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DE NORMANDIE.

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BULLETIN

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SOCIETE LINNEENNE

DE NORMANDIE.

QUATRIÈME VOLUME.

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ANNÉE 1858-59.

CAEN,

CHEZ A. HARDEL. IMPRIMEUR DE L'ACADÉMIE,

Rue Froide, 2. PARIS, CHEZ DERACHE, LIBRAIRE, RUE DU ROULOY, 7.

1859.

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COMPOSITION DU BUREAU DE LA SOCIETE

Pour l'année 1858-&9.

Président MM. Halbique,

Vice-président MORIÈRE.

Secrétaire Eudes-Deslongchamps.

Secrétaire-adjoint. . . . Morière.

Trésorier Le Clerc.

Archiviste Faucon.

Bibliothécaire Perr[er.

La Commission d'impression des Mémoires est formée du Président , du Secrétaire et de cinq membres de la Société ; elle se trouve ainsi composée pour l'année 1858-59 : MM. Perrier , président. Morière , secrétaire.

LUARD.

De Caumont. De L'Hôpital.

La Commission du BiiUetin est formée de trois membres , chargés chacun d'une des parties suivantes : zoologie , bota- nique , géologie et minéralogie.

Zoologie: MM. Perrier.

Botanique: De L'Hopital.

Minéralogie et géologie : Eugène Deslongchamps.

30492

SÉANCE DU 15 NOVEMBRE 1858.

Présideaee de M. DK L'HOPITAL.

DONS FAITS A LA SOCIÉTÉ.

De la part de M. Quelelet :

Observations sur les phénomènes périodiques. Extrait du tome XXI des Mémoires de l'Académie royale de Belgique, in-^°. de 61 pages, 1856.

De la part de M. Hugh Miller;

The Testimony, etc. (Témoignage des roches, ou géologie dans ses rapports avec les deux théologies naturelle et révé- lée) ^ par Hugli Miller. Broch. iii-S". , 19 pages. Philadel- phie, 1857.

De la part de M. Edélestand Jardin :

Essai d'une flore de l'archipel des Marquises. Brocli. in-S". , ho pages. Paris, 1858.

De la part de M. Alexis Jordan :

Mémoire sur l'yEgilops triticoides. Broch. grand in-S". , 69 pages. Paris , 1856 ;

De l'origine des diverses variétés ou espèces d'arbres fruitiers. Extrait des Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres, etc., de Lyon. Broch. grand in-S". Paris, 1853.

Bulletin du Cercle de la presse scientifique. Paris, rue Richelieu, 1858.

La Société a reçu en échange de ses publications :

Mémoires de l'Académie impériale des sciences, belles-

lettres et arts de Lyon. Classe des sciences, nouvelle série. Tome III, in-8», avec U planches et 2 tableaux. Lyon, 1853. Tome IV, in-S". avec 2 planches. Lyon, 185^. Tome V, in-8". avec 8 planches. Lyon, 1855. Classe des lettres. T. III, in-8°. Lyon, 1853. T. IV, in-8°. Lyon, 185/i-55.

Annales des science* physiques et naturelles d'agriculture et d^ industrie , publiées par la Société impériale d'agricul- ture, etc., de Lyon. Deuxième série : tome VI, 185/i, grand in-8". avec nombreux tableaux ; tome VII, 1". partie 1855, grand in-8''. avec nombreux tableaux.

Mémoires de la Société impériale des sciences naturelles de Cherbourg, tome V, in-8". avec U planches. Cher- bourg, 1858.

Annales de la Société d'émulation du département des Vosges , tome IX, 3''. cahier 1857, in-8''. Epinal , 1858.

Mémoires de l'Académie impériale des sciences, inscrip- tions et belles-lettres de Toulouse. 5*' série, tome II, in-S". Toulouse, 1858.

Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département delà Marne, {0-8°. Châlons, 1857.

Tablettes de L'horticulture Versaillaise , journal mensuel de la Société d'horticulture de Seine-et-Oise. in-8°. (n°'. 1, 2, 3, janvier, février, mars 1858).

Annales de la Société académique de Nantes et du dépar- tement de la Loire-Inférieure , 10-8°. (2 volumes : 1". se- mestre 1857 ; 2". semestre 1857).

Bulletin de la Société d'agrindture, sciences et arts de la Sarthe. 2". trimestre 1858, ^^ cahier du tome XIII; 2*. tri- mestre 1858, 5". cahier du tome XIII; 3". ei k". trimes- tres, 3^ cahier du tome XIII, in-8''. Le Mans, 1858.

Annuaire de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, 1857. 23'". année, in-12 avec 2 portraits. Bruxelles, 18,")7.

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BuUeiin de i' Académie royale des sciences , des lettres et des beaux-arts de Belgique, in-8". Tome XXI II, 2^ partie, U planches. Bruxelles, 1856.— Tome I, 2". série, 26^ année,

1 planche. Bruxelles. 1857. Tome II, 2'. série, 26". année,

2 planches. Bruxelles, 1857. Tome 111,2'. série, 26«. année, 12 planches. Bruxelles, 1857.

Annual Report, etc. (Rapport annuel de l'assemblée des régents de l'Institution Smithsonienne pour l'année 1856). Grand in-8°. "Washington , 1857.

The Transactions, etc. (Mémoires de l'Académie des sciences de Saint-Louis ). In -8°. avec [\ planches. Sainl- Louis, 1858.

Publications , etc. ( Publications de l'Académie des sciences naturelles de Philadelphie), h cahiers iu-8°. , de 1856 et 1857.

Proceedings, etc. (Procès-verbaux des séances de i Aca- démie américaine des arts ei des fcierices). Grand in-8"., volumes III et IV, de mai 1856 à mai 1858. Boston et Cambridge , 1858.

Smithsonian, etc. (Collection de mélanges de la Société Smithsonienne. Catalogue et description des Diptères du nord de l'Amérique). Grand in-8''. Washington, jan- vier 1858.

Report , etc. (Rapport du surintendant delà surveillance des côtes pour 1856). 1 volume in-folio avec caries nom- breuses. Washington, 1856.

Wurtembergische , etc. (Bulletin de la Société des natu- ralistes du Wurtemberg ). Stultgard, 1857. 1", et 2'' cahiers avec 1 planche, et 1 cahier pour 1858.

Jahresbericht , etc. (Annuaii'e de la Société des recher- ches utiles de Trêves, pour Cannée 1857). In-4". avec 1 planche. Trêves , 185H.

Verslagen , etc. (Rapports et communications de l'Aca-

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demie d'Amsterdam). Classe des lettres. 2 cahiers iii-8*. avec planches (1857) et 1 cahier id. (1858\

Verslagen, etc. (Rapports et communications de l'Aca- démie d' Amsterdam ). Classe d'histoire naturelle. 1 cahier avec planches (1857) ; 2 cahiers id. (1858).

Juarboek , etc. (Annuaire de L'Académie royale des Pays-Bas. In-S"., avril 1857 à avril 1858. Amsterdam, 1858.

Catalogus, etc. (Catalogue de la bibliothèque de l'Aca- démie royale des Pays-Bas ). 1 volume grand in-8°. , Ams- terdam, 1857.

Verhandelingcn. etc. (Mémoires de l'Académie royale des Pays-Bas). 1 volume grand in-/4°. avec 26 planches. Amsterdam 1857. 2 volumes grand \\\~h°. avec 3 planches. Amsterdam, 1858.

Notice pour servir à l'étude des polypiers nageurs, par S. A. Herkiots; envoyée par l'Académie royale des Pays-Bas. In-folio avec 7 planches. Amsterdam, 1858.

CORRESPONDANCE.

W. le Président donne lecture d'une lettre de notre con- frère, iM. Renou, obligé d'aller habiter Nantes, qui exprime à la Société tout le déplaisir qu'il éprouve d'être forcé de quitter ses collègues, et de cesser de faire partie de la Société comme membre résidant ; il demande, eu même temps, à être nommé membre correspondant. L'Assemblée exprime ses regrets d'être privée de la présence et du concours de noire excellent confrère. Elle lui confère, par acclamation, le titre de correspondant et décide que sa lettre sera dépo- sée aux archives.

Le Secrétaire donne lecture d'une lettre de M. Lafosse , habitant Sl.-Côme-du-Mont (Manche), (jui lui annonce qu'un grand cétacé du genre Dauphin est venu s'échouer,

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dans les premiers jours de novembre , dans la baie des Vcys. Ce cétacé était long de 7 mètres , avait un museau pointu surmonté d'une grosse bosse charnue faisant suite à la tète ; ses mâchoires étaient dépourvues de dents : c'était une fe- melle. Les anciens du pays ne se rappellent pas avoir vu sur les côtes un pareil cétacé. D'après sa description précise et deux croquis que contient la lettre de M. Lafosse , il a été facile au Secrétaire de reconnaître que ce cétacé était VHype- roodon de Lacépède, ou Dauphin de Hunier, Cet animal se voit quelquefois , mais rarement, sur les côtes du Calvados.

M. Eudes-Deslongchamps entretient la Société de la décou- verte d'ossements fossiles de Rhinocéros tichorhinus trouvés en grande quantité à IMoulineaux , près de Fontaine- Henry, canton de Creully, dans le vallon de la Mue, petit ruisseau qui se jette dans la Seulle , et enfouis dans une alluvion an- cienne en tout semblable à celle de Venoix , de nombreux ossements de rhinocéros ont été recueillis l'année dernière. En examinant avec son fils les lieux avait eu lieu cette dé- couverte , M. Eudes-Deslongchamps reconnut que le fond de la vallée est occupé par une alluvion renfermant des galets roulés et qui appartient , de toute évidence , à la partie infé- rieure du diluvium rouge. Ce diluvium particulier, bien connu dans les environs de Paris et beaucoup d'autres lieux de la France pour contenir des ossements nombreux de Rhinocéros tichorhinus et d'Elephas primigeniiis , porte dans notre pays le nom de Fauvet. Sa composition chimique doit être très- pauvre en matières nutritives, puisque cette alluvion est d'une stérilité désespérante, et ne peut produire de bonnes récoltes, même quand on y ajoute beaucoup d'en- grais. Cette alluvion contraste en cela avec le diluvium des hauts plateaux qui, au contraire, donne à toute la campagne du nord de Caen sa grande fertilité, surtout pour les céréales ;

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cette alluvion du Loess , plus récente que l'aliuvion à rhino- ce»-05, porte dans le pays le nom de Rougeat ; il est fort curieux de constater que les cultivateurs du pays ont parfai- tement fait la distinction de ces deux dépôts, bien qu'au pre- mier coup-d'œil ils aient une grande ressemblance de couleur.

Parmi les ossements de Rhinocéros trouvés à Moulineaux , il y avait quelques pièces appartenant au genre Cheval , Equus , et une lame de dent molaire d'Elephas primigenùis ou Mam- mouth ; une des pièces les plus importantes consiste en une portion de mâchoire inférieure de Rhinocéros tichorhinus garnie de deux dents molaires. Le i^lémoire du Secrétaire concernant les ossements trouvés à Venoix était presque ter- miné ; mais il l'a interrompu pour y comprendre ceux qu'il s'est procurés à Moulineaux. M. Eudes-Deslongchamps entre- tiendra la Société de l'ensemble de ses recherches dès que son Mémoire sera terminé.

A l'occasion de cette communication, M. Eugène Deslong- champs fait observer que les tranchées du chemin de fer ayant mis à nu sur un grand nombre de points des dépôts puis- sants de diluvium, il y aura lieu de faire des recherches très- importantes sur ce sujet. Le diluvium du Calvados est très- riche en faits ; la vallée de l'Orne , surtout , présente des points fort curieux ; des lits même de fossiles marins ont été entrevus dans les environs de Hérouville. Enfin, M. Eugène Deslongcliamps lait remarquer qu'on a vu, sur la plage de Luc, d'énormes blocs de diorile (1) qui pourraient bien avoir été transportés là, lors de l'envahissement du diluvium du Nord , et seraient peut-être des blocs erratiques. Si la présence de ces blocs erratiques est confirmée par des observations subsé- quentes , ce sera un fait fort intéressant pour la géologie du Calvados.

[il Plusieurs de ces blocs oui clé taillés el eulevés par M. Joberl, ujaîlre de cari ières , à Caen.

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M. de L'Hôpital montre à la Sotiété un exemplaire de lézard ordinaire des murailles, dont la queue, coupée au niveau du bassin, a repoussé double ; l'une de ces queues est plus longue que l'autre. Il remet cet exemplaire au Secrétaire pour disséquer l'animal et voir comment, dans ce cas singu- lier, se sont arrangées les vertèbres de la queue.

W. Eudes-Deslongchamps présente la note suivante :

NOTE

SUR UNE NOUVELLE ESPÈCE D'OSCABRION FOSSILE,

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DU LIAS MOYEX DE MAY ( CalvadoS ).

Les espèces fossiles du genre Oscabrion (^C/iî>owj,quoiqu'en général fori rares , viennent peu à peu s'inscrire dans les catalogues des faunes de la plupart des terrains. Dans une petite brochure fort intéressante publiée à Bruxelles en 1858, M. de Koninck, à qui l'on doit la découverte de plusieurs de ces singuliers débris, a dressé une sorte de statistique de toutes les espèces décrites jusqu'à ce jour , et des formations auxquelles elles se rapportent. Ces formations sont déjà nombreuses ; mais il en est plusieurs encore dans lesquelles le genre Oscabrion n'a pas été observé jusqu'à ce jour.

Il y a une quinzaine d'années , mon fds , alors fort jeune, trouva dans la grande oolithe de Langrune , la pièce posté- rieure d'un Oscabrion que je décrivis et figurai dans le t. VIII des Mémoires de la Société Linnéenne de Normandie. C'était la première fois que l'existence de ce genre était signalée dans les terrains jurassiques. Depuis ce temps , mal- gré de nombreuses recherches dans nos diverses localités ,

ilx

fossilifères, aucun de nos ciiercheurs n'avait rencontré de traces d'Oscabrion.

Cependant, M. Terqueui, de Metz, a découvert et publié, en 1852, une seconde espèce jurassique qu'il a recueillie dans le lias moyen de Thionville.

Aujourd'hui, je viens ajouter au genre Oscabrion, une nou- velle espèce qui sera la troisième de la formation jurassique et la seconde recueillie dans le lias moyen.

Quoique l'espèce que je signale dans la présente note ne soit fondée que sur des échantillons assez imparfaits , il est facile de voir qu'elle diffère entièrement de celle que M. Ter- quem a décrite et non moins de celle de Langrune , annoncée par moi dans les Mémoires de la Société.

On ne doit pas être trop difficile sur l'état de conservation des Oscabrions fossiles. Il faut tant de conditions pour trouver des exemplaires parfaits , qu'il est très-probable qu'on n'en arrivera jamais là. Il est presque impossible que les nombreu- ses pièces mobiles, dont se compose la coquille, soient restées réunies lorsqu'elle a passé à l'état fossile ; des échantillons entiers eussent-ils été enfouis, quel hasard miraculeux les fera tomber dans les mains d'un paléontologiste ! Heureusement qu'une seule pièce, ou Cérame (comme les appelle M. de Koninck), même imparfaite , suffit pour faire reconnaître le genre, et que les espèces peuvent être suffisamment distinguées par les ornements de la surface extérieure des pièces.

Il n'y a encore rien d'étonnant que l'on ne rencontre que très-rarement des pièces d'Oscabrions , isolées dans les couches de nature pierreuse : on pourrait en avoir brisé beaucoup sans s'être douté de leur présence; car, à moins qu'elles ne se pré- sentent par une surface d'une certaine étendue de leur exté- rieur , on les prendra aisément pour des fragments d'autres coquilles et l'on n'y fera pas attention. li est encore une autre chance d'erreur , relative à ces pièces , qui empêche de les

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reconnaître : elles peuvent adhérer à peine par leur surface interne qui est lisse et nullement remarquable , tandis que l'autre est fixée beaucoup plus solidement à la pierre par ses aspérités. En brisant les pierres pour y chercher des fossiles, si une pièce d'Oscabrion est en partie mise à nu, elle se présentera par son intérieur lisse, et il y a mille chances qu'on ne la remarquera pas. Si , par hasard , une petite étendue de la surface externe est mise à nu et attire l'attention ; en voulant découvrir ce que cela peut être, la face interne peu adhérente se détachera , le fragment découvert se brisera ; on le jettera de côté, sans se douter de ce que cela pouvait être.

Je m'explique ainsi , en partie du moins , l'extrême rareté des débris d'Oscabrions dans les collections ; mais je suis per- suadé qu'ils sont plus répandus que la difficulté de les obtenir pourrait le faire supposer.

C'est encore mon fils qui a découvert les deux exemplaires que je décris et figure dans cette note ; il les a trouvés h May dans le lias moyen et renfermés dans des pierres fort dures. Il les a recueillis à quinze jours d'intervalle , et les deux spé- cimens étaient distants de 5 à 600 mètres l'un de l'autre : il est donc bien peu probable qu'ils appartenaient à un même individu. L'un (fig. 1. de la pi. I) possède la plus grande partie de son test , passée à l'état spathique ; l'autre ( fig. 2 ) est un moule intérieur , reproduisant la face inférieure d'une Cérame et par conséquent n'offrant aucune trace d'orne- mentation.

Je les réunis en une seule espèce , quoiqu'il soit fort possible qu'ils en constituent deux ; mais il est à peu près impossible de savoir ce qu'il en est à l'égard du moule inté- rieur, lequel ne caractérise que le genre.

Ce sont deux pièces dorsales ou intermédiaires dont il ne m'est pas possible d'assigner la place positive. Le moule in- terne paraît provenir d'un spécimen un peu plus grand que

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l'autre. Il manque à celui dont le test est conservé la partie antérieure , celle qui était recouverte par la pièce qui la pré- cédait immédiatement. J'ai indiqué par un trait l'étendue absente ; cette espèce atteignait une assez grande taille pour le genre.

Suivant le désir de celui qui a recueilli ces deux spéci- mens , je nommerai l'espèce du nom de M. Terquem , qui a découvert l'autre espèce liasique cl qui a fait connaître la faune si intéressante du grès infra-liasique d'Hettange.

CHITON TERQUEMII (E.-D.) PI. I , fig, 1 , 2.

Plaques très-minces , pliées en toit dans leur milieu et formant un angle très-surbaissé ; le sommet de celui-ci , arrondi , un peu plus saillant en arrière qu'en avant. Bord postérieur presque droit , un peu plus épais que l'antérieur , d'après le moule interne , se prolongeant dans la partie qui devait être recouverte par le cérame précédent, offrant deux prolongements arrondis , séparés par une large échancrure dont le fond est coupé carrément. Bords latéraux légèrement arrondis, finement crénelés, surtout en avant. Surface exté- rieure présemant trois compartiments triangulaires réunis à leurs sommets , le compar liment antérieur ayant son angle postérieur trèfi-otwert ; ceux des deux compartiments exté- rieurs , situés en arrière .^ sont très- aigus. Le compartiment antérieur , séparé des latéraux par une ligne oblique dépri- mée et bien prononcée. Surface à peu près lisse, ne montrant que quelques stries transversales d^ accroissement et quelques petits sillons longitudinaux très-obsolètes, sitîiés vers l'angle postérieur. Les compariimenis latéraux marqués de petits sillons, rayonnant du sommet de l'angle interne vers le bord extérieur , inégalement espacés , plus distants , et

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plus profonds en avant qu'en arrière , tis sont à peine visibles. Ces sillons, croises par des stries d'accroissement à peu près également espacées , mais inégalement profondes , forment des points à l'endroit elles croisent les sillons , cf. qui fait paraître ceux-ci comme des lignes légèrement trem- blées; stries d'accroissement moins pronoucées en avant qu'en arrière elles se voient presque seules.

Hab. Lias moyen de May. 2 exemplaires.

Obs. Quelque soin que j'aie mis à creuser délicatement la pierre sous le bord extérieur des compartiments latéraux , je n'ai pu apercevoir de trace de ces appendices qui s'enfoncent dans l'épaisseur du rebord charnu entourant les cérames des oscabrions vivants. M. de Roninck n'en a pas trouvé non plus aux pièces de son Chiton Grayanus, dont le test est aussi trèu- mince. Ces appendices sont- ils détruits ; sont-ils excessive- ment grêles ? ou n'existeraient-ils pas du tout ? C'est ce que je ne saurais dire. Le moule intérieur n'en montre également aucun vestige.

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SÉANCE DU 6 DÉCEMBRE 1858.

Présidence de il. B>E L'HOPITAL.

DONS FAITS A LA SOCIÉTÉ,

De la part de M. A. Favre :

Mémoire sur les tremblements de ferre ressentis en 1855; par A. Favre , professeur à l'Académie de Genève ; brochure m-S°. Genève, 1856.

De la part de M. le Maire de Caen :

Précis historique du passage et séjour de LL. MM. IL Napoléon III et l'Impératrice Eugénie. Broch. grand in-8°. de 67 pages. Caen , 1858.

Voyage de LL. MM. II. L'Empereur et l'Impératrice dans les départements de l'Ouest. Août 1858. In-folio avec nom- breuses planches sur bois. Publié par V Illustration. Paris, 1858.

De la part de M. Spencer-Baird :

Catalogue , etc. ( Catalogue des mammifères du Nord de l'Amérique, principalement déposés dans le musée de l'insii- lution Smithsonienne ). In-folio ; 21 pages. "Washington , juillet 1857.

Note extraite de l'Histoire du jardiii botanique de Stras- bourg , offert en 1858 aux membres de la session extraordi- naire de la Société botanique de France. Fîrochurc in-8". ; Strasbourg, 1858.

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De la part de M. Ahel Vautior :

Manuel entomologique. Gênera des Coléoptères d'Eu- rope, par M. Jacquelin-Duval ; 52*. à 58*. livraison. Grand in-8°. , avec planches coloriées. Paris, 1857 et 1858.

La Société a reçu, en échange de ses publications :

Rapport lu dans laséa7ice (du '25 janvier 1858J de l'Aca- démie des sciences et lettres de Montpellier. In-^". Mont- pellier, 1858,

Travaux du Comice horticole de Maiiie-et-Loire , 5*. volume, n". Ixk, in-8°. Angers, 1858.

Bulletin de la Société de médecine de Besançon , n°. 7 , année 1857. In-8°. Besançon, 1858.

Mémoires de l'Académie impériale des sciences , arts et belles-lettres de Caen. 1 vol. in-S". Caen, 1858.

Annales de la Société impériale d'agriculture du dépar- tement de la Loire ; tome I, 2*. partie en 2 fiiscicules (juillet à décembre 1857). In-8". St. -Etienne , 1857.

Mémoires de la Société d' agriculture , sciences et arts d'Angers. 2* série, 5'. vol. in-8''. Angers, 185/* ;— 6*. volume in-S". Angers, 1855.

Mémoires de la Société d'agriculture , sciences ^ arts et belles-lettres de l'Aube; tome IX, 2^ série. Troyes, 1". et T. trimestre de 1858.

Mémoires de V Académie impériale des sciences , belles- lettres et arts de Lyon, classe des sciences; tome VI, grand ia-8°, avec h planches. Lyon , 1856.

Annales des sciences physiques et naturelles, d'agriculture et d'industrie de Lyon. 3* série , tome I, grand in-S". , avec 13 planches. Lyon, 1857.

Annales des sciences physiques et naturelles, d'agriculture et d'indxistrie de Lyon. 1'. série , tome VIII , grand in-8°. , avec 8 planches. Lyon, 1856.

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Bulletin de la Société Vaudoùe des sciences naturelles , tomeV. Bulletin li2 , in-8°. Lausanne, 1858.

Mémoires de In Société royale des sciences de Liège, tome II , in-8". , avec nombreuses planches ; tome X , Liège, 4858 ; tome XII, avec 7 planches. Liège, 1857 ; tome XIII, avec nombreuses planches. Liège, 1858.

Annuaire de l'Académie royale des sciences , des lettres et beaux-arts de Belgique {2k\ année). Bruxelles, 1858.

Le Secrétaire lit la note suivante :

CATALOGUE

DES CIRRIIIPÈDES , DES MOLLUSQUES ET DES RAYONNES

Rpoueillis par M E. Deplanche , rhiriirgien auxiliaire île la Marine impériale, pendant la campagne de l'aviso à vapeur le Rapide,

Années 1854— 55»3C;

Par m. Eudes-Deslongchamps.

Les personnes qui ont pris connaissance du Bulletin de la Société Linnéenne , dont trois volumes ont été publiés , connaissent sans doute les catalogues des mammifères, des oiseaux , des reptiles et des poissons recueillis par M. Dé- planche pendant son voyage à Cayenne. Des circonstances indépendantes de ma volonté avaient empêché que le présent catalogue ne suivît les autres. Il contient les Cirrhipèdes , les Mollusques et les Radiés, vivants et fossiles, que le zélé na- turaliste avait ramassés dans sa campagne du Rapide , et qu'il m'avait aussi confiés.

Pour mieux renseigner sur les localités M. Deplanche a pu faire des récoltes , je tracerai prèliminaircmcnt un court itinéraire du Rapide. l'arli de Cherbourg le 3 octobre 1856,

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il se dirigea sur Madère , il ne put s'arrêter , les autorités du lieu exigeant une quarantaine de huit jours , à laquelle le commandant ne voulut pas se soumettre; il poussa jusqu'aux îles du cap Vert , et s'arrêta huit jours à Porto-Praga , dans l'île de San-Iago. C'est pendant la traversée de Madère aux îles du cap Vert que M. Déplanche recueillit un exemplaire de la Spirule, avec une portion de l'animal encore attachée à sa coquille qui flottait à la surface de la mer. Il ramassa à San- Iago tout ce qu'il put trouver de mollusques et de radiaires ; il y joignit quelques fossiles d'un Cra</ qui forme, en partie, la falaise est assise la ville de Porto-Praga ; crag recouvert par une couche puissante de terrain volcanique. Une partie des coquilles fossiles, dans ce crag, vivent encore dans la mer environnante.

Le Rapide arrivé à Cayenne y séjourna deux ans; mais il fit de nombreuses excursions que M. Déplanche mit à profit ; il fit plusieurs voyages aux îles du Salut , à 14 lieues de Cayenne; à l'îlet de la Mère qui en est à 5 heues; il eut également occasion d'aller à St. -Georges , établissement situé sur rOyapock, à 15 lieues de son embouchure ; à Kourou , petit bourg à l'embouchure de la rivière de ce nom ; il fut envoyé pendant quelques jours, pour changer d'air, à l'em- bouchure de la rivière de Monsinery , au mouillage de la pointe Mackouria , au moment la fièvre jaune sévissait avec le plus de violence sur l'équipage.

Pendant son séjour à Cayenne , le Rapide fut envoyé deux fois porter la correspondance à Paramaribo , capitale de la Guiane hollandaise , sur la rivière Surinam, à quelques lieues de son embouchure; pendant l'un de ces voyages, le Rapide fut faire une excursion à Gronengen, port abandonné , situé sur la rive gauche de la Saramaca , à 12 lieues de son em- bouchure. Le but de cette excursion était de chercher de la pierre à chaux, dont on manque à Cayenne. M. Déplanclie

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trouva , sur les bords de la Saramaca , un énorme dépôt de crag, très-riche en coquilles, surtout bivalves. Toutes celles qu'a rapportées M. Déplanche ne diffèrent pas spécifiquement de celles qui vivent encore dans les mers des Guianes.

A Paramaribo on lui fit présent d'un certain nombre de coquilles vivantes venant de Curaçao; elles figurent égale- ment dans ce catalogue.

Le Rapide , toujours ravagé par la fièvre jaune, en était, pour ainsi dire , devenu le foyer ; son retour en France fut décidé avant que les trois années de sa station fussent ac- complies. Il partit donc ; il ne fit que toucher à la ^lariiuique, et séjourna huit jours à la Guadeloupe : ces relâches furent mises à profit par M. Déplanche. Pendant la traversée pour revenir à Cherbourg , il recueillit encore divers animaux pélagiens entre les Bermudes et les Açores.

Quoique la collection rapportée par M. Déplanche ne soit pas très-nombreuse, elle pourra présenter quelqu'intérèt, à cause des localités qu'elle confirme ou indique.

Toutes les fois que j'ai été certain de la détermination de telle ou telle espèce, je me suis contenté de l'inscrire sim- plement , avec sa localité. Il en est un certain nombre de la dénomination desquelles je ne suis pas sûr , ou que je n'ai pu déterminer; dans ces deux cas, je donne une description succincte , mais suffisante pour que l'on paisse reconnaître les objets ; je n'y ai point mis cependant de noms spécifiques, dans la crainte d'ajouter encore à la confusion, déjà si grande, de la synonymie. S'il s'y trouve quelques espèces nouvelles pour la science , celui qui constatera scientifiquement le fait, mérite, tout autant et plus que moi, de leur donner un nom spécifique. Quoique je ne manque pas de pièces de compa- raison et même de livres , il s'en faut de beaucoup que j'aie pu consulter tous les ouvrages dont j'aurais eu besoin. Tout imparfait qu'il est , j'espère que ce petit travail pourra être lu avec fruit.

^3

A la suite du catalogue général , j'en ai mis deux autres relatifs aux localités M. Déplanclie a constaté des crags, indiquant les espèces (\m se trouvent à la fois vivantes et fossiles, et celles qui n'ont été trouvées que vivantes ou que fossiles.

CIRRHIPÈDES.

crnr.iFiPKDES sessiles.

Genre Bal4Nus.

Des rayons apparents ealre les pièces qui ne présentent, dans leur épaisseur, qu'un seul rang de tubes.

1. BaLANUS TINTINNABULUM , €X L.

Hab. Curaçao.

OLs. Variété d'un tiers plus petite (jue l'espèce type ; pièces d'un cendré-bleuâtre , sans flammes violettes ; intervalles des pièces finement striés en travers, de couleur plus foncée.

2. Balanus semisulcatus, Lam. Hab. Cayenne.

Obs. De 10 à 15 miliira. de haut; large de 6 à 9 millim. Ouvcrlure très-béante ; pièces épaisses ; intervalles profonds, non striés transversa- lement ; extérieur des pièces presque lisse; couleur blanche, avec quel- ques flammes longitudinales violettes , étroites-

3. Balanus

Hab. Cayenne.

Obs, Ayant l'aspect du Bal. plicalus , Lam. (mais celui-ci est une conie). Hauteur : 8 millim. ; largeur : 12 millim. ; d'un blanc sale, avec quelques lâches rougeàtres ; ouverture médiocre, rhomboïdale.

2k

Point d'intervalle entre les pièces qui présentent, dans leur épaisseur, de nombrtui canaux disposés sans ordre

Genre Conia.

U. CONIA

Hab. La Guadeloupe.

Obs. Hauteur: 5 millim. ; largeur: 12 millim. Ouverture médiocre ; surface couverte de stries longitudinales assez saillantes, égales, avec d'autres interposées vers la base ; couleur blanc sale.

5. Conia

Hab. Cayenne et île St. -Joseph.

Obs. Hauteur : li millim. ; largeur : 10 millim. Ouverture petite , trapézoïdale-, surface lisse, ou à peine striée dans le sens longitudinal, couverte d'un grand nombre de petites taches miliaires dont le blanc mat tranche sur la couleur blanc sale du reste de la coquille.

CIRUHIPÈDES PÉDONCULES. Genre Anatifa.

6. Anatifa LjEVis , Lam. (Dans l'alcool). Hab. Cayenne.

MOLLUSQUES.

ACÉPHALES.

Genre Pholas.

7. Pholas costata , L.

Hab. La Guadeloupe, Curaçao, Cayenne.

Obs. Quoique d'assez grande taille, les spécimens sont de moitié plus petits que d'autres exemplaires de ma collection qui proviennent

25

de Cuba. Je u'ai qu'un exemplaire de Cayeiuie celle espèce est l'on rare, suivant M. Déplanciie ; cel exemplaire n'est pas plus grand que

la Pliolas cand'ula de nos côles.

8. Pholas

Hab. Cayenne.

Obs. Je n'ai qu'un exemplaire de celte espèce. La coquille est longue de 3 centimètres, large de 1 , cylindroïde, à peine baillante en arrière ; côtes saillantes , tiès-minces , dirigées dans le sens de la longueur, fMienient denticulées en leur bord libre. Une douzaine de petits enfoncemenis anguleux situés sous la callosité. Pièces accessoires inconnues.

9. Pholas (martesia) striata? L. (Trois exemplaires

dans l'alcool ). Hab. Embouchure du Monsinery , pointe de Mackouria.

Obs. Coquille longue de 20 millim. ; large de 8 millim. Une seule pièce accessoire; échancrure antérieure close par une lame calcaire, lisse ; partie antérieure de la coquille fortement et obliquement striée ; stries petites, serrées, nombreuses, suivies d'une dépression étroite allant des crochets au bord ; régions moyenne et postérieure simplement sillonnées.

10. Pholas (martesia). Un seul exemplaire.

Hab. Cayenne.

Obs. Longue de 5 millim. ; large de 3 millim. Sauf la taille, celte coquille ressemble beaucoup à la précédente. L'échancrure antérieure est également close par une lame calcaire , lisse. Si lu PItolade (martesia), provenant de Cayenne, n'est qu'une dilléreiice d'âge de celle de la pointe de Mackouria, je suis ù me demander comment les stries lamelleuses denticulées, qui bordent l'échancrure antérieure, peu- vent augmenter de nombre et s'avancer avec l'i^ge ; il faudrait ou qu'elles recouvrissent successivement la lame calciiire qui remplit l'échancrure, ou que cette lame calcaire ne fût pas soudée au bord de l'échancrure , et se déplaçât en s'augmenlant, pour èlre toujours en rapport avec la

(^jt lf8RA

26

grandeur de l'écliancrnrc. Je ne m'explique pas bien raccroissement de celte coquille.

Genre Solecortus.

H. SOLECURTUS CAKAIBiEUS , ex Lam. Hab. Cayenne.

Obs. N'a que 3 à 4 cenliraètres de long. Blanc ; une grande lâche jaunâtre.

12. SOLECURTUS..

Hab. Cayenne.

Obs. De même couleur que le précédent, mais beaucoup plus petit; épiderme vert-brunâtre ; une côte saillante à l'intérieur parlant du crochet, dirigée perpendiculairement vers le bord inférieur, mais ne ratleignant point.

Genre Mta,

13. Mya

Hab. Cayenne.

Obs. Longueur : 7 millim. ; largeur : k miilim. L'extrémité posté- rieure prolongée, tronquée et baillante. Ressemble, en miniature, au Luiraria solenoidcs , Lam ; mais c'est une vraie Mya , à cuilleron relevé à l'une des valves, et caché sous le crochet, à l'autre.

Genre Corbula.

14. Corbula

Hab. Cayenne el île St. -Joseph.

Obs. De la taille et de la forme de la Corbula niictcus , Lam. ; mais ses stries transverses sont moins nombreuses et plus prononcées.

27

15. CORBULA

Hab. Fossile du crag de la Sarainaca.

OliS. La même espL'ce que la précédente.

16, GORBULA

Hab. Cayenne.

Obs. Beaucoup plus pclile que les précédentes ; extrémité anté- rieure, comme obliquement tronquée et distincte de la région dorsale par une carène ; des stries transversales ; couleur rouge sale.

17. CORBULA

Hab. Cayenne.

Obs. Longue de 5 millim. ; haute de 3 millim. Valves presqu'éga- les ; crochets peu saillants; des stries assez grosses, régulières ; couleur d'un blanc sale.

18. CORBULA

Hab. Fossile du crag de la Saïamaca. Très-rare. Genre Anatina.

19. Anatina

Hab. Curaçao.

Obs. Longueur: 3 centimètres ; largeur: 2 centimètres; de forme ovoïde, assez comprimée, à côté postérieur très-rétréci et ù peine bâillant; très-mince, pellucide , à cuillerons égaux; un petit osselet placé en travers sur les deux cuillerons. N'est ni une Periploma , ni une Thracia.

Genre Mactrv.

20. Mactra stultorum , L. Hab. Iles du cap Vert,

28 -

Obs. A test un peu plus épais que res|)èce de nos côtes , mais beaucoup moins que celui de la Macira solida ; les dents et les fossettes lalérales ne sont pas striées. Couleur violàlre vers les crochets, blanc-grisàlre dans le reste ; rayons à peine indiqués.

21. Mactra

HaO. Curaçao.

Obs. De 4 à 5 centimètres de long; de 3 à 4 de haut; presque globuleuse , à test excessivement mince, demi-transparent ; d'un blanc- jaunâtre, sans taches, ni rayons ; un peu bâillante aux deux extrémités.

22. Mactra

Hab. Fossile du crag de la Saramaca. Excessivement commune , et à tous les âges.

Obs, Elle ressemble un peu à la Mactra solida , Lam. ; mais elle est plus peùle (30 millim. sur 26 m.), plus courte, à crochets plus bombés, séparés l'un de l'autre par un léger développement du bord situé au-dessus de la charnière ; il existe un angle très-prononcé sur le côté postérieur ; sa surface est lisse , mate , sans stries, ni sillons ; test fort épais.

Genre Donax.

23. Donax cayanensis , Lam. Hab. La Guadeloupe.

24. Donax cayanensis, Lam.

Hab. Fossile du crag de la Saramaca, Très-rare.

25. Donax rugosa , Lam. Hab. La Guadeloupe.

Ob . Hnlièremenl blanche.

29 -

Genre Sanguinolaria.

26. Sanguinolaria rosea, Lam. Hab. La Guadeloupe.

27. Sanguinolaria rugosa , Lam. Hab. La Guadeloupe.

Obs. Très-jennes, de couleur rosée.

Genre Telmnta.

28. TELLINA RADIATA, L,

Hab. Curaçao. Obs. Individus jeunes.

29. Tellina punicea , Bom. Hab. Gayenne.

Obs. Cet:e espèce esi commune dans la Médilcrranée. Si les exem- plaires de Cayenne en diffèrent spécifi(|uenient, les différences sont tellement léfçères, qu'en comparant avec soin plusieurs exemplaires de ces deux localités, on ne voit guère qu'un peu plus de longueur dans ceux de Cayenne.

Genre Capsa.

30. Capsa brasiliensis , Lam. Hab. Curaçao.

Genre Psammobia,

31. Psammobia cayanensis? Lam. Hab. Cayenne.

Obs. La description de Lamarck lui convient assez ; mais la figure

so- dé VEnryclopcdic méthodique , pi. 227 . fig. 1 , qn'il doDDe comme lui ressemblant nn peu . ne lui ressemble pas dn lout ; c'esl la Sanguino- laria rosea que celle figTire représente; c"'est elle aussi iine cile encore Lamarck pour sa Psnmm. rosca

Ma coquille esi elliptique, à côté postérieur ( -est le ligament un peu aminci et plus étroit que Tantérienr ; sa longueur est de SO milli- mètres et sa largeur de 18 millim. Sa surface est lisse à Textérieur et d'un blanc un peu sale, avec de légers reflets subnacrés, d'un blanc mat à rintérieur. On la mange à Cayenne , d'après M. Déplancbe , elle serait connue sous le nom de Palourde. Mais ce nom est donné par les Français habitant les îles de l'Amérique à diverses bivalves qui peuvent servir d'alimeuL Ce nom est donné aussi à d'autres mollusques bivalves par les iiabilants des côtes de France , surtout dans le Midi.

Genre LcviSi.

32. Lrci?C4 JAMAICEXSIS, €T Chemn. Hab. Cayenne et île Sl -Joseph.

33. LrCiXA EDENTLLA , €X L.

Hab. La Guadeloupe.

SZu LLCIKA PE5iSTLVAMCA , ex L

Hab. La Guadeloupe.

Ob&. Exemplaiie encore jeune, poitant sur les lamelles concen- triques, situées près du bord, de peliles écailles can-ées, relevée»;, très-fragiles et caduques.

35. LEa^A columbella , Larn.

Bab. Les îles du cap Vert.

Obs. De couleur gris-cendré en dehors et même vn dcd:ir>s; les empreintes mnscu'<iire f"t palléale wni de rondeur trés-foncée, presque noire.

36 LlCI^A COLrMBFLLft , iMm.

31 -

Hab. Fossile da crag de h falaise de l'île de San-Iago , les da cap VerL

37. LrciNA

Hab. Caraçao.

Ots. Très-ToisÎDe de la Lmcina ditarieata , weis plus petite. Les stries obliques , aa lien de ionner nn anfle rets le tiers da dos de la coquille, restent séparées par an lar^ interaBe fisse, s'âcadant da crochet rers le bord. Elle a à peine an centimètre de diamètre tran»- versal ; >a cookor est rose pâle.

38. Lua.vA AN LCCI5A DiGiTAUS ? Loin.

Hab. Caraçao.

Obs. Très-Tobioe de la precédeale et de la ditar'XéUû, mais n'ajant que 5 miilimètFes de diamètre. Ses stries pindpales sont loales oUiqBes dans Doe seule direction et ne forment point d'aD«le. Sons certains a-pects, !a sur&ce de cette joiie pet te coqaiUe semble oosTerte d^anlns stries obliques en sens inrerse des prrâédenles et les crotsani, et la surface parait treîllissée également: mais, sons daatres epecfs, cfs secondes stries ne s'aperçoivent plus. Une grande Utite d'un rose vif se voit sar le dos de la coqn'ile ; d'antres spécimens sont sans lacbe.

S9. Lua.NA

Hab. Fossile da crag de la Saramaca.

Obs, La même espîce que la précédente.

40. LUCINA

Hab. Caraçao.

Obs. Votsine de la Lut. LKiea , Lam., on plotôt de la Lut. rotm»- data des concfay!iole;nstes an*1ai<: : ranW: beaccoap plus petite, n'avant que S millin>-tres de diamètre. Orfoicnlaire, Irès-renflée, d'un bboc mat ; coarerte de slries concenl- iques, entremêlées de nombretn points

saillsnls.

__ 32 -

lx\. LUCINA

Hab. Cayenne,

Hat>. v.ay.uu.. ^^.s uu peu plus petUe ;

d'un blanc-jaunâlre, aNec qi

sur le clos.

a2 LUCINA PECTEN, Lam. Hab. Iles du cap Vert.

Ù3. LUCINA SQUAMOSA , LatlX.

Hab. La Guadeloupe.

Genre Cvtherea. ,,a CYTHEREAFÏ.EXUOSA, Lam.

Ha&. La Guadeloupe. ^^^^

O...a.a...a.ueceueesp.ceeo™.e provenant

Indien.

as. CYTHEBEACORBlCliLA,e:rGmei. Ha6. La Guadeloupe.

Genre Venus.

U6. VENUS....

f/a6. Les îles du cap Ve.t.

,uVu.e varia.; eue est plus «'J^ ; J^^^ :HquessontU,berculeusespre^aue^^^^^.^^^ profondes lui donnenl «ne sorte da^P

aT VENUS GRANULATA , Gmei.

Ha6. cayenne et île St. -Joseph.

33 /iS. Venus plicata? Gmei

Ilab. Fossile du crag de San-lago , l'une des îles du cap Vert.

Obs. Elle n'a que 25 millimètres de largeur ; ses lames sont plusélevées cjue celles représentées par la fig. 3, a. b., de la planche CCLXXV de V Encyclopédie mclliudiqiie , indiquées par Lamarck comme appartenant à cette espèce. La fig. 4 , «. b. , de la même planche, et dont j'ignore le nom, lui conviendrait mieux ; elle n'a pourtant pas les trois rayons i)runs que montre celte figure.

69. Venus paphia , L.

Hab. Fossile du ciag de la Sarainaca.

Obs. Une seule valve, d'un jeune sujet, mais parfaitement caractérisé.

50. Venus gancellata , Lam.

Hab. Fossile du crag de la Saratnaca. Excessivement com- mune et se trouvanl à tous les âges.

Obs. Quoique je me croie bien certain de la détermination de cette es- pèce, comme il existe beaucoup de confusion dans les auteurs sur cette coquille, qui a porté plusieurs noms, et notamment celui de V. Dysern, et que, d'ailleurs, les plus grands de mes exemplaires ont à peine la moitié de la taille attribuée par Lamarck à sa V. ccmcellata vivantr, on excusera la description que je donne ici. Longueur: 20 millim. ; hau- teur : 17 millim.; sillons rayonnants très-rapprochés; de nouveaux sil- lons s'interposent à mesure que la coquille grandit, et ces sillons sont disposés de manière à ce qu'il semblerait, au premier aspect, que la sur- face est ornée de côles plates rayonnantes bi ou tri-sillonnées ; ses petites lames concentriques, peu saillantes (légèrement usées par le frottement à leur bord libre), très-étroites, assez écartées et presque régulièrement espacées, montrant, en leur bord adhérent et du côté inférieur , autant de points enfoncés qu'elle a de sillons rayonnants. Presque tous mes exemplaires sonl décolorés; deux ou trois montrent des indices de quel- ques flammes brunes.

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3Z,

Genre Cardium.

51. Cardium

Hab. Fossile du crag de la Saramaca,

Obs. Je n'ai que deux vulves isolées que je ne puis déierniiner. Elle» me paraissenlprovcnir déjeunes individus. Leur ciiamèlie csl del7niil- lim., leur forme subglobuleuse; leur surface est couverte de nombreuses petites côtes longitudinales arrondies , avec quelques petits tubercules du côté antérieur.

Genre Arca,

52. Arca Noe, L. Hab. Iles du cap Verl,

Obs. Moins allongée et plus bâillante que celle de la iWédilerranée.

53. Arca Noe? L.,var. Hab. Les îles du cap Vert.

Obs. Plus raccourcie encore que la précédente, comme usée et com- primée au niveau des crochets et sur le dos, mais d'une manière égale et symétrique pour les dcui valves,

5Zj. ARCA INiEQUIVALVIS, Brug. Hab. Caycnne, la Guadeloupe,

Obs. Couverte d'un épiderme brun-foncé, un pes écailleux.

55. Arca inîequivalvis, Brug.

Hab. Fossile du crag de la Saramaca. Très-con>mune.

Obs. Ne dififèrc pas sensiblement de l'espèce encore vivanie dans les- mers voisines.

50. Arca granosa, L., var. b.

Hab. Fossile du crag de la Saramaca. Assez commune.

35

Ol)S. Mes plus giaiuls exoiupluircs n'oiil (iiic 15 ù IG inillim. de lar- geur. Elle esl forl disliucte de la prt-cc'donte.

57. A RCA nisuLCATA , La7n.

Hab. Fossile du crag de la Saramaca. Assez commune.

Obs, Espt-ce remarquable et bien caractérisée par Lamarck.

58. ARCA

Hab. Iles du cap Vert , Cayenne el île St. -Joseph.

Obs, Longueur : 8 à 10 millini. ; hauteur : 5 à 6 millim.; déforme trapézoïdale, bombée; stries transversales moins marquées que les verti- cales ou rayonnantes; ressemble beaucoup à VArca lactea,mdih l'aire de son ligament est beaucoup plus petite, ayant à peine 1 millim. de lar- geur. Je ne trouve pas de différence sensible entre les spécimens de Cayenne el ceux du cap Vert.

59. ARCA BARBATA , L

Hab. Cayenne.

Genre Pbctunculus. ;

60. Pectunculus pectinatus, ex Gmel. Hab. Curaçao.

Genre Nucula. .

61. Nucula

Hab. Cayenne.

Obs. Longueur : 7 millim.; lai-geur : 5 millim.; ovoïde transversale- ment, à crochet très-peu saillant ; test mince, transparent, peu nacré; bord des valves non crénelé: surface extérieure luisante; couleur gris- verdùlre.

Genre Leda.

62. l.EDA CAUDATA ? ex Donovon. Tiad. française , édition

36 du docteur Chenu , p. 60 , pi. XX[, fig. 3,4,5, 6 (trouvée sur la côte de Kent. Rarissime). Hab. Cayenne , on la nomme Gyriqne. Elle est com- mune.

Obs. Luisanle, quoique (iiiemeiU striée eu iraveis, mince, d'un blauc sale grisâtre ; hermétiquement fermée.

Cette coquille n'aurait-elle point été transportée, par le grand cou- rant atlantique, jusque sur les côtes d'Angleterre? Lorsque l'animal est mort dans sa coquille , ccJle-ci reste solidement fermée et llolte comme une bulle d'air.

63. Leda caudata , ex Donov.

Hab. Fossile du crag de la Saramaca. Assez rare.

Obs. Ne diffère point de l'espèce vivante des mers voisine*.

Genre Chama.

6/i. Chama florida , Lam.

Hab. Cayenne et île St. -Joseph , Curaçao.

Genre Modiola.

C5. Modiola juganensis, Lam. Hab. Curaçao.

Obs. Elle est plus petite que l'exemplaire figuré dans le recueil De- lessert des coquilles de Lumarck ; elle n'a jias non plus la fusciu biculo- r fil II. Serait-ce une espèce distincte?

Genre Pinna.

06. E'INNA SEMINUDA , Lam. Hab. Curaçao.

OOs. Exemplaire jeune.

37

Genrr PEOTENf.

67, Pecten

Hab. Iles du cap Vert.

Obs, Par sa forme générale, par la présence d'écaillés courtes el nom- breuses qui rendent ses côtes scabres, il a quelque rapport avec le l'ect. pdllium : mais ces côtes sont plus petites et plus nombreuses (environ une vingtaine); il est aussi bien plus petit que le paUiuni; du moins, le seul exemplaire que je possède n'a que 22 millim. de diamètre.

68, Pecten

Hab. Fossile du crag de la Saramaca. Peu commun,

Obs. Il ressemble à un jeune Pcctcn orbiculuria de nos côtes; mes plus grands exemplaires n'ont que 18 millim. de diamètre; toutes les valves ou fragments de valves que je possède n'annonçant pas une plus grande taille, je suppose que l'espèce ne devient pas plus grande ; elle a conservé en partie ses couleurs, avec une nuance atîaiblie : ce sont des ta- ches rougeûlres distribuées irrégulièrement. Les côtes sont un peu moins nombreuses que pour le Pecten orbicuUiris.

Genre Spondylus.

69. Spondylus AMERICANUS, Lam. Hab. Curaçao , la Guadeloupe.

Obs. Valves inférieures seulement.

Genre Osthea.

70. OSTREA MARGARITACEA , Lam.

Hab. Fossile du crag de San-Iago, Ile du cap Vert.

Obs, La description de Lamarck s'applique bien à cette coquille, ci les fig. 1, 2, .), pi. CLXXXI, de l'Ë/icyc/o/jcrfie me'/ /<of/i//ac lui convien- nent de tout point. J'ai un valve inférieure longue de 15 centirn. et

38

d'une grande épaisseur, surtout au-delà de l'adhérence. Je possède la valve supérieure d'un autre exemplaire de moitié plus petit, et quelques fragments; tous ont perdu leur aspect nacré; les petits espaces situés entre les lames qui constituent le test sont colorés par de l'hydroxyde de fer.

71. OSTKEA PLICATULA? Gme/.

Hab. Fossile du ciag de San-Iago , l'une des îles du cap Vert.

Obs. Un fragment de valve inférieure roulé.

72. OSTREA PARASITICA, Gmcl.

Hab. C.ayenne.

Obs. Jeunes exemplaires.

Genre Anomia.

73. ANOMIA

Hab. Fossile du crag de la Saramaca. Excessivement com- mune.

Obs. Celte petite espèce existe probablement dans les mers voisines, mais M. Déplanche n'en a pas apporté.

Mes plus grands spécimens ont à peine 20 millim. de long et 15 ù 18 millim. de large. Sur un très-grand nombre de valves que je possède, je n'ai trouvé que deux valves inférieures, encore sont-elles mutilées; tout le reste consiste en valves supérieures. Klles sont évidemment usées, en dehors et en leur bord, par suite du frottement qu'elles ont éprouvé, par l'action des vagues, sur d'autres coquilles, avant qu'elles ne fussent dé- posées à demeure dans le crag. Ce que ces Anomies ont de plus remar- quable, c'est que la place elles montrent en dedans l'attache du mus- cle est restée blanche et mate, tandis que le reste du test est de couleur ambrée, lamelleux et subdiaphane. Comme les empreintes musculaires subissent un déplacement, à mesure que la coquille grandit, depuis le sommet jusqu'au milieu, et que les premières empreintes n'étaient recou- vertes, ù l'extérieur, que par un tissu lamelleux moins épais (|u'il n'est devenu dans la région moyenne, et que ces premières couches extérieures

30 sesonl IrouvOcs usées par le frolloiiienl, il en résiille que la lâche blan- che se revoilen dehors jusqu'au sommet. Je n'avais point remarqué, sur les Anomies vivantes, que la partie de la coquille s'insèrent les mus- cles fût d'un autre tissu que le reste du test. Cela est fort évident sur la petite Anoniie fossile du crag de la Saraniaca.

BliACIHOPODES.

Genre Discina.

U. Discina

Hab. Cayenne et île St. -Joseph. Trois exemplaires. Valves supérieures seulement.

Obs. De forme circulaire, conique, très-surbaissée; sommet subcen- Iral ; surface extérieure Ircillissée, couverte de nombreuses petites stries rayonnantes coupées par d'autres stries nombreuses, concentriques, un peu moins prononcées ; test plutôt corné que calcaire, à tissu lamelleux ; diamètre : 10 millim.

GASTÉROPODES.

Genre Eolis.

75. Eolis peregrina? Lam.

Hab. L'océan Atlantique, entre les Açoresel les Bermudes.

Obs. Il m'est impossible de reconnaître l'espèce (dont je possède une vingtaine d'exemplaires dans l'alcool) au moyen des ouvrages que j'ai entre les mains. Il faudrait un dessin soigné pour en donner une bonne idée. Rétractée par l'alcool, elle a encore environ 15 millim. de long. Les bords du pied dépassent les côtés du corps et forment beaucoup de plis sinueux ; les cirrhes sont très-nombreux sur le dos et y semblent dis- posés sans ordre.

Genre Patella

76. TaTELLA plu m BEA , Lam. Hab. Les îles du cap Verl.

/lO

77. l'ATELLA

Hab. Les îles du cap Verl.

Obs. Aspect d'une Siplionaire. Lonccucur : 22 millim. ; largeur : 16 millim.; ovale, inédiocreraeiil élevée; sommelsubcenlral rongé; surface couverte de petites côtes rayonnantes, nombreuses, blanches, dont les interstices sont bruns; côtes et interstices reproduits ù l'intérieur, mais seulement par des ligues altcrnativcraent blanches et bruu-clair ; em- preinte musculaire très-grande, brune ou d'un blanc sale.

78. PATELLA MINIATA?? (/e fiorn. Hab. Iles du cap Vert.

Dbs. Ovoïde, très-surbaissée; longueur: 18 millim.; largeur : 14 ; rayons bruns , inégaux , articulés de blanc ; un petit mamelon blanc formant le sommet; une bandelette blanciiâlre au pourtour de la co- quille.

Genre Fissurella.

79. FiSSURELLA NODOSA , ex. de Born. Hab. La Guadeloupe.

80. FlSSUIÎELLA CAYAJNEINSIS, Lam.

Hab. Cayenne, îles St. -Joseph , îlet de la Mère.

Obs. Il est impossible ([ue l'espèce de coquille (|ui' j'ai sous les yeux, et avec des échantillons à tous les ûges, ne soit pas la Fiss. coyancnsis de Lamarck. Cependant, presque tous mes échantillons montrent, à l'extérieur, huit larges rayons bruns plus ou moins foncés. Le fond de la couleur générale est, ou tout-à-fait blanc, ou moinsjaunûtre que ne l'in- dique la fig. 5 de la pi. XXIV du Hccucil de coquilles de Delesserl.

. FlSSLRELLA LILACINA el ROSEA , Lam.

Hab. (Mayenne el île St. -Joseph.

O s. Je possède un assez grand nombre d'exemplaires de ces coquilles et je crois que les deux espèces de Lamarck n'en font qu'une.

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82. FiSSURELLA VIRIDULA, Lam. llab. La Guadeloupe.

83. FiSSURELLA AFUA? QuOXJ.

llab. Les îles du cap Vcrl.

Obs. Mes deux exemplaires sont un peu frustes.

86. FISSURELLA RADIATA ? Lam.

llab. Iles du cap Vert.

Obs. Mon plus fçrond exemplaire n'a que 18 millim. de long; ses 11- îînes colorées interrompues sont rouges.

85. FiSSURELLA RADIATA? Lam., var. Hab. Les îles du cap Vert.

Obs. Ses lignes interrompues sont noires; elles sont accumulées de manière à former une douzaine de rayons séparés par des espaces presque blancs.

Genre Pileopsis.

86. Pileopsis MiTRUL A, Lam.

Hab. (>ayenne, île St. -Joseph, Curaçao.

Genre CALypTR.E4.

87. Calyptr^a lichen , Brod.

Hab. Fossile du crag de la Saramaca. Lin seul exemplaire.

Obs. Cette espèce ressemble beaucoup au Calyptrœa sinensis , est plus petite et plus solide que cette dernière. Elle me parait être le Calyp. (iihcn de Broderip; mais une comparaison directe serait nécessaire.

l\-l

Genre Crepidula.

88. Crepjdula porcellana , ex L. Hab. Les îles du cap Vert.

Obs. Exemplaire jeune, long de 12 milliin., large de 9 millini. Je pense que c'est bien le Julin d'Adanson.

89. Crepjdula aculeata , ex GmeL Hab. Cayenne et île St. -Joseph.

Geure B cilla.

90. BULLA STRIATA , Bmg.

Hab. Iles du cap Vert, Guadeloupe.

91. BULLA

Hab. (Jayenne.

Obs. Ressemblant beaucoup ù la B, cylindracca de Penn., mais plus pelilo (7 millim. de long sur 2 niillim. de large), sans spire ni ombilic apparents; à la place de la spire est une surface blanche, lisse; une lâche d'un jaune rouillé ii l'exlréniité antérieure.

92. BULLA

Hab. Fossile du crag de la Saramaca. Un seul exemplaire.

Obs. A peine longue de 2 millim.; assez renflée, entièrement lisse; son test est assez épais et ne paraît pas très-fragile, malgré l'cxiguilé de sa taille.

Gonie IIelix.

93. llELlX PELLIS SERPENilS, ChcmU,

Hab, Cayenne.

/i3 9/i. IlELix PELLIS SEBPENTIS, Cliemn., vai\

Hab. Environs de Paramaribo, Guiane hollandaise.

Obs. Variété très-singulière, montrant un gros pincé sur le dernier tour, vis-ù-vis de l'origine de la lèvre gauche.

95. Hélix hippocastanum, Lam. Hab. La Guadeloupe.

96. HELIX

Hab. La Guadeloupe.

Oùs. Largeur : 35 niillini.; hauteur: 21 niillim.; suhglobuleuse im- perforée, très- légèrement carénée vers le milieu de son dernier tour, d'un brun-verdàlre , avec une bande brune sous sa carène ; bord rélléchi , épaissi, de couleur chocolat ; une sorte de deni plaie ù la lèvre gauche.

97. HELIX

Hab. La Guadeloupe.

0^5. Très-voisine de la précédente. Une bandelette jaunâtre partage en deux la bande brune de la carène.

98. HELIX (CAROCOLLA) LYCIINUCIIUS, Millier.

Hab. La Guadeloupe.

99. HELIX DENTICUS? Ferr. Hab. La Guadeloupe.

100. HELIX JOSEPHIN A, Ferr. Hab. La Guadeloupe,

101. HELIX

Hab. L'îlel de la Mère , à ^i lieues de (Mayenne.

Obs. Ressemble , en petit , ù la précédente ( n'ayant que 5 millim. (Lins son plus grand diamètre), d'un blanc-grisàtre; demi-transpnrenl<',

Uh

ombiliquéc. Dernier lour bossu vis-à-vis de l'ouverture, qui est rendue grimaçante par une dent comprimée située sur le retour de la spire , se prolongeant dans l'intérieur, et par une dent élargie située sur la l<l?vre gauche.

102. HELIX

Hab. L'îlet de la Mère, à h lieues de Cayenne.

Obs. Ressemble beaucoup, par son ensemble et ses détails, à Vllelix cristallina de Mûller. Diamètre : 6 millim.

103. Hélix SPLENDENS? Z)rap. Hab. Les îles du cap Vert,

Obs. Cette espèce , peu remarquable, lessenible assez à 1'//. splcn- deus , mais elle est un peu plus petite, plus globuleuse; le bord supé- rieur du dernier tour s'incline presque subitement en bas, près de la bouche.

Genre Helicina.

40/i. Helicina viRiDis, Lrtm. Hab. Cayenne.

Obs. Le seul exemplaire rapporté pur M. Déplunche s'est trouve égaré; mais je suis certain d'avoir vu cette petite coquille parmi celles qu'il a rapportées de son voyage.

105. Helicina.

Hab. L'îlet de la IMèrc , à h lieues de Cayenne.

Obs. Coquille de 4 à 3 millim. de diamètre, subglobuleuse . mince , pellucide, de couleur gris-jaunûtre, p;Ve, uniforme; point de carène; péristome un peu relevé.

Genre BuLiMus.

106. Rulimus H/Emostomus, ScopoU. Hab. Cayenne.

/!i5 Olis, Les jeunes de colle espace, hicn connue, sonl Irès-venlnis ; ils ressenihlcnl assez à une hélice d'une belle couleur rose. M. Dépliinclie a rapporté un certain nombre d'œufs de cette espèce, qui , comme l'on sait, sonl fort gros et ont un lest calcaire.

107. BULIMUS GUAHELUPENSIS , BrU(f.

Ilab. La Guadeloupe.

108. RULIMUS

Hab. La Guadeloupe.

Obs. De mêmes forme cl dimensions <|ue le précédenl; couleur blanc-jaunâlre sale.

109. BULIMUS

Hab. La Guadeloupe.

Obs. Semblable aux précédents; à test beaucoup plus mince, pelln- cide, de couleur blanc-jaun;Mre, cerclé de trois bandelettes obscures.

110. BULIMUS

Hab. Ilet de la Mèio , près Cayenne.

Dbs. De même forme et de même grandeur que le Bul. guculetii- pensis , mais un peu plus ventru, très-mince, demi-transparenl, à sur- face terne, de couleur blanchâtre un peu fauve; non ombiliquée ; lèvre droite Iranchante.

111. BULlMUS.

Hab. Ilet de la Mère , près Cayeune.

Obi. Un peu plus court et plus ventru encore que le précédenl, sans nulle trace d'ombilic ; excessivement mince etfragile, orné de petites côles longitudinales irrégulières; presque transparent, de couleur ambrée claire.

112. BULIMUS OCTOMJS , 6/ M^, Hab. La Guadeloupe.

40 "

11.'). nULIMUS

llab. Les îles du cap Vert.

Ob&. Très-voisiii da Ihilimus obscurus, Millier, si ce n'esl lui-mi'iiio j il est seulement un peu plus grand.

1U. BULIMUS

Hab. Fossile du crag de la Saiaraaca.

Obs. Je ne puis saisir de diiKrence entre ces deux coquilles, dont le lieu d'habitation est si éloigné. Je n'ai qu'un petit nombre d'exemplaires de l'un et de l'autre.

115. BULIMUS

Hab. Cayenne.

Obs. Je ne puis trouver nulle part la description et le nom de celle coquille assez remarquable , dont je possède deux exemplaires.

Longuede 25 millim., large delS. Fiisiforme, assez épaisse, à spire un peu plus longue que le dernier tour. Sept tours de spire un peu arrondis ; lèvre droite mince, légèrement retroussée; couleur blanc-jaunâtre, avec d'assez nombreuses fascies brunes longitudinales, interrompues au voisi- nage do la suture, coupées par quelques bandelettes transversales de la même couleur, aiticulées ou interrompues de place en place; une tache brune sur la columelle.

116. ButJMUS

Hab. Cayenne.

Obs. Très-voisine de la précédente, dont elle n'est peut-éire qu'une variété. Elle est un peu plus grande et moins large. Ses llnnunes longitudinales, brunes , ne sont pas interrompues près de la sulure ; les bandelolles transversales sont comme dans la précédenle ; le dernier lourest un peu comprimé près de la lèvre droite; il n'y a pas de lâche brune sur le pli de la columel'e.

117. BULIMUS

//ab. ni vos de ruyapoc.

- tll

OOs Je ne Iroiive pas non plus avec cerliliule celle Irès-belle eo(iuillt;, lonfïnc au moins de G cenlim. el larjçe de 3. F.llr a du rapport avec VAchalina rc.rilium de Fiamarrk ; mais sa columello n'est nnllemenl Ironqiu^e; elle n'est poiiil striée. Lamarck donne pour habitat à Vy\tli. vexillum les Grandes-Indes. Ma coquille est subfusiforme; la lonjïueur delà spire égale presque deux fois celle du dernier tour. Elle esl solide et même pesante ; ses tours sont à peine renflés; le dernier est blanc, avec deux ou trois fascics longitudinales d'un brun foncé; le second cl même le troisième tour montrent les mêmes fascies , mais pins nombreuses cl en zigzags, avec quelq<ies bavures d'une nuance violûlre; les autres tonrs sont d'un violet pAle, avec quelques taches d'un brun clair. Toule la surface de la coquille est lisse ; la lèvre droite est tranchante, blanche en dedans, ainsi que l'intérieur de la coquille; la lèvre gauche esl d'un brun presque noir qui se prolonge à Tinlérieur et tranche vivement sur le blanc du dernier tour ; il y a un gros pli ù la coluraelle.

1 18. RULIMUS GLAP-IiK , ex Gmcl.

Hab. Environs de Paramaribo, Guianc hoUandaisf.

119. BULIMUS? ACHATINA?

Hab. L'îlot de la IMère, à h lieues de Cayenne.

Obs^. Longue de dOmillim., large de G millim., un peu \enlriie; spire de la longueur du dernier tour. Ouverture presque demi-o\alaire; lèvre droite mince et tranchante; pli de la columelle Irès-marqué et faisant paraître celle-ci , à son extrémité, presque tronquée comme les vraies AgtUincx. Un pli transversal, ou dent, sur le milieu de la lèvre gauche, ou retour delà spire. Test mince, à stries longitudin.iles, saillantes, Irès-fmes, écartées. Couleur blanc sale. Épidémie mince, ambré.

120. BULIML'S? ACHATINA?

Hab. Ilel de la Mère, à h lieues de Cayenne.

Obs. Semblable à la précédente, un peu plus courte et un peu plus ventrue, encore plus mince, transparente, a\ec épidémie de couleur ambrée Irèsclaire. C'est peut-être une \ariété.

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- 49

Obs, La description donîe par M. Deshayes, dans son édition des Animaux sans vertèbres deamarck, L VIII , p. 391, n°. 15, lui con- vient entièrement.

Gère Ampullaria.

128. A MPtLLARI A GUY-SENSIS, Lam.

Hab. L'Ovapoc.

129. Ampullari A EFFi A, Lam.

Hab. Environs de Pramaribo, Guyane hollandaise.

130. AMPULLARIA....

Hab. Oyapoc.

Obs. Très-voisin ùaVAmi i.analkul(ilii ; ayant, coninio lui, la suliiie des tours fortement canalicui!, mais de moitié plus petil, et la fonte om- bilicale un peu plus (^rand II y a des exemplaires sans bandelettes brunes; d'autres elles sui très-visibles, plus ou moins larges et plus ou moins nombreuses: la pMrl dos exemplaires sont \or(lûtres; quel- ques-uns jaunâtres.

Gi«re Nrritina.

131. Neritina ztRiiA. c Brug. Hab. (jurarao.

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i

132. Neritina viRGiNt, ej; L. Hab. Cayenne.

Obs. Plus grosse du doub (|ue la précédente; très-élogan)ment li- néolée do lignes noires, intennpucs par des (aclicsd'ini blanc-jaunàtre; une on deux bandes noires m interrompues, ulternanl avec dos bandes roses, vaguement délimitées

hS -

Genre Achatina.

121. ACilATINA FUSCOLINEATA, Lum.

llab. Cayenne.

Genre Succinea.

122. Succinea

Hab. L'îlet de la l\lère,à Zi lieues de Cayenne ; Guadeloupe.

Ohs. A les mêmes formes, les mêmes proportions et la même léii'' (le lesl que la Suc. amphibia de nos pays ; mais elle est presque de i /ilus petite et d'un jaune d'ambre plus foncé.

Genre Conovulus.

123. CONOVLLUS corsiFORMis, ex Lam. , ou mieux Cuffea,

ex Lam. hab. (luraçao, la Guadeloupe.

I2û. Conovulus nitens, ex Lam. Hab. Cuiaçao.

125. Conovulus monile, Lam. Ilab. Cayenne.

Genre Janthin \.

126. JaNTHINA COMMUNIS, YvOm.

Hab. L'océan Allaiiti(|ue, entre les Bermudes el les Açorcs.

Genre PLANORnis.

127. l'LANORBis OLIVACEUS, Wogner.

Hab. Environs de Taraïuaribo , Guiano hollandaise.

- 49

Obs. La description donnée par M. Deshayes, dans son édition des Animaux sans vertèbres de Lainarck, t. VIII , p. 391, n". 15, lui con- vient entièrement.

Genre Ampullaria.

128. Ampullaria GUYANENSis, Lam. Hab. L'Oyapoc.

129. Ampullaria efflsa, Lam.

Hab. Environs de Paramaribo, Guyane hollandaise.

130. Ampullaria

Hab. Oyapoc.

Obs, Très-voisin àaVAmp, (analiculala ; ayant, comme lui, la suture des tours fortement canaliculée, mais de moitié plus petit, et la fente om- bilicale un peu plus grande. Il y a des exemplaires sans bandelettes brunes; d'autres elles sont très-visibles , plus ou moins larges et plus ou moins nombreuses: la plupart di's exemplaires sont vcrdàlres ; quel- ques-uns jaunâtres.

Genre Neritina.

131. Nerituna ZEBRA, ex Brug. Hab. (Curaçao.

132. Neritina virginea, ex L. Hab. Cayenne.

Obs. Plus grosse du double que la précédente; très-élégamment li- néolée de lignes noires, interrompues par des lacliesd'un blanc-jaunâtre; luic ou deux bandes noiies nnu interrompues, alternant avec des bandes roses, vaguement délimitées.

U

50

Genre Nkrita

133. Nerita pelorowta , L. Hab. Curaçao.

136. NliRITA CHLOROSTOMA , Lmi.

Hab. Curaçao, Cayenne et l'île St. -J()so[)li.

135. Neri TA ATR ATA ? C/ie/nn.

Hab. Les îles du cap Vert, Curaçao.

Obs. La description (fue donne Adanson de son Dunar et même de son Tadin, convient à cette espèce ; mais elle est plus petite que ne l'in- diquent Adanson et Lamarck. Elle est couverte d'un épiderme brun- verdâtre; lorsqu'il est enlevé, la couleur noire intense apparaît, ainsi que les sillons transverses; à peine marqués sur quelques exemplaires, ils le sont davantage sur d'autres; quelques-uns montrent des points blancs épars. L'exemplaire venant de Curaçao est plus petit que ceux du cap Vert ; c'est peut-être une différence d'âge ; sa surface est cou- verte de taches noires et blanches disposées alternativement, ce qui lui donne l'aspect d'un petit damier.

136. Nerita VERSicoLOR, Gmel. Hab. Cayenne.

Genre Natica.

137. Natica CANKENA , /.a^n. Hab. La Guadeloupe, Curaçao.

Obs. Mon exemplaire est bien celui qui est ligure dans (iuallierij lab. 67, lig. 5; celui qui vient de Curaçao est très-jeune.

138. Na'iica unifasciata? Lam. Hab. Les îles du cap Verl.

51

Obs. Elle ressemble à la fig. 13 , a. b., du Recueil de Delessert, mais elle est de moitié plus petite. Il est fort diflieile de se reconnaître dans la détermination de beaucoup d'espèces de Natice. C'est un genre ayant grand besoin de révision.

139. Natica mamillaris? Lam. Hab. Curaçao.

Obs. Beaucoup plus petite ; elle n'a que 15 millim. de long sur 10 large; elle lui ressemble d'ailleurs beaucoup; mes deux exemplaire sont d'un fauve clair presque blanc.

Genre Sigaretus.

HO. Sigaretus cancellatus? Lam. Hab. Curaçao.

Obs. La fig. 2, a. b., de la pi. XXXIII du Recueil de coquilles de Delessert, et la description de Lamarck lui conviennent de tout point; mais ma coquille est de moitié plus petite. Kst-ce une différence d'âge? C'est probable.

Genre Solarium.

\U\. Solarium GRANULATUM , /-.om. Hab. La Guadeloupe.

Genre Troc hus.

1^2. Tkochus excavatus, Lam.

Hab. Fossile du crag de San-Iago , l'une des îles du cap Vert

Obs. H a perdu ses couleurs et sa nacre, mais j'allirme que c'est bien cette espèce.

143. Trochls (TURBO) P\CA , ex Lom. Hab. La Guadeloupe.

OI'S. Son oiXTcule est corné cl luultispiré.

52

M\[\. Trochus

Hab. Les îles du cap Voit.

Obs. Celte coquille est petite; mes plus grands spécimens ont 12 mil- lim. de largeur et autant de haut; elle est couverte d'une couche noire, épaisse, avec quelques taches blanches, mais pas sur tous les spécimens; elle me paraît être le jeune âge du Trochus ( turbu) pica, auquel elle ressemble par tous ses caractères , moins la dent située sur le bord de l'ombilic. Je ne trouve d'ailleurs nulle part de figure ou de description qui lui convienne. Déplanche sera tombé sur une nichée de Trochus pica. Les plus petites ont à peine 6 millim. de diamètre, et déjà leur sommet est décortiqué.

Genre Littorina.

165. Littorina (turbo) murigata, ex Lam. Hab. Iles du cap Vert. C'est une vraie Littorine.

166. Littorina littorea, ex L. , ou Litt. castanea, Desh. Hab. Curaçao.

Obs. C'est l'une ou l'autre de ces espèces : reste à savoir si la Lin. castanea , Desh., diffère réellement de la Lilt. littorea.

\hl. Littorina rudis, ex Maton. Hab. Cayenne et île St. -Joseph.

Obs. Ne diffère de celle de nos côtes que parce que le sommet e^t un peu plus pointu.

168. Littorina ziczac, ex Chemn. Hab. La Guadeloupe.

169. Littorina anculiiera, ex Lam. Hab. Cayenne.

53

Geare Turritella.

150. Turritella BiciNGULATA, Lam. Hab. Los îles du cap Vert.

îôl. Turritella bictngulata, Lam.

Hab. Fossile du crag de San-Iago , l'une des îles du cap Vert. Elle est abondante dans les deux états.

Genre Cerithium.

152. Cerithium vulgatum, Brug.

Hab. Les îles du cap Vert , la Guadeloupe.

153. Cerithium Adansonii? Brug.

Hab. Les îles du cap Vert. Jeune exemplaire dont la bou- che n'est pas formée.

154. Cerithium zonale , firw^, Hab. Curaçao.

Genre Turbinella.

155. Turbinella capitellum , ex L. Hab. La Guadeloupe.

156. Turbinella TRiSERiALis , Lflw. Hab. Curaçao.

Genre Fasciolaria.

1 57. Fasciolaria T€LIPA , ex Lam. Hab. La Guadeloupe.

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5U Genre Fusus.

158. FUSUS MORIOet CORONATUS, L. Hab. Cayenne.

Obs. Tous mes spécimens appartiennent à la variété Coronatiis.

159. Fusus MORio et coronatus, L.

Hab. Fossile du crag de San-Iago , l'une des îles du cap Vert.

Obs. Le seul exemplaire que j'aie de celte localité appartient aussi à la variété Coronatus.

160. Fusus ARTICULATUS, Lam. Hab. Cayenne et l'île St. -Joseph.

Obs. J'ai de nombreux spécimens de cette espèce; beaucoup se mon- trent comme formant une variété Irès-remarquablc. La couleur du test est d'un brun-marron plus ou moins foncé; les lignes brunes interrom- pues sont ù peine distinctes, et l'on voit, sur le dernier tour, une bande blanche transversale, marquée, sur ses deux bords, de points bruns très-foncés.

Genre Pyrula.

161. Pyrula melongena, ex L. Hab. Cayenne.

Obs. Son épiderme est fort épais , finement lamellcux , écailleux et de couleur cendrée-brunâtre.

Genre Ranella.

162. Ranella niiur.ERCULAiA , Lam. Hab. Cayenne et île St. -Joseph

55

Genre Mcrex.

163. iMURliX ASPERUIMUS, Artm. Hab. La Guadeloupe.

'16Ù. Murex CALCiTRAPA , /.rtm. Ilab. Les îles du Salut.

165. Murex rarispina , Lam, Hab. La Guadeloupe.

Genre Triton.

166. Triton pile are, Lam. Hab. Les îles du cap Vert.

167. Triton (bucginum) dolarium, Lam. Hab. Cayenne.

Genre Cassis.

168. Cassis TESTICULUS, Lam.

Hab. Les îles du cap Vert , la Guadeloupe.

Genre Purpura.

169. Purpura neritoides , Lam. Hab. Les îles du cap Vert.

170. Purpura neritoides , Lam.

Hab. Fossile du crag de l'île de San-Iago , l'une des ilcs du cap Vert.

171. Purpura h^emastoma? Lam. Hab. Les îles du cap Vert.

56

Obs. Je crains d'avoir fait quelque conrusion dans la délerminalion de celte espèce. L'un de mes spécimens a l'intérieur de sa bouciie orangé très-vif; les tubercules, disposés en quatre rangs sur le dernier tour, sont reliés entr'eux par une bandelette transversale ; la columelle a des plis obliques près de son canal.

172. Purpura columellaris? Hab. Les îles du cap Vert.

Obs. Ressemble beaucoup ù la précédente; les tubercules du der- nier tour sont moins prononcés ; son ouverture est d'un jaune-nankin ; elle a une dent ou pli blanc au milieu de sa columelle ; il n'y a point de plis obliques, à celle-ci, près du canal.

173. Purpura

Hab. (luraçao.

Obs. Elle ressemble beaucoup aussi aux deux précédentes; mais les dents de l'intérieur de la lèvre droite sont très-peu marquées; la colu- melle n'en a pas du tout; l'intérieur de l'ouverture est blanc ; mes deux exemplaires sont un peu roulés.

176. Purpura GRUENTATA , iLarn.

Hab. Cayenne, île St. -Joseph, Curaçao.

Obs. Mes exemplaires, assez nombreux, sont un peu plus petits que ne l'indique Lamarck; mon plus grand n'a que 20 millim.

175. Purpura ligata? Lam. Hab. Curaçao.

Obs. Le test est mince. Celte coquille ressemble assez à un jeune buccin onde , moins les ondulations longitudinales.

Genre Harpa.

176. Harpa norilis, Lam. Hab. Les îles du r aj) Vert.

Obs. Un seul exemplaire, do pelile taille.

57 -

(lenre Dolium.

177. DOLHiM FASCIATUM, ex Biug., an DOLIUM COSTATUM?

Desli. Hub. Curaçao.

Obs. Si les trois exemplaires que j'ai sous les yeux (dont le plus Uraud a idO millini. de long sur 85 millim. de large; le plus petit, 40 inillim. sur 30 milliin , el le troisième, intermédiaire pour la taille) appartiennent réellement à cette espèce, ils doivent en constituer une importante variété. Depuis la partie moyenne du dernier tour jusqu'à la spire, des côtes sont séparées par des sillons ayant au moins le dou- ble de la largeur de celles-ci ; c'est aussi vers le milieu du dernier tour que commencent à paraître, au milieu des sillons, de très-petites côtes, mais qui augmentent de largeur et de saillie à mesure qu'elles se rap- procLenl de la spire. En-deçà du milieu du dernier tour , et en s'ap- prochant du canal , les côtes ne deviennent ui plus larges, ni plus sail- lantes, mais elles sont plus nombreuses et plus rapprochées, égalant à peu près, par leur largeur, celle des gouttières qui les séparent; celles- ci ne présentent qu'une ou deux petites côtes intermédiaires , situées assez près du canal. La saillie du canal lui-même montre très nettement des côtes obliques. Mes trois spécimens sont unicolores, d'un blunc- jaunâlre; ils n'ont ni macules foncées, ni fascies transverses.

178. DOLIUM PERDRIX, CX L.

Hab. Curaçao.

Genre Buocinum. lu.

179. BUCCINUM LjEVIGATUM , L. V Ilab. Curaçao.

Obs. Me paraît être le fijV/«! d'Adanson. Séu., p. 135, pi. IX, fig. 27.

180. BUCC.INUM... Hab. Curaçao.

58

Obs. Ressemble beaucoup au précédent; sa longueur est la même, mais son dernier tour est un peu plus étroit ; ils sont tous deux lisses et luisants; sur un fond fauve on y remarque une multitude de taches blanches, arrondies, irrégulièrement disposées. La lèvre droite est un peu striée en dedans. Ces deux espèces paraîtraient plutôt devoir ap- partenir au genre Columbelta.

181. BUCGINUM PEDICULARE, Lam.

Hab. Les îles du cap Vert.

Obs. Je possède un grand nombre d'échantillons de celle toute pe- tite espèce, avec l'animal , dans l'alccol.

182. BucciNUM ASCANIAS ? Lam. fJab. Cayeniie et île St. -Joseph.

Obs. L'espèce de Cayenne me paraît très-voisine du />'. ascanias de la Méditerranée, qui, d'ailleurs, est très-variable. Cependant, l'espèce de Cayenne est un peu moins allongée ; ses côtes longitudinales sont plus prononcées, surtout sur le dernier tour ; il existe, près de la su- ture , une sorte de bourrelet que je ne vois pas dans celui de la Médi- terrannèe ; enfin, celui-ci présente souvent quelques varices; celui de Cayenne n'en a pas.

183. BUCCIJNUM POLYGONATUM? Lam. Hab. Cayenne et île St. -Joseph.

Obs. Toute blanche , fort épaisse pour sa taille; la lèvre gauche s'étend très-peu sur le retour de la spire.

18Zi. BUCCINUM

Hab. Les îles du cap Vert.

Obs. Long de 10 millim. , large de 5 mitlim. Sommet tronqué et cassé ; fusifornie , lisse et luisant , avec de nombreuses stries transver- sales obsolètes ; couleur d'un brun-noiràtre, avec de nombreuses petites taches blanches , rondes; lèvre droite non renflée; lèvre gauche sans dents à l'intérieur ; ouverture oblongue.

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185. BUCCrNUM GRANA ?

Hab. Curaçao.

Obs. J'ai beaucoup de ces petits l)uccins, mais tous roulés el déco- lorés. Leur tuille varie de 10 h 5 milliui. Il y en a peut-être deux es- pèces : les uns ont des côtes longitudinales assez marquées; les autres n'en ont point; celles de la spire sont coupées par des stries lr:in<;- verses sur les spécimens les moins roulés.

186. BUCCINUM.

Hab. Fossile du crag de la Saraiiiaca.

Obs. Celle espèce, de li miliim. à peine de longueur , a des côtes longitudinales et des stries transversales enfoncées. Son ouverture est un peu rélrécie. Cette espèce pourrait bien appartenir aux Colombelles. Je n'en possède que deux exemplaires.

Genre Columbella.

187. Columbella mercatoria, ex L. Hab. Cayeune.

188. Columbella.

Hab. Cayeniie el île St. -Joseph.

Obi. Coquille longue de 15 miliim., large de 9 miliim., conique en avant et en arrière; dernier tour égalant la spire; dix ù douze côtes longitudinales couvertes de nombreux petits tubercules formant des séries transversales régulières ; couleur brune ou fauve ; une zone transversale blanche sur le dernier tour, qui reparaît au niveau des su- tures de la spire; sommets de tous les petits tubercules blancs; ouver- ture étroite, ayant quelques grosses dents à chaque lèvre; la droite épaissie en dehors.

Genre Terebra.

189. Teredra

Hab. Cayenne,

60

Obs. Le seul échantillon rapporté par M. Déplanchc est décoloré el trop roulé pour que j'en aie essayé la détermination. Longueur : 30 mil- lim.; larj^eur du dernier tour : 6 millim.

Genre Plan axis.

190. Planaxis

Hab. Curaçao,

Obs. La description du Planaxis brevis, Quoy, convient assez à ma coquille; mais celle de Quoy vient de la Nouvelle-Guinée. La nôtre est unicolore, brune ou d'un fauve foncé ; sur le milieu du dernier tour, à l'opposite de l'ouverture, les stries transverses sont effacées el comme usées; cependant nos coquilles ne sont nullement roulées et cette in- terruption des stries me paraît naturelle; le sommet des spires n'est point corrodé. ,

Genre Mitra.

191. Mitra STRIATULA , Lam. Hab. Curaçao.

Obs. C'est incontestablement cette espèce. Cependant mes exem- plaires sont un peu moins renflés que ne l'indique la lig. 6 de la pi. CCCLXXII de VEncyclopédie mélliodique.

Genre Marginella.

192. Marginella c^RULESCENS , Latti. Hab. Cayeniie et îlot de la Mère.

193. Marginella c^RULESCENS, var. Lam. Hab. Curaçao.

Obs. Plus grande d'un tiers que la précédente ; de couleur jaunâtre plutôt que blenûlre, d'une nuance plus claire ù l'intérieur.

19^. Marginella

Obs. Trés-voisine de la Mart]. biraricosa de Lamarck, et de la Marg.

61

Loroissii, Bern. {Journ. de concli., aun. 1857, p. 291, pi. VIII, (ig. 0, 7); mais elle est partout (rnn blanc pur ; elle est plus grande que les deux autres (28 millim. sur 17 millim. ); elle n'a que quatre plis ù sa colu- ineile; ses deux bourrelets, Iri's-prononcés, se réunissent sur la spire, dont ils dépassent le sommet.

Genre Cypr;Ea.

195. CyprjEA lurida, L. Hab. Les îles du cap Vert.

196. Cypr^a TURDUS , Lam. Hab. Les îles du cap Vert.

197. CYPRiEA LOTA, Lam. Hab. Curaçao.

198. Cypr^a pedigulus , L. Hab. Cayenne , la Guadeloupe.

Obs. De diverses grandeurs. Un spécimen do la Guadeloupe a 16 millim. de long sur 12 millim. de large.

Genre Oliva.

199. Oliva fusiformis, Lam. Hab. Curaçao.

200. Oliva senegalensis, Lam. Hab. Les îles du caj) Vert.

201. Oliva flammulata? Lam. Hab. La Guadeloupe.

202. Oliva iiispidula ? Lam, Hab. Curaçao.

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Obs. Toute blanche; à peine aperçoit-on, en regardant de près, quelques lignes brisées, obscures.

203. Oliva conoidalis, Lam. Hab. Curaçao.

20/i. Oliva oryza ? Lam. Hab. Curaçao.

Genre Conus.

205. Conus achatinus? Clienm. Hab. Les îles du cap Vert.

Obs. Les deux exemplaires que je possède sont roulés et en partie décolorés. '

206. Conus barbadensis, Brug. Hab. Curaçao.

CÉPHALOPODES.

Genre Spirula.

207. Spirula.

Hab. Entre les Açores et Madère. Exemplaire trouvé flot- tant à la surface de la mer.

Obs. M. Déplanclie a recueilli cet exemplaire flottant à la surface de la mer ; il est loin d'être entier : toute la partie antérieure de l'animal et la masse viscérale sont enlevées; il ne reste que la coquille, enve- loppée dans la partie postérieure du manteau ; encore celui-ci esl-il déchiré dans plusieurs points. La description de l'objet mutilé que j'ai sous les yeux n'offrirait donc que peu d'intérêt; il contirme seulement ce qu'avait dit de Blainville : « que la coquille est entièrement enve- « loppée dans la partie postérieure de son manteau. » {Ami. d'anut. et dt phys. . t. 1 , p. 3G9. )

63

Il nVii est pas loiit-à-fail de niùme, au moins pour moi , do la co- quille. Tous les spécimens que j'ai eu occasion de voir, provenant, soil des côles de T Amérique méridionale, soit de la Nouvelle-Zélande, m'ont toujours montré une surface extérieure lisse cl sans traces de rugosités, tandis que la siuface du spécimen péché par M. Déplanche est rui^ueuse et toute chagrinée par une foule de petites vermiculalions blanchâtres, formant un réseau à mailles (ines et irrégulières sur un fond un peu moins clair. Rlaiuville ne dit pas quel était l'état de la surface de ses exemplaires recueillis dans les mêmes parages, et aucun des ouvrages que j'ai pu consulter ne parle de ce fait. Je trouve, il est vrai,, dans le Momie! des mollusques de Woodward, p. 77, mention de trois espèces de spirules; mais c'est le seul renseignement que je possède à cet égard. Je suis donc porté à croire que la spirule à surface ru- gueuse diffère spécifiquement de celles dont la surface est lisse ; mais se borne ce que je puis en dire.

208. Spirula

Hab. Trouvée stir les plages, à Cayenne.

Obs. La surface extérieure de ces spécimens est lisse. La forme et la taille sont les mêmes que pour la précédente.

PTÉnOPODES.

Genre Firola. 209. P'IROLA

Hab. Océan Allaniiqiie, entre les Bermtidcs el les Açores, Un seul exemplaire, conservé dans l'alcool.

Obs. Malgré les ouvrages que j'ai pu consulter, je n'ai pu avoir la certitude que celte espèce soit décrite ou non. Outre l'animal conservé dans l'alcool et que je possède, M. Déplanche eu a fait un croquis de grandeur naturelle, et donné une description sur le vivant. Je transcris ici cette description. Plus tard, peut-être, M. Déplanche ou moi nous pourrons la modifier el la préciser, s'il y avait lieu. Ce fut le comman- dant du Rapide, M. Sircuil, lieuleuanl de vaisseau, qui ramassa cette

66

Firole en pochant des Jantliines ; il s'empressa d'en Taire cadeau au chirurgien de son navire.

" L'animal a l'aspect entièrement gélatineux , mais il est d'une con- « sistance assez ferme ; il est muni d'une trompe rétraclilc, ayant à son « extrémité un petit trou qui communique avec le canal alimentaire. « Cette trompe est placée à la base des deux yeux ; ceux-ci sont noirs « et carrés , terminés inférieureraent par une petite bulle arrondie, « blanche ; la tête est en forme de marteau , couverte de petites étoiles « irrégulièrement placées et très-nombreuses. Le cou est formé par une " sorte d'étranglement. Le corps est couvert de peu d'étoiles , mais à " trois branches; après un nouvel étranglement vient la queue , un « peu renflée en son milieu et lélragone -, chaque angle est dentelé. « Toutes ces parties sont couvertes d'éloiles ù trois branches , mais en « plus petite quantité qu'à la tête. Le canal alimentaire , d'un blanc « laiteux, un peu en arrière du cou; il se renfle en une sorte de sac « qui parait être l'estomac; le canal se continue 5 peu près droit et se <i termine à l'extrémité de la queue. En a\ant de l'estomac est une es- " pèce de sac au milieu duquel sont deux points noirs allongés.

Genre Cleodora.

210. Cleodora caudata, Lam.

Hab. L'océan Atlantique, entre les Bermudes et les Açores.

Obs. M. Déplanche en a rapporté une vingtaine d'exemplaires. Il dit, dans une note ù leur sujet, que les parties bleues sont devenues roses dans l'alcool ; et que les nageoires latérales , transparentes comme du cristal , y sont devenues laiteuses.

RAYONNES. ÉCHINODEIiMES.

Genre CinARis.

211. CiDAiîis TniiiULOiOES , Lam. Kncycl. nu'ili., pi.

CXXXVl, lig. h et 5.

65 Hab. Iles (lu cap Tert.

Obs. Lamarck le donne comme de l'océan Indien. C'est dans le Régne animal de Cuvier, t. III , p. 232, que je trouve l'indication du nom des fig, /i et 5, pi. CXXX, de VEnajc. métli.

J'en possède un exemplaire très-complet , muni de ses baguettes, et quelques baguettes isolées.

212. CiDARIS TRIBULOIDES, Law.

Hab. Fossile du crag de San-Iago , l'une des îles du cap Vert.

Obs. M. Déplanche a ramassé dans le crag de San-Iago un assez grand nombre de baguettes en tout semblables à celles de l'espi-ce pré- cédente qui vit dans les mers environnantes. Les baguettes provenant du crag sont changées en spath calcaire; leurs cassures mènent au rhomboèdre de la chaux carbonatée dont l'axe est le même que celui de la baguette, ce qui est loujours le cas des Echinides fossiles, quel que soit l'âge du terrain d'où ils proviennent. Les baguettes de l'exem- plaire vivant ont une cassure transversale terne, comme cela se voit aussi sur toutes les espèces vivantes. Ainsi, le crag de San-Iago, quoi- que appartenant aux terrains les plus récents, est assez ancien pour que le métamorphisme ordinaire du tissu de ses fossiles s'y soit effectué. J'ai noté quelque chose d'analogue sur la grande huître de ce crag, et sur la Turritella bicingulata , Lam., qui est aussi commune dans le crag que dans les mers qui entourent l'île de San-Iago : le test de la Turritella est spalhique dans le crag; ses moules intérieurs sont durcis et pierreux, et les vacuoles restées dans ces moules sont tapissées de petits cristaux de quartz

Genre Asterias.

213. ASTERIAS ARANCTANA , L.

Hab. Polnle de Makouria, Guyane.

Obs. Lamarck l'indique comme étant des mers d'Europe.

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215. COIIAILLA...

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Genre Carîphtllia.

217. Caryophyilia ramea, c Sol. et EU. Hab. Cayeniie ei île St.-JoH)h.

Obs. Échantillons jeunes.

218. Caryophyllia ramea , c Sol. ei EU. Hab. Fossile du crag de la îramaca.

Obs. Exemplaires très-jeunes et niés.

Genre arREA.

219. ASTREA ANANAS, ex L.

Hab. Caveunc.

220. ASTREA ANNULARIS , €X oL et EU.

Hab. tayenne.

Obs. Mon exemplaire est un pcr mlé, comme l'est celui que repré- sente la pi. LUI , fig, 1 et 2, de )Iander et Ellis. Dans mon exem- plaire, comme dans la figure citée . s interstices, usés , montrent des points enfoncés par suite de la dcFUclion partielle des lamelles exté- rieures.

Genre Pcuxopora.

221, PociLLOPORA DAMICORK. . ex Esper. Hab. Caveiiiie.

66

Genre Comatula.

214. Comatula FiMBRiATA? Uab. Cayeniie.

Obs. Je ne puis donner avec cerfilude des désignalions spécifiques aux deux espèces (pour le moins) rapportées par M. Déplanche et conservées dans l'alcool ; la plus grande , celle ù laquelle j'attribue provisoirement le nom de (\ fimbriata , montre une épine assez sail- lante sur le milieu de la région externe de chacune des petites pièces qui forment les bras; l'autre, plus petite, n'a pas d'épines, mais le bord supérieur de chaque article des bras est saillant, et la série de ces sail- lies rend ce bras comme imbriqué à sa surface extérieure.

Comme les parties molles de ces espèces sont conservées, je me pro- pose de faire, plus tard, un travail de détails sur ces curieux Échinides qui ressemblent tant à des l'entacrinus privés de liges, ou plutôt dont la pièce basale représente en raccourci, avec les bras axillaiies entassés, la tige des Peiitacrimis.

215. Comatula

Hab. Cayenne.

Oin. Voir les observations sur l'espèce précédenlc.

l'OLYPES.

Génie AcTiNM.

216. Ar.TîNiA. Hab. Cayenne.

Ohs. Contractés par l'arlion de l'alcool , mes exemplaires ont pris une forme conique tronquée. Dans cet état, ils ressemblent beaucoup aux grosses Actinies de nos côtes [Ad. equina , L.), conservées aussi dans l'alcool. La surface de ceux de Cayenne est toute couverte de pe- tits lidiercnks arrondis, irréguliers, presque coniluents, qui paraissent remplis, à l'intérieur, d'une matière liquide.

67

CrPHre Caryophyi.lia.

217. Caryophyllia ramea, ex Sol. et EU. Hab. Cayeniie et île St. -Joseph.

Obs. Échantillons jeunes.

218. Caryophyllia ramea , ex Sol. et EU. Hab. Fossile du crag de la Saramaca.

Obs. Exemplaires trùs-jeunes et roulés.

Genre Astre a.

219. ASTREA ANANAS, ea? L.

Hab. Cayenne.

220. ASTREA ANNULARlS , ex Soi. et EU. Hab. Cayenne.

Obs, Mon exemplaire est un peu roulé, comme l'est celui que repré- sente la pi. LUI , fig. 1 et 2, de Solander et Ellis. Dans mon exem- plaire, comme dans la figure citée , les interstices, usés , montrent des points enfoncés par suite de la destruction partielle des lamelles exté- rieures.

Genre Pocillopoka.

221. POCILLOPORA DAMICORNIS , ex Espei'. Hab. Cayenne.

~ 68

I\OTES»

SUR DEUX TERRAINS DE CRAG nnsr.RVF.s . i,'u!<j aux Îlrs nu cap vf.rt, l'autre a i.a c.uvane,

PAR M. DÉPLANCHR.

l'ondant la campagne du Iia])ide.

Crag de Sao-Iago, l'une des îles du cap Vert.

San-Iago est mie des îles les plus considérables de ce groupe. Son sol est eniièreinent voicanique et couvert de montagnes. Le Ions; des côles et dans l'intérieur de l'île se voient d'immenses hlocs de lave, jetés sans ordre çà et là; ces laves ont divers aspects ; elles sont plus ou moins poreuses et en partie décomposées; leur densité varie: il y en a qui sont tout-'i-fait friables. Le sol de l'île est entrecoupé de profonds ravins qui, dans la saison des pîuies, doivent rouler des eaux abondantes. En général, le sol est aride; mais il y a quelques points bien cultivés et très-fertiles, surtout daris le voisinage des ruisseaux dont les eaux sont excellentes.

Porto-Praga en est la ville principale, située au fond d'une baie et bâtie sur un plateau l'oîi ne peut arriver que par des cbemins étroits et difficiles à gra\ir. La falaise qui sup- porte la ville met en évidence la nature géologicpie de l'île. Deux sortes de terrains s'y font reconnaître : l'inférieur, dont l'épaisseur est de 9 à 10 mètres au-dessus du niveau de la mer , est de nature sablonneuse et calcaire, et présente des strates plus ou moins distincts qui contiennent des coquilles et autres produits marins spécifiquement identiques à ceux (pii vivent niitintenani dans la mer environnante.

Le terrain qui recouvre le précédent est de nature voica-

69

nique ; son épaisseur ihins la falaise est d'environ 6 mètres. Tout le relief de l'île paraît formé par ces deux sortes de ter- rains, c'est-à-dire qu'à la base sont les couches marines du crag , recouvertes |)arlout par le terrain volcanique , dont l'épaisseur est variable.

Le terrain stratifié inférieur est criblé de trous dont la di- rection est à peu près perpendiculaire à l'horizon et qui pa- raissent dépendre de la sortie d'émanations gazeuses et datent probablement de l'époque le fond de la mer fut soulevé, et aussi , sans doute , de celle les éruptions volcaniques le couvrirent de leurs déjections.

IM. Déplanche a recueilli dans ce crag neuf espèces de fos- siles, dont quatre, identiques, ont été retrouvées par lui à l'état vivant dans la mer environnante ; les voici, avec les nu- méros qu'elles portent dans ce catalogue : 31. Liicina coluin- bella; 51. TurriteLla bicinguLata (très-abondante dans les deux étals); 170. Purpura neritoides, et2H. Cidaris tribu- Loidcs. Cinq n'ont été trouvées que dans le crag , savoir : Zi8. Venus plicata ; 70. Oslrea margariiacea; 7L Osirea plicata; \h1. Trocims cxcavaius, et 159. Fusus morio. Mais si iM. Uéplanche n'a pas eu l'occasion de ramasser ces derniè- res coquilles à l'état vivant dans la mer voisine, on ne peut douter qu'elles n'y existent, puisqu'elles se trouvent vivantes dans d'autres mers peu éloignées ; le peu de temps que IM. Déplanche a séjourné dans ces parages ne lui a pas permis d'en ramasser toutes les productions ; d'un autre côté, il y a trente-trois autres espèces vivantes qu'il a rapportées de Sau- lago et qui ne figurent pas dans les fossiles du crag ; mais ce n'est pas à dire qu'elles n'y existent point et que des recherches plus prolongées ne les y eussent pas fait rencontre)'.

Il ne ressort pas moins des observations de M. Déplanche, déjà faites sans doute par d'autres observateurs , que le sou- lèvement de l'île de San-Iago, et toutes celles du caj) Vert, a

70

eu lieu à une époque très-rapprochôc de l'époque actuelle, si même il ne se rapporte pas à cette époque.

Crag de la Saramaca, Guyane hollandaise.

La rivière de la Saramaca se jette dans l'Océan par une em- bouchure qui lui est commune avec la Copename. Dans un espace d'environ dix lieues, la Saramaca coule parallèlement au littoral de l'Océan et s'éloigne, dans cette partie, de la rivière de Surinam avec laquelle elle communique par un canal ; elle n'est pas très-large , mais son lit est profond ; ses rives sont riantes, bien cultivées et bordées de jolies habitations; elle coule au milieu de terrains très-coquilliers dont les bancs in- férieurs sont assez durs pour fournir des pierres propres à la construction. Les bancs supérieurs se composent de sables et d'une immense quantité de bivalves non cimentés; les couches sont dirigées perpendiculairement au cours de la rivière et par conséquent aux côtes de l'Océan; cependant elles sont évidem- ment dues à des dépôts successifs de celui-ci. Il existe de sem- blables dépôts à l'embouchure de la Surinam.

La rive droite de la Saramaca, moins élevée que la gauche, est constituée par une alluvion d'eau douce qui s'étend fort loin dans l'inlérieur, tandis que la rive droite est exhaussée par le dépôt de coquilles marines dont je viens de parler. On trouve des dépôts semblables aux environs de Paramaribo, entre la Saramaca et la Coinenine qui se jette dans la Surinam : il n'existe aucune colline , ni même de simples monticules. Ou peut conclure que tous ces terrains plats, et pour la plupart marécageux , occupent la place d'un immense estuaire d'où l'Océan s'est retiré en y formant successivement de nombreux dépôts de coquilles et de sable qui ont fini par lui faire une barrière qu'il ne peut plus franchir; les eaux douces se sont creusé des lits qu'elles suivent mainlenanl.

M. Uéplanche ne s'amusa pas à chercher et h choisir les co- quilles dans ce sable; il ramassa pêle-mêle, sm- un ou deux

71 points, coquilles et sable; en remplit son mouchoir de poche, et a rapporté le tout dans cet état. Beaucoup de coquilles sont brisées , les fragments sont plus ou moins reconnaissables ; elles sont très-peu usées par le frottement; il est bon de remarquer que ces accidents ne sont pas le résultat du voyage, mais du balancement que les objets ont subi avant qu'ils ne fussent déposés à demeure au fond de l'eau , ou portés par le flot sur la plage d'autres sont venus les recouvrir.

Voici la liste des genres et espèces qu'un examen attentif m'a permis de constater dans le sable rapporté par M. Déplan- che :j'\ joins le n". correspondant du présent catalogue: 15. Corbula , identique au n°. l/i, vivant à Cayenne; 18. Cor- bula; 22. Macira;2h. Donnxcayanensxs, la même que le n°. 23, vivant à la Guadeloupe; ^9. Vertus Paphia; 50. Venus canceliata; 51. Cardiutn; 55. Arca inœquivalvis ,\2i va^mç. que le n". hk, vivant à Cayenne et à la Guadeloupe ; 56. Arca granosa ; 57. Arca bisulcata ; ^Z. Le da caudal a , la même que le n". 62, vivant h Cayenne ; 68. Pecten; 73. Anomia; 87. Calyptrfca lichen; 92. Bulla; lli. Bidimus; 186. Bttccimim; 218. CaryophyUia ramea , la même que le n°. 217, vivant à Cayenne.

Ainsi, sur les 18 espèces que j'ai costnatées dans le sable, RI. Déplanche en a rapporté 5 identiques vivantes. Celles que j'ai pu déterminer et qui ne se trouvent pas parmi les vivantes de ce catalogue, se rencontrent en cet état sur divers points des côtes américaines ; il est très-présumable que celles dont je n'ai pu déterminer que les genres s'y trouvent vivantes également.

Les remar(|uesqueje viens de faire à l'occasion du crag do San-Iago sont, en grande partie, applicables à celui de la Sara- maca. J'ajoute, enfin, que le signalement de ces crags n'émet que deux faits de plus ( si toutefois ils n'avaient pas été déjà re- uïarqués) pour l'histoire de ces dépôts, qui jouent un rôle si important dans l'étude de la période géologique aciuelle et do celle (jui la précède iumiédialemcnt.

72

SÉANCE DU 17 JANVIER 1859.

Présidence de H. DE L'OOPIT.tL.

DONS FAITS A LA SOCIÉTÉ.

De la part de M. Ch. Des Moulins :

Sur les Chrysanthèmes d'automne de nos jardins (Ex- trait des Actes de l'Académie des Sciences , Belles-Lettres et Arts de Bordeaux), Brochure in-8°. Bordeaux, 1858.

De la part de M, Joly :

Sur les Crustacés décapodes (Lettre adressée à l'Institut). 1858.

Établissement d*un nouveau genre tèratologique pour lequel l'auteur propose le nom de Rhinodijme. Brochure in-8°. ornée d'une planche ( Extrait des Mémoires de l'Aca- démie impériale des Sciences de Toulouse). 1858.

Sur les maladies des vers à soie et sur la coloration des cocons par l'alimentation au moyen du chica (Extrait du Journal d'agriculture pratique pour le midi de la France). Brochure in-8°. (octobre 1858).

Sur l' hypermétamorphosc des Strepsiptères et des OEs- trides (Extrait des comptes-rendus des séances de l'Aca- démie des Sciences ( séance du 17 mai 1858), Brochure in-/4°.

La Société a reçu, en échange de ses publicatioiis : Le Nord-Ouest , \(imnd\ d'agriculture (1". année , 1". janvier 1859). N". 1. In-8».

Mémoires de la Société de physique et d'histoire naiu-

73

relie de Genève, l. XIV (2'. parlic ). Ia4'\, avec 6 planches. Genève, 1858.

Report , etc. ( Rapport des commissaires des patentes pour l'année 1856). Agriadiurc. Grand in-8". 50 planches. Washington , 1857.

Jahrbuch , etc. ( Annuaire de L'Institut impérial-royal de géolocjic ) : n". 1 , janvier , février , mars ; n°. 2 , avril, mai, juin. 2 cahiers grand in-8". ). Vienne , 1858.

CORRESPONDANCE.

M. le Président donne lecture :

1°. D'une circulaire de S. Exe. le Ministre de l'instruction publique et des cultes , renouvelant la demande , déjà faite à toutes les Sociétés savantes de l'Empire , d'envoyer au Comité de la rédaction de la Revue des Sociétés savantes les extraits des procès-verbaux des séances de la Société Linnéenne et tout autre document qu'elle trouvera bon de communiquer ;

2°. D'une lettre de iM. Vateraare, agent, à Paris, du bu- reau des patentes du gouvernement des États-Unis, qui donne avis de l'envoi du Rapport des Commissaires pour 1856;

3°. D'une lettre de M. Sechling, archiviste de la Société géologique de Berlin , qui propose d'échanger ses Mémoires avec ceux de la Société Linnéenne.

Cette proposition est acceptée.

On procède au renouvellement du Bureau.

M. Halbique est nonnné président ; IM. Morière , vice- président ; M. Le Clerc, trésorier.

MM. Eudes- Deslonychamps , Morière, Faucon et Perrier sont réélus secrétaire , secrétaire-adjoint , archiviste et bi- bliothécaire.

La Commission d'impression pour les Mémoires et la

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Commission do Bulletin sont également reconstituées ( Voir la I". pge de ce volame).

1

M. Peirier , bibliothécaire de la Société , annonce que M. de Caumont lui a remis , pour la bibliothèque , plusieurs exemplaires des premiers volumes des Mémoires de la Société édités par lui. I,a Compagnie vote des remercimeuts à M. de CanmnnL

-M. Eugène Deslongchamps entretient la Société de quel- «jues observations , sur les falaises des environs de Trouville et du Havre. La belle coupe de Trouville à Villerville pré- sente la .s^lcc»'^^ioM depuis l'argile de Dives i^ oxford-clay "l jiiMju'à la craie marneuse. Plusieurs lacunes se font remar- qinr dans crtli" st-rie ; le coral-rag y est peu développé et re- présente seulement par si partie moyenne ; le terrain kim- nirridgiiii «nI as>ez d(-velop|>é , mais ditlicile ^ étudier , à ( .lUN*' «les éboulis ti lies transports partiels de terrain dus .un Moinbrfuvs sojiries qui ravinent coiilinuellenieut les »'seaip«'iiienis. Si on m* transporte au Havre, on retrouve ^ar^ik• (Ir Kinniu-ridgi* à la base de la falaise de la Hève ; on voit . tout d'abord . une alternance de calcaires et d'ari;iles par luni.s pt'u épais; l»'s argiles ne renferment que iU' Iwaiix o.\senu'iits di- grands repliU's : Icihyosawus et Pie- «/u.tuMfMi J \ fi iiiK' *pijiiiiié énorme Osirva dcUoidea (2).

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Cooimission du Bulletin sont également reconstituées ( Voit- la i". page de ce volume).

M. Perrier , bibliothécaire de la Société , annonce que M. de Caumont lui a remis , pour la bibliothèque, plusieurs exemplaires des premiers volumes des Mémoires de la Société édités par lui. La Compagnie vote des remercîments à M. de Caumont.

M. Eugène Deslongchamps entretient la Société de quel- ques observations , sur les falaises des environs de Trouville et du Havre. La belle coupe de Trouville h Villerville pré- sente la succession depuis l'argile de Dives ( oxford-clay ") jusqu'à la craie marneuse. Plusieurs lacunes se font remar- quer dans cette série ; le coral-rag y est peu développé et re- présenté seulement par sa partie moyenne ; le terrain kim- meridgien est assez développé , mais difficile à étudier , à cause des éboulis et des transports partiels de terrain dus aux nombreuses sources qui ravinent continuellement les escarpemenls. Si on se transporte au Havre, on retrouve l'argile de Kimmeridge à la base de la falaise de la Hève ; on voit , tout d'abord , une alternance de calcaires et d'argiles par bancs peu épais; les argiles ne renferment que de beaux ossements de grands reptiles : Ictlnjosaunis et Ple- siosaurus{\), et une quantité énorme cV Ostrea deltoidea (2).

(1) Très-souvenl les pièces sont en rapport ou peu disloquées ; ainsi il n'est pus rare de trouver des séries de vertèbres ou de membres. Nous citerons particulièrement de magnifiques débris d'une espèce gi- gantesque de /'/csi'oswMJHs, consistant en une série nombreuse de ver- tèbres cervicales et dorsales, côtes et membres antérieurs complets , avec tontes les pièces des phalanges en place. Ces débris avaient été recueillis, il y a plusieurs années, par iVl. l.ennier , conservateur du musée du Havre, et font partie de la belle collection de M. Abel Vautier.

(2) (les mêmes bancs à Osircd dclluidcn m'ont fourni une belle es-

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Les calcaires sont, au coiiliaire , remplis d'une profusion de divers genres de huneliibranches et surtout de trigonies. On remarque aussi plusieurs bancs d'un calcaire compacte , ex- ploité pour faire de la chaux hydraulique, renfermant des Osirca virgula, et surtout une petite espèce de térébratule , la Tercbratula carinaia ( F.eym). Cette espèce doit changer de nom, puisque Lamarck avail déjà donné cette dénomination à une espèce toute riifférente et caractéristique de l'oolitlie in- férieure. La coquille de l'argile kirameridgienne se rapproche beaucoup, par sa forme générale, de la Ter. impressa (de Buch ) ; elle en difîère en ce que les deux valves sont également bombées , au lieu que dans cette dernière la petite valve présente un léger sinus nrédian. (lomme cette térébratule se trouve dans presque toutes les localités l'on a rencontré le terrain kimmeridgien , M. Eugène Deslongchamps propose de lui donner le nom de Terebraiula (Waldheimia) kim- meridgiensis. La série kimmeridgienne se termine par les marnes à plérocères, consistant en assises marneuses ou cal- caires, dont les coquilles sont privées de lest; on rencontre dans ces assises de beaux échantillons de Terebratula subscUa ( d'Orb. ) , des Pholadomya , des Thracia. et autres lamel- libranches mal conservés.

La partie supérieure du kimmeridgien manque complète- ment, ainsi que le porllandien (1), et on trouve immédiatement

pèce de Discine, la première que j'aie rencontrée dans nos terrains jurassiques du Calvados. Celle espèce est la Discina tlumphrcsiana ( Sow. ).

(1) Cependant l'on lenconlre, à la surface des marnes à Plérocères, des rognons fort durs d'un calcaire grisâtre qui n'a plus l'apparence des dépôts kinimeridsicns de la côte. Ces rognons ap|)arliennent proba- hlenicnl à des portions eidevées plus loin ou inùine dénudées sur place, par l'aclion destructive des vagues, lors de l'irruption de la mer de la craie glauconieiise, et comme on en rencontre sur toutes les plages. En ellel, ces rognons sont percés pur des Plioiades et des Anne-

76

au-dessus les terrains crétacés , représentés par un rudiment du gault, par la craie glauconicusect la craie marneuse. Toute la série inférieure du système crétacé (néoconiien et aplien) manque complètement.

M. Perrier lit , au nom de 31. Duhamel , correspondant , à Cambremer, le parallèle suivant entre les Arum ûalicwn et vidgare.

Parallèle de TArom italicum et de TArum vulgare croissant cote à côte dans le même terrain.

ARUM ITALICUM.

ARUM TULGARE.

Racine garnie de nombreux pe-

Racine moins grosse et moins

lils tubercules.

tuberculeuse.

Feuilles, naissant en automne ,

l'euilles souvent obtuses nais-

veinées de blanc et Irès-poinlues.

sant au printemps.

Hauteur du pétiole, sur terre :

Hauteur du pétiole : de 20 à

de 35 à 50 centimètres.

25 centimètres.

Longueur du disque delà feuille:

Longueur du disque : 15 cen-

22 centimètres.

timètres.

Largeur de la feuille : 6 cenli-

Largeur de la feuille : 8 centi-

inèlres.

mètres.

Longueur de l'oreillette de la

Longueur de l'oreillette : 6 cen-

feuille : de 9 à 11 centimètres.

timètres.

De l'extrémité d'une orcillelle

De l'extrémité d'une oreillette à

ù l'autre : 18 à 22 centimètres.

l'autre : de 8 à 10 centimètres.

Longueur de la spathe : 20 à

Longueur de la spatbe : de 12

28 centimètres.

à 15 centimètres.

Largeur de la spathe : 12 cen-

Largeur de la spathe : 7 centi-

timètres.

mètres.

lides, usés et évidemment roulés. Malheureusement les éboulis de la craie et des sables ferrugineux cachent pres(|ue toujours ce point de contact fort curieux.

Spnllio ronslnmnipnl (rmi hlnnc- jannfttrf.

Spndix toujours jaunftirc.

Renllenient du spadix , tonjodis (le môme lonsneiir que son support.

Feuilles encore cxislanlcs le 15 juillet.

Baies polyspermes , de 2 à 5 graines anguleuses, convexes d'un côlé. Mûres à la tin de septembre.

Épi de 8 à 1 0 centiraùtres de long contenant de 50 à 60 baies.

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Spalhe conslanimcnl d'un vcrt- rougei\tre.

Spadix toujours violacé.

Renflement du spadix , souvent moitié plus court que le support.

Feuilles passées le 15 juin.

Daies mono ou bi-spcrmes; grai- nes ovales-arrondies. Miîres à la fin de juillet.

Épi de 5 à 6 centimètres de long, contenant de 15 ù 20 baies.

Enfin VAvum iinlicum est généralement d'un développement moitié plus grand, dans toutes ses parties, que son congénère VAvum vulgare.

M. de L'Ilôpilal lit une note sur une tnonstruosilé qu'il a remarquée dans l'espèce Vitrina major ( Ferr. ). Cette monstruosité est décrite et figurée dans ce môme volume (('atalogue des mollusques terrestres et lluvialiles du (Cal- vados).

Le même membre lit une autre note concernant le genre d'alimentation des Vitrines. On croit généralement qu'elles ne se nourrissent que de matières végétales ; mais il a constaté qu'elles se mangent entre elles , même lorsqu'elles sont placées dans la mousse humide elles avaient été re- cueillies.

M. DESfiORDEAUX , présenté dans la dernière séance par MiM. Faucon et Eudes-Ueslongcliamps , est reçu comme membre résidant.

iM. Van dlr Hovt:N , jn-ofesseur de zoologie à l'IJniver- sité de Leyde , présenté dans la dernière séance par MIM. de Caumonl et Eudes- Deslongcliamps, est nommé membre cor- respondant.

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SÉANCE DU 7 FÉVPtlER 1859.

Pi-ésidenre de II. HALBIQIE

DONS FAITS A LA SOCIÉTÉ.

La Société a reçu, en échange de ses publications :

Mémoires de la Société académique de Maine-et-Loire. 3^ et /^^ volume, in-8°. Angers, 1858.

Tablettes de l'horticulture Versaillaise, journal mensuel de la Société d'Iwrticidture de Seitie-ei-Oise. In-8". (n°'. h, 5 , 6 , avril , mai , juin 1858 ).

Bulletin de la Société Vaudoise des sciences naturelles. T. VI ( Bulletin n°. ^5) , in-8''. Lausanne, 1858.

Catalogue de la bibliothèque de la Société Vaudoise des sciences naturelles. Brochure in-8°. 1858.

Sitzungberitche , etc. ( Comptes-rendus des séances de i Académie des sciences de Vieime ( classe des sciences na- turelles et mathématiques) , n°'. 2Zi , 25, 25 bis, 26 , 27 et 28 de l'année 1857, et les n"». 1 à 15 du même recueil de l'année 18r)8. In-8°. avec planches. Vienne. 1857 et 1858.

CORRESPONDANCE.

Le Secrétaire donne lecture :

1°. D'une lettre de M. Bréville , membre résident de la Société , qui s'excuse de ne pouvoir assister régulièrement aux séances par suite de maladie;

2". D'une lettre de M. Grisolle , archiviste de la Société

79 Vandoise des sciences naturelles , accusant réception des tomes I et II du BuLleiin de la Société Linnécnne cl an- nonçant l'envoi du n". /iildu Bulletin de la Société Vaudoise;

3°. D'une circulaire du docteur Ferroira-Franca , au ser- vice de S. U. l'Empereur du Brésil , offrant ses bons offices pour établir une correspondance d'échange avec les Sociétés du Brésil et faciliter les relations scientifiques entre l'Europe et l'Amérique méridionale ;

k". D'une lettre de M. Sœchiing , archiviste de la Société géologique d'x\llcmagne , à Berlin , annonçant l'envoi d'un exemplaire complet du journal publié par la Société ;

5". D'une lettre de M. Van der Hoven , qui remercie la Société du titre de correspondant qu'elle lui a conféré.

6°. M. de Bonnechose fils remercie également la Société du titre de membre correspondant qu'elle lui a conféré; il profite de l'occasion pour signaler plusieurs plantes rares ou nouvelles pour le Calvados.

Liste de plantes recueillies par M. de Bonnechose fils, dans les environs de Baveux :

Nasturtium anceps, D. C. Maisons, aux Fosses-du-Souci. Trigonella ornithopoides , D. C. Vierville. Arenaria Lloijdii , Jord. Colleville en-Bessin. Sibthorpia europcta , L. Castillon. Origammi megastychum , Link. Le Manoir. Lùiorella lacnsiris , L. Sl.-Laurent-sur-Mer. Alisma natans , L. Balleroy. AUhcca hirsuta , L. Engranville. Pyrola rotundifolia , L. Le Troiiquay. Siachys amhigua.

M. Luard montre qiiel(|ues fossiles recueillis par lui dans un des bancs supérieurs du calcaire de Caen , à Mondeville,

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vis-à-vis (le l'un des ponts du clionnn de fer. (les fossiles con- sistent en plusieurs dents à trois pointes de squales. M. Eudes- Deslongchamps croit les reconnaître pour appartenir à une espèce de Cestracion qui n'est pas très-rare dans le calcaire de Caen. Deux beaux exemplaires de dents du même animal , mais réunies en série, avaient été trouvées, il y a long- temps déjà, par RI. Deslongchamps; ces pièces consistaient en dents antérieures qui sont beaucoup plus larges et plus fortes que les dents tricuspides ; elles sont décrites et figurées dans le grand ouvrage d'Agassiz sur les poissons fossiles. Un autre fossile trouvé dans la même localité par M. Luard est une ammonite, un peu difforme et de taille médiocre , res- semblant d'aspect à VAm. fimbriatus de Sowerby. Cette am- monite est remise à M. Deslongchan)ps pour en faire un examen comparatif et en rendre compte dans la prochaine séance.

M. Pierre lit la note suivante :

SUR LA PRÉSENCE DE L'ACIDE BUTYRIQUE

Pans plusieurs snbsiaiiccs l'on n'avait pas encore signalé son ciisiencc, et pariiculièro- ment dans les cidres, dans les terres, dans les eaui de mare et dans lesjns de faniier,

PAR J.-ISIDORE PIERRE ,

Professeur à la Fociillo des sciences de Caen.

Depuis l'époque M. Chevrcul publia les résullafs de ses belles recherches sur les corps gras, l'acide buiyri(|iie avait peu attiré l'attention des chimistes jusqu'au moment où, dans un travail remarquable, MM. Pclouzect Gélis ont montré que cet acide ihmiI se former eu abondance aux dépens du sucre , en présence de matières organi(|uesen putréfaction.

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Vers la même époque, le prince Charles Bonaparte constata la présence de ce même acide dans les eaux des tanneries,

(Chargé, il y a quatre ans, de l'examen d'un cidre gâté qui avait occasionné d'assez gravesdésordres dans la sanic des per- sonnes qui en faisaient usage, j'ai pu y constater facilement la présence d'une proportion très-notable d'acide butyrique, et c'était la seule substance à laquelle il fût ratioimel d'attribuer les accidents qu'on avait observés chez les consommateurs.

Depuis cette époque, j'ai été à même de constater de nou- veau cette production de l'acide butyrique dans le cidre, et j'ai vu jeter sur la voie publique des lies de cidre rendues telle- ment infectes parla présence de cet acide, qu'elles auraient pu servir à une abondante extraction de ce désagréable produit, dont l'odeur poursuit pendant si long-temps ceux qui l'ont manié.

J'ai retrouvé encore bien souvent l'acide butyrique dans le sol des celliers à cidre, surtout dans la terre située au-dessous des cannelles et qui absorbe leségouttures qui tombent chaque fois que l'on va faire sa provision quotidienne aux gigantesques tonneaux de notre Basse- Normandie.

Enfin, j'avais encore constaté, il y a six ou sept ans, la pré- sence de l'acide butyrique dans les eaux provenant du lessi- vage de deux échantillons de terre qui n'avaient pas reçu d'engrais depuis au moins quatre ans; le premier de ces deux échantillons avait été pris dans la couche superficielle du champ, comprise entre la surface et une profondeur de 20 centi- mètres à huit places différentes; le second échantillon de terre avait été pris aux mêmes stations, mais à une profondeur plus grande, comprise entre 20 et /jO centimètres.

J'avais été obligé d'ajourner, faute de temps, les recherches plus étendues que je me proposais d'entreprendre sur ce sujet, et c'est une circonstance toute particulière qui est venue rap- peler mon attention sur ce point, au moment je l'avais perdu de vue. G

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Dans le courant de mars 1859, M. Caillieux, médecin-vété- rinaire dislingué de notre ville, appela d'une manière particu- lière l'attention de la Société d'agriculture de Caen sur des ac- cidents graves qui s'étaient manifestés chez un cultivateur des environs, à la suite de l'usage d'eaux malsaines; unassezgrand nombre de chevaux avaient été sérieusement malades, et deux d'entre eux avaient succombé.

L'auteur de cette communication ajoutait qu'il lui était im- possible de reconnaître d'autre cause à ces accidents que l'emploi, pour abreuver ces animaux, de l'eau de la mare située dans la cour de la ferme; et il rappelait, à cette occasion, des accidents analogues qu'il avait été à même d'observer dans sa longue |>ratique.

L'analyse des eaux de cette mare m'y a fait reconnaître faci- lement la présence d'une assez forte proportion d'acide buty- rique à l'état salin; la constatation fut d'autant pins facile que j'avais cru devoir opérer sur un hectolitre d'eau , et qu'un essai fait sur deux décilitres seulement m'a permis de con- stater , avec certitude , la présence de cet acide.

Je me suis d'abord demandé d'où pouvait provenir cet acide butyrique; mais une information pluscomplète m'apprit bien- tôt que l'on avait jeté sur un tas de fumier, situé à peu de dis- tance de la mare qui sert d'abreuvoir, une quantité considé- rable de betteraves gelées, et ces betteraves avaient , sous l'influence des pluies, fournir à la mare une partie de leur jus altéré par une fermentation produite au contact du fumier.

L'examen du jus pressé de quelques-unes de ces betteraves y a fait également reconnaître la présence de l'acide butyrique.

Les jus de fumier qui coulaient dans cette mare contenaient donc des éléments de la production de cet acide, du sucre et des matières en voie de décomposition avancée, susceptibles de jouer le rôle de ferment butyrique; et c'est à la présence acci- dentelle d'une proportion de sucre un peu considérable qu'il est rationnel de rapporter la production d'une si notable quan-

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lilé d'acide butyrique, cl l'examen ne permettait pas d'attri- buer à d'autres substances malfaisantes les accidents qui m'avaient été signalés.

Je me suis alors demandé si le fait de cette production d'acide butyrique n'avait pas un caractère plus général, et sa présence dans une terre arable m'a conduit à le rechercher dans les pu- rins et dans les eaux de mares des cours de ferme. Dans tou- tes les eaux brunes des mares des cours de ferme ^ j'ai pu constater la présence de l'acide butyrique, et elles en conte- naient une proportion d'autant plus forte que les purins y avaient un plus facile accès. Enfin les purins en contiennent sou- vent une assez forte proportion, et cela sans qu'aucune addi- tion apparente de matière sucrée soit venue en favoriser la production.

Le fait de l'existence de cet acide une fois constaté, sa pro- duction peut aisément s'expliquer. En effet, on a trouvé des malières sucrées dans presque tous les végétaux, dans les pailles des céréales et dans les fourrages consommés dans les fermes; une partie de ces matières sucrées des fourrages échappe à l'assimilation et est restituée par les déjections du bétail ; il doit donc s'en trouver en proportion notable dans les fumiers, et les expériences de MM. Verdeil et Risler en ont constaté la présence jusque dans les terres de l'ancien Institiit agrono- mique de Versailles. Les matières sucrées, trouvant dans les engrais du sol et dans les fumiers le ferment convenable , peuvent être transformées plus ou moins complètement en acide butyrique.

Quoi qu'il en soit de l'explication, le fait est constant : l'acide butyrique a été trouvé dans des cidres , dans des mares servant d'abreuvoirs, dans des purins ou jus de fumier^ dam des terres en culture.

Il est probable que des recherches ultérieures, plus nom- breuses et plus variées, viendront montrer que la production de cet acide a lieu plus souvent qu'on ne le pense pendant les

8i

fermeiKationsmal soignées desjusdesliiK'sà la préparation des boissons alimentaires, et en particulier dans la préparation des cidres.

C'est |)eut-élre ici le cas de rappeler, pour en signaler les inconvénients, une pratique beaucoup trop ré[)andue en Nor- mandie dans la fabrication des cidres.

Pour faciliter l'extraction dujusde la pomme, et surtout pour prépaier les petits cidres ou les cidres de moyenne force des- tinés à l'abondante consonmiation journalière des employés de la ferme, on ajoute, pendant le brassage, une quantité d'eau pinson moins considérable, suivant le degré de force qne l'on se propose de donner h la boisson qu'on veut préparer. Or, on a long-temps prétendu, et l'on prétend encore dans beaucoup de pays à cidre, que les eaux de mares sont |)référables, pour cet usage, aux eaux de sources claires et limpides.

Il est possible, jusqu'à un certain point, de comprendre que l'emploi d'eaux un peu brunes puisse donner un cidre plus co- loré ; mais cette pratique n'est pas sans danger |)our la con- servation du cidre et pour la santé des personnes qui doivent le consommer. En effet, nous avons en présence du sucre et des substances en voie de putréfaction, et pour peu que la température favorise la léaction, il peut y avoir production d'acide butyrique, c'est-à-dire production d'une substance malsaine, d'une boisson détestable par son mauvais goût et dont l'usage quotidien, on aussi grande abondance qu'on le prati(|ue en Basse-Norinandie, peut occasionner des accidents sérieux.

Dans un procliain travail j'essaierai de donner une mesure de l'insalubrité des boissons qui contiennent de l'acide butyri- que, libre ou combiné dans des proportions déterminées, et j'espère que la connaissance de ces faits conduira les cultiva- teurs à prendre, à l'avenir, |)lusde précautions, en vue d'éviter l'emploi, pour leur bétail, de ces eaux malsaines, et, pour eux et leurs domestiques , de ces boissons anti-hygiéniques.

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SÉANCE DU l/i MARS 1859.

Préfsiden«e de II. IIALUlQUï:.

DONS FAITS A LA SOCIÉTÉ.

De la part de M. Walhberg :

Kongliga , etc. (Voyage de la frégate royale suédoise, Etigémc), trois fascicules in-/t°. , avec planches; l'un d'eux ontenant des observations botaniques; les deux autres, des observations zoologiques. Stockholm, 1857.

La Société a reçu, en échange de ses publications :

Tablettes de l'horticulture versaillaise (journal niensuel de la Société d'horticulture de Seine-et-Oise ). In-8°. , n". 7 à H.

Bulletin de La Société d'agriculture , sciences et arts de la Sartlie , sans numéros , commençant page 469 et finissant page 592.

Mémoires de la Société d'agriculture , sciences et arts du département de la Marne. In-8°. Châlons, 1858.

Mémoires de la Société des sciences et arts d'Angers. 5*. volume, n". U5. Angers, 1859.

CORRESPONDANCE.

Le Secrétaire donne lecture d'une lettre du secrétaire perpétuel de l'Académie royale des sciences de Stockholm , M. Walhberg, annonçant l'envoi de trois brochures extraites

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du voyage de circumnavigation de la frégate suédoise Eugénie. Dans cette lettre, M. Walhberg, au nom de l'Académie des sciences de Stockholm , propose à la Société Linnéenne un échange de publications. Cette demande est acceptée.

M. Perrier montre un échantillon d'Acteonina qu'il a recueilli dernièrement à May , et qui paraît constituer une nouvelle espèce; avec l'agrément de M. Perrier, M. Eudes- Deslongchamps se charge d'en faire un dessin et une descrip- tion qu'il présentera à l'une des prochaines séances.

Une discussion s'engage entre plusieurs membres, à l'égard du blé ergoté qui est fréquemment offert à acheter aux phar- maciens de Caen , tandis qu'on ne leur apporte maintenant qu'assez rarement du seigle ergoté. M. Halbique, président, demande aux médecins présents à la séance s'ils ont observé quelque différence dans les effets produits sur les malades par le blé ergoté, comparativement à ceux du seigle dans le même cas. Du reste, M. Halbique remarque que les pharmaciens vendent la poudre de blé ergoté sous le nom de seigle. A l'occasion de cette discussion , le Secrétaire émet le vœu que quelque membre de la Société veuille bien se charger de faire un examen comparatif détaillé de ces deux altérations de nos céréales.

M. de L'Hôpital présente à la Société le travail suivant :

CATALOGUE

DES MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES DES ENVIRONS DE CAEN.

PAR M. DB l'hôpital,

rrofcsseur un Lycée de Caen.

Les Mémoires de la Société Linnéenne de Normandie con- tiennent des travaux importants sur les Mollusques fossiles du Calvados, et un catalogue des Mollusques marins des côtes

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du département de la IVIaiichc. Mais les Mollusques tencslres el nuviatiles vivants ont été laissés dans le plus complet aban- don. Pour essayer de combler celle lacune, j'ai fait, depuis deux à irois ans, une série d'excursions dans les environs de Caen el sur divers points du déparlement du Calvados. Je présente aujourd'hui à la Société Linnéenne le résultat de mes recherches.

En écrivant cet opuscule el en le livrant prématurément à la publicilé. j'ai eu pour but d'appeler l'attenlion des natura- hsles normands sur une branche intéressante, et jusqu'ici com- plèlemeni négligée , de l'histoire naturelle de leur pays.

Seul pour la recherche , l'étude et la détermination des espèces; presque sans livres el sans échantillotis authentiques; ue pouvant enfin consacrer à ce travail qu'un temps fort res- treint, j'ai commettre des erreurs. Je rectifierai, dans un Supplément, celles qui me seront signalées ou que je décou- vrirai moi-même. Je donnerai en même temps la liste des espèces des genres Arion et Limax, que j'ai omis dans ce catalogue, à cause de l'insuffisance de mes matériaux.

J'ai exploré une partie de l'arrondissement de Caen et quelques points de l'arrondissement de Lisieux ; mais je ne sais presque rien sur les arrondissements de Bayeux et de Falaise. Quant à ceux de Pont-l'Évéque el de Vire , ils me soQt complètement inconnus.

Cependant le nombre des espèces dont je donne aujour- d'hui la liste est de quatre-vingt-quatorze. En parcourant ce catalogue, il sera facile de se convaincre que je me suis efforcé de réduire le nombre des espèces, plutôt que de l'augmenter. Un pareil résultat, obtenu en moins de trois ans, doit en- courager les naturalistes qui voudront bien s'associer à mes recherches. Ils sont, en effet, certains d'avance que des découvertes intéressantes les dédommageront de leur peine.

Pour donner de nos richesses malacologiques une idée

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aussi complète que peut le comporter un simple catalogue , j'ai signalé les variétés les plus remarquables que j'ai obser- vées. Mais je n'ai pas essayé, sauf dans un petit nombre de cas, de rattacher ces variétés à celles qui ont été décrites par les auteurs, parce que les éléments les plus indispen- sables m'auraient manqué pour faire convenablement ce tra- vail , et ensuite parce que les variations signalées tenant presque toujours à des circonstances locales, il est rare qu'elles se reproduisent partout avec les mêmes caractères. Il peut même arriver, et j'ai eu occasion de le constater, que ces variétés ne soient pas constantes dans une même localité , et qu'elles se modifient avec les circonstances qui les ont oc- casionnées. En voulant apporter trop de précision dans la détermination des variétés, on s'expose donc à faire des rap- prochements inexacts.

Toutes les fois que j'ai eu des doutes sur une détermina- tion, j'ai donné, des échantillons que j'avais sous les yeux, une description assez détaillée pour les faire reconnaître.

Je rapporte avec soin tous les cas de monstruosité que j'ai rencontrés. Ces déviations du plan général assigné à chaque espèce ne doivent pas être regardées comme des objets de pure curiosité, car on sait qu'elles ont quelquefois fourni à la physiologie des indications utiles.

Je donne, pour chaque espèce, la liste complète des loca- lités où je l'ai observée. Je n'ai fait d'exception à celte règle que pour les espèces communes partout.

Pour la description des espèces et la synonymie, je renvoie le lecteur à l'excellent et consciencieux ouvrage de M. Mo- quin-Tandon sur les Mollusques de France (1).

J'ai adopté, pour la disposition des genres , l'ordre suivi

(1) Histoire naturelle de* Mollusques terrestres el (luviatitea de France, 2 vol. avec un atlas de planches. Paris, 1855.

89

par M. Henri Droiict dans son Emimération des Mollusques terrestres et fluviatiles vivants de la France continentale (1). J'enverrai avec plaisir les iMoliusques normands aux con- chyiiologues qui me feront j'iionneur d'entrer en relations avec moi.

Je dois des remcrcienienis à mon jeune et déjà savant con- frère, IM. Eugène Deslongcliamps, qui a bien voulu dessiner et liihographier la planche III qui accompagne ce catalogue.

MOLLUSCA.

aAssis I. GASTEROPODA.

Ofào\. YXJUYO^l^Llk.

Sub-Ordol. INOPERCULATA.

Fainilia I. Limacba,

Genus fl. AUlOiV, Fcruxsac. Genus 3. LIMAX , Linné.

La liste des espèces de ces deux genres sera donnée ulté- rieurement, dans un Supplément.

Genus ». TESTACELLA , Cuvier.

Testacella haliotidea , Draparnaud.

Animal gris en-dessus, blanc en-dessous , plus rarement entièrement jaune. Longueur: 35 à 60 millim., dans l'état le plus ordinaire d'extension ; largeur: 7à8 millim. Co- quille ayant 5 millim. de longueur et 3 de largeur.

(1) Memoirci de la Société royale dct sciences de Licge, l. X, 1855.

90

On trouve quelquefois des individus de plus grande taille. J'en possède un dont la coquille a 8,5 inillim. de longueur et 5,5 de largeur; le corps contracté par l'alcool a SU milliui. de longueur et 10 de largeur et d'épaisseur.

Hab. Dans la terre.

Loc. Plusieurs jardins à Caen,et notamment le Jardin bo- tanique ; Cdleville-sur-Orne (Eug. Deslongchamps).

Familia II. Helicei. Genus A. VITRIXA , Draparnaud.

ViïRiNA MAJOR , de Férussac ( Helicolimax).

Coquille d'un vert ircs-clair ou d'un vert-jaunâtre , très- rarement jaunâtre. Plus grand diamètre ; 5 à 6 mxllim.

Hab. Haies et bois , sous les feuilles mortes , les mousses, les grosses pierres.

Loc. Caen (carrières St.-Julien), Venoix, ïourville , Louvigny, Feuguerolles- sur-Orne, May, Clopée, Mondeville, Giberville , Hérouville , Amfréville, Troarn , Rupières ( arr. de Caen) ;

Brettcville-sur-Laize, Fresney-le-Puceux (arr. de Fa- laise) ;

St.-Julien-Ie-Faucon (arr. de Lisieux ) ;

Blary , commune de Monceaux (arr. de Bayeux ).

La saison la plus favorable pour la recherche de celte csp^ce est l'hiver, même pendant les gelées, et la première partie du printemps; elle disparaît complètement pendant le reste de l'année.

Noie sur un individu monslrueui de celte espèce.

Animal pourvu d'un seul tentacule supérieur, médian, rclraclile, plus long que dans l'étal normal, plusgros que les deux tentacules nor-

91

maux réunis, et bioculé au sommet. Cou plus étroit qu'à l'état normal, quoiciue l'individu fût de forte taille.

Tentacule monstrueux, Tornié par le rapprochement sous la jieau et la soudure incomplète des deux tentacules supérieurs. Ceux-ci étaient distincts depuis la base jusqu'aux boutons qui seuls étaient confondus en une seule masse, sans ligne de démarcation appréciable.

Trouvé ù May, sur le grès rouge, en janvier 1859.

Voyex pi. III , fig. 1 et 2.

La fig. 1 représente l'animal marchant , grossi. Le dessin a été fait sur le vif.

La fig. 2 représente la léle et le cou d'un individu normal ( même grossissement).

Genus S. SUCOINEA, Draparnaud.

1. SUCCINEA PUTRis , Linné (Hélix).

Hab. Bords des ruisseaux , des fossés , des mares et dans les bois marécageux , sur les tiges des joncs, des graminées, etc.

Loc. Caen , Clopée, Blainville, Hérou ville, Feuguerolles , etc. ( arr. de Caen ) ;

Wézidon , Quétiéville , Mesnil-Mauger, Crèvecœur , St- Julien-le-Faucon , Lessard (arr. de Lisieux ) ;

Falaise ;

St.-Laurent-sur-Rler (arr. de Baveux). Espèce commune.

2. S. Pfeifferi, Rossmassler.

Hab. Bords des rivières, des ruisseaux, des fossés, sur la terre et sur les plantes basses.

Loe. Caen , Blainville , Beuville , Bénouville , Giberville , Mondeville , Bully , Feuguerolles ( arr. de Caen ) ;

Plainville, Percy, Mézidon, Quétiéville (arr. de Lisieux) ;

Meuvaines, Vierville (arr. de Bayeux).

Cette espèce est extrêmement abondante sur les bords du canal maritime de Caen.

92

Il existe dans le marais de Peicy , près Mézidon , une jolie variété dont la coquille esl plus petite, pins colorée, plus effi- lée, assez solide, à stries plus fines et plus régulières; sa spire est moins tordue.

3. S. ARENARIA, Boiichard (var.)?

Coquille allongée , mince , transparente , à stries irrégu- lières , effacées, assez marquées sur le dernier tour , d'un jaune pâle très-légèrement verdàtre , plus rarement blan- châtre, presque toujours recouverte de terre; 3 1/2 tours de spire à suture profonde ; ouverture régulièrement ovale , obtuse supérieurement.

Dimensions d'une coquille de taille ordinaire : hauteur : 7 millira. ; diamètre du dernier tour : k ; hauteur de l'ouver- ture : U.

Dimensions d'une coquille de grande taille : hauteur : 9 millim. ; diamètre du dernier tour : 5 ; hauteur de l'ouver- ture : 5.

Cette coquille présente les caractères généraux du S. oblonga, Draparnaud , dont elle diffère par la forme de l'ou- verture.

Hab. Sur la terre humide et sous les pierres, au bord des eaux et dans les bois couverts.

Loc. Bords de l'Orne, à Caei) (barrage de RJontaigu et cours Caffarelli); bois de Canon, près Mézidon;

St.-Julien-le-Faucon , Hiéville , près St. -Pierre-sur- Dive ( arr. de Lisieux ).

Cette espèce est très- rare.

Genus 6. ZONITES, ilonlfort.

\. ZoNiTES FULVUS, Millier (Hélix).

Ilab. Dans les bois humides , sous les feuilles et les bran-

- 93 chcs molles. Se trouve aussi , mais plus rarement , dans les l>rairies humides.

Loc. Caeu ( prairie), Biévillc , Blainville, 3Iay, Merville , lUipières (arr. de Caen);

Bois de Canon et de Soqucnce , le Mesnil-Simon ( arr. de Lisieux). ,

Espèce rare.

2. Z. NITIDLS, Millier (Hélix],

Hab. Les marécages, les bords des rivières, des ruisseaux, des fossés , sous l'herbe , les pierres , les feuilles mortes.

Loc. Cette espèce est très-commune autour de. Caeu , no- tamment sur les bords du canal et de l'Orne. On la trouve aussi à Courseulles , Bernières , etc. (arr, de Caen) ;

Wézidon, Percy, Plainville, le Mesnil-Simon (arr.de Lisieux);

Breltevilie-sur-Laize,Fresney-le-Puceux (arr. de Falaise);

Monceaux. Castillon (arr. de Bayeux).

3. Z. Lvcwvs , Draparnaud ( Hélix).

Presque tous les individus que j'ai observés ont la spire Irès-déprimée , presque plane. Diamètre : 16 miliim.

Hab. Les jardins , sous les plantes basses et touiïues et sous les pierres , dans les trous des murs , et plus rarement dans les bois.

Loc. Caen (parc du Lycée, Jardin botanique, etc. ), La Maladrerie , Mondeville (arr. de Caen);

Crèvecœur (arr. de Lisieux).

Espèce rare.

/(. Z. CKLLAKIUS , Millier ( H eUx).

Hab. Au pied des murs, sous les pierres et les pièces de bois , dans les vieilles carrières , et dans les bois , sous les feuilles mortes el les mousses.

- 9/i

Loc. Caen , La Maladierie , Ardennes , Fontaine-Henry , Maltot , elc. ( arr. de Caen) ;

Mézidon , St.-Julien-lc-Faucon, etc. (air. de Lisieux) ;

Bretteville-siir-Laize , Fresney-le-Puceux , elc. (arr. de Falaise ) :

iMouceaux (arr. de Baveux).

Cette espèce est très-répandue ; elle est abondante à Caen et dans les environs.

On trouve çà et une sous-variété albine.

5. Z. MTENS , Gmelin , Micliaud { Hélix).

Hab. Dans les bois humides , sous les feuilles mortes et la mousse ; plus rarement dans les herbages , au bord des fossés, sous les pierres et au pied des murs.

Loc. Caen , Bretlevil!e-sur-Odon . Maltot . Feuguerolles, Fontaine-Henry , Sallenelles , Mervillc , Biéville , Argences ( arr. de Caen ) ;

Mézidon , Plainville ( arr. de Li^ieux ) ;

Bretteville-sur-Laize (arr. de Falaise);

Blary , commune de Monceaux (arr. de Bayeux).

Cette espèce est assez répandue ; mais elle est peu abon- dante.

6. Z. c?^Xil:^.LUZ^zs, Muller ( Hélix).

Hab. Sous les pierres et les feuilles mortes dans les bois humides , les marais, les iierbages , au pied des haies , sur le bord des ruisseaux et des fossés.

Loc. Caen (Vieille rivière, cours Caiïarelli , St'. -Paix) , Venoix , Fonlaine-Éioupefour , Cormelles , Giberville , Ar- dennes, Maltot, May, Biéville , Fontaine-Henry , Rupières , Chicheboville , Frénouville (arr. de Caen) ;

95

Brt'lleville-sur-Laize (arr. de Falaise); Mézidon , Perc\ , Plainville (arr. de Lisieux ). Celte espèce est assez répandue, mais elle n'est abondante nulle part.

7. Z. DiAPHANLS , Siuder (ndix).

J'ai trouvé quelques individus de cette espèce mêlés à des Z. crysiaLlinus recueillis aux environs de Caen , mais j'ignore les lieux elle vit.

«. Z. STRIATCLLS , Gray (Hélix).

Variété 1. C'est le type. Diamètre : ^,5 millim.: couleur d'ambre (Moquin-Tandon , p. 86 , pi. IX , fig. 19 à 21).

Variété 2. Coquille de même couleur , ou plus pâle , sou- vent d'un jaune -ver dâire, plus petite, à stries effacces. Der- nier tour subcaréné, surtout près de l'ouverture. Celle-ci est moins régulièrement ovalaire. Bord droit un peu fléchi en bas, près de son insertion. Diamètre : k millim.

Hab. Les bois humides , sous la mousse et les pierres.

Loc. Var. 1. Argences (arr. de Caen). Très-rare;

Var. 2. Feuguerolles-sur-Orne, Rupières (arr. de Caen). Un peu moins rare que la var. 1.

Genns 7. HELIX, Linné.

1. Hélix vygM-'Ea , Drapamaud.

Hab. Les bois humides et les marais, sous les feuilles et les branches mortes.

Loc. Biéville, May, Fonlaint-Éioupefour , Bellengreville, Rupières (arr. de Caen ) ;

Percy . Plainville (arr. de Lisieux ).

Très- rare.

90

2. H. ROTUNDATA, Millier.

Hab, Sous les pierres , au |Med des murs , dans les vieilles carrières et dans les bois.

Loc. Cette espèce est très-commune partout à Caen et dans les environs ;

Mézidon , Crèvecœur , St. -Julien-le-Faucou , Lessard ( arr. de Lisieux ) ;

Falaise ;

Monceaux (arr. de Bayeux).

La coloration de cette espèce est très- constante ; je n'ai trouvé que deux coquilles faisant exception. L'une est blan- che , l'autre grise ; toutes les deux Sont sans taches.

3. H. OBVOI.UTA, Mûller.

Hab. Les bois humides et les haies , sous les arbres abattus et les fagols.

Loc. Petits vallons humides et chemins creux au Mesnil- Simon , près le moulin de Lavarande ( arr. de Lisieux ).

Très-rare.

Coquille à péristonie réflécki, épais n , violet, marqué iniérieurement de deux saillies dentiformes très-obtuses et peu prononcées, surtout l'inférieure , et correspondant à deux dépressions extérieures. Sommet légèrement concave. Diamètre : 12 miUim. ; épaisseur du dernier tour : 5.

Tous les individus que j'ai recueillis offrent un mélange des caractères assignés aux H. obvoluta , Mûller, et holo- serica , Studer , Michaud ; mais dans aucun les saillies den- tiformes du péristome ne sont aussi prononcées que dans les ligures de 1'//. holoscrica données par Michaud (1) et par

(4) Complément i\ \)\\\[)., |)l. MV , liy;. 30, 31, 32.

97

M. Moqiiin-Taiidon (1). (l'est oe qui m'a délorminé à les rapporter à l'//. obvoluia.

k. H. LAPiciDA, Limié.

Hab. Sur les vieux murs, et plus rarement sur les rochers et les troncs d'arbres.

Loc. Lébisey, Feuguerolles-sur-Orne , May, Bully,Hé^ rouviile (arr. de Caen);

Bois de Soquence , près de Mézidon (arr. de Lisieux ) ;

Falaise , rochers de la rive droite de la Laize , au-dessous de Bretleville (arr. de Falaise).

(lette espèce est abondante à Feuguerolles.

5. H. PULCHELLA, Drapamaud.

Variété 1 ( fl. costata , Millier). Coquille de couleur grise, pourvue de côtes longitudi^iales saillantes.

Variété 1 { H. pulchella , Millier J. Coquille blanche , finemenl striée , mais sans côtes saillantes.

Hab. Sous les pierres , au pied des murs , dans les lieux secs et dans les endroits humides.

Cette espèce est commune. Les deux variétés se trouvent souvent dans les mêmes localités. La variété 2 habile plus spécialement les lieux humides et marécageux, La variété 1 est la plus abondante.

6. H. ^EMORALlS, Limié.

Variété 1 (H. nemoralis, L. ). Péristoiiie d'un brun plus ou moins foncé, souvent presque noir, avec une tache de même couleur sur la partie de l' avant- dernier tour qui complète l'ouverture.

^^) Histoire milurelle des Mollusques de France, [ù. S. , fig. i, 33î

7

-^ gr, --

2. Il l.wivDArA. .Ww/if.

//(ih. .Sis les pierre», an piotl di^ mu. vitilks r.iH?res ei dau> Uik

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-j. Il niDiiiA. MttUrr.

Hoh ''^ Ii>ii% tiiiiiiuii-» I II « ti^ii'x ^')U5 al>allu^

Loc. i}liU «alloo» humide» et rbroiim creui au Simon , >^9 \r mouliu d** I ^varandr ( ttr. dr l.bieux

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Shipment ID MBLWHO1 10/15

Item #s A7'^^

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M. Moqiiin- randoo (iV C-» -e - rapporter à Vff. oftimfaa

a. II. LAPICIDA. iLlJOW.

//a6. Sur les yieoi mar^. ■?• na -ai et les troncs d'arbres.

/.oc. Lébisey, FeugucmBii -tir rouville (arr. de Caen);

Bois de Soqueiice , près de Séain

Falaise , rochers de la rite 4rMe i. de Bretleville (arr. de Falaise'.

Celle espèce est abondante à Tt

5. H. PULCHELLA, Droparnaud.

Variélé 1 ( ff. costiua , mail») _ f ^^^ grise, pourvue de côtes longitudimdet i

Vaiiélé 2 ( H. pulcheila , Mûller,. Ci jinemenl striée , mais sans côtes smUmaw

J/ab. Sous les pierres , au pied d*» m< secs et dans les endroits humides.

Celle espèce est comnuine. Les de«i » souvent dans les mêmes localités. La ? ,pécialeniont les lieux humides et inaréra^Mn. ■si la plus abondante.

). II. iNEMORALlS, Limié.

Variété 1 (IJ. nemoralis, L. ). Pèrùionuff u moins foncée souvent presque noir, actr lême couleur sur la partie Je l'nvnm- th-r omplète l'ouverture.

^i) Uistoire tuiturelle des Mollusques de Frum,- i

'(/\

98

Variété 1 ( H. hortensis, ÎAuWer). Péristome d'un blanc pur , ou raremeni un peu lavé de rose très-pâle ; pas de tache brune sur f avant-dernier tour.

Variété Z'' H. hxjbrida et H. fusca Poiret). Bourrelet du péristome d'un blanc pur ou légèrement lavé de rose; marge rose ou brunâtre; bord columellaire brim ; une tache brune peu marquée sur l' avant- derîiier tour.

Je n'admets la variété 3 que pour faciliter la classification ; ce n'est vérilablement qu'une mauvaise sous-variété, com- posée d'individus qui doivent être répartis entre les deux variétés précédentes.

La variété 1 comprend de nombreuses sous-variétés fondées sur la couleur du fond, le nombre des bandes et leurs divers modes de soudure.

Dans la var. 2 , les sous-variétés sont beaucoup moins nombreuses. La soudure des bandes est très-rare et toujours incomplète. La coloration du fond est aussi moins variée. Ces deux variétés présentent aussi des sous-variétés à bandes fauves transparentes , ou concolores et moins opaques que le fond , ainsi que des sous-variétés trochoïdes.

Hab. Les jardins , les haies , les bois et aussi les marais et les falaises du littoral.

Loc. La var. 1 se rencontre partout ; elle est surtout abondante autour de (^aen. La sous-variété à fond jaune avec cinq bandes brunes, que l'on est convenu de considérer comme le type de l'espèce , est la plus commune. Les plus belles sous-variétés à bandes soudées, et notanmient la sous- variété à fond jaune avec cinq bandes brunes soudées en une seule . se trouvent à Épron et à ^Lnthieu , près Caen.

La var. 2 est peu commune. Je l'ai rencontrée à Venoix, Atliis, Le Mesnil-Loiivisny , Kontaine-Kloupefour . Laize (arr. de (laen );

99

Kahiise et Brelteville-sur-Laize ;

Lessard (air. de l>isieux); (]astilIon , Englesqueville (air. de Bayeux ). La var. 3 est rare :

Feiiguerollcs , Étavaux , Venoix , Le Mesnil-LouvignV , Iroarn (arr. de Caen ) ; Mézidon ( arr. de Lisicux ) ; Jingicsqueville (arr. de Bayeux).

7. H. ASPERSA , MuLler.

Variété 1 . Coqiiiile globuleuse , à spire peu élevée. Variété 2. Coquille globuleuse -conoide. Monstruosité. Ouverture tourncc à gauche.

A cliacune de ces variétés se rattachent plusieurs sous- variétés fondées sur la taille, la coloration , le nombre des bandes , ou leur absence. Je citerai seulement la sous-variété à fond d'un jaune clair ou légèrement verdàtre , uniforme , avec cinq bandes brunes plus ou moins interrompues , et la sous-variété sans bandes , à flammes longitudinales irrégu- lières, alternativement brunes et jaunâtres.

Hab. Jardins, champs, bois, marais, dunes, etc.

Cette espèce est très-commune partout.

La variété 2 est commune à Caen , sur les vieux murs et dans les carrières abandonnées.

La monstruosité sénestre a été trouvée une seule fois par M. Eugène Deslongcliamps à Anguerny , près Caen.

S M. t'OMATiA , Liuîié.

Hab. Bois et haies.

Loc. iMay, ^Liliot , Feuguerolles , Bully, Laize, Fonlaine- Éloupefonr, Blainville (arr. de Caen) ; Falaise , Brelteville-sur-Laize:

100

Mézidon , Crèvecœur , Lessard , Le iVIesnil-Simon ( ai r. de Lisieux ).

Espèce peu commune.

Les bandes de la coquille sont très-peu marquées. La sous- variété à cinq bandes est très-rare.

9. H. ACULEATA , Millier.

Hab. Dansles bois, sous les feuilles mortes et les bois pouriis. Loc. Biéville, Fontaine-Éloupefour (arr. de Caen); Les Authieux-Papion , Crèvecœur (arr. de Lisieux). ïrès-rare.

10. H. RVPESJms , Draparnaud.

Hab. Au pied des murs et sous les pierres, dans les car- rières abandonnées.

Loc. Lébisey, La Maladrerie , Biéville, Beuville, Clopée , Cormelles , Fontaine-Henry , Brettevilie-sur-Odon ( arr. de Caen ) ;

Vierville (arr. de Bayeux).

Cette espèce est peu répandue. Elle est abondante dans les carrières abandonnées de La Maladrerie , près Caen.

11. H. LiMBATA, Draparnaud.

Sous-variété 1. Coquille d'un fauve-roiigeàtrc plus ou moins foncé , iransparente , rarement opaque , avec une bande blanche , très- rarement jaune , sur Le dernier tour.

Sous-variété 2. Coquille blanche , transparente , avec une zone blanche opaque sur le dernier tour.

Quelquefois la bande du dernier tour est pres(|ue elTacée; elle peut même manquer complètement ; ce dernier cas est très-rare : je ne l'ai observé que deux fois.

On trouve aussi des to<|uilles plus peliles et plus carénée»,

101 ~

et d'autres dont la spire est élevée , ce qui leur donne une forme trochoïde.

Hab. Les bois el les haies , sur les feuilles des arbrisseaux ( Rubus , Coryius, etc.).

Loc. Mallot , Feuguerolles , May, Bicvillc , Troarn , Ar- gences ( arr. de Caen ) ;

C.non, Soquence, Lessard, Le Wesnil-Simon, Crèvecœur, Boissey, Mittois (arr. de Lisieux ) ;

Bretteville-snr-Laize , Fresney-Ie-Puceux (arr. de Fa- laise ).

Cette espèce est commune. Les deux sous-variétés se trouvent partout dans les oièmes localités.

12. IL GARTHUSIANA, Drapamaud.

Variété 1 [H. carthusiœia) . Coquille déprimée, à sommet un peu saillant, d'un blanc laiteux pur , mais plus souvent lavé irrégulièrement de roussâire , surtout i^ers l'ou- verture, qui est ovale allongée. Bord coliimellaire du pé- ristome fortement défléchi vers l'ombilic qu'il recouvre en partie. Ombilic très-petit. Péristome roussâtre avec un bour- relet intérieur blanc, très-apparent à l'extérieur. Dimen- sions des plus grande^ coquilles, diamètre : 18 millim. , hauteur [de l'ombilic au sommet) : 8.

Variété 2 (H. rufilabris, Jeffreysj. Coquille globulcmc subdcprimée , roussâtre, avec une bande laiteuse plus ou moins apparente sur le milieu du dernier tour. Ouverture ovale. Bord columellaire à peine dcfléchi vers l'ombilic , qui est très-petit. Péristome d'un roussâtre foncé, avec un bour- relet intérieur blanchâtre ou roussâtre , apparent à l'exté- rieur. Dimensions des plus petites coquilles, diamètre : 7 millim. , hauteur : l\.

Entre ces deux extrêmes on rencontre tous les intermé- diaires pour la forme , la taille el la coloration.

102

Hab. Les lieux secs, les coteaux, les champs, les bords des chemins , sur les tiges des graminées et autres plantes basses. La variété 2 se rencontre surtout dans les régions ma- ritimes.

Loc. La variété 1 est très-commune dans un grand nombre de localités.

La variété 2 se rencontre sur les bords du canal maritime de Caen, à Sallenelles, Lnglesqueville-en-Bessin , Isigny, etc. Les échantillons les mieux caractérisés proviennent des bords du canal entre Benouville et le i^Iaresquet. Ils ne diffèrent pas de ceux que j'ai recueillis à Auch.

Tous les auteurs que j'ai pu consulter considùienl couiine identiques VH. rii/Uabris , JelFieys, et 1'//. Oliiiieri, Féiussac, Micluiud. Des éclian- lillons d'W. Olivicri provenant de Ltîsina (Daluialie), que j'ai vus dans la collection de M. Eudes-Deslongcbamps, me donnent quelques doutes sur l'exactitude de ce rapproclienient. Voici une description compa- rative de ces échantillons.

Coquille globuleuse ou globuleuse suhdépriméc , roussùlre, avec deux boudes laiteuses apparentes a l'intérieur et situées, l'une sur le milieu (le r avant-dernier tour , l'autre près de la suture. Ouverture ovale- arrondic. Bord coiumcUaire fortement déflécki vers l'ombilic, qui est complètement recouvert , ou réduit à une fente ombilicale tellement étroite qu' elle livre difficilement passage d un cheveu. Pêristome rous- sdtre avec un bourrelet intérieur blanchâtre , visible à l'extérieur. Dimensions mesurées sur deux coquilles, diamètre : 12 miLlim, , hau- teur {de la fente ombilicale au sommet): 1. Dimensions d'une autre coquille, diamètre : l/i,5 millim. , hauteur : 8,5.

Des //. carthusiana delà même localité ressciiililcul exacleuienl aux nôtres.

•l;5. IL FUSCA, Munutiju.

llab. Les lieux humides, les bois et les bords des ruis-^ seaux , sons les pierres, la mousse, et sm- les |)lantes basses, Loc. IMay , près Caen;

103

Fresney-lo-Puceiix (air, de Falaise); Colonibières (air. de Baycux).

Cette espèce est extrêmement rare dans les deux premières localités. Peut-être l'esi-elle moins dans la dernière?

Mx. H. HISPIDA, Linné.

Sous-variété. Coquille entièrement glabre.

Hab. Les lieux frais, sous les pierres, dans les haies, les bois, les jardins, les prairies et sur le bord des ruisseaux.

Loc. Cette espèce est commune partout. La sous-variété se trouve surtout dans les prairies et sur les bords des cours d'eau. Elle est aussi commune que le type.

15. W. FASCIOLATA, Poiret.

Hab. Les coteaux des terrains calcaires, les bords des routes, sur les troncs d'arbres et plus rarement les dunes.

Loc. Route de Caen à Allemagne, !May, Verson, La Mala- drerie, Ardennes, Lébisey, Chicheboville , Colleville-sur-Orne (arr. de Caen) ;

Coteaux de la rive droite de la Laize, au-dessous de Brelle- ville (arr. de Falaise).

Espèce rare.

16. H. EKICETORUM, Millier.

Hab. Les lieux secs des terrains calcaires, les champs, les prairies artificielles, les bords des chemins et les dunes du littoral.

Loc. Celle espèce est commune aux environs de Caen , mais généralement peu abondante ;

Ouéliéville; Crèvecœur (arr. de Lisieux);

Le Tronquay (arr. de Baveux).

lO-'i 17. n. LINEATA, Olill.

Variélo 1 {H. variabilù, var. submariiinia, Ch. Dos MDuliiis'i. Coquille bUinche avec une bande iftin brun très- foncc , souvent presque ?ioir, en-dessus , et plusieurs bandes de même couleur , plus ou moins interrompues . en-dessous. Diamètre : de 9 d 13 millim. , liauieur [de L'ombilic au sojnmet' : de 5 à 7,5.

Sous-variété 1. Coquille entièrement blanche, spire plus élevée . dernier tour souvent un peu subcarcné.

Sous-variélé 2. Coquille d'un gris uniforme . ou avec d'S bandes peu apparentes d'un roussàtre très-pdle.

Variété "2 {H. rariabilis, Diapai'naud). Coquille plus grande: spire généralement plus di primée; ombilic propor- tionnellement plus grand. Dimensions des plus grandes co- quilles, diamètre : 20 millim. , hauteur : 10.

Cette variété olTreles mêmes sous-variétés que la précédente.

Hab. I.a variété 1 habite les pelouses rases au sommet des falaises, les dunes et les champs sablonneux du littoral. Ou la trouve aussi à (laen. près des carrières de Ste.-Paix, et à lùmlonay-le-Marmion.

La variété 2 habite les champs des terrains calcaires, les pelouses et les bords des chemins.

Cette espèce est très-commune. Elle paraît spéciale à la région maritime, bien que, sur quelques |>oinls de la France, elle s'avance fort loin dans les terres. Sa taille augmente à mesure qu'elle s'éloigne du littoral et sa coloration diminue. Entre les formes extrêmes que j'ai signalées, on trouve tous les intermédiaires. La variété 1. étant plus spécialement ma- ritime, doit être choisie comme type de l'espèce. Les échau- lillons les mieux caractérisés de ceVc variété proviennent des pelouses rases au sommet des falaises , entre Vierville et St.- Pierre-du-Mont ( arr. do Baveux).

105 18. fl. ACUTA , Millier.

Sous-vailélé 1. Coquille blanche , opaque.

Soiis-variété 2. Coquille blanche , avec une bande brune sur le dernier tour.

Sous-variôté 3. Coquille ornée de flammes longitudi- nales irrcgulières , blanches et opaques, roussdlres et trans- parentes,

Sous-variélé U. Mêmes caractères ; une bande roiissàire transparente sur le dernier tour.

Sous-variélé 5. Mêmes caractères ; deux bandes.

Celte espèce est très-abondanle dans les sables du litloral entre Langrune et l'embouchure de la Vire. Elle uiaïKiue à l'euiboucbure de l'Orne et sur les dunes comprises entre l'Orne et la Dive. Elle se trouve cependant à Sallcnelies . autour d'un jardin , près le moulin ruiné de Mauperluis et sur les remparts du château de Caen : mais je la crois in- troduite dans ces deux localités. YA\e est très-abondante sur les digues de l'embouchure de la Vire.

Lac. Langrune, Courseulles (arr. de Caen) ;

Ver, St.-Laurent, Vierville , Tsigny et St.-Clémcnt (arr. de Bayeux ).

I.a sous-variété 1 domine entre la Seulle et la Vire La sotis-vaiiété 2 est peu commune : (^ourseullcs, Langrune. La sous-variété 3 est commune à Vierville et se rencontre presque seule sur les digues entre Isigny et St. -Clément. La sous- variété h se trouve assez communément à Vierville ; elle est très-rare ailleurs. I>a sous-variélé 5 se trouve à Vierville; elle est extrêmement rare.

Geniis H. r.ULIBirs , Scopoti.

1. BULIMUS OBSCURUS, Millier (Hélix).

Hab. Sous les pierres et sous la mousse , dans les haies ,

i: m 'M.w m. 9^ m m n ■» * m *■ m W U: ¥. ¥■ M t '-^ ï ^ ¥ M M, M !ft fe ^ " y^' -^ ^ 'w M W- B ^ ■■

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17, I l.l.Nt MA. i)iltl.

Vaélé 1 (//. rariabUu . *ar. iM^murùmm. Ch. Des .Mollis). CoquUle blanche arec une bande d'un brun très- fonc- souvent presifue noir , en-dessus , et plunturs bandes de nme couleur , /dus ou moins interrompues . en-desu>us. Duirire : de 9 a \Z miUim. , hauteur I de l'ombilic au somet : de b à 7.5.

.SiS-iaritié 1. Cotpaiie entièrement blanche, spire jdusUrèe , dernier tour sotiremt um peu subcaréné.

Sw-tariélé 5. Coquille tTum ynj uniforme , ou mrc d s indet peu apparentes d'un romssàtre très-pàle.

V'iiio 2 ', //. r<i'-i<i6i/ij , Drapirnaud ). Coquille plus y (lie; spire généralement plus deprtmee; ombilic propor- lioiellement plus grand, titmensions des plus grandes co- quies, diamètre : '20 millim. , hauteur : lU.

♦lie *arii'lt- i»(Irrl»>* iiu^iih*^ s<>u»-»arn'U^ (\ue Uprécitienic.

ab. lui %ariélé t habile Ir* pdotnrs nt»p% au M>iiiUHt(lr> |jU(>», le» (lunr« rt Un rluin|Hi Mbionneui du liltural. On la Il (VI* auv»! i ila»'n. priS d»-» carri«rp» di* Su-. -Paii, t*l à K(ieiia\ -le - MarniDHi.

a «ariiié '2 liabilr 1^» rliainp% dn terrain) calcairi-s, \ir< IK'UM"» cl |i*s bofd^ drt chriniav

(.'Hr c>pécf i»i Irirs tuiniiiunr Kllc paraît s|K-ciile à la KiOD maritime, biro qu<', Mir queii|ues |ioints de la France. l'Ils'ataucc fort luin dao« !«•« terre». Sa taille augmente à iivure qii' " ' ' .:no du liiioral et «a roloration diminue. lire les 1 \uéiuo> que j'ai »i;;nalees , ou imuve Ions Iriniermédiaires. l^ variété 1, étant plus spi-cialeuit-nt nia- riue . doit être choisie comme lyjw de l'espèce. Les écliau- lim> les mieux rararii-riM-!* de ceVr »ari.lé pro\ifnnfiil(l('S ivouses rases au aucniiHl de* (alaiso» . entre \nr>ille clSl.- l'rre-du-MonI ( arr. de lia>e«i).

Utt^rrntïïîîr

v^vjK^i I vjv^ai M 111 ly v^yriier

Shipment ID MBLWHOI 10/15

Item #s

105

iS. II. ACUTA, MuUer.

i

Sous-variélé 1. Coc/mlle blanche, opaque. Sous-variété 2. Coquille blanche, avec une l ■de brune sur le dernier tour.

Sous-variélé 3. Coquille ornée de flamme oiigiimti- nales irrcgulières , blanches ei opaques, roussâli rt irans- parentes.

Sous-variété U. —Mêmes caractères ; une bamtroussiiirc transparente sur le dernier tour.

Sous-variété 5. Mêmes caractères ; deux baies.

Cette espèce est très-abondante dans les sableslu littoral entre Langrune et remboi.chure de la Vire. Elienanque à l'en.boucliure de l'Orne et sur les dunes compscs entre l'Orne et la Dive. Elle se trouve cependant à JHenellcs , autour d'un jardin . près le moulin ruiné de Maoertuis ei sur les remparts du château de Caen : mais je l.crois in- troduite dans ces deux localités. Elle est irèsabolanle sur les digues de rembonchure de la Vire.

Loc. Langrune, Courseulles (arr. de Caen) ;

Ver, St. -Laurent, Vierville , Isigny et St.-Cléini (arr. de Bayeux ).

I.a sous-variété 1 domine entre la Seulle et i Vire La sons-variété 2 est peu commune : Courseulles, Lairune. La sous-variété 3 esttonmiuneà Vierville et se rencont- presque seule sur les digues entre fsigny et St.-Clémenl.Ln sous- variété h se trouve assez communément à Viervill; elle est très-rare ailleurs. La sous-variélé 5 se trouve à ierville; elle est extrêmement rare.

Genus 8. BlTLiAirs, Scu/joli. 1. BULIMUS ORSCURUS, Millier (Hdixj. Hab. Sous les pierrCvS et

y

106

les bois , les vieilles carrières , au pied des murs ; se tient aussi sur les troncs d'aibres.

Loc. Caen (carrières St. -Julien , fossés du Château), Lébisey, Biéville, Blainville, Ranville , Colleville, Sallenelles, Merville, Clopée , Athis , Maltot, May , Fontaine- Henry, Fon- taine-Étoupefour, Mondeville, Chicheboville (arr. de Caen);

Bretteville-sur-Laize ( arr. de Falaise ^ ;

Mesnil-Mauger ( arr. de Lisieux ) ;

Blary , commune de Monceaux ( arr. de Bayeux ).

Cette espèce est très-répandue , mais elle est rare partout. Je ne l'ai trouvée abondamment qu'à Biéville, sur les troncs d'arbres , dans le vallon du Dan.

2. B. lAlENKEAWUS, K. Pfeiffer f Pupaj.

Variété 1. Ouverture munie de deux dents au bord ex- térieur , l'une margxnaie , très-apparente , l'autre située au-dessous , plus petite et immergée.

Sous-variété. Cocjuiile blanche.

Variété 2. Bord extérieur avec une seide dent mar- ginale.

Sous-variété. Coquille blanche.

Hab. Les bois , dans les lieux humides, sous les feuilles mortes, les arbres abattus. les tas de fagots , et plus rarement sous les pierres.

Loc. (>anon , Soquence , Crèvecœur, Le Mesnil-Simon , St. -Julien-le- Faucon (arr. de Lisieux);

Bretteville-sur-Laize, Fresney-le-Puceux (arr. de Falaise);

Laize ( arr. de Caen).

Espèce rare. Je n'ai encore rencontré la variété 1 , que l'on prend pour type de l'espèce, que sur les bords delà Laize. Les échantillons ayant la dent interne bien marquée sont rares. Les sous-variélés albines sont très-rares.

107 3. B, SuncYLlNDRlCCS , Linné (HcUx).

Sous-variété. Coquille plus petite, effilée, non ventrue ,• ouverture plus étroite et proportionnellement moins liante : périslome fortement épaissi.

Hab. Sous les pierres , les pièces de bois , la uioussc , au bord des ruisseaux , dans les marais et aussi dans les lieux secs, les vieilles carrières , les dunes, sous les mousses et les Hippop/iae.

Loc. J'ai rencontré celle espèce sur tous les points de l'arrondissement de Caen ; elle y est abondante ;

Falaise , Bretleville-sur-Laizc;

^lézidon, Plainville, Mesnil-Mauger, Si.-.lulien-le-Faucou, Lessard (arr. de Lisieux) ;

Blnry, commune de .Monceaux, Vieiviile, Isigiiy (arr. de Bayeux).

La sous-vari''té se rencontre principalement dans les car- lières abandonnées à Fontenay-le-Marmion , Bretleville-sur- Laize, etc.; elle est rare.

h. B. ACICULA, Minier ( Buccinum).

Hab. Sous les piiM'res , les mousses el dans les fissures du sol.

Loc. Cormelles, Biéville, Hérouville, ,May , Si. -André-de- Foiitenay (arr. de Caen).

Celte espèce est extrêmement rare : je ne l'ai rencontrée que deux fois à l'état vivant , à Cormelles , près le deuxième pont du chemin de fer , à partir de l'ancienne gare provi- soire , et dans les carrières de grès entre St.-André-de-Fon- lenay el May. J'ai aussi rencontré dans ces deux localités un assez grand nombre de cocjuillcs vides. Dans toutes les autres localités citées, la présence de cette espèce ne m'a été indi- quée (pie par une seule co(iuillc vide. Je ne possède, malgré

108

d'aclivcs recherches , que quatre ou cinq coquilles trouvées à l'état vivant.

Gcnus O. CLAUSILIA , Draparnaud.

1. Clausilia LkmmÈs.Tk , Montagu (Turbo ). Sous-variété. Coquille entièrement blanche.

flab. Dans les bois et les haies, sous les arbres abattus et les fagots.

Loc. Crèvecœur (arr. de Lisieux).

Je n'ai jusqu'à présent trouvé cette belle espèce que dans la localité indiquée , elle est peu abondante. La sous- variété albine est très-rare.

2. Cl. parvula , Siuder.

Hab. Sur les vieux murs, sous les pierres dans les car- rières abandonnées et les lieux secs des terrains calcaires, sur les rochers , et plus rarement dans les bois , au pied des arbres, et dans les dunes du littoral.

Loc. Cette espèce est très-abondante à Caen et dans les environs ;

Bretleville-sur-Laize , etc. (arr. de Falaise);

Blary, commune de Monceaux (arr. de Bayeux).

Elle paraît mau(juer complètement au-delà de la Divo. J'ai rencontré plusieurs fois à l'élat vivant dos individus de celte espèce , dont la coquille avait perdu par accident les premiers tours de sa spire. Chez l'un d'eux , la coquille n'a conservé (|ue les quatre derniers tours; la troncature est complètement fermée et al 1/2 millim. environ de diamètre.

Monslruosilé accidenlelle à deux ouvertures ^

Oii\cilui(' nornialo inlacle el ne présenlanl rien de parlictilier.

A la suite d'une cassure qui intéresse loiil le colé droit et la partir

109

supérieure du dernier tour, le clausilium a été dérangé et n'a pu s'abaisser |)our livrer passage ù l'animal. Le niolinsquea alors construit une nou\elle ouverture, dont le clausilium forme le bord droit. Ce clausilium est en parlie sondé à la columelle et au bord inférieur de la nouvelle ouverture. L'animal ne m'a rien présenté de particulier; pendant la marche , l'ouverture normale était en-dessus.

Voyez les lig. 3 et ^ de la pi. III qui repiéseulenl sous deux aspects diirérents la partie inféiieure, très-grossie , delà coquille.

3. Cl. NIGRICANS, PuUeney (Turbo).

Sous- variété. Coquille entièrement blanche.

Hab. Dans les bois et les haies , sous la mousse et les branches mortes, sur les troncs d'arbres, dans les fissures (le récorce, plus rarement sur les vieux murs el les coteaux secs.

Loc. Otle espèce est abondante aux environs de Caen, et notamment dans les bois inarécageux de Biéville et de Blainville;

Falaise , Crelteville-sur-Laize , Fresney-le-Fuceux ; Crèvecœur, 31ézidon, 35esnil-Mauger, St.-Julien-le-Faucon, Quévru (arr. de Lisieux).

La sous-variété albine est extrêmement rare : je ne l'ai rencontiée que deux fois, à Biéville.

En examinant avec soin plusieurs centaines de coquilles de cette espèce, j'ai remarqué des différences nombreuses dans la forme et la taille ; mais il m'a été impossible de les rapporter à des variétés bien tranchées. La coquille est géné- ralement très-grêle , très-effilée, et il n'y a pas de plis inter- lamellaires. J'ai cependant rencontré sur des troncs d'arbres, à Athis près Caen , une forme un peu ventrue, pourvue de im à quatre plis interlamellaires plus ou moins apparents . et à lamelle inférieure très-distinctement bifide à l'cxlérieiir , mais chez quelques individus seulement.

110 ^i. Cl. RoLPHii , Leach.

Plis inlcrlnmeliaircs au nombre de un , deux ou trois , souvent à peine marques ou nuls.

Hab. Les bois frais elles haies couvertes, sous les mousses, les feuilles mortes, les bois abattus et les fagots.

Loc. Maitot, Feuguerolles , Argences, Rupières (arr. de Caen) ;

Canon et Soqueiice, près Mézidon, Crèvecœur, Le Wesnil- Simon ( arr. de Lisieux) ;

Frcsney-le-Puceux (arr. de Falaise).

Cette espèce est peu répandue , mais elle est assez abon- dante dans quelques-unes des localités indiquées.

La sous-variété à trois plis interlamellaires , que l'on re- garde comme type de l'espèce , est très-rare. Les individus à un et deux plis sont les plus nombreux. Les individus sans plis sont un peu Uioins rares que ceux à trois plis. La sur- face (le la coquille est très-souvent corrodée.

Genus ■E<B. PIT{>a, Draparnaud.

1. PCPA PKKVERSA , Linné ( Turbo).

Hab. Sur les troncs d'arbres, dans les feules de l'écorce et sous les toulîesde lichens , dans les fentes des vieux murs ou sous les mousses qui les recouvrent.

Loc. Caen (Fossés St.-Julien, parc du Lycée , prome- nades voisines de la Préfecture, bords de la vieille rivière), Lébisey , Beuville , Hérouville, Fontaine-Henry, Verson , Feuguerolles (arr. de Caen) ;

Crèvecœur, Vieux-Pont, près St. -Pierre-sur-Dive , Le Mcsnil-Siinon (arr. de Lisieux);

lîlary, commune de Monceaux (arr. d(! Jîayeux);

St. -Syhain (arr. de Falaise) (Eugène Deslongchamps ).

m

Kspèce pou coniiiimie , mais abontlanle dans (|ii('lqiics lo- calités, noiainiiiciit à Feiigiierollcs , sur les vieux murs, cl à Beuville, sur les arbres d'une avenue, au-dessus du moulin.

2. r. CYU^mwCEA , Da Costa [Turbo).

Variété 1. Coqiiiiie allongée , presque cijiindriqiie ; sept tours de spire ; pérïstome ordinairement blanc , quelquefois légèrement roussâire ; hauteur : h à 5 millim.

Variété 2. Coquille courte , ovoïde; six tours despire; péristome le plus souvent roussàtre ; hauteur : Z à 3 1/2 millim.

Hab. Sous les pierres, au pied des murs, dans les carrières abandonnées , sur les pelouses sèches des terrains calcaires , les dunes du littoral et plus rarement dans les bois.

Loc, Cette espèce est très-répandue sur tous les points de l'arrondissement de Caen , et dans beaucoup de localités elle est extrêmement abondante. Je citerai seulement les car- rières abandonnées de Fonlenay-le-iAIarmion , l'on peut la recueillir par centaines ;

Falaise, Brelteville-sur-Laize , etc. (arr. de Falaise);

Monceaux, Vierville, fsigny. St. -Clément (arr. de Bayeux).

Cette espèce est très-rare dans le Pays-d'Auge ; elle semble même manquer complètement sur beaucoup de points.

Les deux variétés se rencontrenl dans les mêmes localités; elles sont également abondantes.

La coquille de cette espèce , lorsqu'elle n'a que les trois ou quatre premiers tours de sa spire , présente une parti- cularité remarquable, qui n'a été mentionnée par aucun des auteurs dont j'ai pu disposer. Voici une description suc- cincte de la coquille dans ce premier étal :

Pupa cylindracea [junior ). Ouverture munie de deux Umu'S blanches spirales , saillantes , se jirolongeunt dans

».

1

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UUi.lUM oLdllMing Ueiiler

Shipment ID MBLWHOI 10/15

Item #s

y. ^'

113 seule dent, suuec a peu près sur le milieu i' avant-der- nier tour. Celte sous-variété, lori*[u'elle prt u les carac- tères de la variété 1 , constitue le type de l'esi o.

Sous-variété 2. Ouverture munie de de dents : l'une sur l'avant -dernier tour , et l'autre à l'oppos

Sous-variété 3. Ouverture dépourvue d nis.

Hab. Comme l'espèce précédente.

Loc. Très-répandue sur tous les points de I ; ondisscmcm de Caen et généralement très-abondante. Je c.rai seulement le coteau qui domine le hameau des Roches près Clopi'C , Cormelles, Maltot , et la Pointe-du-Siége , pr Ouistreliani ;

Falaise , coteaux de la rive droite de la I^c , etc. ( arr. de Falaise) ;

Vierville (arr. de Baveux);

Mézidon , Crèvecœur farr. de Lisieiix).

Les sous-variétés 2 et 3 se trouvent çà rl.i mêlées ju type:

Sous-variélé 2.— Biéville, Chichebovillo, hitaine-IIrnry (arr. de Caen ) ;

Coteaux de la Laizo (arr. de Falaise).

Sous-variété 3. Bié\ille, Fonlaioe-Uerx , Éu\au\ . St.-x\ubin-sur-Mer . Ranville , dunes d'Ouistnam arr. de Caen ).

Cette espèce est, comme la précédente, exlnuemeiil rar dans le Pays-d'Auge.

Genu« II. VKttTICO. M:, v

1. Vertigo EDE.\TrLA . Drap. ( Pupa \

Hab. Les bois, sous les feuilles et le» brai* sous la mousse et sur les rameaux d'arbre» ter i',ur.^

le sol.

112

l'intérieur de la coquille , l'une située au milieu de l'avant- dernier tour et l'autre à lu columelle. Trois ou quatre dents blanches , saillantes , situées à la partie inférieure de l'avant-dernier tour , équidistantes et visibles , la pre- mière et rarement la seconde , par l'ouverture, et toutes par transparence à travers la coquille. Ces dents sont compa- rables à celles qui se trouvent à l'intérieur de la coquille du Flanorbis nitidus , à cela près qu'elles sont isolées.

Wauduyt (l)a bien vu que la première lame spirale aboutit à la dent qui existe chez l'adulte, près du bord droit de l'ouverture , fnais il ne dit rien de plus.

Le fait que je signale n'est ni une monstruosité , ni un accident local , car je l'ai observé dans un grand nombre d'échantillons provenant de diverses localités du Calvados , et je n'ai pas rencontré une seule exception. Je l'ai également observé sur des coquilles recueillies à Lésina (Dalmatie) et qui font partie de la collection de M. Eudes-Deslongchamps.

J'ai observé un individu de la même espèce chez lequel la première lame spirale est recouverte par une lame de même nature que la coquille, de telle sorte qu'entre cette lame et l'avant-dernier tour, il existe deux espaces vides, séparés par la lame spirale, (j'est une anomalie fort singulière.

3. P. MUSCOKLM, Linné (Turbo).

Variété 1. Coquille allongée, presque cylindrique i 6 1/2 tours de spire; hauteur : 6 millim.

Variété 2. Coquille courte, ovoïde; 5 1/2 tours de spire ; hauteur : 3 millim.

Chacune de ces variétés présente trois sous-variétés :

Sous-variété 1. Ouverture de la coquille munie d'une

(1) 'l'dhlciiH (les Moil. du tlcp^. tic lu Vienne, IS39, |). 5S.

113 seule dent, siiuèe à peu près sur le milieu de Cavant-der- nier tour. Celte sous -variété , lorsqu'elle présente les carac- tères de la variété 1 , constitue le type de l'espèce.

Sous-variété 2. Ouverture munie de deux dents : l'une sur l'avant-dernier tour , et l'autre à l'opposé.

Sous-variété 3. Ouverture dépourvue de dents.

Hab, Comme l'espèce précédente.

Lac. Très-répandue sur tous les points de l'arrondissement de Caen et généralement très-abondante. Je citerai seulement le coteau qui domine le hameau des Roches , près Clopée , Cormelles, Maltot, et la Pointe-du-Siége , près Ouistreham;

Falaise , coteaux de la rive droite de la Laize , etc. ( arr. de Falaise) ;

Vierville (arr. de Baveux);

Mézidon , Crèvecœur f arr. de Lisieux).

Les sous-variétés 2 et 3 se trouvent ça et mêlées au type:

Sous-variété 2. Biéville, Chicheboville, Fontaine-Henry (arr. de Caen ) ;

Coteaux de la Laize (arr. de Falaise).

Sous-variété 3. Biéville, Fontaine-Henry, Étavaux , St.-Aubin-sur-lMer , Ranville , dunes d'OuisIreham ( arr. de Caen ).

Cette espèce est, comme la précédente, extrêmement rar. dans le Pays-d'Auge.

G«nus II. VERTir.O, MùUer.

1. Vertigo EDENTur.A , Dra/}. [Pupa).

Hab. Les bois , sous les feuilles et les branches mortes , sous la mousse et sur les rameaux d'arbres verts tombés sur le sol.

8

Hi

Loc. Clopéc, Biéville, Amfréville, Fonlaine-Étoupefour, Mallol, May, Rupières (arr. de Caen).

Espèce peu répandue , mais abondante dans quelques-unes des localités citées, notamment à Clopée, Biéville et May.

2. Vertigo PYGM-EA , Draparnaud (Pupa).

Variété 1. Ouverture munie de cinq plis , dont un su^ périeur, un columeliaire et trois palaïaux. C'est le type.

Variété 2. Ouverture munie de quatre plis, dont un supérieur, un columeliaire et deux palataux. Ces plis sont plus immergés et moins prononcés que dans la variété \. Quelquefois il y a trois plis palataux. Coquille plus grande (hauteur ; 2 \jk millim. environ).

Hab. Les coteaux et les pelouses sèches des terrains cal- caires , les dunes , et plus rarement dans les lieux humides , en compagnie de l'espèce précédente.

Loc. Espèce très-répandue dans l'arrondissement de Caen et abondante dans quelques localités , notamment à Monde- ville et Clopée ;

Mézidon , St.-Pierre-sur-Dive , Le 3Iesnll-Simon (arr. de Lisieux ) ;

Coteaux de la rive droite de la Laize (arr. de Falaise).

La variété 2 se trouve le plus souvent dans les lieux un peu humides.

3. V. ANTIVERTIGO , Draparnaud (Pupa).

Hab. Les lieux très-humides, sous les herbes et les feuilles à demi décomposées et sur les tiges des joncs et des grami- nées baignées par l'eau.

Loc. Caen (rigoles de la prairie, marécages de Ste.-Paix), bords du canal maritime à Hérouville, Blainville, Bénouville, marécages des dunes de Wervillc (arr. de Caen ) ;

115 Lessard , marais de Plainville ( arr. de Lisieux ). Espèce rare. Assez abondante dans la prairie de Caen el "sur les bords du canal.

Faniilia III. Auriculacea Genus f^. C4RYCHIUM, Mûller.

1. CARYCHIUM MINIMUM, 3/«//er.

Variété 1. Coquille ovoïde, ventrue; U à h 1/2 tours de spire.

Variété 2. Coquille allongée , non ventrue ; 5 tours de spire.

Hab. Les lieux mouillés, les marécages, les bords des fossés, des rigoles, les bois, sous la mousse, les végétaux en décomposition , les branches mortes.

Loc. Cette espèce est commune autour de Caen, principa- lement sur les bords du canal, dans la prairie, dans les maré- cages de Ste.-Paix, etc.;

Bretteville-sur-Laize (arr. de Falaise);

Mézidon, Plainville, Lessard (arr. de Lisieux);

Vire (dans une plaque de Marchaniia polymorplm re- cueillie par M. Perrier).

La variété 2 se trouve h Giberville , Ardennes , Feugue- rolles , etc. ( arr. de Caen ).

2. C. MYOSOTIS, Draparnaud ( Auriada).

Variété 1. Ouverture avec un pli columellaire et un pli supérieur. Péristome fortement épaissi. Dernier tour de couleur fauve, irrégulièrement lavé de brun; tous les autres d'un brun foncé. Dimensions des plus grandes coquilles : liau-

116 tour : de 8,5 millim. à 9; diamètre du dernier tour : 3,5 à û,5. C'est le type.

Variété 2. Ouverture avec uu pli columellaire et deux plis supérieurs ; épaississement du périslome marqué d'une callosité assez saillante. Même coloration et même taille.

Variété 3. Ouverture avec un pli columellaire et deux ou trois plis supérieurs. Bord extérieur -faiblement épaissi ou non épaissi , ci marqué de trois à cinq callosités denii- formes plus ou moins saillantes. Coquille généralement très- effilée. Hauteur : 8,5 millim. ; largeur du dernier tour : 3. Même coloration que les doux variétés précédentes. Chez quelques individus on voit une seconde rangée de callosités plus intérieure et correspondant exactement à celles de l'ou- verture.

Hab. La région maritime , à l'embouchure des rivières , au pied des digues , sous les grosses pierres et les touffes de vé- gétaux {Obione portulacoides, Chenopodium maritimum , Cochlearia anglicu, Lepturus fdiformis, etc.), dans les lieux atteints par les grandes marées; se trouve aussi sur les escarpements des falaises, dans les parties mouillées par le rejaillissement des vagues.

Sous les pierres habitent les C. myosotis on trouve, en grand nombre, les Talitrus locusta et yammarellus et même quelques crabes.

Loc. Bords de l'Orne à Ranvillo, Ouistreham , Sallenelles, de la Seulle à Courseulles ; anciens parcs h huîtres de Ber- nières-sur-Mer (arr. de Caen) ;

Digues de l'Aure cl de la Vire à Isigny et St. -Clémeiït. Escarpements des falaises entre Vierville et St.-Pierre-du- Mont (arr. de Baycux ).

Cette espèce est très-abondante dans presque toutes les localités citées. l'est facile, avec uii peu d'habitude et lorsque

117 ics conditions atmosphéri([iies ne sont pas trop défavorables, tl'en recueillir de deux à trois cents échantillons de choix dans l'espace d'une heure.

Les variétés 1 et 2 sont très-communes.

La variété 3 semble très-rare; elle se trouve surtout sur les escarpements des falaises à Englesqueville. Je l'ai observée aussi à Sallenelles. Elle établit le passage entre le C. myosotis et le C. denticulaium. Cette dernière espèce, que je ne con- nais que par les descriptions et les figures qu'en ont donné Michaud (1) et M. Moquin-Tandon (2), pourrait bien n'être qu'une variété locale du C. myosotis. C'est un simple doute que j'émets.

Sub-Ordo II. OPERCULATA,

Familia IV. Cyclostom scha.

Genus Î3. CVCLOSTOMA , Lamarck.

CycLOSTOMA llegans. Millier ( Nerita).

Hab, Les haies, les talus des chemins couverts, le pied des murs et les bois, sons la mousse.

Loc. Clopée, Hérouville, Allemagne, Argences, etc. (arr. de Caen ) ;

Mézidon, Soquence, Canon, Crèvecœur, Mesnil-Mauger , Lécaude, Boissey , St.-Jnlien-le-Faucon (arr. de Lisieux);

Fresney-le-Puceux (arr. de Falaise).

Cette espèce est très-abondante dans la plupart des localités citées. Elle paraît surtout très-répandue dans le Pays-d'Augc.

;1) Compl. a Drap., pi. XV, (ig. !i2 , à'3.

(2) Hisl. liai, des Mvll. de France , pi. XXIX, lig. '27 ù 29.

118

Familia V. Limnaoea. Geniis 14. PLANORBIS, Guettard.

4. PLAN0RB[S NITIDIJS , M«//er.

Hab. Les eaux stagnantes et aussi les eaux courantes.

Loc. Falaise;

Coiombières (arr. de Bayeux).

Très-rare.

2. PL. FO^TAîiVS , Lightfoot {Hetix).

Hab. Les eaux stagnantes , les fossés , les marais et aussi les eaux courantes,

Loc. Caen (fossés de la Prairie, vieille rivière), Allemagne, Louvigny, Venoix, Clopée, Blainvilie , Ranville , Cliichebo- ville (arr. de Caen) ;

Wesnil-Mauger , Lécaude, Mézidon , Quétiéville (arr. de Lisieux).

Espèce rare. Elle est assez abondante dans les petits fossés du marais de Blainvilie et à Ranville.

3. PL, GOMPLANATUS, Linné ( HeLix).

Hab. Les eanx dormantes et les eaux courantes. Loc. Caen, Verson, Blainvilie, Chicheboville, Argences, etc. (arr. de Caen). Très-commune ; Crèvccœur, Mézidon, Quétiéville (arr. de Lisieux); Castillon (arr. de Bayeux).

119 t\. PL. CAKINATUS, MiiUer.

Hab. Les eaux dormantes cl les eaux courantes.

Loc. Caen, Clopée, Allemagne, Verson, Blainville, Ar- genccs, etc. (arr. de Caen) ;

Mézidon, aiesnil-Mauger, Mittois, près St. -Pierre sur- Dive (arr. de Lisieux) ;

Dans la Laize (arr. de Falaise) ;

Castillon (arr. de Baveux).

Celte espèce est moins commune que la précédente. Elle est abondante dans l'Odon à JMiltois, et aux environs de Mézidon.

5. PL, voRTEX , Linné (Hélix).

Hab. Les eaux stagnantes et les eaux courantes. Loc. Espèce commune presque partout.

6. PL. ROTUNDATUS, Poiret.

Hab. Les eaux stagnantes, sur les plantes.

Loc. Fontaine-Eloupefour, Tourville, Blainville, Colleville, Merville, Troarn , Rupières (arr. de Caen);

Mézidon. Mesnil-Mauger, St.-Cre.spin, les Aulhieux- Papion, Vieux-Pont, près St.-Pierre-sur-Oive, Boissey, St.- Julien-Ie-Faucon (arr. de Lisieux);

Falaise ;

Castillon (arr. de Bayeux).

J'ai trouvé abondamment cette espèce dans un fossé, à peu de distance de la gare de Mesnil-Mauger.

Dans quelques localités, le péristome est très-faiblement épaissi à l'intérieur, même chez les adultes; dans d'autres, cet épaississement est considérable , d'un blanc luisant qui rap- pelle l'aspect (le la porcelaine.

120

Cet épaississement du péristonie se rencontre très-souvent chez des individus dont la coquille n'a guère que la moitié ou les deux tiers de son diamètre définitif et il se produit à chaque période d'accroissement , de sorte que chez les adultes on observe deux ou trois bourrelets plus ou moins espacés et très-apparents à l'extérieur.

7. PL. NAUTILEUS , Linné ( Turbo).

Hab. Les eaux stagnantes, les fossés, les marais et plus rarement les eaux courantes.

Loc. Caen ( vieille rivière , fossés et rigoles de la Prairie ) , dans l'Orne à Louvigny, Bénouville, Colleville, Merville (arr. de Caen);

Mézidon, Lessard, Lécaude, les Authieux-Papion (arr, de Lisieux ) ;

Colombières , Isigny (arr. de Bayeux).

Cette espèce est très-rare. Elle est assez abondante dans une des rigoles de la prairie de Caen.

8. PL. ALBUS, MuUer.

Hab. Les eaux stagnantes et les eaux courantes.

Loc. Caen (vieille rivière) , Louvigny, Venoix, Verson , lUay (arr. de Caen);

Ouézy, Mézidon , Mesnil-Mauger, Lécaude, Crèvecœur, St. -Julien-le- Faucon (arr. de Lisieux ) ;

Ellon, Caslillon (arr. de Bayeux).

Espèce peu commune. Assez abondante dans l'Odon à Ve- noix et Verson , et dans l'Orne à May. Très-abondante dans une mare près de l'église de Lécaude.

Dans celle dernière localité, j'ai trouva huit individus présentant la déformation sul)scalaire à divers <icgrés. Chez presque tous il y a au

- 121 -

soiumol (le 1 1/2 ù 2 1/2 tours ù l'élnt normal, puis la spire s'abaisse rapidement et le dernier tour reprend la direction ordinaire. L'axe autour duquel s'enroule la spire est plus ou moins oblique au plan du dernier tour. Chez les autres la spire s'abaisse régulièrcmeiil jusqu'à l'ouverlure. Voyei la pi, 111 , sont représentées grossies trois de ces coquilles :

La fi(j. 5 représente une coquille normale.

La fig. 6 représente une coquille dont les 2 1/2 premiers tours ne sont pas déformés ; le reste de la spire descend régulièrement jusqu'à l'ouverture.

La coquille que représente la fitj, 7 a au sommet un tour et demi non déformés; puis la spire s'abaisse rapidement et le dernier tour re- prend la direction normale.

Enfin, dans la coquille de la fig. 8. la spire descend réf;;ulièrement jusqu'à l'ouverture; il y a à peine au sommet un demi-tour normal.

Depuis que cette planche est terminée, j'ai trouvé à iVlay deux autres individus monstrueux. Dans l'un le dernier tour, après s'être brusque- ment défléchi en bas, se sépare complètement de l'avant- dernier. 11)3 un millimètre de distance entre l'avant-dernier tour et la partie de l'ouverture qui s'y applique dans l'état normal. Dans l'autre coquille le dernier tour remonte brusquement et passe sur tous les autres, de manière à cacher complètement le sommet.

9. PL. LiEvis, Aider.

Ce n'est pas sans hésitation que je rapporte à cette espèce un Planorbe très-distinct de tous ceux que j'ai rencontrés jusqu'à ce jour.

Le nombre des tours de sa spire, qui est de 3 à 3 1/2, la dilatation sensible du dernier à l'ouverture, enfin sa ressenj- blance avec le PL albus ne m'ont pas permis de le rapporter au PL spirorbîs. Il est d'ailleurs distinct du PL albus par sa surface lisse , brillante et par l'absence de stries spirales. On y découvre seulement à la loupe des stries longitudinales très- fines.

Hab. Les eaux dormantes.

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- 120 -

Cet é)i!»i>i^semeiil du périsioiue m rencoatre très-sou\cni chez deandindus dont b co(|uille n'a gut^re que la moiiié ou les dix tiers de sou diamètre déûuilif il il >e produit i chaque jrioded'accroisstiucnt . de sorte que chez It^ adultes ou ul)>ce deux ou trois bourrelits plus ou moios espacés et très-apireots à reilérieur.

7. ri- (AirriLLLS . Ltnne ; Turbo;.

liai ha eaux »Lagnautr». Urs kmés. In marais et plus raremc le» eaut couranto».

Li'( ^aen (vieille n«ièrr , (a«^ et rigoles Ac la Prairie), dans Krne \ LooTJgny . lU'nouiille, Culleville, Mer>ille (arr. ( Caen);

M«iuo, Lessard, l^caude. le» Authieux-Papioo (arr. de Lisieii) ;

( .oliibierfs , iMgo) ,iTT tl< lijNrui

Cet espèce m très-rare. Kilt- r^t av>c^ abondante daus une A ri^e» de b praine de Caeo.

0. 1' .\Li;L>, MuUer.

t-^ eaui courante». I.uuM-p'u^ , Venoii, Venon ,

///, Les eaux ">t

Ia. Caen (tiei. May arr. de (iaen; ;

Oizy. .Mézidofl . Mesnil-MauKer. Lécaude, Crévecceur, SL-Jien-le-KaucoD (arr. de I jsieux y ;

K)n, Casiillun .arr. de Ba>eux).

Eièce peu commune. Assez abondante dans l'Odon à Ve- noi)et Ver>on , et dans lOme i May. Trè»-abondanle dans unciare prî-s de l'église de i.^caodr

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La fuj. 5 représente une coquille normale.

Ldi fig. 6 représente une coquille dont les 2 1/2 prtiers tours ne sont pas déformés; le reste de la spire descend réguUètnent jusqu'à l'ouverture.

La coquille que représente la fig. 7 a au sommet un jur el demi non déformés; puis lu spire s'abaisse rapidement et le dnicr tour re- prend la direction normale.

Enfin, dans la coquille de la fig. 8. la spire descendi^fï'i'ièrement jusqu'à l'ouverture; il y a à peine au sommet un demi-lir normal.

Depuis que celte planche est terminée, j'ai trouvé à M deux autres individus monstrueux. Dans l'un le dernier tour, après Hre brusque- ment déflécbi en bas, se sépare complètement de l'avant-irnicr. 11 y a un millimètre de distance entre l'avant-dernier tour ela partie de l'ouverture qui s'y applique dans l'état normal. Dans Titre coquille le dernier tour remonte brusquement et passe sur tous s autres, de manière à cacher complètement le sommet.

9. PL. L^EVis, Aider.

Ce n'est pas sans hésitation que je rapporte à îtle espèce un Planorbe très-distinct de tous ceux que j'airencontrés jusqu'à ce jour.

Le nombre des tours de sa spire, qui est de ? " 1 '2, la dilatation sensible du dernier à l'ouverture, e blance avec le PL albus ne no'ont pas pef au PL spirorbis. Il est d'à* surface lisse, brillante^ y découvre seuleinen} fines.

Hab. Les ea

^''.

122

Loc. Caen (vieille rivière, sur le bord du chemin de Calix à Hérouville) , fossés voisins du canal à Hérouvillc.

J'ai trouvé, dans cette dernière localité, plusieurs fourreaux de larves de Friganes qui sont presqu'entièrement recouverts de coquilles de cette espèce.

Très-rare.

10. PL. CONTORTUS, Linné (Hélix).

Hab. Les eaux courantes et plus rarement les eaux dor- mantes.

Loc. Dansl'Odon, à Venoix et Verson ; dans l'Orne, à Bully et Feuguerolles, Fontaine-Eloupefour (arr. de (^aen);

ftlézidon (arr. de Lisieux);

Falaise;

Ellon {dtYV. de Bayeux ).

Espèce peu répandue : assez commune dans l'Odon et à Ellon.

11. PL. CORNEUS, Linné (Hélix).

Hab. Les fossés et les marais.

Loc. Caen (Prairie, St.-Oucn, fossés entre le canal et l'Orne), Blainville;

Quétiéville (arr. de Lisieux) ;

Meuvaines, marais de l'Aure inférieure à Monfrevillc , etc. ( arr. de Bayeux ).

Espèce assez rare.

Geniis 15. PHYSA, Dropurnmd.

1 PHYSA FONTiNALis, Linné ( BitUa).

Hab. Toutes les eaux stagnantes et courantes, mais de pré- férence les eaux pures.

123

Loc. Cacn (fosses de la Prairie, Otlou, vieille rivière, clc.)» Verson et Venoix, dans l'Odon, Bully, dans l'Orne, Argenccs, dans la Mnance, Fontaine-Henry, Beuville, Blainville, Chi- cheboville (arr, de Caen);

IMézidon, Crèvecœur (arr. de Lisieux) ;

Falaise.

Cette espèce est commune aux environs de Caen; elle est très-rare dans le Pays-d'Auge.

Les individus qui habitent les courants rapides sont de pe- tite taille et leur coquille est plus solide. Ceux qui habitent le voisinage des lavoirs et certains fossés l'eau ne se re- nouvelle pas , acquièrent souvent une grande taille. Voici les dimensions de la coquille d'un individu que j'ai recueilli dans les eaux croupissantes des fossés du cours Caffarelli : lon- gueur : 11,5 millim. ; largeur : 7,5; hauteur de l'ouver- ture : 8,5.

2. Ph. WS?^0\\\i^ , Linné ( DuUa).

Hab. Les fossés pleins d'eau limpide, les sources, les pe- tits ruisseaux.

Loc. Prairie de Caen , Troarn , Rupières (arr. de Caen ) ;

Mesnil-lMauger, St.-Crespin, les Aulhieux-Papion, Vieux- Pont, St.-Julien-le-Faucon (arr, de Lisieux);

Ruisseau de Provence, près Ver (arr de Bayeux).

Cette espèce est abondante près de l'église de Mesnil- Mauger. Elle paraît assez répandue dans le l'ays-d'Auge; mais elle est extrêmement rare ailleurs. Elle semble limitée» à l'ouest , par le cours de la Muance.

<aenus 16. LIMNiEA, Lamarck.

\. LlMN^A nLUTlNOSA , MiiUcr ( Buccinum).

12Zj

Hab. Les grands fossés des niarai-. Loc. Marais d'Allemagne, prairie deC.aen et vieille rivière, marais de Blainville (arr. de Gaen). Espèce très-rare.

2. L, kVMCUiAUiA , Lùiné ( Hélix ).

Variété i. C'est le type.

Variété 2. Coquille très-mince, parfaitement transpa- rente , de couleur d'ambre , moins ventrue que le type. Fente ombilicale extrêmement étroite ou nulle. Ouverture moins obtuse supérieurement et très-sensiblement évasée inférieurement , du coté de la columelle. Sommet aigu. Di- mensions d'un adulte possédant quatre tours de spire : hauteur ; 19 millim.; diamètre du dernier tour : 15; hau- teur de l'ouverture: 14,5.

Hab. Les grands fossés , les eaux dormantes , et plus ra- rement les eaux courantes.

Loc. Variété 1. Caen (canal , vieille rivière, fossés de la Prairie ) , bords de l'Orne, à Bully et May, dans l'Odon , à Verson ( arr. de Caen ).

- Celle variété est rare. Les échantillons provenant du canal et de la vieille rivière sont bien caractérisés.

Variété 2. Dans l'Orne , à 31ay et Louvigny (arr. de Caen ) ;

Sl.-Jnlien-le-Faucon , Boissey (arr. de Lisieux) ;

Dans l'Aure inférieure , à Monfreville , etc. ( arr. de Bayeux).

Cette variété est assez abondante à May , Louvigny et dans l'Aure inférieure.

Les ('clianlillniis do Boissey n'ont que 13 millim. do bailleur et res- seinbienl exuclemenl |)our la forme à un Liinnœa vutgaris { Pfeiffci) ,

125

qui rail pailic de la coilcclion de M. Dcslonî^thanips, el qui provient de Kcrka (Dalmatie). L'ouverture de nos échantillons est soulenicnl un peu plus obluse supérieurement.

Si réchanlilîon de Kcrka est bien déterminé, le L. vulgaris, Pfeiffer, devrait être raltaclié au L. uiiriniUtria et non au L. limosa , comme on le fait généralement.

On rencontre des individus qui semblent établir le passage enlre celte espèce et la suivante, et dont le classement est difïicile. Quoi qu'il en soit , ce sont deux espèces distinctes, dont les différences sont plus tranchées dans le jeune âge.

3. L. LIMOSA, Linné (Hélix),

Hab. Toutes les eaux, stagnantes et courantes.

Loc. Cette espèce est extrêinenient commune partout. Elle est très-variable ; mais je n'ai pas remarqué de formes assez constantes pour mériter d'être distinguées comme variétés.

J'ai rencontré deux fois seulement , à Ranville et à Tour- ville, près Caen , quelques échantillons ressemblant au L. intermedia, Michaud (1), mais de plus grande taille el à sommet moins aigu.

On trouve, dans les petits marécages des dunes de Merville, une variété du L. limosa, assez conforme à la figure que le même auteur donne de son L. marginata (2). Mais nos échantillons n'ont pas le péristome bordé , et le dernier tour est un peu moins ventru. Si l'on n'admet pas comme espèce le L. marginata, iMichau(l,.il me semble qu'on doit le rattacher au L, limosa.

Je possède un L. limosa chez lequel la sulurc est marquée par un sillon très-régulier et profond de plus d'un millimètre, dans le voisinage

(1) Mich. , Compl. a Drap. , p. 86, pi. \VI , fi^. J7, 18. ^i) IbUL, p. 88, pi. XVI, fi^^ 15, 16.

126

de l'ouverture. Ce sillon commence à une petite distance du sommet et un peu plus bas que le point la suture normale s'arrête brusque- ment. La coquille est assez fortement encroûtée. Il devient dès-lors évident quela déviation a été occasionnée parla présence, dans l'angle supérieur, de l'ouverture d'un corps étranger dont l'animal n'a pas pu se débarrasser.

Je possède également une coquille de Turbo littoreus,!,., qui présente la même déformation, mais sur son dernier tour seulement. La pré- sence d'une petite coquille de Balanus qui occupe tout l'angle supé- rieur de l'ouverture a forcé le mollusque à abaisser saspire; et quoique la déformation n'affecte que le dernier tour, la hauteur de la coquille a été augmentée de h millimètres environ : c'est le cinquième de la hauteur totale de la coquille supposée normale.

Toutes les coquilles de L. limosa que l'on trouve dans le ruisseau d'eau vive qui passe au Mesnil-Simon (arr. de Lisieux) sont recouvertes d'une incrustation calcaire mamelonnée très-épaisse. Dans une de ces coquilles la surface irrégulière de la lame calleuse de l'ouverture me faisant soupçonner que celte lame s'étendait sur le dépôt calcaire, j'en- levai avec précaution ce dépôt dans le voisinage de la suture et sous la lame calleuse, et, comme je l'avais prévu, la seconde moitié du dernier tour se trouva complètement séparée. La déviation en dehors, dans le voisinage de l'angle supérieur de l'ouverture, est de un millimètre.

Ces faits pourraient peut-être servir à expliquer, dans quelques cas du moins, la cause des monstruosités subscalaires et scalaires. C'est à ce litre que j'ai cru utile de les rapporter.

U. L. VEREG^A, MûUer ( Buccùium).

Flab. Les eaux stagnantes, dans les mares souvent presque desséchées pendant l'été.

Loc. IMares de la bruyère de Lessard ( arr. de Lisieux ).

Je n'ai pas encore trouvé celte espèce ailleurs que dans cette localité. Je l'y ai rencontrée en abondance, pendant les grandes chaleurs de l'été , dans une mare très-vaseuse et contenant à peine quelcjucs centimètres d'une eau corrompue cl dépourvue de loule végétation. Beaucoup d'individus se tenaient dans celte eau, mais la plupart étaient à demi en- foncés dans la vase ou tapis dans les pas de bœufs. Presque

127 toutes les coquilles que j'y ai recueillies sont plus ou moins (•rodées et chez beaucouj) d'entre elles le sommet manque.

D'autres coquilles de celte espèce que j'ai recueillies dans la même localité, mais dans une autre mare abritée, pleine d'eau et contenant en ahoiuhncc di^s Poiamogeion, Cliara, elc. , ne présentent que des traces très-rares et très-faibles d'éro- sion et chez toutes le sommet est intact.

On sait que les Céphalés aquatiques , ne trouvant pas tou- jours à leur portée, sous une forme facilement assimilable, l'élément calcaire dont ils ont besoin , rongent souvent la co- quille des autres mollusques qui habitent les mêmes eaux, (^'est une des causes principales des érosions que l'on observe sur un grand nombre de coquilles.

M. Eudes-Deslongcbanps possède deux coquilles délerminées : Lym. decoUatus Sclmlt. (sans doute Scliutlze) et provenant de la Caruiole. L'une d'elles (hauteur : 7 millim. ; largeur : 5; 3 ij2 tours) a son sommet intact et présente seulement deux légères érosions. L'autre (hauteur: 9 millim.; largeur: 6) a son sommet érodé-tronqué et présente en outre deux érosions sur les premiers tours de sa spire. Toutes deux sont de couleur fauve et identiques pour la forme, la coloration et la transparence, aux individus non adultes du L. peregra de la bruyère de Lessard.

5. L. PALUSTRIS, Millier ( Buccinwn).

Hab. Les eaux stagnantes, les marais, les mares, les fossés , les rigoles des prairies , et plus rarement les eaux courantes.

Loc. Caen ( Prairie, vieille rivière et fossés voisins , cours Caffarelli), Beuville , Blainville , Benouville , Merville , Ru- pières , Clopée , etc. ( arr. de Caen ) ;

Quétiéville, Mesnil- Manger , Crèvecœur (arr. de Lisieux);

Ruisseau de Provence , près Ver , Colombières ( arr. de Baveux ) :

128

Falaise.

Cette espèce , abondante autour de Caeu, est extrêmement variable pour la forme , la consistance et la coloration.

Les individus de grande taille, à spire allongée , de couleur brune ou noirâtre à l'extérieur, et d'un violet foncé à l'inté- térieur, constituent le L. corvus, Gmelin (Hciix). Les plus beaux échantillons de cette variété se rencontrent à Blainville et à Beuville. Voici les dimensions des plus grandes coquilles : hauteur: 26 à 27 millim. ; diamètre : de 11 à 16 ; hauteur de rouvertu''e : de 11 à 16. Mais on trouve aussi dans les mêmes localités d'autres individus parfaitement adultes, dont les dimensions sont beaucoup moindres : hauteur : de 17 à 19 millim. ; diamètre: de 8 à 10; hauteur de l'ouverture: de 8 à 10. Dans les petites rigoles de la prairie de Caen , qui ne contiennent pendant l'été que quelques centimètres d'une eau limpide , et qui sont en partie comblées par les Chara, Cal- liiriche , etc. , la taille est encore plus petite.

Presque toutes les coquilles que l'on trouve dans les ma- récages situés au bas des carrières de grès de Feuguerolles , près Caen, sont tronquées et très-érodées. L'une d'elles, dont l'animal était vivant et adulte, n'a conservé que les deux derniers tours de sa spire et est déformée par des éro- sions extrêmement profondes.

On rencontre abondamment des variétés de cette espèce dont la coquille est moins solide, de couleur fauve clair ou grisâtre à l'extérieur, concolore ou rosée, ou d'un violet très- clair à l'intérieur et dont la spire est moins allongée. Ces va- riétés ressemblent beaucoup à l'espèce ppécédentc, surtout lorsqu'elles ne sont pas adultes, et il faut de l'habitude pour ne pas s'y tromper. Les dimensions relatives de la hauteur de la coquille et de celle de l'ouverture , que l'on donne comme caractéristiques dans la plupart des ouvrages , ne sont pas toujours sufTisantes pour arriver à la détermination deséchan-

129

tilloiis douteux. Les caractères extérieurs des animaux ne sont pas plus commodes.

Je distingue le L. peregra à sa spire plus courte, à sa su- ture plus profonde et surtout à la forme de l'ouverture , qui est plus anguleuse supérieurement et proportionnellement plus haute.

J'ai examiné avec attention beaucoup d'individus choisis et non équivoques de L. palustris, et dans aucun, je n'ai trouvé le pied aussi court et les tentacules aussi étroits que dans l'individu figuré par IM. Moquin-Tandon , pi. XXXIV, fig. 25.

6. L. STAGNALIS , Linné (Hélix).

Variété 1. Hauteur : de 30 à kl millim. ; diamètre : de 16 à 25, C'est le type.

Variété 2. Coquille beaucoup plus petite , proportion- nellement plus ventrue , transparente, mince , très-fragile. Cinq tours de spire. Hauteur : de 21 à 27 millim. ; dia- mètre : de 13 à 11.

Variété 3. Coquille plus petite que le type , plus effilée , moins ventrue, transparente, d'un gris-roussâtre , assez souvent marquée de quelques bandes longitudinales blanches et opaques. Péristome tranchant , un peu épaissi. Spire de 6 à 7 tours.

Hab. Les eaux dormantes, les marais, les fossés et plus rarement le bord des eaux courantes.

Loc. Var. 1. Caen (Prairie, canal, etc.) , Allemagne, Louvigny , Maltot, Blainville, Rupières, Emiéville, May, etc. (arr. de Caen).

Cette variété est commune dans les environs de Caen;

Mézidon, Mcsnil-Mauger (arr. de Lisieux) ;

9

130

Marais de l'Aure inférieure, à Colombières, Monfreville, etc. (arr. de Bayeiix).

Var. 2. Bords du canal, à Hérouville. Rare.

Yar. 3. Dans une flaque d'eau , au milieu des cboule- inents des falaises entre Arromanches et Port-en-Bessin (arr. de Bayeux).

7. L. TRUNCATL'LA, MuUer (Buccinum).

Hab. Sur la terre humide , au bord des fossés, des canaui, des rivières et dans les marais ; se trouve aussi sur les pierres submergées, dans les eaux très-courantes, les petits ruis- seaux. Enfin on rencontre encore cette espèce, souvent très- loin de l'eau, dans des excavations de carrières ou autres, qui ne sont inondées que pendant l'hiver , et qui sont desséchées pendant le reste de l'année et exposées aux rayons du soleil. Les Limnées se réfugient alors sous les pierres et elles s'y reproduisent.

Loc. Caen (Prairie, canal, bords de l'Orne, etc. ), Verson, Allemagne, Feuguerolles , Rupières, Landes, près Evrecy, CourseuUes , St.-Aubin-sur-Wer , etc. (arr. de Caen);

Mesnil-Mauger, Rlézidon, Le ftlesnil-Simon , Percy, Plain- ville, St.-Julien-le-Faucon, Coupcsarte (arr. de Lisicux ) ;

Castillon (arr. de Bayeux).

J'ai trouvé cette espèce vivante, quoique complètement à sec, pendant l'été, dans une excavation large, peu profonde, non abritée contre le soleil , derrière le village de Lébisey, et dans une autre, près du pont deSt.-Audré-de-Fontenay.

8. L. GLABRA , MuUer (Buccinum).

Hab. Les eaux stagnantes , dans les fossés. Loc. Mcsnil-Maugcr , St.-Crespin, les Authieux-Papioii (arr. de Lisienx).

131 (JcUc espèce est abondanie dans la dernière locaiiu'-. Klle manque complètement dans l'arrondissement de Caon.

Geniis 17, A1V<;YLUS, Geoffroy.

1. Ancylus FLUVIATILIS, Mùller.

Variété 1. C'est le type. Dimensions des plus grands individus : grand diamètre : 9 millim. ; petit diamètre : 7 ; hauteur : h.

Variété 2. Coquille blanche, mince, solide, transpa- rente . à stries longitudinales très-fines et égales. Ouverture ovale ou elliptique-arrondie , presque régidière , peu évasée. Grand diamètre : de 9 millim. à 9,5 ; petit diamètre : de 7 à 8; hauteur : de k à U,5.

Variété 3. Coquille élevée , bombée , très-convexe en avant et sîir les côtés. Sommet arrivant à l'extrémité du grand diamètre ou la dépassant un peu. Ouverture ellip- tique-arrondie, régulière. Grand diamètre : h millim. ; petit diamètre : 3 ; hauteur : 2. Toutes les coquilles de cette variété que j'ai recueillies sont très-érodées.

Hab. Sur les pierres dans les rivières , les ruisseaux , les sources.

Lac. La variété 1 est très-commune dans l'Orne et dans l'Odon. Je l'ai trouvée également dans presque tous les cours d'eau. Les plus grands échantillons proviennent de l'Odon, à Venoix ;

Quétiévillc , Mézidon , Mesnil-iVlauger , St.-Julien-Ie- Faucon ( arr. de Lisieux ) ;

Castillon ( arr. de Bayeux).

La variété 2 est fort belle; elle se rapproche beaucoup de la variété capuliformis ( Moquin-Tandon ) , rnais l'ou- verture est plus arrondie. Elle se trouve attachée aux mor-

132

ceaux de grès et de |)oudingue , dans les excavations pleines d'eau des petites carrières de May, Elle y est abondante (1).

La variété 3 est très-remarquable. Elle vit attachée aux pierres dans la belle source de Boissey , près St. -Pierre-sur- Dive. Elle y est peu abondante. Elle me paraît se rapprocher de r.4. gibbosus Bourguignat , mais elle est plus élevée.

Depuis que j'ai rédigé la diagnose de la variété 2 , j'ai visité les excavations j'ai rencontré cette variété pour la première fois en 1856. Elles étaient complètement à sec, ainsi que cela devait arriver après une sécheresse prolongée. J'ai retrouvé sous les pierres un grand nombre d'Ancyles dont quelques-unes vivaient encore. Toutes sont d'un brun- olivâtre foncé et très-petites. Voici les dimensions des plus grandes : grand diamètre : 6 millim, ; petit diamètre : 5 ; hauteur: 3,5, Les échantillons de cette taille étaient rares. Ainsi la belle variété 2 n'existe plus que dans ma collection , à moins que plus tard un concours de circonstances atmos- phériques semblables ne la reproduise de nouveau. Je cite ce fait comme un exemple frappant de l'instabilité des va- riétés dans une même localité. Il est inutile d'ajouter que j'ai pris toutes les précautions pour me mettre en garde contre une méprise.

2. A, LACUSTRis, Linné (FalelLa).

Hab. Vit dans les eaux dormantes, attachée aux plantes aquatiques , aux feuilles mortes et aux pierres.

(d) C'est cette coquille qui a élé désignée, par suite d'une erreur de rédaction , sous le nom iVAnnjlus laaisiris dans le X"', volume des Mémoires de la Soc, Linn. de Norm. , page xxvii. Dans une commu- nication verbale, je l'avais signalée comme une variété remarquable do VA. flnvialilis. A cette époque, je n'avais pas encore découvert VA. lanistrin dans les environs de Caen.

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Loc. Caen ( vieille rivière ) , Allemagne, Louvigny, Beu- ville , Blainville , marais des Terriers ( arr. de Caen ) ;

Les Authieux-Papion (arr. de Lisieux).

Cette espèce est assez abondante dans quelques fossés du marais de Blainville , elle vit attachée aux feuilles mortes de platane submergées. Elle est assez rare ailleurs.

Familia VI, Peristomacba. Genu» 18. BYTHINIA .

1. BYTHINIA SIMILIS , Draparnaud ( Cyclostoma j.

La détermination de cette espèce laissant quelques doutes dans mon esprit , je vais donner une description de l'animal et de la coquille.

Animai d'un blanc- grisâtre. Pied lavé de noirâtre en arrière et sur les côtés, blanc et marqué de nombreux points Laiteux en-dessous, tronqué et un peu élargi en avant, arrondi en arrière ; extrémité atteignant la suture qui sépare le dernier tour de l'avant-dernier. Mufle légè- rement échancré à la partie antérieure. Langue formant une masse de couleur orangée, hilobée , visible par trans- parence. Bouche toujours en mouvement. Tentacules fili- formes, blanchâtres , longs de 1,5 millim. environ. Yeux noirs, placés au sommet d'un mamelon jaune -or ange assez saillant, situé à la base des tentacules. Longueur de l'animal pendant la marche : 3 millim. environ ; largeur : 1,5.

Variété 1. Coquille d'un corné clair ou roussâlre , mince, transparente, finement strier. Spire de h 1/2 tours

i'ilx

très-convexes t le dertiier très-renflé. Suture très-profonde, comme canaliculée. Ouverture obliquement ovale-arrondie ,