonacées ou des Sal- solacées. M. H. LavaGnEe m'écrit qu’il trouve régulièrement, au prin- temps, le Pseudophytobius acalloides Fairm., aux bords du marais de Lattes (Hérault), sur Suüeda fruticosa L. (1). C. (Rhinoncus) guttalis var. rubricus Pic. — Marécages de l’Alma et de Réghaïa près Alger, en avril, assez abondant sur Rumer crispus var. elongatus Batt. L’insecte ronge les feuilles de la plante. C. (Ceuthorrhynchidius) Bedeli Schultze (cf. Ann. Soc. ent. Fr., [ANS], p. 54 [68]). — Aussi à Zaouïa-des-Mouzaïa, en avril, sur Plantago lanceolata L. et P. serraria L., — et à Réghaïa près Alger sur P. lagopus var. lusitanica L. C. (id.) rufulus Duf. — Forêt de Bou-Mahni près Boghni, en mai, abondant sur des pieds rabougris de Plantago lagopus L. C. (s. str.) scobinatus Schultze (cf. Ann. Soc. ent. Fr., [195], p. 55 [69]) — Le C. baborensis Pic (L'Échange, XX [1904], p. 93), dont l’auteur à eu l’obligeance de me communiquer le fype, se rap- porte aux exemplaires déflorés de cette espèce, chez lesquels les lignes longitudinales grises se sont effacées et où il ne subsiste plus que des fragments symétriques de la tache latérale. Jen ai recueilli d’iden- tiques à Dréat (département de Constantine), sur Salvia argentea L. C. (id.) Peyerimhoffi Hust., Bull. Soc. ent. Fr., [1916], p. 69. — sum, tuberculo acuto utrinque armatum, margine apicis alte reflexo et inciso, squamis lalis albidis ad dimidium anticum (margine reflexo excepto), vittam longiludinalem mediam connexam, maculasque basales congestis. Coleoptera squamis albidis fascias quatuor formantibus, prima basali (ultra scutellum producta), secunda ante, tertia post medium obliqua, quarta apice summo, ornala. Corpus sublus laxius albo squa- mulatum, ullimo segmento in ulroque sexu foveolato. Pedes crassi, femo- ribus subtus canaliculatis, inermibus, subtililer medio excepto infuscato albo squamulatis, ungulis divaricatis, integris. — Signa maris : rostrum brevius, apice summo exceplo opacum; metasternum excavatum ; abdo- minis segmenta depressa, ultimo profundius foveato, utrinque tumido ; tibiae anticae unco apicali armalae. Variat squamis albidis pronotum magna ex parte coleopteraque, fasciis transversis mediis tribus exceptis, tegentibus. Ad montem Atlantem Africae Minoris Rumicibus victitans. (1) Déjà indiqué par A. GRENIER (Ann. Soc. ent. Fr.[1866], Bull., p. 39) comine pris en très grand nombre sur les Suaeda maritima du littoral de l'Hérault. — L. B£per. Le, Ca NE RAA AD AE UP NA 3 (151) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 243 Pour mémoire. — Assez commun en mai et juin dans les ravins qui descendent de la forêt vers le village d’Aït-Ouabane. Vit sur fsatis Djurdjurae Coss. Dur. en fleurs. Balaninus (CURCULIONIDAE). B. elephas Gyllh. — Commun en octobre, près de Dellys, sur les glands de Quercus coccifera L. Vit indifféremment, en Europe, sur les genres Castanea et Quercus. B. pellitus Boh. — Doualhia-du-Télagh (département d'Oran), vers 1.200 m. d'altitude, sur Quercus [lex L., seule Cupulifère de la région. B. turbatus Gyllh. — Très commun en octobre, sur les Quercus lex L. d’Aït-Ali (Djurdjura). L’accouplement a lieu à cette saison, sur les glands. C’est de beaucoup l'espèce la plus vulgaire du genre en Algérie. Anthonomus (CURCULIONIDAE). A. spilotus Redt. — Parasite classique des Poiriers cultivés. M. R. DE BORDE et moi l'avons recueilli en nombre, au début de mai, sur les Pirus mamorensis Trab. de la forêt de Rhamna près Larache (Maroc). Nothops (CURCULIONIDAE). N. Vaulogeri Bed. (cf. Ann. Soc. ent. Fr., 915], p. 581721). — Connu jusqu'ici du Babor seulement. Je lai retrouvé dans la forêt d’Aït-Ouabane (Djurdjura), en juin, sur les très jeunes samares de l’Acer obtusatum Willd. Æ'ychius (CURCULIONIDAE). T. venustus icosiensis m. (!). — Zéralda près Alger, à fin de jan- vier, pas très rare sur les boutons et les premières fleurs de Saro- thamnus arboreus Desi., Légumineuse arbustive à floraison précoce. (1) Tychius venustus icosiensis, n. subsp. — Proles barbara, rostro graciliore, pronoto versus ad apicem magis attenuato, coleopteris longio- ribus, a typica europaea tantum distincta. — Hab. regionem Icosii Africae Minoris in flosculis Sarothamni arborei. Ces caractères, légers, mais très constants, ne permettent pas, à mon avis de voir dans cet insecte autre chose qu’une race algérienne du Tychius venustus Fabr. La coloration est presque identique, un peu moins accusée peut-être, mais avec des variations individuelles assez étendues. Les plantes nourricières de l’une et l’autre forme appartiennent au même genre, 244 P. DE PEYERIMHOFF. (152) T. Peyerimhoffi Pic, L'Échange, [A9A7], p. 9. — Dune de Corso près Alger, en mai, sur Ononis variegata L., petite Légumineuse sabulicole très commune le long du littoral. — L'espèce est du groupe de T. striatulus GyYIIh. (à rostre barbu en dessous), dont les repré- sentants sont, autant que leur biologie est connue, parasites régu- liers des Ononis. T. mixtus Desbr. — Dans le massif de Bou-Mad près Cherchell, vers la fin de juin, j'ai recueilli une série de cet insecte sur les buis- sons fleuris de Genista numidica subsp. sarotes Pom. T. funicularis Ch. Bris. — Alluvions du Mazafran, sur Melilotus leiosperma Pom.; marécage de Zéralda, à la même époque, sur M. in- dicus Lam. — Mes spécimens sont identiques à ceux récoltés par M. R. DE BORDE à Bonifacio (Corse). Sibynia (CURCULIONIDAE). S. exigua Faust. — J'ai recueilli cette espèce à Sidi-Maklouf (entre Dijelfa et Laghouat), en mai, sur un Statice non fleuri que M. BATTANDIER m'a dit être du groupe de S. delicatula de Gir. Elle paraît particulièrement commune sur le littoral atlantique, de Tanger (Vaucner !) jusqu’à Rabat (A. THÉRY !). Magdalis (CURCULIONIDAE). M. leucopleura Fairm. — L'un des parasites les plus réguliers et les plus abondants du Cèdre, où je l'ai observé sur la crête du Djurdjura, sur l'Atlas de Blida et à Sgag (Aurès). Il se développe dans les rameaux de faibles dimensions (1-3 cm. de diamètre) et, à la dif- férence de M. memnonia Gylh. (carbonaria Fabr.), par exemple (cf. Perris, Ins. Pin marit., p. 337), — qui s’installe dans le canal mé- dullaire, comme d’ailleurs la majorité de ses congénères parasites du Pin, — la larve vit immédiatement sous l’écorce et dans l’aubier, qu’elle entame profondément, au point de ne laisser intact qu’un mince sque- lette du rameau attaqué. Ces larves sont souvent groupées par 6 ou 8, à quelques centimètres de distance et la branchette qui les contient se reconnaît à ce que l’écorce cède facilement sous la pression du doigt. Plus rare dans le Pin d’Alep, dont des rameaux récoltés à Zaouïa-des- Mouzaïa m'ont fourni l’insecte dans les mêmes conditions. L’éclosion a lieu, en captivité, dès le début d'avril et atteint son "1 “ 5 Le (153) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 245 maximum dans les premiers jours de mai. Elle ne se prolonge guère au delà du 15 de ce mois. M. rufa Germ. — Spécial, dans le Nord de l'Afrique, au Pinus ha- lepensis Mill, et plus tardif que le précédent. Jen ai obtenu, à la fin de mai, quelques individus qui s'étaient développés dans des branchettes rapportées d'Ain-el-Gotia, (à 50 kil. au S. O0, de Dijelfa) et prélevées sur la cime d’un arbre très dépérissant. D’après ce que j'ai pu voir, le procédé de la larve paraît identique; la loge nymphale est peut- être un peu plus profondément ménagée dans le bois, mais à aucun moment de son développement l’animal n’atteint le canal médullaire de la tige. M. Grilati Bed. (cf. Ann. Soc. ent. Fr. [A9AA], p. 31 (291). — L’insecte est sorti à Alger, en juin, de branches de Sorbus aria L. de 3 à » cm. dediamètre, rapportées de la forêt d’Ait-Ouabane (Djurdjura). La larve trace ses galeries longitudinales immédiatement sous l’é- corce et procède, en somme, exactement comme celles des deux pré- cédents. Apion (CURCULIONIDAE). A. (Ceratapion) detritum Rey. — Pic de Lalla-Khredidja (Djur- djura), non loin du sommet (vers 2.200 m.), au début de juillet, assez abondant sur Artemisia atlantica Coss. Dur. A. (id.) galactitae Wenck. — Zaouia-des-Mouzaïa, au début de juin, sur Carduus pycnocephalus L. A. (Exapion) subparallelum Desbr. — C’est sous ce nom qu’il convient d'inscrire le « fuscirostre F. » que j'ai cité précédemment (Ann. Soc. ent. Fr. [AMA], p. 312 [30]). — L'espèce existe aussi en Provence (cf. J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, Cat. Col. de la Corse, p. 459). A (id.) batnense Desbr. — Je rapporte à cette espèce, avec un point de doute, une série d’Apion recueillis à la fin de juin, dans le massif de Bou-Mad près Cherchell, sur Genista numidica subsp. sa- rotes Pom. A. (Taeniapion) rufulum Wenck. — Marengo, dès mars, sur Urtica wrens L., et massif du Zaccar, près Miliana, à la fin de juin, sur U. dioica L. A. (Chalcapion) flavofemoratum Herbst. — Dès le début de jan- vier, dans les sous-bois du Sahel d'Alger, les folioles du Calycotome spinosa Lam. se montrent minées par une larve, qui peu à peu les 246 P. DE PEYERIMHOrF. (154) envahit complètement. Elles tombent alors, toutes boursouflées et jaunies, et ne tardent pas à se friper. La nymphose a lieu, soit dans la mine elle-même, soit en terre, à partir de la 2° quinzaine de mars, et produit cet Apion dans le courant d'avril. C’est, je crois, la seule espèce paléarctique du genre présentant pareille éthologie. Dans la compilation de R. KLEINE (Die Lariiden u. Rhynchophoren u. ihre Nahrungspflanzen, in Ent. Blätter, VE [1940], separ., p. 3), l'A. flavofemoratum figure avec cette mention « Larve in Blättern minierend », mais sans référence au travail où l’obser- vation originale aurait été consignée. Les végétaux notés comme hébergeant l'espèce en Europe sont le Genista tinctoria, le Cytisus nigricans, le Sarothamnus scoparius et l’'Anagyris foetida, toutes indi- cations parfaitement vraisemblables. Par contre, KLEINE y ajoute « Medicago sativa » et «? Trifolium pratense », sans aucun doute, comme me l’a fait remarquer M. L. BEDEL, par confusion avec À. fla- vofemoratum + Kirby [— À. apricans Herbst|. A. (Erythrapion) haematodes Kirby. — Extraordinairement commun, au printemps, sur les Rumex de la section Acetosa (R. buce- phalophorus L., R. Acelosella angiocarpus Murb., R. scutatus indu- ratus Boiss.), depuis le littoral jusqu'aux plus hauts sommets -du Tell. En été, quand la plante nourricière vient à se flétrir, l’insecte se répand sur le feuillage des arbres, surtout, semble-t-il, des rési- neux, où on le trouve souvent par milliers. A. (s. str.) curtirostre ilvense Wagn. — Presque aussi répandu, mais bien moins abondant que le précédent. Vit aussi sur les Rumex, depuis les dunes maritimes jusqu'aux crêtes du Djiurdiura. Décrit de l’ile d'Elbe. Signalé du Portugal (sur R. bucephalophorus) par K. FLaAcH (Wien. ent. Zeit., XX VII [1908], p. 130), de Corse et de Sardaigne par J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE (Cat. Col. de la Corse, p. 464). M. A. Taëry vient de me le communiquer de Rabat (Maroc). A. (id.) violaceum Kirby. — Réghaïa près Alger, en avril, sur Rumex thyrsoides Desi.; marais de Zéralda, à la même époque, sur R. crispus subsp. elongatus Batt.; forêt de Bou-Mahni près Boghni, en mai, sur À. pulcher L. A. (id.) hydrolapathi Marsh. — Avec le précédent sur Rumex crispus et sur R. pulcher; également à Marengo sur ce dernier. Dans le Nord de l'Afrique, tout au moins, il ne semble nullement spécial aux régions maritimes. A. (id.) gracilicolle Gyllh. — Toujours sur Lathyrus ochrus L. ve A nf Lun tee ET NE RU RsE Se SE QE Le METRE tt a \ ; | (155) Coleoptères phytophages du Nord-Africain. 247 avant floraison, c’est-à-dire en mars et avril, aussi bien dans la Mi- tidja que sur les coteaux de Zaouia-des-Mouzaia. A. tenue Kirby. — Alluvions du Mazafran, en mai, sur Melilotus leiosperma Pom. Aussi commun d’ailleurs en Barbarie qu’en Europe. Diodyrrhynchus (NEMONYCHIDAE). D. austriacus bicolor Pic, L'Échange [1905], p. 437). — Décrit de Chellala. Je l’ai retrouvé à Ziana de Tablat, en mars et à Zurich près Cherchell, en janvier. L’insecte parfait se tient sur les cônes mâles du Pinus halepensis Mill., au début de leur floraison. Scolytus (SCOLYTIDAE) (1). S. numidicus Ch. Bris. — Ni la description originale, ni les ma- nuels ne font même allusion à la biologie de cette espèce, l’une des plus caractéristiques et des plus abondantes du Cèdre. Elle accom- pagne cette essence dans toute son aire de répartition (Belezma, Aurès!, Teniet-el-Had, Atlas de Blida !, Djurdjura!). En captivité, j'ai vu les éclosions se produire soit à la fin de mai (pour l'Atlas de Blida), soit au début de juin (pour le Djurdjura). La galerie de ponte, de #4 à 6 em. de long sur À mm. de large, à l'extrémité de laquelle se greffe souvent un diverticule, est longitu- dinale, c’est-à-dire parallèle à l’axe de la branche. Les galeries lar- vaires s’infléchissent presque immédiatement dans la même direction, entamant à peu près également le bois et l'écorce. La chambre de nymphose est pratiquée en plein aubier. C’est le seul Scolytus de la faune européenne et méditerranéenne qui s’attaque à une essence résineuse. Mais il est à remarquer que le Cedrus deodara, qui constitue, par rapport au C. Libani, une sous- espèce à peu près équivalente au C. atlantica, héberge, dans le Nord de l’Inde, plusieurs Xylophages de ce genre. S. aceris Knot. subsp. siculus Eggers, Nat. Sicil., XX [1908-1909), p. 193. — Forêt d’Aït-Ouabane (Djurdjura), recueilli le 12 juin 1914 à l’état de larves et de nymphes, dans une branche mourante d’Acer (1) Dans mes références à la biologie des Scolytidae (Ipidae) d'Europe, je me suis inspiré des compilations suivantes : 1° : « Notes et additions con- cernant la faune gallo-rhénane » (Rev. d'Ent., II [1883], p. 121-144). — 2° R. KLeIne, Die europäischen Borkenkäfer u. ihre Nahrungspflanzen, etc. (Berl. ent. Zeilschr. (19081, p. 186-232). — 3° ReiTTeRr, B.-T. 31 (Bor- kenkäfer), 1913. NS - à (4 OS A A ne 248 P. DE PEYERIMHOFF. (156) obtusatum Willd., de 5 à 6 cm. dé diamètre. L’éclosion des imagos a commencé le 25 juin et s’est poursuivie pendant la première quinzaine de juillet. La galerie de ponte, longitudinale, large de 1,5 mm., s'étend sur 5 cm. environ. Les galeries larvaires, d’abord perpendiculaires sur À ou 2 cm., s’infléchissent ensuite soit vers le haut, soit vers le bas, Les plus longues atteignent 7 cm. Elles entament le bois dès le dé- but. L'ensemble du travail est du type figuré par Knorek (Wien. ent. Zeitg, [1892], p. 235), pourtant avec une galerie de ponte un peu plus longue et plus étroite. La nymphose a lieu dans une loge ellip- tique, pratiquée principalement dans le bois. Cet insecte correspond bien au signalement du Scolytus aceris, no- tamment par la disposition du 2° segment de labdomen qui, chez le comme chez la ©, tombe perpendiculairement au plan ventral, et par les différences sexuelles (cf. REITTER, B.-T., 31, p. 21), — sauf que la denticulation du bord externe des élytres est très accusée, surtout au voisinage de la suture, et que les premiers intervalles pré- sentent de fins plis obliques, au moins sur la moitié antérieure. Or, ce sont précisément là les deux principaux caractères sur lesquels Eccers insiste pour distinguer du $S. aceris son EÉccoptogaster siculus. Après avoir qualifié celui-ci de « ausgezeichnete Art » ({. c.), il en dit ensuite (Entom. Blätter, IX [1913], p. 286) : « er kônnte vielleicht als Lokallorm zu Ecc. aceris Knol. gezogen werden », opinion assu- rément plus plausible, étant donné le peu d'importance, vraiment, de ces deux caractères distinctifs et d'autre part l'identité, dans les deux cas, de la plante nourricière. Sans avoir vu ni le S. aceris, gi le S. siculus, je rapporte donc à ce dernier, considéré comme une sous-espèce, les Scolytus provenant d’Aït-Ouabane. KNotek avait trouvé S. aceris en Bosnie et Herzégovine, sur Acer obtusatum, A. platanoides et À. campestre, et à Wien même sur cette dernière essence. S. siculus a été découvert (une seule ©) par E. RaGusA dans les Madonies (Sicile), sous l'écorce d’un Acer indé- terminé S. Kænigi Sem., de Transcaspienne, que la disposition des segments ventraux ét de la ponctuation range au voisinage immédiat de ces deux formes, est probablement aussi inféodé au genre Acer. On sait enfin que le Dryocoetes aceris Lindem. est peut-être un parasite régulier des Érables, et que le Lymantor coryli Perr., le Xyloborinus Saxeseni Ratz. et lAnisandrus dispar Fabr. ont été signalés comme parasites occa- sionnels de cette essence. (197) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 249 S. rugulosus Ratz. — Alger, dans le bois d’'Amygdalus communis L. J'ai assisté à l’essaimage en décembre.— Bien connu comme propre aux Rosacées ligneuses, sauvages ou cultivées. S. multistriatus Marsh. — Très commun aux environs d'Alger et sur les coteaux du Tell, dans le bois d'Ulmus campestris L. — Se trouverait en Europe, non seulement sur les Ulmus, mais encore sur Prunus domestica, Populus tremula et, d'après Jean LICHTENSTEIN (Bull. Soc. ent. Fr., [1918], p. 93), sur Rhamnus alaternus L. J'ai pris à Fondouk près Alger la var. ulmi Redt., que certains auteurs allemands (cf. Coleopt. Catal., pars 4, Ipidae, auct. HAGEDORN, 1910, p. 89) considèrent, avec bien peu de vraisemblance, comme une espèce propre. Phloeosinus (SCOLYTIDAE). P. bicolor Brullé (1) (Aubei Perr.). — Parasite classique des Cupres- sinées. Se trouve ici depuis le littoral, où il vit aux dépens de Cu- pressus sempervirens L. (?), jusque sur les collines et les montagnes du Tell, où il parasite Juniperus Oxycedrus L. et Tetraclinis articulata Vabl, les Hauts-Plateaux de la région de Dielfa, où il s'attaque au Ju- niperus phoenicea L., et l'Aurès, où il est commun sur J. thurifera L. Au voisinage de la mer, il a au moins deux générations. C’est ainsi que dans la forêt de Thuya (Tetraclinis articulata) de Gaat-el-Kade- dret près Marengo, il essaime d’abord à la fin mai ou au début de juin, puis en octobre. En dehors de plusieurs parasites Hyménoptères, il est poursuivi, sur Cupressus sempervirens, par Laemophloeus Perrisi Grouv. et Rhinosimus planirostris Fabr., — sur Tetraclinis articulata, par Laemophloeus juniperi Grouy. P. cedri Bris. — Spécial au Cedrus atlantica Man., qu’il accom- pagne dans toutes ses stations (Belezma, Aurès!, Atlas de Blida!, Teniet-el-Had, Djurdjura!). Éclôt en avril. A pour parasite, entre autres, le Nemosoma breviatum Peyerh. (cf. supra, p. 180). (1) Sernuirz (Fn. Balt., 1891, p. 151, note) a contesté la synonymie 2. Aubei — P. bicolor, l'insecte de BRULLÉ ayant, d’après sa description, des « intervalles ponctués », caractère qui ne convient pas à celui décrit par PERRIS. (2) Il m'a été envoyé par M. ne BEaucouDrey, inspecteur des Eaux et Fo- rêts, de Rabat (Maroc), où, au cours de juin 1918, il s’est jeté sur une pépi- nière de Cupressus américains d’un an et les a fait périr pour Ja plupart, en évidant la jeune tige. 290 P. DE PEYERIMHOFF. (158) STROHMEYER (Naturiwiss. Zeitschr. Land u. Forsthwirtsch., V [1907], p. 82) a donné, d’après des matériaux qu’il avait rapportés de Batna (? Belezma), la description et la figure du système de galeries de cet insecte. P. thujae Perr. subsp. prostratus Peyerh., Bull. Soc. ent. Fr., [19181, p. 259 (1). — Pour mémoire. — D'une seule branche de 20 cm. de long sur 3 de large de Juniperus communis var. nana Willd., rapportée le 11 juin de lAzerou n'Tirourda (Djurdjura, vers 1.800 m. d'altitude), j'ai obtenu, à partir du 19 et jusqu’à la fin du mois, plus de 150 individus de ce Scolytide, à peu près également répartis entre les deux sexes. Aucun parasite ne s’est montré au cours de cette éclosion. Hylesinus S. lato (SCOLYTIDAE). H. (s.str.) crenatusF.— Mont Babor, face sud, quelques individus morts recueillis dans l'écorce d’un vieux Fraxinus oxyphyllu Marsch. — Cette grande espèce si caractérisée n'avait pas encore été signalée du Nord de l'Afrique. En Europe, elle parasite régulièrement le genre Fraxinus, parfois d’autres Oléacées (Syringa) et accidentellement le genre Quercus. H. (Leperisinus Reitt.) fraxini Panz. — Très commun en plaine et en basse montagne sous les écorces de Fraxinus oxyphylla Marsch. — Attaque en Europe des essences variées. H. (Chaetoptelius Fuchs) vestitus Rey. — Daya de Tilremt, à la fin d'avril, très abondant dans des ramilles mortes de Betoum (Pis- lacia atlantica Desf.). Les insectes recueillis sur place étaient encore immatures. Leur sortie, coincidant avec la coloration parfaite, n’a commencé qu'au cours de mai. En Tunisie, M. le D' NorMAND à observé cette espèce dans le Lentisque (P. Lentiscus L.). — En Europe, elle attaquerait d’une part les genres Pistacia et Olea, d'autre part, — .(1) L'examen d’une série de P. thujae Perr., du Bourbonnais, que je dois à M. H. pu Buysson, m a démontré que j'avais bien exagéré les caractères dis- tinctifs de P. prostratus el méconnu ses affinités. Il s'agit en réalité d'une race de forte taille de P. {hujae, où le pronotum est brusquement retréei en avant, plus prolongé en face de l'écusson, qui est aussi plus développé et plus apparent. Le pénis est sensiblement plus volumineux et beaucoup plus coudé. Mais les caractères masculins externes sont identiques de part et d'autre, y compris la pectination du 5° et du 7° interstrie, que ne mention- nent d’ailleurs, ni la description originale de P£rris, ni celles des manuels. 4 n gx Y'A FRA TE UN it OUR? A TÉ " 1 h PS", x nn dE bg Are (159) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 291 et si singulier que cela paraisse, — le genre Juniperus. D’après Rey, elle vivrait même aux dépens du Smilax aspera. Blastophagus (SCOLYTIDAE) B. piniperda L. — Aussi commun dans le Nord de l’Afrique, sur Pinus halepensis Mill. et P. maritima Lam., qu’en Europe, et depuis le littoral maritime jusque dans les pineraies de Djelfa. Tout au moins dans les régions à climat doux, il a deux générations, dont l’une passe l’hiver à l’état de larves. Au cours de recherches sur la (piqüre v du Pin d’Alep, poursuivies dans la forêt de Baïnen près Alger, j'ai vu un jeune arbre, coupé vif en septembre, attaqué par des couples de Blastophagus vers le 15 novembre, et déjà plein de nymphes au 25 mars suivant. L'évolution avait donc duré environ quatre mois d'hiver. C’est au début de l’automne que l'attaque des jeunes pousses par les insectes parfaits est le plus sensible. — En Europe, paraît-il, l'espèce se jetterait aussi sur l'Épicéa et le Mélèze. Liparthrum (SCOLYTIDAE). L. genistae Aubé. — Région du Zaccar, en mars, dans les tiges de Genista numidica var. sarotes Pom. Trouvé aussi à Zaouia-des- Mouzaïa, mort dans des tiges sèches de Calycotome spinosa Lam. — Espèce nouvelle pour le Nord de l'Afrique. Hypoborus (SCOLYTIDAE). H. ficus Er. — Extrèémement abondant partout dans les branches et les brindilles de Ficus carica L. — On l'a remarqué en Europe éga- lement dans les sarments de la Vigne. F. Picarp et Jean LicHTENSTEINN ont décrit (Bull. Soc. ent. Fr., [1917], p. 284) l’un de ses parasites, le Sycosoter Lavagnei Pic. et Licht., observé à Montpellier. Carphoborus (SCOLYTIDAE). C. pini Eichh. — Littoral d'Alger, dans les branches et brindilles de Pinus halepensis Mill., en mars et juillet, ce qui semble indiquer deux générations annuelles. GC. Bonnairei Ch. Bris. — Remplace le précédent dès les coteaux du Tell (Zaouia-des-Mouzaïa) et s'étend vers le Sud jusqu'aux pineraies de Dijelfa, où je lai vu essaimer en mai; il est poursuivi là, entre à 202 P. DE PEYERIMHOFF. (160) autres parasites, par une race très étroite et de petite taille du Nemo- soma elongatum L. (cf. supra, p. 179-180). C. (Estenoborus Reitt.) Perrisi Chap. — J'ai mentionné (Ann. Soc. ent. Fr., [19151, p. 60 [74]) sa capture «près de Ghardaïa (Mzab) ». En réalité, d’après des renseignements complémentaires fournis par M. G. SEURAT, les rameaux de Betoum d’où il est sorti provenaient de la daya de Tilremt, où je l'ai moi-même recueilli « at home » et qui constitue, dans le département d’Alger, l'extrême limite de l’exten- sion du Pistacia atlantica Desi. vers le Sud. En Europe, C. Perrisi parasite à la fois le genre Olea et le genre Pistacia, tout comme l’Hylesinus vestitus Rey. R. KLEINE (1. c., p. 181 et 183) a déjà attiré l'attention sur cette particularité, dont les Phloeo- phthorus (cf. Ann. Soc. ent. Fr., [A945!, p. 60 [741), qui attaquent les Génistées et les Oléacées, offrent un exemple tout aussi caractéris- tique. + Hylurgus (SCOLYTIDAE). H. Miklitzi Wachtl. — Reçu des environs de Tiaret (dép! d'Oran), où il se trouvait en nombre sous l’écorce de grands Pins d'Alep mou- rants. Récemment signalé du Nord de l'Afrique par KLEINE (Ent. Blätter, [1914], p. 46) et par EGGers (&bid., p. 186). Ce dernier tend à le considérer comme une forme appauvrie [Hungerform] de H. ligni- perda Fabr. Hylastes (SCOLYTIDAE). H. linearis var. corticiperda Er. — Très commun aux environs d'Alger sous l'écorce de Pinus halepensis Mill. Crypturgus (SCOLYTIDAE). GC. cedri Eichh., Bert. Ent. Zeitschr., XI [1867], p. 403. — Espèce omise par ReiTrEeR (B.-T., 31, 1913). — Taille de C. pusillus Gyllh., dont il est très distinct par sa ponctuation dense et son aspect mat. Voisin, à mon avis, de C. numidicus Ferr., dont il diffère par les pro- portions, la ponctuation bien moins forte et, semble-t-il, l'entière simi- litude des deux sexes. Décrit de Batna (!). — C’est l’insecte que j'ai (1) La description originale indique l’insecte comme provenant de « Corse ». Eicanorr a rectifié depuis cette inexactitude (Ratio Tomicinorum, 1879). Les types de Cryplurgus cedri venaient des récoltes du D: Puron en Algérie. (161) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 293 cité à tort (Ann. Soc. ent. Fr. ERISUE p. 314 [32]), sous le nom de « C. pusillus GYNh. ». J'en ai retrouvé les traces à peu près dans toutes les stations du Cèdre que j'ai visitées. , G. numidicus Ferrari (cf. Ann. Soc. ent. Fr. [19411, 1. c.). — Extrêmement commun ici depuis le littoral jusqu'aux pineraies de Dielfa, sous les écorces du Pin d’Alep, où il entremêle souvent ses galeries à celles des autres Scolytides (Blastophagus piniperda, Pityo- genes Lipperti, Ips erosus). ‘GC. cribrellus Reitt. — Généralement en compagnie du précédent ; bien moins abondant, mais tout aussi répandu. Dryocoetes $. lato (SCOLYTIDAE). D. (Lymantor) Grangeri m.{!) — Parasite du Bupleurum fruti- cosum L. — Trouvé d’abord par mon préparateur à la Station de Re- cherches forestières du Nord de l'Afrique, M. Ch. GRANGER, à qui j'avais confié, pour en faire des a coupes microscopi- ques, une tige de cette Ombellifère, coupée à Meurad près Marengo au début de mars, el qui à dé- couvert l’insêcte au cours de son travail: un seul couple se tenait dans une ga- lerie pratiquée sous l'écorce. Repris l’an- née suivante, à la Doumia du Mazafran Fig. 4 — Lymantor Grangeri Peyerh. Q (même région) le silhouettes (< 35) et antenne, vue à plat. 13 mars, dans des ? (1) Lymantor Grangeri, n. sp. — Long. 1,4-2,2 mm. — Elongatus, cylindricus, nitidus, nigropiceus aut brunneus, Dan dilutioribus, an- tennis larsisque flavis, pube longissima erecta flava (coleopterorum de- clivilate marginibus exceptis brevius) hirtus ac fimbriatus. pilis brevis- * DA RO ee GR TRES UPS RAIN UT 5 TR 254 P. DE PEYERIMHOFF. (462) tiges mortes du même arbuste, d'où Panimal est sorti en nombre le lendemain : sur 98 spécimens, j'ai obtenu 39 G' et 59 ©, soit à peu près exactement 2 c pour 3 Q. Cryphalus (SCOLYTIDAE) C. numidicus Eichh. — Région du Cèdre (Teniet-el-Had, Belezma, Djurdjura!, Babor!, Atlas de Blida!), abondant sous les écorces de cet arbre. Aussi au Babor sur l’Abies numidica Lann. Dans les hautes régions du Djurdjura, il essaime en mai. simis mixtis. Caput dense punctulatum, oculis emarginatis. Antennarum funiculus quadriarticulatus, segmentis ultimis trinis perminutis, clava piriformis, segmentis supra coalescentibus, primo mazximo obtriangulari. Pronotum latitudine tertia parte longius, lateribus postice rectis, angu- lis subrotundatis, basi absque margine, disco ac postice sat grosse et laxius punctatum, apice ultimo necnon lateribus asperatum, in cule subtilissime alutacium, plaga lineari laevigata in longitudinem instruc- tum. Scutellum minutum. Coleoptera pronoto sesquilongiora, postice ampliala, seriatim parcius punctata; apex oblique declivis, pernitidus, punctis subtilibus fere evanidis, ambilu in utroque sexu prominenti ac longissime fimbrialo, sutura convexa, pilis multo brevioribus utrinque divergentibus marginata. Corpus in utroque sexu alatum. — Mas pilis erectis longioribus, pronoto breviore, vertice summo transversaliter cris- tatlo, fronte plus minusve excavata, medio nuda, ambitu autem longis- sime circumhirta, mandibulis dente erecto armatis. — Femina pronoto longiore, vertice summo callo laevigato instructo, fronte convexa, aequa- liter tomentosa, mandibulis inermibus. Hab. sub. cortice aut in ligno emortuo Bupleuri fruticosi. Ce Scolytide (fig. 4) ne rentre positivement dans aucun des genres ou sous- genres établis par Rerrrer (B.-T. 31)et, à suivre le système de cet auteur, on aboutirait forcément à créer une coupe de plus. La classification actuelle des Scolytidae paléarctiques me semblant renfermer bien des incertitudes, je pré- fère ranger l'insecte ici décrit parmi les Lymantor (distincts des Dryocoetes par le pronotum en partie ponctué), à cause de son funicule composé de 4 articles et du calus ou de la crête qui orne le sommet du vertex dans les” deux sexes. Mais il diffère des deux espèces (coryli Perr. et aceris Lindem.), aujourd'hui classées sous ce nom, par sa pubescence dressée extrêmement longue, même sur le prothorax, caractère qui le rapproche des Thamnurgus etgenres voisins. Il est particulièrement remarquable par la dent redressée, bien visible de face ou de profil, qui, chez le G', orne symétriquement l'une et l’autre mandibule. D'autre part, la répartition respective des points et des granules sur le pronotum prête à une transition bien faite pour déconcerter à ce point de vue le système de RerTrEeR, peut-être compliqué à l'excès. (163) Coléoptères phytophages du Nord-Africain. 255 Je ne crois pas qu’il ait été observé en Afrique sur le Pinus halepensis Mill., essence sur laquelle on le représente comme vivant exclusive- ment en Europe. Hypothenemus (SCOLYTIDAE) H. Ehlersi Eichh. — (Cf. Ann. Soc. ent. Fr., [A9], p. 344 [32] et (49451, p. 60 [74]; Bull. Soc. ent. Fr. [A9121, p. 173). — M. Maxime po Fig. 5. — Silhouettes comparées d'Hypothenemus Ehlersi Eichh. et d'H. Ehlersi Rotroui Peyerh. — % 26. Rorrou à découvert, à Sidi-bel-Abbès, une race de grande taille de cette espèce, adaptée, non plus au Ficus carica L., mais à une essence importée, le Platanus acerifolia Willd., sous l'écorce duquel elle trace des galeries confuses et enchevêtrées. Le changement de régime, coin- cidant avec une notable différence dans le développement, justifie la création d’une sous-espèce à laquelle j'attache, avec grand plaisir, le nom de M. RoTRou (!). Pityogenes (SCOLYTIDAE) P. Lipperti Hensch. — Parasite régulier du Pin d'Alep, qu'il suit partout (littoral d’Alger!, coteaux de l'Atlas des Mouzaia!, Tunisie {[D: Norman» !|, pineraies de Dijelfa!), et sous l’écorce duquel il accom- (1) Hypothenemus Ehlersi Rotroui, n. subsp. — Proles barbara, quam typica multo major, sub cortice Platanorum vilam agens. A part la taille de 1,4 mm. ©, 1 mm. Gf — au lieu de 1 min. Q, 0,7 mm. cf — je n'ai pu constater aucune différence de structure entre ces deux races. YA CT RP ANRT (her. LA I PT PS CR TOTALE Pb Res LOTS à. 12, 96 P. DE PEYERIMHOFF. (16%) pagne souvent lIps erosus Woll. On l’y trouve vivant en avril et mai. — I] a pour commensal, comme en Europe, l'Hypophloeus linearis Fabr » Il reste, dans sa vaste répartition (cf. ReiTTeR, L. € , p. 101), attaché à la même essence. Pourtant H. BarBey (Naturwiss. Zeitschr. f. Land. u. Forsthvirtsch., IN [1906], p. 440, fig. 1-6), qui à donné quelques détails sur sa biologie et figuré le système de ses galeries, la observé en Provence, dans les forêts de l’Esterel, sur le Pin maritime. Ips (SCOLYTIDAE) I. erosus Woll. — C’est, avec le Crypturqus numidicus Ferr., le Scolytide de beaucoup le plus abondant sur le Pin d’Alep, et aussi sur le Pin maritime. Son aire géographique est, en Europe, plus éten- due encore que celle du précédent; pour le Nord de l'Afrique, elle va de même jusqu'aux forêts résineuses du Sud. Sur le littoral, il à certainement plusieurs générations annuelles, et j'ai constaté qu’en deux mois de printemps, l’insecte peut parcourir le cycle entier de ses métamorphoses. C’est ainsi qu’à Baïnen près Alger, un jeune arbre, coupé vif en avril, avait, dès le 25 juin, des imagos, déjà formés dans leur loge nymphale; d’autres, pleinement colorés, construisaient à la même date leur chambre d’accouplement sous l’écorce d’un autre arbre, coupé le 13 juin, c’est-à-dire douze jours auparavant. Ses parasites ou commensaux habituels sont, pour l’ordre des Co- léoptères, le Cylistosoma elongatum O1., l'Aulonium ruficorne O1. et l’'Hypophloeus pini Panz. LerriEUR le cite (Ann. Soc. ent. Fr., [1875], Bull., p. 127), sous le nom de Bostrichus laricis, comme trouvé par son fils à Aïn-Ograb près Bou-Saada « dans des genévriers » avec « Crypturqus cinereus et pusillus ». Ces indications sont bien peu vraisemblables ; il doit s’agir de parasites du Pin d’Alep qui seraient, outre l’Ips erosus, le Crypturgus numidicus et le C. cribrellus. Il est à noter que l’J. erosus Woll. est, jusqu’à présent, le seul repré- sentant de son genre dans le Nord de l'Afrique. Taphrorychus (SCOLYTIDAE) T. villifrons Dul. (capronatus Perr.). — Commun dans la région des Chênes. Je l'ai pris à Yakouren sous l’écorce de Q. Afares Pom. et trouvé une fois en grand nombre, dans la forêt des Mouzaïa, sous celle de Q. Suber L. — Vit en Europe aux dépens des diverses Cupu- lifères, et exceptionnellement dans le Lierre. tie um Étut (165) Coléoptères phytophages du \Nord-Africain. tique Xyloborus (SCOLYTIDAE) X. eurygraphus Ratz. — Espèce de l'Europe méridionale, nouvelle pour le Nord de lAîrique, rigoureusement attachée au genre Pinus. Je l’ai trouvée à Alger même, en débris dans du vieux bois de P. ha- lepensis Mill., et observée ensuite vivante, dans un gros tronc récem- ment mort de même essence, à Aïn-el-Gotia (pineraies de Djelfa). X. monographus Fabr. — Commun ici sur le genre Quercus, no- tamment à Rhamna près Larache {Maroc) et à Bou-Mahni près Boghni, dans le bois de Q. Suber L., — et à Yakouren-dans Q. Afares Pom. La var. corvinus Reitt. se trouve en compagnie des spécimens norma- lement colorés. — Ravoux (Rev. d'Ent., I, 142) l'aurait aussi observé -« dans le Pin », assertion si surprenante que je ne puis l'enregistrer que sous les réserves les plus expresses. Xyloterus (SCOLYTIDAE) X. lineatus O1. — Découvert au Babor par VAULOGER (ci. Bull. Soc. ent. Fr., [1905], p. 299). Je l'y ai retrouvé, non seulement dans le bois du Sapin de Numidie, mais aussi dans celui du Cèdre. Sur les hauteurs du Djurdjura, il semble se développer en quantité aux dépens de cette dernière essence, et le 25 mai 1915, dans la forêt d’Aït-Oua- bane, j'en ai surpris une nombreuse colonie en train de perforer un tronc abatlu, encore en état de végétation. Ses débris et les traces “de ses galeries sont très fréquents dans le bois sec. Platypus (PLATYPODIDAE) P. cylindriformis Reitt. = L'un des ennemis les plus réguliers, les plus hâtifs et aussi les plus pernicieux du genre Quercus. Il attaque généralement les arbres dépérissants, dont il achève la mort, mais on le voit se jeter même sur des troncs vifs, pourvu qu'ils soient blessés jusqu’à l'aubier. Je l’ai vu opérer de la sorte dans les régions les plus diverses, sur Q. Ilex L., Q. Suber L., Q. Afares Pom., Q. Mirbecki Dur. Sa présence est indiquée par les amas de fine sciure qu'il rejette au moment de la perforation du bois, et qui peut s’accumuler en quantité considérable au pied des troncs ou des souches. Dorcus (LUCANIDAE) D. musimon Gené. — Totalement indifférent à la station, à lalti- tude et au bois (Populus, Saliæ, Platanus, Alnus, Acer, Quercus...) Ann. Soc. ent. Fr., Lxxxvir1 [1919]. 17 { 258 P. DE Peyerimaorr, — Col. phytoph. du Nord-Africain. (166, dont se nourrit la larve, pourvu que ce bois appartienne à une essence feuillue (:) et soit arrivé à un degré de décomposition suffisant. Se-dé- veloppe soit dans les troncs, soit dans les souches, depuis le littoral jusqu'aux plus hauts sommets du Tell. x" Systenocerus (LUCANIDAE) S. caraboides L. — Réfugié en Algérie sur les hautes régions des massifs littoraux. Au Babor, je ne l’ai rencontré (avec sa larve) que dans le bois pourri de Sorbus aria L., où il n’est pas rare. Oryctes (SCARABAEIDAE) O. nasicornis L. var. grypus 11 — La larve abonde dans le terreau des vieux troncs ou dans le bois décomposé des essences feuillues (Eucalyptus globulus Labill. aux environs d'Alger, Quercus dans les montagnes du Tell, etc.) Valgus (SCARABAEIDAE) V. hemipterus L. — Espèce surtout montagnarde dans le Nord de l'Afrique. J’ai trouvé sa larve en abondance en fouillant du bois décomposé de Micocoulier (Celtis australis L.), le long des ravins du massif des Mouzaia. Cetonia (SCARABAEIDAE) C. aurata L. subsp. funeraria Gory. — Dans la forêt des Mou- zaia, On peut recueillir et élever en quantité la larve de cette Cétoine sous les gros troncs de Quercus Ilex L. abattus et pourris à leur face inférieure. L’insecte parfait, qui est formé dès le mois de novembre, parait hiverner dans sa coque nymphale. Les larves des Lucanidae et celles des Scarabaeidae lignicoles ne vivant que de bois pourri, leurs ‘rapports avec telle ou telle essence n'ont rien de régulier. Le choix que fait l’insecte des conditions dans lesquelles il assure le développement de sa progéniture se règle cer- tainement sur des facteurs climatiques et non, ou très accessoirement, sur des facteurs botaniques. (1) Je ne suis nullement certain, d'ailleurs, que cette larve répugne à atta- quer les bois résineux, mais je n'ai pas encore d'observation positive à cet égard. Doro. ne a er NS / L | } L. k 4 NOTICES DIPTÉROLOGIQUES par le Dr J. VILLENEUVE. Le 1. Clytiomyia dalmatica Rob.-Desv. — Cette espèce est très répandue dans le Midi; elle est facile à distinguer de ses congénères au caractère suivant : la pilosité noire des méso- et sternopleures est remplacée ici par une villosité blanchâtre. 2. Pyrellia serena Meig. — D’après le type, cette espèce est bien P. suda Rond. Cependant STEIN, dans un important mémoire paru à Berlin en 4916, «-Die Anthomyiden Europas », continue à lappeler P. aenea Zett., tandis qu’il attribue à tort le nom de P. serena Meig. à Pyrellia cyanicolor Zett. dont l'étiquette ne doit pas être changée. Il faut aussi signaler que SrEIx à maintenu Dasyphora eriophthalma Macq., alors que cette espèce est synonyme de D. cyanella Meig. 3. Phaonia errans Meig. — STEIN (1. €.) a méconnu cette espèce et la confond avec P. tinctipennis Rond. — P. errans Meig. est apparenté étroitement à P. erratica Fall., mais de plus petite taille, ayant les épaules plus ou moins roussâtres, l'aile entièrement claire, les cuillerons blanchâtres, les pattes totalement jaunes ; en outre, la Q a 2 petites soies croisées sur le front. Très. commun en Corse et dans le Midi, Perrans est assez rare sous le ciel de Paris. : 4. Chortophila flavisquama Stein. — Décrite dernièrement (1. c.), cette espèce paraît être identique à Chortophila signata Brischke, dont M. H. Ganeau De KERVILLE m'a fait parvenir 2 individus sortis de larves mineuses des frondes d’Athyrium Filix-foemina Roth. 5. Chortophila sepia Meig. — Espèce qui demeure énigmatique. STEIN (1. €.) la considère comme la même que C. curvicauda Zeit., :! SCHNABL décrit sous ce nom C. penicillaris Stein; moi-même enfin j'ai adopté de tout temps l'interprétation de Meape (British Anthomyidae, Il, p. 46, 1897.) En l'absence du type, la voie est ouverte aux discus- sions sans fin, d'autant plus que C. sepia appartient à un petit groupe (Adia R.-D.) qui paraît composé d'espèces assez nombreuses et très voisines, dont le critère principal réside dans la conformation des pièces génitales mâles. Déja ScaNAgz en a distrait C. flericauda et C. genitalis. Je possède aussi une espèce de Beyrouth dont les lobes du 5° sternite abdominal sont couverts de longues soies sur toute leur 260 . VILLENEUVE. — Notices diptérologiques. face externe; le front du mäle est notablement plus large et plus : saillant que chez C. sepia (sensu MEADE). 7. Chortophila parcepilosa Nillen. — J'ai reconnu ultérieurement que les individus du col du Lautaret que j'avais transmis à SCHNABL et au Pr. SrEIN avec l'étiquette « parcepilosa Villen. » ne corres- pondaient pas exactement à mes originaux des Pyrénées. Ces der- niers ont tout à fait l'aspect de Hylemyia angusta Stein et le même développement de l'appareil génital, la même ciliation du chète anten- naire, la même soie préalaire [pra] courte ou absente; ils s’en distinguent aussitôt par les pattes intermédiaires qui ont le protarse orné de longues soies dorsales tandis que les soies des tibias sont réduites à 2 petites postérieures, enfin la pilosité de l'hypopyge est assez égale, sans longues soies postérieures, et la côte de l'aile n’est pas ciliée. Quant aux individus des Alpes (col du Lautaret), je ne doute pas qu'ils se rapportent à Chortophila Fabricii Holmgr., comme le suggère STEIN. En résumé, le vrai C: parcepilosa Villen. est un Hylemyia à situer près de H. majuscula Pok., en remarquant que celui-ci a les cuisses et les tibias postérieurs nus du côté interne. \ - La Société entomologique de France tient ses séances les 2e et 4° mer- credis de chaque mois (excepté août et septembre), à 8 h. 1/2 du soir, au ‘siège social, Hôtel des Sociétés savantes, 28, rue Serpente. Elle publie : ; 1° Les Annales de la Société entomologique de France (4 fascicules par an avec planches et figures) ; 2° Le Bulletin de la Société entomologique de France (21 numéros par an avec figures). . Les Membres résidant en France, dans les pays de protectorat ou les colo- nies françaises, paient une cotisation annuelle de. . . ... . . 25 fr. Les Membres résidant à l'Etranger paient. . . ... . . . . . 96 fr. La Société admet des assistants (entomologistes âgés de moins de 21 ans) qui paient une cotisation annuelle de. . , , . . . . . . . 5 fr. Tout Membre payant une somme de 300 francs est nommé Membre à vie, Ii n’a plus de cotisation à payer, recoit franco les Annales, le Bulletin, et, à titre de prime gratuile, une série de dix volumes des Annales parmi ceux à prix réduit restant encore en magasin. Ce versement de 300 francs peut s'effectuer par fractions annuelles et con- sécutives d’au moins 100 francs, La Bibliothèque (28, rue Serpente) est ouverte aux Sociétaires les mardis, jeudis et samedis, de 3 heures à 6 heures 1/2; le mercredi, de 8 à 10 keures 1/2 du soir. COLLECTIONS DE LA SOCIÉTÉ Collection H. Sénac (Tenebrionidae paléarctiques); Collection Ch. Brisout de Barneville (Coléoptères paléarctiques), Collection Vauloger (Anthicidae, Malachiidae, Erodiidae), chez M. L. BEDEL, 20, rue de l’Odéon; Collection H. de Peyerimhoîf (Microlépidoptères), Collection H. Brisout de Barneville (Coléoptères d'Europe), Collection Aubé (Coléoptères paléarctiques), Collection Gapiomont (Hyperidae, Lixus, Larinus), Collection Vauloger (Helopidae). Collection complète des Orthoptères de France, don Finot, . Collection d'Hémiptères de France, don Fairmaire, Collection Pandellé (Diptères de France), Collection de Diptères de France, don de M. le D’ Gobert, Collection A. Cheux (Lépidoptères de France), Collection entomologique française de tous les ordres, Collection d'exemplaires {ypiques, au Siège social, 28, rue Serpente. OU ET \ À Table des matières des 1° et 2° trimestres 1919 % J. DE Joannis. — Une visite à la collection de Microlépidoptères Se d'Achille Guenéb:#; 244 mm ant RME ÉR PEN PR Re H. DESBORDES, — Coanähenes à la connaissance. de Histérides, 3e Mémoire : Étude du genre Omalodes Er. ...............2. #$ Al H-W. BROLEMANN. — Sur quelques Culez des Pyrénées, : De campagne 4918. — Fig.......... PSE CEA SES A L. BEDEL. — Description d’un bre Nour CAN de Madngescr | [COR EROTYLPAETS ee Re LR PER Ts ne A Tr ES A, »'Orcaymonr. — Contribution à l'étude de nie des Le UE Sphuer idiimae et des Hydrophilinae |CoL. HYDROPHILIDAE]. <: P. pg Peyerimuorr. — Notes sur la biologie de RU “Goléo- _. ptères phytophages du Nord-Africain, 3e série. — Rae : D°J. Vicreneuve. — Notices diptérologiques.............. Avis aux Libraires et aux personnes étrangères à la société 3 A ER NR RERNE Les ouvrages mis en vente par la Société Po je Et Ÿ sontlivrés contre paiement, au sièg e social, Hôtel des Sociétés savantes (rue Serpente, 28), à la Bibliothèque, tous les mue Re 1 à 6 heures 1/2 dusoir. 2 SE On.y prend des abonnements pour les Auales « ou le Bulletin de la Société entomologique de France et pos L'Abeille, Joe À , d Entomologie. | Pour la correspondance scientifique et les annonces, s'adresser 5 au Secrétaire de la Société entomologique de He 28, rue Serpente, Paris, 6e. Typographie Firmin-Didot et C*, — Paris. | : * LAC 7 ANNALES < ; ‘ch FRANCE | RBCONNUE COMME INSTITUTION D UTILITÉ PUBLIQUE PAR. DÉCRET DU 23 AOÛT 1878 Natura maxime miranñda sn" : in minimis VOLUME LXXXVII. — ANNÉE 1919 æ ET 4 TRIMESTRES PARIS 1ÈGE DE re SOCIÉTÉ 1919-1920 es Les Annales paraissent trimestriellement érant : ; L. Cuopano. Librairie de la Société entomologique de France Hôtel des Sociétés savantes, rue Serpente, 28 La Société dispose des ouvrages suivants : (Le premier prix est pour les membres de la Société, la deuxième, pour les personnes étrangères à la Société.) Annales de la Société entomologique de France, années 1843 à 1845, 1859 à 1870, 1872 à 1879 et 1883 à AOL D RDC te aan 2 Ne" OS OR NES A ee 12 et 15 fr. Annales (années 1896 à 1918). . . . . . . . . . . 25 et 30 fr. Tables des Annalrs (1832-1860), par A.-S. Paris. 2et 3 fr. Tables des Annales, de 1861 à 1880, par E. Lærèvre, 10 et 12 fr Tables des Annales, de 1881 à 1890, par E. Lerèvre. 7,50 et 10 fr. Bulletin de la Socièté entomologique de France (publication distincte des Annales, depuis 1896), années 4896 à 1915, chaque année . . . . . . . . . 48 fr. Bulletin (numéros isolés), Chaque: ET A Let. 1 fr. Bulletin, comptes rendus du Congrès (1 ou plus. N°). 5et 5 fr. L'Abeille (série in-12), la plupart des volumes, chacun. 8 et 42 fr. L'Abeille (série in- 8), 1892- -1906, prix de l'abonnement par volume (port compris). . . . . . . . . . . 10 et 12 fr. Faune des Coléoptères du bassin de la Seine, par L B&DEL: | Vol. I (Carnivora, Palpicornia) . . . . . . (Epuisé.) Vol. II (Staphylinoidea, dre part.) (par J. Ste- CLAIRE : DEVLR) n ere SU rec te Seree set 4fr. Vol. IV, 4 fascicuie (Scarabaeidue) . . . . . . . &et 5fr. VOLE V:(PRyIOpRA TO} ER IE RARES SE 8 et 10 fr. der fascicule SUR ESS SRE TER Sr 3 et &4fr. 22 FASCICUIE SOUL. 2 ir AR Ne use Get 6Gfr. Vol. NI (RhyNnChophbr a)". RE SR er ae (Epuisé.) 22 HASDICUIE :SGUL SRE MR enr ü et Gfr. Catalogue raisonné des Coléoptères du Nord de l'Afrique, par L. Bepez, 4°r fasc., pp. 41-208, in-8°, 18001000 ER res LR AE SAN Re PE 10 et 42 fr. Mémoires entomologiques (Etudes sur les Coléo- ptères), par A. GROUVELLE, fasc. 1 (1916), pp. 1-80. 3 et &fr. » Synopsis des Onthophagides d'Afrique, par H. »'OrBieny 20 et 25 fr. Les zoocéècidies du Nord de l’Afrique, par C. HOUARD . ;:*-8"et 40 Îr: L'ABEILLE, Journal d'Entomologie, fondé par S. DE MARSEUL, continué par la Société entomologique de France, publie spé- cialement des travaux sur les COLÉOPTÈRES de l’Ancien Monde. M. L. Bent, 20, rue de l'Odéon, est chargé de la publication du Journal (eramen et admission des mémoires et correspondance scien- tifique). Le montant des abonnements L’Abeille (à 10 fr. ou 12 fr. par volume) doit être adressé à M. J. MAGNIX, Bibliothécaire adjoint de la Société entomologique, 28, rue Serpente. PRO EE PT MCE NADAR phot ANTOINE GROUVELLE (1843-1917) NOTES SUR LES LARVES PRIMAIRES DES MELOIDAE £ AVEC INDICATION DE LARVES NOUVELLES par le D' Auguste Cros. En attendant qu’il me soit possible de publier un travail d'ensemble sur les larves primaires des Meloidae, je crois devoir présenter diverses indications générales sur ces larves, et donner en même temps quelques notes sur un certain nombre d’entre elles que j’ai obtenues durant ces dernières années et que je n’ai pas encore fait connaitre. I. Zonitinmi-Sitarini. J.-H. FABRe (Souv. entom., ser. 2, p. 277), en décrivant la larve du Sitaris muralis Fôrst., indique qu'elle possède « en arrière de la base de chaque antenne deux ocelles inégaux presque contigus l’un à autre ». BEAUREGARD (Les Insectes Vésicants, p- 340) n’en a vu qu'un seul; moi-même, dans mon mémoire sur cet insecte (Notes sur le Sitaris muralis in Bull. Soc: Hist. nat. de l’Afr.du Nord, [A9107, p. 183), j'ai dit jadis n'avoir vu également qu’un œil de chaque côté de la tête. Mais depuis, sur des préparations anciennes de larves dont les yeux se sont décolorés, je me suis rendu compte que J.-H. FABRE avait raison, et qu'il existe bien deux ocelles de chaque côté de la tête. Reprenant alors l'examen systématique de toutes mes larves de la tribu Zonitini-Sitarini, j'ai pu me convaincre que tous les triongulins de ce groupe, actuellement connus, présentaient pareillement deux ocelles de chaque côté ; ainsi les larves de Zonitis flavaF. (praeusta F.), Z. immaculata O1., Nemognatha chrysomelina F., Leptopalpus rostra- tus F., Stenoria analis Schaum, Sitarobrachys Buigasi Escal., Sita- ris muralis Forst., S. rufipes Gor y et Hornia nymphoides Escal. sont dans ce cas. La présence de deux ocelles de chaque côté de la tête devient donc un bon caractère différentiel des larves de ce groupe, et ce caractère suffirait à lui seul pour les séparer des larves des Rhipi- phoridae qui ont tantôt trois ocelles (Wyiodes), tantôt quatre (Wacro- siagon, Emenadia, Rhizostylops), deslarves de Stylops, également plu- riocellées, et des larves des autres tribus des WMeloidae (Horiini, Meloini, Lyttini) qui n’ont toutes que des yeux simples. Ann, Soc. ent. Fr., Lxxxvilt [1919]. 6 48 62 DEA CROS: LR J'ajouterai que dans cette tribu toutes les larves connues sont pourvues d'organes érectiles spéciaux, placés à la face dorsale de l'abdomen dans l’espace membraneux qui sépare le 8° segment du 9°, et qui sont absolument caractéristiques du groupe, toutes les autres larves de la grande famille des Meloidae en étant dépourvues, de même que celles des Rhipiphoridae et des Stylopidae. Dans mon étude sur Hornia nymphoides Escal. (Bull. Soc. Hist. nat. de l’'Afr. du Nord, V, [1943], p. 109 et seq.), je me suis longuement étendu sur la structure et les fonctions de ces organes auxquels J.-H. FABRE a attribué un rôle fixateur et locomoteur nullement justifié, et qui ne sont en réalité que des stigmates modifiés. Je dois signaler enfin que, parmi ces larves, les unes sont munies de soies caudales, les autres en sont privées. Les premières présentent par la suite une forme contractée (pseudonymphe) à téguments souples susceptibles de subir une déformation triangulaire : ce sont celles des Sitarini proprement dits (Sitaris, Hornia); les secondes au contraire donnent une pseudonymphe rigide, sans déformation : ce sont celles des Zonitini (Zonitis, Nemognatha, Sitarobrachys, Stenoria analis). Si cette succession de formes était une règle générale (ce qui reste à vérifier), on pourrait en déduire que la larve primaire d’Ha- palus Lecomtei Pic, dont la pseudonymphe est déformée comme celle des Sitaris ct de Hornia, devrait être munie de soies caudales, tandis que celle du Stenoria apicalis Latr., à pseudonymphe rigide, devrait en être dépourvue. De même, la pseudonymphe encore inconnue du Leptopalpus rostratus F. devrait être rigide, pupiforme, la larve primaire étant privée de soies caudales. Leptopalpus rostratus F. Dans une note insérée au Bulletin de la Societe d'Histoire naturelle de l'Afrique du Nord, V [1943], p. 175, j'ai indiqué sommairement que les larves du Leptopalpus ‘rostratus avaient la plus grande res- semblance avec celles des Sitaris, des Zonitis, des Nemognatha, etc. Elles sont en effet caractérisées par une petite taille de 0,7 mm. (ré- tractées) à 1,1 mm. (vivantes), une forme naviculaire, des segments chitinisés, une couleur noire ou marron, des mandibules fortement dentées, et surtout par la présence d’un appareil érectile spécial, situé sur le dos entre le 8° et le 9° segment de l'abdomen, et l'existence de deux ocelles facilement visibles de chaque côté de la tête. Mais ces larves de Leptopalpus possèdent quelques caractères parti- culiers qui permettent de les reconnaitre assez facilement. Leur aspect n Larves primaires des Meloidae. 263 général est un peu différent : elles sont moins nettement fusiformes, plus allongées; leur appareil érectile offre un plus grand écartement des cônes érectiles qui se trouvent situés de chaque côté complètement en dehors du segment anal, et ne peuvent en aucun cas s’adosser _ l’un à l’autre; les épines qui accompagnent les cônes érectiles sont également éloignées l’une de l’autre, placées auprès des cônes et semblent n'avoir aueun rapport entre elles; elles n’offrent pas l'aspect lyritorme qu’elles ont chez Sitaris et Hornia. De plus, le long cil qui existe sur les trochanters des larves des Sitaris et des Zonitis est ici à peine plus long que les épines ordinaires des membres. Par tous les autres caractères : forme de la tête, des mandibules (qui sont tridentées), des palpes, des antennes (2° article avec une facetle oblique où se devine la présence d’un rudiment d’organe sen- soriel, 3° article terminé par un très long cil); forme des pattes et des griffes, celles-ci avec un ongle médian acéré, long et recourbé, ayant à sa base deux ongles rudimentaires (un de chaque côté) nette- ment visibles; forme des stigmates (ceux du mésothorax et du 1 segment de l’abdomen très gros, ronds, les autres très petits et difficilement visibles); sillon de déhiscence borné au méso- et au métathorax, nul sur le prothorax et sur la tête; segment anal dépourvu de longs poils terminaux; par tous ces caractères, dis-je, la larve de Leptopalpus rostratus se rapproche intimement de celles des Zonitis. Stenoria analis Schaum (colletae Mayet). M. Jean LICHTENSTEIN, que je ne saurais trop remercier de son pré- cieux concours, a eu l’obligeance de capturer pour moi en septembre et octobre 1918, à Montpellier et à Palavas, un certain nombre de Colletes de diverses espèces (C. succinctus, C. fodiens, C. margi- natus) sur lesquels étaient fixées de nombreuses larves qui, vu la provenance et la date dés captures, ne peuvent être que celles du Sitaris colletae Mayet — analis Schaum. Elles correspondent d’ail- leurs à la description qu’en a donnée V. Mayer (Ann. Soc. ent. Fr., [1875], p. 83, tab. 3). Cela m'a permis de me rendre compte que V. Mayer, imbu des idées de J.-H. Fagre sur le soi-disant « appareil fixateur » des larves du Sitaris muralis, avait commis une erreur d'interprétation au sujet des organes érectiles de cette larve. L'appareil érectile, comme je l’avais supposé (voir mon mémoire sur Hornia nymphoides), est bien constitué d’une manière analogue à celui des autres larves de la tribu Zonitini- Sitarini; il y a deux organes érectiles, un de chaque côté, contenant 264% D' A. Cros. le renflement terminal des trachées latérales. Celles-ci sont très volu- mineuses. Les deux épines médianes de l’appareil, situées entre les cônes érectiles, sont très développées et insérées à l'extrémité d’un prolongement conique du bord postérieur du 8 tergite abdominal, que V. Mayer a d’ailleurs figuré assez exactement. A premiere vue, les trachées paraissent en effet se diriger vers ces épines, ce qui explique lerreur dans laquelle est tombé V. Mayer, qui les a prises pour des filières. Un détail particulier de cette larve sur lequel V. MAYET n’a pas suifi- samment attiré l'attention consiste dans la forme des griffes. Cet observateur dit bien (7. c., p. 83) que « le tarse est réduit à un long crochet divisé en trois pointes, dont l'intermédiaire plus longue que les autres est aplatie en lame », mais son dessin n'indique nullement cette particularité de la pointe médiane, ce qui m'avait induit en erreur et fait croire qu’il s'agissait du type habituel en fourche à trois branches, ainsi que je l’ai indiqué, avant d’avoir vu l’insecte, dans ma note sur la forme des ongles des larves primaires des Meloidae (Ann. Soc. ent. Fr., [1917], p. 159 et seq.). En réalité, chez cette larve, la griffe est très semblable à celle des larves de certains Meloe (M. pro- scarabaeus, M. cribripennis, M. foveolatus, M. cavensis), c’est-à-dire qu’elle affecte la forme d’un trident de Neptune. Cette forme de griffe, que l’on croyait spéciale aux larves des Méloés et que l’on con- sidérait même autrefois comme caractéristique, se retrouve donc dans un autre genre. Aucune autre larve connue de la tribu Zonitini-Sita- rini ne présente semblable conformation. . Je signalerai enfin que V. Mayer, tout en mentionnant dans sa description l'existence d’un sillon de déhiscence sur les trois segments thoraciques, ne parle pas de sa présence sur la tête. Cependant il s’y montre très nettement visible :‘en arrière, il fait suite à celui du pro-. thorax, et vers le tiers moyen de la tête, il se bifurque en Y dont les branches se recourbent en dehors pour aller se perdre sur les côtés vers la base des antennes. Ce détail rapproche à ce point de vue cette larve de celle du Nemognatha chrysomelina F., tandis que ce sillon manque sur la tête chez Sitaris, Hornia, Zonitis, Sitarobrachys et Leptopalpus. Sa présence est au contraire constante chez les larves des autres tribus des Meloidae : Horiini, Meloini, Lyttini. Il. Horiini. Cissites testaceus F. M. le Dr É. Bucnion a bien voulu me communiquer plusieurs exem- plaires de la larve du Cissites testaceus F., dont il a publié la des OR ONE PP AR TE RE PO Ne Larves primaires des Meloidae. 265 cription accompagnée d'excellentes figures (Bull. Soc. ent. d'Égypte, [4909], fasc. 4, p. 186, tab. 2, fig. 4, 5 et 6). Dans la lettre qui accompagnait cet envoi, M. le D' BuGnioN me - signale quelques détails omis dans sa description : 1° le labre tient toute la largeur de la tête et présente en dessous une profonde échancrure; 20 sa description n'indique pas assez exactement les poils rigides insérés sur le bord postérieur des tergites et des sternites, non plus que les deux poils insérés sur les ongles, dont l’un est transverse et l’autre à direction oblique; 3° elle ne mentionne pas le long poil inséré sur le bord postérieur de chaque fémur ; 4° elle ne précise pas suffisamment la présence de deux poils très longs et fins, qui surmontent l’extrémité de l'abdomen. En outre, j'ai fait de mon côté quelques autres remarques intéres- santes : 4° les mandibules sont figurées lisses par le D' BuGNioN, et semblent bien être telles à un faible grossissement, mais à un grossissement plus fort, on constate qu’elles ont une faible denticulation en scie; 20 les maxillaires présentent, comme les organes similaires de toutes les larves des Zonitini- Sitarini, un très long poil inséré près de leur base, poil indiqué sur le dessin, mais figuré très court; 3° le 3° article des palpes maxillaires est terminé par une section nette portant une papille centrale assez longue, entourée d’autres papilles plus petites, ce que n'indique pas la description du D' BUGNION ni son dessin. En somme, cette larve se rapproche considérablement,par sa forme générale et par de nombreux détails, des larves de la série Zonitini- Sitarini, mais elle s’en distingue : 1° par l’absence d'organes érec- tiles ; 2 par la présence d’un seul œil de chaque côté; 3° par la faible denticulation de ses mandibules ; 4° par la forme spéciale de ses griffes bifides. : Elle semble par conséquent établir une transition entre les larves des Zonitini-Sitarini et celles des Meloini. III. Meloini. Les larves des Meloini sont loin de présenter l’uniformité de type qu'offrent celles des Zonitini-Sitarini. Certes elles ont bien un air de famille et un assez grand nombre de caractères communs : forme plus ou moins allongée, aplatie ; corps recouvert entièrement d’une épaisse 266 D' A. Cros. couche de chitine ; tête plus ou moins triangulaire; mandibules lisses ou à très faible denticulation, cachées plus ou moins profondément sous le labre; antennes situées sur les côtés de la tête vers le premier tiers des bords latéraux; yeux simples, placés dans la moitié posté- rieure de la tête; abdomen plus ou moins élargi vers son milieu, rétréci en arrière, et terminé par de longues Soies caudales. Mais leur taille, leur couleur, la forme de la tête, des antennes (qui présentent une grande diversité dans la longueur relative de leurs divers articles et portent tantôt un organe sensoriel bien évident sur le 2° segment, tantôt en semblent dépourvues), des pièces buccales, des pattes (spé-” cialement des cuisses et des griffes), offrent des variations considé- rables qui permettent d'établir facilement plusieurs types larvaires très tranchés. Malheureusement ces distinctions ne sont plus aussi aisées quand il s’agit de distinguer entre elles plusieurs larves du même type; alors le problème est parfois insoluble. 1. Meloe cavensis Petagna (purpurascens Germ.) Larve de taille relativement considérable (3 mm. de long., 0,4 mm. 1 de large), entièrement noire, brillante, allongée, aplatie, terminée pos- iérieurement par deux longues soies de 0,7 mm. Tête triangulaire, presque en triangle isocèle, à angles à peine émoussés, garnie à son extrémité antérieure d’un faisceau de robustes épines dirigées en avant qui lui servent à se fixer sur les Hyménoptères. Mandibules falci- formes, à bords très finement dentés en seie, cachées profondément en arrière du labre. Antennes de trois articles cylindriques, le 41° court, le 2° en bâtonnet allongé, de longueur égale au 3° qui est un peu plus grèle et se termine par un cil effilé aussi long que l'antenne elle-même. Il n’y a pas d’organe sensoriel apparent. Les palpes maxillaires ont trois articles cylindriques, les deux premiers courts, le 3° en bâtonnet allongé, coupé en biais à son extrémité qui est surmontée d’une papille centrale assez forte entourée d’autres papilles plus petites. : Cuisses fortement renflées en leur milieu, comprimées latéralement; griffes en trident de Neptune. Ce triongulin se fixe sur les Hyménoptères en enfonçant entre deux segments de l'abdomen sa tête plate et pointue, armée d’épines hori- zontales. J'ai publié dans le Bulletin de la Société d'Histoire naturelle de l'Afrique du Nord, I [1910] (Contrib. à l'étude des espèces algé- riennes du genre Meloe), p. 120, une photographie de la tête, du pro- thorax et de la 1" paire de pattes de cette larve, à un grossissement de 70 diamètres. ; ne Larves primaires des Meloidae. 26 2. Meloe Tuccius Rossi Dans ma monographie de Hornia mymphoides, j'ai indiqué les prin- cipaux caractères anatomiques qui permettent de distinguer la larve du Meloe Tuccius de celles de la tribu Zonitini-Sitarini. Fajouterai, pour permettre d'identifier plus facilement cette espèce, qu'elle se caractérise par sa petite taille (0,6 mm., avec les soies caudales 07, mm), sa couleur noire ou marron, sa tête très allongée, à somimnet arrondi, mesurant près du quart de la longueur totale du corps; ses antennes cylindriques dont les deux premiers segments sont gros et courts, le 2 portant un organe sensoriel hyalin piriforme, le 3° en forme de bâtonnet allongé, ayant environ trois fois la longueur des deux autres réunis et supportant à son extrémité un cil effilé plus long que l’antenne elle-même, et trois autres poils plus petits en cou- ronne divergente; des mandibules courbes, lisses, se croisant bien en arrière du labre; des palpes maxillaires de trois articles cylindriques, les deux premiers courts, le 3° en bâtonnet allongé, coupé en bec de flûte à son extrémité et portant sur son biseau une série de papilles assez longues ayant l'aspect de véritables filaments mesurant la moitié de la longueur de l’article qui les supporte. La tête et les trois seg- ments thoraciques, très développés, ont une longueur à peu près égale à celle de l'abdomen, c’est-à-dire que la tête et le thorax représentent environ la moilié de la longueur totale du corps. Cuisses fusiformes ; griffes à trois ongles (type en fourche à trois branches, et non en trident de Neptune). Deux courtes soies caudales. Sillon de déhiscence sur la tête et les deux premiers segments thoraciques, le métathorax en étant dépourvu. 3. Meloe murinus Brandt Comme je l’ai déjà indiqué (Contrib. à la biologie des Méloides algé- riens, Feuille des Jeunes Natur. n° 501, 1° sept. 1912), la larve du Meloe murinus est semblable à tous les points de vue (taille, couleur, forme générale du corps, forme particulière des divers organes) à celle du M. Tuccius, et je n'ai pu trouver aucun caractère qui me permette de les distinguer, si ce n’est peut-être une très minime différence de taille (longueur 0,5 mm., avec les soies caudales 0,6 mm.). Aû type des M. Tuccius et M. murinus appartient le triongulin figuré, mais non décrit, par G.-C. CHaMpioN (Entom. Monthly Magaz., ser. ?, XXV, p. 108) et trouvé à Carthage sur un Téléphoride (Rhago- nycha barbara). M. G.-C. CHampioN à eu l’amabilité de me commu- niquer cet insecte et j’ai pu me convaincre qu'il ne dilférait en rien, 268 D' A. Cros. si ce n’est peut-être pas sa coloration jaunâtre, des larves des W. Tuc- cius et M. murinus, coloration qui est peut-être due à une altération, ou qui pourrait indiquer qu'il s’agit d’une espèce différente. M. G.-C. CHAMPION n’a signalé qu'un seul ongle à chaque patte. J'ai pu vérifier qu'il y en avait réellement trois (type en fourche à trois branches). D'autre part, je dois faire remarquer que ce triongulin a perdu acci- dentellement ses deux soies caudales, dont on discerne nettement les points d’attache. 4. Meloe cicatricosus Leach — punctatoradiatus Latr. Newport en 4851 et 1853 dans trois importants mémoires succes- sifs (Trans. of the Linn. Soc. Lond., XX, pars 1) a fait connaître qu’il avait obtenu les pontes répétées de trois espèces différentes de Méloés : M. proscarabaeus L., M. violaceus Marsh., M. cicatricosus Leach. Les larves de ces trois espèces sont, dit-il, absolument identiques, de couleur jaune, et l’on ne peut les distinguer que par une légère diffé- rence de taille, celle du M. cicatricosus étant un peu plus grande que celles des-deux autres espèces. Il a figuré avec de nombreux détails la larve du M. violaceus. : Mais il semble que Newport ait fait une confusion!) entre ces diverses larves, à moins qu'il n’en ait pas fait un examen comparatif assez approfondi, et que par suite il n'ait pas remarqué certaines différences de structure. En effet, Jules LICHTENSTEIN à donné quelques indications (Ann. Soc. ent. Fr. [1875], Bull., p. 127), malheureusement pas assez précises, - au sujet du triongulin du M. cicatricosus qu’il avait obtenu d’éclosion. . « Ce n’est pas, dit-il, la larve qui estfigurée par De Geer; les antennes et les pattes sont tout à fait différentes; du reste l’auteur suédois figure le M. proscarabaeus (probablement le triongulin de Réaumur et de Dufour) reconnaissable à ses hanches en massue, et à ses jambes lisses et triongulées au bout; le cicatricosus a ses hanches simples et ses jambes sont égélement triongulées. » Dans une autre note (ibid., p. 140), il indique que la larve est « cuirassée de segments cornés », mais sans préciser sa couleur. D’après les croquis inédits de Jules LICHTENSTEIN qui m'ont été fort obligeamment communiqués par son petit-fils, M. Jean LICHTENSTEIN, cette larve, de 1,20 mm. de long, est munie de deux soies caudales (1) L. Bevec (L'Abeille, XXVII, p. 236) a déjà fait cette remarque : New- port figure, dit-il, comme mâle du M. cicatricosus un insecte qui parait une femelle de M. proscarabaeus. a RATÉ Ge Et ttes e. à DL. 1 - LS a do isbattar tn. ‘he AA He D LS EN Sd dd Larves primaires des Meloidae. 269 seulement, au lieu de quatre que possède le M. proscarabaeus, et qu'indique également pour le W. violaceus le dessin de Newport. La tête, aussi large que longue, est atténuée et arrondie en avant, et offre sa plus grande largeur en arrière des yeux, qui sont situés au tiers postérieur. Les antennes sont fort semblables à celles du W. foveo- latus (voir mon mémoire : Le Meloe foveolatus Guér., Bull. Soc. Hist. nat. de l'Afr. du Nord, IX [1918], n°° 2, 3 et 4) : le 1‘ article est court et gros, en rondelle cylindrique; le 2° un peu plus allongé et d’un diamètre un peu moindre, parait porter, outre le 3° article, un petit organe sensoriel en forme de bouton saillant : le 3° article, en bâtonnet cylindrique, ayant un peu moins de deux fois la longueur des deux autres réunis, est terminé par un cil effilé aussi long que l’article lui-même. Les mandibules sont fortes, un peu arquées, lisses, pointues, excavées en dedans. Les palpes maxillaires ont des articles cylindriques analogues à ceux du M. foveolatus; le dernier coupé en biais porte à son extrémité plusieurs petites papilles nettement indi- quées ; les palpes labiaux sont également cylindriques. Les trois seg- ments thoraciques, à peu près de même largeur que la tête, un peu moins longs, ont tous sensiblement la même longueur; le prothorax a ses angles antérieurs et postérieurs arrondis, ses bords latéraux con- vexes; les méso- et métathorax ont leurs angles presque droits et leurs bords latéraux rectilignes et parallèles. Les segments de l’abdo- men, de moitié moins longs que les segments thoraciques, sont à peu près égaux entre eux, saui les deux derniers qui vont en diminuant sen- siblement de largeur. Les hanches ne sont pas figurées; les cuisses sont cylindriques, peut-être légèrement fusiformes ; les tibias cylindro- coniques sont bordés d’épines sur leur bord interne et términés par une griffe en fourche dont le dessinateur n’a indiqué que deux branches très robustes l’une et l’autre, d’inégale longueur. Sur la dépouille larvaire que LICHTENSTEN a figurée, après la mue du triongulin, on voit la tête ouverte ainsi que les deux premiers segments thoraciques; le métathorax n’est fendu que sur ses deux tiers antérieurs. IV. Lyttini. Dans le groupe des Lyttini, j'englobe toutes les larves des divers genres de Meloidae autres que ceux des tribus Zonitini-Sitarini, Horiini et Meloini, c’est-à-dire les genres Lytta, Lydus, Oenas, Lago- rina, Cerocoma, Epicauta, Zonabris. Ces larves sont en effet de formes très voisines, et il existe des transitions nombreuses entre les divers types qu’elles présentent. 270 | . Dr A. Cros. x Elles ont en général une forme aplatie, à bords plus ou moins paral- lèles, à abdomen souvent atténué à son extrémité. La tête, plus ou moins quadrilatère, offre des mandibules saillantes ou à peine cachées sous le labre; les antennes, situées aux angles antérieurs de la tête, portent généralement sur le 2° segment un organe sensoriel hyalin très développé, parfois proportionnellemet énorme (spécialement chez Lytta, Lydus, Halosimus, Oenas); les yeux sont placés dans la moitié antérieure de la tête. Le corps ne présente généralement un revête- ment chitineux qu’à sa face dorsale, la face ventrale étant simplement membraneuse, L’abdomen est le plus souvent terminé par deux soies caudales, rarement quatre. Les stigmates sont en général très visibles, parfois énormes (Lydus). Ces larves ne se fixent pas sur les Hyménoptères (dont un certain nombre d’ailleurs ne sont nullement les parasites), mais vont par leurs propres moyens à la recherche des vivres. Lydus marginatus F. J'ai obtenu, l’été dernier (juillet 1918), l’éclosion de plusieurs pontes du Lydus marginatus F. La structure des principaux organes des larves de ce Lydus (pièces buccales [mandibules, palpes], antennes, griffes, stigmates) est identique à celle des organes similaires du Lydus algiricus L. (voir mon mémoire : Lydus algiricus, Feuille des J. Na- tur., ser. 5, n° 498, {°r juin 1912). Leur coloration est uniforme, d’un marron clair sur les tergites, blanche sur les espaces membraneux intersegmentaires et à la face -ventrale; la taille (longueur 2,5 mm., plus les soies caudales 0,4 mm.) est sensiblement la même pour les deux espèces. Je n’ai pu découvrir aucun caractère anatomique certain per- mettant de distinguer les larves de ces deux Lydus. Oenas afra L. J'ai déjà signalé (Bull. Soc. Hist. nat. de l’Afr. du Nord, HE [1911}, p. 115) que cette larve avait une très grande parenté avec celle de la Cantharide (Lytta vesicatoria L.). Elle à en effet la même conforma- tion en ce qui concerne les principaux organes, mais elle en diffère par la taille et la coloration. Voici ses principaux caractères : Corps allongé, aplati, à bords presque parallèles, de diamètre sen- siblement égal, sauf à l'extrémité de l'abdomen légèrement atténué. Coloration d’un brun uniforme sur les segments dorsaux, avec mem- brane intersegmentaire de couleur claire, de sorte que linsecte paraît rayé de bandes transversales alternativement claires et foncées; le segment anal est à peu près incolore, RP EE TE ER PO PPS TRS des Un. à ns di à Larves primaires des Meloidae. 274 Tête quadrilatère, à contours arrondis, avec de gros yeux noirs; antennes courtes placées aux angles antérieurs de la tête; leurs deux premiers articles gros et courts, en rondelles cylindriques, le 3° en bâtonnet légèrement renflé à son extrémité et surmonté d’un long poil ayant deux fois la longueur des antennes. Au centre du 28 article existe un organe sensoriel ovoide très volumineux, Mandibules fortes, excavées en dedans, sans aucune denticulation, à pointe mousse ; maxillaires à lobe peu saillant; palpes maxillaires cylindriques, les deux premiers articles courts, le 3° aussi long que les deux autres réunis, arrondi, plus étroit à sa base qu’à son extrémité; celle-ci à section transversale nette, surmontée de petites papilles. Prothorax débordant légèrement la tête de chaque côté; méso- et métathorax plus larges que longs, plus longs que les segments de l'abdomen. Abdomen un peu atténué en arrière, terminé par deux fortes soies divergentes. Stigmates ronds, très gros; ceux du mésothorax et du 4e segment abdominal doubles des autres, énormes. Pattes armées de griffes en fourche à trois branches très inégales. Sillon de déhis- cence sur la tête et sur les trois segments thoraciques où il est forte- ment accusé. “Longueur : 1 mm., sans compter les soies caudales de 0,2 mm. Lagorina rubriventris Fairm. J'ai réussi à obtenir cette larve en juin et juillet 1917, grâce à l’o- bligeance de M. LABRoUSsE, alors sous-chef de Section du chemin de fer à Aïn-Sefra, qui a bien voulu chasser pour moi dans le Sud Ora- nais et m'envoyer de nombreux insectes vivants. Je lui en exprime ici ma sincère gratitude. Corps allongé, aplati, à bords parallèles, un peu atténué en arrière, terminé par deux soies divergentes. Tête un peu atténuée en avant, plus large que longue; antennes situées aux angles antérieurs de la tête, de 3 articles, le 4% très court, en rondelle cylindrique, le 2° plus gros à son extrémité qu'à la base, quatre fois plus long que le pre- nier, portant à son extrémité supérieure, sur le côté postéro-infé- rieur qui est coupé en biais, un organe sensoriel hyalin ovoide très développé; le 3° segment en bâtonnet cylindrique, d’un diamètre un peu moindre que le 2 et presque de même longueur, est surmonté d’un cil un peu plus long que lui. Yeux situés vers le milieu des bords latéraux de la tête. Mandibules assez étroites, un peu courbes, un peu excavées en dedans, lisses et pointues. Maxillaires à lobe peu saillant. Palpes maxillaires de 3 articles : les deux premiers gros, très 972 D' A, Cros. courts, en rondelles cylindriques; le 3° deux fois aussi long que les deux autres réunis, d’un diamètre un peu moindre à la base, allant en s’élargissant de la base vers l’extrémité, un peu aplati, terminé par une section nette, à peu près horizontale ou très peu oblique, avec de très petites papilles à sa surface. Palpes labiaux de 2 articles, le 4 court, en rondelle cylindrique, le 2 allongé, élargi de la base au sommet, coupé horizontalement à son extrémité qui porte de courtes papilles. Prothorax aussi large que la tête, mais un peu moins long, plus large que long, à bords parallèles, à angles à peine émoussés. Le méso- et le métathorax de formes et de dimensions à peu près semblables à celles du prothorax. Sillon de déhiscence borné à la tête et aux deux premiers segments thoraciques. Abdomen à seg- ments de moitié moins longs et aussi larges que les segments thoraci- ques, sauf les-deux derniers qui vont en diminuant de largeur. Les pattes sont munies d’une griffe en fourche à trois digitations, dont l’ongle médian est beaucoup plus long et plus robuste que les ongles latéraux; il porte les deux autres insérés sur les côtés, fort loin de sa base, au quart de sa longueur, de telle façon qu’il semble y avoir une sorte de tarse. La larve, qui au sortir de l’œuf est d’un blanc absolu sauf au ni- veau des yeux qui se détachent sous forme de point noir, prend bientôt sur les segments à la face dorsale, une teinte d’un gris noi- râtre, tandis que la membrane intersegmentaire reste claire, ainsi que la face ventrale. Sa taille est de 1,2 mm., non compris les soies cau- dales de 0,3 mm. Sa largeur est de 0,25 mm. Cette larve présente des caractères anatomiques qui rendent son classement difficile : la forme de ses antennes est fort voisine de celles des Mylabres; par contre les palpes maxillaires et labiaux sont semblables à ceux des Lytta, Lydus, Halosimus, etc. La forme des maxillaifes est également celle des Lyttites. C’est donc un type inter- médiaire. Cerocoma Vabhli F. J'ai indiqué (Feuille des J. Natur., n° 501, 4* sept. 1912, p. 131-132) que la larve de cet insecte présentait les principaux caractères ana- tomiques qui distinguent les larves des Mylabres (Zonabris), notam- ment la même forme d’antennes. Un examen plus approfondi m'a permis de me rendre compte que cette ressemblance était plus appa- rente que réelle. En effet, si par son allure générale elle rappelle les Mylabres, ses antennes diffèrent sensiblement de celles de ces der- A Y ] dust due Dit À dre 0e à È É | Larves primaires des Meloidae. 273 niers par la longueur plus grande du 3° article, qui dépasse celle du 2° (c’est l'inverse chez les Mylabres) et par l'existence sur ce 3° ar- ticle d’un long cil terminal, ayant une fois et demie la longueur des trois articles réunis, alors que chez les Mylabres ce cil est générale- ment court et ne dépasse guère la longueur du dernier article. De même, les maxillaires ne sont pas surmontés d’une saillie conique comme chez les Mylabres, et ses palpes maxillaires ont des articles cylindriques relativement grêles, tandis que, chez les Mylabres, le plus souvent les deux derniers articles des palpes rappellent l'aspect d’un gland dans sa cupule. En réalité ce triongulin est peut-être aussi voisin des Lyttini que des Zonabrini, et semble constituer un type de transition entre ces deux groupes. Voici ses principales caractéristiques : Corps allongé, à bords presque parallèles, légèrement atténué d’a- vant en arrière à partir des cinq derniers segments de l’abdomen, terminé par deux longues soies divergentes. Coloration uniforme d’un jaune foncé tirant sur le roux sur les tergites, avec pigmentation plus accusée sur les bords latéraux des segments; la membrane interseg- mentaire de couleur claire ainsi que la face ventrale. Longueur : 1,8m», sans compter les soies caudales de 0,6 mm. Tête presque quadrilatère, un peu arrondie en arc en avant, un peu plus longue que large. Antennes situées aux angles antérieurs de la tête, de trois articles cylindriques; le 1% article court, le 29 trois fois aussi long, plus étroit à sa base, un peu renflé vers son extrémité qui porte sur le côté un organe sensoriel hyalin piriforme assez volu- mineux ; le 3 article plus grêle, légèrement renflé en massue à son extrémité, de même longueur ou peut-être très légèrement plus long que le 2 et surmonté d’un grand cil ayant une fois et demie la lon- gueur totale de l’antenne et entouré de quatre poils plus courts di- vergents. Mandibules en arc, fortement saillantes en avant, aiguës, dentées en scie. Maxillaires à lobe hérissé d’épines. Palpes maxillaires de 3 articles cylindriques, le 1 court, le 2° légèrement plus long, de diamètre un peu moindre; le3° un peu moins gros que le 2°, mais d’une longueur double, tèrminé par une section nette transversale, portant au centre une grosse papille entourée de papilles plus petites. Prothorax quadrilatère, à angles émoussés, presque aussi long que la tête, plus large qu’elle. Mésothorax également quadrilatère, de moitié moins long que le prothorax et un peu moins large. Métathorax semblable au mésothorax, deux fois plus long que le 1° segment de l'abdomen. Sillon de déhiscence sur la tête et les deux premiers segments thoraci- 274 D' A. Cros. ques. Abdomen atténuéà partir du ÿ° segment d’une manière graduelle ; tous les segments abdominaux d’égale longueur à l'exception du der- nier, sensiblement plus long. Stigmates ronds, très visibles. Pattes crêles, armées de griffes en fourche à trois branches. Gen. Zonabris Har. Les larves des Mylabres ou Zonabris offrent en général une série de caractères communs qui leur donnent une physionomie très particu- lière. Leur taille est relativement assez grande (1,6 mm à 4,4 mm.) et supérieure à celle des larves de la tribu Zonitini-Sitarini; mais c’est surtout par la forme des antennes et des pièces buccales qu’elles se distinguent de celles des autres groupes de Meloidue. Les antennes sont toujours construites sur un même type : elles se composent de trois articles cylindriques, dont le 4° est court, le 2° beaucoup plus long, portant à son extrémité supérieure une facette oblique sur laquelle est implanté un petit organe hyalin en forme de bouton hémisphérique : c’est l'organe sensoriel. Le 3° article est un peu plus court que le 2, en bâtonnet, et se termine par un poil ro- buste, dont la longueur n'excède pas en général celle du 3° article lui-même. Les mandibules, toujours puissantes, sont très fréquemment plus ou moins dentées; parfois cependant elles sont entièrement lisses, ou tout au plus imperceptiblement dentées en scie. Les maxillaires ont leur lobe interne généralement surmonté d’une saillie conique supportant un long poil. Les palpes maxillaires, de trois articles volumineux, ont le plus souvent les deux premiers articles courts, le 3° plus allongé, arrondi vers son extrémité coupée un peu en biais et portant des papilles très petites. Ce dernier article avec celui du milieu rappelle fré- quemment l'aspect d’un gland dans sa cupule. La forme des griffes est fort variable : elle présente chez le plus grand nombre de larves le type en fourche à trois branches; mais on rencontre également le type pluriongulé et le type bifide. Dans ce dernier .cas les jambes sont élargies et aplaties : pour -les types en fourche et pluriongulés, elles sont au contraire grêles, cylindriques ou cylindro-coniques. J'ai en ma possession à l'heure actuelle les larves de 14 espèces de Mylabres sur une vingtaine d'espèces connues. De ces 14 espèces, deux seulement ont été décrites, savoir le Zonabris Schreibersi Reiche par le D' Cnogaur et le Z. quadripunctata L. par Valéry Mayer et plus tard par Gorriz y Munoz. Les 12 autres sont encore inédites. De PA Fa POP RPN AI LR TEE “ L Une “ FR L Le 1 s, x EN TS PS TL OUR PRTTON PE EE ON SRE TO Larves primaires des Meloidae. 275 l'examen de ces diverses larves, en même temps que des descriptions de celles qui ne me sont pas connues de visu, il résulte que la distinc- tion de ces insectes, de formes très voisines, est extrèmement difficile, souvent même impossible, les caractères anatomiques étant à peu près semblables et les différences de coloration insuffisamment tranchées. Cependant. un certain nombre d'espèces présentent des caractères . somatiques qui permettent de les identifier sûrement. Ce sont ces caractères que je vais indiquer ici : 1. Zonabris (Coryna) distincta Chevr. J'ai déjà indiqué que cette larve présentait un type spécial de griffe, le type à ongles multiples à disposition penniforme ou pectinée. Les autres organes ont la forme habituelle et ne présentent rien de parti- culier. \ Coloration assez uniforme d’un roux clair, offrant cependant sur les deux tiers postérieurs du prothorax une bande transversale plus foncée et une coloration brune sur les parties latérales des autres segments, allant en augmentant d'avant en arrière, avec les trois der- niers segments de l'abdomen noirâtres. Mandibules imperceptiblement dentées en scie. Mésothorax de moitié moins long que le prothorax; métathorax à peine plus long que le 1° segment de l'abdomen. Sillon de déhiscence existant sur la tête et les deux premiers segments tho- raciques. Taille 2,5 mm. (plus les soies caudales de 0,9 mm.). Larve obtenue en juillet 1916. Jusqu'ici je n’ai pas rencontré d'autre larve de Mylabre possédant ce type de gritfe. 9. Zonabris circumflexa Chevr. J'ai fait connaitre la disposition spéciale de sa griffe bifide. Comme caractères particuliers, il faut encore noter la forme de sa tête atténuée et arrondie en avant. J’ajouterai que cette larve est d’un jaune clair uniforme, et présente une vesliture de poils fauves qui lui donne un peu l'aspect d’un porc-épic. Mandibules fortement recourbées, aiguës, lisses. Mésothorax d’un tiers moins long que le prothorax ; métathorax d’un tiers plus long que le 1% segment de l'abdomen; sillon de déhis- cence sur la tête, le prothorax et le mésothorax, ébauché sur toute l'étendue du métathorax, où il est interrompu de distance en distance par des ponts de substance chitineuse reliant les deux moitiés du ter- gite. Soies caudales extrêmement développées, presque aussi longues que le corps et mesurant 1,45 mm. Taille 4,6 mm. Larve obtenue en août 1910. Dr A. Cros. LE] 1 en 3. Zonabris gilvipes Chevr. A côté du Z. circumfleza, il faut placer le Z. gilvipes Chevr., lequel présente une conformation analogue des griffes, qui sont sim- plement bifides et non formées de trois ongles comme chez la plupart des autres larves connues des Mylabres. Mais il se distingue du Z. cir- cumflexa par la forme de l’ongle inférieur, qui au lieu de se terminer en pointe effilée, est d’égal diamètre partout, aplati transversalement en lame de sabre, et se termine par une section oblique. Ces deux larves sont jusqu’à présent les seules connues dont les griffes offrent semblable conformation. J’ajouterai que cette larve, d’une couleur uniforme d’un jaune extrêmement pâle, ne présente pas une pilosité aussi développée que celle du Z. circumflexa, et que ses soies caudales sont sensiblement plus courtes. Mandibules lisses; mésothorax d’un tiers moins long que le prothorax; métathorax d’un tiers plus long que le 1 segment de l’abdomen. Sillon de déhiscence sur la tête el les deux premiers segments thoraciques, nul sur le métathorax. Taille : 4,6 mm.; soies caudales : | mm. Larve obtenue en juillet 1917. Toutes les autres larves dont il va être question ont des griffes en fourche à trois branches divergentes : 4. Zonabris oleae Lap. Larve caractérisée par sa grande taille (4,2 mm., sans les soies cau- dales, celles-ci de 1,2 mm.) et surtout par la forme de ses mandibules qui sont aplaties et élargies à la base, et présentent quatre fortes dents tuberculeuses, dont la grosseur diminue graduellement d'avant en arrière. Dos roux brun, tête plus claire; face ventrale blanchâtre. Mésothorax ayant le tiers de la longueur du prothorax; métathorax à peine plus long que le 1% segment de l'abdomen. Sillon de déhiscence existant sur la tête et les deux premiers segments thoraciques. Larve obtenue en août 1907. : d. Zonabris praeusta F. Cette larve a la tête et le thorax rouges et les autres segments rouge brun; elle présente, sur la partie médiane du dos, une ligne blanche antéro-postérieure. Elle est de grande taille (4,4 mm., sans les soies caudales qui ont 0,8 mm.), avec des mandibules finement dentées en scie, arquées, relativement petites. Mésothorax n’ayant que le tiers de la longueur du prothorax; métathorax à peine plus Larves primaires des Meloidae. 277 long que le 4% segment de l'abdomen. Sillon de déhiscence sur la tête, _le prothorax et le mésothorax. Elle offre ce caractère spécial que sa tête, proportionnellement petite, est de moitié moins large que le prothorax, alors que chez toutes les aulres larves de ce groupe, la tête est à peu de chose près aussi large que le prothorax. Larve obtenue en juillet 1944. 6. Zonabris caltda Pall. De grande taille (4,2 mm., sans les soies caudales qui atteignent 1,2 mm.). Tête et prothorax d’un roux clair, les autres segments avec un arceau chitineux dorsal brun foncé alternant avec des bandes claires intersegmentaires. Mandibules dentées en râpe. Mésothorax de moitié moins long que le prothorax; métathorax à peine plus long que le 1% segment abdominal. Sillon de débhiscence sur la tête et les deux premiers segments thoraciques. Cette larve est caractérisée par la présence de 4 soies caudales, dont les deux du milieu sont un peu plus longues, alors que chez les autres Mylabres ayant les griffes en fourche à trois branches, il n’y a régulièrement que deux soies caudales. Larve obtenue en juillet 1918. 7. Zonabris octodecimmaculata Mars. Ses larves sont caractérisées par leur coloration : la tête et le pro- thorax sont colorés en brun très foncé, spécialement sur les parties latérales, un peu moins sur la ligne médiane, et tranchent fortement sur la couleur du méso- et du métathorax d’un roux päle; les ares dorsaux de l'abdomen, sauî les deux premiers, sont également colorés en brun. La face ventrale est blanche. Mandibules dentées en scie. Mésothorax d’un tiers moins long que le prothorax; métathorax d’un tiers plus long que le 1 segment de l’abdomen. Sillon de déhiscence sur la tête, le prothorax et le mésothorax. Taille : 3,2 mm., sans les soies caudales qui mesurent 1,3 mm. Larve obtenue en août 1918, grâce au concours de M. Maxime Rorrou, de Sidi-bel-Abbès, qui a bien voulu m’expédier des femelles vivantes. 8. Zonabris impressa Chevr. (!) Couleur rousse uniforme, avec pigmentation plus abondante, presque noire, sur les parties latérales et le bord postérieur des seg- (1) Voir ma note : Contribution à l'étude des Méloïdes algériens, Feuille des Jeunes Naturalistes, n° 501, 1° sept. 1912, p. 131-132. Ann. Soc. ent, Fr., LXXXVII [14919], 19 278 D' A. Cros. ments ? et 3 du thorax et des segments abdominaux, cette pigmen- tation étant d'autant plus marquée qu'il s’agit de segments placés plus en arrière. Mandibules excavées en cuiller, très finement dentées en scie. Prothorax un peu moins long que la tête, plus large qu’elle; mésothorax de moitié moins long que le prothorax; métathorax de longueur sensiblement égale à celle du mésothorax et manifestement supérieure (près du double) à celle du 1% segment de l'abdomen Sillon de déhiscence sur la tête, le prothorax et le mésothorax. Longueur : 3 mm., sans compter les soies caudales, celles-ci aussi longues que l'abdomen (1,3 mm.). a Cette larve est très voisine de celles des Z. quadripunctata L. et Z. Schreibersi Reiche, dont elle se distingue par sa coloration : chez les deux espèces ci-dessus, le pigment noir ne se montre pas sur le mésothorax, et ne parait guère qu’à partir du métathorax, envahissant surtout les parties latérales et respectant la partie médiane des tergites, saul en arrière où les derniers segments sont entièrement et unifor- mément noirs, tandis que chez Z. impressa le bord postérieur des segments est toujours bordé de noir à partir du mésothorax. En outre, chez Z. Schreibersi et Z. quadripunctata le métathorax est à peu près de même longueur que le 4 segment de l'abdomen, tandis que chez Z. impressa sa longueur est presque double. Larve obtenue en juin 1912. 9. Zonabris brevicollis Baudi (!) Couleur jaune paille ou testacée sur la tête et le prothorax, d’un gris noiratre sur les autres segments, avec les espaces membraneux intersegmentaires clairs; face ventrale incolore. Mandibules imper- ceptiblement dentées en scie. Mésothorax d’un tiers moing long que le prothorax; métathorax à peine plus long que le 4% segment de l'abdomen. Sillon de déhiscence sur la tête, le prothorax et le méso- thorax. Long. 2,4 mm., sans les soies caudales; celles-ci égalant presque la longueur de l'abdomen (1 mm.). Larve obtenue en juin 1948. (1) Les larves primaires de cette espèce et des deux suivantes ne diffèrent entre elles que par des nuances de coloration ou de minimes différences de taille, et il est pratiquement à peu près impossible de les distinguer les unes - des autres. Hdi ban AT à à an À ue ss Le DS € Larves primaires des Meloidue. 2179 10. Zonabris Allardi var. sefrensis Pic Tête et prothorax d’un roux foncé, les autres segments bruns avec les espaces membraneux intersegmentaires clairs, ainsi que la face ventrale. Mandibules lisses. Mésothorax de moitié moins long que le prothorax, métathorax d’un tiers plus long que le 4° segment de lab- domen. Sillon de déhiscence sur la tête et les deux premiers segments du thorax. Longueur : 2,8 mm., non compris les soies caudales qui ont 0,9 mn. Larve obtenue en juillet 1946. 11. Zonabris Wagneri Chevr. Tête et prothorax d’un brun clair; méso- et métathorax d’un brun foncé; les autres segments d’un brun plus clair avec les espaces men- braneux intersegmentaires incolores ainsi que le ventre. Mandibules lisses. Mésothorax de moitié moins long que le prothorax; méta- thorax deux fois aussi long que le 1% segment abdominal. Sillon de déhiscence sur la tête, le prothorax et le mésothorax. Longueur : 2,4 mm., sans les soies caudales qui mesurent 4 mm. Larve obtenue en juillet 1916. 12. Zonabris (Ceroctis) corynoides Reiche Coloration uniforme d’un brun pâle, avec espaces membraneux intersegmentaires clairs. Mandibules dentées en scie. Mésothorax de moitié moins long que le prothorax; métathorax d’un tiers plus long que le 1°r segment de l’abdomen. Sillon de déhiscence strictement limité à la tête et au prothorax. Longueur : 2,7 mm., sans les soies caudales qui atteignent 12 mm. Cette larve est caractérisée par ce fait que le sillon de déhiscence n’est visible que sur la tête et Le prothorax, alors que chez les autres Mylabres il s'étend également au mésothorax. Larve obtenue en août 1917. CERCOPIDES NOUVEAUX DE MADAGASCAR (HEM. HOMOPTERA] par le D' V. LALLEMAND. I. Subfam. Aphrophorinae. 1. Clovia fasciata, n. sp. Les ocelles sont fort éloignés l’un de l’autre, l’écartement de ceux-ci est à peu près le double de la distance qui les sépare des yeux; la partie supérieure de la tête, le pronotum et l’écusson sont brunâtres, le long de ceux-ci courent sept lignes jaunes dont voici la disposition : une ligne médiane partant du bord antérieur de la tête et se terminant à la pointe de l’écusson; une ligne latérale se bifurquant au niveau des ocelles et dont la branche interne borde l’écusson et, vers Pextré- mité de celui-ci, se réunit à la médiane; la branche externe se continue, par la pervure interne du clavus, jusqu’au bord interne de l’élytre; enfin une ligne voisine du bord de la tête et du pronotum, se continuant jusque sur le tiers antérieur du clavus par sa nervure externe, où elle rencontre une petite ligne transversale réunissant la suture clavo- coriale à la nervure interne du clavus. Vers le milieu du bord externe des élytres se trouve une tache jaune transversale, s'étendant à travers la moitié de la largeur et un peu en arrière; sur le tiers postérieur, toutes les nervures du clavus et du corium, sauf celles occupant une petite partie membraneuse du corium près de la pointe du clavus, le bord interne des élytres, la suture clavo-coriale et 3 taches près du bord externe, dont la postérieure s’étend jusqu’au bord apical, sont jaunà- tres; celte coloration des nervures part d’une ligne transversale s’é- tendant du bord interne à la branche interne du radius. Le bord externe de la tête, les élytres (sauf les nervures et la tache qui sont jaunes et une petite partie membraneuse, brune), l’extrémité des cuisses postérieures, les tarses, l'abdomen (sauf les bords latéraux et postérieur des segments) et les plaques latérales des organes génitaux sont noirs. Les tibias et tarses postérieurs sont brun noirâtre; ils ont deux fortes épines. Une ligne blanc jaunâtre se trouve de chaque côté de la face; elle est bordée de noir, se réunit à celle du côté opposé et s'étend jusque sur le prothorax ; la partie postérieure du front, la partie médiane du 2 3 È E Hi . : è 4 3 4 a 2 Cercopides de Madagascar. 281 thorax, les hanches et la partie basale des cuisses sont jaune d’ocre ; les ailes sont hyalines, sauf la base quelque peu brunâtre. Long. 8-9 mm. Has. Madagascar : vallée d’Ambolo; forêts de Sakavalana ; forêt Ta- nala; région d’Ikongo; Vinanitelo (Ch. AzLLuAuD). Manjakandriana (LAMBERTON). Type : ma collection et Muséum de Paris. 2. Ptyelus Perroti, n.sp. L’insecte est noir, tacheté de jaune d’ocre. La partie supérieure de la tête et le pronotum portent une bande plus ou moins triangulaire noire, occupant toute la longueur; les côtés de cette bande sont jaune d’ocre. Le front, le clypéus, le prothorax, les cuisses antérieures — - et médianes, — les épines des pattes postérieures, l'abdomen (sauf les bords latéraux des segments et le bord postérieur du dernier, au-devant des organes génitaux, qui sont jaunâtres) et l’écusson sont noirs. Tout le bord antérieur de la tête est étroitement jaunâtre. Le rostre est brun jaunâtre, devenant plus foncé à son extrémité. Les élytres sont noirs, brillants, tachetés de jaune sur le clavus et sur la moitié postérieure du corium ; une grande tache triangulaire se trouve au bord externe à la partie apicale. Les tibias et les tarses antérieurs et médians sont brun clair; les pattes postérieures sont jaune d’ocre, sauf le milieu des cuisses, qui est brun, et les épines qui sont noires. Le front est relativement assez aplati, portant une carène longitu- dinale quelque peu aplanie et des stries transversales peu marquées. La partie supérieure de la tête est plane et sur le même plan que le pronotum. Sur les élytres, le radius et le médian se séparent à la fin du quart antérieur. Les tibias postérieurs ont deux fortes épines. Long. 9 mm. Has. Madagascar : Tamatave, forêt d’Alakato (Édouard PERRoT) ; Manjakandriana (LAMBERTON). Types : ma collection et Muséum de Paris. 3. Ptyelus Goudoti Benn. a) var. immaculatus, n. var. Elytres entièrement jaunâtres. Madagascar : Diégo-Suarez (Ch. ART b) var. nigrolituratus, n. var. 282 D' V. LALLEMAND. Vertex, pronotum, écusson, sauf une ligne longitudinale fauve, base des élytres, clavus en sa presque totalité, extrémité des élytres et un étroit bord costal, noirs; le reste des élytres, le front, la partie frontale du vertex, ainsi qu’une assez grande tache du prothorax, sont jaunes. Ha. Madagascar : forêt Tanala (Ch. ALLUAUD). Type : Muséum de Paris. 4. Gallicana grisea, n. Sp. Toute la surface de l’insecte est recouverte d’une villosité dense, gris clair; elle est particulièrement épaisse sur le clypéus et le pro- thorax, à tel point qu’elle cache la couleur de ces parties. Le méso- et le métathorax et la pointe des épines des pattes postérieures sont noirâtres ; l'abdomen et les pattes gris brun ; le vertexetla moitié anté- rieure du pronotum sont couleur d’ocre brun clair, la moitié posté- , rieure devient plus sombre, presque brune; l’écusson, les élytres sont gris brun; sur ces derniers se trouve une bande oblique claire, par- tant du bord interne près de la pointe de lécusson et arrivant au milieu du bord externe. Les ailes sont hyalines, légèrement brunâtres. Long. 11 mm. Has. Côte orientale de Madagascar (LAMBERTON). Type : ma collection. II. Subfam. Cercopinae. 5. Dauphina brunnea, 9. Sp. L'insecte est brun foncé, la tête tout entière, le bord antérieur du pronotumm, la partie antérieure du thorax, les pattes antérieures et médianes, l’extrémité des tibias postérieurs et leurs tarses sont noi- râtres. Sous le bord antérieur se trouve une petite fossette triangulaire. La face est creusée d’un sillon médian assez large et profond, sur les côtés duquel se trouvent des stries transversales très nettes. Le vertex présente une carène médiane, son bord antérieur est arrondi; les ocelles, très rapprochés, sont presque contigus. Sur le pronotum, qui est large, se trouvent, à sa partie antérieure, une carène médiane, et plusieurs dépressions latérales, L’écusson est aussi long que large et une fossette occupe toute la partie médiane. L’extrémité des ély- tres porte un réseau assez complexe ; plusieurs petites nervures trans- E 1 | 2 = 283 Cercopides de Madagascar. versales et parallèles se trouvent entre la branche externe du radius et le bord de l’élytre; un point calleux existe au milieu de ce dernier. Le rostre s'étend jusqu’au-devant des hanches postérieures. Les tibias postérieurs n’ont qu’une épine. Long. 10 mn. Ha. Madagascar, côte orientale (LAMBERTON). Type : ma collection. 6. Literna Noualhieri, n. sp. Bords du vertex, yeux, antennes, bord antérieur du pronotum, écusson (sauf son extrémité), base du clavus (celle-ci formant avec l’écusson une ligne transversale), extrémité des élytres, du rostre, tibias antérieurs et médians, extrémité des tibias postérieurs et tous les tarses noirs. Partie antérieure du vertex, pronotum, une bande occupant plus du tiers médian du clavus et pointe de l’écusson jaune d’ocre. Face jaune d’ocre, avec une nuance rougeàtre. Abdomen, cuisses et tibias postérieurs (sauf Pextrémité) rouge sanguin. Le reste des élytres est translucide et légèrement brunâtre surtout vers le bord costal; ailes légèrement enfumées. Sous le bord antérieur de la tête se trouve une petite fossette triangulaire et en dessous sur le front se trouve un sitlon longitudinal large et peu profond, sur les bords duquel se trouvent de fins sillons transversaux. Pronotum densément et très finement ponctué, ayant 3 à 4 fossettes de chaque côté de la ligne médiane. Le sillon médian frontal est fort large, peu profond. Le rostre s'étend jusqu'à l'extrémité des hanches médianes. Les tibias postérieurs ont une forte épine, celle-ci est noire. Toute la partie supérieure de l’insecte est assez brillante. Long. 12,5 mm. HaB. Madagascar : baie d’Antongil, Antanambé (A. MocQueRYs) ; environs de Tananarive (LAMBERTON), Types : ma collection et Muséum de Paris. s 7. Literna Schoutedeni Lallem. Tomaspis Schoutedeni Lallem., Ann. Soc. ent. Belg., LIV [1910}, p. 45. Comme les deux espèces précédentes, les trois suivantes et l’'Ambe- rana elongata Dist., ce Literna possède une petite fossette triangu- laire sous le bord antérieur de la tête et au-dessus du sillon longitu- 284 D' V. LALLEMAND. dinal frontal, qui est large et peu profond. Ce caractère peut servir à grouper ces différentes espèces. La longueur des élytres d’une espèce ne suffit pas à elle seule pour établir un nouveau genre comme dans le genre Amberana Dist. Cette espèce ne possède qu’une épine aux tibias postérieurs. 8. Literna Lambertoni, n. Sp. Le sillon frontal longitudinal médian est large et peu profond, sur- tout marqué sur la partie renflée; à la base du front se trouve une fossette triangulaire plus large que longue; les sillons transversaux sont peu marqués. Les ocelles sont rapprochés. Les tibias postérieurs n’ont qu’une épine. Une fossette occupe toute la partie médiane de l’écusson. L’insecte est noir, le pronotum porte une bande transversale mé- diane, réunissant les angles scapulaires, et les élytres, 3 taches, d’un jaune orangé; la 47° tache, ovalaire, occupe le milieu du clavus; la seconde, située au milieu du corium, est plus ou moins arrondie, plus large que longue et ne touche ni la suture clavo-coriale, ni le bord costal; la dernière, transversale, se trouve au-devant de la partie réticulée, mais comme la précédente, ne touche nilasuture ni le bord. Le méso- et le métathorax, l'abdomen et les pattes (sauf l'extrémité des tibias, les tarses et les épines, qui sont noirs) sont rouge sombre. Les côtés de l'abdomen sont plus foncés. Les élytres sont recouverts d’une villosité jaunâtre. Le dessin des élytres ressemble fortement à celui d’Amberana elongata Dist. Long. 8 mm. s Jen possède un exemplaire légèrement plus développé, ayant 9 mm. et demi, et dont le front est rougeâtre avec stries noirâtres sur les côtés. Hag. Madagascar : Tananarive (LAMBERTON); Diégo-Suarez (Ch. ALLUAUD). Types : ma collection et Muséum de Paris. Je dédie cet insecte à M. le Professeur LAMBERTON, de Tananarive, qui se met avec une si grande obligeance à la disposition des ento- mologistes pour la recherche des insectes qui les intéressent. 9. Literna tripunctata, n. sp. Comme coloration, cette espèce est voisine de la précédente, elle est noire et porte 3 taches jaunes ou jaune rougeûtre sur les élytres : la première occupe la moitié antérieure du clavus, la 2 est arrondie PAS NET PER PONT 4 ; Ë * ist LV 1 1! n 14 F Cercopides de Madagascar. 285 et se trouve au milieu de l’élytre, et enfin une bande transversale en avant de la partie réticulée. Elle s’en distingue par l’absence de bande transversale sur le pronotum et par la tache du clavus : celle-ci s’é- tend jusqu’à la base, ce qui n’a pas lieu chez L. Lambertoni. Les ocelles sont très rapprochés et plus près l’un de l’autre que dans l’espèce pré- cédente. Le bord antérieur de la tête est arrondi; sous ce bord, qui est laté- ralement en carène, se trouve sur le front une fossette transversale triangulaire et un peu plus bas se trouve le sillon frontal, large et peu profond. Les tibias postérieurs n’ont qu’une épine. L’écusson dans sa partie médiane est creusé en cuvette. Long. 8 mm. Has. Madagascar, côte orientale (LAMBERTON). Type : ma collection. 10. Literna Bergevini, n. Sp. Comme chez les espèces précédentes, une petite fossette triangu- laire se trouve à la base du front au-dessus du sillon longitudinal qui est large et peu profond. Ces espèces forment un groupe spécial carac- térisé par celte petite fossette. Sur les côtés du sillon longitudinal se trouvent de légers sillons transversaux; les ocelles sont très rappro- chés. Les tibias postérieurs n’ont qu’une épine. La coloration générale est noire. Les élytres sont jaunâtres, saui un petit triangle le long du bord externe au milieu du tiers basal, une bande transversale médiane et l’extrémité, qui sont noirs. L'insecte est recouvert d’une villosité jaunâtre, spécialement dense sur les élytres. Long. 8 mm. Has. Madagascar, côte orientale (LAMBERTON). Type : ma collection. 11. Literna Jeanneli, n. sp. La coloration varie du rouge vif au rouge brun; les tibias et les tarses des pattes antérieures et médianes, les tarses des postérieures et le second article du rostre sont bruns, l'extrémité des élytres est plus sombre. La. partie supérieure de l’insecte est lisse et brillante, peu densément ponctuée et glabre. \ Les élytres, plus ou moins translucides, portent un tubercule mé- 286 D* V. LALLEMAND. . dian. Les aréoles de la partie apicale sont concaves; les nervures sont très en relief, ce qui rend la surface des élytres très tourmentée. Le bord antérieur de la tête est arrondi. Le front est creusé d’un sillon longitudinal large et peu profond, sur les côtés duquel se trouvent de fins sillons transversaux. La forme de ce Literna est ovale. Les tibias postérieurs n’ont qu’une épine. Long. 9 à 40 mm. Has. Ste-Marie-de-Madagascar (A. Mocquerys). Côte orientale de Madagascar (LAMBERTON). Type : ma collection et Muséum de Paris. 12. Literna Lacomblei, n. Sp. Bord antérieur de la tête arrondi et en carène; la partie frontale du vertex est creusée en fossette. Le sillon frontal, profond, commence près de la base et les sillons transversaux sont très marqués. Tout le le corps est recouvert d’une villosité jaunâtre surtout dense sur les élytres. Les élytres portent en leur milieu un tubercule, ils sont très densé- ment ponctués, les nervures sont relativement peu marquées et les aréoles apicales ne sont pas concaves. La coloration générale est brune. Cette espèce est voisine de L. leviuscula Stàl et L. callosipennis Sign.; elle s’en distingue par les élytres beaucoup plus mats, plus coriaces, plus densément ponctués, moins bossués, les nervures beau- coup moins marquées, les aréoles apicales non concaves et par la vil- losité jaupâtre répandue sur tout le corps. Long. 5 mm. Has. Madagascar, côte orientale (LAMBERTON). Type : ma collection. 43. Literna tanalae, n. Sp. L'insecte est brillant, recouvert d’une fine et dense villosité jaune d'ocre; le sillon longitudinal frontal est large et profond, les sil- lons transversaux sont peu marqués; la partie frontale du vertex est nettement séparée du vertex par des sillons transversaux et lon- gitudinaux. La partie supérieure de la tête porte dans toute sa lon- gueur une carène longitudinale; les ocelles situés de chaque côté de celle-ci sont très proches l’un de l’autre. < La tête (sauf le bord antérieur, deux taches à la base du vertex, les antennes et la fossette située à leur base, l'extrémité du clypéus et à Cercopides de Madagascar. 287 le rostre, qui sont jaune d’ocre), l'extrémité des tarses et des épines des pattes postérieures ainsi que les segments abdominaux sont noirs, avec leurs bords latéraux et postérieurs jaune d’ocre. Les pattes et le thorax sont jaune d’ocre; le pronotum est rembruni, avec une tache noire carrée derrière le bord antérieur. : Les élytres semi-hyalins sont brunâtres, un peu plus foncés sur le corium dans leur moitié antérieure, spécialement à la base; deux taches hyalines claires se trouvent au bord externe, une longitudi- nale, plus ou moins ovalaire, sur le tiers basilaire et une autre trian- gulaire, plus grande, vers le commencement du tiers apical. Les tibias postérieurs n’ont qu’une épine. Long. 7 mm. Has. Madagascar : forêt Tanala; région d’'Ikongo; Vinanitelo (Ch. ALLUAUD). q Types : Muséum de Paris. 44. Literna seminigra Melichar. Cercopis (Callitettix) Seminiger Melichar, Ann. Mus. z00!. S'-Pétersb., VIE, p. 105, tab. 5, fig. 41 (1902). Indiqué par MELIcHAR comme venant de la Chine occidentale. Parmi les insectes que m'a envoyés à déterminer le Muséum de Paris, j'en ai trouvé un exemplaire de Madagascar. Je le classe parmi les Literna, car les cuisses antérieures ne dépassent pas considérablement les bords latéraux du corps et le front porte un sillon longitudinal. Genus Alluaudensia, nov. gen. Le vertex et la partie frontale du vertex sont nettement distincts et séparés par un sillon transversal assez large et profond et deux sillons longitudinaux, un de chaque côté. Le vertex est en pente en avant et présente une voussure médiane longitudinale, de chaque côté de la- quelle sont les ocelles. Ceux-ci sont assez gros et leur écartement est égal au quart de la distance qui les sépare des yeux, qui sont laté- ralement fort saillants. La partie frontale du vertex est large, légè- rement concave transversalement, le bord antérieur est en angle obtus et caréné. Le front dans sa partie convexe et antérieure est partagé en trois par deux carènes (une médiane et deux latérales). La médiane, aplatie en son milieu, est concave dans la partie supérieure. Les latérales montrent des sillons transversaux superficiels. Le rostre s'étend jus- qu'entre les hanches intermédiaires; à sa partie inférieure, il présente un sillon longitudinal très marqué. 288 D' V. LALLEMAND. — Cercopides de Madagascar. Le pronotum est longitudinalement et transversalement convexe, fortement incliné en avant, son bord postérieur est convexe. L’écusson est légèrement plus large que long, son disque est creusé en fossette. Les élytres ont les nervures fort saillantes, ce qui fait paraître les cellules en creux; la médiane et le cubitus se séparent vers la fin du tiers antérieur. La radiale, un peu en avant du milieu de l’élytre, émet un court rameau externe qui va vers le bord costal, sans cepen- dant se fondre avec lui; il se bifurque vers le quart postérieur en deux rameaux, réunis par de petites nervures transversales; plu- sieurs petites nervures obliques se trouvent entre la branche externe et le bord costal. Le radius et le médian sont réunis au milieu de l’élytre par une élévation en forme de tubercule. Le rostre s'étend jusqu’entre les hanches médianes. les tibias postérieurs ont deux fortes épines. Aux ailes, la 2° nervure longitudinale est réunie à la 3° par un rameau transversal assez en avant de la bifurcation de celle-ci. Ce genre, voisin des genres Literna et Dauphina, est caractérisé par son vertex et surtout par les 2 épines des tibias postérieurs. Génotype : Aluaudensia nigrolineata, n. sp. < Distribution géographique : Madagascar. 15. Alluaudensia nigrolineata, n. Sp. L’insecte est rougetre. La partie frontale du vertex devient plus sombre vers son bord postérieur. Le pronotum, rouge foncé sur son tiers antérieur, le long des bords antérieurs et latéro-antérieurs, est noir rougeûtre sur les deux autres tiers. Le vertex est noir. Les élytres, plus ou moins transparents, sont rougeätres; la suture clavo-co- riale, une ligne partant de celle-ci; formant fourche avec elle et occu- pant la cellule formée par le médian et les cubitus, le bord costal, sont noirs; le bord costal l’est d’abord très étroitement; à la fin du tiers médian, cette bordure devient brusquement plus large, puis va en se rétrécissant pour se dilater de nouveau à la partie apicale, et enfin, toujours en se rétrécissant, rejoint l'extrémité de la suture clavo-co- riale. Le rostre, les pattes antérieures et médianes, les tibias, et les tarses postérieurs sont noirs. Long. 19 mm. H4g. Madagascar : Diégo-Suarez (Ch. ALLuAuD, 1893). Type : Muséum de Paris. D Ge CONTRIBUTION A LA FAUNE ENTOMOLOGIQUE DE LA HAUTE-MARNE COLÉOPTÈRES par R. PESCHET. J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE (!) à déjà publié un grand nombre de ren- seignements sur la répartition des Coléoptères dans le département de la Haute-Marne, renseignements dus en majeure partie aux chasses qu'il y a faites lors de ses séjours à Saint-Dizier et à Gudmont. D'autre part, une série d’espèces haut-marnaises se trouvent citées dans la « Faune des Coléoptères du Bassin de la Seine », notamment dans les volumes relatifs aux Sfaphylinoidea (JT. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, Il (1907), fasc. 4) et aux Scarabaeidae (L. Benez,, IV (1911), fasc. 1). J'ai recueilli moi-même en Haute-Marne un certain nombre d’es- pèces à noter : la plupart sont déjà connues du bassin de la Seine, mais y paraissent très localisées et à l’extrême limite de leur aire de dis- persion. * X X GCicindela germanica ab. caerulea Herbst. — Le type est commun en août et septembre aux environs d'Eurville, ainsi qu’à Chaumont; la variété bleue y est au contraire fort rare. Carabus arvensis L. — Forêt du Val, lisière voisine d'Eurville, sous la mousse au pied des arbres, en septembre, trois individus appar- tenant au type à pattes noires. La variété à cuisses rouges (pomeranus OL.) avait seule été signalée jusqu’à ce jour (Bull. Soc. Sc. nat. de la Haute-Marne, sep. p. 3). Elaphrus uliginosus F. — Kurville, un individu, au bord de la Marne. Espèce rare dans le bassin de la Seine. Licinus depressus Payk. — Eurville, trois individus dans les dé- tritus d’inondations de la Marne, en mars 1910. Licinus granulatus Dej. et L. cassideus F. — Tous deux assez (1) Contributions à la faune française, {re partie in L’Abeille, XXX, pp. 181- 208; 2° partie, 1bid., pp. 237-248 ; 3° partie, &bid., p. 261-268; 4 partie, ibid., XXXI, pp. 129-151. — Notes sur l'Entomologie de la Haute-Marne in Bull. Soc. Sc. nat. de la Haute-Marne, 1, n° 4 (mars-avril 1905), tirage à part, p. 1-18. 290 R. PESCHET. communs sur les coteaux arides : Rolampont, Prauthoy et probable- ment tout le plateau de Langres. Platynus livens GYyll. — Eurville, bords de la Marne et forêt du Val, sous la vase desséchée d’un étang. Bembidion littorale O1. — Moeslains, au bord de la Blaise sur la vase; assez abondant. Broscus cephalotes L. — Rolampont, un individu. Déjà signalé de Channoy (RoyER). Haliplus varius Nicol. (maritimus Fairm.). — Eurville, dans la Marne, en troublant l’eau dans un anse profonde et tranquille encom- brée de plantes aquatiques, trois individus, septembre. L’aire de dispersion de cette espèce s'étend, par la Belgique et PAI- lemagne du Nord, de la France septentrionale (Nord, Somme, Aisne, Oise) à la Finlande. Elle paraît d’ailleurs très rare partout. e . . . Là , Haliplus confinis Steph. — Deux individus, avec le précédent. Espèce septentrionale. Assez rare en France. Cnemidotus (Peltodytes) rotundatus Aubé. — Très abondant, dans les mêmes conditions que les Haliplus signalés ci-dessus. Espèce considérée comme méridionale; elle parait atteindre dans le bassin de la Seine la limite septentrionale de son aire de dispersion. Je l’ai capturée d’autre part à Chaville (Seine-et-Oise) et à Pavillons- sous-Bois (Seine), ainsi qu’à St-Pierre-sur-Dives (Calvados). — Signalée aussi d'Alsace (LEPRIEUR). Hydroporus rufifrons Duîft. — Forêt du Val, lisière voisine de Valcourt, trois individus. Espèce de l’Europe septentrionale et centrale ; atteint dans le bassin de la Seine sa limite de dispersion méridionale. — J'en ai pris égale- ment un individu dans les mares de Belle-Croix, à Fontainebleau. Micropeplus staphylinoides Marsh. — Commun à Chamouilley, dans une sablière sous bois, avec M. porcatus Payk. et l'espèce sui- vante. : Micropeplus tesserula Curtis. — Neuf individus avec les précé- dents. Très rare en France : signalé dans le bassin de la Seine d’après un individu unique capturé par M. J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE dans la forêt de Trois-Fontaines (Marne). Cité également de la Côte-d'Or. Aire de répartition fort étendue : Europe (jusqu’à l'extrême Nord), Caucase, Sibérie; Nord de l'Afrique; Amérique du Nord; Bolivie (Faune Col. Bass. de la Seine, Il, Staphylinoidea, p. 9). SR Pl 5 à Ds. Mat sir Coléoptères de la Haute-Marne. 291 Phloeonomus minimus Er. — Eurville, août et septembre, une dizaine d'individus sous l’écorce recouvrant une plaie de chêne. Espèce très rare dans le bassin de la Seine, signalée seulement des environs de Paris (Ch. Brisout) et de la forêt de Trois-Fontaines dans la Marne (J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE). Coryphium angusticolle Steph. — Eurville, un individu au vol, septembre. Répandu dans le bassin de la Seine, mais rare partout. Syntomium aeneum Müll. — Chamouilley, en nombre dans une sablière sous bois, avec les Wicropeplus signalés ci-dessus, dans la partie du talus à pic retenu par des racines. Signalé seulement des environs de Paris (Marly, Mareil, Versailles), de Normandie (Eure, Seine-Inférieure, Calvados), de la Somme, de l'Oise et de l’Aisne (Faune Col. Bass. de la Seine, II, Staphylinoidea, p. 56). Bledius procerulus Er. — Chamouilley, très abondant sur un sentier de terre battue, où il se tenait profondément enterré. Dans le bassin de la Seine, il est signalé seulement de la région de « Paris » (AUBEÉ), de la forêt de Fontainebleau, de Dieppe et d'Amiens. Contrairement aux indications de la Faune du bassin de la Seine (L c., p. 87), les élytres, très fréquemment rouge brique, ont partois une coloration brun foncé bien accusée. Bledius pallipes Gravh. — Eurville, commun au bord de la Marne. Déjà signalé des bords de la Blaise, à Eclaron. Stenus asphaltinus Er. — Eurville, un individu. — Presque par- tout dans le bassin de la Seine; n’était signalé ni de la Haute-Marne, ni de la Marne. Achenium humile Nicola. — Rolampont, avril 1897, dans les dé- tritus d'inondation de la Marne. — Non encore signalé de la Haute- Marne. Bisnius villosulus Steph., B. procerulus Gravh. et B. prolixus Er. — Ces trois espèces ne sont pas rares à Eurville au bord de la Marne. [Philonthus nitidus Er.] — C’est par erreur que cette espèce est indiquée comme capturée par moi à Rolampont (cf. J. SAINTE-CLAIRE Device, Bull. Soc. Sc. nat. de la Haute-Marne, sep. p. 7); je ne l’ai jamais prise dans le département de la Haute-Marne. Staphylinus fulvipes SCop. — Rolampont, un individu. ro 92 R. PESCHET. Staphylinus fossor Scop. — Rolampont, un individu. Quedius fumatus Steph. — Eurville, octobre, un individu. Quedius obliteratus Er. — Eurville, mai, un individu. Lamprinodes saginatus Gravh. — Eurville, trois individus dans les détritus d'inondation de la Marne, en mars 19140. Encephalus complicans Westw. — Chamouilley, un individu en tamisant des feuilles mortes, dans une sablière sous bois. Atheta (Megaloscapa) punctipennis Kr. — Eurville, sept indi- vidus capturés le 21 mars 1943, dans les ornières pleines d’eau d’un chemin de culture, à proximité des dernières maisons du village. Espèce très rare en France; mœurs inconnues. Zyras collaris Payk. — Eurville, très abondant dans les détritus d'inondation de la Marne, en mars 1910. Lomechusa strumosa Grav. — Rolampont, Eurville, Chevillon. Dans les colonies peu nombreuses de Formica sanguinea Latr., râre- ment isolé, souvent en sociétés de cinq à six individus. Atemeles paradoxus Grav. et A. emarginatus Payk. — Rolam- pont, Eurville. Çà et là, sous les pierres recouvrant les nids de Myr- mica; parfois au vol. Dinarda dentata Gravh. — Rolampont, Chevillon, Eurville, Bien- ville, Chamouilley; commun, surtout dans les grandes colonies de Formica sanguinea Latr., sous les pierres. Ilyobates nigricollis Payk. — Eurville, forêt du Val, un individu. Machaerites glabratus Rye (Abeillei Guilleb.). — Forêt du Val, en septembre, un individu Q mégalophtalme, en tamisant du bois pourri. Pour la synonymie et la répartition géographique de cette espèce, cf. SAINTE-CLAIRE DEviLee, in L’Abeille, XXXI, pp. 153-156 (1909). Depuis lors, l'espèce a été indiquée de Lagny (Seine-et-Marne) par À. Husracxe, in Bull. Soc. ent. Fr. [1915], p. 128. Chennium bituberculatum Latr. et Gentrotoma lucifugaHeyd.(!). — Rolampont, Chevillon, Bienville, Eurville. Ces deux espèces vivent en compagnie du Tetramorium caespi- tum L., petite Fourmi qui nidifie sous les pierres, dans les friches à la lisière des bois. Elles ne sont pas très rares en mai et juin, puis (1) Ces deux genres ont été retrouvés à Saclas (Seine-et-Oise) par M. L. Bco et moi. Coléoptères de la Haute-Marne. 293 en septembre et octobre, surtout par les matinées chaudes et ora- geuses et après une période de pluies. Ctenistes palpalis Reichenb. — Eurville, Chamouilley, Bienville, août et septembre, sous les pierres enfoncées dans un sol argileux; assez rare et localisé (!). Claviger testaceus Preyssl. — Chamouilley, pentes rapides qui dominent la rive gauche de la Cousance, en amont de son confluent avec la Marne, sous les pierres recouvrant les nids de Lasius flavus F. et de L. brunneus Latr. Abondant en mai et juin, puis en septembre, mais extrèmement localisé. Choleva spadicea Sturm. — Eurville, un individu. Colon latum Kr. — Chamouilley, carrière de sable sous bois, un individu, en tamisant les détritus végétaux à l'entrée d’un terrier abandonné (terrier de renard, probablement). — Espèce rare en France. Necrophorus germanicus L. — Eurville, un individu. — Bien plus rare que le N. humator Goeze, qui abonde notamment dans la forêt du Val, où il vient aux appâts constitués par des Limax écrasés. Leptinus testaceus Müll. — Lisière Est de la forêt du Val, deux individus en tamisant des feuilles sèches au pied d’un hêtre, avril 1909; bois de Bayard, à l'entrée d’un terrier de lapin de garenne, un individu, septembre 1910. Hetaerius ferrugineus OI. — Rolampont et Eurville, sous les pierres recouvrant les nids du Formica sanguinea Latr.; mai, juin. Dendrophilus punctatus Herbst et Amphotis marginata F. — Eurville, dans un tronc d'arbre carié, habité par Lasius fuliginosus Latr. Podabrus alpinus Payk. — Eurville, deux individus. Déjà cité de la forêt du Val et de Gudmont (J. SaiNTE-CLAIRE DEVILLE, Bull. Soc. Sc. nat. de la Haute-Marne, sep. p. 10). Eucinetus haemorrhous Duft. — Eurville, mars 1910, assez nom- breux dans les détritus d'inondation de la Marne. Helmis (Lareyniea) obscura Müll. — Rolampont, ruisseau des Belles-Ondes, un individu. (1) Très peu connu du bassin de la Seine et simplement indiqué par AURÉ comme trouvé aux « environs de Paris » par J. Cornier en 1843. M. L. BEDEL en a pris un individu sur la côte aride qui domine Saclas (Seine-et-Oise), en mai 1918. - Ann. SOC, ent, Fr,, LXxxxvII [1919]. 20 294 R. PEscuert. Esolus angustatus Müll. — Rolampont, avec l'espèce précédente, assez abondant. Stenelmis canaliculata Gyll. — Eurville, dans la Marne, sous les grosses pierres en dessous des barrages. | Byrrhus glabratus Heer (ornatus Panz.). — Rolampont, mars et avril 1897, deux individus. — Espèce commune dans les Vosges et le massif Central, non encore signalée du bassin de la Seine. Denticollis linearis Var. suturalis Duft. — Eurville, un individu. Le type de l’espèce n’est pas très rare. Poecilonota rutilans F. — Chaumont, sur les vieux tilleuls des promenades de la ville, juin et juillet. Chrysobothris affinis F. — Rolampont, dans un grenier contenant du bois provenant des environs. Meloe autumnalis Oliv. — Eurville, assez commun à la fin de sep- tembre. Metoecus paradoxus L. — Forêt du Val, uu individu. - Orchesia undulata Kr. — Forêt du Val, dans les branchages de hêtre ou de chêne couverts de moisissures. Espèce déjà signalée des environs immédiats d’Auberive (J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, Bull. Soc. Sc. nat. de la Haute-Marne, sep. p. 12). Orchesia fasciata Payk. — Eurville, mars 4910, un individu dans les détritus d'inondation de la Marne. Déjà signalé de Gudmont (Ip., Le pe Al): Leptura (Anoplodera) rufipes Schall. — Rolampont et forêt du Val, trois individus, juin-juillet. — Espèce rare dans le bassin de la Seine. Caenoptera minor L. — Eurville, lisière des bois de sapins, en battant les aubépines. — Espèce acclimatée dans le bassin de la Seine, à la suite du développement des plantations d’Abiétinées. | Callidium violaceum L. — Eurville, plantations de pins et de sapins; espèce récemment acclimatée. _ Clytus (Xylotrechus) antilope Zett. — Eurville, à la fin d'août : un individu éclos dans un grenier et provenant de bûches de chêne de la forêt du Val; nombreux débris dans les toiles d’araignée voisines. Espèce déjà signalée de Gudmont et de Rolampont (JS. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, [. c., p. 16). Anaglyptus mysticus L. — Rolampont, juin 1895, six individus sur un tronc.de chêne abattu. | LA Coléoptères de la Haute-Marne. 295 Cryptocephalus pini L. — Chevillon, octobre, quatre individus en battant des buissons, à proximité de pins sylvestres. Espèce accli- matée de longue date dans le bassin de la Seine. Cryptocephalus chrysopus Gmelin. — Rolampont, mai-juin. Cryptocephalus octopunctatus SCop. — Rolampont, juin-juillet, sur les rejets de Salix caprea. Goptocephala unifasciata Scop. — Rolampont, Eurville, assez commun. *Coptocephala rubicunda Laich. — Chaumont (CLerc), Eurville et Bienville, commun en août, en fauchant sur une Ombellifère à fleurs jaunes. Espèce distincte de la précédente et déjà signalée de la Haute-Marne : Chassigny (CLerc), localité qui fait partie du bassin de la Saône. Pachnophorus pilosus Rossi. — Eurville, abondant en septembre dans une carrière d'argile, au pied des talus à pic. Chrysomela limbata F. — Rolampont, août-septembre; assez commun sous les pierres ou courant sur le sol. Chrysomela caerulans Scriba. — Rolampont, Eurville, sur divers Mentha, au bord de la Marne, très abondant. Melasoma (Lina) haemorrhoidale L. et var. aeneum L. — Eur- ville, forèt du Val; le type et la variété assez communs sur l’Alnus glutinosa. Melasoma vigintipunctatum Scop. — Rolampont, un individu au bord du canal; Eurville, avril 4906, un individu en fauchant des Salix, au bord de la Marne. L’individu capturé à Rolampont a été déjà signalé (J. SAINTE- CLAIRE Devizce, Bull. Soc. Sc. nat. de la Haute-Marne, sep. p. 17) et l'espèce a été d'autre part prise une fois par M. Ch. Demaison près d'Épernay (Marne). Ces diverses captures semblent accidentelles; elles portent toutes sur des exemplaires isolés, alors que l'espèce, là où elle est indigène (Vosges, Jura, Savoie), vit toujours en colonies assez nom- breuses, comme presque toutes les espèces du genre. Epithrix atropae Foudr. — Forêt du Val, commun sur la Bella- done. Thyamis obliterata Rosenh. — Eurville, commun sur Salvia pres lensis. Dibolia femoralis Redt. — Bienville, août, abondant sur Salvia 296 R. PESCHET. pratensis, le long d’un talus du chemin allant à Laneuville-à-Bayard, mais très localisé sur une étendue d’une centaine de mètres. Signalé seulement de la forêt de Saint-Germain (Seine-et-Oise) et des environs de Dijon (cf. Bepez, Faune Col. Bass. de la Seine, V, p. 330). Dibolia timida Illig. — Bienville, Eurville, abondant sur l'Eryn- gium campestre. Dibolia cryptocephala Koch. — Avec l'espèce précédente, plus rare. ; Dibolia Fœrsteri Bach. — Forêt du Val, pas très rare sur les pieds rabougris de Betonica officinalis, dans les premiers jours d'août (!). 3 Espèce septentrionale : provinces Rhénanes, Thuringe, Silésie, Alpes, Hongrie, Transylvanie et Balkans (cf. Benz, 1. c., p. 321). Apteropeda globosa Illig. — Forêt du Val, en fauchant, trois individus. Espèce rare : iles Britanniques, Europe moyenne. Cimberis attelaboides F. — Bienville, Bayard, en battant les pins sylvestres, maïi-juin. Doedycorrhynchus austriacus O1. — Avec l'espèce précédente, assez abondant. e Anthonomus varians Payk. — Bienville, Bayard, sur les pins syl- vestres; assez commun par places. Comme dans tout le bassin de la Seine, les exemplaires recueillis sont d’un roux uniforme, sauf sur la tête qui est toujours noire, le rostre seul tantôt noir, tantôt roux. Cette espèce n’était pas connue du bassin de la Seine en 1888, date où a été terminé le tome VI de la Faune publiée par L. Beper ; elle s’est largement propagée depuis et est actuellement très répandue dans les plantations de pins, même aux environs de Paris. Baris artemisiae Herbst. — Eurville, mai 1909, un individu. Cette espèce qui n’était guère connue du bassin de la Seine jusqu’en 1888 (cf. L. BEDEL, 1. c., p. 348) a été retrouvée depuis dans la Seine, en Seine-et-Oise, dans l'Oise et dans l’Aisne. Sa capture à Eurville confirme celle faite à St-Dizier, par J. SAINTE- (1) Abondant, avant la fenaison, sur les Betonica dans les allées herbeuses des grands bois de l'Orne [bois de Chérencei!] et d'Eure-et-Loir [forêt de Senonches!|. — L'éclosion a lieu dès les premières pluies du mois d'août. — L. BEDEL. - Coléoptères de la Haute-Marne. 297 CLAIRE DEVILLE, de larves vivant au collet des pieds d’Artemisia vul- garis, et qu'il attribue à ce même Curculionide (Bull. Soc. Sc. nat. de la Haute-Marne, sep. p. 14). Otiorrhynchus lutosus Slierl. — Coteaux secs et friches près de Bienville. Espèce déjà signalée de Gudmont et d’Auberive. Cleonus (Pseudocleonus) grammicus Panz. — Eurville, trois individus. Paraît rare dans le bassin de la Seine et cantonné dans sa région orientale (Aube, Yonne, Côte-d'Or). Lixus algirus L. — Eurville, maï-juin. Rare et localisé. Lixus myagri O1. — Rolampont, un individu. Hypera intermedia Germ. — Eurville, dans les détritus d’inon- dation de la Marne, mars 1910. : Rhynchaenus (Pseudorchestes) persimilis Reitt. 1911 (cinereus + Bed., olim). — Côtes de Bayard, en fauchant sur des friches; août- septembre (1). Seine-et-Oise (Bouray, Saclas, etc.), Yonne, Aube. Magdalis rufa Germ. — Chevillon, en battant des pins sylvestres : assez commun en septembre. Magdalis violacea L. — Chevillon, côte de Bayard, Chamouilley, Joinville; en battant les pins. Magdalis nitida Gyll. — Eurville, mai 4909, un individu. Déjà signalé de Ja Marne, sur Picea excelsa (J. SAINTE-CLAIRE Device, Bull. Soc. Sc. nat. de la Haute-Marne, sep. p. 15). Magdalis phlegmatica Herbst. — Eurville, un individu en bat- tant des bouleaux, mai 1943. D'autre part, j’en possède un exemplaire provenant de Sèvres (Seine- et-Oise), et M. L. BepeL capture régulièrement cette espèce à Saclas (Seine-et-Oise) où elle est devénue très abondante dans les plantations de Pinus silvestris. N’était pas signalé du bassin de la Seine à la date de 1888 où a paru le tome VI de la « Faune du Bassin de la Seine ». Liparus (Molytes) germanus L. — Rolampont, un individu. — Espèce peu commune dans le bassin de la Seine, mais connue actuel- lement de l'Oise, de Aisne et de la Seine-Inférieure, ainsi que de la (1) Sur la côte de Saclas (Seine-et-Oise), cette espèce vit sur les feuilles de Centaurea scabiosa. — L. BEDEL. 298 R. Pescner. — Coléoptères de la Haute-Marne. Somme et du Pas-de-Calais; plus fréquente, par contre, dans les Vosges, les Ardennes, le massif Central, etc. Pentarthrum Huttoni Woll. — Rolampont, en nombre dans de vieilles planches, où il se développait. J'ai repris cette espèce dans les mêmes conditions à Paris, dans ma cave, où elle se reproduit depuis plusieurs années dans une bûche äctuellement presque réduite en poussière (!).- Platypus cylindrus Herbst. — Forêt du Val, dans le bois d'un vieux chêne, octobre 1908. Aphodius quadrimaculatus L. — Rolampont, août 1903, dans les, crottes de mouton. Déjà signalé de Gudmont (J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE). Aphodius satellitius Herbst. — Eurville, très abondant en mai 1916. Non encore noté du département de la Haute-Marne. Odontaeus armiger Scop. — Eurville, un individu au vol. (1) Cf. A. Honoré, Bull. Soc. ent.Fr. [1918], p. 126. trefle l SUPPLÉMENT AUX FOURMIS DE FRANCE ET DE BELGIQUE ( par J. BONDROIT. Formica picea Nyl. Très commun dans les tourbières, aux alentours de Pontarlier (A. Vandel). Sexués vers la fin d'août. Formica Lemani Bonir. Doubs : Le Mouthat, près de Mouthe, à 940 m. d'altitude; nid dans une touffe de Sphagnum medium très humide; tourbière près de Petite Chaux, à 990 m. (A. Vandel). Allemagne. _Le g' est distinct du F. fusca par la pilosité thoracique plus forte, quelques poils sur l’épinotum et l’écaille, la ponctuation et la pubes- cence abdominales un peu moins denses. Diffère du F.picea par la co- -loration moins noire, le thorax plus mat, à ponctuation plus fine, les pores piligères beaucoup moins marqués et la ponctuation abdominale plus forte. Description faite sur un exemplaire d'Allemagne, provenant des col- lections du Musée de Bruxelles. Formica sp.? @. Facies du F. glebaria; corps d’un gris bronzé obseur, sauf la partie antérieure de la tête qui est d’un brun de poix; écaille colorée comme le gastre. Appendices bruns, funicule très obscurei dès le se- cond article. Ailes moins rembrunies que chez le F. glebaria. Aveyron : S-Affrique (D' Ét. Rabaud). Formica (mâles). Parmi les Formica de l’Europe centrale, on ne connaît que le F. san- guinea dont lé çÿ ait les mandibules pluridentées. EMeRY cite pourtant (Deutsche ent. Zeitschr. [1909], p. 182 et 185) deux mäles qu’il attri- bue au groupe rufa et dont les mandibules sont pluridentées. Je possède un mâle du. F. cinerea dont les mandibules Sont tridentées et deux mâles du F. glebaria (?) dont les mandibules ont trois ou quatre dents. (1) Ann. Soc. ent. Fr. [1918], p. 1. 300 | J. BONDROIT. Formica rufa Var. Nylanderi, n. var. Q. Thorax, partie externe des tibias et dessous de la tête ornés de longs poils épars. | Hautes-Alpes : Lautaret. Suisse : Grindelwald. Formica truncorum F. Çà et là dans le Doubs, dans le voisinage des sapinières, entre 800 et 1.000 m.; nids sans dôme, construits dans les débris secs de sapins et de bruyères (A. Vandel). J'ai remarqué, chez des exemplaires provenant du même nid, des individus ayant le scape pileux (éruncicola truncicola For.), d’autres ayant le scape simplement pubescent (var. truncicolo-pratensis For.); enfin quelques exemplaires, ayant les yeux glabres et ne présentant de pilosité que sur l’épinotum et le gasire, correspondent à la descrip- tion du F. Dusmeti Em. qui n’est peut-être qu'une variété de cette espèce. Myrmica Rolandi Bondr. Un appoint considérable de matériel m’a permis de me rendre compte que j'avais confondu deux espèces sous ce nom. Voici la des- cription de ces espèces : Myrmica Rolandi Bondr., Ann. Soc. ent. Fr. [198], p. 104, 6 © (part.) nec G'. ©. Tête un peu allongée, à rides fortes et peu denses; aire frontale assez bien marquée, lisse ou finement striée; clypéus assez fortement strié; scape des antennes assez robuste, atteignant le bord postérieur de la tête, la base à peine plus anguleusement coudée que chez le M. sulcinodis. Thorax orné de grossières stries longitudinales, à dé- pression métanotale profonde. Épines longues, aiguës, un peu diver- gentes. Pédoncule rugueux, postpétiole d’un quart ou d’un cinquième plus haut que long, à peine plus large que long. Corps brun clair, gastre faiblement rembruni. — Long. 4-5 mm. @. Tête encore plus fortement sculptée que chez l’ouvrière. Mésono- tum couvert de 12 à 14 grosses stries longitudinales. Épines fortes. Pédoncule très rugueux. Coloration moins claire que chez l’ouvrière, ailes presque hyalines à nervures gris jaune. — Long. 5,9-6 mm. cg Inconnu. Pyrénées-Orientales [Banyuls?]. Espagne. Diffère du M. scabrinodis par le scape non dilaté à la partie coudée, la sculpture céphalique plus forte, l'aire frontale souvent striée. Dis- tinct du M. sulcinodis par le scape beaucoup moins grêle, l'aire fron- ad Là Là né ide LE 2 di dd cé sde 1 Supplément aux Fourmis de France. 301 tale lisse ou faiblement striée, le postpétiole moins court, la coloration pâle. Par la robustesse du scape, cette espèce se range dans le groupe scabrinodis. Myrmica pilosiscapus, n. Sp. (Rolandi Bondr., Ann. Soc. ent. Fr. [4948], p. 4041. S', [part. Ÿ QJ, fig. 43 a). © et Q. Distinctes du M. Rolandi par la taille un peu moindre; la coloration plus obscure. Sculpture céphalique un peu moins forte, scape plus anguleusement coudé, pi- losité des antennes plus longue. Postpétiole moins rugueux. Stries thoraciques moins fortes, surtout chez la ©. Différent du M. specioides par la coloration moins pâle, la sculpture plus profonde, épi- nes plus for- tes; profil dU Antenne gauche de Myr- pétiole de for- mica pilosiscapus (a) et me plus heur- M. scabrinodis (b) mâles 5 ai (exemplaires provenant de tée, postpétio- Cerdagne). le plus court. A peine distinctes du M. scabrinodis, les épines de la © beaucoup moins diver- gentes. g. Très distinct du W. scabrinodis par le scape plus court, à profil plus sinué, à pilosité très longue, de même que sur le funicule et les pattes. Pyrénées-Orientales : Font-Romeu, vers 1.700 m.; Doubs : très commun, dans la région de Pontarlier, entre 800 et 1.000 m. (A. Vandel). Myrmica Vandeli, n.sp. — Fig, a. Q. Tête aussi longue que large, mate, densément et fortement ridée; aire fron- tale ridée, effacée; stries du clypéus très atténuées devant l'aire frontale; mandi- 28 a. Myrmica Vandeli. ER b. M. scabrinodis. . bules normalement denticulées ; scapedes ee ; ar ñ Pt 1 L4 PA P4 302 LP BONDROIT. antennes n’atteignant pas tout à fait le bord postérieur de la tête, assez fortement arqué vers la base, la partie supérieure du coude carénée et formant un angle obtus; articles trois à six du funicule faiblement iransverses, massue de quatre articles. Pronotum ridé; scutum en grande partie couvert de rides longitudinales relativement fines et denses, effacées vers la partie antérieure qui est luisante; scutellum densément strié; épines de l’épinotum larges et longues, leur inter- valles très lisse. Pédoncule assez court; partie antérieure du pétiole un peu sinuée, nœud ridé transversalement, la dent de la face infé- rieure assez développée; postpétiole ridé, très transverse, vu de côté paraissant d'au moins un quart plus haut que long. Corps d’un brun très obseur, extrémité du gastre, le dessous du pétiole, et le thorax en partie, d’un brun moyen; appendices brun clair; ailes légèrement enfumées de la base au ptérostigma. — Long. 6,3-6,6 mm. g. Tête presque aussi longue que large, mate, chagrinée, super- ficiellement ridée ; aire frontale effacée; clypéus lisse et luisant; scape presque aussi long que les cinq premiers articles du funicule, arqué vers la base, orné à sa partie inférieure de poils aussi longs que son diamètre, les poils de Ja partie supérieure plus courts, la massue des antennes de quatre ou cinq articles; funicule orné de poils un peu obliques, plus longs vers la base que le diamètre des articles qui les portent. Partie dorsale du thorax luisante, parfois des vestiges de rides à l'arrière du scutum, scutellum plus ou moins strié. Dents de l’épinotum courtes et obtuses, leur intervalle très lisse. Pédoncule. assez court, lisse et luisant, dent du pétiole assez faible. Corps brun de poix, appendices plus clairs, surtout vers l'extrémité ; ailes un peu. plus sombres que celles de la ©. — Long. 5,2-5,6 mm. Doubs : Les Granges, près de Pontarlier, vers 820 mètres; vol nuptial vers la fin d'août (A. Vandel). Cette espèce est très distincte par la brièveté du scape chez la ©, la finesse des rides du mésonotum et la forme du pédoncule. Elle semble former le passage entre les espèces du groupe scabrinodis et le M. myrmicoren«. Je suis heureux de dédier cette espèce à M. Albert Vandel qui a eu la grande amabilité de récolter pour moi-un très riche matériel dans le Jura. : PE Myrmica Gallienii, n. sp. — Fig. ©. Rappelle les M. sulcinodis et M. ruginodis. Differe du derpier par le scape des antennes plus fortement arqué vers la base; massue des antennes plus épaisse, de trois articles; sculpture céphalique plus forte ; dé Supplément aux Fourmis de France. 303 aire frontale un peu moins nettement délimitée vers l'arrière; thorax orné de stries longitudinales grossières; épines assez fortes; pédon- cule plus rugueux. Distinet du M. sulcinodis par les rides céphaliques plus fines et plus denses, l'aire frontale luisante, le postpétiole un peu plus long. Haute-Marne : Latrecy (Le François). Leptothorax ([Mychothorax) acervorum Nyl. Doubs : Larmont, vers 900 m., dans la rocaille (A. Vandel). L. acervorum Var. Vandeli, n. var. ©. Plus grande et plus foncée que le type, sculp- ture plus forte. Tête noire, sauf parfois une tache rougeàtre près de l'insertion des mandibules. Pro- notum en partie, épinotum et partie supérieure du pédoncule fortement rembrunis; gastre noir de poix ; massue des antennes et milieu des cuisses Myrmica Gallienüi, d’un brun noir; scape et parfois aussi les tibias ©. rembrunis. — Long. 3,5-4,5 mm. Q@. Corps noirâtre, sauf quelques macules au thorax et le dessous du pédoncule. Appendices comme chez l’ouvrière. — Long. 3,9-4,8 mm. Commun dans les tourbières aux alentours de Pontarlier, entre 800 et 1.000 m. d'altitude; les nids établis le plus souvent dans des mottes de tourbe; sexués en août (A. Vandel). C’est probablement lhabitat spécial qui cause cette variation. Leptothorax (Mychothorax) muscorum Nyl. Commun dans la rocaille aux environs de Pontarlier, entre 700 et 1.000 m. d'altitude (A. Vandel). Leptothorax nigriceps Mayr. Q. Corps noir ou brun très obseur, sauf quelques sutures et ledessous du pédoneule bruns, la massue des antennes et la partie renflée des cuisses très rembrunies ; ailes hyalines à nervures très pâles. Tête presque aussi large que longue, assez densément couverte de rides . longitudinales, presque complètement mate; clypéus densément el finement ridé, une fine ligne médiane plus saillante. Thorax de la lar- geur de la tête ou un peu plus large; pronotum ruguleux ou ridé; scutum le plus souvent mat et densément couvert de fines stries lon- gitudinales, parfois un peu luisant par endroits; disque du scutellum souvent luisant. Épinotum ruguleux ou ridé; les épines de moyenne 30% J. BoNpRoIt. taille, acérées. Pédoncule ruguleux; angle du nœud pétiolaire à peu près droit, rarement mousse. — Long. 3,8-4,5 mm. g. Tête un peu plus large que longue, mate, chagrinée; clypéus assez luisant. Thorax à peine plus large que la tête; scutum assez luisant, le lobe antérieur presque lisse, les lobes postérieurs et les bords du scutellum avec des traces de rides longitudinales. Épinotum mat, les protubérances très obtuses. Pétiole finement chagriné, le nœud un peu luisant; postpétiole plus luisant, à peine plus long que haut et à peu près aussi long que large. Pilosité pale, espacée. Corps noirâtre, appendices et extrémité du gastre brun obscur; ailes hya- lines à nervures très pâles. — Long. 3,3 mm. Commun dans la rocaille aux environs de Pontarlier, entre 700 et 1.000 m.; les sexués en août (A. Vandel). Leptothorax pyrenaeus Bondr. Spécifiquement distinct du L. nigriceps ; remarquable surtout par les caractères de la femelle. Leptothorax clypeatus Mayr (?). ©. Tête paraissant allongée, mais en réalité aussi large que longue; base très arrondie, côtés parallèles en avant des yeux; surface cou- verte de rides assez fortes, peu denses et irrégulières ; une courte et faible dépression luisante immédiatement en avant de l’ocelle médian ; elypéus couvert de rides longitudinales plus fortes sur les côtés, large- ment et peu profondément déprimé en son milieu, la dépression mar- ginée par deux rides un peu plus saillantes, le bord antérieur très fai- blement sinué; scape n’atteignant pas le bord postérieur de la tête. Thorax un peu plus large que la tête, plus luisant, scutum couvert en grande partie de rides plus fines et moins serrées que celles de la tête, lisse vers le milieu ; scutellum luisant, n’ayant que des traces de rides. Épinotum lisse entre les épines qui sont fortes et aiguës. Pédoncule robuste; nœud du pétiole élevé, mousse au sommet qui se trouve peu en arrière du milieu, partie dorsale peu rugueuse; postpétiole plus haut que long, fortement arrondi au sommet; vu en dessus il parait. plus large que long et un peu rétréci en arrière, faiblement rugueux. Tête, thorax et pédoncule d’un brun assez clair, l'intervalle des ocelles et le scutellum rembrunis, gastre brun de poix, un peu plus clair vers la base; appendices brun clair, les cuisses un peu rembrunies ; ailes hyalines, assez courtes. — Long. du corps : 4,8 mm., des ailes : 4,3 mm. Aveyron : St-Affrique (D' Ét. Rabaud). Supplément aux Fourmis de France. 305 Leptothorax affinis Mayr. Seine-et-Oise : bois de Meudon; Seine-et-Marne : Fontainebleau ; Haute-Saône. Harpagoxenus sublaevis Nyl. Tourbière du Frambourg, près Pontarlier, à 860 m. d'altitude (A. Vandel). Dans ie tube qui contenait l’unique spécimen de cette Fourmi para- site il ne se trouvait aucun Leptothorax, mais diverses espèces de Myrmica. Messor meridionalis Var. Wasmanni Krausse. ©. Ressemble au M. capitatus Latr.; les poils du dessous de la tête beaucoup plus longs; thorax en partie brun ferrugineux, à sculp- ture plus faible; la partie antérieure du pétiole plus allongée, la partie postérieure plus courte et brièvement étranglée devant le postpétiole. Corse : Sagone (E. Cordier). UN NOUVEAU MICRENCAUSTES D'AFRIQUE [CoL. EROTYLIDAE | par L. BEDEL Les genres Encaustes Lac. et Micrencaustes Cr. avaient toujours été considérés comme exclusivement indo-malais lorsque la découverte _ au Congo des Encaustes africanus et Micrencaustes spinipes, décrits en 1917 par G. Arrow, est venue modifier complètement les données premières de la répartition géographique de ces deux genres. Ce ne sont pas d’ailleurs les seuls représentants en Afrique du groupe des Encaustini, car je possède, outre le M. spinipes Arr., un second Micren- caustes africain dont voici la diagnose : Micrencaustes ramosus, n. Sp. — Oblongo-subcylindricus, niger, supra flavo rufoque variegatus, ventre maxima parte rufescente. Caput inter oculos rufum, medio litura nigricante notatum ; palporum maæil- larium articulo ultimo valde transverso. Pronotum transversum, nigrum, lateribus utrinque figura lutea, antice subannuliformi, postice caudata (sinistra litteram F vel P delineante) ornatis, apice summo inter figuras laterales rufo laciniato, lacinia ipsa in linea dorsali retro sive breviter producta, sive rarius longe producta ac circulum rufum ante basin fiqu- rante. Elytra thorace paulo latiora, subtiliter striato-punctata, nigra, apice rubra, vitta laterali lutea a basi ad aream rubram apicis ducta et ramos tres luteos vicissim intus emittente; ramo primo valde irre- gulari, ad scutellum oblique adscendente, maculam humeralem nigram magnam circumdante maculamque minorem pone scutellum subcingente ; ramo secundo (in medio longitudinis elytri) parum irregulari, oblique adscendente, Suturam haud attingente; ramo tertio retro lunato, suturain haud attingente, in area rubra apicis intus et extus desi- nente maculamque nigram subovatam delimitante. Ventris segmenta priora lateribus segmentaque 3-5 fere tota rufescentia. Antennae pe- desque nigri; tibiis extus apice luteo pubescentibus ; tarsorum articulis 1-3 dilatatis, subter testateo soleatis. Long. 15-19 mm. ; lat. maxima 6-7 mm. Hag. Afrique occidentale : Dimbokro (Côte-d'Ivoire); 4 individus. Par ses antennes et ses paltes noires et par ses élytres à fond noir, . ornés d’une bande latérale et de trois rameaux jaunes, cette espèce se | distingue très nettement du M. spinipes Arr., dont elle est en réalité bien plus voisine qu’on ne le croirait, à lire sa description (Ann. Mag. Nat. Hist., ser. 8, XX, p. 145). CR L TT 2 —— COLÉOPTÈRES COPROPHAGES NOUVEAUX : D'ASIE ET DE MALAISIE [SCARABAEIDAE | par A. Boucomonr. Phaëosoma obscurum, n.Sp.— Piceumn, opacum, flavo-maculatum. Capite dense punctato, inermi, clypeo bidentato. Prothorace dense punc- tato, lateribus parallelis antice convergentibus, angulis posticis obtusis, basi immarginata; tenui carinula juxta angulum posticum. Elytris brevissime flavo setosis, striis duplicibus transversim subtiliter punc- tatis, interstitiis vix conveæis obsolete punctatis, pseudepipleuris bistriatopunctatis. Prosterno cavato, ora cavationis marginata. Meta- sterno magno, gibbo, punctato, tenui carina a mesosterno separato ; mesosterno angustato laevi. Femoribus punctatis, postice carinulatis. Pygidio gibbo. Abdominis ultimo annulo densius punñctato. Tursis elon- gatis, gracilibus, compressis. cd. Femoribus anticis posticisque valde dilatatis seu obtuse dentatis. Tibiis posticis valde arcuatis, apice dilatatis et acutis. Q. Femoribus simplicibus ; tibiis posticis adamussim arcuatis, pau- latim dilatatis. Long. 4-5 rm. Pégou. Bords de l’épistome et angles antérieurs du thorax rubescents, chaque élytre avec trois taches jaunes, une humérale située sur les trois derniers intervalles et n’atteignant pas la base, une seconde après le milieu sur ces mêmes intervalles et une apicale sur le 3° in- tervalle. Pattes rougeâtres. Angles antérieurs du prothorax en pan coupé; une fine carinule part des angles postérieurs parallèlement au bord latéral, puis oblique brusquement dans la direction des yeux et s'évanouit. Rebord latéral des élytres relevé en gouttière, faux épi- pleures à deux stries ponctuées. Métasternum encadré latéralement et en avant par une fine carinule parallèle aux cotyles intermédiaires el prolongée en avant; mésosternum très étroit, transverse et lisse. Cette espèce a la même forme que ses deux autres congénères, mais elle ne cadre pas absolument avec le genre tel qu'il est décrit à cause de la carinule du métasternum. Cela prouve que cette carinule séparative des méso- et métasternum n’est pas un Caractère générique. Synapsis ovalis, n. sp. — Piceus. Vertice obsolete trituberculato, , - 308 A. Boucomoxr. genis angulatis leviter retrorsum fleris nec acuminatis. Prothorace transverso, angulis anticis fere rectis, non dentatis, subtus cavatis. Mesothoracis epimeris cavatis, cava dense setosa, pilis rufis. Antenna- rum clava nigra. Long. 23-26 mm. Laos : région de Tran-Ninh (ViITALIS DE SALVAZA). Forme générale de S. Ritsemai Lansb. Tête à ponctuation forte, serrée, confluente en avant et formant des rides. Prothorax à ponc- tuation fine, extrèmement serrée et un peu effacée sur le disque; ponctuation, double; sur les côtés et à la base, les gros points sont peu profonds, serrés et donnent une apparence chagrinée. Angles anté- rieurs presque droits, relevés; bord antérieur du thorax légèrement échancré de chaque côté, non denté mais légèrement sinué près des yeux; angles postérieurs obtus; base sinuée, entièrement rebordée. Élytres à stries bien marquées, avec des points transversaux, inter- valles subconvexes couverts de rides effacées, base des élytres rebor- dée en bourrelet irrégulier ; 1'° strie reliée au sommet à la strie des faux épipleures, la 3° à la 6°, la 4° à la 5°, Prosternum excavé sous les angles antérieurs, une carinule au bord de l’excavation partant des hanches antérieures et s’évanouissant vers les bords latéraux qui sont rugueusement ponctués et ciliés. Épimères mésothoraciques avec une cavité subpentagonale dont l'entrée est obstruée par des cils roux densément et régulièrement disposés, convergeant au centre. Métasternum sillonné longitudinalement, avec une impression trans- verse entre les hanches intermédiaires et postérieures; carinule sup- plémentaire subparallèle aux cotyles intermédiaires, mais légèrement courbée en dehors. Dessous entièrement lisse, sauf les côtés du méta- sternum, qui sont éparsement granulés, et les cuisses qui sont ponc- tuées ; tibias antérieurs tridentés, tarses antérieurs très courts à peine plus longs que l’épine terminale des tibias, articles transverses; fémurs postérieurs avec une petite dent vers le tiers basal et une carène ciliée, non crénelée, depuis cette dent jusqu’au sommet; tibias postérieurs à section triangulaire, faiblement courbés, peu dilatés au sommet, portant une ligne de soies peu denses en dessus et 5 dents au côté externe; tarses intermédiaires et postérieurs robustes, bien plus longs que les antérieurs; articles en pyramide triangulaire dilatés au sommet. Cette espèce diffère de toutes celles actuellement connues par la cavité ciliée des épimères mésothoraciques, cavité analogue à celles qui se trouvent au prosternum chez certaines espèces. Elle diffère en LE e à à | Coprophages d'Asie et de Malaisie. 309 outre de S. Ritsemai par la forme plus ovale, la base du prothorax rebordée, le disque à ponctuation beaucoup plus dense et plus effacée, le dessous du corps lisse, les tibias postérieurs moins dilatés et moins contournés. Onthophagus funebris, n. sp. — Niger, parum nitidus. Capite transversim rugato, coriario; clypeo semicirculari, genis rotundatis, fronte sine carina, verticis ora prominente. Prothorace valde convexo, globoso, fortiter et densissime punctato, inde opaco, basi immarginato, angulato, medio vix perspicue sulcato; angulis posticis sinuatis. Elytris opacis, striis duplicibus, laxe granulatis, intervallis planis, tenuiter et aspere punctatis, breviter (ee -pilosis. Pygidio dense punctato. Anten- nis ferrugineis. Long. 6-7 mm. Yunnan. — Tonkin : Chapa (VirALis DE SALVAZA). Cette espèce ressemble au premier abord à O. punctatus Ill, de l'Europe occidentale. Elle se reconnait à la ponctuation très dense et à la convexité du prothorax. La tête est sans carène, mais l'extrême bord du vertex est légèrement relevé en bourrelet. Les stries des élytres sont à bords francs avec une fine carinule, les points sont remplacés par de fins granules espacés; la ponctuation des intervalles est finement räpeuse, émettant une pubescence jaune, couchée, très courte; 7° strie écourtée aux deux extrémités. Pygidium à base rebordée. Anneaux de l’abdomen fortement ponctués-ciliés sur la moitié antérieure. Le j'a le prothorax plus globuleux ; le pygidium est plus convexe et plus allongé que chez la ©. Onthophagus bison, n. Sp. — Piceus, ovalus, parum convexus. Clypeo rotundato integro, genis vix angulatis apice rotundatis, a clypeo carinula separatis. Prothorace parum dense sat. fortiter punctato, late- ribus rotundatis postice subsinuatis, basi haud angulato, marginato. Elytrorum striis carinulatis, transversim subtiliter punctatis, inter- stitiis leviter et inaequaliter punctatis. Metasterno laevi, obsolete sul- cato, lateribus leviter punctato. Abdomine medio laevi. Femoribus tenuissime punctatis. Pygidio dense et tenuiter punctato. Antennis fulvis. Re. Œ. Clypeo punctato, vertice laevi, fronte carinata et lamina lata apice bidentata armata. Prothorace lobato, lobo apice bifurcato, inde prothoracis pars antica leviter cavata, utrinque dentato. Tibiis anticis subtruncatis, primo dente perpendiculari, calcare dilatato apice oblique truncato. Ann. Soc. ent. Fr,, LXXXVIL [1919] 24 310 A. BoucoMonr. c (minor). Frontis lamina in validum cornu vertici approæi- matum mutata; prothoracis lobo breviore, dentibus deficientibus. ©. Fronte bicarinata, vertice dente armato, clypeo rugato. Pro- thorace brevissime lobato, lobo lato, carinato, medio interrupto. Tibia- rum anticarum primo dente obliquo, calcare spiniformi. Long. 8-9mm. Pégou. Voisin de O. lunatus Har., mais ponctuation simple, moins forte, plus serrée, aspect plus terne, région scutellaire déprimée, puis légère- ment relevée ensuite. cg‘ lame frontale élevée, à côtés parallèles, occu- pant tout l’espace qui sépare les yeux. Prothorax avec un lobe plat en dessus s’avançant en avant et bifurqué en deux dents larges et obtuses ; de chaque côté de ce lobe une petite dent comme chez Oni- ticellus vertaqus F. Q. Chez la ©, les deux carènes frontales sont courbes, parallèles ; l’an- térieure est reliée aux sutures génales, l’autre est libre à ses extré- mités; tubercule du vertex conique, évasé, légèrement comprimé au sommet d'avant en arrière. Onthophagus urellus, n. sp. — Praecedenti [O. bison] similis, fortius punctatus, prothoracis punctis plerisque umbilicatis. Tibiarum anticarum primo dente in utroque sexu obliquo, calcare spiniformi. d. Clypeo punctato, vertice elevato punctato praeter tres lineas basi convergentes, cornibus duobus validis brevibus convolutis apice oblique truncatis armato. Prothorace antice retuso, pone oculos emarginato, angulis acutis, disco lobiformi antice obtuse quadridentato. œ (minor). Fronte bicarinata, vertice tridentato, capite praeter basim toto punctato. Prothorace transversim lobato, lobo subbifido, apici approæimato. Q. Clypeo rugato, fronte verticeque punctatis, fronte bicarinata, vertice valde carinato. Prothorace transversim lobato. Long. 8-10 mm. Pégou. Cette espèce ne diffère guère de la précédente que par les caractères sexuels qui sont-d’ailleurs très accusés. Toutefois la ponctuation est plus forte et par endroits nettement ombiliquée. Chez le G' major, le vertex est plus élevé que le front, la différence de niveau est marquée par une arèête vive, sans carène, sinueuse el faiblement tridentée, ayant à chaque extrémité, près de l'œil, une forte dent ou corne courte, contournée et obliquement tronquée. Le Coprophages d’Asie et de Malaisie. 311 bord antérieur du prothorax est circulairement échancré derrière chaque œil, cette échancrure détermine sur la partie rétuse une légère excavation longitudinale; partie rétuse luisante, ponctuée; le lobe du prothorax n’est pas avancé, il n’est que l'intersection du disque avec la partie rétuse, sa forme est trapézoïdale par la présence de quatre saillies obtuses plates en dessus, les deux médianes plus avan- cées, rapprochées l’une de l’autre et légèrement relevées. g (minor). Carène frontale antérieure courbe, reliée aux sutures génales, carène frontale postérieure plus élevée, ses extrémités diri- gées en arrière à angle droit jusqu'à un tubercule pointu près de chaque œil; un troisième tubercule pointu se trouve quelquefois entre les yeux, un peu plus avancé que les deux autres. ©. Carène frontale antérieure comme chez le c minor, carène frontale postérieure presque rectiligne, plus élevée que la première, légèrement et anguleusement surélevée ay milieu, ses extrémités qui sont dirigées en arrière à angle droit, s’évanouissent; carène du vertex très forte, allant d’un œil à l’autre, presque rectiligne mais légèrement sinueuse et subdentée à chaque extrémité. Prothorax avec un lobe transverse légèrement bifide, comme chez le G' minor, mais les bords du lobe sont relevés en bourrelet de chaque côté. Onthophagus Mauritii, n. Sp. — Niger pernitidus, prothorace leviter virescente, brevis, conveæus, subtus flavo pubescens. Capite brevi, clypeo apice sinuato, dupliciter sat fortiter et dense punctato, carina frontis curvata genarum suturis juncta, verticis carina longiori nec oculos attingente, fere recta. Prothorace valde convexo globoso, medio vix sulcato, aequaliter fortiter satis dense punctato, lateribus postice sinuatis, basi rotundata vix perspicue marginata. Elytrorum stris simplicibus parum perspicue punctatis, apice non conjunctis, septima recta, interstitiis convexis biseriatim punctatis, punctis simplicibus fortibus sat distantibus brevissime setosis juæta stgias positis. Pygidio nilido, punctis setigeris laxe notato, basis margine valido. Tibiis anticis punctatis, femoribus laxe. Quatuor posticorum tarsorum primo arti- culo curvato, calcare tam longo quam illo. Antennarum clava rufa. Long. 5-5 1/2 mm. Côte de Malabar : Podamour (Maurice MaiNpRoN, 12 juillet 1901). Cette espèce se reconnaît à son aspect luisant, à la convexité du thorax et aux séries de points longeant les stries des élytres. La tête est transverse, courte, entièrement ponctuée, mais l’épistome plus densément; les sutures génales sont peu marquées. Les bords laté- 312 | A. BoucoMoNT. raux du thorax sont ciliés. L'intervalle latéral des élytres ponctué sans ordre et assez densément. Onthophagus citreum, n. sp. — Brevis, parum convexus, flavus, breviter flavosetosus. Capite dense punctato, clypeo subrotundato, genis parum dilatatis. Prothorace sat tenuiter sed densissime punctato, medio obsolete sulcato, angulis anticis acutis, lateribus ciliatis, postice sinua- tis, basi leviter angulata, tenuiter marginata. Elytrorum striis tenui- bus parum profundis, punctatis, interstitiis parum convexis, dense subseriatim punctatis; Stria secunda cum octava apice conjuncta. Pygidio grosse punctato. Femoribus fortiter punctatis, metasterno vix punctato. Antennis testaceis. cd. Clypei apice reflexo, fronte obsolete breviter carinata, vertice breviter bicornuto. Prothorace lobo conico apice bituberculato antice armato. cg (minor). Fronte sine cgrina, vertice bidentato. Prothorace obsolete transversim lobato. Q. Capite bicarinato, frontis carina recta nec suturas yenarum attingente, verticis postice curvata. Prothorace transversim tuberculato vel simplici. Long. 5 1/2-8 mm. Ze: Iles Philippines (Luzon) : mont Makling, mont Banahao (P.-I. BAKER). Jaune citron, les parties où la chitine est renforcée (vertex, rebords du thorax et des élytres, suture, bords des colytes) vert métallique ; métasternum avec deux taches vertes longitudinales confluentes en avant, élargies en arrière; pygidium avec deux points bruns; cuisses jaunes avec une bande longitudinale brune à la face supérieure. Corps couvert d’une pubescence très fine, jaune, courte, dressée. Ressemble à O0. taeniatus Bouc. (Ann. Soc. ent. Fr., [1914], p. 296) par la ponctuation, en diffère par la couleur, le tubercule du thorax c', la taille plus petite, le métasternum presque lisse et la 2° strie reliée à la 8° marginale. Onthophagus Bakeri, n. Sp. — Niger nitidus, capite thoraceque viridi aenescentibus. Clypeo angulato, apice truncato, vertice basi cari- nato. Prothorace sat fortiter et dense punctato, lateribus rotundatis. postice vix sinuatis, basi obsolete angulato nec marginato, medio obso- lete sulcato. Elytrorum striis tenuibus parum profundis, vix perspicue punctatis, interstitiis parum conveæis haud seriatim punctatis, laterum breviter pubescentibus. Pygidio fortiter punctato. Metasterno fere laevi vel tenuissime punctulato, mesosterno dense punctato. Prosterno circu- dé une Cade did Le , Coprophages d'Asie et de Malaisie. 313 latim bicarinato sed non cavato. Femoribus punctatis. Abdominis annu- lis antice seriatim punctatis. g. Capite magno. clypei apice valde reflexo, fronte gibbosa. Pro- thorace postice utrinque tumescente, antice utrinque declivi. Tibiarum anticarum primo dente et calcare truncatis. Q. Capitis oris leviter reflexis, fronte carinata et leviter gibbosa Prothorace simplici. Tibiis anticis normalibus. Long. 7-8 mm. Philippines : mont Banahao, Los Baños (BAKER). Cette espèce peut être rattachée au 14° groupe des Onthophagus malais (Ann. Soc. ent. Fr. [1914], p. 308). Elle ne paraît pas rare aux Philippines et est assez variable de coloration ; certains individus ont les élytres d’un testacé roussâtre. Le mâle a la forme d’0. ater Waterh. avec son double plan incliné du thorax, son épistome est fortement relevé en groin, sans carène frontale mais avec une petite élévation en forme de tertre; chez la femelle cette élévation est accolée en avant à la carène frontale, l’épistome est trapézoïdal et ses bords sont légèrement réfléchis. Le prosternum est marqué de deux carinules courbes reliées en O, sans cavité. Onthophagus philippinensis, n. sp. — Parum convexus, opacus sericeus, castaneus, flavo maculatus, breviter flavo pilosus. Capite nitido sat fortiter punctato, clypeo emarginato bidentato, genis rotundatis parum prominentibus. Prothorace viridescente, angulis anticis acutis acuminatis, lateribus haud vel vix sinuatis, basi vix angulata, haud marginata sed seriatim punctata, medio obsolete sulcato, sat fortiter et dense punctato praeter aream laevem ad angulos posticos. Elytris leviter striatis, striis punctatis, interstitiis fere planis, tenuiter aspere et seriatim punctatis. Pygidio parvo, basi marginato, flavo,; duobus piceis punctis notato. Prosterno cavato. Femoribus luteis, tibiis rubescentibus. d. Vertice unidentato. Tibiis anticis longissimis, gracilibus, ante apicem curvalis. ©. Fronte carinata, carina curvata, clypeo obsolete carinulato, ver- lice obsolete transversim tuberculato. Tibiis anticis validis. Long. 5-6 mm. Philippines : mont Banahao (BAKER). Voisin d’O. aereomaculatus Bouc. (Ann. Soc. ent. Fr. [1914], p. 322); en diffère par l’armaturé de la tête, le tubercule du G' placé plus en arrière et comprimé latéralement, par l’espace lisse près des angles postérieurs du thorax, la ponctuation des élytres plus dense et sériée 314 A. BOUCOMONT. et par les taches des élytres très différentes. Ces taches sont variables, généralement placées à la base et au sommet des élytres et sur les 2° et 7e intervalles ; le prothorax a aussi des taches jaunes variables sur les bords. La femelle a sur le vertex un vestige de courte carène ou tubercule transverse et deux carènes courbes sur le milieu de la tête : l’antérieure est peu marquée, reliée aux sutures génales, la posté- rieure, parallèle à la première, est bien marquée, placée entre les yeux; au niveau du bord antérieur, elle n’atteint pas les orbites. Onthophagus discedens Sharp, var. laotianus, n. var. — Beau- coup plus grand (17 mm.) que le type, très luisant; angles antérieurs du prothorax à peine plus ponctués que le disque, sommet du thorax avec une petite impression. Tête plus lisse, vertex avec un petit tubercule. Laos : Xieng-Khouang (R. VirALIS DE SALVAZA). Cette espèce n’avait pas encore été signalée en Indo-Chine; je l'ai mentionnée des Indes (Ann. Soc. ent. Fr. [A9MX], p. 270). Je ne crois pas que les caractères mentionnés plus haut soient suf- fisants pour constituer une espèce distincte. Onthophagus chebaicus, nov. nom. (diversiformis fem. ap. Bouc., Ann. Mus. civ. Genova, [1914], p. 214). — C’est une espèce distincte, que j'avais prise d’abord pour la femelle d’0. diversiformis. Onthophagus diversiformis Bouc. — ©. Clypeo rugato verticis lamina breviori mutica, pygidio transverso. Onthophagus rubripennis Arrow, var. vespillo, n. var. Taille petite (3-9 mm.), noir mat, sans reflets métalliques, antennes à massue rembrunie ou complètement noire. Dariiling. Malgré la différence d'aspect entre ces deux formes, je ne trouve pas de caractères spécifiques distincts. Onthophagus malabarensis, n. sp. — Smaragdinus, elytris rufis nigro-fasciatis, flavo-villosus. Clypeo angulato, apice emarginato, obso- lete bidentato, capite punctis nonnullis parce notato. Prothorace for- titer sat dense punctato, convexo, nitido, antice lobis geminis obsoletis armato. d. Vertice cornu basi dilatato armato. ©. Capite bicarinato. Long. 4 1/2 mm. — Inde : Mahé (M. MainpRoN). Vert métallique, élytres d'un jaune roux, avec une ligne transver- sale noire amincie au milieu de chaque élytre et souvent interrompue, mn. Coprophages d'Asie et de Malaisie. 315 interstrie juxtasutural et épipleures noirs, un point noir à la base du ÿ° intervalle manquant souvent. Dessus et dessous à villosité jaune caduque. Épistome anguleux, échancré et faiblement bidenté au bord antérieur ; tête avec quelques points épars, joues arrondies peu sail- lantes. Prothorax convexe à ponctuation enfoncée assez serrée, non rebordé à la base, côtés arrondis en avant sinués, en arrière, devant avec deux petits tubercules transverses très rapprochés. Élytres à stries linéaires, fines, imperceptiblement ponctuées sur le disque, intervalles plats à deux séries de points simples; 7° strie sinueuse. Pygidium rebordé, ponctué. Métasternum à grosse ponctuation peu serrée; cuisses presque lisses. Antennes à massue rousse. __g. Front avec un vestige de carène frontale, vertex avec une corne cylindrique droite élargie en lame à la base. ©. Front avec une carène courbe, vertex avec une carène recti- ligne plus forte. Onthophagus naviculifer, n. sp. — Niger opacus, bréviter flavo setosus. Capite brevi, clypeo rotundato rugato, fronte sine carina, ver- tice lamina valida apice suborbiculari et utrinque ampliata armato. Prothorace dense granulato, tribus tuberculis compressis valde projectis, duobus cavationibus separatis, antice armato. Long. 7 mm. Laos : Xieng-Khouang (R. ViTALIS DE SALVAZA). Noir mat à pubescence d’un jaune clair courte, couchée. Tête courte, épistome semicirculaire, légèrement ogival, rugueusement ridé, joues arrondies, légèrement saillantes; vertex avec une large lame évasée au sommet et dépassant de beaucoup, latéralement, le niveau des yeux ; vue de face cette lame a la forme d’un hachoir en arc de cercle légèrement déprimé, elle est couverte de granules. Prothorax den- sément couvert de granules ovales, angles antérieurs arrondis, les postérieurs fortement sinués; base subanguleuse à rebord à peine perceptible, bordée d’une ligne de points; partie antérieure avec 3 tubercules comprimés, très saillants, séparés Les uns des autres par deux excavations longitudinales. Élytres à stries bicarinulées peu profondes, faiblement ponctuées; intervalles dorsaux plats, à forte ponctuation râpeuse. Pygidium luisant à ponctuation simple, forte. Métasternum à forte ponctuation oblique assez dense, finement cana- liculé. Cuisses ponctuées. Antennes à massue rousse. Espèce facile à reconnaître à la granulation ét à armature du thorax, et surtout à l’armature remarquable de la tête. Onthophagus galeatus, n.sp. — Niger, witidus, glaber ; clypeo 316 A7 BoucoMoNT. cornu apice perpendiculariter bifurco armato, vertice cornu oblique bifurco armato. Prothorace gibbo, antice retuso, angulis anticis de- pressis subconcavis, basi subtiliter marginata. Long. 9 mm. - Noir luisant avec un imperceptible reflet bronzé sur le thorax, glabre en dessus sauf quelques poils très courts sur les intervalles latéraux des élytres, dessous à poils jaunes, courts, très épars. Épi- stome anguleux à sommet arrondi, portant en son milieu un appendice en forme de T, vertex avec une corne fourchue déprimée en forme d’'Y;tête finement pointillée. Prothorax gibbeux et rétus en avant. angles antérieurs déprimés, légèrement concaves, côtés largement arrondis en avant, légèrement sinués en arrière, base anguleuse très finement rebordée; ponctuation fine, peu dense, nulle vers la base et au sommet. Élytres à stries faiblement ponctuées, la 7e sinueuse ; intervalles à ponctuation légère, nulle au milieu, le 2° élargi; région suturale fortement enfoncée à la base. Pygidium fortement ponctué, rebordé à la base. Métasternum finement pointillé; cuisses à ponctua- tion éparse, les postérieures avec une ligne de points. Massue des antennes jannâtre. Long. 7 mm. Philippines : île de Basilan (BAKER). Cette espèce ne cadre exactement avec aucun des groupes que j'ai établis pour les Onthophagus malais (Ann. Soc. ent. Fr. [1914], p. 261) Elle est tout à fait remarquable par son armature céphalique, Onthophagus calcaratus, n. Sp. — Aeneus, viridescens ; elytris castaneis flavo maculatis. Clypeo apice extenso et reflexo, vertice com- presso dente armato. Prothorace utrinque declivi. Tibiis anticis elon- gatis, basi serratis, calcare longissimo bacilliformi, tarsis longiore. Brun bronzé à reflets verdätres, élytres bruns avec des taches claires, arrondies, disposées sur 3 lignes : une basale, une avant le milieu et une apicale, plus marquées sur les intervalles pairs; les intervalles impairs portent des taches moins nettes et placées en arrière de l'alignement, toutelois le 7€ intervalle a une tache humérale très nette. Pubescence courte, couchée et dense en dessus, plus lon- gue et plus éparse en dessous. Épistome à sommet prolongé et relevé, à ponctuation confluente, un peu ridé, sans carène, vertex presque lisse, finement alutacé, avec un tubercule dentiforme comprimé laté- ralement; joues arrondies; sutures génales prolongées sur le vertex par une petite ligne lisse. Prothorax de même forme que chez 0. ater. Waterh etO. Bakeri Bouc., à double plan incliné, les plansinelinés assez Coprophages d'Asie et de Malaisie. 317 luisants, à ponctuation sétigère oblique, assez dense; le disque mat à ponctuation non oblique, plus serrée; sillon médian finement marqué à la base, prolongé en avant par une ligne élevée; base anguleuse finement rebordée; angles antérieurs aigus, côtés courbés en avant, sinués en arrière. Élytres mats, à stries bicarinulées, finement ponc- tuées, la 2% courbe; intervalles à ponctuation sétigère finement räpeuse, plus fortement ràpeuse sur les côtés. Pygidium transverse, mat, ponctué, rebordé à la base, subcaréné au milieu. Métasternum et cuisses ponctués. Tibias antérieurs longs, dentés en scie à la base et entre les dents apicalés, éperon très long, en forme de bätonnet, légèrement crochu au sommet, plus long que les tarses qui sont très grêles. Tibias postérieurs faiblement élargis au sommet, tarses aussi longs que les tibias, le premier article aussi long que les autres réunis. Antennes à massue brune. cf. Ile Mindanao (Philippines) : Dapitan (BAKER). Onthophagus sus, n. Sp. — Niger, nitidus, supra glaber, subtus parce flavo-setosus: Prothorace convexo, tenuiter parum dense punctato, basi non marginato. Elytrorum sutura depressa. - g. Clypeo truncato et reflexo, fronte sine carina, vertice lamina utrinque breviter cornula armato. Q Clypei ora leviter refleæa, capite bicarinato. Long. 8 mm. Noir luisant avec un imperceptible reflet bronzé au thorax. Tête finement ponctuée, joues en angle très obtus à sommet arrondi. Prothorax convexe à ponctuation fine, peu serrée, angles antérieurs déprimés, côtés arrondis en avant, sinués en arrière. Région sutu- rale des élytres déprimée en avant, stries bien marquées, ponctuées, la 7° sinueuse, intervalles plats à ponctuation fine, perceptible seule- ment sur les côtés. Pygidium transverse, rebordé à la base, avec une courte pubescence jaune. Métasternum très finement pointillé; mi- lieu de l'abdomen lisse; cuisses avec quelques points. Dessus glabre, dessous avec quelques poils très courts et très épars. Antennes brunes. | g. Épistome tronqué et relevé en groin, front sans carène, vertex avec une lame bifurquée en deux cornes courtes, plates; prothorax gibbeux en avant avec une trace de lobe. @. Épistome trapézoïdal à bords relevés, surface ridée, front avec une carène courte atténuée à chaque extrémité, vertex avec une forte carène; prothorax non gibheux en avant, mais avec une trace de lobe au sommet. 9318 A. Boucomonr. Ile Mindanao (Philippines) : Dapitan (BAKER). Cette espèce peut être classée dans le 14° groupe des Onthophagus malais. Onthophagus pastillatus, n. sp. — Piceus, capite, thorace pygqi- dioque viridi-aeneis, elytris nigris, flavomaculatis. Clypeo apice reflexo. Prothorace conico, medio tuberculato, antice declivi. Long. 5 1/2 mm. Forme générale d’O. deflexicollis Lansb. Tête finement alutacée, sans carène, lisse sauf quelques points enfoncés sur les joues et le front; épistome ogival à sommet relevé, joues arrondies, peu sail- lantes. Prothorax conique, déclive en avant, un petit tubercule mé- dian forme le sommet du cône; angles antérieurs acuminés, côtés sinués en avant et en arrière, base très finement rebordée; ponetua- tion forte, assez serrée sauf à la base, avec une aire lisse aux angles postérieurs. Élytres noirs à taches jaunes rondes : une humérale, une formée de 3 taches confluentes à la base des 2° à 5° intervalles, une latérale avant le milieu, une sur les % et 3° intervalles après le milieu et une petite tache apicale sur les 5° et 6°; stries légères sauf la suturale qui est enfoncée, faiblement ponctuées, la 7° rectiligne; intervalles à ponctuation sétigère très fine. Pygidium allongé, fortement ponctué. Métasternum et cuisses à reflets d’un vert bronzé. Tibias antérieurs sinueusement courbés. Carinule du prosternum sinueuse. Massue des antennes rousse. Pubescence jaune assez longue, couchée sur la partie antérieure du thorax, dressée à la base du thorax et sur les élytres. — G'. Bornéo : Sandakan (BAKER). Cette espèce diffère d’O. deflericollis par le tubercule unique du thorax placé au milieu du disque, par sa tête presque lisse et par les taches des élytres. Onthophagus dapitanensis n. sp. — Castaneus, opacus, supra glaber, subtus flavo pilosus. Vertice lamina bicornuta armato. Protho- race dense et tenuiter punctato,antice retuso et minute tuberculato. '. Long. $-11 mm. cd. Épistome trapézoïdal à bords fortement relevés, densément ponc- tué, un peu ridé; carène frontale longue, rejoignant les sutures gé- nales qui sont cariniformes; joues anguleuses à côtés courbes, le côté postérieur en courbe concave; vertex avec une lame portant deux cornes larges à la base, robustes et plates; deux lignes longi- tudinales, parallèles, lisses, partent de la base des cornes; front et Coprophages d'Asie et de Malaisie 319 joues densément ponctués. Thorax assez convexe, densément et fi- nement ponctué, partie antérieure rétuse et lisse, surmontée d’un tubercule ponctiforme médian; bords latéraux arrondis en avant, sinués en arrière; base finement rebordée. Stries des élytres à ponc- tuation transverse, la 7° sinueuse, les stries bien marquées, libres au sommet sauf les à° et 6° qui-sont reliées; intervalles peu convexes, densément et finement ponctués, ponctuation obsolète sur les inter- valles dorsaux. Pygidium transverse, rebordé à la base, densément ponctué. Dessous d’un brun plus clair, à ponctuation obsolète, flancs de la poitrine à ponctuation räpeuse. Cuisses larges et plates, pres- que lisses; tibias antérieurs dentés en scie à la base, les intermé- diaires très courts, triangulaires. Les postérieurs très élargis au som- mel; premier article des tarses postérieurs robuste, nettement denté au milieu. Ile Mindanao (Philippines) : Dapitan (BAKER). Voisin d’O. armatus Blanch. (luzonicus Lansb.), mais plus grand, plus mat, moins pigmenté, à ponctuation bien plus fine et plus serrée; cornes du vertex plus courtes et plus robustes, plates; prothorax avec un tubercule. Onthophagus sexdentatus, n. sp. — Cyaneus, capite aurescenti, nilidus, flavo setosus, elytris flavo maculatis. Clypeo antice breviter bi- dentato, fronte carinata, carina subbidentata, vertice acute bidentato. Prothorace dense et rugose punctato, antice bidentato. Elytris obsolete striatis. | Long. à mm. D'un bleu métallique sombre avec des reflets dorés et rougeûtres sur la tête; pubescence jaune, courte et dressée en dessus, plus lon- gue en dessous. Épistome ogival, brièvement bidenté au bord anté- rieur; tête ridée, chagrinée; front avec une carène courte, rectili- gne, surélevée à chaque extrémité en une courte dent; vertex avec deux dents aiguës ; sutures génales prolongées jusqu'aux dents du ver- tex ; joues arrondies. Prothorax à ponctuation dense, rugueuse, inégale ; côtés légèrement sinués en avant, plus fortement en arrière, angles postérieurs obtus mais bien marqués; sillon médian lisse, sensible seulement à la base, sommet avec deux dents rapprochées; rebord, basal perceptible seulement au milieu. Stries des élytres obsolètes, la 2° courbe, la 7° sinuée à la base, intervalles plats à ponctuation subs- sériée, forte et rugueuse sur les latéraux; une tache humérale jaune ei deux taches confluentes sur les 2 et 4° intervalles. Pygidium re- bordé, à grosse ponctuation. Métasternum convexe, presque lisse, | À 320 A. BOUCOMONT. — Coprophages d'Asie et de Malaisie. mais avec quelques points sétigères épars; cuisses avec quelques gros points. Dessous brun, pattes passant du brun au testacé. Abdo- men lisse au milieu. Massue des antennes a Philippines : mont Banahao (BAKER). Cette espèce peut être classée dans le 48e groupe des Onthophagus malais. Caccobius himalayanus Jek., Rev. et Mag. Zool., [1872], p. 411, ©. d. Fronte sine carina, vertice lamina cornuta armato. Thibet : Tà-tsien-lou. — Communiqué par M. R. OBERTHÜR. Cette belle espèce, remarquable par sa taille et son aspect soyeux, a été décrite sans indication d’une provenance précise. Je l’ai reçue également du Thibet (SPLICHAL); un exemplaire de ma collection provient du Kashmir : Goorais Valley. La race du Tà-isien-lou est plus robuste et plus pigmentée, la ponctuation du thorax est composée de points à fond chagriné plus grands. Caccobius Demangei, n. Sp. — C. gonodero Fairm. haud dis- sumilis, minus nitidus, fortius punctatus; viridi-aereus aut aereus, elytris piceis ; supra et subtus flavo-maculatus. Genis subparallelis. gd. Prothorace quadrituberculato. ©. Prothorace simplici. Long. 5-7 mm. Tonkin : Hanoï (V. DEMANGE 1909), Chapa. — Annam : Hatra (VITALIS DE SALVAZA). La ponctuation du prothorax est plus forte et plus serrée que chez C. gonoderus ; même forme chez le G', mais les tubercules sont arrondis au sommet, les deux médians sont rapprochés du bord, assez écartés entre eux, les latéraux sont placés au-dessus de la fovéole latérale. Taches jaunes variables sur les côtés et les angles antérieurs du pro- thorax, dans la fovéole prosternale, à la base des 2e, 3e, 4e, 6e, 7e et 9 intervalles ; celle du 3° intervalle plus courte; sommet des élytres avec une tache marginale commençant. avant le milieu, longeant le sommet et remontant un peu le long du 2° interstrie; pygidium jaune avec une tache allongée médiane brune; segments abdominaux et cuisses tachés de jaune. DESCRIPTIONS D'ESPÈCES NOUVELLES DE GALERUCINI DE L’AFRIQUE OCCIDENTALE [CoL. CHRYSOMELIDAE | par V. LABOISSIÈRE. Estcourtiana vittata, n. sp. Tab.-1; fig. 4: Forme oblongue, courte, dessous sauf les jambes noir, dessus tes- tacé, partie supérieure de la tête, une bande longitudinale médiane sur le pronotum, écusson et une large bande sur le milieu de chaque élytre noirs. Tête finement et éparsement ponctuée sur le vertex, plus fortement près des yeux. Antennes courtes, articles submoniliformes, les der- niers rembrunis. Pronotum élargi de la base au sommet; bords latéraux faiblement arrondis, angles pointus, surface couverte de points assez forts et denses sur le disque et creusée de chaque côté d’une fovéole oblique se dirigeant vers les angles antérieurs. Cavités cotyloides fermées. Élytres ovales ; surface densément et fortement ponctuée sur le dis- que, plus finement sur les côtés et au sommet, marquée d’une im- pression en dedans du calus huméral. Épipleures larges, disparaissant après le milieu. Poitrine et abdomen noirs, avec quelques poils blanchâtres. Jambes entièrement testacées, tous les tibias mucronés, 4°r article des tarses postérieurs égal aux deux suivants réunis, ongles appendiculés. Long. 3,25 mm., larg. 1.5 mm. @ Élytres fortement carénés le long du bord latéral avec une pro-. fonde impression partant du milieu de l’élytre et longeant la côte en dessus jusque près de l’angle latéral, suture faiblement rembrunie. Congo français : Fort-Sibut dans le Haut-Chari. — Haut Sénégal : Khayes (D° Nonier), 6-8-1882. Types : trois individus, collections Laboissière et Nodier. Espèce très voisine d’E. litura Gerst. (Malacosoma?); s’en distingue par sa ponctuation beaucoup plus forte. E. “VERS 4 322 V. LABOISSIÈRE. Le tableau suivant permettra de distinguer entre elles les trois espèces qui nous sont connues. 1 . Long. 4-5 mm.; c plus petit, entièrement testacé; ©, suture, bords latéral et apical bordés de noir, scutellum parfois noir élytres bicarénés latéralement. ÆE. biformis Weise — Long. 2,5-3,5 mm. Insectes plus ou moins tachés de brun LL sur le pronotum et les élytres; © n’ayant qu’une seule carene sur chaque -ÉDPIRB ET ee een te 2e Testacé grisâtre, dessous du corps, sommet des antennes, partie supérieure de la tête, une bande médiane sur le pronotum, suture des élytres noire, parfois une bande — Jaune testacé; dessous du corps, partie supérieure de la tête, sommet des antennes, une bande médiane sur le pronotum, scutellum, une bande médiane longitudinale sur les élytres s’arrêtant avant le sommet, noirs; surface densément et assez fortement ponctuée... Æ. vittata Laboiss. BIBLIOGRAPHIE Genre Estcourtiana Jacoby Estcourtiana Jacoby, Proceed. z0o0l. Soc. Londôn, [1900], p. 260; Malacosoma? Gerstaecker 1871, Wiegm. Archiv f. Naturg., [1871], p. 84; id., Decken’s Reise, INT, p. 285 (1873). ESPÈCES À. E. lLitura Gerst. L. c. — bifasciata Jacoby, L. c. — Afrique Orien- tale. 2. E. biformis Weise 1909, ap. Sjostedt, Kilim. Meru Exp., VII p. 203, tab. 4, fig. 12 (Estcourtiana). — Afrique Orientale. 3. E. vittata Laboïssière. — Afrique Occidentale. - L Monolepta Nodieri, n. Sp. Tab. 4, fig. 2. N En ovale oblong; testacé, partie supérieure de la tête, scutellum et six taches sur chaque élytre brun noir. = Tête ponctuée, antennes grèles, testacé rougeätre à la base, rembru- nies à partir du 6° article, yeux gros saillants. / Pronotum transversal deux fois aussi large que long, bords laté- Galerucini de l'Afrique occidentale. 323 raux arrondis, angles antérieurs émoussés, les postérieurs obtus, surface finement rugueuse ; cavités cotyloides suboccluses. Scutellum triangulaire, noir, rugueusement ponctué. Élytres ovales séparément arrondis au sommet, laissant à découvert l'extrémité du pygidium, surface convexe, fortement et rugueusement ponctuée, chacun marqué de six taches noires, une humérale, une postscutellaire, la troisième sur le disque avant le milieu, les qua- trième et cinquième placées obliquement après le milieu, la sixième plus petite, apicale; le bord latéral est finement liséré de noir à l’é- paule ainsi que le bord interne des épipleures qui sont larges mais disparaissent vers le milieu de la longueur de lélytre. Dessous, sauf la poitrine qui est noire, jaune testacé, finement et éparsement pubescent; pattes grêles, entièrement jaune testacé. Long. 3,5 mm., larg. 2 mm. Dernier segment abdominal noir. Haut-Sénégal : Khayes (D' Noter), 6-8-1882. Types : deux exemplaires, collections Nodier et Laboissière. M. Nodieri se place à côté de M. frontalis Chevr., espèce du Cap, mais chez ce dernier il n’y a pas de tache postscutellaire et la ponc- tuation est beaucoup plus fine et non rugueuse. Nous nous faisons un plaisir de dédier cette nouvelle espèce au D' Nopier qui l’a récoltée et nous l’a communiquée avec les autres Galerucini africains de sa collection. Ornithognathus rugosus, n. Sp. Tab. 4, fig. 3. Forme, taille et coloration presque semblables à celles d’O. gene- rosus Thoms., mais élytres rugueusement ponctués. Tête rougeàtre, sommet des mandibules noir, vertex bombé, très finement sillonné dans son milieu, calus surantennaires nets, sillonnés transversalement en dessus ; antennes fortes, les deux premiers ar- ticles rougeûtres ainsi que le troisième en dessous, le reste noir, les articles 6-8 dilatés. Pronotum rougeätre, transversal, une fois et demie plus large que long, rebordé tout autour, bord antérieur échancré, les latéraux s’é- largissant d’arrière en avant et arrondis près des angles antérieurs qui sont globuleux, angles postérieurs obtus; surface convexe, avec une dépression peu nette devant l’écusson, finement et peu densé- ment ponctuée. 324 V. LABOISSIÈRE. Scutellum rougeâtre, petit, tronqué au sommet, lisse. Élytres noirs à reflet vert sombre, s’élargissant faiblement en arrière et séparément arrondis au sommet, angle huméral nettement limité en dedans par une impression large, surface convexe, densé- ment et rugueusement ponctuée, avec une faible dépression trans- versale vers le premier tiers, épipleures nuls sous les épaules. Dessous du pronotum de la couleur du dessus, poitrine noire avec ses sutures êt son milieu rougeâtres, abdomen noir, dernier segment liséré de roux au sommet, pattes noires, face inférieure des fémurs rougeâtre, tibias densément et finement pubescents, premier article des tarses postérieurs à peine aussi long que les deux suivants réunis, ongles appendiculés. Long. 143 mm., larg. 6,5 mm. _Airique occidentale : Booué sur l’Ogooué (Congo français). Type : un individu (collection Laboisssière). La deuxième espèce du genre, O0. generosus Thoms., est répandue dans toute l'Afrique occidentale et centrale. Les élytres sont générale- ment bleu violet à ponctuation très fine et la dépression placée sur le premier tiers est plus prononcée. Nous possédons des individus du Congo chez lesquels les élytres sont noir bleu et le pronotum est nettement ponctué sur toute sa surface. Genre Barombia Jacoby Barombia Jacoby, 1903, Stettin. ent. Zeitung, [1903], p. 324. Les espèces sur lesquelles JAcoBy à créé ce genre rappellent les Can- dezea Chapuis (Monolepta) de grande taille, dont elles ont l’ensemble de forme et de caractères, mais elles se distinguent nettement de tous les autres genres du groupe des Monoleptites par le prosternum très visible, séparant nettement les hanches et formant en arrière une saillie près de laquelle s'arrêtent les épimères prosternaux, les cavités cotyloïdes antérieures sont donc suboccluses ; ce caractère déjà cons- taté sur certains autres genres conduit à une nouvelle coupe dans la . Classification des Galerucini. 1. Épimères prosternaux s’arrêtant avant le milieu des han- ches antérieures qui sont libres en arrière.............. PR de mes ee cavités cotyloides ouvertes. Épimères prosternaux s’arrêtant à proximité d’une saillie du prosternum, mais non soudés, fermant presque les xg Galerucini de l'Afrique occidentale 329 cavités cotyloïdes.... cavités cotyloides entr’ouvertes. 3. Épimères prosternaux se rejoignant en arrière des hanches qui se trouvent complètement entourées. .,..,,..,..... SERRE ... cavités cotyloides fermées. Les autres caractéristiques du genre sont : antennes filiformes, troisième article une fois et demie à deux fois plus long que le deuxième, pronotum fortement rétréci en avant, élytres très con- vexes, voütés, à épipleures se rétrécissant avant le milieu, mais pro- longés en arrière; pattes grêles, premier article des tarses postérieurs plus long que les trois suivants réunis et égalant la moitié environ de la longueur des tibias, tous les tibias mucronés, ongles appendiculés. Barombia ruficollis, n. sp. En ovale allongé ; tête, pronotum et pattes jaune rougeâtre, antennes rembrunies au sommet, scutellum noir, élytres bleus ou bleu ver- datre:. we, Tête presque perpendiculaire au pronotum, vertex finement et den- sément ponctué, antennes jaune roux, rembrunies dans leur moitié apicale, troisième article deux fois aussi long que le deuxième, carène faciale large, triangulaire, ponctuée. Pronotum rougeâtre, finement ponctué sur toute sa surface, bords — latéraux fortement rétrécis en avant, base arrondie. Scutellum noir, lisse, triangulaire. Élytres allongés subparallèles, séparément arrondis au sommet, lais- sant à découvert le pygidium, surface très convexe, arquée de l’écusson au sommet, finement et densément ponctuée, les intervalles réticulés. Dessous noir, garni de pubescence grise; pattes entièrement jaune rougetre. , Long. 3,5-4,5 mm., larg. 4,5-2,25 mm. Haut-Sénégal : Khayes (D' Noter), 6 -8-1882. Types : collections Nodier et Laboissière. Barombia ruficollis, Var. marginata, n. var. — Semblable à la forme typique, mais la surface du pronotum envahie par une grande tache noire qui le fait paraître noir bordé de rougeûtre. Long. 4 mm. Haut-Sénégal : Khayes (D° Nopier), 6-8-1882. Ann. Soc. ent. Fr., LXXXVIIt [1919]. 22 326 V. LABOISSIÈRE. Barombia gibbosa, n. Sp. Forme de l'espèce précédente, mais encore plus convexe, brun noir brillant, partie antérieure de la tête, et pattes jaune pâle ou testacé, tibias postérieurs rembrunis, les antennes sont également jaunes, rembrunies au sommet. Tête et pronotum très finement ponc- tués. | Élytres à ponctuation plus forte et plus profonde presque en ligne particu- Barombia gibbosa, n. sp. lièrement sur les côtés; les intervalles, unpeu relevés, donnent l'impression de stries, la surface est très convexe et voûtée. Long. 3,5 mm., larg. 2 mm. Cameroun : vallée de la N'Goko (Jogrr), janv. 1900. Types : Collections Fleutiaux et Laboissière. Barombia Jobiti, n. sp. Forme allongée mais moins convexe, tète, pronotum. et écusson bleu verdâtre brillant, élytres bleu violet, antennes moins les articles 2-3, qui sont rougeàtres, pattes et abdomen noirs. Tête et pronotum très finement ponctués, élytres plus fortement mais irrégulièrement ponctués, surface moins voûütée que chez les espèces précédentes. Dessous noir garni de pubescence grise. Long. 3,75 mm., larg, 2 mm. Cameroun : vallée de la N’Goko (Jogit), janv. 4900. Types : collections Fleutiaux et Laboissière. Barombia punctata, n. sp. (!), Tab. 1, fig. 4. En ovale court, partie antérieure de la tête jaune testacé, partie (1) Les autres espèces du genre appartiennent également à la faune de l'Afrique occidentale. Ce sont : Barombia metallica Jacoby, Stettin. ent. Zeitung, [1903], p. 325. — Vert métallique en dessus, plus sombre en dessous, pattes jaune pâle, pro- thorax ponctué très finement, élytres plus fortement. — Long. 7 mm. Cameroun. Barombia caerulea Jacoby, L. c., p. 325. — Bleu métallique foncé, an- tennes noires, dessous du corps et pattes bleu sombre, recouverts d'une fine pubescence grise; têle et pronotum lisses, élytres densément et rugueuse- ment ponctués. — Long. 6-8 mm. Cameroun. Galerucini de l'Afrique occidentale. 327 supérieure et pronotum brun roux brillant, écusson noir brillant élytres bleu d'acier brillant, dessous noir finement pubescent, antennes jaunes à la base, rembrunies dans leur moitié supérieure, pattes jaune pâle. Tête et pronotum couverts d’une ponctuation assez forte et très nette. Élytres en ovale court, nettement arrondis au sommet, surface con- vexe mais non voütée ; à ponctuation forte et serrée presque en ligne, les intervalles entre les points moins larges que leur diamètre. Long. 2,5 mm., larg. 1,5 mm. Congo français : rivière Likouala aux Herbes (Jogir), mars 1900. Types : collections Fleutiaux et Laboissière. B. punctata est de taille bien plus petite que les précédents et s’en distingue nettement par sa ponctuation. Galerucella Jacohyi, n. nom. Tab. 1, fig. 5. G. sericea || Jacoby 1903, in Stettin. entom. Zeitung, [1903], p. 314 (non G. sericea Weise, 1885, in Horae Soc. ent. ross., XXII, p. 622). Dessous brun, dessus testacé, tête avec une tache triangulaire sur le vertex, antennes noires à trois premiers articles testacés, pronotum marqué d’une large tache noire de chaque côté et d’une longitudinale médiane parfois se prolongeant à droite et à gauche en forme d’X, transversal, à bords latéraux prolongés dans leur milieu en angle arrondi ; écusson testacé, élytres métalliques à marge testacée ainsi qu'une tache sur la base, densément recouverts d’une fine pubes- cence jaune, surface convexe très finement ponctuée, bord latéral creusé, au-dessus de la marge sur la moitié postérieure, d’un sillon lon- gitudinal. Dessous brun, varié de testacé, épipleures testacés, pattes de la même couleur, une tache sur les cuisses, sommet des tibias et tarses noirs. Long. 7,5-9 mm. g'-Septième article des antennes creusé d’une fovéole du côté externe et paraissant courbé, sommet peu saillant en dehors, les sui- vants carénés, sauf la pointe apicale du dernier qui est flave. Afrique occidentale : Bahr-el-Ghazal, Cameroun (CoNraprT). — Congo français : Booué sur l’Ogooué (coll. Laboissière). MON 2 DESCRIPTION D'UN NOUVEAU SCAPHOSOMA DU YUNNAN [COL. SCAPHIDIIDAE| par J. ACHARD. Scaphosoma taliense, n. sp. — Brun châtain, parfois un peu rougeâtre. Antennes et palpes entièrement testacés. Pattes fauves avec les tarses plus clairs. Extrémité de l’abdomen plus ou moins rulescente. Tête lisse, avec le front large et un peu convexe. Antennes peu longues, à 8° article triangulaire, à peine aussi long que la moitié du %°; 6° article déjà un peu asymétriquement dilaté; les suivants formant une massue lâche, allongée, comprimée; 8° article plus petit et moins dilaté que le 7° et le 9; 44° article allongé. Prothorax assez convexe, lisse et brillant, avec le lobe médian de la base assez déve- loppé. Écusson visible, à l’aide d’un fort grossissement, sous forme d’un minuscule point triangulaire. Élytres convexes, longs, tronqués au sommet perpendiculairement à la suture, couverts d’un pointillé épars, superficiel, assez régulier. Strie suturale assez profonde, sur- tout dans la partie discale, recourbée devant la base et prolongée seulement jusqu’au tiers environ de la largeur du bord basilaire. Es- pace compris entre la strie suturale et la suture marqué de petits points extrêmement fins disposés irrégulièrement. Dessous brillant, lisse. Pygidium rétréci en pointe obtuse. Hanches postérieures déve- loppées en arrière en une grande lamelle parabolique qui couvre une partie du premier segment de l'abdomen. Pattes assez grêles. Long. 1,5 mm. Chine : Tali (Haut-Yunnan). CONTRIBUTION À L'ÉTUDE DES CEUTHORRHYNCHINI [COL. CURCULIONIDAE] par À. HUSTACHE. I. CEUTHORRHYNCHINI D'ASIE MÉRIDIONALE. Mecysmoderes lineolatus, n. sp. — Ovale triangulaire, bran foncé, pattes, antennes et rostre ferrugineux, revêtu en dessus de squamules linéaires et fines, flaves, éparses, serrées sur les bords du prothorax et des élytres et formant sur la base de ceux-ci de courtes linéoles, la suturale atteignant presque le milieu des élytres, plus claire et formée de squamules plus larges et imbriquées. Rostre filiforme, plus long que la tête et le prothorax, à peu près droit, sa ponctuation fine, dense à la base, éparse au sommet, brun ou ferrugineux, plus clair au sommet. Antennes assez courtes, insérées vers le milieu du rostre; scape modérément épaissi au sommet; les 2 premiers articles du funicule allongés, égaux, le 3° peu plus court, le 4° oblong, les 5e et 6° globu- leux; massue sombre, ovale et courte, assez épaisse. Tête médiocrement convexe, à ponctuation fine et dense, densé- ment squamulée. Yeux peu saillants. Prothorax fortement transversal, sa plus grande largeur vers le tiers postérieur, ses bords latéraux arrondis, brièvement resserrés en arrière, fortement en avant, sa base modérément bisinuée et plus du double de la ‘largeur du bord antérieur, celui-ci non relevé; disque peu convexe, transversalement et fortement impressionné derrière le bord antérieur sur les bords, sa carène médiane fine prolongée en arrière jusqu'au quart des élytres, sa ponctuation fine et serrée, sa ligne médiane et les bords latéraux densément squamulés. Élytres pas plus longs que larges, subtriangulaires, de la largeur du prothorax à leur base, fortement resserrés en arrière; les épaules largement arrondies, calus huméral à peine indiqué, l’apical effacé. Stries fines et assez profondes, ponctuées, les points espacés et squa- mulés; interstries du double de la largeur des stries, faiblement convexes, rugueux ; disque peu convexe, transversalement déprimé le long de la base. Pattes robustes, densément squamulées ; fémurs claviformes, armés d’une courte dent triangulaire et aiguë, plus forte aux pattes posté- D. | 330 A. HUSTACHE. rieures ; tibias droits, fortement élargis à leur sommet, leur corbeille tarsale noirâtre et garnie de cils robustes et courts; tarses spongieux en dessous, les 2 premiers articles assez étroits, le 3° large et forte- ment bilobé; ongles robustes, fortement bifides. Dessous et pygidium à ponctuation fine, peu serrée, densément couvert de petites squamules ovales cendrées-jaunâtres. Long. 3,2 mm. Inde : Kurda près Mporo (ma collection). Chez cette espèce, qui m'a été obligeamment cédée par M. E. Cor- DIER, les squamules du prothorax sont piliformes, beaucoup plus longues que celles des élytres, mais de même coloration. La synonymie des genres Coeliosomus Mots. et Mecysmoderes Schônh. est due non comme je l'avais cru tout d’abord (1) à FausT, mais à Morscauzsky lui-même (2); Fausr s’est borné à la reproduire sans indiquer la référence. Mecysmoderes longirostris, n. sp. — Ovale-triangulaire, noir- brun; antennes, pattes antérieures et médianes, calus huméral et flancs du prothorax testacés; dessus avec quelques petites squamules cendrées et flaves, celles-ci condensées, serrées sur la suture; dessous densément couvert de squamules grossières, allongées, cendrées el flaves, celles-ci particulièrement serrées sur les flancs du prothorax. Rostre très mince, fortement arqué, cylindrique, aussi long que le corps (©), ou que la moitié du corps (©), pluricaréné jusqu’à l’inser- tion antennaire (©) ou, au delà de cette insertion (c'), pointillé au sommet, lisse, brillant, peu squamulé et à la base seulement, brun-noir, plus clair et légèrement dilaté au sommet. Antennes grêles, insérées vers le quart basal du rostre (©), ou très peu avant le milieu (c); scape peu fortement épaissi au sommet; 3 premiers articles du funicule très longs, le 1e plus épais, le 3° plus long, aussi long que les 3 derniers ensemble ; 4° à peine plus épais que le 3° et moitié aussi long; 5° et 6° beaucoup plus courts, plus épais, subglobuleux, massue ovoide, amincie au sommet. Tête convexe, déprimée sur le front, les bords de la dépression relevés contre les yeux, densément et finement ponctuée, couverte de fines squamules flaves, peu serrées. Prothorax transversal, brusquement et fortement resserré en avant, les bords latéraux faiblement convergents dans leur moitié posté- rieure; base finement rebordée, fortement bisinuée, plus du double (1) Ann. Soc. ent. France, 1916, p. 123. (2) Bull. de Moscou, 1866, p. 442. OR im ; Lai \ dé PRES Ceuthorrhynchini d'Asie Méridionale. 331 de la largeur du bord antérieur qui est sinué et quelque peu relevé au-dessus du vertex. Disque peu convexe, couvert de points grands, peu profonds, confluents en rides longitudinales, muni d’une carène médiane entière, de chaque côté de laquelle se trouvent deux autres carènes partant du bord antérieur, la médiane courte, l’externe plus allongée, son prolongement délimitant une profonde dépression latérale densément garnie de squamules flaves ; une forte impression transver- sale derrière le bord antérieur, entrecoupée par les carènes; noir-brun, un peu brillant, presque glabre, avec seulement quelques très fines squamules flaves éparses. Élytres subtriangulaires, de la largeur du prothorax à la base, s’élargissant ensuite fortement, leur plus grande largeur aux épaules qui sont obtusément arrondies, fortement rétrécis en arrière où les bords latéraux convergent presque en ligne droite; calus huméral large, assez saillant, l’apical presque effacé. Stries fortes, densément ponctuées, squamulées de cendré; interstries convexes, plus larges que les stries, couverts de petites aspérités brillantes, disposées en une ou deux rangées peu régulières sur chacun d'eux. Disque peu convexe, transversalement impressionné le long de la base, pres- que glabre, muni de squamules fines et éparses, plus serrées sur la suture où elles forment une ligne flave. Pattes longues, ponctuées, assez densément squamulées, les fémurs postérieurs largement annelés de cendré; fémurs fortement clavi- formes, armés d’une grande dent triangulaire, aiguë; tibias briè- vement arqués à la base, légèrement élargis au sommet, leur corbeille tarsale garnie de soies noires; tarses médiocres, les deux premiers articles obconiques; ongles profondément bifides. Dessous à ponctuation fine, serrée, confluente, entièrement voilée par la squamosité épaisse qui la recouvre; pygidium densément squa- mulé. cd. Deux forts tubercules arrondis au sommet, sur le 1°" segment ventral, séparés par un intervalle un peu moins large que leur distance au bord latéral ; segment anal légèrement tronqué à son bord apical et muni d'une petite fossette, peu profonde; un onglet apical fort aux ‘tibias intermédiaires, petit aux tibias postérieurs. Long. 3,8-4,2 mm. Chine : Ile Hainan (J. Wuuremeav, British Museum). Cette grande et belle espèce semble variable de coloration; le des- sous du corps et les pattes postérieures sont parfois en partie ou même en totalité testacés; un exemplaire Q a le rostre ferrugineux en entier. 332 A. HUSTACHE. Ceuthorrhynchus subcostulatus, n. sp. — Ovale oblong, brun- rouge, rostre, antennes et pattes testacés, revêtu en dessus de squa- mules linéaires, très courtes, soulevées, cendrées et peu serrées, formant sur les élytres deux fascies transversales, arquées en avant sur les bords, peu tranchées, l’une sur le tiers basal, l’autre plus large, antéapicale; dessous couvert de squamules oblongues, cendrées, peu serrées; de interstrie élytral légèrement relevé en côte à sa base. Rostre mince, cylindrique, modérément arqué, de la longueur de la tête et du prothorax, finement pointillé, lisse et brillant, à peine squa- mulé à la base. Antennes grêles, insérées vers le milieu du rostre (©), ou un peu au delà (‘) ; scape modérément et progressivement épaissi au sommet, funicule de 7 articles, les derniers très peu épaissis; 1° article un peu plus court et beaucoup plus épais que le 2, 2e du double de la lon- gueur du 3°; ce dernier deux fois aussi long qu’épais; les 4 derniers subégaux et courts; massue oblongue, peu épaisse, faiblement rétrécie au sommet. Tête légèrement déprimée entre les yeux, finement et densément ponctuée, à squamules peu serrées. Prothorax conique, un peu moins long que large à la base, ses bords latéraux convergents en avant presque en ligne droite; base très légèrement bisinuée et un peu plus du double de la largeur du bord antérieur qui est très peu relevé au-dessus du vertex. Disque peu convexe, muni en son milieu de deux faibles élévations longitu- dinales, séparées par un sillon médian entier et peu profond; légè- rement et transversalement impressionné derrière le bord antérieur ; ponctuation fine et serrée. Élytres beaucoup plus larges à la base que le prothorax et du double de la longueur de celui-ci, leur plus grande largeur se trouve aux épaules qui sont obtusément arrondies, les bords latéraux peu arqués et assez fortement convergents en arrière; calus huméral et apical peu saillants. Stries médiocres, obsolètement ponctuées; inter- stries plus larges que les stries, très finement râpeux, à peine convexes en arrière, plus fortement en avant, spécialement à la base du 3°; le 5° relevé à sa base en une côte plus courte mais plus élevée que celle du 3°. Disque modérément convexe, quelque peu déprimé entre les crêtes basales et le long de la base qui est brièvement relevée contre celle du prothorax. | Pattes grêles et testacées, ponctuées et finement squamulées ; fémurs armés en dessous d’un fin denticule; tibias légèrement arqués à leur base, leur corbeille tarsale courte; 4% article des tarses antérieurs A um Fétuh DE Ru Ceuthorrhynchini d'Asie Méridionale. 333 presque du double de la longueur du second; ongles courts et dentés. Dessous peu densément et assez finement ponctué; pygidium poin- tillé presque glabre. g‘ Une fossette peu profonde sur le segment anal; les 4 tibias pos- térieurs munis d’un petit onglet apical. Long. 2 mm. Inde : prov. de Madura, Shembaganur (ma collection). Phytobius variegatus, n. sp. — Brièvement ovale, noir-brun, tibias ferrugineux, funicules des antennes et tarses testacés, couvert en dessus densément de squamules petites, brun foncé et cendrées, en dessous de squamules cendrées, peu serrées ; une macule postscu- tellaire noire veloutée suivie d’une linéole cendrée; prothorax quadri- tuberculé. Rostre épais, cylindrique, plus court que le prothorax, à ponctuation peu profonde, mais serrée, rugueuse; noir, peu brillant, à peine squamulé à la base. Antennes courtes, insérées vers le tiers apical du rostre; scape brun foncé, grêle, faiblement épaissi au sommet; funicule testacé, de 6 articles, les 2 premiers à peu près de même longueur, les 4 der- niers beaucoup plus courts, quelque peu épaissis, les 3 derniers glo- buleux; massue ovoide. Tête légèrement déprimée entre les yeux, le vertex caréné, fine- ment et densément ponctuée, couverte de squamules brunâtres. Prothorax transversal, médiocrement resserré derrière le bord antérieur qui est quelque peu relevé et légèrement échancré au-dessus du vertex, les denticules petits et obtus, limitant l’échancrure, séparés par un intervalle beaucoup plus étroit que le rostre à sa base; bords latéraux peu arqués, fortement convergents en avant; base légère- ment bisinuée plus du double de la largeur du bord antérieur. Dis- que assez convexe, muni de 4 tubercules, deux médians en forme de crête élevée, séparés par un sillon assez profond, les deux autres triangulaires, gros, peu aigus, placés en arrière des médians près des bords latéraux ; ponctuation médiocre mais serrée, voilée par la squa- mosité brune et cendrée qui la recouvre. Élytres à la base plus larges que le prothorax et du double de la longueur de celui-ci; épaules obtusément anguleuses ; bords latéraux arqués-convergents très faiblement en avant, plus fortement en arrière, la plus grande largeur des élytres étant ainsi un peu en arrière des épaules ; calus huméral assez saillant et rugueux, l’apical faiblement marqué. Stries fines, ponctuées, squamulées, interstries beaucoup 334 _ À. HUSTACHE. plus larges que les stries, convexes, les impairs un peu plus élevés. Disque modérément convexe, transversalement et brusquement dé- primé le long de la suture, densément couvert de squamules petites cendrées et brun-foncé ; ces dernières formant quelques macules fon- cées et alignées sur les interstries impairs; suture ornée d’une tache foncée, allongée suivie d’une macule claire aussi longue que la tache foncée; une fine bordure apicale ferrugineuse. Pattes médiocres, ponctuées, squamulées ; fémurs brun de poix, den- ticulés, les postérieurs un peu plus épais; tibias ferrugineux quelque peu élargis au sommet ; tarses testacés, robustes, les deux premiers articles obconiques, le 1% plus long que le 2°; ongles robustes et appendiculés. Dessous médiocrement ponctué, à squamosité cendrée, peu serrée. Pygidium faiblement pubescent. Long. 2,3 mm. Chine : Yunnan {ma collection). II. CEUTHORRHYNCHINT be MADAGASCAR. Jusqu'à présent il n’a été décrit de Madagascar qu’un seul Ceuthor- rhynchini, type d’un genre nouveau : Diacritus pinguis Pasc. (1). Mais ce Diacritus est en réalité un Nanophyini. Les huit espèces décrites ici ont le facies de nos espèces européennes et peuvent être pour la plupart rattachées à des genres connus. Toutefois quelques-unes ont des caractères génériques intermédiaires entre ceux des Hypurus Rey et Hypocæliodes Faust., en particulier leurs fémurs sont creusés en dedans sur toute leur longueur pour la réception complète du tibia; ce sont des espèces à fémurs postérieurs très épaissis, salta- toires ; elles formeront le nouveau groupe Hypohypurus. Genre Hypohypurus, DOV. gen. Canal rostral de longueur et profondeur variables, le plus souvent atteignant au moins le mésosternum. Deuxième segment abdominal au milieu, à peu près aussi large que les segments & et 4 ensemble; 3° et 4° segments égaux, très étroits, le 3° arqué et rétréci à ses extré- mités, atteignant le bord latéral; le 5° de la largeur du 2; intervalle des hanches postérieures du double de celui des intermédiaires, et plus large que les hanches postérieures. Fémurs creusés en dedans sur toute leur longueur pour la réception du tibia, les postérieurs sal- tatoires. (1) Ann. Mag. Nat. Hist., (5) X, [1882], p. 454 et 455, tab. 18, fig. 9 a et 9 b, Ceuthorrhynchini de Madagascar. 339 Le facies de ce genre semble variable, certaines espèces ressemblent aux Ceuthorrhynchus, d'autres aux Hypurus. Hypohypurus madagascariensis, n. sp. — Briévement ovale, noir presque mat, antennes et tarses ferrugineux, assez densément couvert en-dessous de squamules jaunâtres, revêtu en-dessus de très courtes squamules sétiformes, assez serrées, noirâtres, légère- ment soulevées, entremêlées de quelques squamules jaunâtres très éparses, un peu plus nombreuses au sommet des élytres et conden- sées à la base de leur suture en une tache scutellaire. Rosire épais, cylindrique, arqué, presque aussi long que le pro- thorax, en entier densément et rugueusement ponctué. Antennes ferrugineuses, le scape plus foncé, très grêles, insérées vers le milieu du rostre; funicule de 7 articles, les 3 premiers allon- gés, le 1° peu épaissi, le 2° un peu plus long que le 4°, le 3 de 1,3 plus court que le >, le 4° plus du double aussi long qu’épais, les trois derniers un peu épaissis et beaucoup plus courts; le 7° globuleux ; massue ovoïde, courte, de la longueur des trois articles précédents réunis, faiblement pubescente. Tête peu convexe, déprimée en avant, à ponctuation serrée, con- fluente en petites rides sur le vertex. Prothorax à peine plus large que long, fortement resserré en avant, sa plus grande largeur versle tiers postérieur, ses bords latéraux fai- blement arqués en avant, brièvement arrondis en arrière; base légè- rement bisinuée et du double de la largeur du bord antérieur ; celui- ci appliqué, légèrement et obtusément tronqué au-dessus du vertex. Disque convexe, transversalement et légèrement impressionné der- rière le bord antérieur, muni de chaque côté d’un fort tubercule placé vers le tiers postérieur des bords latéraux, et d’une fossette antéscutellaire assez profonde, à ponctuation assez forte, très serrée, rugueuse, noif et presque glabre. Écusson petit, enfoncé. Élytres beaucoup plus larges que le prothorax à la base, plus du double de la longueur du prothorax, les épaules en angle presque droit, leur plus grande largeur vers leur quart antérieur, les bords latéraux fortement arqués convergents en arrière, séparément arrondis au sommet, leur angle sutural obtus; calus huméral saillant et ru- gueux, l’apical effacé. Stries profondes, ponctuées, paraissant glabres ; interstries du double de la largeur des stries, plans, transversalement et assez fortement rugueux. Disque modérément convexe, déprimé dans la région scutellaire, noir mat, le bord apical étroitement mar- giné de roux. Pattes robustes finement squamulées ; fémurs fortement épaissis, 336 A. HUSTACHE. Spécialement les postérieurs densément et rugueusement ponctués, les postérieurs armés d'un très petit denticule; tibias larges, non élargis au sommet, les postérieurs très légèrement sinués; corbeille tarsale moyenne; tarses roux, robustes, le 4% article obconique du double de la longueur du 2%; ongles simples. Dessous à ponctuation médiocre, peu serrée, unisériée sur les 3° et 4° segments abdominaux, le segment anal marqué d’une légère impression longitudinale médiane. Pygidium rugueusement ponctué, presque glabre. Long. 2,5 mm. Madagascar (coll. FarRMAIRE, Muséum de Paris). Hypohypurus Perrieri, n. sp. — Brièvement ovale, brun-rouge, rostre, pattes et antennes, bord antérieur du prothorax, sommet des élytres et deux bandes transversales, l’une basale, l’autre postmédiane plus clairs, couvert en dessus de très petites squamules sétiformes, soulevées, foncées et cendrées, ces dernières formant sur les parties claires des élytres trois fascies transversales peu nettes. Rostre cylindrique, mince, régulièrement et modérément arqué, plus long que la tête et le prothorax (©), un peu plus court (5), très fine- ment ponctué et bien squamulé à la base, lisse et brillant au sommet. Antennes très grêles, insérées vers le milieu du rostre; scape pro- gressivement épaissi au sommet; funicule de 7 articles, le 1° obco- nique, beaucoup plus épais et un peu plus court que le 2, le 2° du double de la longueur du 3°, tous les suivants plus longs qu’épais, les deux derniers très légèrement épaissis; massue oblongue. Tête déprimée sur le front, couverte de squamules soulevées, claires. Yeux oblongs, peu saillants, à demi cachés, au repos, par les lobes oculaires. Prothorax transversal, subconique, sa plus grande largeur à la base qui est à peine bisinuée et plus du triple de la largeur du bord anté- rieur, les bords latéraux fortement convergents en avt presque en ligne droite, le bord antérieur muni de lobes oculaires, appliqué et échancré au-dessus du vertex. Disque convexe, irrégulier, muni en son milieu de deux fortes gibbosités longitudinales, séparées par un sillon assez profond, entier, largement et fortement impressionné der- rière le bord antérieur, à ponctuation médioere, voilée par la squamo- sité appliquée jaunâtre qui la recouvre, et muni en outre de quelques squamules plus claires, claviformes, soulevées, dirigées en avant, dans l'impression antérieure. Écusson invisible. Élytres en ovale triangulaire, courts, leur plus grande largeur aux épaules, qui sont en angle très obtus, à peine du double de la longueur du prothorax, séparément arrondis au sommet. Stries fortes, ponc- chiai :"27"0). Ceuthorrhynchini de Madagascar. 337 tuées de gros points ronds, séparés par des intervalles aussi larges qu'eux-mêmes, glabres; interstries très convexes, les alternes plus fortement, très finement rugueux, munis chacun d’un rang de squa- mules sétiformes. Disque convexe, transversalement déprimé à la base ; calus apical presque effacé, l’huméral peu saillant. Pattes robustes et courtes, faiblement squamulées, finement ponc- tuées ; fémurs saltatoires, les postérieurs beaucoup plus épais que les autres, tous très finement denticulés en dessous ; tibias courts, arqués, les antérieurs et intermédiaires à peine plus longs que les tarses; corbeille tarsale ascendante, atteignant amplement le tiers de la longueur du tibia; 4° article des tarses antérieurs du double de la longueur du 2; celui-ci court et épais; ongles robustes et dentés. Dessous à ponctuation médiocre, peu serrée, finement squamulé: pygidium ponctué et squamulé, vertical et pentagonal, limité par une arête au bord supérieur. cd. Une prolfonde fossetie sur le segment anal, entamant le bord postérieur du pygidium en dessous, et limitée de chaque côté par un * petit tubercule; 4 article des tarses postérieurs prolongé en dessous en un petit onglet courbé. Long. : à peine 2 mm. Madagascar : PERRIER DE LA BATHIE (CON. FAIRMAIRE > Muséum de Paris). Variable de coloration comme toutes les espèces rougeätres. Facile à reconnaître à la gracilité du rostre et aux gibbosités du prothorax. Cette espèce a le 3 segment ventral peu rétréci sur les bords, le 2 à peine de la largeur des 3° et 4e. Hypohypurus madecassus, n. sp. — Ovale, brun, pattes et antennes plus claires, couvert en dessus de squamules linéaires, séti- formes, courtes, légèrement soulevées, flavescentes, disposées en 2-3 rangs peu réguliers sur chaque interstrie, en dessous de squa- mules oblongues, cendrées-jaunâtres, peu serrées, condensées dans angle thoraco-élytral en une tache jaunâtre. Une tache scutellaire allongée jaunâtre, formée de squamules oblongues, le plus ordinaire- ment peu tranchante. Rostre un peu plus court que le prothorax, fortement arqué, épais, subcylindrique (vu de côté), assez fortement rétréci à la base (vu de face), noir mat, ponctué-striolé, muni d’une carène médiane et presque glabre jusqu’à l'insertion añtennaire, rougeâtre, lisse, pointillé, glabre, très brillant de là au sommet. Antennes courtes et grèles, insérées vers les 3/5 du rostre; scape 338 À. HUSTACHE. claviforme, terminé en pointe aigué ; funicule de sept articles, Le 1" obco- nique, de la longueur et du double de l'épaisseur du 2°, les suivants graduellement plus courts, à peine épaissis, les deux derniers subglo- buleux, massue médiocre, oblongue. Tête déprimée sur le front, les bords finement relevés contre les yeux qui sont ronds et saillants, à ponctuation et squamosité serrées. Sommet du vertex caréné. Prothorax transversal, les bords latéraux arqués, largement mais peu fortement resserré derrière le bord antérieur qui est sinueux, appliqué, échancré au-dessus du vertex, sans lobes oculaires; base bisinuée du double de la largeur du bord antérieur. Disque convexe, irrégulier avec un sillon longitudinal médian, profond, entier, appro- fondi en fossette devant l’écusson, muni de chaque côté, vers le milieu des bords latéraux, d’un tubercule assez gros, peu aigu; et de deux bosses peu élevées séparées par le sillon médian; à ponctuation pro- fonde, serrée, forte, couvert de fines squamules, plus grandes, plus serrées et plus claires, sur les bords latéraux et dans le sillon médian. Écusson enfoncé, invisible. Élytres plus larges que le prothorax à leur base, et un peu plus du double de sa longueur, leur plus grande largeur aux épaules qui sont obtusément anguleuses, leurs bords latéraux arqués, assez fortement convergents en arrière; calus huméral peu élevé et finement rugueux, l’apical presque effacé. Stries fines, ponctuées, munies d’un rang de poils flaves, fins, arqués en arrière; interstries plans, plus du double de la largeur des stries, finement rugueux. Disque modérément con- vexe, transversalement déprimé dans la région scutellaire. Pattes courtes, robustes, ponctuées, finement squamulées. Fémurs épaissis dès la base, les postérieurs beaucoup plus fortement que les autres, armés en dessous d’un denticule aigu, limitant une échancrure apicale qui est creusée en rainure pour la réception partielle du tibia; tibias droits, leurs corbeilles tarsales courtes; tarses grêles, les deux premiers articles obconiques, assez allongés, le 3° bilobé, blanc-tomen- teux en dessous; ongles courts et brièvement dentés à la base. Dessous noir, à ponctuation assez profonde, peu serrée, unisériée sur les segments abdominaux 3 et 4. Pygidium vertical, densément ponctué et squamulé, muni en son milieu d’une carinule longitudinale. og‘. Tibias intermédiaires armés d’un petit onglet apical; segment anal avec une profonde fossette. Long. 2,4-2,6 mm. Les téguments sont variables de coloration comme dans les espèces rougeûtres; un individu a le rostre rouge, un autre les élytres en Ceuthorrhynchini de Madagascar. 339 partie noir-brun, en partie rougeûtres ; le dessous parfois entièrement rougeâtre; parfois rougeâtre avec les pattes et antennes plus claires. Madagascar : Tananarive (ma collection) type; — Beronono, PERRIER DE LA BATHIE (Coll. FAIRMAIRE > Muséum de Paris); — Mahajamba, J. Decorse (Muséum de Paris). Oxyonyx octotuberculatus, n. sp. — Brièvement ovale, rouge- brun, rostre, pattes et antennes ferrugineux, couvert en dessus de -très petites squamules serrées, cendrées, formant des fascies trans- versales vagues, appliquées en avant, en arrière quelque peu séti- formes et soulevées; muni de huit tubercules, obtus et gros, quatre sur le prothorax, deux dans les angles antérieurs, deux près des angles postérieurs, quatre sur les élytres, dont un sur chaque calus huméral, un sur le milieu du 3° interstrie, celui-ci un peu plus allongé ; dessous densément couvert de Apres cendrées appliquées et un peu plus grandes. Rostre mince, faiblement arqué, quelque peu are à la base, de la longueur du prothorax, ponctué, striolé et squamulé à la base, lisse brillant au sommet. Antennes grêles, insérées vers le milieu du rostre; funicule de sept articles, le 1er plus épais et à peine plus long que le 2, les 2° et 3° longs, les suivants plus courts, à peine épaissis, 6° et 7° globuleux ; massue ovale, grosse. Tête déprimée entre les yeux, densément ponctuée et squamulée ; yeux assez COnvexes. Prothorax subconique, transversal, ses bords latéraux à peine arqués fortement convergents en avant, sa plus grande largeur près de la base, celle-ci rectiligne, plus du double de la largeur du bord anté- rieur; disque inégal, fortement relevé en avant, où il est muni de tubercules gros et rapprochés, placés un peu en arrière du bord anté- rieur et séparés par un sillon médian entier; offrant de chaque côté, près des angles postérieurs un tubercule aussi gros; à ponctuation médiocre peu serrée; rougeâtre, couvert de squamules cendrées, serrées sur les flancs et dans le sillon médian. Région scutellaire creusée en fossette. Élytres plus larges que le profhorax à la base, à peine du double de sa longueur, leur plus grande largeur aux épaules, assez fortement resserrés en arrière, où ils sont séparément et obtusément arrondis au sommet; calus huméral saillant, en forme de tubercule rugueux, l’apical assez fortement saillant. Stries un peu approfondies et élargies à leur base, ponctuées, munies de quelques squamules fines; inter- ue Pa] 340 A. HUSTACHE. stries plus larges que les stries, convexes particulièrement en arrière, finement rugueux, munis chacun de 1-2 rangs peu réguliers de petites squamules. Disque peu convexe, brièvement déprimé le long de sa base qui est redressée et appliquée contre celle du prothorax; rouge, une fine bordure basale, et une bande transversale, médiane, élargie vers les bords latéraux, traversant les tubercules médians, plus foncées. Pattes courtes, ponctuées, finement squamulées ; fémurs postérieurs et intermédiaires finement denticulés, tous légèrement échancrés vers leur tiers apical et munis d’une rainure interne pour la réception du tibia. Tibias courts, larges et aplatis, creusés extérieurement pour la réception du tarse; tarses courts et robustes, le 1< article des pattes antérieures, seul un peu plus long qu’épais, le 3° peu large, l’ony- chium à peine plus long que le 3°; ongles courts et dentés. Canal rostral profond, terminé en coin sur le bord postérieur du métasternum. Pygidium ponctué et squamulé; 2° segment ventral plus étroit au milieu que les 3° et 4° ensemble, à peu près de la largeur du 5. Petite espèce facile à reconnaître par les tubercules du dessus. Madagascar : Région de l’Androy, Ambovombe (D: J. Decorse, 1901, Muséum de Paris). Ceuthorrhynchus phytobioides, n. sp. — Ovale court, noir mat, rostre, antennes, pattes, bord antérieur du prothorax, le sommet et une tache au tiers apical sur chaque élytre, rouges; couvert den- sément en dessous de squamules cendrées, revêtu en dessus de squa- mules flavescentes, piliformes, peu serrées et un peu soulevées. Rostre épais, cylindrique, un peu comprimé à la base, fortement arqué, de la longueur du prothorax, rugueusement ponctué à la base, moins densément au sommet. Antennes grêles, insérées vers le tiers apical du rostre, testacées ; funicule de sept articles, le 4° un peu plus long que le 2, les suivants graduellement plus courts, non épaissis ; massue ovoide, courte. Tête convexe, finement et densément ponctuée, vertex finement caréné. Prothorax transversal, sa plus grande largeur vers le milieu, les bords latéraux arqués et munis d’un petit tubercule aigu, placé un peu en arrière de leur milieu, la base subtronquée et moins du double aussi large que le bord antérieur, celuiei relevé et entier. Disque convexe, transversalement et fortement resserré derrière le bord antérieur, marqué d’une profonde fossette antéscutellaire, densément et finement ponctué. Ceuthorrhynchini de Madagascar. 341 Élytres ovales, plus larges que le prothorax à la base, les épaules obtusément arrondies, les bords latéraux faiblement convergents en avant; calus huméral peu saillant et rugueux, l’apical assez convexe. Stries profondes et ponctuées; interstries du double de la largeur des stries, à peine convexes, transversalement rugueux-granulés. Élytres peu convexes légèrement déprimés le long de la base. Pattes médiocres, finement ponctuées et squamulées; fémurs peu renflés, munis en dessous d’un très petit denticule, caché sous un faisceau de squamules; tibias droits, corbeille tarsale courte; tarses allongés, le 4° article plus du double de la longueur du 2%; ongles simples. Dessous noir, à ponctuation médiocre, densément squamulé ; pygi- dium densément ponctué; 2° segment ventral plus large que le 3°, mais plus étroit que les 3 et 4° réunis. . Les 4 tibias postérieurs armés d’un petit onglet à l’angle apical interne; une profonde fossette sur le segment anal. Long. 2 mm. Madagascar : Androy septentrional, Imanombo (D* J. DECorse, mai 1900, Muséum de Paris). Chez cette espèce le canal rostral est prolongé jusque sur le méta- sternum, et les lobes oculaires du prothorax sont bien développés ; son rostre court et très épais lui donne l’aspect d’un Phytobius. Ceuthorrhynchus Coquereli, n. sp. — Ovale triangulaire, noir brillant, tibias, tarses et antennes rouges, dessous éparsement couvert de squamules allongées, cendrées; dessus glabre. Rostre mince, de la longueur de la tête et du prothorax, modé- rément arqué, légèrement aminei au sommet (vu de côté), tricaréné et sétosulé jusqu’à l’insertion antennaire, avec quelques points allongés, latéraux, lisse de là au sommet. Antennes rouges, moyennes, insérées vers le milieu du rostre; scape médiocrement épaissi dans sa moitié apicale; funicule de septar- ticles, le 1°" plus épais et plus long que le 2; les suivants graduel- lement plus courts, serrés, impercéptiblement épaissis, les 6° et 7° transverses; massue ovale, les deux articles terminaux à pubescence feutrée, blanche. Tête convexe, densément ponctuée, avec quelques fines squamules éparses. Prothorax transversal, subconique, sa plus grande largeur près de la base, les bords latéraux fortement convergents et presque en ligne droite en avant, les angles postérieurs brièvement arrondis, la base bisinuée, son lobe médian triangulaire, et presque du triple de la lar- Ann. Soc. ent. Fr., LXXXVINI [1920], 23 342 A. HUSTACHE. geur du bord antérieur; celui-ci relevé au-dessus du vertex et échan- cré, les bords de l’échancrure formés par un dénticule triangulaire obtus. Disque très convexe, brièvement impressionné derrière le bord antérieur, à ponctuation assez grande, ocellée, serrée, mais peu pro- fonde, plus nette et plus profonde dans l'impression antérieure ; parais- sant glabre; les bords munis cependant de quelques très petites squa- mules éparses. Écusson linéaire, petit, mais visible. Élytres en ovale court, fortement resserrés en arrière, quelque peu élargis en arrière des épaules, un quart plus longs que larges, leur base peu plus large que celle du prothorax, leurs épaules en angle très obtus, presque effacé; calus huméral peu saillant et rugueux, l’apical assez net et très finement muriqué. Stries larges et profondes, marquées de points profonds, carrés, séparés par des intervalles du double de leur longueur, lisses et brillants; interstries du double de la largeur des stries, convexes, transversalement et assez fortement rugueux, chacun avec une rangée de petits points, très finement muriqués au sommet. Disque convexe, brièvement déprimé le long de sa base, plus profondément autour de lécusson et entre les calus apicaux, noir profond, brillant, paraissant glabre; quelques très petites squamules cendrées dans la dépression scutellaire et sur les bords latéraux. Pattes grêles, très finement squamulées; fémurs à peine épaissis, rugueusement ponctués, inermes; tibias droits, non élargis au som- met, rouges, leur corbeille tarsale courte, noirâtre; tarses rouges assez grêles, densément pubescents de blanc en dessous; ongles courts et simples. : Dessous à ponctuation fine, espacée; pygidium rugueusement ponctué. Long. 2,2 mm. Madagascar : Centre-Sud (Ch. AzLuAUD, 1901, Muséum de Paris). Coeliodes Decorsei, n.sp. — Brièvement ovale, brun rouge, peu brillant, couvert en dessous de squamules blanches, serrées, en dessus - de squamules de même coloration, plus petites, éparses le long des interstries; ceux-ci munis chacun, en plus, d’une série de petits poils flavescents; une tache scutellaire blanche. , Rostre mince, faiblement arqué, de la longueur du prothorax, aminei au sommet (vu de côté), tricaréné, finement sétosulé et contracté à la base, lisse, plus clair, brillant au sommet. Antennes grêles, foncées, insérées un peu avant le milieu du rostre ; scape modérément épaissiau sommet; 1° article du funicule plus long que le 2°; les suivants graduellement plus courts, à peine épaissis, RES TONT EREEE Ceuthorrhynchini de Madagascar. 343 ies 6° et 7° globuleux; massue oblongue, acuminée au sommet. Prothorax transversal, fortement resserré en avant, sa plus grande largeur tout près de sa base, les bords latéraux fortement conver- gents en avant et presque en ligne droite, ses angles postérieurs briè. vement arrondis ; base subtronquée, du triple de la largeur du bord antérieur, celui-ci brièvement échancré au-dessus du vertex. Disque légèrement convexe, légèrement et transversalement impressionné derrière le bord antérieur, à ponctuation médiocre, serrée et superfi- cielle, muni d'une fossette antéscutellaire, couvert de squamules blancbâtres, plus serrées sur les bords. Écusson petit, enfoncé. Élytres ovales, une fois un quart aussi larges que le prothorax, et un peu plus longs que larges entre les épaules, celles-ci obtusément arrondies ; leur plus grande largeur vers leur milieu, les bords laté- raux arqués-convergents, plus fortement en arrière; calus huméral peu saillant et rugueux, l’apical effacé. Stries profondes, ponctuées, les externes squamulées ; interstries convexes, un peu plus larges que les siries, transversalement rugueux, les externes presque en entier, les internes au sommet finement muriqués. Disque peu convexe, déprimé dans la région scutellaire. Pattes médiocres, ponctuées et finement squamulées. Fémurs armés d’un fin deuticule; tibias droits, la corbeille tarsale courte et foncée; tarses robustes et courts; ongles appendiculés à la base. Dessous à ponctuation médiocre et serrée, densément couvert ainsi que le pygidium de squamules blanchâtres. Long. 2 mm. Madagascar : Région de l'Androy, Ambovombe (Dr-J. DECoRsE, jan- vier 4901, Muséum de Paris). Rhinoncus hovanus, n. sp. — Oblong, brun-rouge, densément couvert en dessous de squamules cendrées ou jaunâtres, revêtu en dessus de squamules cendrées, éparses le long des interstries, plus serrées sur les bords latéraux et dans le sillon médian du prothorax, au sommet des élytres, et à la base de la suture où elles forment une tache scutellaire allongée. Rostre épais, cylindrique, à peine plus long que la tête, peu arqué, densément ponctué, finement squamulé. Antennes courtes et épaisses, insérées un peu au delà du milieu du rostre ; scape modérément épaissi au sommet; funicule de sept articles, le 1° beaucoup plus épais et presque du double de la longueur du 2°; celui-ci un peu plus long que le 3%; les suivants presque égaux, non épaissis, les trois derniers globuleux; massue ovoide de la longueur des trois articles précédents réunis. 344 A. HusrAcHE. — Ceuthorrhynchini de Madagascar. Tête convexe, légèrement déprimée entre les yeux, à ponctuation serrée, fine, de même grosseur que celle du prothorax, couverte de très petites squamules éparses, condensées sur la ligne médiane et autour des yeux. Prothorax fortement transversal, plus du double aussi large que long, transversalement resserré derrière le bord antérieur qui est appliqué et entier, ses bords latéraux régulièrement arqués, sa plus grande largeur vers le milieu, sa base subtronquée et plus du double de la largeur du bord antérieur. Disque convexe longitudinalement, sillonné en son milieu, ce sillon peu profond et entier, marqué d’une dépression le long de sa base, très étroite, linéaire, profonde et pone- tuée; à ponctuation fine, serrée, bien distincte. Écusson enfoncé, petit, invisible. Élytres oblongs, leur plus grande largeur vers leur milieu, à peine plus larges que le prothorax à la base, les épaules en angle très obtus et très arrondis, deux fois et demie de la longueur du prothorax ; sépa- rément et largement arrondis au sommet, leur angle sutural très obtus ; calus huméral un peu saillant et finement rugueux, l’apical effacé; stries médiocres, ponctuées; interstries presque du double de la largeur des stries, faiblement convexes, transversalement et finement rugueux, le 2 fortement élargi dans l’angle apical. Disque modérément convexe, faiblement déprimé en avant, rouge-brun, la suture plus foncée, couvert de petites squamules éparses le long des interstries, condensées à la base de la suture en une tache scutellaire oblongue, courte, et autour du calus apical où elles forment une linéole demi- circulaire. Pattes moyennes, ponctuées, finement squamulées ; fémurs inermes ; tibias droits, quelque peu élargis au sommet; tarses courts; ongles appendiculés. : Dessous densément couvert de squamules cendrées; pygidium den- sément ponctué, faiblement squamulé. Long. 2-2,2 mm. Madagascar : Centre-Sud (Ch. AcLuAuD, 1904, Muséum de Paris). Sa forme oblongue rapproche cette espèce des Rhinoncus castaneus Hustache et oblongus Hustache. : NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR ANTOINE GROUVELLE par H. DESBORDES. Antoine GRoUvVELLE fut un entomologiste dont le nom restera. Bien que l’étude des insectes n’ait été dans sa vie que laccessoire, il la poursuivie avec une telle passion, il y a apporté de telles qualités de pénétration et de patience intelligente que ses travaux, presque uni- quement consacrés à une famille de Coléoptères nombreuse et peu connue en France. avant lui, ont fait et feront longtemps autorité et permettent de dire que leur auteur fut vraiment un savant. L’épithète paraîtra peut-être ambitieuse et certains diront qu'il est excessif de l'appliquer à un entomologiste qui n’a à son actif que des travaux de systématique et qui n’a rien écrit sur l’anatomie ni sur la biologie des insectes. Je crois cependant qu’on peut la maintenir. Antoine GRou- VELLE possédait en effet une haute culture mathématique et tout ce qui est sorti de sa plume porte cette empreinte de netteté et de pré- cision que présentent les œuvres des esprits scientifiques. Qu'il décrive un insecte, qu’il résume la faune d’un pays, qu’il publie une mono- graphie ou un simple tableau dichotomique, on se sent en présence d’une chose bien faite et qui inspire confiance. Son œuvre est à la fois importante et impeccable; c’est bien une œuvre de savant. Antoine GROUVELLE, nous l’avons dit, ne faisait cependant. de l’en- tomologie qu’une sorte de récréation. Sa situation d'ingénieur des Manulactures de l’État absorbait en effet le meilleur de son existence laborieuse. Il trouvait le temps, néanmoins, au milieu de ses occu- pations professionnelles, d'élaborer ces mémoires et ces notes sur les Cucujides, d’abord, puis sur toute la famille si nombreuse des Clavi- cornes, qui ont fait de lui un maître en la matière et lui ont valu la plus saine notoriété, non seulement en France, mais aussi et surtout peut-être à l'étranger. Depuis 1871, date de sa première note, jusqu’en 1918, il est peu d'années où il n’ait publié tout au moins quelques descriptions et bien souvent de véritables mémoires. Quiconque sait la difficulté que présente ce genre de travaux se rendra aisément compte du labeur énorme qu’a exigé ce long effort et ne constatera pas sans quelque surprise l’aisance avec laquelle il a été accompli par un homme qui avait par ailleurs, pour le compte de l’État, charge de 9346 H. DESBORDES. gros intérêts. Depuis qu’il avait pris sa retraite, il avait fondé une publication spéciale dont il était le rédacteur unique et que notre Société lui éditait, mais dont il faisait tous les frais. Le premier volume seul a été imprimé de son vivant; le second, qui sera, hélas! le der- nier, a paru après sa mort, grâce aux bons soins de son ami Louis BEpEL et on peut juger, à leur valeur, de ce qu’on aurait pu attendre des autres si leur auteur eût vécu. Le consciencieux monographe qu'était Antoine GROUVELLE se dou- blait d’un chasseur habile et heureux. Réfugié avec ses frères à Fon- tainebleau, pendant les événements de 1871, il avait, deux mois durant, exploré la forêt en tous sens et y avait fait des chasses ento- mologiques merveilleuses. Il avait capturé là, notamment, un petit Clavicorne que ni lui ni personne n'avait pu déterminer et qu'il avait bien fallu, par suite, ériger en espèce nouvelle (1). Les recherches longues et patientes auxquelles il s’était livré à cette occasion lui avaient fait connaitre la famille des Cucujidae, à laquelle appartenait ce Coléoptère et c’est sans doute cette capture accidentelle qui l’orienta dans la voie où la mort seule devait l'arrêter. Je m'en voudrais de ne pas signaler un des traits de son caractère : il était extrêmement bon et obligeant. Pendant les années qui suivirent la Commune, il habita quelque temps Paris; puis, envoyé à la manu- facture de Dieppe, il venait fréquemment le dimanche dans la capitale. Il y distribuait, largement, aux jeunes, nombre d’espèces intéressantes et leur nommait avec une complaisance inépuisable les vulgarités que ceux-ci lui apportaient. Je me souviens, non sans émotion, de ces après-midi dominicales, où j’arrivais timidement rue des Écoles avec une boîte de Coléoptères ramassés un peu partout, et où j'étais vite réconforté par l'atmosphère de bienveillance existant dans le petit ca- binet aux insectes, où régnaient les frères GROUVELLE, m'en retour- nant, après une longue séance, avec mes bêtes bien nommées et ma boîte deux fois plus remplie qu’à mon arrivée. Dans ces temps-là, de telles habitudes n'étaient pas absolument courantes; elles avaient pour résultat d'encourager les néophytes et de conquérir des adeptes à notre chère science. Il est tout à l'honneur d'Antoine GROUVELLE de les avoir largement pratiquées. La Société entomologique de France n’est pas sans avoir, elle aussi, éprouvé sa générosité, qui lui avait valu d’en être devenu membre bienfaiteur en 14913. Elle lui avait d’ailleurs témoigné la profonde estime qu'inspiraient ses travaux et son caractère en l'appelant par (1) Laemophlaeus juniperi. % : Au - Notice nécrologique sur Antoine Grouvelle. 347 deux fois, en 4891 et en 1897, à la présider et en lui conférant en 1911 le beau titre de Membre honoraire, réservé, comme chacun sait, aux maitres de l’entomologie. Notre compagnie devait, après sa mort, cons- tater une fois de plus combien l’aimait notre cher et regretté collègue, en apprenant qu'il lui avait légué sa bibliothèque entomologique, dans laquelle nos bibliothécaires ont découvert de véritables trésors. Nous tous, qui l’avons connu, garderons toujours son souvenir présent à l'esprit. Sa mémoire ne périra pas davantage après nous car ses travaux, nombreux ct définitifs, seront toujours consultés et lui assureront dans l’avenir la réputation d’un grand ami de la nature et d’un entomologiste éminent. GROUVELLE (Anioine-Henri), né le 17 janvier 1843, était fils de Phi- lippe GROUVELLE, ingénieur, et de Louise CorFix. Son père était, par sa mère, le petit-fils de Jean Darcer, chimiste, membre de l’Institut, sénateur, et l’arrière-petit-fils de ROUËLLE, chimiste, démonstrateur au Muséum. Antoine GROUVELLE, fit toutes ses études au lycée Louis-le-Grand. Lauréat du concours général en 1859 et en 1860, il entra à l'Ecole polytechnique en 1864, après une seule année de mathématiques spé- ciales et en sortit en 1863 comme élève-ingénieur des Manufactures de l'État. Il occupa successivement les postes de sous-ingénieur, d’in- génieur et de directeur à Paris, à Tonneins, à Dieppe, au Mans, à Nice, à Châteauroux ét fut enfin désigné comme directeur de la ma- nufacture du Gros-Caillou, puis d’Issy, jusqu’à sa retraite, qui lui fut accordée en 1906. Il était chevalier de la Légion d'honneur depuis 1886. Il s’est éteint le 9 juin 1917, après une courte maladie. PUBLICATIONS ENTOMOLOGIQUES d'Antoine GROUVELLE (!). 7 A. — BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE. 1871 — Liste de Coléoptères intéressants trouvés dans la forêt de Fon- tainebleau pendant les mois d'avril, mai et juin 1871, p.xxxvI. 1872 — Deux Clavicornes nouveaux pour la faune française, dont une espèce inédite, Laemophloeus juniperi, p. xIv. — Note sur un enfumoir destiné à la chasse des insectes, p. XXVIL. 1. Le classement adopté est celui du groupement par publications, pério- diques ou non, et, dans chacune d'elles, en suivant l’ordre chronologique. 348 H. DESBORDES. — Note sur une coque de Braconide parasite du, Sympiezocera Laurasi Luc., p. LI. 1873 — Capture du Cryptorhynchus lapathi L., p. cxuix. — Capture et habitat de Sitones Waterhousei Walton, p. cLxxI. 1874 — Descriptions d'espèces nouvelles de Cucujides : Passandra elongatula Chevr. (inéd.), Hectarthrum latum, Catogenus longicornis, Cucujus Mniszechi, Laemophloeus juniperi, Airaphilus syriacus, A. corsicus, p. XXVII. 1875 — Sur un nouveau Coléoptère de la famille des Benthites qui attaque les noix du palmier Baba, au Brésil, p. cLxu. 1876 — Diagnoses de nouvelles espèces de Cucuijides : Platamus Deyrollei, P. Schaumi, Laemophloeus curtus, L. Reitteri, L. impressus et L. turcicus, p. xxx. — Diagnoses de deux nouvelles espèces de Cucujides : Hectar- thrum Murrayi et Laemophloeus Perrisi, p. exxu. — Diagnoses de deux nouvelles espèces de Cucujides : Passan- dra Blanchardi et Hectarthrum Goudoti, p. cexvur. 4877 — Diagnoses de trois nouvelles espèces de Cucujides : Platamus Buqueti, Laemophloeus albofasciatus et L. tuberculatus, p. L. — Diagnoses de trois nouvelles espèces de Cucuijides : Telepha- nus acuminatus, T. agilis et T. pubescens, p. LV. — Diagnoses de trois nouvelles espèces de Cucujides : Passan- dramarginata, Laemophloeus contaminatus et Silvanus atra- tulus, P. CLIX. . 1878 — Diagnose d’une nouvelle espèce de Cucujide : Hemipeplus Gundlachi, p. XLIv. 1881 — Espèces intéressantes de Coléoptères prises aux environs de Nice, p. xxxvInI. — Découverte de la larve de Faronus nicaeensis Saulcy, p. LV. 1885 — Diagnoses de trois espèces nouvelles de Cucujides : Pas- sandra Deyrollei, P. Waterhousei et Hectarthrum apicale, D-xRxT. — Synonymies relatives à des Cucujides du genre Airaphilus, P:Xc: 4887 — Diagnose d’un Cucujide nouveau : Hectarthrum Harmandi, P GLXXIX. 1889 — Caractères sexuels chez les femelles des Dryops, Pomatinus, 1890 1891 1893 1895 13896 Notice nécrologique sur Antoine Grouvelle. 349 Pelonomus, Lutochrus, Helmoparnus, Helichus et Potamo- philus, p. xIx. à — Diagnose d’un Cucujide nouveau : Hectarthrum angustatum, p- XXXHI. — Notes sur diverses espèces du groupe des Helmis et diagnose d’un Riolus nouveau : R. substriatus, P. LXxIx. — Sur la fréquence des cocons doubles dans les diverses races de Bombyx mori, p. cXxvnI. — Diagnoses de deux nouvelles espèces de Cucujides : Hyliota atrata et Telephanus spinosus, p. xcur. — Diagnoses de deux nouvelles espèces de Parnides : Parnus ovatus et P. parallelus, p. cxLvr. — Diagnoses de trois nouvelles espèces d’Helmis : H. capensis, I. incerta et H, georyssoides, p. cexnr. — Synonymies de diverses espèces de Clavicornes, p. cr. — Capture d’Amorphocephalus coronatus Germ., p. x. — Diagnoses de quatre nouvelles espèces de Cucujides : Laemo- phloeus visendus, L. fusculus, L. atratulus et L. omissus, P. CCCXLIX. — Notes synonymiques sur divers Clavicorneset descriptions de trois nouveaux Clavicornes : Brachypeplus obesus, Epuraea Fruhstorferi et Cryptarcha infima, p. cczvir. — Descriptions de Clavicornes nouveaux de Sumatra : Micro- brontes bellus, M. exiquus, Laemophloeus Bouchardi, L. con- . sobrinus, L. foveicollis, L. tener et Silvanus insignis, P. COXCVI. — Description de deux Dryopides du genre Lutrochus (L. mon- tanus et L. misellus), avec tableau général des espèces, p. 16. — Remarques sur la nomenclature des Dryopides et des Hel- mides, p. 27. — Remarques synonymiques sur les Dryopides, Helmides, Hé- térocérides et spécialement sur les fypes de la collection Kuwert, p. 75. ; — Note sur les subdivisions génériques des Potamophiliens, p. 77. — Description d’une nouvelle espèce de Colydide : Cicones squa- mosus, p. 187. 390 H. DESBORDES. — Descriptions d'espèces nouvelles de Monotomides et de Cu- cujides : Hesperobaenus communis et Hyliota conformis, p. 199. — Descriptions de deux nouvelles espèces d’Epuraea du bassin méditerranéen : E.latipes et E. subparallela, p. 278. 1897 — Remarques synonymiques sur quelques types d’Helmides et d'Hétérocérides de la collection du Musée de Serajevo, . p. 206. 1900 — Description d’un Helmide nouveau de France : Riolus meridio- nalis, p. 137. 1901 — Descriptions d’un nouveau genre et d’une nouvelle espèce de Nitidulide du nord et de l’est de l'Afrique : Anister Raffrayi, p. 102. 1902 — Descriptions de Colydiides et Dryopides nouveaux de Mada- gascar : Rechkodes planidorsis, Endophloeus Fairmairei, Di- plotoma madagascariense et Sostea madagascariensis, p. 96. 1905 — Description d’un Colydien du groupe des Cerylon : Cauto- mus monstruosus, p. 109. — Description d’un Laemophloeus nouveau de Madagascar : L. (Silvanophloeus) mirus, p. 142. 1906 — Descriptions de deux genres nouveaux et de deux espèces nouvelles de Nitidulides, communiqués par le British Mu- seum : Platychorinus dilutus et Meligethinus humeralis, p. 201. — Descriptions d’un nouveau genre et d’une nouvelle espèce de Nitidulide, communiqué par le British Museum : Neopo- cadius nitiduloides, p. 214. 1908 — Sur les Amphicrossus d'Afrique. Tableau et description d’une espèce nouvelle : A. insularis, p. 108. 1909 — Descriptions des Georyssus et Heterocerus récoltés par M. Ch. Alluaud en 1903 et 1906 dans l'Afrique orientale et la haute vallée du Nil : G. bicolor, G. granifer, G. tuberifer, G. alticosta, H. soudanicus, H. sennarensis, H. parvus, p. 128. 1910 — Descriptions d’un nouveau genre et d'une nouvelle espèce d'Erotylidae : Xenoscelinus malaicus, p. 143. — Descriptions de trois Rhysodides nouveaux : Rhysodes longi- ceps, R. quadriimpressus, Clinidium Waterhousei, p. 324. [RE 1912 1913 191% 1915 1916 Notice nécrologique sur Antoine Grouvelle. 391 — Descriptions d’un Meligethes et d’un Cryptarcha nouveaux d'Afrique orientale : M. Schroderi, C. scutellaris, p. 66. — Descriptions d’un Epuraea et d’un Diphyllus nouveaux : E. ampla,D. Marshalli, p. 236. — Description d’un Dryopide nouveau : Microdes atratulus, p. 202. — Description d’un Colydiide nouveau : Pycnomerus Brunni, p. 308. — Descriptions de deux Cryptophagus nouveaux d'Algérie : C. Vaulogeri et C. amplus, p. 44. — Descriptions de deux Nitidulides nouveaux : Brachyleptus papaveris et B. algiricus, p. 96. — Description d’un Meligethes nouveau de France : M. Devillei, p. 168. — Capture du Cryptophagus croaticus Reïtt. et du Rhysodes Bousi Arrow, p. 44. — Rectifications à la nomenclature des Nitidulidae, p. 253. — Descriptions de deux Colydiides nouveaux de l’Archipel asia- tique, appartenant au British Museum : Phormesa arcana, Pseudobothrideres Lesnei, p. 363. — Description d’un Cucujide nouveau de lArchipel asiatique, appartenant au British Museum : Narthecius suturalis ; P. 424. — Description d’un Althaesia nouveau, appartenant au British Museum, p. 497. — Descriptions d’un Litargus et d’un Chelonarium nouveaux, appartenant au British Museum : L. adumbratus, C. mi- nutum, p. 109. — Descriptions de deux Weligethes nouveaux d'Afrique occiden- tale : M. senegalensis et M. Auberti, p. 295. — Descriptions de quatre Coléoptères africains des genres Bra- chypeplus et Hectarthrum : B. testaceus, B. sublaevis et B. opacior; H. puncticeps, p. 68. — Description d’un Heterocerus de Chine : H. stultus, p. 105. — Description d'un Nitidulide nouveau des Philippines : Cir- copes philippinensis, p. 67. — Descriptions de deux Cucujides nouveaux de la Jamaïque : Telephanus strictus et T. cribratus, p. 84. — Circopes philippinensis Grouv., rectification, p. 226. 392 H. DESBORDES. — Description d’un Mycétophagide d’Afrique : Litargus nobilis, D:2782 01 — Description d’un Derodontus nouveau d'Italie : D. Raffrayi, p. 296. 1917 — Description d’un Nitidulide nouveau du Dahomey : Azyra tibialis, p. 107. — Description d’un Cryptophagide nouveau de Nouvelle-Calé- donie : Loberus Fauveli, p. 122. 2. — ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE. 1876 — Cucujides nouveaux ou peu connus (1 mémoire), p. 487. 1877 — _ — (2e mémoire), p. 205. 1878 — — — (3° mémoire), p. 67. — — — (4 mémoire), p. 261. 1880 — — — (ÿe mémoire), p. 169. 1881 — — — (6° mémoire), p. 89. 1888 — Nouvelles espèces d'Helmides, p. 393. 1889 — Cucujides nouveaux ou peu connus (7° mémoire), p. 104. — Voyage de M. E. Simon au Vénézuela (Cucujidae, Rhyso- didae, Dryopidae, Cyathoceridae, Heteroceridae), p. 157. 1891 — Voyage de M. E. Simon au Vénézuéla (Nitidulidue, Monoto- midae), p. 313. 1892 — Voyage de M. E. Simon au Vénézuéla (Colydiidae), p. 99. — Voyage de M. E. Simon à l’île de Luzon (Cucujidae), p. 285. — Voyage de M. Ch. Alluaud dans le territoire d’Assinie (Nitidu- lidae, Colydiidae, Rhysodidae, Cucujidae), p. 292. 4893 — Contributions à la faune Indo-Chinoise (Nitidulidae, Coly- diidae, Cucujidae, Cryptophagidae, Lathridiidae, Dermes- tidae, Mycetophagidue, Byrrhidae, Parnidae), p. 379. — Voyage de M. E. Simon à l’île de Ceylan (Nitidulidae, Temno- chilidae, Colydiidae, Rhysodidae, Cucujidae, p. 383). 189% — Descriptions de nouveaux Clavicornes exotiques, p. 42. 1895 — Voyage de M. E. Simon dans l’Afrique australe (Nitidulidae. Colydiidae, Cucujidae, Cryptophagidae, Parnidae), p. 161. 1896 — Descriptions de Clavicornes d’Aîfrique et de Madagascar, UE E JA Notice nécrologique sur Antoine Grouvelle. 393 — Nitidulides, Colydiides, Cucujides et Parnides récoltés par M. E. Gounelle au Brésil et autres Clavicornes nouveaux d'Amérique, p. 177. 1898 — Clavicornes nouveaux d'Amérique, p. 344. 1899 — Nitidulides de l'Afrique occidentale (Cameroun) récoltés par M. L. Conradt, p. 125. — Descriptions de Clavicornes d'Afrique et de la région mal- gache, p. 156. . 1901 — Supplément à la liste des Coléoptères de la Guadeloupe (Niti- dulidae, Colydiidae, Cucujidae, Erotylidae, Cryptophagidae, Micetophagidae, Thorictidae), p. 756. 1902 — Voyage de M. le D' Ed. Bugnion au Vénézuéla, en Colombie et aux Antilles (Nitidulidae, Colydiidae, Cucujidae, Crypto- phagidae, Tritomidae et Dryopidae), p. 464 (!). — Voyage du D' Walter Horn à Ceylan (Nitidulidae, Colydiidae Cucujidae, Monotomidae, Cryptophagidae, Tritomidae, Geo- ryssidae, Heteroceridae), p. 481. 1903 — Clavicornes de l’Inde septentrionale récoltés par M. Harmand (Nitidulidae, Colydiidae, Cucujidae, Monotomidae, Dryo- pidae), p. 108 (?). — Coléoptères de l'Inde récoltés par M. M.-L. Andrewes et T.-R.-D. Bell, p. 125. — Voyage de M. Maurice Maindron dans l'Inde méridionale (Nitidulidae, Colydiidae, Cucujidae, Cryptophagidae, Trito- midae, Dryopidae, Heteroceridae), p. 340. 1906 — Contribution à l'étude des Coléoptères de Madagascar (Niti- | dulidae, Colydiidae, Cucujidae, Monotomidae, Cryptopha- gidae, Mycetophagidae, Dryopidae, Heteroceridae), p. 67. — Voyage de M. Ch. Alluaud dans l'Afrique orientale (Dryopidae, … Helminthidae, Heteroceridae), p. 315. 1908 — Supplément à la liste des Coléoptères de la Guadeloupe (Niti- dulidae, Temnochilidae, Adimeridae, Colydiidae, Cucujidue, Cryptophagidae, Mycetophagidae), p. 4. — Coléoptères de la région Indienne (Rhysodidae, Trogositidae, Nitidulidae, Colydiidae, Cucujidae), p. 315. (1) Voir la planche accompagnant ce mémoire à l’année 1903 des Annales, pl. VII. s (2) Ce mémoire a été omis à la Table alphabétique des auteurs. 304 H. DESBORDES. 1911 — Voyage de M. Ch. Alluaud en Afrique orientale et centrale (Helminthidae), p. 265. 1912 — Supplément à la liste des Coléoptères de la Guadeloupe (Niti- dulidae, Colydiidae, Cucujidae, Telmatophilidae, Lathri- diidae), p. 290. — Notes sur les Silvanini (Cucujidae). Synonymies et des- criptions de genres nouveaux et de nouvelles espèces p. 313 (1). . — Étude sur les Ancistria (Passandridae), p. 433. — Famille des Nitidulidae. Notes synonymiques et rectifications à la nomenclature, p. 387 (?). 1914 — Descriptions de Coléoptères Africains (Nitidulidae, Osto- midae, Colydiidae, Passandridae, Monotomidae, Cryptopha- gidae, Mycetophagidae, Discolonidae et Potamophilidae), p. 141. : 1915 — Description d’un Hemipeplus nouveau du Gabon, H. africanus. p. 287. — Description d’un Colydien (*) nouveau du Congo français, Lasiodactylus acutipennis, p. 521. 3. — ANNALI DEL MUSEO CIVICO DI STORIA NATURALE DI GENOVA. 1882 — Cucujides nouveaux du Musée civique de Gênes, p. 275. 1888 — Voyage de L. Fea en Birmanie et régions voisines (Cucujides), p. 624. ; 1890 — Voyage de L. Fea en Birmanie et régions voisines (Nitidu- lides, 1" partie), p. 120. — Description d’une nouvelle espèce de Cucujide appartenant au Musée civique de Gênes. 1892 — Voyage de L. Fea en Birmanie et régions voisines (Nitidu- lides, 2° partie, Cucujides et Parnides), p. 833. 1895 — Voyage de L. Fea en Birmanie et régions voisines (Rhyso- dides), p. 761 (1) Indiqué par le Recorp comme paru dans le volume de 1913. (2) Indiqué par le Recorp comme paru dans le volume de 1913. (3) L'auteur a reconnu par la suite que cette espèce était un Nitidulide et non pas un Colydien. TAN A RTE NE rss Notice nécrologique sur Antoine Grouvelle. 399 1896 — Voyage de L. Fea en Birmanie et régions voisines (Colydiides et Monotomides), p. 29. — Potamophilides, Dryopides, Helmides et Hétérocérides des Indes orientales, p. 32. 4897 — Clavicornes nouveaux des Indes orientales et pays voisins (Nitidulidae, Colydiidae, Cucujidae, Thorictidae), p. 342. 1906 — Clavicornes nouveaux du Musée civique de Gênes, p. 308. 1907 — Étude sur le genre Macroura Reitter, p. 592. 1908 — Meligethes nouveaux de l’Abyssinie et du Choa, p. 75. —: Note complémentaire à l'Etude sur le genre Macroura, p. 78. &. — NOTES FROM THE LEYDEN MUSEUM. 1884 — Deux espèces nouvelles de Cucujides des îles de la Sonde, P- 47. 1885 — Description d'une espèce nouvelle exotique du genre Necro- phorus F., p. 262. 1890 — Description d’un Nitidulide nouveau de Sumatra, p. 15. 1892 — Deux espèces nouvelles de Coléoptères de la famille des Nitidulidae, p. 43. — Trois espèces nouvelles d'Helmides des îles de la Sonde, p. 187. 1893 — Espèce nouvelle du genre Necrophorus de l’Archipel Indo- Néerlandais, p. 161. 1896 — Quelques Heterocerus nouveaux des Indes orientales et de l'Amérique, p. 3. — Descriptions de Dryopides et Helmides nouveaux, p. 33. 1898 — Clavicornes de Grenada et de St-Vincènt (Antilles) récoltés par M. H.-H. Smith et appartenant au Musée de Cambridge, p. 39. — Description de trois nouvelles espèces de Coléoptères (Cla- vicornes), p. 89. 4908 — Description d’une espèce nouvelle du genre Litargus, p. 55. — Lasiodactylus nitidus Grouv., variété du L. maculosus Ollif, .p. 68. — Etude sur les Colobicus vrais de l’Europe, de l’Asie et de l'Australie, p. 113. 1910 — Description d’une nouvelle espèce de Colydiide, p. 223. 396 H. DESBORDES. — Nitidulides et Cryptophagides de l’Asie et des Indes orientales, p. 241. 1911 — Deux espèces nouvelles du genre Heterocerus, p. 107. — Description d’un Antherophagus de Java et de sa larve, D'uMe — Trachypholini, Colydiidarum nova tribus, p. 121. — Note complémentaire sur les Trachypholini, p. 248. 1942 — Psammoecus nouveaux du musée de Leide, p. 81. — Étude sur les Aphanocephalus et descriptions d'espèces nou- velles, p. 197. 5. — COMPTES RENDUS DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE. 1891 — Clavicornes du Bengale occidental (Sülphidae, Nitidulidae, Colydiidae, Cucujidae, Dermestidae), p. 237. 6. — ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE. 1892 — Clavicornes du Bengale, p. 60. 1894 — Clavicornes nouveaux récoltés dans l’Inde par M. H.-E. An- drewes, p. 458. — Insectes du Bengale. Clavicornes (Nitidulidae, Temnochilidae, Colydiidae, Cucujidae, Parnidae), p. 578. à 1898 — Clavicornes nouveaux du Bengale et du Congo Belge, p. 410. 1899 — Clavicornes nouveaux de l’Afrique orientale, p. 299. 1900 — Contribution à l’étude de la Faune entomologique de Sumatra. Voyage de M. J. L. Weyers (Nitidulides, Colydiides, Rhy- sodides, Cucujides, Monotomides, Cryptophagides, Trito- mides, Dryopides, Helmides), p. 262. — Clavicornes du Congo Belge, p. 424. 1902 — Clavicornes nouveaux du Musée Royal de Bruxelles (Afrique et Australie), p. 184. 1904 — Descriptions de Clavicornes nouveaux du Musée de Bruxelles, p. 181. - 1912 — Clavicornes du Musée du Congo Belge (Nitidulidae, Colydii- * dae), p. 9. 7. — TRANSACTIONS OF THE ROYAL SOCIETY OF SOUTH AUSTRALIA. 1893 — Descriptions of a new genus and five species of Australian Nitidulidae and Colydiidae, p. 141. LU Fate ardt NT) PT 9 \ . 4 Ë : 2 POP EE PREND PT * t Notice nécrologique sur Antoine Grouvelle. 397 8. — BULLETIN DU MUSEUM D'HISTOIRE NATURELLE DE PARIS. ! 1895 — Clavicornes des iles de la Sende et de l'Océanie récoltés par M. A. Raffray. Descriptions d’espèces nouvelles de la col- lection. du Muséum (Colydiidae, Rhysodidae, Cucujidae,) p. 156. 1902 — Coléoptères (Sülphidae, Nitidulidae, Rhysodidae, Cucujidae, Cryptophagidae) recueillis dans le Japon central par M. le D: Harmand, p. 15. 1907 — Clavicornes nouveaux recueillis en Perse par M. de Morgan, p. 506. 1908 — Mission de M. F. Geay dans la Guyane (bassin du fleuve Car- sevenne). — Coléoptères : Helminthidae, p. 184. — Collections recueillies par M. Maurice de Rothschild dans PAîrique orientale Anglaise (Clavicornes). Diagnoses des espèces nouvelles, p. 36. 1909 — Description d’un Lathridiide Mexicain nouveau, p. 245. 1910 — Description d’un Coléoptère Colydiide nouveau de Madagas- car, p. 269. 1911 — Coléoptères Cryptophagides recueillis an Mexique par M. L. Diguet dans les nids du Bombus ephippiatus Say, p. 97. 1912 — Coléoptères Cucujides nouveaux du genre Psammoecus faisant partie des collections du Muséum, p. 409. — Coléoptères du Tonkin récoltés par M. le colonel Bonifacy (Rhysodidae, Nitidulidae, Ostomidae), p. 502. 1913 — Note sur les Ecnomaeus Er. (Col. Nitidulidae), p. 565 ("). 7 — Mission Tilho au Niger et au Tchad (Col. Clavicornes), p. 569. 9: — IL NATURALISTA SICILIANO. 1896 — Note sur-une Étude des genres Alaocyba, Torneuma et Amau- rorrhinus par J. Croissandeau, p. 117. 10. — ANaALEs DEL Museo NACIONAL DE BUENOS-AIRES. 1896 — Note sur les Pelonomus pubescens Blanch. et simplex Berg. el description de quelques Dryopides et Helmides nouveaux, D:0., (1) Indiqué par le Rescorn comme paru dans le volume de 1914, 1} Ï P Ann. Soc. ent, Fr.. LXXXVIIL (19197, 24 358 H. DESBORDES. A1, — REVUE D'ENTOMOLOGIE publiée par la Sociéré FRANÇAISE D’'ENTOMOLOGIE. 1903 — Synopsis dés Rhysodides et descriptions d'espèces nouvelles, p. 8. — Descriptions de Clavicornes de Nouvelle-Calédonie, p. 173. 1906 — Nitidulides, Colydiides, Cucujides, Monotomides et Helmides nouveaux, p. 115. L 1907 — Sur le genre Ithyphenes, p. 109. 1908 — Clavicornes récoltés dans l’Afrique orientale Allemande par le D' F. Eichelbaum, 4r° liste (Nitidulidae, Colydiidae, Cucu- jidae, Monotomidae), p. à. — Clavicornes récoltés dans l'Afrique orientale Allemande par de D' F. Eichelbaum (2° liste), p. 97. — Coléoptères Clavicornes de l'Afrique australe et orientale {Ni- tilulidae, Cucujidae, Cryptophagidae, Lathridiidae et Myce- tophagidae), p. 127. : 12. — MIssiON PAVIE. 1904 — Hétérocérides, p. 83. 13. — MEMORIAS DE LA SOCIEDAD ESPANOLA DE HISTORIA NATURAL. 1905 — Nitidulides, Colydiides, Cucujides et Mycétophagides de la Guinée Espagnole, p. 241. 4, — REVISTA DEL MUSEO DE LA PLATA. 1905 — Quelques Clavicornes nouveaux de la République Argentine recueillis par M. Carlos Bruch, p. 121. \ 1916 — Descriptions de Clavicornes nouveaux de la République Ar- \ gentine, p. 234. 15. — EXPÉDITION ANTARCTIQUE BELGE. RÉSULTATS DU VOYAGE DU S. Y. BELGICA. 1906 — Nitidulidae. 16. — RESULTS OF THE SWEDISH Z00LOGICAL EXPEDITION TO EGYPT AND THE WHITE NILE 1901. - 1906 — Colydiidae et Cucujidae, p. 5. Notice necrologique sur Antoine Grouvelle. 399 17. — PROCEEDINGS OF THE LINNEAN SOCIETY OF SIDNEY. 1908 — Description d’une nouvelle espèce d'Oxrylaemus, p. 835. 18. — MEDIZINISCH-NATURWISSENSCHAFTLICHEN GESELLSCHAET IN ÎENA. 1908 — Voyage de L. Schultze dans le Sud-Africain central et occi- dental (Nitidulidae, Lathridiidae, Cryptophagidae et Parni- dae), p. 149. 19. — Voyace DE M. LE PRror' D' YNGVE SJOSTEDT EN AFRIQUE ORIENTALE ALLEMANDE. 1909 — Silphidae, Nitidulidae, Temnochilidae, Cucujidae, Cryptophagi- dae et Mycetophagidae, p. 311. 20. -— RECORDS OF THE INDIAN MUSEUM. AAA — Descriptions of five new Indian species of Clavicorn Coleo- ptera, p. 315. 1913 — Zoological results of the Abor expedition (Rhysodidae, Nitidu- lidae, Colydiidae, Cucujidae, Passandridae, Discolomidae, Cryptophagidae, Mycetophagidae, Dryopidae), p. 99. 91. — PROCEEDINGS ROYAL SOCIETY OF VICTORIA. A91L — Descriptions de quelques nouvelles espèces de Coléoptères Australiens (Colydiidae, Cucujidae, Erotylidae), p. 135. 92, — ANNAFES D'HISTOIRE NATURELLE DE LA DÉLÉGATION EN PERSE. 1912 — Les Clavicornes et les Rhysodides, p. 33. / 23..— THE TRANSACTIONS OF, THE LINNEAN SOCIETY OF LONDON. 4913 — The Percy Staden trust expedition to the Indian Ocean in 1905 (Nitidulidae et Heteroceridae des Seychelles), p. 91. 1914 — The Percy Staden trust expedition Lo the Indian Ocean in 1905 (Cucujidae et Cryptophagidae), p. 141. 1943 1913 1913 1916 1919 1917 H. DesBorDes. — Notice necrologique sur Antoine Grouvelle. 2%. — ARCHIV FÜR NATURGESCHICHTE. — H. Sauter’s Formosa Ausbeute (Rhysodidae, Nitidulidae, Os- tomidae, Colydiidae, Parandridae, Cucujidae, Cryptopha- gidae, Diphyllidae, Lathridiidae, Mycetophagidae et Dermes- tidae), p. 33. de 25.'— COLEOPTERORUM CATALOGUS DE W. JUNK. — Byturidae. Nitidulidae : Cateretinae, Meligethinae, Carpophi- \ linae, Nitidulinae, Cryptarchinae, Cybocephalinae. : 26. — REISE IN OSTAFRIKA VON À. VOELTZKOW. — Clavicornidae de Madagascar et d'Afrique orientale, p. 409. 97. — THE PHILIPPINE JOURNAL OF SCIENCE. — Nitidulidae des Philippines récoltés par C. F. Baker, p. 539. y — Dryopidae et Heteroceridae des Philippines, p. 134. — Nitidulidae des Philippines récoltés par C. F, Baker (2° note), p. 329. 28. — MÉMOIRES ENTOMOLOGIQUES. — Étude sur les Passandrella, Scalidia et Laemotmetus. Famille des Cryptophagidae : notes synonymiques et rectifications à la nomenclature. Descriptions d’espèces nouvelles de È Cryptophagidae. : — Descriptions de genres nouveaux et d’espèces nouvelles de la famille des Clavicornes. Notes synonymiques et rectifica- tions à la nomenclature (famille des Cryptophagidae). 29. — NovA GUINEA. — Expédition néerlandaise en 1903 (Clavicornia et Dermestidac), vol. V (Zoologie), p. 565. = 4 - Pret PPR, TP édit Qu. (44, : AM 2 FORMICIDES AFRICAIN S ET AMÉRICAINS NOUVEAUX par le D' F. SanTscHi. I. Subfam. PONERINAE Lepel. Neoponera Lydiae, n. sp. — ©. Long. 14 à 12 mm. Brun rou- geâtre, épistome et appendices un peu plus clairs ; moitié postérieure de la tête et plus ou moins le dessus du thorax, noirâtres. Luisante ; lisse avec une fine ponctuation pilifère un peu plus forte sur les côtés du thorax. Tout l’espace entre l’épistome, les crêtes frontales et l'œil ponctué ridé. Pilosité roussâtre bien plus longué et-plus abondante que chez N. villosa. Pubescence dorée comme chez villosa mais moins serrée et plus longue sur le gastre, laissant voir la sculpture. Tête à peine plus longue que large, plus étroite devant, le bord postérieur droit, les côtés convexes; les yeux, très convexes, en occupent le tiers moyen. Un léger sillon frontal atteint l’ocelle médian. Épistome convexe, sans sillon, avancé en bec comme chez N. uniden- tata et formant entre les arêtes frontales -un long prolongement lancéolé. Mandibules striolées avec de gros points, armées de 16 dents longues et bien distinctes. Le scape dépasse d’un tiers le bord occi- pital. 1° article du funicule plus court que le 2. Tous sont plus longs que larges. Pronotum déprimé et bordé. Bords de la face déclive de l’'épinotum mousses. L’écaille ressemble à celle de N. villosa. Le profil de son bord antérieur est droit et incliné. Le sommet est plus acuminé que chez villosa et est formé par la réunion des deux bords émoussés de la face postérieure. Celle-ci est beaucoup moins convexe vers le sommet que chez véllosa et ne forme pas de face supérieure distincte. Gastre à peine étranglé. Ailes enfumées de jaunâtre, à nervures et taches roussâtres. Guyane française : Nouveaux chantiers; juillet (Le Mourr leg.), 1 ©, ma collection (!). Voisine de N. Goeldi For. dont elle diffère par- son pédicule sans face supérieure. IL. Subiam. DORYLINAE Leach. Dorylus mandibularis Mayr. var. pulchella, n.var — ©". Dit- ‘fère de la description du type par la couleur des tibias qui sont aussi (1) Sans indication contraire, tous les types décrits ici se trouvent dans ma collection. 362 Dr F. SANTSCHI. £ foncés que les cuisses. Le gastre est d’un brun bien plus foncé que le pédicule et l’épinotum qui sont eoncolores. Les mandibules, très lui- santes ont la pilosité courte et clairsemée du type. Sous le deuxième- article du funicule, les poils sont très clairsemés et sans la ponctuation mate qui se voit sous les articles suivants. Le premier article a aussi quelques poils courts au-dessous. Ailes enfumées de brun, les’ ner- vures brun foncé. Pour le reste comme chez le type. Côte d'Ivoire : Dimbroko (Le Moucrt), 1 G. Dorylus (Alaopone) atriceps Shuct. — Côte d'Ivoire : Dimbroko (Le MouLt), 14 G'. ‘armure génitale est conforme au dessin donné par M. EMERY avec les stipites arrondis alors qu’il sont tronqués chez D. (A) dis- tinctus Sants. Dorylus (Alaopone) australis, n. sp. — ©. 3,5 mm. Diffère de D.(A) montanus Sants., de même taille, par l'absence d'impression frontale longitudinale. Le thorax est un peu moins grossièrement ponctué. Les articles médians du funicule sont un peu plus épais, le pétiole est plus large et anguleux, aussi large derrière que long et son bord postérieur légèrement plus étroit que le devant du postpétiole. (Plus arrondi et plus étroit derrière chez D. montanus). Chez PO, de 4,6 mm., le devant du pronotum est très finement réticulé et moins luisant que le reste du thorax. La tête est un peu plus robuste, à côtés moins parallèles et plus large devant que chez les 5 À. ätriceps de même longueur. La tête est en outre légèrement plus roussâtre, tout l'insecte plus terne, l'abdomen un peu plus large et moins allongé. 52, mm. Comme chez atriceps v. aegyptiaca Em. Jaune clair; les denis n’ont plus que 9 articles. a nec Herschell district. Province du Cap de Bonne-Espé- rance (G. ARNOLD leg. — ex coll. Albany Museum). Il existe probablement des ‘© et des 2%. Capturés sans les’ il est très hasardeux d'identifier ces © avec lès espèces déjà décrites. Eciton latidens Santschi. — Guyane française : Nouveaux chan- tiers et St-Laurent-du-Maroni (Le Mourr), 2 . Eciton Burchelli Mayr. — Guyane française : Roches de Kourou, À G'; — St-Jean-du-Maroni, 2 G' (Le MouLr); — Paraguay © (Brucn). Eciton dubitatum Em. — Argentine : Chaco de Santa-Fe, Las Gareas, bord du Rio (E.-R. WaAGxer 1903), 1 G'; — Guyane française : St-Laurent-du-Maroni (Le Mourr). Formicides africains et américains nouveaux. 309 Eciton vagans OI, — Brésil : Rio-de-Janeiro, 3 ©, % ; — Paraguay; © (Bruca leg.) ; — Vénézuela (Cariaco), capturé par moi-même on 1896. Eciton (Labidus) fimbriatum, n. sp. (Fig. 1 et 2 c) — Long. 18-19 mm.; aile antérieure 18 mm. ; largeur de la tête 3,5 mm, du thorax 3,9 mm., du milieu du gastre 4,5 mm. ; longueur d’un tibia postérieur 3 mm. Brun rouge. Mat. Finement ponctué avec des fossettes. pilifères plus distinctes sur le thorax où elles donnent un aspect granuleux. Pubescencerare sauf sur le funicule et le dessus du gastre auquel elle donne un aspect soyeux lorsqu'il est vu de profil. Une pilosité roussâtre, assez longue, se dresse partout sur le thorax, la tête, le scape, les mandibules et les pattes, d’une : façon plus ou moins inégale, mais sur le gastre Pie 1 Poton Lelidls) elle forme six rangées de longues toulfes dont fppriatum, n. sp. c* deux dorsales, deux ventrales et une de cha- Partie postérieure du que côté. La rangée dorsale ne forme que de gastre vuede trois quarts. faibles pinceaux de 5 à 15 poils sur les quatre premiers segments, mais elle se continue en deux fortes franges qui convergent en arrière vers les côtés de l’échancrure du pygidium qu’elles bordent en se prolongeant sur les côtés. Les touffes latérales et ventrales sont un peu plus épaisses que les dorsales des segments médians. Tête presque deux fois plus large que longue. Le bord cervical largement mais peu profondément échancré au milieu. Les bords latéro-postérieurs forment une forte échancrure en angle droit dont le fond est arqué. Ocelles aussi grands que leur intervalle postérieur, lequel est un peu plus grand que celui qui sépare les ocelles latéraux des yeux. Les arêtes frontales s'arrêtent à mi-chemin de l’ocelle mé- dian vers lequel elles convergent. Bord antérieur de l’épistome trans- versal, antennes épaisses, le scape atteint l’ocelle postérieur. Articles 2 à 41 du funiculé plus longs qu’épais, le 3° aussi long que la plus grande épaisseur du scape. Mandibules longues, étroites, brusquement courbées en dedans entre le milieu et le tiers distal, ce dernier presque droit, plus cylindrique et de moitié moins épais que le tiers basal. Épinotum bordé d’une crête aiguë et frangée, largement concave au milieu. La face basale courte est concave ou sillonnée au milieu et convexe dans ses tiers latéraux. Face déclive concave de haut en bas. Écaille deux fois et demie aussi large que longue. Face antéro-supé- rieure convexe d'avant en arrière et droite d’un côté à l’autre, le 364 D' F. SANTSCHI. bord postérieur un peu convexe au milieu; les anglés pas très sail- lants, vus de côté ils paraissent d'environ un tiers plus haut que les antérieurs. Aïles faiblement nuagées de jaunâtre, tache roussâtre, ner- yures jaune roussàtre. Bord postérieur du pygidium largement mais peu profondément échancré en angle obtus. Voisin d’'Esenbecki Westw., mais celui-ci est plus petit (15 mm.). les franges sont plus épaisses et se réunissent après les 6° et 7° seg- ments (« forming two thick pencils » d’après Wesrwoop). Guyane française : S' Jean du Maroni (Le Mourr leg.), 8 &. Eciton (Labidus) Esenbecki Wesiw. c‘. A la description de Wesr- wWoop, devenue insuffisante, il faut ajouter les caractères suivants que je dois à mon distingué collègue, M. le D' E. B. Pourron, qui a bien voulu examiner pour moi les types et les cotypes qui se trouvent au Musée d'Oxford. L’exempiaire type est en très mauvais état, surtout pour les poils; il a été capturé par W. J. BurcHELL le 10. IX. 1828 entre Gonaz et Porto Real (près de Porto Nacionale), sur la rivière Tocantino, Mais il ya d’autres spécimens capturés dans le même voyage (3. IX. 1828) qui sont en bonne condition. Quoique pris en différentes localités, M. E. B. Poucrox m'écrit : « We have no doubt that they are the same species ». C’est donc sur les meilleurs exemplaires que reposent les indications suivantes. La disposition des grands poils du dos des 6° et 7° segments est à implantation linéaire, plus large que chez fimbriatus et formant par leur jonction postérieure un V ou un U sur chaque segment (chez fimbriatum, les franges ne se rejoignent pas). La distance entre les ocelles latéraux et les yeux est approximative- ment égale au diamètre de l’ocelle. Les articles 4 et 5 du funicule sont environ un quart plus longs que larges, mais pas plus. Le thorax mesure environ # mm. de large. M. PouLron a également comparé l’appareil copulateur de PE. fim- briatum avec celui de l'E. Esenbecki et m'écrit à ce propos : « We think that your specimen E. fimbriatum belong to a distinct species al- though, of course, a closed allied one ». Ainsi donc, E. fimbriatum peut être considéré comme une espèce distincte sinon comme une sous-espèce de Æ. Esenbecki. Eciton (Labidus) Esenbecki West. stirps hirsutipodex nov. (Fig. 2 a-d). — Long. 47 mm. ; largeur de la tête 3,2 mm., du thorax 3,5 mm., du gastre au milieu 3,9 mm.; longueur du tibia postérieur 3mm., de l'aile antérieure 16,5 mm. Gastre densément pubescent à partir Formicides africains et americains nouveaux. 305 du 2° segment, ailleurs la pubescence est rare. Pilosité dressée roussâtre, plus dense et plus courte que chez fimbriatum, plus courte sur le scape que l'épaisseur de cet article (pluslong chez fimbriatum; six rangées de touffes abdominales disposées comme chez fimbriatum, mais un peu plus fournies {moins que chez E. Hartigi West.) cependant elles s'é- talent en brosse sur les deux derniers segments du gastre grâce à leur surface d'implantation presque confluente au milieu (Wesrwoop emploie le terme de « a thick brush » pour £. Hartigi, et celui de Fig. 2. — Eciton (Labidus) Esenbecki West. Stirps hirsutipodezx nov. x. — à) Schéma montrant l'insertion des séries pilaires dorsales. — b) idem, chez E. Esenbecki West. (d'après/un croquis de M. PouLroN). — c) idem, chez E. fimbriatum Sants. — d) Partie postérieure du gastre vue de trois quarts. two thick pencils » pour Esenbecki; or chez hirsutipodex la disposi- tion est comme chez Hartigi). Mat. Dessus du thorax faiblement luisant, finement ponctué avec des fosseites pilifères plus denses que chez fimbriatum. Tête moins large que chez cette espèce, le bord cer- vical assez profondément échancré. Les bords latéraux sont légère- ment convexes en arrière etlégèrement concaves en avant. Les ocelles sont plus grands que l'intervalle quiles sépare des yeux, aussi grands que celui qui sépare les ocelles postérieurs. (Ocelles plus petits chez Hartigi.) Premier article du funicule moitié plus courtque le deuxième, le troisième un peu plus long que l'épaisseur du scape: celui-ci atteint les ocelles postérieurs. Les arêtes frontales atteignent le milieu entre l’ocelle median et le bord de l’épistome, ce dernier est légèrement con- cave au milieu de son bord antérieur et présente une impression arrondie en arrière entre les arêtes. Mandibules un peu plus courtes et plus épaisses à la base que fimbriatum. Épinotum plus étroit et moins concave au milieu que chez fimbriatum. Écaille beaucoup plus étroite que chez ce dernier, large de 2,7 mm. (3,5 chez fimbriatum), faiblement concave de droite à gauche. Vus de côté les angles anté- rieurs sont presque aussi hauts et arrondis que les postérieurs, mais 366 F AXE $ D' F. SANTSCHI. non saillants comme ceux-ci. Ailes plus jaunes que chez fmbriatum. Mexique : Merida, 1 G'. Diffère de Esenbecki par sa taille plus grande et sa touffe abdomi- nale plus diffuse. Le type de WEsrwoop provenait du Brésil. — M. WHEELER décrit et identifie une forme voisine, du Texas, qui me paraît constituer une race ou une variété distincte. Eciton (Labidus) Esenbecki West. stirps Wilsoni nom. nov. (— Eciton Esenbecki Wheeler 1908, non Wesrwoon 1842). Diffère du type de l'espèce par les touffes diffuses de l'extrémité du gastre et plus fournies sur le dos. Diffère de hirsutipodex par ses ocelles plus petits, les articles du funicule plus ‘courts{selon le dessin de WHEELER) et la taille moindre. Eciton (Labidus) Hartigi West. — Guyane française : Nouveaux chantiers et S'-Jean du Maroni (Le Moucr), 4 Œ. + Eciton (Labidus) praedator Sm.(— Eciton Westwoodi Em. 1900). — Argentine : Chaco de Santiago del Estero (WaGxER), 1 G'. Eciton (Labidus) praedator Sm., stirps auropubens nov. c (Fig. 3). — Long. 20 mm.; largeur de la tête 3,1 mm., du thorax 3,5 mm., du gastre 4,3 mm.; longueur de l'aile antérieure 17,5 mm., d’un tibia postérieur 3,4 ne Jaune roussâtre; tête noire; épistome, mandibules, scapes et bandes thoraciques floues d’un roux un peu foncé: ailes d’un jaune grisätre à nervures et taches roussàtres. Une longue pilosité jaune roussàtre fine, soyeuse, abonde partout, saui sur le dos du gastre, les antennes et la moitié distale des pattes. Dessus du gastre couvert d’une pubescence à reflet soyeux et doré, cachant la sculpture (moins dense chez praedator Sm.). La tête est plus étroite que chez praedator, Fig. 8. — Ecilon (Labidus) auropu- bens, n. sp. ', pé- dicule. les angles postérieurs arrondis. L’épistome trans- versal ou faiblement convexe (légèrement bilobé chez praedator). Les arêtes frontales plus rappro- chées, avec une légère entaille en dessous de la fossette antennaire. Le scape dépasse le vertex. Les mandibules presque droites dans leur moitié basale se recourbent assez dans leur tiers terminal qui finit en longue pointe aiguë (plus épaisse chez praedator. (Le seutellum ne se prolonge pas assez en arrière pour masquer le métanotum lorsqu'on regarde par dessus. Les deux faces de l’épinotum passent de l’une à l'autre par une courbe étendue; lécaille n’est pas plus de 2 fois 12 plus large que longue, son bord postérieur est très concave avec les - Formicides africains et américains nouveaux. 307 angles prolongés et un peu relevés. Les côtés sont très obliques en avant, d’abord rectilignes, ils passent au bord antérieur par un angle arrondi. La face supérieure est presque plane, sans saillie médiane devant l'articulation postérieure. Très voisine de praedator, mais plus petite, les mandibules plus larges et plus longues, la tête plns grande, l’écaille trois fois aussi large que longue avec les côtés plus arrondis et moins prolongés et le bord postérieur très peu concave; il y a en outre une légère “saillie devant l’articulation postérieure. : Guyane française : S'-Laurent du Maroni. (Le MouLt), À G'. Eciton (Labidus) crassicorne Sm. — ©. Vénézuela : environs . de Carupano. J'ai observé ces fourmis attaquant un nid de Cephalotes quadridens de Geer, dont l’orifice d’un centimètre de diamètre se trou- vait dansde tronc d’un gros arbre à 20 centimètres du sol. Les © quu- dridens appliquant l’une contre l’autre leur tête plate formaient un bouclier qui protégeait efficacement l’entrée du nid, mais les © isolées qui voulaient y rentrer étaient bientôt tuées et emportées par les Eciton. Eciton (Labidus) truncatidens, n. sp. (Fig. 4). — «. Long. 22- 23 mm. ; largeur de la tête, du thorax et de l’écaille 3,5 mm... du gastre 4,5 mm.; longueur de l'aile antérieure 49 mm., du tibia post. 4 mm. Roux: appendices jaune roussâtre, vertex parfois rembruni. Tête et gastre mat avec une ponctuation dense et très fine. Thorax et membres un peu luisants avec une ponctuation fine plus espacée et de gros points pilifères. Parties du pronotum et des côtés du thorax luisants. Une pubescence fine, jaunâtre, s’étend partout en abondance sauf sur le thorax. Pilosité dressée roussâtre, assez régulière sur le thorax, le bord interne des mandibules; plus longue sur le bord du dlypéus, les angles postérieurs de la tête, l’épinotum, le pédicule, le dessous et les extrémités de l'abdomen. Pattes et antennes sans poils dressés. Tête d’un tiers plus large que longue, le bord cervical échancré, les bords latéraux obliques en dedans et subrectilignes. Le diamètre des ocelles est d’un tiers plus petit que l'intervalle qui les Sépare des yeux, lequel est plus petit que celui qui sépare les ocelles postérieurs. Scape cylin- drique dépassant le bord postérieur de la tête. Tous les articles du funicule bien plus longs que larges et subégaux du 3° au 44° qui sont un peu plus longs que l’épaisseur du scape. Arèêtes frontales formant deux longs et épais bourrelets qui atteignent l’ocelle antérieur en se séparant un peu. Clypéus convexe à bord antérieur très arqué. Mandi- . bules longues comme la largeur de l’épistome; peu courbes d'abord, 308 D' F, SANTsCHI. elles le deviennent assez fortement dans leur quart ou cinquième ter- minal. L’extrémité en est tronquée ou coupée en biseau aux dépens du bord externe. Cette coupure est un peu concave de facon que le bord interne se prolonge un peu comme une dent mous- se. Mésonotum peu convexe devant. Face basale de l’épinotum très courte cachée au milieu sous le métanotum. La face déclive est concave de haut * en bas et convexe d’un côté à l’autre. Écaille trois fois aussi large que Jongué, sa face supérieure est concave sans élévation médiane et les bords plus Fe relevés que chez E. praedator Sm. (—E. Westwoodi Nr on RU Em.) Pygidium profondément échanceré en rectangle. lidens, n. sp. «7, Pattes comprimées, les tibias un peu arqués. Ailes tête. jaunâtres à nervures et tache jaune roussâtre. Guinée française; S'-Jean du Maroni (Le Mouzr),9 x. Se rapproche de E. curvipes Em. par son épistome convexe, mais en diffère par sa couleur, ses mandibules, etc. Eciton | Labidus) caecum Latr. stirps Servillei West. — Cette forme mérite d’être considérée comme race du coecum. La tête est plus étroite devant, les arôtes frontales dépassent fortement en avant le bord de l’épistome, les ailes rembrunies. Elle se rapproche un peu de E. atriceps Sm. Guyane francaise : Nouveau Chantier du Maroni (Le Moucr), 1 œ. Eciton |[Labidus) caecum Latr. stirps Servillei West. var. hos- tilis, n. var. — C*. Long. 16-17 mm. Largeur de la tête 2,9-3 mm., du thorax 3,1 mm., du pédicule 2,6 mm., du gastre 3,5 mm. Longueur de l'aile antérieure, 15 mm., d’un tibia postérieur, 3 mm. Brun marron ou brun roussâtre; dans ce dernier cas les bandes du mésonotum restent toujours brun foncé. Tête noire. Ailes enfumées de noir, plus foncées que chez Servillei West. nervures brunes. Pour le reste comme chez Servillei West. = Guyane française : Nouveau Chantier, 1 &'; Maroni, 2 & (Le MouLr). Eciton (Acamathus) leptognathum Em. var. meso- gnathum, n. var. (Fig. 5). — ©. Long. 12-13 mm. ; largeur Fig. 5. de la tête 2,2, du thorax, 2,6, du gastre 2,5 mm.;longueur Æciton(Aca- de l'aile 42 mm. Diffère du type de l'espèce en ce que la He AE dent du bord interne des mandibules est remplacée par une Em. var. "me- légère saillie arrondie sans avoir cependant l'extension ba- °924//umn, n. var. sale de la var. physiognathum Em. Elles sont moins pliées mandibule. . Formicides africains et américains nouveaux. 369 à la base que chez E. maæillosum Em. mais un peu plus que chez leptognathum, le bord externe est aussi droit que chez maxillosum. Couleur, seulpture forme de la tête, thorax comme chez maæxillosum, mais sans impression sur le scutellum. Fait transition entre maæillosum et leptognathum. Guyane française : St-Laurent du Maroni (Le Mourt) 2 . Eciton (Acamathus) Walkari West. — Guyane : St-Jean du Maroni (Le MouLrt), 1 G. Le Eciton (Acamathus) Hetschkoi Mayr. — Argentine : Chaco de Santiago del Estero (WAGXER). 4 c'. Aenictus Foreli, n.sp. © — Long. 5-5, mm. Tête et thorax noirs, milieu des segments abdominaux brun foncé; reste de l'abdomen brun roussätre; appendices roux brunätre clair; ailes hyalines à tache brune et nervures plus claires. Une pubescence assez relevée égale et peu serrée remplace partout la pilosité dressée. Lisse et très luisant surtout sur la tête et Le thorax. Tête un peu plus large que le thorax, les bords latéro-postérieurs convexes, le devant nullement concave, les yeux relativement petits, ainsi que les ocelles. L’intervalle qui sépare l’ocelle latéral du médian est près de deux fois plus large que leur diamètre et celui qui le sépare de l’œil plus de trois fois. Scape subcylindrique, à peine plus épais que le funieule. Celui-ci filiforme, sauf le premier, tous les articles plus longs qu’épais, les 3 à 10 subégaux, de moitié ou deux tiers plus longs qu’épais. Mandibules très allongées, subeylindriques, pas plus épaisses au milieu que le funicule, plus arquées dans leur moitié distale. Cuisses brusquement et fortement renflées dans leur tiers distal. Face supérieure du pédicule concave, les bords latéraux convexes el relevés, peu prolongés en arrière. Stipites arrondis à l’extrémité avec une-frange bordante de plus en plus serrée en arrière. Paramère interne étroite et allongée dessinant sur le profil et près de l'extrémité un angle arrondi. Diffère de A. mutatus par ses ocelles bien plus petits, mais s’en rapproche par ses antennes filiformes et l'aspect de l’appa- reil copulateur. A Côte d'Ivoire : Dimbroko (Le Mourr), 1 . Aenictus Moebii Em. (Fig. 6) — « Dans la description de cet insecte, d’ailleurs très bonne, M. Emery n'a pu dessiner qu'une partie de l’armure génitale. Un abondant matériel me permet d'en donner ici un dessin complet. Cette espèce se distingue de A. mutatus Sants. par une taille plus grande et des ocelles beaucoup plus gros, bien plus grands que leurs intervalles. 370 F D: EF. SANTSCHI. Côte d'Ivoire : Dimbroko (LE MouLt), 30 G'. Fig. 6. — Aenictus Moebii Em, ; Armure génitale : a) dessous, b) dessus, c) côté. Aenictus mutatus Sants. (Fig. 7). — € J'avais d'abord rapporté cette forme comme sous-espèce à À. Moebi, n'ayant alors qu'un seul exemplaire. Le matériel reçu depuis me permet de l'élevèr au rang d'espèce et d'en donner une description plus complète. Long. 6-6,5 mm. D'un brun tantôt roussätre clair, tantôt passant Fig. 7. — Aenictus mutalus Sants. G'. Armure géni- tale : a) dessous, b) dessus, c) côté. à un brun marron ou brun olivâtre plus foncé. Le scutum du mésonotum ainsi que le dessous du corps souveht plus clairs, les membres roussà- tres, l'occiput noir, le devant de la tête d’un brun plus rous- sàtre, surtout versles mandibules. Aïles hyalines à nervures et tache brunes, l’an- iérieure longue de 5. mm. Pilosité dressée longue, fine et soyeuse sur les appendices, pubescence moyenne ne cachant pas la sculpture lisse et luisante, Tête un peu plus large que le thorax, le bord cervical peu échancré, les Formicides africains et americains nouveaux. Sy bords latéraux postérieurs rectilignes, le devant peu concave. Ocelles de moyenne grandeur (plus petits que chez Moebi et plus grands que chez A. Foreli) les latéraux plus près du médian que des yeux, ce dernier espace presque égal à leur plus grand diamètre. Le scape, peu dilaté n’est pas beaucoup plus épais que le funicule dont les articles à partir du deuxième sont, comme chez Moebii Em., plus longs que larges et à peu près tous d’égale épaisseur. Mandibules étroites, environ six fois plus longues que leur largeur médiane, arquées en dedans et en arrière. Cuisses brusquement et fortement renflées dans leûr moitié distale. Face supérieure du pédicule beau- coup plus étroite au milieu, son bord antérieur étant à peu près aussi échancré que son bord postérieur. Gastre cylindrique, un peu plus - épais que le thorax. Extrémité des stipites arrondies. La frange bor- dante s’étend en formant une touffe épaisse et veloutée, sur un petit espace de la face externe des stipites près de leur extrémité postéro- inférieure (cette touffe manque chez Moebi et la race pudicus où il n’y à qu'une frange bordante). Une touffe semblable borde l’extrémité des volselles dont Le bord externe très convexe est finement denticulé. Valvules de la paramère interne longues, étroites, parallèles et un peu recourbées en haut vers leur extrémité qui est mousse. Côte d'Ivoire (DELAFossE), Muséum de Paris, 6 g'; — Dimbroko A (Le Moucr), 50 G'; — Dahomey : Kouandé (Desanri), 1 Aenicius muta- tus Sants., stirps pudicus, nov. (Fig. 8). — c' Long. 6,5 mm. Très voisin du iypedel’espèce dont il diffère comme suit. Brun foncé (ra- _rement brun clair), dessous du corps et appendices d’un brun plus clair. Ta- che du scutum du Fig. 8. —Aenicius mulalus Sants. Stirps pudicus,nov. mésonotum le plus '.Armure génitale : «) dessous, b) dessus, c) côté. souvent} absente. Tête noire même devant. Bord cervical plus fortement échancré sou- ventjunidenticulé sur les côtés les séparant des bords latéro-postérieurs presque; droits. Antennes un peu. plus épaisses avec les articles ‘ 372 _D' F. SANTSOHI, É plus longs qu'épais. Le thorax et surtout labdomen sont plus larges. Le pygidium à le plus souvent une petite impression près du milieu de son bord postérieur. L’armure génitale ressemble beaucoup à celle de mutatus, elle en diffère en ce que les franges bordantes des stipi- tes n’empiètent pas sur leur face externe et sont plus longues ainsi que les poils qui garnissent l'extrémité des volselles. Au contraire de ce qui est le cas chez A. Moebii et A. mutatus, armure est générale- ment cachée, environ 33 fois sur 36 exemplaires examinés. Côte d'Ivoire : Dimbroko (LE Mourr). Aenictus furculatus, n. sp. (Fig. 9). ©. Long. 6,5 mm. jaune un peu roussâtre. Segments du gastre étroitement bordés de bru- nâtre; antennes roussâtres; vertex noir, front brunâtre, ailes un peu grisatres à nervures brunes et tache jaune. Pilosité dressée jaune sur les mandibules, les scapes et les pattes. Pubescence assez dense sur les côtés du thorax et le dessous du gastre, plus clairsemée ailleurs. Luisant, lisse avec une fine ponctuation pilifere. Tête plus large que le thorax. Vu de dessus (côté occipital), le devant parait presque droit. Les bords latéro-postérieurs, légèrement convexes. Les ocelles sont assez grands, les latéraux à peu près équi- distants du médian et des yeux. Le scape com- primé, n’est pas beau- coup plus large que la plus grande épaisseur du funicule. Les articles 3 à à de celui-ci un peu plus épais que longs, les Fig 9. — Aeniclus furculatus, n. sp. c'. Armure suivants de plus en plus génitale : a) dessous, b) dessus, c) côté. longs. Mandibules 3 fois 1/2environ plus longues que larges (un peu moips larges et plus parallèles que chez À. fuscova- rius Gerst., beaucoup plus courtes que chez Moebi), moyennement ar- quées et subparallèles jusqu’au tiers terminal qui finit en triangle aigu. Thorax et pédicule comme chez fuscovarius. Cuisses progressivement renflées. Extrémité des stipites arrondie, La paramère interne, d’abord un peu élargie, se rétrécit et bifurque longuement. Sénégal : St-Louis (Le Mouzr), 1 G'. Formicides africains et américains nouveaux. 313 Aenictus luteus Em.— Côte d'Ivoire : Dimbroko (Le Mouzr), 2 œ. Aenictus asperivalvus, n. sp. (Fig. 10). — «'. Long. 7,5-8 mm, Roussâtre, parfois le mésonotum, excepté son scutum, plus ou moins rembruni; dessus de la tête noir; ailes jaunes à nervures et tache d’un roux brunûtre. Pilosité dressée, longue et assez copieuse sur les : appendices et le dessous du thorax, plus courte et plus dense sous le gastre où elle fait passage à la pubescence du reste du corps qui est partout bien fournie. Luisant, lisse, très finement et assez densément 1/ ie } | / 27 Û Fig. 10. — Aeniclus asperivalvus, n. sp. œ. Armure génitale : a) dessous, b) dessus, ce) côté. ponctué. Tête plus large que le thorax. Vu du côté occipital, le devant de la tête est droit ou faiblement sinueux. Le bord cervical assez fortement échancré. Les bords latéro-postérieurs droits. Ocelles assez grands (moins que chez Moebii) les latéraux sont un peu plus rappro-* chés du médian que des yeux; ce dernier intervalle égalant le grand diamètre de l’ocelle. Le scape déprimé égale une fois et deux tiers Pépaisseur du funicule. Celui-ci est assez épaissi au niveau des 3° et 6° articles qui sont à peu près aussi épais que longs. Mandibules environ trois fois aussi larges que longues; leur bord interne dessine un angle saillant vers le cinquième basal, après quoi il devient assez concave comme chez A. humeralis Sants. Thorax plus robuste que chez ce dernier. Le pédi- cule est plus concave, le bord plus relevé et plus arrondi. Cuisses progressivement renflées. Aile antérieure longue de 8 mm. Vue de dessus, la paramère interne (valvules internes) fait un ovale très Ann.-Soc. ent. Fr., LXXXVIII [4919] 25 374 D: F. SANTscHi. allongé, mais vue de profil, elle apparaît largement comprimée, presque aussi large que le stipe, et entièrement couverte de petits piquants ou de villosités régulièrement disposées en ligne et qui lui donnent un aspect mat. Chez À. mauritanicus Sants. et A. anceps For., la paramère est aussi largement comprimée, mais chez le premier les villosités sont beaucoup plus fines et le stipe tronqué au bout; chez le deuxième, les villosités manquent sur la plus grande partie de la surface qui-reste lisse et lui- sante. à Côte d'Ivoire : Dimbroko (Le Mouzr), 6 ©. Aenictus anceps Forel (Fig. 11). — ©. La préparation de l’armure - génitale d’un exemplaire type recu de M. FOREL (Érythrée : Guida, Fig. 11. — Aenictus anceps For. . Armure génitale : a) dessous, b) dessus, €) côté. Escuericu, 1906) montre que les stipites ne sont pas tronqués comme chez Bottegoi Em., mais arrondis sans former d’angle interne. La para- mère interne, vue du dos, dessine près de son extrémité une dilatation losangique à pointe mousse. Sur le profil elle se présente très com- primée et presque aussi large que le stipe avec l’extrémité également arrondie. Elle est en outre presque entièrement lisse et luisante avec seulement quelques villosités le long du bord inférieur. Les bords latéro-postérieurs de la tête sont légèrement concaves, le devant, tou- jours vu du côté oceipital, apparaît assez concave à cause de la saillie des yeux. Les ailes sont moins jaunes que chez asperivalvus Sants. et la couleur générale du corps légèrement plus claire; les cuisses plus brusquement renflées et la pilosité un peu plus faible. Je considère donc A. anceps For. comme espèce distincte de A. Bottegoi Em. Chez ee. Formicides africains et américains nouveaux. 379 huineralis Sants. et ses variétés, les valvules internes sont beaucoup plas étroites vues de profil, à peu près comme chez mutatus. Aenictus togoensis Sants. (Fig. 12). — . À la description de cette espèce basée sur un seul individu, il faut ajouter que la taille varie de 4,3 à 5 mm., selon que l’armure génitale est saillante ou non. Le thorax est souvent brun jaunâtre, le vertex noir plus ou moins bru- nâtre, Les stipites sont tronqués à l'extrémité mais les angles sont arrondis, les volselles glabres et étroites, le paramère interne long et parallèle. Côte d'Ivoire : Dimbroko (LE Mouzr), 4 '. ce) côté. Leptanilla Revelierei Em.var. Sardoa Em. G. — Sardaigne : Aranci. — Tunisie : Le Kef. S. Ces derniers ont souvent une petite tache brune aux angles anté- rieurs de la tête, comme chez la var. bimaculata Em. et la stirps Chauboti Em. mais je ne puis certifier qu’elles ne proviennent du même nid les ayant reçues mélangées. La race Chauboti Em. se trouve aussi en Tunisie. Leptanilla tenuis Sant. c'. — Tunisie : Hammamet, À «x. Fig. 12. — Aenictus togoensis Sants. «j' IH. Sublam. MYRMICINAE Lep. Sima Le Moulti, n. sp. — ©. Long. 10 mm. Tête, pronotum, mésonotum, scutellum, une grande: tache triangulaire sur le dos de l’'épinotum, moitié inférieure de la mésopleure, pattes, une tache allongée sur le dos du pétiole et un nuage sur le premier segment du gastre d'un rouge testacé clair; funicules et tarses d’un rouge plus foncé: le reste noirâtre. Submate, le gastre assez luisant. Finement réticulée ponctuée sur la tête et le thorax avec une ponctuation sur- ajoutée comme chez S. Mocquerysi André, plus dense sur la tête que sur le thorax. Gastre très finement réticulé, presque lisse. Pubescence assez abondante partout, quelques soies sur la tête, surtout vers la bouche et à l'extrémité de l'abdomen, presque absent ailleurs. Tête rectangulaire, d’un quart plus longue que large. Les côtés sub- parallèles en avant des yeux, un peu rentrés en arrière de ceux-c® Le bord occipital droit. Les yeux assez plats atteignent le quart pos- Armure génitale : a) dessous, b) dessus, 370 D' F. SANTSCHI. térieur des côtés de la tête et leur distance du bord antérieur de la tête est égal à celui de leur grand diamètre. Le scape récliné m’atteint pas tout à fait le milieu des yeux. Premier article du funicule deux lois et demie, 2 une fois et demie, 3° d’un tiers plus longs que larges. Articles 4 à 7 aussi longs que larges, 8°, 9€ et 10° un peu plus larges que longs, 11°, deux fois et demie plus longs que larges. Épistome faiblement caréné; son bord antérieur un peu arqué au milieu, orné de six dents, les externes peu prononcées. Une légère crête médiane dépasse un peu les arêtes frontales et est suivie d’un faible sillon qui atteint l’ocelle médian. Mandibules à bords subparallèles, armées de trois fortes dents. Thorax plus étroit que la tête. Pronotum et méso- notum bordés. Le premier est deux fois plus large que long, ses côtés sont parallèles avec les angles antérieurs droits, et légèrement émoussés. Le second est aussi long que large. Métanotum noirâtre. long comme un peu plus du quart de la longueur du scutellum. Épi- | notum subbordé devant. Les côtés de ses deux faces se font suite en convergeant régulièrement vers l’insertion pédiculaire. La face basale est faiblement convexe d’un côté à l’autre et un peu plus courte que la déclive avec laquelle elle fait un angle arrondi de 4102. Le pédicule a une bordure mousse comme chez Mocquerysi André. Vu de dessus, son pétiole paraît fortement rétréci en arrière et le nœud s’atténue en pointe de fuseau à ses deux extrémités. Postpétiole presque aussi large que long, non bordé. Les ailes manquent. Congo français : Fort Crampel (Le Mourr), 1 ©. Voisin de S. Mocquerysi par sa sculpture, mais bien plus grand et différent par son épistome et ses mandibules. Monomorium mediocre, n. Sp. (Fig. 13). — ©. Long. 1,7-2 mm. N al \ a _— | 4 : | 1 : l ; 1 4 3 ; | Fig. 13. — Monomorium mediocre, n. sp. ©. a) tête, b) thorax et pédicule. D'un jaune un peu testacé, pattes plus claires. Tête et scape d’un jaune plus roussâtre; massue antennaire, l’occiput en plus ou moins $ 27 Formicides africains et américains nouveaux. «311 grande partie et le bord des segments du gastre brun jaunâtre. Tête, dessus du pronotum en partie, dessus des deux nœuds et gastres lisses et luisants. Reste du thorax et du pédicule réticulé (un peu plus faiblement que chez M. termitobium For.). Pilosité dressée, courte, clairsemée, faisant défaut sur le thorax et les pattes. Pubes- cence médiocrement abondante partout, assez relevée sur le funicule. Tête rectangulaire, d’un sixième plus longue que large, les côtés assez convexes, le bord postérieur un peu échancré. Les yeux, presque aussi grands que le cinquième des côtés, sont placés légèrement en avant de leur milieu. Le scape atteint le bord occipital. Le 2 article du funieule est distinctement plus long que large. Les articles 4 à 6 aussi larges que longs. Le premier article de la massue, long comme les deux tiers du suivant, est bien moins épais. Bord antérieur de l’épistome convexe, légèrement transversal au milieu. Mandibules lisses, armées de quatre dents. Profil du thorax peu échancré. La face basale de l'épinotum d’un tiers plus longue que la déclive, est légè- rement convexe d'avant en arrière ettransversalement, passant par une courbe à la face déclive. Le pédicule a son nœud arrondi et plus large que long au sommet presque aussi large que le postpétiole, d’ailleurs comme la figure. Rhodésia : Kimberley (South Africa Museum: recue de G. ARNOLD). Monomorium (Xeromyrmex) Salomonis L., stirps ocellatum (Arnold). — ©. Long. 3-3,5 mm. Rouge testacé; gastre noir; tête obscurcie. Tête et thorax opaques, occiput un peu luisant, plus fine- ment réticulé ponctué que chez Salomonis. Le gastre luisant. Pilosité très médiocre. Tête légèrement plus large devant à côtés un peu con- vexes et bords postérieurs droits. Les yeux sont plus petits que chez Salomonis et placés presque au milieu des côtés. Il y a en général un ocelle médian bien distinct ou au moins indiqué par une petite fossette. Articles 3 à 7 du funicule aussi épais ou plus épais que longs (plus épais que chez Salomonis, un peu plus longs que chez delagoense For.). Thorax comme chez delagoense, mais l’épinotum encore plus anguleux. La face basale forme en arrière yn sillon assez profond. Le nœud du pédicule est aussi arrondi au sommet que chez M. Salomonis, beaucoup moins acuminé que chez delagoense et Junodi. La © a été décrite par Forez sous le nom de M. Salomonis L. et australe Em. | Colonie du Cap : Willowmore (H. BRAUN et G. ARNOLD). Messor (Cratomyrmex) regalis Em. — Le dessin que j'ai donné 378 D: F. SANTSCHL, de cette espèce (Ann. Soc. ent. Belgique, LVII [1943], p. 307) est exact pour quelques ouvrières dont le devant du pédicule est légèrement bosselé au milieu, ce qui est putôt exceptionnel, car en général il est droit comme le dessine Srirz pour son Cratomyrmez sculpturatus (Deutsche Zentralafrika Expedition, 4910, Zool. B 4, 1916, p. 378.) Je possède des © du Lagos (SizvesrRi.leg.) qui font le passage à sculptu- ratus Stitz, lequel n’est probablement qu'une variété du regalis. Depuis que je connais toute la série des © de €. regalis, je ne puis plus les différencier du genre Messor, la Q seule est un peu aber- rante par sa grande taille, Crätomyrmex est tout au plus un sous-genre de Messor. DELLA ToRRE l’a omis dans son catalogue. Pheidole teneriffana For. — Afrique orientale anglaise : Mombasa (G. ARNOLD). C’est une espèce africaine qui devient cosmopolite. Cremastogaster castanea SmM., Stirps insidiosa, nov. — Long. 3,6-4 mm. Noir ou noir brunâtre; “tête noire; devant et dessous de la tête, funicule et tarses brun rougeñtre Pilosité comme chez cas- tanea. Tête fortement striée en long et mate sur les côtés, bien plus faiblement striolé-réticulée en long dessus, sculpture intermédiaire à direction transversale; çà et là quelques points plus fins et plus clair- semés que chez C. foraminiceps Sants. Le thorax est grossièrement rugueux avec de groses rides irrégulières et s’anastomosant en avant sur le pronotum. La mésopleure est ponctuée réticulée. L’épinotum strié en long, sa face déclive, faiblement sculptée en haut, est lisse en bas. Les deux nœuds finement rugueux, le gastre finement réticulé et assez luisant ainsi que le dessus de la tête, le reste submat. Tête un peu plus petite que chez castanea, un peu concave derrière, les côtés plus convexes. Le scape dépasse à peine le bord occipital. Thorax comme chez castanea, mais le pronotum a un profil faiblement convexe. La carène du mésonotum est plus marquée et prolongée sur le pronotum par une ride médiane, le mésonotum est plutôt plus haut que le pronotum, et nullement concave, du moins en avant. Les épines de Pépigotum comme chez foraminiceps, plus fines et moins diver- gentes que chez castanea, longues comme les 2/3 de l'intervalle de leur base. Pétiole un peu plus large que chez foraminiceps, surtout plus anguleux au tiers antérieur. Diffère de foraminiceps par sa pilosité moindre, le de promé- sonotal non imprimé et presque plan. D'autre part C. castanea est plus robuste, Voisin aussi de C. Staichi For. mais n’a pas le mésonotum concave de celui-ci; parent aussi de émpressa Em. Lhébdé à jte fi ns L Lcsaniméit. 4à ds: PET CE TEE CE | | ] ; 4 ; Bee Formicides africains et américains nouveaux. 379 S. W. Africa : Balli Neck Pass. (South Africa Museum coll — G. ARNOLD leg). Cremastogaster (Neocrema) distans Mayr. stirps rugiceps Mayr var. pullipes, n. var. — © Long. 3-3,3 mm. Rouge, occiput, pattes, antennes, les deux articles pédiculaires brun foncé; tarses brun jaune; gastre noir. Impression promésonotale moins forte que chez rugiceps. L’épistome est moins strié, presque lisse. Chez rugiceps les pattes sont rouges un peu brunâtres, le vertex moins nettement maculé. Argentine : Jujuy (D° Naïva). Cremastogaster (Nematocrema) breviventris, n. sh. — ©. Long. 7 mm. Noire, funicule et tarses bruns. Glabre sauf les funi- cules et les derniers tarses qui sont très pubescents. Aïle antérieure longue de 6 mm., brunâtre, à nervures sombres. Très luisante, Le fond lisse avec des traces de stries très superficielles et irrégulières et de gros points espacés et peu imprimés. Le devant de la tête et surtout les mandibules sont striés et moins luisants. Morphologi- quemeni très voisine de €. Stadelmanni Mar. v. dolichocephala Sants. ; mais les antennes sont plus çourtes, le funicule dépasse à peine le devant de la tête quand le scape est récliné. Thorax un peu plus large, les épines de l’épinotum moins écartées. Le pétiole est un peu plus court et le post-pétiole au contraire un peu plus large. Thorax plus long que le gastre. Diffère surtout de Stadelmanni par l'absence de poils et la sculpture. Cameroun : Molundu (RickMAx coll:, D' REICHENSPERGER leg.). Sericomyrmex Gallardoi, n. sp. e © Long : 2,7 mm. D'un roux faiblement brunâtre, appendices plus clairs. Mate, pruineuse, pubescence très fine, pilosité dressée clairsemée, recourbée sur le thorax et les appendices, pointue, plus droite sur le gastre, plus abondants sur les appendices partout de moitié plus courte que chez S. Diego For. Tête à peine plus longue que large et plus rétrécie devant, bord postérieur échancré au milieu. Yeux peu convexes, placés au tiers antérieur des côtés de la tête dont ils occupent un sixième environ. Les arêtes frontales n’atteignent pas tout à fait l'angle pos- térieur, il s’en faut d’un peu plus du diamètre de l’œil, et délimitent chacune le bord interne d’une gouttière peu profonde pour le scape. Une crête peu élevée, incurvée en avant, va du bord antérieur des yeux au niveau du milieu de la longueur de la tête et à une dis- tance de l’arête frontale qui dépasse un peu le diamètre de l'œil. Bord postérieur de l’épistome distinct entre les lobes frontaux qui ne 380 Dr F. SANTSsCHI. sont pas très étalés, le bord antérieur transversal. Mandibules finement striées ponctuées, armées de neuf à dix dents subégales, la terminale et la basale plus grandes. Le scape atteint l’angle postéricur de la tête, tous les articles du funicule sont bien plus longs que larges. Le & plus de deux fois plus long qu’épais, le dernier d’un quart plus long qu'épais. Pronotum convexe d’un côté à l’autre, son bord infé- rieur forme une lamelle horizontale peu étendue et son dos n’a que deux très petits tubercules. Les tubercules antérieurs du mésonotum sont environ trois fois aussi grands que les précédents (mais beau- coup plus petits que chez Diego), assez coniques, dirigés légère- ment en arrière. Les tubercules mésonotaux postérieurs sont de moi- tié plus petits que les antérieurs, dirigés en arrière et dentiformes. Un autre tubercule bas et un peu allongé se montre sur les côtés du mésonotum. La face basale de l’épinotum est plus longue que large, bordée et terminée par deux épines divergentes, assez fines, et aussi longues que le tiers de l'intervalle de leur base. Pédicule trapézoïdal, sa plus grande largeur marquée au quart antérieur par deux tuber- cules médiocres, deux autres tubercules encore plus petits le bordent au quart postérieur. Son pétiole est, en avant, presque aussi large que long, avec une petite dent en dessous. La face supérieure du postpétiole est trapézoïdale, à bordure sinueuse en arrière, relevée sur les côtés, elle s’arrondit devant avec la face antérieure. Les côtés présentent une chaîne de tubercules. Gastre bordé, avec deux séries de petits tubercules dessus. Paraguay (FIEBRIG. — BrucCH leg.). Par sa pruinosité et sa milosité cette espèce marque le passage entre S. Bruchi Sants., S. Burchelli For. d'une part et les autres espèces de l’autre. Acromyrmex (Moelerius) striatus Rog., stirps Silvestrii Em. v. laeviventris, n. var. — Fait passage entre striatus Rog. et Silves- trii Em. Elle a la couleur foncée de Sélvestrii, le gastre noir brunâtre, mais ce dernier est lisse ou presque lisse même chez les plus grands individus. Argentine : Laquiaca (D' Naïva) et Prov. de Santa Fe (Biraben). Cette espèce varie beaucoup. J'ai des passages de Silvestrii à me- sopotamicus Gallardo avec les épines courtes de celui-ci et les autres caractères de Sülvestrii Em., d’autres font passage de Silvestri à Bruchi For. : Formicides africains et américains nouveaux. 331 IV. Sublam. DOLICHODERINAE Forel. Dorymyrmex (Conomyrma) Wolffhugeli For., stirps Steigeri Sants., var. platensis Gallardo (— D. pyramicus Roger, 1863 (partim) = D. pyramicus Rog. var. platensis Gallardo, 1916). Argentine : La Plata (Brucx leg). 6 © c. Cette forme fait transition entre Wolffhugeli For. et Steigeri Sants. qui doivent. se réunir sous la même rubrique spécifique. Les diffé- rences sont très légères, excepté celle de la couleur. LS est carac- térisée par son mésonotum faiblement convexe. La © est relativement plus petite. Le G' a une tête nettement trapézoidale, à bord postérieur transversal avec les angles bien marqués. Dorymyrmex (Conomyrma) pyramicus Rog. (partim) (— D. py- ramicus Rog., stirps Garbei For. — RoGer décrit en même temps deux formes distinctes, l’une de Bahia, l’autre de la République Argentine. La première correspond à celle décrite par Forez sous le nom de Garbei et qui est de la même localité, l’autre à la forme argentine que GALLARDO redécrit en détail et propose de nommer platensis. Dorymyrmex pyramicus Roger v. insana Buck. — Cetle variété des États-Unis redevient distincte du type brésilien de Rocer. Elle est également plus grande, la tête et le thorax plus clairs que chez la var. nigra Rog. Chez ces deux formes le mésonotum est anguleux. Dorymyrmex (Conomyrma) thoracicus (Sants.) Gallardo. — GaLLARDO (1916) vient d'élever au rang d'espèce ma var. thoracica du D. pyramicus Rog. (brunnea For.) Le thoracicus est en effet assez distinct du brunneus For. du moins quant à la description. FOREL dit : « Kopî so breit als lang... mesonotum gleich massig konvex, ohne den Quereindruch von pyramicus i. sp. » tandis que chez thoracica la tête est plus longue que large, bien que plus large que chez pyramicus et le profil du mésonotum forme un angle très marqué avec face déclive parfois verticale. C’est en me basant sur un exemplaire recu de FOREL et étiqueté Brunneus Forel, Jujuy (BrucH.), que j'avais fait ce rappro- chement. Dorymyrmex (Conomyrma) thoracicus Sants.v.gracilis, n. var. — ©.Long.3,3-3,5 mm. Moins robuste que le type. Les pattes et la tête souvent plus claires. La tête un peu moins large. Le scape dépasse le bord postérieur de la tête d’une longueur plus grande que celle du 1° article du funicule (plus court chez thoracicus). Le profil du pro- mésonotum est presque rectiligne jusqu’à la face déclive du méso- notum, mais l’échancrure mésoépinotale moins profonde. 382 Dr F,. SANrsci. Argentine : Salto, Capagato (BIRABEN), Jujuy (SCHUREL), ce dernier fait passage au type par sa couleur. Forelius rufus (Gallardo. — ©. Argentine : Jujuy, Catamarca (D: Wirte et D' BruoH). Forelius rufus Gallardo, var: pilipes, n. var. — ©. Long. 2,5- 3,3 mm. D'un jaune roussàtre assez pâle; parfois lextrémité du gastre rembrunie. Sculpture plus fine et plus luisante que le type. Pubes- cence assez abondante partout. La pilosité dressée plus longue et plus abondante sur les pattes, avec un point d'insertion obscur. Scape sans poils. Antennes très fines, le premier article du funicule plus de trois fois plus long qu’épais. Les deux faces de lépinotum forment ensemble un angle très arrondi et très ouvert (150°). Le sommet de Vécaille est aigu sur le profil et arqué d'un côté à l’autre. Pour le reste comme chez rufus, mais plus clair et plus élancé. Argentine : Chaco de Santiago del Estero, bord du Rio Salado, environs d'Icano (E. R. WaGxer 1903). Recu du Muséum de Paris. Forelius chalybaeus Em., var. ruficeps For. — Argentine : Cor- doba, La Talda © (BrucH.). Exemplaires de petite taille, 2,4 à 2,5 mm. Malgré un séjour prolongé dans l'alcool, ils répandent encore une forte odeur de Tapinoma (formiate d’amyle). Forelius Mac Cooki For., stirps instabilis nov. — ©. Long. 1,7 à 2,5 mm. Très variable de couleur suivant la taille, © jaune rous- sàtre un peu terne, tête rousse, les deux premiers segments du gastre d’un jaune clair, le segments suivants et l'extrémité du funicule bruns : chez "© le thorax commence à brunir, le mésonotum restant rous- sâtre; chez © le thorax est franchement brun, l'occiput et les cuisses commencent à brunir; chez ©’ l’occiput et les cuisses sont aussi bruns que le thorax, la base du gastre est moins claire; chez ©’ tout Pinsecte est brun plus ou moins noirâtre; les scapes, les tibias, les tarses et la base du gastre d’un brun plus clair; les mandibules restent roussätres. Luisante et lisse, avec une fine ponctuation espacée sur la tête et le thorax, gastre finement réticulé. Pubescence très fine moins appa- rente que chez foetidus. Pilosité dressée assez médiocre, mais avec quelques poils espacés le long du bord inférieur des cuisses. Tête environ d’un cinquième plus longue que large, les côtés peu convexes, le bord postérieur presque droit, légèrement concave chez 7@. Les yeux occupent plus d’un quart des côtés de la tête et sont placés un peu en avant du milieu. Le seape dépasse le bord postérieur DL L'uE Formicides africains et américains nouveaux. 383 d’un peu plus de son épaisseur. Funicule plus épais que chez albiven- tris For. Mandibules lisses et luisantes, parsemées de gros points allongés plus nombreux chez les petites ouvrières. Le pronotum et Pépinotum ont une courbure subégale, leur face basale se continuant horizontalement avec le dessus du mésonotum sauf chez "© et © où celui-ei oblique un peu en arrière sur la suture métanotale. Sutures distinctes non imprimées, le stigma épinotal occupant le tiers médian des bords latéraux de la face déclive. Écaille très petite, basse, à bord mousse surtout chez les grandes ouvrières. ©. Long. 4,3-4,5. Roussâtre; extrémité du funicule, dessus du mésonotum et de l’épinotum, cuisses plus ou moins brunâtres ; gastre sauf sa base et le dessous, noirâtre avec de larges bandes segmentaires blanches. Luisante, surtout le mésonotum. Une pubescence assez dense masque en partie cet éclat, mais sur le gastre elle est tout à fait serrée et cache presque partout la sculpture. Tête d’un sixième - plus longue que large, le bord postérieur droit est à peine dépassé par le scape. Paraptères très larges. Les deux surfaces de l’épino- - tum régulièrement arrondies. Écaille haute biconvexe, assez rétrécie (2 ‘au sommet qui est arrondi avec les bords mousses. g. Long. 2-2,4 mm. Gris jaunâtre pâle. Tête brune, dessus du corps plus ou moins rembrunis; appendices gris päle. Lisse et Iui- sant. Pubescence espacée sur le gastre, assez rare sur le reste du corps. Quelques soies dressées ici et là ainsi que sur les pattes avec un point d'implantation brune. Tête aussi large que. longue, arrondie en arrière des yeux sauf la saillie des ocelles qui sont assez gros. Yeux très convexes, un peu plus grands que la moitié des côtés de la tête. Mandibules à dents brunâtres, l’apicale développée, les autres rudimentaires. Épistome convexe, à bord antérieur faiblement arqué. Le scape atteint le bord supérieur de l’ocelle médian. Thorax un peu plus large que là tête, épinotum très oblique à face basale courte. Écaille épaisse à profil triangulaire et aussi haute que longue. Valvules externes échancrées en arrière de l'extrémité. Pattes longues. Ailes pâles, l’antérieure longue de 3 à 3,2 mm. ; Argentine : La Plata, 15 oct. 1916 (Brucn leg.). Nidifiait dans le sol à côté d’une colonie d’'Acromyrmezx striatus Rog. V. Subfam. GAMPONOTINAE Forel Melophorus (Lasiophanes) Bruchi (For.) — Prenolepis Bruchi For. (Fig. 14). L'examen du gésier, dont je donne ici une figure, indique qu'il s’agit bien d’un Melophorus. 384 D' F. Sanrsonr. $ Melophorus (Lasiophanes) perplexus, n. sp. — ©. Long. 5,5- 6 mm. Largeur de la tête 4,5 mm., du thorax 1,2 mm., du gastre, 1,3 mm.; aile antérieure longue de 6 mm. Gastre plus court que le thorax chez tous les exemplaires vierges. Aïles enfumées à nervures et tache brunes; jaune rougeûtre; gastre noir; trois taches sur le mésonotum, vertex, front brun noirâtre ; funicule et quelquefois tibias plus ou moins rembrunis. Lisse et très luisante. Quelques stries au tiers terminal des mandibules. La pilosité du'thorax est deux fois plus longue que sur les tibias, assez fine et irrégulière, assez abondante et relevée sur les pattes. Tête aussi longue que large, un peu rétrécie devant, les bords peu ou pas convexes, les angles postérieurs arron- dis. Les yeux un peu en arrière du milieu des côtés D de la tête. Le scape dépasse le bord occipital d’un nes) Bruchi For. peu plus du quart de sa longueur. Thorax bien moins Gésier. haut que chez M. picinus Rog. Écaïlle biconvexe, échancrée au sommet. Chili : Lago todos los Santos. (D' Rorre leg.) 8 ©. Chez un individu la cellule discoïdale est fermée à droite tandis qu’elle est ouverte à gauche comme chez une autre © qui ne pos- sède plus qu’une aile. Tous les autres exemplaires sont aptères. M. Forez a décrit sous le nom de L. dichrous Rog. une Q@ à proportions plus grandes. Je ne puis encore décider si l’une ou l'autre de ces © doit être identique à L. nigriventris Spin. Cette der- nière aurait la taille de M. perpleæus mais les ailes hyalines. Camponotus belligerum, n. sp. (Fig. 15). — ‘© Long. 13 mm. Thorax, occiput et tibias d’un jaune roussâtre un peu terne; reste de la tête, funicule, base des scapes, mandibules, base des tibias et tarses ferrugineux ou rouge brunûtre; cuisses, hanches, dessous de l’écaille et taches du gastre jaune ; le gastre est noir, les bords des segments, le tiers inférieur du premier segment, le dessous et deux taches arron- dies de chaque côté du milieu dorsal du deuxième segment, partie antérieure du dessous et deux petites taches floues sur le dos du troi- sième segment jaunes. Sculpture légèrement plus luisante et pilosité comme ehez maculatus. Tête d’un cinquième environ plus longue que large avec les côtés et le bord postérieur assez convexes. Les angles postérieurs fortement arrondis, un peu rétrécie en avant. Les veux, assez convexes, sont un peu plus grands que la distance qui les sépare du bord postérieur de” Formicides africains et américains nouveaux. 389 la tête. Les arêtes frontales sont un peu plus courtes et légèrement plus écartées que chez maculatus F. Aire frontale luisante petite. Épi- siome assez convexe mais sans carène, le bord antérieur forme un Fig. 15. — Camponolus belligerum, n. sp. a) et b) ©. —c) et d) ©. lobe presque arrondi. Les mandibules, armées de cinq dents, ont la sculpture finement réticulée de la tête parsemée en outre de gros points allongés. Le scape, cylindrique, dépasse la tête de plus du quart de sa longueur. Thorax un peu moins convexe en arrière et écaille plus basse que chez maculatus aegyptiacus Em. Le gastre de l’unique exem- plaire que j'ai sous les yeux est aussi long que le thorax et la tête réunis. Tibias cylindriques avec une rangée de piquants. Longueur du thorax, 4,2 mm., d'un tibia postérieur 3,5 mm., de la tête 2,8 largeur, 2,5 mm. © Long. 11 mm. Le thorax et l’écaille sont d’un jaune ocre estompé de brunâtre. La tête plus uniformément brunâtre. Les pattes plus claires avec le cinquième proximal des tibias brunâtre. L’épistome est légèrement caréné dans son tiers ou son quart posté- rieur. Tête 1,9 X 2,4 mm., tibias postérieurs 3,8 mm. ©' Long. 7,5 mm. D'un jaune encore plus brunâtre que chez lG ; le scape et la base des tibias brun foncé. Gastre comme chez ‘5. La tête est régulièrement arrondie derrière les yeux sans former de bord postérieur, aussi large devant que derrière. Le scape dépasse le bord postérieur de la moitié de sa longueur. La face basale de l’épinotum est droite ou même très légèrement concave sur le profil, passant à la face déclive très oblique par un angle très arrondi. Écaille conique sur le profil. S. W. Aîrica : Ababis (G. ARNOLD leg.). ET EE TS er AP Sue 2 Sp AD de LS 4 Fr RE ENT PET EE 2 386 D: F. SANTSCHI. Camponotus (Myrmothrix) Leydigi — For. Guyane francaise : St-Jean du Maroni (Le MouLr). < J'ai décrit dernièrement sous le nom de C. nobilis une fourmi du Paraguay quin’est, en définitive, qu'une variété du Leydigi For. dont elle diffère par l'absence de bande noire à l'abdomen et sa couleur un peu plus claire. ne Camponotus (Myrmoturba) punctulatus Mayr, 1868. — Dans la description originale MAyr indique successivement plusieurs couleurs à cette espèce, d’abord : «rufus abdomine nigra » — qui est la couleur de la forme décrite par Forez sous le nom de minutior (1886), — puis | FI - . Formicides africains et américains nouveau. 389 s'étend que dans son tiers antérieur. L’épistome est plus foncé, le profil du promésonotum un peu plus convexe, la tête est un peu plus courte mais également subtronquée. ©’ 3,7 mm. L’écaille est intermédiaire entre celle de l’’6 et de l'G’ du reste comme cette dernière. ©" 3,3-3,3 mm. Mandibules, antennes, tarses et tibias antérieurs testacés, reste des pattes et extrémité du funicule d’un brun plus foncé. Thorax et dessus de la tête assez mat, le reste luisant, surtout le gas- tre. Très finement réticulé ponctué, la ponctuation est peu profonde mais plus dense sur la tête et les côtés du thorax. Gastre microscopi- quementréticulé, presque lisse. Tête d’un cinquième plus longue que large, d’un quart plus large derrière les yeux qui occupent le tiers postérieur des côtés. Le bord postérieur est arrondi en arrière de ceux-ci, tandis que les côtés sont rectilignes en avant. Épistome convexe, caréné, à bord antérieur arqué, plus large que long. Le scape, cylindrique, dépasse d’un tiers de sa longueur le bord postérieur de la tête. Mandibules armées de 5 à 6 dents. Le promésonotum forme une convexité plus élevée que l’'épinotum. Vu de dessus, le pronotum dessine un disque tronqué dans son cinquième postérieur et faiblement bordé, un peu moins large que la tête. Mésonotum long comme les deux tiers environ du pronotum, plus large devant et aussi convexe sur le profil que le pronotum dont il est séparé par une suture bien marquée. Sillon méso- ‘épinotal bien indiqué. Profil de la face basale de l’épinotum peu con- vexe, parfois rectiligne, un peu abaissé devant vers la suture, trans- versalement convexe et non bordé, à un quart plus long que large, passant à la face déclive par un angle mousse très ouvert (140°). La face déclive très oblique, assez plane et un peu bordée, devient concave dans son tiers inférieur. Le pédicule porte un nœud incliné en avant aussi haut que long à la base; son sommet arrondi est un peu plus large que long. Gastre ovale aussi long que le thorax. @. Long. 6,5 mm. Couleur comme chez ©. La tête un peu plus étroite que chez cette forme, le scape dépasse légèrement le bord occi- pital. Profil du mésonotum et du scutellum continu, faiblement con- vexe et un peu plus élevé que le pronotum et l’épinotum. Celui-ci a sa face déclive verticale, un peu concave en bas, d’un quart plus lon- gue que la face basale horizontale avec laquelle elle forme un angle très arrondi. Écaille et gastre comme chez le %. Ailes hyalines à nervures et taches jaune brunâtre. d. Long. 3,1-3,6 mm. Noir; appendices brun foncé. Submats. Réti- culé ponctué. Tête un peu plus longue que large, très étroite en avant Ann. Soc. ent. Fr., LXXXVIN [1919]. 26 390 Dr F. Sanrscur. — Formicides africains et américains nouveaux. des yeux, arrondie en arrière de ceux-ci qui en occupent plus du tiers médian des côtés et sont plus saillants en avant. Le scape dépasse de près de sa moitié le bord occipital. Épistome très convexe. Mandibules spatuliformes, faiblement acuminées et inermes. Mésonotum et scutel- lum sur le même plan et bien plus hauts que l’épinotum. La face basale de celui-ci est assez oblique et près du double plus longue que la déclive avec laquelle elle forme un angle arrondi. Écaille nodiforme comme chez G". Rhodesia : Bulawayo (G. ARNOLD). M. ARNOLD ne m'avait tout d’abord envoyé que des ©’ qui cou- raient sur les buissons. Après des recherches difficiles il réussit à dé- couvrir le nid dont l’orifice ne mesure pas plus de 2 mm. et dont les chambres se trouvent à 7 em. de profondeur dans le sol. ERRATA Nouvelles Fourmis d’Afrique. Ann. Soc. Ent. France [1915]. p. 247 ligne 6 au lieu de Long. 3,8 à 4 mill. lire Long. 38 à 40 mm. D 260 3) mn} 1\1Épistome — Épinotum. p.279 — D — Esau — Absalon. p. 510 — 1 = Vollenwiederi — Vollenweideri For. p. — — 2et 4 en commençant en bas, au lieu de rostratus lire rastratus. Bull. soc. ent. France, 1918. p. 182, 4" ligne, au lieu de Atopogynes lisez Atopogyne. 10° — Oxygynes — Oxygyne. VESPIDES, EUMÉNIDES ET SPHÉGIDES SUDAMÉRICAINS DE LA COLLECTION JULES DE GAULLE par le D' Jean BRÈTHES. \ M. Jules de GAULLE, ayant eu l’amabilité de m'envoyer un certain nombre de Guêpes et de Cerceris sudaméricains, je vais donner la liste de ces intéressants insectes, en faisant les observations auxquelles ils ont donné lieu; jy ai ajouté d’autres Odynerus de ma collection par- ticulière. Que notre collègue veuille bieu recevoir ici l'expression de toute ma reconnaissance. VESPIDAE 1. — Parachartergus apicalis (Fab.) R. Ih. — U exemplaire de Nouveau-Chantier, Guyane française, recueilli en mars. 2. — Synocca surinama var. cyanea (Fab.). — Un exemplaire du territoire des Misiones, Republique Argentine. 3. — Protonectarina Sylveirae (Sauss.) Ducke. — C’est encore l’u- nique espèce du genre établi par M. Duce, du Musée de Para. Un exemplaire de San Ignacio, Misiones, République Argentine. 4. — Polybia fasciata (Lep.) Sauss. — Un exemplaire de Nouveau- Chantier, Guyane française, recueilli en avril. D. — Polybia rejecta (Fab.) Sauss. — Un exemplaire de Nouveau Chantier, recueilli en mai. 6. — Polybia atra Sauss. — La Vespa atra Oliv., étant un Mega- canthopus, il n’y a plus lieu d'appeler la présente espèce Polybia nigra, ainsi que la établi M. Ducxe dans ses bons travaux sur les Vespides sudaméricains. Un exemplaire de San Ignacio, Misiones, et un autre du Rio Dulce, de Santiago Del Estero, République Argentine. 7. — Polybia liliacea (Fab.) Sauss. — Un exemplaire des Roches de Kourou, Guyane française. 8. — Miscocyttarus labiatus (Fabr.) Sauss. — Un exemplaire de San Ignacio, Misiones. 392 D' JEAN BRÈTHES. EUMENIDAE Genre ÆZethus Fabricius. 9. — Zethus auruleus Sauss. — Un exemplaire de Nouveau-Chan- tier, Bas Maroni, Guyane française. 10. Zethus Hilarianus Sauss. — Deux exemplaires, l’un de Goyaz, Brésil et l’autre de Rio Salado, Chaco santafecino (WaGxer leg.). | 11. Zethus maronensis, n. sp. — . Niger, mandibulis macula, clypeo, maculis 2 supra antennas, sinu oculorum, linea postoculari, antennis art. 6-11 subtus, pronoto antice, tegulis (in medio puncto fusco), scutello punctis 2, postscutello transverse, mesopleuris puncto, abdomine segmentis 1-6 (subtus 2-6) paulum, femoribus anticis linea, tibiis 4 anticis linea flavis; tibiis et tarsis plus minus ferrugineis, alis infumatis, venis nigris. — Long. : 12 mm. Alae : 8 1/2 mm. Tout le corps avec une très fine pubescence dorée. La tête est trans- verse avec ponctuation forte, non serrée, les espaces avec une ponc- tuation très fine, le elypéus transverse, arrondi aux angles supérieurs, avec ponctuation assez fine et éparse, les espaces presque lisses avec ponctuation très fine; il est transversalement convexe vers son tiers antérieur, le bord antérieur comme tronqué avec une petite encoche arquée au milieu, les dents presque nulles. La crête entre les antennes est mousse. Le 2° article du funicule est une fois et demie plus long que le 3°; le dernier article est un peu plus long que l’antérieur, arqué et eflilé à la pointe. La ponctuation du thorax est plus serrée que celle de la face, excepté aux mésopleures où elle est assez éparse et au bord latéral du segment médiaire où elle est également assez éparse. La crête du pronotum ést aiguë, les bords latéraux un peu convergents vers l'avant. Le mésonotum avec une ligne médiane antérieure imprimée. Le scutellum est quadrangulaire, le postseutellum triangulaire avec une fine crête transverse, le bord postérieur faisant face à la troncature du segment médiaire. Celui-ci a une crête qui encercle l’impression postérieure peu profonde, légèrement ponctuée; une autre Crête latérale arquée qui sépare le bord latéral du supé- rieur. Premier segment de l’abdomen subcylindrique atténué au tiers antérieur, fortement ponctué avec espaces lisses et une légère impres- sion antéapicale ; deuxième segment avec pétiole court, égalant presque en longueur le diamètre de l'extrémité du premier segment, campa- nulé, avec ponctuation microscopique, cette ponctuation cependant assez forte juste avant la lamelle apicale qui est simple; en dessous = 0 Yom Hyménoptères sudaméricains. 393 la ponctuation est distincte, mais assez éparse. Tibias médians avec un éperon. Un exemplaire de St-Vincent du Maroni, Guyane française. Genre Eumenes Latreille. 12. — Eumenes tuberculatus Fox. — Un exemplaire de San Ignacio, Misiones. 13. -— Eumenes Gaullei, n. sp. — ©. Minutus, niger, puncto interantennali, sinu oculorum, linea postoculari, scapo antice, pronoto antice (utrinque dilatate) et margine postico, mesonoti spina, scutello antice, postscutello, segmento mediario puncto basali et altero prope basin abdominis utrinque, abdomine segmentis 2 primis apice paulum et 3° tantulum in medio, femoribus 4 anticis apice et tibiis 4 anticis extus flavis ; funiculo (supra obscure) et pedibus plus minus obscure fer- rugineis ; alis infumatis, ad costam paulum obseurioribus, venis nigris. — Long. : 6 mm. Alae : 4 1[2 mm. La tête est un peu plus large que le thorax, plus large que haute, lisse, à ponctuation fine et non serrée, cette ponctuation étant distincte et un peu plus forte transversalement au-dessus des antennes; le elypéus cordiforme, un peu convexe, aussi long que large, sans ponctuation, incisé triangulairement en avant; les dents apicales seraient assez peu distinctes si ce n’était une légère crête au-dessus d'elles; la crête entre les antennes assez mousse; sans impression frontale au-devant de l’ocelle; les ocelles presque en ligne droite, une tangente au-devant des ocelles latéraux touchant un peu l’ocelle antérieur. Thorax assez fortement ponctué, &es interspaces lisses, les métapleures un peu enfoncées et verticales, ainsi que le postscutellum, lisses; les angles antérieurs du pronotum presque droits, la crête antérieure très peu prononcée, le bord postérieur parabolique; le disque du mésonotum non imprimé; le scutellum quadrangulaire, le postscutellum transverse à peine avancé en arrière, le segment médiaire tronqué après le post- scutellum et arrondi inférieurement; l'impression médiane longitu- dinale très peu prononcée, sans angles latéraux sinon uniformément arrondi, la ponctuation un peu plus éspacée qu’au mésonotum, mais pas plus grosse; les écailles alaires peu ponctuées. Premier segment de labdomen une fois et demie plus long que le thorax, allongé, dilaté vers l'extrémité surtout en dessus et avec une forte impression iransverse subapicale, Sans ponctuation. Deuxième segment aussi long que large, campanulé, lisse, imponctué, avec une très fine pubes- 39% D' JEAN BRÈTHES. à cence grise; lame apicale distincte, brune; les segments suivants lisses, imponctués. 1 G' des Roches de Kourou, Guyane française. 14. — Eumenes pedunculatus (Latr.) Brèthes. (— Polistes pedun- culata Latr., Voy. Humboldt et Bonpland, I, 1811, p. 217, n° 48, t. XXIL, f. 43 0). Cet Hyménoptère n'apparaît dans aucun catalogue. Il m'a beaucoup intrigué pour reconnaître, si possible, il n'aurait pas été publié sous un autre nom postérieurement. La description de LATReILLE est très bonne et le dessin en est excellent. Sans peine on reconnaît qu'il s’agit d’un Eumenes voisin de E. minutus Fab. du groupe B. « Thorax a little longerthan wide » (SAUSSURE, Amer. Wasps, p. 75).J’aurais même cru qu'il s'agissait peut-être de cette même espèce, mais tandis que SAUSSURE dit des ailes de E. minutus : alis subinfuscatis, LATREILLE représente et décrit les ailes de son espèce : alis superis flavicantibus, ad apicem dilutio- ribus ; stigmate nigro cellulaque marginali fuscis, ce qui nous reporte à Eumenes argentinus (Berg.) Brèthes. Que l'espèce de LATREILLE, des bords de l’'Amazone, corresponde à l’espèce argentine, j'äi de la difficulté à l’accepter, car si cette dernière a les deux premiers seg- ments de l’abdomen jaunes seulement, et la première le bord des cinq premiers segments également bordés de jaune, cette plus grande abondance de jaune devrait amener des taches jaunes aussi sur plu- sieurs parties de la tête : clypéus, sinus oculaires, etc... En tout cas l’'Eumenes pedunculatus (Latr.) me parait très voisin de l’Eumenes ar- gentinus (Berg.). 15. — Eumenes fulvomaculatus Fox. — Un exemplaire de la Guyane française. © 16. — Eumenes callimorphus Sauss. — Un exemplaire de les Hattes, Bas Maroni, Guyane française. 47. — Eumenes proximus Fox. — Un exemplaire de Nouveau-Chan- tier, Bas Maroni. A8. — Eumenes magnus Brèthes. — Un exemplaire de Mendés, Brésil, à 92 kil. de Rio de Janeiro. 19. — Eumenes canaliculatus (Oliv.). Sauss. — Deux exemplaires de Rio Salado, Chaco de Santiago del Estero, République Argentine recueillis par M. WAGxer, en décembre. 90. — Eumenes canaliculatus, var. mendozanus Schr. — Deux exemplaires de La Rioja (République Argentine). Tobe OQR POAl NEER RE OERRUNE PES 2 RS » MES € D TEA , Pt : - ; 14 Me 18 4 My À : Hyménoptères sudameéricains. 395 Genre Montezumia Saussure. 21. — Montezumia apicalis Sauss. — Deux exemplaires de la Guyane : les Hattes et Nouveau-Chantier, au Bas Maroni. 22. — Montezumia Leprieuri (Spin.) Sauss. — Un exemplaire de les Hattes, Bas Maroni, Guyane française. 23. — Montezumia anceps Sauss. — Un exemplaire de Gran Chaco (République Argentine). 24. — Montezumia ferruginea Sauss. — Quatre exemplaires de la République Argentine : Rio Tapenago (Chaco), Rio Salado, Rio Dulce (Santiago del Estero), La Rioja. 25. — Montezumia brunnea Sauss. — Un exemplaire de les Hattes, Bas Maroni, Guyane française. 26. — Montezumia liliacea Grib. — Un exemplaires de les Hattes, Bas Maroni. 27. — Montezumia Bruchii Brethes. — Deux exemplaires de la République Argentine : La Rioja et Gran Chaco. ù Genre Monobia Saussure. 28. — Monobia apicalipennis Sauss. — Deux exemplaires de Nou- veau Chantier, bas Maroni. 29. — Monobia Gaullei, n. sp. — . Nigro-ferrugineo-flavoque variegata. Capite, funiculo, mesonoto, scutellis, pleuris, Segmento me- diario, segmento primo abdominis maxima parte, 2 basi, 3-7 usque ad flavum apicalem, femoribus anticis paulum, 4 posticis marima parte nigris. Scapo vix toto et funiculo art. 1°, pronoto, tequlis, post- scutello linea transversa, segmento mediario canthis, segmento primo abdominis apicem versus, 2? maxima parte supra, et pedibus ferrugi- neis. Mandibulis (marginibus exceptis), clypeo, lineola transversa su- prainterantennali, linea oculari interna usque ad sinum oculorum, scapo subtus, linea postoculari, pronoto antice diffuse, segmento 1° abdominis linea anteapicali cum puncto laterali conjuncta, segmentis sequentibus (supra subtusque), sed segmento 2 subtus maxima parte flavis. Alae ferrugineo-fuscae, in cellula radiali fusciores. — Long. : 11 mm. Alae : 10 mm. Tout le corps avec un léger velouté plus ou moins ferrugineux. Clypéus légèrement plus large que long, son bord antérieur tronqué en un arc très ouvert, les épines peu saillantes, un peu divergentes, uniformément ponctué, mais devenant imponctué vers la base. Tête mate, densément ponctuée, sa pilosité plus obscure qu’au thorax. Une 396 D' JEAN BRÈTHES. crête interantennaire, sans impression frontale longitudinale. La tête est normale, non renflée derrière les yeux, mais avec crête aiguë à l'occiput. Thorax un peu plus long que large, peu atténué latéras lement vers l'avant et plus en arrière, tronqué en avant et en arrière, le bord antérieur du prothorax avec une fine crête aiguë, le pronotum, le mésonotum et le scutellum avec ponctuation irrégulière : cette ponctuation se distingue surtout au pronotum. Scutellum quadrangu- laire, transverse, une ligne médiane longitudinale presque imper- ceptible. Postscutellum très oblique, presque vertical, faisant partie de la troncature verticale du segment médiaire. Celui-ci ayant à sa partie postérieure une légère concavité presque circulaire qu’encercle un canthus peu prononcé. Cette concavité est assez luisante, striolée en travers et avec une légère quille médiane longitudinale. Les parties supéro-latérales du segment médiaire avec une ponctuation grosse et dense. Premier segment de l’abdomen subsessile, à pédoncule très court, de la forme de Pachodynerus avec la seule différence que la base du 2° segment n’emboîte pas exactement à son extrémité sinon qu'il est légèrement plus large (3 mm. 1/3-3 mm. 1/2. Vu de côté, le premier segment est à peu près aussi long que haut (dans Pacho- dynerus plus haut que long), le contour antéro-supérieur étant égal comme chez Pachodynerus. La ponctuation du premier segment est très fine, ainsi que celle du 2 segment; mais sur celui-ci il apparait une ponctuation éparse un peu plus forte qui s'agrandit vers l’extré- mité où elle est grosse à la base de la bande jaune apicale. Les autres segments ont une ponctuation également grosse. Sous l’abdomen la ponctuation est grosse, non dense, excepté à la moitié basale du 2 segment et sous le 7° où elle est nulle;- une impression médiane à la moitié basale du 2° segment ventral. Un exemplaire de Puebla, Mexique. 30. — Wonobia angulosa, subsp. cingulata Brèthes. — Un exem- plaire de Rio Salado, Chaco de Santiago del Estero, République Ar- gentine. 31. — Nortonia excipienda (Spin.) Zav. — Un emplaire de Valdi- via, Chili. 32. — Nortonia Arechavaletae (Brèthes) Zav. — Un exemplaire de Rio Salado, Chaco de Santiago del Estero, République Argentine. Genre Gdynerus Latreillle. 33. Odynerus Clarazianus Sauss. — Trois exemplaires de La Rioja, République Argentine. Hyménopteres sudamericains. 397 34. — Odynerus (Ancistrocerus) goyasensis, n. Sp. — Q. Niger, capite (macula ocellari, mandibulis apice, et antennis dimidio apicali nigris), prothorace, tequlis, scutello dimidio postico, mesopleuris et pedibus ferrugineis; clypeo supra, prope sinum oculo - rum, pone oculos, pronoto antice posticeque, mesonoti spina, cantho postscutelli, macula subalari, segmento mediaro canthis, segmento 1° apice anguste, cum puncto laterali congruente, segmentis 3-5 an- guste et gradatim minus transverse, femoribus anticis apice et tibiis totis linea flavis. Alae modice ad costam obscuriore fumatae, — Long. : 9 mm. Alae : 9 mm. Le clypéus est cordiforme, tronqué en avant en un arc très léger, les angles peu avancés, ponctué, lisse entre les espaces. Une crête entre les antennes. Un espace lisse entre les antennes et les yeux; le reste de la tête densément ponctué, l’occiput avec crête aiguë qui envoie une crête mousse vers les yeux en face du sinus oculaire. Pro- notum densément ponctué, tronqué en avant et avec une fine crête aiguë, ses angles latéraux droits, la séparation avec les propleures émoussée. Mésonotum un peu plus long que large, densément ponctué, une ligne médiane antérieure lisse. Scutellum quadrangulaire, trans- verse, un peu déclive, assez densément ponctué. Postscutellum très court, avec crête aiguë qui fait pendant avec le canthus du segment médiaire, cette crête étant interrompue au milieu. Lesegment médiaire a ses parties supéro-latérales obliques, avec ponctuation éparse; la partie postérieure est verticale, très peu concave, correspondant avec la partie tronquée du postécusson; une légère quille médiane qui s’élargit un peu vers la base de l'abdomen et avec une ponctuation presque nulle. Une crête aiguë qui continue le canthus du postécusson et s’arrête aux angles latéraux. Premier segment de l’abdomen très peu convexe en avant avec quille médiane; il est plus large que long après la carène supéro-antérieure, avec ponctuation très fine, presque imperceptible etune très légère impression dorsale médiane. Deuxième segment à peu près aussi long que large avec ponctuation très fine, s’accusant un peu plus vers les bords latéraux et postérieur. Seg- ments suivants également avec ponctuation très fine. Un mäle de Jatahy, province de Goyaz, IX-XI 1943. 35. — Odynerus (Euancistrocerus) bolivianus, n. Sp. — ©. Assez voisin de l’Odynerus flavomarginatus Brèthes avec les poils fauves de la tête et du thorax, la macule subapicale du clypéus, la ponctuation, la légère bosse sur le 2° segment abdominal, etc. ; mais s’en distingue par l’absence de la ligne jaune derrière les yeux, 398 D' JEAN BRÈTHES. par la présence d’un liséré jaune au bord antérieur du pronotum, par les deux premiers segments de l’abdomen seuls à liséré non très large à leur extrémité, les segments ventraux trois et quatre ayant aussi un léger liséré jaune à leur extrémité, mais sans atteindre les côtés, etpar les ailes légèrement enfumées et un peu plus chbscures au bord costal, à la cellule radiale et après celle-ci. — Long. : 42 mm. Ailes : 10mm. Un exemplaire recueilli au Beni (Bolivie), par le R. P. Corger et qui me fut envoyé par M. le D' CarLos. E. PorTER. — Ma collection. 36. — Odynerus (Stenancistrocerus) idoneus, n. Sp. — ©. Niger, clypeo maculis 2 apice et alteris 2 prope basin, scapo antice, macula interantennali, sinu oculorum, litura postoculari, pronoto an- lice posticeque, tegulis (puncto in medio ferrugineo), scutellis in medio transverse, maculis 2 parvis sub alas, marginibus totis segmentorum abdominis sat anguste, femoribus 4 anticis litura anteapicali, tibiis 2 anticis litura flavis ; antennis et tarsis obscure ferrugineis; alis hya- linis, venis piceis. Long. : 8 1/2 mm. Alae : 7 1/2 mm. Tête, vue de devant presque circulaire, subearrée ; clypéus cordi- forme, un peu plus large que long, subtronqué en avant, ses angles courts, divergents et coniques. La tête est ponctuée, un espace lisse entre les antennes et les yeux, l'impression longitudinale frontale rem- placée par une très légère fossette au-dessus de la crête interanten- naire. Thorax manifestement plus long que large, un peu rétréci en avant, le canthus qui sépare le pronotum des propleures complète- ment effacé; le mésonotum plus long que large, les écussons suivant la déclivité du mésonotum, l’écusson subrectangulaire, le postécusson triangulaire, son angle postérieur tombant exactement pour com- mencer la déclivité du segment médiaire. Celui-ei ayant de chaque côté une crête oblique jusqu'à l'angle externe pour tomber ensuite également oblique vers la base de l'abdomen. Sur le bord latéro-supé- rieur de cette crête le segment médiaire s’affaisse un peu vers l'arrière avec une ponctuation plus grosse que celle de l’écusson ; dans Pin- tervalle des crêtes le segment médiaire est subvertical, très finement ponctué, soyeux, avec une crête médiane longitudinale. Les méso- pleures sont ponctuées à peu près comme le dos, les métapleures imponctuées, devenant un peu ponctuées-rugueuses vers Pangle supéro-latéral du segment médiaire. Abdomen ovale, le premier seg- ment plus large que long après la crête transversale et ponctué comme le mésonotum, la partie antérieure du segment avec une quille longi- tudinale et à peu près imponctuée. Deuxième segment un peu plus long que large, cylindrique, un peu atténué à l'avant, sa ponctuation / Hyménoptères sudaméricains. 399 bien plus fine que celle du premier segment, devenant un peu plus dense et plus forte vers l'extrémité. La ponctuation des segments suivants comme celle de l'extrémité du 2. Les nervures récurrentes, l'une vers la base et l’autre presque à l'extrémité de la 2° cellule cubi- tale. : Un exemplaire de San Ignacio, Misiones, République Argentine. 37. — Odynerus (Stenancistrocerus) idoneiformis, n. Sp. — Q. Niger, scutellis vix totis el seymentis 2 primis abdomine modice anguste flavis; antennis funiculo subtus ferrugineo; alis hyalinis, ad costam tantum infumatis, venis mnigris. Long. : 8 1/2 mm. Alae : 7 1/2 mm. Cette espèce est bien semblable à la précédente dont on peut cepen- dant la distinguer par les caractères suivants : le clypéus tronqué à l'avant en un arc très léger, ses dents ni coniques ni divergentes, presque nulles ; une impression au vertex derrière les ocelles; le seg- ment médiaire ayant au milieu une face subhorizontale presque aussi longue que le postécusson; les arêtes du segment médiaire n’arrivant pas au bord du segment en ses angles latéraux, mais plus resserrées, l'espace compris moins vertical et plus oblique, finement ponctué, une crête médiane longitudinale; dos du premier segment de l'abdomen avec une ponctuation à peu près égale à celle de lextrémité du 2e segment, bien moins forte que celle du mésonotum. J'ai trouvé l'unique exemplaire de cette espèce à General Urquiza (Buenos-Aires) en mars 1915. — Ma collection. 38. — Odynerus divergens Zav. — F'attribue à cette espèce dont le mâle seul est connu, une femelle qui me parait complètement lui con- yenir. Sont jaunes :-le bord supérieur du clypéus, un peu interrompu au bas de la carène interantennaire, un point subantennaire, un point au sinus oculaire, une petite ligne postoculaire, le bord antérieur du pronotum (interrompu au milieu), l’épine mésonotale, un point sous- alaire, le postécusson, la crête entière du segment médiaire, le bord postérieur des segments de l'abdomen 1-5, les 1 et 2 non larges, les autres moins, l'extrémité des fémurs antérieurs et une ligne à tous les tibias. Une © de Pariacabo, rivière de Kourou, Guyane française. 39. — Odynerus concavus Brèthes. — Un exemplaire de San Igna- cio, Misiones, République Argentine. 40. — Odynerus platensis Brèthes. — Un exemplaire o° qui repré- sente une légère variation du type ayant le clypeus avec une ligne transverse noire en croissant. Du Grand Chaco, République Argentine. 400 D' JEAN BRÈTHES. 44. — Odynerus chiliotus, var. unicinetus Zav. — Un exemplaire du Chili. Genre Pachodynerus Saussure. Ceux qui se sont occupés de ce petit groupe d’Euménides ont tous reconnu la grande variabilité que présentent les dessins jaunes que peuvent offrir le thorax et l'abdomen. De plus le velouté plus ou moins doré peut exister à différents degrés dans la même espèce jus- qu’à disparaître à peu près complètement. La présence de quelques Pachodynerus dans la collection de M. Jules de GAULLE et qui pro- viennent de la Guyane, région où furent recueillis les types de LATREILLE, M'a fait saisir l’occasion de revoir les organes masculins des espèces dont j'ai pu disposer. Les crochets sont particulierement instructifs dans ces espèces. Pour faire une préparation uniforme de ces pièces, je les fais macérer quelques heures dans la potasse pour libérer les parties chitineuses des muscles qui peuvent entraver une vue claire de ces organes. Puis une pression dorso-ventrale les fait étaler horizontalement. Je distingue dans les crochets le col (c) qui est ordinairement allongé, loreillétte (o) qui se trouve dans un plan normal avec l’ensemble des crochets et qui est ici aplatie, enfin les pédoncules (p) qui servent de base à l'organe, les pédoncules ont généralement une apophyse laté- rale (a). D’après les crochets que j'ai pu étudier, je reconnais les espèces de la manière suivante : LGoL'ines ÉlaRnL 2 TALINE O UNE! P. brevithorax Sauss. Col'allongé | simplet ii ÉD REIUT MU CORNE ASTREE 2. 2e OrBILEITE ANONGÉC 228 PME NES AAA Nr Rs 04 Oreillette plus ou moins semicirculaire, ou carrée..... 4. 3. Bords de l’oreillette denticulés. .......... P. serrulatus, n. sp. Bords de l'oreillette simples............. P. argentinus Sauss. k.. Oreillette carrée......1.....: RTS RENTREE P. peruensis Sauss. Oreulette semicirculaire her Nes ERer RTS AU 5. Distance entre les oreillettes et les appendices des pédon- cules moindre que le diamètre des oreillettes........... MORE LR E Ve RAMÈNE SAME ER P. praecox Sauss., P. nasidens Latr. Distance entre les oreillettes et les appendices des pé- doncules plus grande que le diamètre des oreillettes... nb TT Enr le EURE P. punctulatus, n. sp., P. nigriculus Berg. Hyménoptères sudamericains. 401 Les dessins qui accompagnent ce travail donneront une idée assez exacte de ce que j'ai observé; de plus dans le dessin du P. nasidens j'ai mis l’initiale de chaque partie considérée. Naturellement, j’ai dû aussi rechercher dans les caractères externes de ces insectes la manière de les reconnaitre entre eux, en tàchant le plus possible de faire abstraction des bandes jaunes sur lesquelles on doit peu insister. Je distingue ‘donc les espèces de la manière suivante : 4. Clypéus distinctement bidenté.......... P. brevithorax Sauss. Clypéus tronqué où à peu près........... Ar ASE Ne 2. 2. Premier segment abdominal avec bande jaune......... 3. Premier segment abdominal sans bande jaune. ........ ÿ. 3. Le bord postérieur du 2° segment avec ponctuation dense >. distincte de celle du dos de ce segment. ...... US RITÉ 4. Le bord postérieur du 2° segment avec ponctuation assez fine qui fait transition avec celle du reste du dos du LE UTIITe 1 SAN SRE CEE A PSN TA P. punctulatus, n. sp. Postécusson lisse, à peu près imponctué, la transition entre ses parties supérieure et postérieure sans canthus. SENS R ARR ET OR NN RER PERS P. praecor Sauss. Postécusson avec canthus légèrement con a ponctué. ne ee et D der la ed ae LS de A . peruensis Sauss. Ailes plutôt HEURES D A RU RET SPA MR P. nigriculus Berg. Ailes ferrugineuses, surtout à la costale, un peu rembru- ‘ MIO ANTANNA FE. OCR NS Er RL Lee SARA RAT MUR 6. Crète du segment médiaire à peine sensible près du post- ÉPHSSON: 4 Not, L'UAMEANTID CRETE A AT FR EE 7 Crête du segment médiaire descendant jusqu’à fable pére ML, ET ao call sors e NAT HAN CC 8. Plusieurs segments de l’abdomen avec bande jaune... OU Ne ML RE UNE P. argentinus Sauss, Aucun segment, ou le 2, ou le 2 et le 3°, avec bande HIFI EMA NE SORTE AT PER CE P. argentinus andinus Brèthes La crête du segment médiaire (généralement jaune) a une partie horizontale et une partie subverticale. P. nasidens Latr. La crête du segment médiaire est un peu arquée, subho- ROMA MM LE ART HE RETIRE TIEQ P. serrulatus, n. sp. 402 D' JEAN BRÈTHES. A leur tour les femelles se distingueront comme suit : ©t er 10. A1: . Clypéus distinctement bidenté...........:....... etre . Ailes rembrunies surtout près de la côte . Le disque du elypéus strié longitudinalement Clypéus tronqué ou très peu excavé en avant......... Ailes plutôt: ferrugineuses surtout près de la côte...... ÆE © I Rç Les deux premiers segments de l’abdomen sans liséré TUNER ER A SEA ENT NN A AIS RARE P. nigriculus Berg. Les deux premiers segments de l'abdomen avec liséré RARE PRET RS CEA Er ER RARES P. praecox Sauss. Le liséré jaune du 4° segment à peu près aussi large que JE CU QU 1 (Ame U a A PS D M NE P. peruensis Sauss. Le liséré jaune du 1% segment nul {ou à peu près)..... 5: . Plusieurs segments de l'abdomen avec bande jaune... 6. Aucun segment, ou le 2, ou le 2 et le 3°, avec jaune... RER CRUE CR A ae TASER P. argentinus andinus Brèthes. SA er NON Se SA AR AN P_ argentinus Sauss. Le disque du clypéus ponctué......... P. brevithorax Sauss. Males alles rembeUnIeS ORNE PS EE PGA eo Les-atles plutôt ferrugineuses "27 RARE er 10. He CINDEUSSITIE ES RS de RARE 0e P. validus Brèthes. Les CIVPÉUS DONCIULE PSE NRC EE ADN PRET NE D 9. . Le 2% segment de l'abdomen avec ponctuation dense à PEXIPOMILE LL RSR RE RATE P. praecox Sauss. La ponctuation du 2°segmentpeu différenciée. P.punctulatus,n.sp. Le segment médiaire bidenté de chaque côté. P. Gaullei, n. sp. Le segment médiaire non bidenté....... PET AU 11. De clypeus Stripes con P. nasidens Latr. Le clypéus distinctement ponctué........ P. serrulatus, n. sp. 42. — Pachodynerus nasidens Latr. (Fig. 1.) — Dans cette espèce, les crochets ont le col allongé, ordinaire, l'oreillette réniforme, son diamètre plus grand que la distance qui la sépare des appendices des pédoncules. D’après les exemplaires que j'ai en mains, cette espèce se trouve dans la Guyane francaise, au Bas Maroni : les Hattes; Hyménoptères sudaméricains. 403 Maroni : Albina; haut Maroni : La Forestière, Nouveau-Chantier (Coll. de GauLce), ainsi que dans la République Argentine, elle doit par conséquent s'étendre sur tout le Brésil. 43. — Pachodynerus serrulatus n. sp. (Fig. 2.) — .CumP.nasi- denti Latr. simillimus, sed hamuli aliter conctructi. Long. : 9 mm. Alae : 7 mm. Clypéus, bord interne des yeux sans atteindre le fond du sinus ocu- laire, le scape antérieurement, un liséré au bord postérieur du pro- notum, le canthus du postécusson, le haut de la crête du segment médiaire, les segments 2-6 (dorsaux et ventraux) de l'abdomen, une ligne au bord antérieur des tibias, le protarse antérieur en avant jaunes; les antennes, les tibias et les tarses d’un ferrugineux plus obscur aux antennes. Le duvet doré de la tête et du thorax presque insensible. J'ai comparé longuement les parties externes de cette espèce pour relever quelque différence qui püt la faire reconnaître de P. nasidens. Pachodynerus, armature génitale «7 chez : 1. P. nasidens Latr. (a — apophyse génitale; c — col; o — oreillette: P = pédoncule); — 2. P. serrulatus Brèthes:; — 3. P. punclulatus Brèthes ; 404 D' JEAN BRÈTRES. C’est à peine si j'ai pu entrevoir une légère différence dans la dis- position des crêtes du segment médiaire dans le P. nasidens, ces crêtes ont la partie supérieure à peu près horizontale pour s’inflé- chir ensuite et devenir presque verticales, cette seconde partie étant au moins deux fois plus longue que la première; dans P. serrula- tus, cette crête ne présente pas si distincte sa partie verticale, ayant une disposition arquée à peu près horizontale. Par contre, les cro- chets sont bien distincts : l'oreillette est construite dans la forme de celle du P. argentinus, plus large cependant au voisinage du col, et le bord externe étant constitué par une série de fines denticulations. L'insecte type provient de Villa Morra, Paraguay : c’est cet insecte dont je publiai les organes mâles dans les Anales del Museo Nacio- nal de Buenos Aires, (3) VI, 1906, p. 345, sous le nom de P. nasi- dens. ‘ J'attribue à cette espèce quelques femelles qui proviennent de Mi- siones (Rép. Arg.) dont la différence essentielle avec P. nasidens Q consiste dans le clypéus qui est manifestement ponctué-au lieu de finement strié. La crête du segment médiaire légèrement distincte chez les G*', est chez les © comme dans P. nasidens, avec partie sub- horizontale et partie subverticale distinetes. — Coll. Mus. Nacional de Buenos Aires. k4, — Pachodynerus punctulatus, n. sp. (Fig. 3.) — Niger, pro- moto postice, postscutello antice, seymento mediario cristulis, puncto parvo sub alas, abdomine seygmentis 2 primis, tibiis 4 anticis linea flavis ; labro, clypeo summo apice ferrugineis; alis precipue ad costam infu- matis. Long. : 10 mm. Alae : 9 1/2 mm. Clypéus un peu plus large que long, cordiforme, subtronqué à l’a- vant, sa surface ponctuée. Une légère impression à l’occiput. Tho- rax subcarré (vu d’en haut), la crête du pronotum peu élevée, le postécusson sur le plan du segment médiaire, la crête qui sépare les faces supérieure et postérieure remplacée par un plan légèrement arqué, le segment médiaire plan, avec les strioles arquées, ses crêtes supéro-latérales en partie horizontales et en partie subverticales et terminant à l’angle latéral qui se présente un peu prononcé quand on l’observe de côté. L’abdomen de forme ordinaire, sa ponctuation’ assez légère même vers l'extrémité du 2° segment où elle est loin d’être forte et serrée comme dans la généralité des espèces. Aïles noi- râtres à la côte, enfumées dans le reste. Le mâle ne diffère de la femelle que par le clypéus à peu près aussi long que large, subtronqué en avant, la ponctuation impercep- Hymenoptères sudaméricains. 405 tible, jaune, le disque noir. Les crochets sont de la forme ordinaire, l'oreillette relativement petite, la distance qui la sépare des appen- dices des pédoncules plus grande que leur diamètre. Cette espèce est très voisine de P. praecox Sauss. dont elle se dis- tingue au premier abord par la ponctuation faible du 2° segment abdominal. Dans les Anaies del Museo Nacional de Buenos Aires (3) VI, 1902, p. 298, je réunis en une seule espèce P. praecox Sauss. et P. La Platae Sauss. parce que les descriptions ne signalaient aucune différence appréciable, et à ce qu’il paraît, de SAUSSURE n'avait pas sous la main les types de la première espèce pour leur comparer ceux de P. La Platae au sujet duquel il dit (Americ. Wasps, p. 241) : « This is posibly the same as O0. praecox ». M. Jules de GauLce s’est livré aux recherches nécessaires — ce dont je le remercie bien sincèrement — pour établir que P. La Platae possède la faible ponctuation du 2° segment de l’abdomen et ne peut par conséquent être l’espèce actuelle. 45. — Pachodynerus Gaullei, n. sp. — ©. Niger, paululum aurato-villosus, mandibulis macula, pronoto antice posticeque tantum, postscutello transverse, Segmento mediario carinis laterosuperis, seg- mentis 2-6 apice, tibiis litura flavis; clypeo angulis, tequlis, tibüis et arsis ferrugineis, alis ferrugineis apice tantum fuscis. Long. 19 mm. Alae : 8 mm. Le clypéus est tronqué et légèrement excavé en avant comme chez P. nasidens Latr. et sa surface a une ponctuation-striation assez mar- quée, tandis que dans l'espèce de LATREILLE celte surface est finement striée longitudinalement. Vu d’en haut le thorax est à peu près carré, le postécusson participe de la troncature du segment médiaire et est identique à celui de P. nasidens : sa partie postérieure lisse, puis vers l’angle supérieur pointillé avec le canthus finement denticulé. Le segment médiaire est construit sur le même plan étant lisse dans sa concavité et strié finement en arc. Mais ce qui est caractéristique pour P. Gaullei, ce sont les deux épines aiguës que montre le segment médiaire de chaque côté : la supérieure qui continue la crête supéro- postérieure, et l’inférieure qui continue les valves de la base de lab- domen; l’épine inférieure est légèrement relevée à son extrémité. L’abdomen n’a rien de particulier. J'aurais identifié ce Pachodynerus avec P. diabolicus Sauss. qui possède les deux épines de chaque côté du segment médiaire, mais il ne peut répondre à la seconde section (Americ. Wasps, p. 244) dont £ Ann. Soc, ent. Fr., LXXxvIII [1919]. 27 406 Dr JEAN BRÈTHES. la forme .est plus allongée, l’abdomen moins conique, plus cylin- drique ou déprimé. Un exemplaire de Fracatal, Vénézuéla. 46. — Pachodynerus praecox Sauss. (Fig. 4.) — Les crochets decette espèce se distinguent par la pièce latérale du col qui est étroite et subparallèle avec le bord avant d'atteindre l'oreillette et par la petite distance qui sépare l'oreillette des appendices du pédoncule. À 2 & Pachodynerus, armure’ génitale ‘- 4. P. praecox Sauss.; — 5. P. brevithorax Sauss. 47. — Pachodynerus brevithorax Sauss. (Fig. 5.) — C’est une espèce curieuse par l’ensemble des crochets : le col est très dilaté en son milieu, les oreillettes sont séparées un peu du corps et sont fortement chitinisées ; les pédoncules ont aussi une forme particulière, les appen- dices n’en étant pas nettement séparés. — Deux exemplaires de La Rioja et deux autres du Rio Salado, Chaco de Santiago dei Estero. 48. — Pachodynerus peruensis Sauss. (Fig. 6.) — Dans cette espèce les crochets se distinguent bien par la base du col qui s’'épanouit latéra- lement en un aileron rectangulaire et par l'oreillette subrectangulaire Hyménoptères sudaméricains. 407 à angle postérieur légèrement prononcé. — Quelques exemplaires du Pérou. A L 6 Pachodynerus, armure génitale C. — 6. P. peruensis Sauss.; — 7. P. argentinus Sauss.; — 8. P. nigriculus Berg. 49, — Pachodynerus argentinus Sauss. (Fig. 7.) — Le col est un peu plus dilaté que chez la plupart des espèces voisines, vient ensuite l'oreillette progressivement dilatée, ses angles apicaux légèrement aigus. Les pédoncules ont l’appendice latéral normal. 50. — Pachodynerus nigriculus Berg. (Fig. 8.) — De la forme générale avec l’oreillette arrondie, son bord postéro-latéral un peu affaissé vers la base. — Un exemplaire du Rio Tapenago, Gran Chaco, Répu- blique Argentine. SPHEGIDAE Genre Cerceris Latreille. 51. — Cerceris andina Brèthes. — Un exemplaire de Rio Dulce, Chaco de Santiago del Estero, République Argentine. 408 D' JEAN BRÈTHES. 92. — Cerceris rufimana Tasch. — Quatre exemplaires de Rio Dulce, Rio Salado, Chaco de Santiago del Estero. 93. — Cerceris Jérgenseni Brèthes. — Deux exemplaires de Rio Dulce et Rio Salado du Chaco de Santiago del Estero. D4. — Cerceris gaudebunda Holmb. — pe exemplaire de La Rioja, République Argentine. 99. — Cerceris paurilla Brèthes. — Deux exemplaires de San Igna- cio, Misiones, Haut Parana, République Argentine. 96. — Cerceris tibialis Brèthes. — Un exemplaire de Rio Salado, Chaco de Santiago del Estero. 97. — Gerceris Gaullei, n. sp. — . Nigra, linea interanten- nali, linea sat lata intraoculari, pronoto in medio tantum interrupte, tegulis antice, scutello punctis 2, vel linea transversa, postscutello transverse, punctis 2 in triangulo, seggmento mediario uirinque, meso- pleuris macula, abdomine segmentis 1 et 3 sat late, 4 et 5 tantulum apice, subtus segmentis 2 et 3 modice flavis ; clypeo tantulum in medio, mandibulis (apice Subnigris), antennis art. 1° apice, 2 et 3°, capite pone oculos et pedibus plus minus obscure ferrugineis ; alis hyalinis ad costam subfuscis. Long. : 13 mm. La ponctuation est dense sur tout le corps, mais sur l’abdomen elle paraît encore plus serrée, les points y étant souvent confluents ; sur le mésonotum et le segment médiaire les espaces sont lisses ; sur les écussons la ponctuation est encore plus lâche et sur le triangle du segment médiaire elle est nulle ; sous Pabdomen elle est espacée, moins profonde. Le lobe médian du clypéus est légèrement convexe et atteint jusque vers les 2/3 de la base des antennes, son extrémité avec trois denticules presque insensibles; il est séparé de l’écusson frontal par une impression peu sensible mais noircie. La crête interantennaire est aiguë, l’écusson est subrectangulaire, le postécusson sublinéaire, le triangle du segment médiaire limité par des impressions obsolètes, légèrement convexe, lisse, avec une ligne enfoncée médiane fine; le segment médiaire avec une impression peu profonde à l'arrière. Les propleures sont striolées, les mésopleures ponctuées comme le méso- notum, les métapleures un peu enfoncées et lisses, les bords latéraux du segment médiaire ponctués comme la partie postérieure de ce segment. Le premier segment de l'abdomen est subcarré, large comme la moitié du 2° segment; celui-ci vu d’en haut est subtrapézoïdal, ses he dont Hyménoptères sudaméricains. 409 bords latéraux parallèles à peine au 1/3 postérieur ; la plaque subanale est rectangulaire, tronquée à l’extrémité, sa surface assez ponctuée. Le 7° anneau ventral est bifide à l'extrémité. Deux mûâles du Gran Chaco, République Argentine. )8. — Cerceris mendesensis, n. Sp. — ©.Nigra,mandibulis basi, litura intraoculari, pronoto anguste in medio interrupte, postscutello, tegulis antice, segmentis 3-6 (4° antice paulum, 5° magis nigris) flavis ; alis hyalinis ad costam infumatis. Long. : 11 mm. La pubescence du corps est blanc-roussâtre. Le clypéus est trans- verse, son lobe médian légèrement convexe, avec deux petites dents subapicales, la ponctuation, comme sur le reste de la tête, dense. Vue de côté, la tête a les tempes d’une largeur à peu près égale à celle des yeux. Mésonotum un peu plus fortement ponctué que la tête, une légère ligne médiane antérieure lisse; le scutellum subrectangulaire, le postscutellum transverse, le triangle bien délimité, une ligne en- foncée médiane, la surface lisse, le segment médiaire plus fortement, mais un peu moins densément ponctué que le mésonotum, un peu imprimé vers la base de l’abdomen, mésopleures ponctuées comme le mésonotum, métapleures enfoncées et lisses. Premier segment de l’ab - domen aussi long que large, lisse en devant, ponctué en dessus ; 2e segment vu d’en haut semicirculaire, ses bords latéraux parallèles en leur moitié postérieure, la ponctuation progressivement moins épaisse vers l'avant; les segments suivants avec ponctuation dense. La plaque subanale elliptique, la surface à peu près imponctuée, les bords latéraux du segment enfoncés, peu ponctués. Dessous de l’ab- domen avec quelque ponctuation sous le 2 segment devenant plus dense vers les côtés; 5° segment avec une impression médiane: 6° segment terminé en deux épines et une petite touffe de poils avant chaque épine._ Un exemplaire de Mendés, à 92 kil. de Rio de Janeiro. 99. — Cerceris ponderosa, n. Sp. — . Nigr vultu, Scapo antice, puncto postoculari, litura pronoti in medio interrupta, scu- tello obsolete transverse, segmento 1° abdominis minute, 3-7 supra vix totis, 2-7 subtus magis anguste, coxis et trochanteribus subtus femo- ribus et tibiis 4 anticis litura, tibiis posticis subtus flavis: protarsis omnibus albidis; antennis subtus, tequlis, femoribus postice dimidio apicali ferrugineis ; alis subhyalinis ad costam modice infumatis. Long. : 9 mm. Très semblable au précédent, et peut-être en serait-il le mâle, mais quelques caractères paraissent l’en séparer spécifiquement. Le jaune 440 Dr JEAN BrèTues. — Hyménoptères américains. du scutellum, au lieu de se trouver au postscutellum, le triangle basal du segment médiaire non délimité, sans la ligne médiane enfoncée et uniformément ponctué, le premier segment de l’abdomen la moitié large comme le 2°, et ponctué en avant, le 2° segment uniformément ponctué sur toute sa surface. Un exemplaire de Jatahy, province de Goyaz, Brésil. 60. — Cerceris jatahyna, n. Sp. — ©. Nigra, mandibulis (apice piceis), vultu, scapo, puncto postoculari, pronoto postice, tegulis, scu- tello punctis 2, postscutello, segmento mediario linea laterali, macula subalari, abdomine segmentis 1-6 (1° paulum latiore) apice, subtus 2-4 apice et pedibus totis a coæis (tibiis posticis externe paulum obscu- ris) flavis; antennis plus minus obscure, segmento 2 vix toto et imo apice primi ferrugineis ; alis dilute flavicantibus ad costam paulum obseuriore. Long. : 10-11 mm. La tête est densément ponctuée, le lobe médian du clypéus est très peu relevé, assez peu avancé pour terminer en trois pelites dents. Le 2e article du funicule est de la longueur du 3°. Les ocelles postérieurs sont un peu plus rapprochés entre eux qu’ils ne le sont des yeux. Le mésonotum a une ponctuation un peu plus éparse que la tête, le scu- tellum est assez peu ponctué et le postscutellum est lisse. Le segment médiaire est fortement mais non densément ponctué, le triangle basal ponctué sur les côtés. la ligne médiane constituée par des points. Les propleures sont striées, les mésopleures ponctuées, les métapleures assez enfoncées, lisses, et les bords du segment médiaire avec une ponctuation comme la partie postérieure. Le premier segment de lab- domen est subcarré, presque la moitié large comme le 2°; celui-ci trapézoïdal, ses bords latéraux parallèles à peine au 1/4 postérieur. La plaque subanale est rectangulaire, ses bords latéraux un peu con- vexes, son bord postérieur tronqué, sa surface assez ponctuée. La plaque sous-génitale est bifide. Trois mâles ge Jatahy, province de Goyaz, Brésil. APPENDICE DESCRIPTION D'UN CERCERIS NOUVEAU DE NOUVELLE-GUINÉE par le D' J. BRÈTHEs. Cerceris oceanica, n. Sp. — ©. Facie, mandibulis (apice excepto), scapo, vertice maculis 4, pronoto in medio interrupte, tegulis, scutellis, segmento mediario utrinque late, macula subalari, segmento primo abdominis dimidio apicali utrinque, Segmento 2 vix toto, 4-7 apice utrinque paulum dilatato, femoribus 4 anticis apice, tibiis 4 anticis flavis; antennis, abdomine seymento 1° in medio et apice, segmento 2 apice, 3° vix toto, 4° utrinque et pedibus ferrugineis; cetero nigro; alis paulum infumatis, ad costam apice magis brunneis. Long. : 10 mm. Alae : 8 mm. Face non densément ponctuée, lobe médian du clypéus trapézoïde, peu avancé en avant, peu convexe, crête interantennaire aiguë ; 2° ar- ticle du funicule un peu plus long que le 3°; espace entre les ocelles postérieurs moindre que celui qui les sépare des yeux; occiput à peu près aussi large (la tête vue de côté) que le diamètre de l'œil. Angles antérieurs du pronotum arrondis. Mésonotum fortement ponctué, une ligne médiane antérieure à peine distincte. Écusson quadrangulaire, moins ponctué que le mésonotum. Postécusson transverse, peu ponc- tué. Segment médiaire hémisphérique, l'impression médiane à peine accusée, la ponctuation un peu moins dense qu'au mésonotum, le triangle basal assez bien délimité, une ligne médiane imprimée, ru- eueux transversalement. Premier segment de l’abdomen à peine plus long que large, densément ponctué, un peu rétréci à Parrière. Deuxième segment fortement ponctué (comme les restants), campanulé. Plaque stibanale rectangulaire, tronquée à l'arrière, sa surface assez ponctuée. Dessous de l'abdomen ponctué non densément sur les parties élevées, lisse sur le reste; 6° et 7° segments simples, le dernier tronqué à l'extrémité. Un G de l’ile de Yule Island, Nouvelle-Guinée. Coll. de GAULLE. DESCRIPTION D'UNE ESPÈCE NOUVELLE DE PHYSATOCHEILA D'ALGÉRIE [HeMmipT. TINGITIDAE|] par Ernest DE BERGEVIN. Physatocheila Chanceli, n. sp. — Elongato ovalis, colore cas- taneo claro, ab utrinque medio membranae costae translucidae, macula castanea. Vesicula pronoti alta, compressa, carinata, a latere visa, sinuato-angulosa, antice laeviter prominente. Membranis marginalibus reflexis pronoti irregulariter anguloso-tumido-inflatis ; membrana costali elytrorum a basi ad apicem biseriatim areolata; spatio laterali elytrorum basi et apice biseriatim, medio triseriatim areolata. De forme ovale allongée, de couleur brun clair. Tête noire, munie de six épines de couleur testacé clair : sur le vertex, deux latérales et deux médianes sur le même plan, l’une antérieure à base élargie, Fig. 1. — Physalocheila C'hanceli, n. sp. l'autre postérieure ; en avant des yeux se trouvent les deux dernières. Antennes grêles, testacées, sauf le 4° article qui est noir; le 3° arti- cle égal à quatre fois la longueur du 4°, buccules testacées. Pronotum à disque surélevé, muni de trois carènes parallèles. Vési- cule antérieure ovale, légèrement comprimée latéralement, carénée par le prolongement de la carène médiane du pronotum, anguleuse- ment proéminente en avant, vue de côté, à marge supérieure angu- leusement sinuée (fig. 1). Marges latérales du pronotum épaisses, à contours supérieurs anguleusement renflés, constituées par de grosses cellules évidées à parois élevées et anguleuses (fig. 4). Une nouvelle Physatocheila d'Algérie. 413 Membrane costale, formée, de la base au sommet, de deux séries de cellules, la série externe composée de cellules plus grandes à parois latérales noires, vers le milieu, une tache d’un roux clair. Espace latéral à deux rangées de cellules, sauf au milieu, légèrement renflé, où l’on remarque une troisième rangée peu visible. Abdomen et pattes roux clair. Longueur : © 3 mm. 1/4. Un seul exemplaire ©, provenant de Bou Saada, capturé en avril par mon ami M. pe CHANcez, de Bougie, qui me l’a généreusement offert et à qui je suis heureux de dédier cette nouvelle espèce. Affinités. — Par la membrane marginale du pronotum renflée, cette espèce ne parait avoir d’affinités, dans le genre Physatocheila, qu'avec Ph. distinguenda Jak. de la Russie méridionale et du Turkestan. Elle en diffère par la vésicule du pronotum comprimé, à bord supérieur sinueusement anguleux, par les renflements anguleux de la mem- brane marginale, par la membrane costale bisériée dans toute sa lon- gueur et par ses dimensions plus réduites. Il est à remarquer que nos espèces des steppes et du Sud ont des affinités fréquentes avec les espèces des hauts plateaux de la Perse, du Turkestan et des plaines de la Russie méridionale. Souvent même on rencontre dans ces parties de l'Algérie et de la Tunisie des espèces venues de l’Est. Il résulte de ces faits, non encore suffisamment obser- vés ou coordonnés, qu'il existe une tendance marquée à l’immigra- tion vers l’Occident des espèces orientales. Il TABLE ALPHABÉTIQUE PAR NOMS D'AUTEURS DES TRAVAUX CONTENUS DANS CE VOLUME ACHARD (J.). — Description d’un nouveau Scaphosoma du Yunnan [COL. SCAPHIDHDAE]|, 328. Benec (L.). — Description d’un Triplax nouveau de Madagascar [Cou. EROTYLIDAE], 104. In. — Un nouveau Micrencaustes d'Afrique [Coz. EROTYLIDAE], 306. | BERGEVIN (E. DE). — Description d’une nouvelle espèce de Physato- cheila d'Algérie | Hémipr. TINGITIDAE |, 412-4413. Bonprorr (J.). — Supplément aux Fourmis &e France et de Belgique, 299-305. Boucomonr (A.). — Coléoptères Coprophages nouveaux d'Asie et de Malaisie, 307-320. BRèrues (D'J.). — Vespides, Euménides et Sphégides sudaméricains de la collection Jules de Gaulle, 391-4410. BROLEMANN (H.-W.). — Sur quelques Culexz des Pyrénées. II : Cam- pagne 1918, 65-103. Cros (Dr A.). — Notes sur les larves primaires des Weloidae, avec indication de larves nouvelles, 261-279. DEsBORDES (H.). — Contribution à la connaissance des Histérides, >° mémoire : Etude du genre Omalodes Er., 41-64. In. — Notice nécrologique sur Antoine Grouvelle, 345-360, avec por- trait. HusrAcHe (A.). — Contribution à l’étude des Ceuthorrhynchini |Co. CURCULIONIDAE]. — I. Ceuthorrhynchini d'Asie méridionale, 329- 33%; — Il. Ceuthorrhynchini de Madagascar, 334-344. Joannis (J. DE). — Une visite à la collection de Microlépidoptères d'Achille Guenée, 1-40. s | DA ras tn AIME À t | dal Fe “ Cr À Fr NT: Table alphabétique des noms d'auteurs. 45 LABOISSIÈRE (V.). — Descriptions d'espèces nouvelles de Galerucini de l’Afrique occidentale [Coz. CHRYSOMELIDAE], 321-327, tab. 4. LALLEMAND (D' V.). — Cercopides nouveaux de Madagascar [HEM. HomoptTEerA|, 280-288. OrcHyYMmoNT (A. D’). — Contribution à l'étude des sous-familles des Sphaeridiinae et des Hydrophilinae [Coz. HypropaicipAE|, 105- 168. PEscer (R.). — Contribution à la faune entomologique de la Haute- Marne. Coléoptères, 289-298. Peyerimore (P. pe). — Notes sur la biologie de quelques Coléoptères Phytophages du Nerd-Africain, 3° série, 177-258. SANTSCHI (D' F.). — Formicides africains et américains nouveaux, 361-390. ViLLENEUVE (D' J.). — Notices diptérologiques, 259-260. Il D'APPEL pie +. y ALT « M * TABLE DES GENRES, ESPÈCES ET VARIÉTÉS DÉCRITS DANS CE VOLUME Nora. — Les noms en caractères sous-genres nouveaux; les noms en espèces et variétés nouvelles. égyptiens désignent les genres et caractères italiques désignent les COLEOPTERA Anthaxia parallela, subsp. Oreas Peyerh., 495. Aphthona depressa, subsp. operosa Peyerh., 229. Barombia gibbosa Laboïiss., 326. Jobiti Laboiss., 326. punctata Laboiss., 326. ruficollis Laboiss., 325. Beralitra Orch., 145. obscura Orch., 146. Caccobius Demangei Bouc., 320. Cercomorphus sterilis Peyerh., 233. Ceuthorrhynchus Hust., 340. Coquereli Hust., 341. subcostulatus Hust., 332. Coeliodes Decorsei Hust., 342. Cis oblongus, subsp. glutinosus | Peyerh., 186. Cycreon Orch., 119. sculpturatus Orch., 124. | Dactylostethus Orch., 109. | impunctatus Orch., 144. | phytobioides Estcourtiana vittata Laboïiss., 324. Galerucella Jacobyi Laboiss., 327. Hydrophilus similis Orch., 162. Hypohypurus Hust., 334. madagascariensis Hust., 339. madecassus Hust., 337. Perrieri Hust., 336. Hypothenemus Ehlersi, Rotroui Peyerh., 255. Lymantor Grangeri Peyerh., 253. Mecysmoderes lineolatus Hust., 329. longirostris Hust., 330. Micrencaustes ramosus 304. Monolepta Nodieri Laboiss., 322. subsp. Bedel, Noteropagus Orch., 132. obscurus Orch., 135. politus Orch., 134. Omalodes bisulcatus Desb., 56. Cerqueirae Desb., 57. lucidus, var. Le Moulti Desb., )6. Année 1919.\ 417 Wagneri Desb., 56. Scolli Orch., 128. Omicrogiton Orch., 121. Pelthydrus Orch., 150. insularis Orch., 122. Brouni Orch., 154. Onthophagus Bakeri Bouc., 312. minutus Orch., 153. bison Bouc., 309. sculpturatus Orch., 153. calcaratus Bouc., 316. Phacosoma obscurum Bouc., 307. citreum Bouc., 312. Phyllotreta nigripes subsp. im- dapitanensis Bouc., 318. pennis Peyerh., 298. funebris Bouc., 309. Phytobius variegatus Hust., 333. galeatus Bouc., 315. Polydrosus (Metallites) mollicomus malabarensis Bouc., 314. Peyerh., 234. Mauritii Bouc., 311. | Psalitrus Orch., 123. naviculifer Bouc. 315. Vandenbosscheae Orch., 124. pastillatus Bouc., 318. Pseudophytobiusruwmicum Peyer.., philippinensis Bouc., 315. 41. rubripennis, var. véspéllo BOUG., Rhinoncus hovanus Hust., 343. 314. sexdentatus Bouc., 319. sus Bouc , 317. urellus Bouc., 310. Scaphosoma faliense Achard, 328. Scoliopsis Orch., 138. spinosa Orch., 141. Oocyclus latus Orch., 142. Sphaeridium Severini Orch., 116. Ornithognathus rugosus Laboïss., Synapsis ovalis Bouc., 307. 323. Thyamis stragulata punica, var. Oxyonyx Cailloli Peyerh., 240. saturata Peyerh., 231. octotuberculatus Hust., 339. Triplax Sicardi Bedel, 104. Paromicrus afjinis Orch., 127. Tychius venustus subsp. icosien- Carolinae Orcn., 129. sis Peyerh., 243. HEMIPTERA Alluaudensia Lall., 287. tanalae Lall., 286. nigrolineata Lall., 288. tripunctata Lall., 28%. Clovia fasciaia Lall., 280. Physatocheila Chanceli Bergevin, Dauphina brunnea Lall., 282. 12 icana gr all., 282. : è TS HEC : Ptyelus Goudoti, var. immacula- Literna Bergevini Lall., 285. pus Lall.. 281 Jeanneli Lall., 285. ts A PEL 2 Lacomblei Lall., 286. Goudoti, var. nigrolituratus Lambertoni Lall., 28%. Lall., 281. Noualhieri Lall., 283. Perroti Lall., 281. 418 Table des genres, espèces, etc. DIPTERA Theobaldia (Allotheobaldia Brol.). HYMÉNOPTÈRES Acromyrmex striatus, var. laevi- ventris Sants., 380. Aenictus asperivalvus Sants., 373. Foreli Sants., 369. furculatus Sants., 372. mutatus, stirps pudicus Sants., 371. Camponotus aequitas Sants., 387. belligerum Sants., 384. sculptor Sants., 386. Cerceris Gaullei Brèthes, 408. jatahyna Brèthes, 410. mendesensis Brèthes, 409. oceanica Brèthes, 411. ponderosa Brèthes, 409. Cremastogaster breviventrisSants., 379. castanea, stirps insidiosa Sants., 378. distans, var. 319. Dorylus australis Sants.,'362. pullipes Sants., mandibularis, var. pulchella Sants., 301. Dorymyrmex thoracicus, var. gracilis Sants., 381. Eciton fimbriatum Sants., 363. caecum, Var. hostilis Sants., 308. à Esenbecki, stirps hirsutipoder Sants., 304. leptognathum, var. mesogna- thum Sants., 368. praedator, stirps auwropubens Sants., 306. truncatidens Sants., 367. Eumenes Gaullei Brèthes, 393. Forelius Mac Cooki, stirps insta- bilis Sants., 382. rufus, var. pilipes Sants., 382. Formica rufa, Nylanderi Bondr., 300. Leptothorax acervorum, var. Van-_ deli Bondr., 303. Melophorus perplexus Sants., 384. Monobia Gaullei Brèthes, 395. Monomorium mediocre Sants., 376. Myrmica Gallienii Bondr., 302. pilosiscapus Bondr., 304. Vandeli Bondr., 301. Neoponera Lydiae Sants., 364. Odynerus bolivianus Brèthes, 397. goyasensis Brèthes, 397. idoneiformis Brèthes, 399. idoneus Brèthes, 398. Pachodynerus GaulleiBrèthes,405. punctulatus Brèthes, 40%. serrulatus Brèthes, 403. Sericomyrmex Gallardoi Sants., 379. Sima Le Moulti Sants., 379. Zethus maronensis Brèthes, 392 _ Année 1920. | ERRATA 6° ligne, lire : côtés arrondis en avant, sinués en arrière. 20° ligne, supprimer les mots : Long. 7 mm. \ après la 28° ligne, ajouter : Long. 7 mm. 320, 9° ligne, au lieu de : Thibet : Ta Tsien Lou, lire : Chine, Se-Tchouen : Ta Tsien Lou. Dates de publication de ce volume. ” ‘ __ Afet 2 trimestres 1918 (pp. 1-260), 24 novembre 1949. 3 eu 4 trimestres 1918 (pp. 261-420), 30 juin 1920. L. BERLAND. Le Secrétaire-gérant : L. Cnoparn. TYPOGRAPHIE FIRMIN-DIDOT ET Ci. — PARIS. \ À LE DS 1% Ab ke der y PAU \? Ann. Soc. ent. Fr. [1919]. 1, Estcourtiana viltata, n.sp. 2. Monolepla Nodieri, n. sp. 3. Ornithognathus rugosus, n. Sp. 4. Barombia punclata, n. sp. 5. Galerucella Jacobyi,n. sp La Société entomologique de France tient ses séances les 2: et 4° mer- credis de chaque mois (excepté août et septembre), à 8 h. 1/2 du soir, au siège social, Hôtel des Sociétés savantes, 28, rue Serpente. Elle publie : 1° Les Annales de la Société entomologique de France (4 fascicules par an avec planches et figures) ; 2° Le Bulletin de la Société entomologique de France (21 numéros par an avec figures). = Les Membres résidant en France, dans les pays de protectorat ou les colo- nies françaises, paient une cotisation annuelle de. . . ,. . . . 925 fr. Les Membres résidant à l’Étranger paient. . . . . . . . . . 96fr. La Société admet des assistants (entomologistes âgés de moins de 21 ans) qui paient une cotisation annuelle de. EE MR Tout Membre payant une somme de 300 francs est nommé Membre à vie. Il n’a plus de cotisation à payer, recoit franco les Annales, le Bulletin, et, à titre de prime gratuite, une série de dix volumes des Annales parmi ceux à prix réduil restant encore en magasin. Ce versement de 300 francs peut s'effectuer par fractions annuelles et con- sécutives d'au moins 100 francs. La Bibliothèque (28, rue Serpente) est ouverte aux Sociélaires les mardis, jeudis et samedis, de 3 heures à 6 heures 1/2; le mercredi, de 8 à 10 heures 1/2 du soir. COLLECTIONS DE LA SOCIÉTÉ Collection H. Sénac (Tenebrionidae paléarctiques), Collection Ch. Brisout de Barneville (Coléoplères paléarctiques), Collection Vauloger (Anthicidae, Malachiidae, Erodiidae), chez M. L. BEDEL, 20, rue de l’Odéon; Collection H. de Peyerimhoff (Microlépidoptères), . Collection H. Brisout de Barneville (Coléopières d'Europe), Collection Aubé (Coléoptères paléarctiques), Collection Capiomont (Hyperidae, Lizus, Larinus), Collection Vauloger (Helopidae). Collection complète des Orthoptères de France, don Finot, Collection d'Hémiptères de France, don Fairmaire, Collection Pandellé (Diptères de France), ‘Collection de Diptères de France, don de M. le D’ Gobert, Collection A. Cheux (Leépidopières de France), Collection entomologique française de tous les ordres, Collection d'exemplaires typiques, au Siège social, 28, rue Serpente. Table des matières des 3° et 4° trimestres 1919 ACHARD (J.). — Description d’un nouveau Scaphosoma du Yunnan COL ESCAPHONIDAE) Le es 2 Men ME EM ce 328 BepeL (L.). — Un nouveau Micrencaustes d'Afrique [Cor. ÉROMYLIDAÉ RE Ch ent AN RUN RNTE ET UE __ 306 BERGEVIN (E. DE). — Description d'une espèce nouvelle de Physatocheila d'Algérie [HgMipT. TINGITIDAE |... ... LÉ 419-413 Bonproir (J.). — Supplément aux Fourmis de France et de HOMQUE ÉPÉRen tn NN URL RSR LE TE aie 299-505 : Boucomonr (A.). — Coléoptères Coprophages d'Asie et de ? Malaisie ::: 2° M pe ee Pe ONe La Piebtee 307-320 BrèrTues (D' J.). — Vespides, Euménides et SERRE SU SS américains de la collection J. de Gaulle.......... .-.... 391-411 Desporpes (H.). — Notice nécrologique sur Antoine Grou- 7.4 velle, AVEC: DOrtrAIte Per PR D ur . 34-390 HusrAcHe (A.). — Contribution à l'étude des Ceuthorrhyn- chini |Coz. CURCULIONIDAE]. — I. Ceuthorrhynchini d'Asie méridionale, 329-334; — II. Ceuthorrhynchini de Mada- SAT UT de Se de Dee en NE Eee 0 334-344 | LABOISSIÈRE (V.). — Descriptions d'espèces nouvelles de | Galerucini | l'Afrique occidentale [CoL. CHRYsoMELIDAE]. 321-327 | LALLEMAND (D' V.). — Cercopides nouveaux de Madagascar | [HE . cie Mie a RAR Da ee ent sen PR 280-288 PescHeT (R.). — Contribution à la faune entomologique de À la’ Haute-Marne. Coléoptèreés x ie era ie. re 289-298 SanrscHi (D' F.). — Formicides africains et américains nou- VAE UE SR NE 2 PAM et Een D met US 361-390 Table alphabétique par noms d'auteurs.................., 414-415, Table des genres, espèces et variétés décrils:............. 416-418 | DID RTL RTS 2 CO RS PEER EPA NS ATP re a» 419 Dates de pUbhORHON ES. TES RER) EE ER SRE 419 Pour la correspondance scientifique et les annonces, s’adresser au Secrétaire de la Société entomologique de France 28, rue Serpente, Paris, 6°. Typographie Firmin-Didot et C", — Paris. « à , e z »" . L : 7 | : ” 4 L nm . C2 L \ LL ; ! s. . en En _ r A DFA ÿ "a , * 1 | . ï . Ù ad A! ë = L 1 ‘ : … 1 C2 \ .£ ÿ 4h ù L 0” [ 4 SR l ne” | JUL 1961 Ÿ . + Le —_ “ tan pr qe 2 088 00843 4854 LL 1 I ti