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CIHM/ICMH

Microfiche

Séries.

CIHM/ICMH Collection de microfiches.

Canadien Institute for Historical Microrsproductions / Institut canadien de microreproductions historiques

Technical and Bibliographie Notes/Notes techniques et bibliographiques

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L'Institut s microfilmé le meilleur exemplaire qu'il lui a été possible de se procurer. Les dételle de cet exemplaire qui sont peut-être uniques du point de vue bibliographique, qui peuvent modifier une imege reproduite, ou qui peuvent exiger une modification dans la méthode normale de filmege sont Indiqués ci-dessous.

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I I Pages dsmaged/

I I Pages restored end/or lemlnated/

FT] Pages discoloured. stained or foxed/

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Origli begin the la sion, other first sion, or lllu

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Library of the Public Archives of Canada

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L'exemplaire filmé fut reproduit grflce à la générosité de:

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Les images suivantes ont été reproduites avec le plus grand soin, compte tenu de le condition et de le netteté de l'exempleire filmé, et en conformité avec les conditions du contret de filmage.

Original copies In printed paper covers ère filmed beginning with the front cover and ending on the lest page with a printed or illustrated Impres- sion, or the back cover when appropriate. AH other original copies ère filmed beginning on the f irst psge with e printed or Illustrated Impres- sion, and ending on the lest page with a printed or iliustrsted impression.

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Les exempleiras origlneux dont la couverture en pépier est imprimée sont filmés en commençant par le premier plat et en termfnent soit par la dernière pege qui comporte une empreinte d'impression ou d'Illustration, soit par le second pist. selon le cas. Tous les eutres exemplaires origlneux sont filmés en commençant per la première page qui comporte une empreinte d'impression ou d'illustration et en terminant par la dernière page qui comporte une telle empreinte.

The lest recorded frame on each microfiche shsil contain the symbol »h»» (meenlng "CON- TINUED"). or the symbol T (meenlng "END"), whichever appiies.

Un des symboles suivents appareftra sur la dernière Imege de chèque microfiche, selon le ces: le symbole signifie "A SUIVRE", le symbole y signifie "FIN".

Maps, plates, charts, etc., may be filmed et différent réduction ratios. Those too large to be entirely included in one exposure are filmed beginning in the upper left hend corner, left to right end top to bottom, as many frames as required. The followlng diagrams illustrate the method:

Les cartes, planches, tableaux, etc.. peuvent être filmés è des taux de réduction différents. Lorsque le document est trop grand pour être reproduit en un seul cliché. Il est filmé é partir de l'engle supérieur gauche, de gauche è droite, et de haut en bas. en prenant 'e nombre d'imeges nécessaire. Les diagrammes suivants illustrent la méthode.

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GÉNÉRALE

DES VOYAGES.

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leurs Montagnes, leurs Mines , leurs Citez & leurs principales

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AVEC LES MOEURS ET LES USAGES DES II A BIT ANS,

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DE PLANS, et, de PERSPECTIVES; de FIGURES d'ANIMAUX, DE VEGETAUX, HABITS , ANTIC^UITEZ, &c.

\ 0 U y E L L E k D I T I O A',

Revue fur TOriginal Anglois , 6? oii Ton a non feulement ritahli avec foin ce qui a été fup-

primewMomis par le Traducteur; éxactemetit diflingué fcs Additions du Rejle de rOu-

vra^^c; (^ corrigé les Endroits il s'ejl écarté du vrai Sens de fm Auteur i

Mais même dont les Figures & lef Cartes ont été gravées par & fous la Direélion de J. VANDER Sciiley, Elève diflingué du célèbre Pica«rt le Romain.

TOME SEPTIÈME.

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AviQ Privilège de Sa Maje/îé Impériale, ^ de Nos Seigneurs les Etats de

iMande ^ de IVeJlErife,

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AVERTISSEMENT.

PRES avoir achevé de parcourir les Cô- tes d'Afrique, jufqu'au Cap de Guardafli- qui en fait les dernières bornes, on com- mence les Relations de rAfie^c'eft-à-dire, que les Auteurs Anglois entrant dans cet- te belle Région du iMonde par la Chine, qui en eft la plus brillante partie, on doit s'attendre à voir changer fort avantageufèment la fcene. Mais comme il (croit inutile de prévenir les Amateurs des Voyages fur ce qu'on va préfènter immédiatement à leurs yeux , on n'a- joute ici qu'une courte obfèrvation , qui regarde les noms propres. La variété de l'ortographe , pour la plupart des noms Chinois , caufànt une jufte incertitude fur la vérita- ble manière de les écrire & de les prononcer, on doit fai- re attention que les premiers Voyageurs qui ont écrit de la Chine font des Italiens & des Portugais , tels que Mart'nn , Magalhacns , &c. & qu'en Italie comme en Portugal la voyelle tt fc prononce on ; d'où il fêmblc qu'on peut conclure que ceux qui ont écrit d'après eux en François n'onl employé ou , au lieu à\i , que pour rendre éxaélement dans notre Langue le fbn des Italiens &■ des Portugais. Mais comme ii ne s'enfuit pas que ce foit la véritable ortographc , tz qu'au contraire tous les

* 2 Ecrivains

AVERTISSEMENT.

Ecrivains Etrangers, tels que les Anglois, les HoIIandois, les Mofcovites, ies Italiens & les Portugais, écrivent », on a pris le parti de fuivre leur exemple , en avertifîànt feulement que la plupart prononcent ou. Ainfi dans tous les noms l'on trouvera /f^ & cbeu^ on fera libre de pro- noncer/©« & cbeou. S'il falloit juflifier le parti auquel on s'efl arrêté, on apporteroit deux raifônsj l'une, qu'on a cru devoir éviter l'air de barbarie que la continuelle répéti- tion àe JoH & de cbeon auroit jette dans le ftiie; l'autre , encore plus forte , que les Cartes de l'Ouvrage Anglois portant /f< & cbcti^ on auroit été choqué de les trouver continuellement démenties par le texte. La féconde de ces deux raifons fera connoître que les Cartes l'on trou- ve fou & cbeou font de M. Belin , qui n'a point été in- ftruit aflèz tôt de ma réfblution pour s'y conformer.

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HISTOIRE

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landols, vent «, îrtif^nt ns tous de pro- juel on ju'on a répéti- 'autre , ^nglois rouver aâe de n trou- été in- îr.

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HISTOIRE

GENERALE

DES V O Y AG E S

Depuis le commencement du xv«. Siècle.

SEPTIEME PARTIE.

§ VOYAGES DANS L'ASIE

LITRE PREMIER. i Voyages dans l'Empire de la Chine.

CHAPITRE PREMIER.

Voyage de Pierre De COTER & Jacob De KEYSER , AmhaJJackur!! de h :i L'ompagnic llollanduife des Indes-Orientales , vers l' Empereur de la Chine.

UOK^UE la Chine cilc t'tc dccouvcrte â la fin du treizième Introduiv

' liticlc, dans les Voyages par terre d'un Vénitien nommé Marco tton,

Vulo ("rt), elle n'en lut pas beaucoup plus connue des Européens Comment:

juiqu'a la fin du quinzième ficelé, les Portugais pénétrant par h Clîinc fut

les Mers de l'Inde, y introduifirent des Millionaires de la Keli- »-'o™ ^\'''"':

gion Romaine. En 15 17 {h) ils établirent un Commerce réglé à Ojw«-r(;«^-, j^-^'iiyiluV^^iV*

que

(a) On le verra piroltro dons U fuite en- (b) Voyez la ilécouvcrte di Portiiipis au

trc'is \( y.i^cs pur itri'.-. R. S. l". Tomcl. c: l'urii^iiic JclcurCoiiimorccàlaClime.

/■//. i\rt.

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iKTROnt'C- T I 0 N.

Ruine des rorti:gais a la Chire.

Obûadcs

»ll\ viii's des

lioilwiloi».

Ambaffade

qu'ils cnvoy- cnt à Pckin , après la con- quête des Tartares.

Planches & I''i;;ures de rùuvragc.

2 VOYAGESDANSL'EMPIRE

que les Européens ont nommé Canton. Enfuite ayant formé un Comptoir à N'mg-po, qu'ils ont appelle Liampo, dans la Partie Orientale de la Chine, ils firent un Commerce coiJidérable fur la Côte, entre ces deux fameux Ports , jufqu'à ce que leur orgueil & leur infulcnce caufèrent leur deftruction dans tous ces lieux ; à la rélerve de Ma-kaii , ou Macao , Kle à l'embouchure de la Rivière de Canton, ils fe confervent encore, mais rcirerrés dans des bor- nes fort étroites.

L E pouvoir des I lollandois étant monté au comble dans les Indes , particu- lièrement fur les ruines des Portugais , tous leurs efforts fe rapportèrent à s'ouvrir l'entrée de la Chine par î'etabliffement d'un Commerce règle avec les I labitans. Ils y travailloieiit depuis l^ng-tems, malgré quantité d'obfba- cles , dont le plus redoutable , fuivant Nieuhof (t), étoit une ancienne Pro- phétie répandue parmi les Chinois, qui les mena(,-oit de devenir quelque jour la conquête d'une Nation de Blancs, vêtue de la tète jufqu'aux pieds ( (/). Mais far la nouvelle c^u'ils reçurent de Makaffar , par un Millîonaire Jéfuite, nommii le Père M art mi ^ revenu de la Chine il avoit vécu caché pendant dix ans, que les Tartares Mmickiivs avoient conquis ce grand Empire, le (Gou- vernement de Iktavia prit la refolution de rcnouveller Ces cntreprifes. Il fit prcffentir les Chinois de Canton par quelques Marchands, dont le rapport fut fi favorable, qu'il ne penfi plus qu'à faire partir des Ambaflfadeurs pour aller folliciter à la Cour de Peking la liberté du Commerce.

La Relation de cette Ambaffade fut compofée par Jean Nicubrf^ Maitrc- d'hotcl des Amballadeurs 1 lollandois, ô' célèbre par Ces voyages danspluficurs autres Parties du Monde. Elle fut publiée en diverfes Langues & fous diffé- rentes formes. On en vit paroître , en 1(^65, une Traduction Krançoife de Jean Cuipcuticr (c) , qui femble compofée fur un Manufcrit même de TAu- teur. Klle ell divilee en deux Parties, dont la première contient le récit de l'Ambaffade, eu dcuv cens quatre-vingt-dix pages; «S: la féconde, une Def~ cription générale de la Chine , en cent trentc-(juatre pages , fans y compren- dre la Préface & TEpitre Dédicatoire à M. Cu!bcit,Mini(lre de France. Mais la Relation de Nieuhof n'a fervi que de bafe à ce gros Ouvrage , dont Car- penriev confeffe lui-m-^ne que la féconde Partie, & la moitié de la premiè- re, font autant d'additions (/).

Les Planches, dont le nombre cff fort grand, font excellemment gravées; & copiées, fi l'on en croit l'Editeur, fur les Dcffeins de l'Auteur même. El- les repréfentent des habits à la Chinoife, des procelîîons d'Etat & de Magis- trat , des perfpeétives de Villes & de Temples, des animaux, des oifeaux , des végétaux, &c. La plupart font de petites Figures, gravées fur le re- vers des pages mêmes du Livre. Les grandes, qui occupent des feuilles fé- parées , offrent des vues de Palais Ck de grandes \'illcs, ou de grandes pro- ceffions. Dans la première Partie, on trouve yln-bing ou Anking ; la fête des Vicerois de Canton. Hatavia, Jlmygan, [//^/wv /^.iw] Hu-keu, Canton. Unlj' autre Plan de Canton. Ka-yu-tfiu, Kan-cheu, Kin-nun-gan, Ku-cliing , Ma- cao

( c) Auteur de cette Relation. Ry-''' J; Voyez NicuhuI Ri.l:iii"n do IAitiI.-js- fadc .Îl la Compagnie liullandoifc des. liulci OuL'iiialis.

(e) Impriinée à Uyile , chci Jjcoh rie Meurs ou M'urflus. (/y Voyez la ricfiicc.

cao ou . gan, N rial à Pt fyen-we gan ou Partie 0 Chevalei L'AN^

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|J»porcelair levée pai I'he' pics Hol de Nieul dit-il, ai de Nieul Peking, On n de Nieul doife imp Carpenti gures. ^ & des \ & d'autr trats, de Plans de leur aya donne , une autr reffemblï 6^e\\ voi décider » ri tables , cheroien miffent t d'animal fa Defcr

Les grandes être moi

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DE LA CHINE, Lrv. l Cjiap. I.

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cao ouMakau, Nam-him ou Nanhung, Nan-chang ou Kiang-fî (g), Nan- gan, Nan-Kang, Nan-king, Paulinfchi, Peking. Le Plan du Palais Impé- rial à Peking. Intérieur du Palais. Tour de porcelaine. Sin-gle , Tyen- fycn-wey, Tong-licu ou Tong-lou, Tun-chang,Tung-ling, U-fu , Van-nun- gan ou V^an-gan, Schan-tfui.Schan-cheu (A), Yam-lc-fu. Dans la féconde Partie on voit l'intérieur d'un Temple ; le fruit nommé Muja ,• un Ordre de Chevalerie en marche.

L'année fuivante, Thevenot publia la Relation de Nieuhof dans fa Collec-

|*=tion Françoife de Voyages. [Elle y occupe foixan te -fix pages , in folio,'] avec trente-trois I''igures , en quatorze ou quinze Planches d'une demie-feuille. Elle y cft fiiivie d'un Journal de la route des Hollandois, depuis Canton jufqu'à Pe- king ; d'une éxafte Defcription de ces deux Villes ; de la manière de faire la

l^^orcclainc, &c. [en vingt-fept pages] avec une grande Carte de la route, levée par l'Auteur & longue de vingt-trois pouces.

Thevenot nous apprend que cette Traduction efl confurmc aux deux Co- pies Hollandoifcs dont il avoit les Manulcrits entre les mains; l'unOgnédunom de Nieuhof (i). Il déclare qu'il n'y a rien changé ni rien ajoute. Pourquoi, dit-il , auroit-il mêlé une Defcription étrangère des Provinces aux Remarques de Nieuhof, lorfque cet Auteur confelfe lui-même que , foit à Canton , Ibit à Peking , les Hollandois ne furtirent pas de leur logement ?

On n'oferoit décider fi ces Defcriptions le trouvoicnt dans les Manufcrits de Nieuhof, comme elles fe trouvent aujourd'hui dans !a Relation Hollan- doife imprimée , ou fi la réflexion de Thevenot efl unecenfure de l'Ouvrage de Carpentier. Mais il ell certain que les Manufcrits étoient accompagnés de Fi- gures, Nieuhof déclare qu'il avoit levé des Cartes & des Plans exacts des Pays & des Villes, outre les Deflcins de botes , d'oifeaux, de poilTons, de plantes & d'autres curiofités (k). Il pouvoic ajouter ceux des liabitans, des Magif- trats, de leurs fêtes & (le leurs procédons. Mais Thevenot a fupprimé les Plans de Villes , à l'exception de Peking & de Nanking (/); parce que ne leur ayant pas trouvé, dit-il, afilz Je rapport avec les Defcriptions qu'il en donne, il les a foup^'onnés d'être de fimples fruits de l'invention. Il allègue une autre raifon pour fe juflifier: c'ell que toutes les Villes de la Chine fe reflemblant , fuivant le témoignage même des Géographes Chinois , il fulfit d'en voir une pour fe perfuader qu'on les a vues toutes. Mais fans vouloir décider combien cette apologie auroit de force, fi tous les Plans étoient vé- ritables , il efl certain que l'uniformité des édifices & celle des rues n'empê- cheroient pas que la feule fituation des Places & la difpofition des objets n'y miflent toujours beaucoup de diftercnce. A l'égard des Figures de plantes & d'animaux , que 1 hevcnot a fupprimées aufll , la plupart le retrouvent dans fa Defcription générale de la Chine, tiré», de Martini.

Les Planches qu'il a confcrvees font de la grandeur des originaux, plus grandes par conféquent & plus correctes que celles de Carpentier, mais peut- ctre moins belles & d'un travail i}\o'n\s fini. Donnons-en la lilte. 1. Une Carte

de

I M T R O T) V C-

r.Mtion Thevenot.

noiites i\: embarras fur les licfcrip- tioiii.

Toi'tes les Villes Clii- nniibs le ref- fcmblciit.

Phmclies tV Fii;iiies de Thevenot.

('') ylncj. aiMiucheio 11. <1. K. ( Ti II éiiit ec nom caiitùt iWwbcf & tin- tôt Xieulef.

A

(il) Vojiv. I:i Chine ir0i;ilbv. p.ng ^^.

( l) Ces lieux rians font peti:s" iS: Il im- rnrf.vts, qu'ils nc donnent aucune idée deecs Villes.

îsmonuc-

TION.

Editions de Nieuhof en langues Kol- landoiics & Angloifcs,

^ V Ô Y A G E S D A NS L'E M P I RE

de la route des Ambafladcurs au travers de la Chine. II. Le jeune Viceroi de Canton. III. Un Cavalier Tartarc armé. IV. Une femme Tartare. V. Jar- din de plaifir. VI. Un Mandarin. VII. Une Dame Chinoife. VIII. Deux Re- ligieux ( m ) vêtus de jaune , avec de grands ciiapelets tels que ceux des Ca- tholiques. IX. Religieux vêtus de noir , avec leurs chapelets. X. Religieux mendiant, avec un chapeau à grands bords. XI. Mendiant, avec- fa tête en forme de pain de lucre. XII. Sépulcre d'un (Îrand-Seigneiir. XIII. Men-' diant qui porte du feu à la (n) main, pour extorquer des aumônes. XiV. Au- tre Mendiant, avec une loupe fur le front, [au'lî grofle que le poing,] qu'il j^^» s'efl: battue contre une pierre. XV. Punition d'un Rehgieux , furpris avec des femmes publiques. XVI. Femme publique, qui fe promené dans les rues fur un âne , avec un homme devant elle , pour offrir fes fer vices aux paflans. XVII. Deux Mendians , qui fe heurtent le front l'un contre l'autre pour demander l'aumône. XVIII. Petite vue de la Ville de Nanking. XIX. Perfpeétive d'une rue de Nan- king. XX. Tour de porcelaine à Nanking. XXI. Petite vue de la Ville de Pe- king. XXII. Arche de triomphe. XXIII. Temple de Schanti-cu (o). XXIV. Village flottant fur les rivières. XXV. Grand Jonc , ou Vaifleau , avec fes voiles. XXVI. VailTeau-Serpcnt. XXVII. Cour de l'Empereur à l'audience des Hollandois. XXVIII. Un Tartarc, qui d'une courroie de cuir fait autant de bruit que trois coups de piflolcts tires l'un après l'autre. XXIX. Un Sor- cier, le vifage percé d'un poinçon , de qui les Matelots achètent du vent. XXX. Ciiariot qui porte fort légèrement trois pcrfonnes , quoique poufle par un feul homme. XXXI. Tartare avec fa femme derrière lui. XXXII. Vaif- feau avec une forte de roues [ou de NafTes] au-licu de voiles. XXX. Habite^*' ordinaire des Chinois.

Les Libraires d'AniHierdam publièrent, en 1670, une Relation Ilollan- doifc do la niimc Amb:iflade \^in folio'] (/)) fous le nom de Nieuhof, cmbellie(j^' d'un grand nombre de Planches, avec une Defcription des Provinces de la Chi- ne dans le goût de celle de Carpentier, mais moins chargée de matières étran- gères. Qiielquè-tems après on vit parokrc b même Relation en Anglois. Ogilby , qui fit ce préfent à fa Nation , s'attacha moins au titre de l'Edition d'Amilerdam <]u'à celui de Carpentier (^), quoiqu'il paroifle incertain Ci fon Original etoit l'Ouvrage I lollandois ou la TraducUon Krançoife. Cependant , comme on ne trouve point dans l'Anglois un grand nombre de fiipcrtluités dont le François abonde , on peut préuuner qu'Ogilby a fuivi la Copie IIol- landoife. Ses Planches, qui font les mêmes que dans la Traduction Françoi- fe, mais fort éloignées d'être fi bien gravées, font apparemment celles de l'Edition d'Amfterdam , qui avoient été faites d'après les Originaux. On n'en doutera point, fi l'on ajoute que l'explication des Sujets eft en langues Angloifc 6c llollandoife .

De

(m"^ Ce font des Lamas ou des Prêtres de frm tbe K»fi India rcmpany of tbe UnitcJ Prc

Scé'te de Fo. vincts to tbc i^raml Taitar Cham , En Jieror of

(n) ^ngl. fur fa tctc. II. d. V.. China, hy tbtir Excellencios Pttcr de G'»y^r (j'

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(0) M/il. Sliantiow. R. d. l*

( /' ) 1.3 fccoiidc Edition , (jui crt celle dont •«"V Auteurs de ce Recueil (jnt fait iif:ige, tll, ce l'annjc 1673.

(î.) Voici le titre Ang'oi* M Ambng^j

J.1C0I) de Keyjer, at Lis hiperinl (.ily of l'tking , ll'hereiu tbf Cities , 'l'oivns , l'iliagcs , l'orli , Rfjrrs, (j'c in ibeir l'ojjage f\om Canton to l'i'kitigarc ingnii'.ujh àtjcribed Irf 'Jttbn ^ieu^ bvf Htcvjurd te ttc ylmbuJjQders.

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Liberté du jnimercc ibliée à uiton.

Lesllollnn- );s véiidcnt tcc iiouvci-

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DE LA CHINE, Liv. I. Ciîat. i: 5

De tant d'Editions du même Ouvrage, il paroi t que celle de Thevcnnt cH: la plus cxaéle & la plus conforme à l'Original. Ainli l'on a crû poiuoir ici la faire Icrvir de correctif & même de fupplemcnc à la 'l'raduélion d'Ogilby, avec l'attention de faire remarquer ce qu'on empruntera de cette fource,

S- I-

£/ntreprifes des Ilolhvulois pour s'établir à la Chine, avant Unir AmhaJJiLb.

LES informations du Père Martini ne s'citoient pas bornées au rccic de la conquête des Tartares. 11 aiîuroit qu'après avoir établi leur autorité par les Armes , ces heureux Vainqueurs avoient fait proclamer à Canton , que le Commerce de leurs nouveaux Etats étoit ouvert à toutes les Nations étran- gères. Lu Gouvernement de Batavia prit aulli-totla refolution de vérifier cette Igreable nouvelle, en dépêchant à la Chine un N'aifleau de Tayivan dans fille Vorniiifc. Suivant cet ordre un Marchand I îollandois , nommé frécliric ScheJcl, mit pila voile le 20 de Janvier (a) 1655, fur le PmJJ'jn-britn ^ riche Frégate, dont la cargaifon montoit à quarante-fix mille fcpt cens vingt-fepc écus ; ik dans l'efpace de neuf jours il arriva près //qfL//«r.'.' {h) dans la Rivière de Canton. Il fut agréablement furpris de voir venir a bord le Huy-to-nu (c), ou l'Ami- ral de la Mer, pour lui faire les complimens du Magiltrat de Canton. Après l'avoir traité fort civilement, il confentit à l'accompagner au rivage. INlais en approchant de la Ville, l'Amiral prit terre avec beaucoup de puinpe, fans dire un feul mot à Schedel, qui fut mis aflez dédaigneufement dans un autre Vaifleau Ci; conduit à l'extrémité de la Ville. Là, il eut le chagrin de fe voir fouiller fans difcretion, ik traiter même avec un langage fjrt dur par Emma- nuel de Liuiftcrri) 6i quelques autres Portugais.

A la fm du jour il reçut la viilte de quelques Tartares, qui le menèrent dans un Temple, les Prêtres de l'Idole avoient employé toute la nuit précédente en dévotions , pour découvrir quel devoit être le fucces de l'arrivée d'un Na- vire étranger. Pendant fon abfence , quelques Mandarins, par l'ordre des deux A'iceruis qui gouvernoient Canton avec la niême autorité , fe rendirent à fon logement.&lirent l'ouverture descaiOes les préfensétoient renfermés.

'Apres en avoir pris l'état, ils les jetterent autour d'eux avec beaucoup de mé' pris; & trouvant la Lettre du CJouverneur de Batavia aux deux \'icerois, ils ne firent pas dilliculte de 1 emporter. Mais ayant rencontre Schedel à fon rer tour, ils lui jetterent cette Lettre au vifage, avec des reproches amers, com-

me fi l'intentitni des J Iollandois n'eut ete que de trahir hi Chine.

I Dans le chagrin d'un mauvais traitemtnt, Schedel eut la confiance de tourner toute iitn attention à détromper les Mandarins. 11 fe fouvint qu'il avoic entre fes prefens quelques bouteilles <\\\n vin rare. S'en étant fait apporter une, il prelfa les Mandarins d'en goûter (</), Cette liqueur leur parut allez

agréable

(ft) 0?ilby met le mois d'Août , fans nutrc rfattc. (, /' ) 'riK'viniot ^'ciit Ilnn t.iy mu. Il y a d;ins

!'All-ioi-. //u'I M\ iK'i'l.

A

I :;t non vc-

T to N,

E'.iirioti «1 l'un Hm ici.

In : r. v n o r.

Li'icrtc du Commerce publiée à Canton,

I.c?IIolhn- dois vciitii.'r,t CL'tcc nouvel- le.

Dcnmt de ScliL'dcl, un tic leurs JNlar- chandi.

Comment ii cl\ traité en arrivant a Caïut...

I! ref^a^nc l'amitié des Mandarins.

& Iliy tnmow.

(ù) Dans la Relation de Thevcnot, il i;a- i^n.i l'amitié des Mandarins en leur laiùijîiaé-- lent de (jueujucs bouteilles.

N î i: f li 0 r. 1655

V O Y A G E S D A N S L'E M P I R E

affrcable pour leur en faire recommencer l'cflài. Enfin , changeant d'humeur & de ton, ils ic reconcilièrent avec le Marchand Hollandois, jufqu'à lui de-

II cfi invkc 2fc rcniir: au Taiaij,

\v:ciic;l qu'il ••• reçoit du yi(.u.\ ViciToi.

Vifite qu'il rend au l'c- coiid Viccr'::.

carefles & de civilités

Le jour fuivant, au lever du Soleil, Schedel fut invite ii fe rendre au Pa- lais, par l'ordre du Pig-na-mong (c), le plus âge des deux Vicerois. Il fc vit accompagne, dans irarehe, d'une populace nombreufe, cjui ne lui épargna point les outrages. Que les jambes , crioient les uns, paroilllnt propres à porter des chaines! D'autres le montroient au doigt. I Vautres fou iHoient de la vermine fur Tes compagnons. Enfin, deux Mandarins rintroduifircnt à la Cour. Il y trouva le \'ieeroi fiir Ton trône, qui ctoit place au milieu du Palais, fur une pLte-forme haute & quarree, couverte de riches étoflfes de foie. 'Autour de lui étoient debout deux cens CJentilshommes , & l'A- miral , tous vêtus à la manière des Tartares. Ce vieux Seigneur ayant reçu la Lettre & les prelens de Schedel, & prêté beaucoup d'attention a l'apologie qu'il fit de fes vues contre les calomnieuies imputations des Portugais , parut Cl fatisfait de cette explication, qu'il lui fit prendre place près de fon trône, entre les principales perfonnes de Ion coruge. Il l'invita enfuite a duier. La table (f) Schedel fut traité avec fa compagnie, ctoit couverte de trente- deux plats d'Argent , charges de mets fort délicats. On lui fervit à buirc dans des coupes d'Or.

Pendant ce fefiin , le Viceroi fit faire plufieurs quelVions à Schedel fur l'état & le Ciouvernement de la 1 luHande. La manière dont il le congédia ne fut pas moins gracieufe. Il le fit conduire par le Ilay-to-nu, avec la Lettre «Se les prefens, au jeune Viceroi, qui fie nommoit Si_:];-fhi-injuir {.!,). Ce Sei- gneur reçut au.V\ les Hollandois avec beaucoup de politelPe & leur offrit à dî- ner ; mais Con inclination néanmoins paroilToit déclarée pour les Portugais. Sa merc, qui étoit nouvellement arrivée de Tartarie, marqua une vive curiofité de voir les Etrangers , & les fit avertir de palTer dans fon appartement. Sche- del interrompit fijn difcours pour le h.it^r d'obéir. Il trouva cette Dame qui l'attendoit au milieu de fa fuite, dans une fale ouverte. Elle lui fit un accueil fort obligeant. Pendant cette vifite il avoit donné ordre à {i^$ trompettes de fonner quelques fanfares, qui plurent beaucoup aux Dames Chinoifes. Etant retourne enfuite vers le jeune Viceroi, il reprit Ion dilcours &. le finit fans au- cune marque de trouble. De-la il fut conduit par le 1 lay-to-nu chez le grand Mandarin Tu-tang (h) ^ qui étoit la troifieme perfonne du (îouvernemcnt de la Province. Mais cet Officier fe contenta de le voir par une fenêtre, & le laififa partir fans lui a\oir fait la moindre civilité dans la maifou. Les Hollan- dois furent obliges de fe pourvoir d'un autre logement (/).

D'UN

(e) l'hcvcnoi l'cri: Pir.^^nnmoii^c;.

(f) Suivant ru!i des ^liiix Mitiiiifcrit.; de 'flu'vcnot, civique liolîrindois , fans en ex- cepter un petit vn'tt Négro , tut la ta'j!^ .1 jnrt, couverte de trcnte-dtux pbts.

(I ) D'au'f^éfiivcnt S:n^ rrf.wnc \TlKvfnnf '^i»>M m»"*. R.d C.

(c) 'l"licvc-nnt icr.'t Si:j:nimon^ ( l).

( / ) 'l'hevenat met 'J\u long (2 ).

(i : l.Auitui li'expliiiuc pas pourquoi.

R. d. i:.

D'un au

pgnoient riei de corromp baûade fon foi, ou plû fcment cert les accufcre vière de Ca d'avoir pill<

Sour s'ouvr e Canton , comme des lint au Ce fumitié , iiire perdre )ient perfi ^^ce. Après ^3u Comme; Telle etoit entreprit d' terét du Cu dence ne \ pays fiins 1; faute aux > le Roi de f pourroit s'i mit à la Vf 1res pour j fle Formofi ce à la Chi bafTadeur a Le Cîoi rances à h fît partir p fish & le 1 fVang-fu ( jours à l'a \. s'étant lafl ^k terre «S: cl mais il le les Pertug

(k) Mg,

(J) Suiv:

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dix Tept écu

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humeur lui de- les Por- )iflbient )rtcs de

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& l'A-

reçu la

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trcnte-

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) DE LA CHINE, Liv.L Chap. ï, ^

D'un autre côte, Je Gouverneur Portugais & Je Conlcil de M.icio nVpar- Pgnoient rien pour ruiner cette négociation dans fli naiiraice. . [ lYon e jncens de corrompre & de prévenir le Hay-to-mt ,'] ils envoyèrent ù Cmcun unj Am- baûadc formelle, pour repréfentcr les IloUandois comme uiu Nation fans foi, ou plutôt comme une efpècc de Pyrates, qui, n'ayant point d'Iùabiif- fcmcnt certain dans les Terres , s'ctoient rendus formid ibles fur Aler. ]|s les aceufcrent de s'être Hiifis de Ilay-ta-mcn ((j , à l'embouchure dj la Ri- vière de Canton ; d'avoir fait la paix avec les Pyrates Chinois de J\oxin"a ; d'avoir pille Jes Marchands de la Chine, OSc d'être enfin venus fur la Cote

Jour s'ouvrir l'entrée du Royaume par la force. Les Poris, ou les Philofophes c Canton, firent entendre aulTi leurs plaintes, & peignirent Ijs IloUandois comme des gens d'un commerce dangereux. Mais les Vicerois s'en rappor- tant au Confeil du Ilay- to-nu, dont Schedel avoit eu l'adrelfe de gagner imitié , répondirent que des imputations fans preuves ne pouvoient Ijur lire perdre l'opinion favorable qu'ils avoient des IloUandois, & qu'ils é- 5ient perfuadés que la Chine n'avoit que des avantages à tirer de leur arri- •<'^ée. Après cette déclaration, ils publieront un Ecrit cjui accordoit la liberté (du Commerce, & vSchedel obtint la permi.lion delever un Comptoir (/). Telle étoit la fltuation des affaires, lorfqu'un Ccmmifr.iire arrive de Pcking entreprit d"infpir..r d autres idces aux \'icerois. Il leur reprefcnta que fi l'in- térêt du Cummerec demandoit qu'on ouvrit un Port aux Etrangers, la pru- dence ne permettoit pas de leur accorder une relidence con'tante dans' le Pavs Hms la participation de l'ICmpjrcur. Cette objection parut li enibarraf- fante aux Vicerois, qu'ils eonfcilLrent a Sched.l de partir, fous prétexte (uie le Roi de Batavia (c'eil le titre qu'ils donnoiei-.t au vîouverneur ilolLindois) pourroit s'imaginer (|u'on le retenoit à Canton dans les chaînes. Schedel re- mit à la voile deux jours après; mais les X'iccrois le ciiargèrent de deux Let- Ipres pour Nicolas l'crhurgh^ Gouverneur IloUandois de Tayiiwi , dans l'iiîc de Formofe. Ils lui otfroient leur amitié; & s'il deilroit la liberté du Commer- ce à la Chine, ils lui confeilloient d'envoyer au Grand-Kam (m) (//) un Ain- bafladeur avec de riches préfens.

Le Gouvernement de I5atavia fe lulta de communiquer de fi belles efpé- ranccs à la Compagnie de Hollande; ci: pour les Ibùtcnir dans l'intervalle, iJ fit partir pour Ja Chine Zacharie Waggcnaar ^ avec deux Vaitléaux, le SchcU- fish Ck le Pro'ii'vfish (o). Schedel reçut ordre de l'accompagner. En arrivant à fVang-fn (p) , qui n'efl qu'à trois milles de Canton, ils demeurèrent trois jours à l'ancre, fans fiiirc defcendre aucun de leurs gens au rivage. Enfin, ' s'étant lafles de ne voir paroitre perfonne , Schedel prit le parti de fe rendre lldlà terrée de s'adrefTer à l'Amiral Ilay-to-nu. Cet Olîicier [le rei/ut civilement;] mais il le renvoya au Mandarin Tu-tiwg , dont le Secrétaire lui déclara que les Pc rtugais avoient obtenu de la Cour de Pelving un ordre aux Magillrats

de

(k) Ànfrl. Ilay tay mon. R. li. E.

U) Suivaiu 'l'iicvcnnt, les Chinois aclie- tcrert piuir (bix;into-t.1i>; fipt niilii.' luiic ccr,^ (lixft'pt éciis lic'iiiarLliaiiJircs; c- (jiii 11:01. toit, au iloiiWi.' lit. Imt vaUiir. '^^■''■^m; IX-'i:'! 1 Oiigiiiul C^jw par coinijUicn tic Kiiùii uu ILii.

^ (n) On ri;ait que dans ia I/.in!'iie Tartare *i Sclavunnc, Kam ou Chim répond au titre (ilJnp^rtiir Les Tartarcs rcgnoicnt à la C'Iii- i..'. K. d. T.

( 0) yf'niL Brirx'njhb. R. d. E.--

(;>; 'ilicvenol <'ciit H',iueh.

is w.u nof,

Peinture (jin; les ]'ort'.!^:!'is dcIaC;;:ni

f l.'i'iielit i)vT. -

lîoll:.nJoi>.

Sclicciel ne

dy

iriilfc pr.s

former un

Comptoir,

I! cil con- gédie civilu- iik'ii:,

DcuK au- tres VailTeiux Hûl!aiidu;s envoyés à Canton.

OI)nacIes qu'ils y trou- vent.

N I P c H 0 F.

-8

V 0 Y A 0 K S DANS L'E M P I R E

Ils reçoi- vent •.•juclrucs civilités.

Rniloiviqui

le ri.'tin;ri-,i.r

D:i:.;'

!;i,

de Canton de veiller roigneiilemcnt fur les Ilollandois, particulièrement s'ils rcvenoicnt' fans AmbalT.idcurs, parce que cïtoit une Nation trompeufe, & qui n'otoit nu-oln-e à Peking dans la crainte d'y être trop connue. Enmeme- tcmsun Ollicier arrivé de Macao vint demander que leurs V'ailTeaux fuflbnt arrêtés fous prétexte que divers I lollandois avoicnt exercé la Pyraterie con- tre les Marchands Chinois. D'un autre cote , pour U«s faire exclure de la li- berté du Commerce, les Portugais payèrent les arrérages d'une taxe, à la- quelle ils n'aroient pas fitisfait depuis quatre ans. En un mot Waggenaar com- menvoii à defefpercr du fuecesdef.n voyage, quoique plufieurs perfonnes de dillinition le nittaflent encore de quelqu'elpoir. (7) C_)n ne fouffroit pas même que fes gens fjrLifleiit de leurs bords, ni qu'ils y euflent d'autre communica- tion qu'avec deux ou fois Barques des Vicerois. Ses allarmes ne faifoient qu'aug- menter , lorfqu'il revut (r) l'ordrj de faire avancer fes deux VailTeaux à \\n demi-iri!le de la A'ille , *i de s'arrêter dans ce lieu jufqu'au départ de rOllicier Portugais, à qui l'on vuuloiL cacher leur arrivée. Alorson s'emprelTa d'offrir diverfes"" raretés à ^VagtJ; -"i^i»' ^ P^^r lui faire connoitre qu'il étoit rct^u en qualité d'ami; mais on n'en refufa pas moins à fes gens la permiflion de defcendre au rivage.

Le llav-to-nu vint cnfuiteà bor.l, pour conduire le Général Ilollandois à la Cour. Mais lorfqu'il fe difpofuit à partir, il vit arriver deux Mandarins, (!iii venoient s'informer de ['.:s vues & lui demander s'il avoit apporté des Lettres pour l'Empereur ou. pour le Tu-tang. Ils ne lui di'^îmulerent pas que toutes les diflicultcs étoicnt f ouvrage des Portugais, Oi: que fi les Ilollandois vouloient être admis à l'audience du X'iceroi , ils dc\-oient commencer par exercer leur libéralité dans fa Crair. Waggenaar repondit (jue Ion intention n'étoit p'.is d'employer b corruption pour faire recevoir fes prefens & la Lettre qu'il avùit apportée; mais qifil donneroit volontiers une bonne fomme d'ar- genc à Ceux qui lui prociireroient la liberté du Commerce à Canton pour cette année. Le Ilay-to-nu, qui s'etoit retire pendant Cette conférence, revint lui déclarer que le'Viceroi ne pouvoit le voir, mais qu'il confentoit à lire fa Let- tre. \Va;;;genaar n'ayant pas fait difficulté de l'envoyer, un Interprète du Vi- ceroi vint bien-tôt l'informer que la feule raifon qui ne permettoit point à fon Maitre de le recevoir, étoir que les Ilollandois n'avoient apporté ni Lettres ni Prefens pour l'Empereur, [quoitiu'ille leur eût fortement recommandé.] U-^ ne explication fi formelle ayant fait comprendre aux 1 lollandoie qu'ils ne dé- voient rien fe promettre à Canton fans avoir pris d'autres mefures, ilsfc déter- niinèrent à remettre à la voile pour Hatavia. On n'avoit pas eu honte de leur den-.ander dix mille taëls d'argent pour faire accepter leurs prefens & leur Let- tre au Viceroi , a\'ant même qu'on eût propolé la moindre conférence pour l'ouverture du Commerce (y).

(ei) Ai'^l. deux ou trois ViliFciux d.'S Vi- ceruis cirpêchoicDC (luc p' rfonni' ne put aller ù ton borj, ni en fbr;ir. R. il. K.

(r) y/'^/. Kn;in Sche.l:;! r.cconipiîîné 'lu •e'.rct.^.ire du Ton tang, ix lîe deux Mundu-

(: ; Dans lAiglris. {.jj. ji.

tIv.'\ , revint au VaifTeau , avec ordre &c.

R. d. !■:.

(.1) Nieuhof, dan:. la 'l'raduction d'Hgilby, pae». ^u < i ) (<. Cuiv. Voyez. aoiCThtvcuoi, d'où ion lijc les corrections.

îv IK

nent s'ils cufe, & n mcmc- X fufîtnt îrie con- dc Kl li- e, à la- aur com- >nncs de is mL'me imunica- tqu'aiig- ilcaux a -■part di.' .•mprelTa Loit rcyii iflion de

41

an dois à ndarins , ortc des

pas que jliandois iccr par ntcntion la Lettre ne d'ar- lur cette evint lui

fa Lct- -• du \^i- ît à Ton

Lettres ide.] V.^ î ne de- e deter-

de leur -ur Let- cc pour

rdre &c. ,'hcveuui>

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4

Plan de la Vit.i.k et nu Poht jh: A/ACAO,

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Icutet .

Partie de i/ Isle jje AfACA^O

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Ha itE DE Ma. CMC

Ree van Makao

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(rRONl)TEKENING d.. StAD ,n HaVEN van M A K A (),

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Oïdc. Ils dcja goût jiommc il de CÎDycr c'cll-à-dir d'IIotcl, iprireiu en fiTicrcc a ( [ctoicnt de ^d'cpiccrie des miroii million le en obccn.i de Tes Ktj Ils pa voient les •i Peking. Macao. tous cote terre fort p.)ur rec*. fait du Cl fendue v( compofé fie en I.a te terrair venue le fois l'an pendant cens caii deux mi res de m pierres p Le ij extrême fe préfei ctoit le leur Sec viiemen s'obftinr pTiroître / //.

f -Durp .

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a St-nhoi rt

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ACAi'

irutiti VtuXtm

DE LA C I N E, Lrv. l. CirAP. i ^j

g. I I. Ainh.[Uluk DcPkrre de Coycr ^ de Jacùh De Kcyfer h la Cour de Pcking.

MA.\ rZllKER, r.nuvcrnciir de Batavia, &. le Confeil dos Indes, ne s'ctoient point end(jrmis fur l'importante propofitiL.n d'une Ambaf- fade. Ils en avoient fait l'ouverture à !a Compagnie d'Amderdam, qui avoit déjà goùtc leur projet; & dans la chaleur d'une (i belle efperance, elle avoit jiommé immédiatement pour Ces AmbafTadeurs à la Cour de Peking, Pierre de {îoyer & Jacob de Keyfer. Leur train tut conipofe de quatorze hommes; c'ell-à-dire, deux Marchands ou deux Fadeurs, fix domediques, un Maltre- d'Hotel, un Chirurgien, deux Interprètes, un 'rn)mpetteOi: un 'l'ambour. Ils prirent enfuite deux Facteurs de jîlus, pour les ciiarger du foin de leur co'n- merce a Canton, pendant (ju'ils feroient le voyage de Peking. Leurs préfens étoient de riches étolTes de laine, des pièces de belle toile, plufieurs fortes d'épiceries, du corail, de petites boëtes de cire, des lunettes-d'approche Oîc des miroirs, des épces, desfufils, des plumes, des armures , vîscc. I.curcom- milllon fe rcduifoit à former une alliance folide avec l'Empereur de la Chine, en obtenant la libertti du Commerce pour les 1 lollanduis dans toute l'étendue de fes Etats.

Ils partiicnt de Haia\ia, le 14 de Juin 1655, dans deux Yachts, qui dé- voient les tranfportcr à Canton , d'où ils avoient ordre de fe rendre au!]i-tôt à Peking. Le !n('me jour du mois de Juillet fuivant, ils pafferent à la vue de Macao. Cette Ville eR bâtie fur un Ilochcr fort élevé, qui eîl: environne de tous cotes par la Mer, excepté de celui du Nord, par lequel une langue de terre fort étroite le joint à l'Ille du même nom. Son Port n'a point aflez d'eau pour recevoir les gros Xavires. Elle cfl; célèbre par la fonte du canon, qui s'y fait du cuivre de la Chine & du Japon. La Place cfl: revêtue d'un mur, & dé- fendue vers la terre par deux Châteaux fitués fur des collines. Son nom eft compofé tXJma^ qui étoit celui d'une ancienne Idole, & de Giui, qui figni- fie en Langue Chinoife/^ji/f ou retraite sûre. Les Portugais ayant obtenu cevaf- tc terrain, pour s'y établir, en firent bien-tôt une Ville noriflante, qui eft de- venue le plus grand Marché de l'Afie. Ils y ont le privilège d'exercer deux fois l'an le Commerce à Canton. On lit dans les regiftres de leur Douane, que pendant les heureux ti;ms de leur Commerce , ils tiroient de Canton plus de trois cens caiffes d'étoffes de foie, chaque caiffe contenant cent-cinquante pièces; deux mille cinq cens lingots d'Or, chacun de treize onces, & huit cens mefu- res de mufc , avec une groffe quantité de fil d'Or, de toile, de foie crue, de pierres précieufes , de perles & d'autres richcfles.

Le 18 , on jetta l'ancre au Port de Iley-ta-men, lieu fort agréable & d'une extrême commodité pour le Commerce. Une Barque chargée de Soldats , qui fe préfenta auili-tot, demanda aux llollandois, de la part du Gouverneur, quel étoit le motif nui les amenoit? Les AmbafTadeurs lui envoyèrent IJcnri Banm, leur Secrétaire, pour lui expliquer leurs intentions de bouche. Il le reçut ci- vilement, dans fa chambre de lit; mais il lui demanda pourquoi les llollandois s'obftinoient a revenir a la Chine, & s'il ne leur avoit pas été del'endu de re- pnroitre à Canton j*

/ //. Part. .| B Six

Amhnfruîff Holian.ioiic ; (le f]'jfii to;n poftc.

dcurs.

lis arrivenf àMnkao. Dcf- criptio;i de cette Ville.

Les Amlnf- fadcurs en- trent Ims la Ilivicrc de Canton.

0

10

VOYAGES DANS L'E M P I R E

K I F. U H O F. 1655-

Oiuxnminc leurs Lettres de créance.

Ils font me ûés ù Canton.

QucfHons qu'un leur fait.

Six jours après , deux Mandarins arrivèrent de cette Ville pour cXaminci les Lettres de créance des Anib:ilV.u!eurs. Ils les firent in\-iter à le rendre dans une niailon du (uaiverneur, qui etoit un peu plus haut fin- la Rivière, dans un Village nommé Lammc. Le Gouverneur parut, a'iis entre les deux Mandarins & garde par quelques Soldats. 11 fit un accueil gracieux aux Amban'adeurs, quoiqu'il les fit demeurer d'abord à quelque diilance, puur le donner le tenis de lire leurs Lettres. On leur préfenta des fiéges, fur lefquels ils s'alirent.

Le 29, un nouvel llay-to-nu, accompagné de fon Vice- Amiral, vin»- le^ prendre a bord pour les conduire a Canton. Etant defcendus au rivage, ils fu- rent menés dans un '1 emple, leurs Lettres de créance lurent étendues fu; une table. Le Ilay-to-nu leur fit alors diverfes quellions fur leur voyage, fur leurs Vaiffeaux, leurs Lettres & leurs prefens. Il parut furpris qu'ils n'euffenr point de Lettre pour le Tu-tang d j Canton, & que celle qui étoit pour l'Empe- reur ne fut pas renfermée dans \mc bourfeou dans une boê'te d'Or. En les quit- tant, ils promirent de fe rendre le lendemain a bord pour recevoir lespréfens. On les vit paroitre en eflet le jour fuivant, dans des Harques, [ornées de banderoles] avec une Suite non-ibreulé. Ils prirent les deux Amballadeurs , leur Se- crétaire & quatre autres perf, unes de leur cortège dans une de leurs Barques , qui les conduillt à Canton. Alein- arrivée, le May-to-nu & le Vice-amiral les quittèrent fans leur adrefllr im feul mot , & rentrèrent dans la \''illc. Après les avoir fait attendre environ deux heures à la porte, le Viceroi leur envoya la permiditm d'entrer. Ils furent conduits dans le même logement que SclieJei

Obniaclc: qui retardent leur commif. livn.

avoit occupe ,

fous la garde du Maréchal de la Ville. Le 31 , ils retinrent la

ic iceau ou ue cacnet pour leurs i.ectres. ix)ruiue les Amballadeurs lui curent émoigné qu'ils attendoient l'audience des Vicerois & la liberté de partir pour ^ckin , il leur rep.jndit qu'ils n'obtiendroient faudicnce de perfonne à Canton , ufqu'à l'arrivée des ordres de la Cour. Cependant les Vicerois promirent de

vifitc du Putfyen-fin, (ju du 'Lréforier de l'Empereur, qui tenoit le quatrième rang dans la Ville de Canijn. Il fallut elTuyer de nouvelles interrogations. Cet Officier leur demanda s'il y avoit long-tems qu'ils étoient mariés; quels étoienc leurs noms & leurs Emplois; fl la Lettre de l'Empereur n'etoit pas écrite Au- de meilleur papier que celle du Viceroi; comment fe nommoit leur Roi & leurs Princes. 11 parut peu fatisfait de la fimplicité des Lettres de créance. Il voulut fyavolr fi le Prince *!:!»: le Gouvernement de Hollande n'avoient point de fceau ou de cachet pour leurs Lettres. Ix)rf(iue les Amballadeurs lui curent témoic;né Pcki

jufqu a 1 aiiivct u^.a uiuica u(j ia >^our. i-cpenuant les \ icerois pr les vifitcr dans leur logement.

Le fécond jour du mois d'Aofit, tous les gens de la fuite des AmbafTadcur? furent amenés par la Rivière , fous l'efcorte de (juatre grands X'ailPeaux de guerre du Viceroi. . Ils admirèrent la multitude de grands \'illages& les cam- pagnes fertiles qui bordoient les rives. Mais tn arrivant au logement de leurs JNIaitres à Canton, ils furent obligés de retourner à bord, fous prétexte (juc les^ Amballadeurs qui etoient envoyés à l'Empereur de la Chine ne dévoient pas rédder dans la \'ille fans un ordre exprès de la Cour, OJi que dans l'intervalle, le Gouverneur n'et(.)it pas refponfable de ce qui pouvoit leur arriver. Deux- Mandarins Lar rapportèrent en mème-tems leurs Lettres de créance, ouver- tes, & leur déclarèrent que les \'icerois n'ofoient pas les recevoir avant le re- tour desmcflligers qu'ils avoient dépêchés à Peking (<»)• ToCit le cortège llol-

laiiduis CTC^O ^'iail-.of àaiis;aTnJuflioiiiri)2ill>y, pn,;, 4(5, ,Jt fujn

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dans une p -belles tente; •poit le cen.t de la niufiqu de leur tcnD <Juel(]ues cor i\us s l-T Hcu-celelle

î/*tOur (lu col, Cn divifimt

(ï/-lcrvir le dir Couverte d'u Aanbafiadeui diarges de n balladeurs , ÔQ tres-Lonn ffifcnt des ex •phineurs cch iSdeurs Jtrop parut 11 a^re riz (X; cjui ne kl letc los II c vocale, renintoie (JliittcriiH Its faluer, c h. fepalT le '1 u-tan^ tes au li/ict

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DE LA C 1 1 f

X r, r. IV. r. Cnw. r.

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landv)is fe vit dans la nt'ce!lîic de rcga/^n^r Ils VaifioaiiX. Cependant, après y avoir palTc frois fcmainesjcs A.inballad.'iirs ojcinr^nt II lihertLdjdw-rcendre a terre avec leur fuite ; Ck de retourner d:uis leur premier l(\qeir,cnt. Mais leurs r;ardes ne leur permirent p"int de le jM-umjHwr d.ins la A ilie.

D ):u X jor.rs aprcs, un Mandarin vint Liir apprendre de la part du \''iceroi, - que pour obtenir Ls faveurs qu'ils dcmandoient , ils ne pouvoient donner moins de trois cens taëls d'argent au Conlcil Imp.rial de IVking. Ils ne bakince- rcnt pnint à rv.'pr)ndrc (]ue li la briî^ue cv la corruption ctoicni iL-ceUaires p ur le fucccs de kurs dLav.ar.d.-s , ils îi'avoicnt ri.n dj mieux à t'.iirj que dj par- tir. Ce))endant ils oiiViiMU e^.nt trcnte-ein;| tacls. Mais fatigues d'entendre icnouveller eliaijue jtnu- les numes in'lances, ils eummencèrent à renvoyer fe- rieufement leurs équipages à bord. Les X'icerois leur firent déclarer qu'ils ne dcv<Me!it pas faire un pas fans ax-oir reru des or^lres de Teking. l'.'nfuite , pa- roillant le relâcher , ils conlentirent a recevoir un billet d'engagement pour ,'te Ibmme de cent-treiite-lix taels. I.e u) de Septem'ore, les AmbafH'.deurs fu- ;*.#e!U agréablement furpris, de le voir invités de la part des Vicerois à le rendre dans une plaine ouverte, aile/ près de leur logement. Ils y trouvèrent dix belles tentes, qui avoient ete drelTees pour la fête. Celle des X'icerois oecu- '^poit le centre. A gauche étoit celle des AmbalTadeurs, & de l'autre coté celle de la mulique. Les .Ambailadi.'urs furent conduits, avec beaucoup de pompe, de leur tente à cel'e des A'icercis, par deux des principaux Mandarins. Apre? ^lelques complimens, ils furent reconduits avec les mêmes cérémonie'-.

AussM(ji le Maitre-d'hotel du vieux Viceroi, vêtu d\m habit de foie

Wcu-cèlelle (/') en broderie d'or & d'argent, avec une cha' ne de corail au-

5Jr»tour du col, [ c'efl-là l'habillemer.t d'un Mandarin] s'avança de bonne grâce,

tfn divifmt la foule, (!<: donna ordre à deux Ofïiciers (jui l'accimpagnoiencde

Pjjr'fcrvn le dmer. On avoir préparé trois tjbicai l'une pour les \'!cerois, [iSc

couverte d'un riche tapis,] la féconde p'Uir le Tu-tang Ci la troiiièniepour les

.Ambahadeurs. Klles furent toutes également fervies de quarante petits plats,

chargés de nvts délicieux. Les \'icerois ayant bi\ du thé à la faute des Am-

balladeurs, le Maitre-d'hotel les avertit qu'ils poiivoient commencer. On fut

Se trcs-bonne humeur. Les \'icerois burent encore à la lanté de leurs Hôtes,

firent des excufes pour la médiocrité de la bonne chère, ^!:s: leur demandèrent

■'tihilieurs cclaircifîemens fur la 1 lollande. Vers le milieu du fertin, les Ambaf-

i&deurs propoferent la fanté des Vicerois en vin d'Kfpagne, Cette licjueur leur

parut ù agréable , qu'elle leur fit abandonner leur Scim-zmt ^ qui cil compoféde

riz e*v qui ne le cède guères à nos meilleuis vins de l'Europe. Pendant toute

Il fête les InlTtimiens fe firent entendre, avec des accompagnemens de muli-

^<Éjc vocale. L'ordre & le lilence furent admirables. Les enfans des X'icerois

re rellenti'ient d'une excellente éducation. Vn peu a\'ant la fin du duier ils

- (Jiiiiterent la table, e\: pallant devant leurs pères , ils fe mirent a genoux pour

Its laluer, en bailfant trois fois la tête jufqu'à terre.

I I. fe pafPi (juatre ou cincj mois avant l'arrivée des ordres de la Cour. Enfin

It 'lu-tang re(,-ut les réponfes de l'Empereur à deux Lettres, tiu'il luia\oit écri-

•tes au fujet des AmbaHadeurs de Ilollaiule. Par la première, ce Prince leur

accurduit

Ni f.'J LOS. i^5 5-

i'nr:rm d^s A:ii:;.i:la-

l'.or.i.'.'ir.

Ordre du llitiiî.

DoiilîK' re- ponlc nii'iU ri^oivcnt de Il Cour,

f'.'0 .'/,._/;.'. crni! de Dr-jons Itodr"; ( n Or «.\ i.n An^cnt; U. d. K.

N l'.-iior.

t!i

acc

li u!K' l'aufle

Fortune des deux VMceiûis ac Canton.

1656.

Ils donnent chacun leur fête aux IIoi- landois.

Mcrcduicu- le V.ecroi.

Dtpnrt des 7\ml>afradeurs foi'.r l'cking.

VOYAGES DANS L'E M P l R E

ordolt la pcrmilTiondefc rendre à Pcking,aVL-c une luitc nombraifc (c)ài qintre Interprètes , pour v traiter du Conimercc. Par la lecondc , il accordou aux llullandois la libcrtt: qu'ils demandoient pour L- Commerce, en marquant. qu'il les attendoit à Peking pour le remercier de cette faveur.

Lr. -^ de Novembre, le Tu-tang d Ifai,.: (</) arriva dans la Ville de Can- ton V'en grande pompe] avec im cortège de plufîeurs Barques, dans la Icul^;; vue de nuirquer plus de conlideration & île poiitcfle aux Aml)an.ideurs. Le 30 de Décembre, le jeune Viceroi partit fur la Rivière, a\ec un grand corps de truupes, pour faire rentrer dans la Ibuniillion la Province de (^uang-li, tjui s'e- toit révoltée. Avant ion départ, il confulta les ])e\ins, qui \u lui predirer.: . (jue des difgi-aces. Au contraire, les enirepriles ayant tourne lieureuleinenc, ' il pouda kl vengeance, à ion retour, julqu'a détruire leurs Temples & leurs !■ dules, en regrettant que leur faite les eut dérobés eux-m-mes à l'un relPent:- ment.' Les deux Vicerois de Cair.on n'etc.ient pas liés par le lang; mais ils e- toient amis, & nés tous deux à Peking. Leurs péies ayant perdu la vie par l'ordre du dernier Empereur Chin.ùs, i!s s'étaient retires a Canton dans letems que le Kam de 'Partarie s'en étoit rendu maître; & la protection, qu'ils avoient implorée, les avoit élevés à la dignité dont ils ctoicnt revêtus.

Il ne relToit aux Ambaffadeurs llollandois qu'à fe procurer les pafTeportsdi! vieux Viceroi. Ils les lui demandèrent en prenant congé de lui; [mais corn- 7 men«;ant à les regarder d'un autre (vil, depuis la faveur qu'ils avoient fe<,-àc de Ion Maître,] il les invita tous deux àd.ner dans Ibnl'alais. Lejour de cette fête etoit le 2- de Février. Les galeries, les cours & les falles ctoient ornées de peintures, d'étoffes de l^)ie à de tapis. Pendant le repas, qui fut fplendi- de, le Viceroi prit plailir à badiner avec queiiiues-uns de les enfans. L'Inter- prète aflTin les .\mbafl'adeur3 qu'il en avoit cinciuante-lix. (Quoique le jeune Viceroi fut encore abfenr, les llollandois furent traites à la Cour, 6c h fête fut accompagnée d'une Farce, qui conlîilolr dans une danfe de plulîeurs per- fonnes, deguilees en forme de lions, de tigres vi^; d'autres bé' s féroces. La mcre du Prince s'approcha plulieurs fois d'une fenêtre de l'appartement, pour fe donner le plaiiir de voir l'aiTemblèe. F.Ue etoit riclienKnt vêtue à la manière des 'J'artares. Sa taille étoit moyenne; fa complèxion maigre & ia peau brune; mais elle avoit quelc;ue choie d'intèreflant dans la phifionomie. Kn entrant dans la ''aile, les Ambafladeurs trouvèrent un fauteuil fort riche Ct revêtu de ma- gnifiques peintures, (jui étoit dellinè pour elle. Ils le crurent obliges de le faluer refpeètueufement, pour faire honneur a cette Dame.

Leur voyage devant le faire par eau, ils louèrent une grande Hiu-quepour leur propre uiage. Mais il s'en trouva cinquante (e) aux frais de l'Kmpereur, pour le tranfport de leurs gens & de leur bagage. Le Tu-tang donna le com- mandement de cette flotte à Pin>:enton (/) , qui fut acctjinp.igne de deux au- tres riandarins. Outre les matelots &les rameurs, il y avoit un corps de Sol- dats, commandé par deux Officiers de dillindion. AulVi-tot que les Ambafla- deurs fe furent cmbanjues , ils arborèrent le pavillon du Prince (îuillaume de NafTau, tandis qifon dépechoit des mellagers aux Magillrats des Villes qui fe trouvent fur la route, pour ordonner les prep.iratifs de leur réception (/,0

5. m-

ff^/i^fj.'T/.nvccuncruitcpeni^nmhrcuro.R.d.F,. (a) Thcvcnot dit cinq. (d; Ce noiu doit être il; rediu.iix , c;u- il (/) 'l'h " in it éerit l'iif^ frit» mou. n'y a point iirda,".3.1a Lajî^^cChitjoifc. , {i» ) Nuulior, duiij Ui^iH')/. [la;;. ]iy. »Jcfur..

L'cortloit larquam.

de CuH-

!'<-' 30'

corps de , (|ui s'c- ircdircr.: iloineiu y : leurs 1- rcirciui- lis ils (j- i vie p vi is le tems s avoiviu

:portsdi! ;iis coin- ~ nt rei.MC de cette ic ornces fplendi- I/Inter- Ic jcuno tlii fête .Hirs pcr- La incre pour le micredcs Il brune; ;raiudans i de lin- ges de L-

rqucpour inpereiir, i le eom- deu\ au- )S de S(j1- Ainbafl'i- llaume de v'illes qui :um (g) 5. III.

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Jchivi, onz

de vingt-n

de la rive ,

trcfûis ext

cV-r la Riv

envoya qii

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ils fe de te

, très. Cep

' Les Solda

qu'ils adn

trois ibis

une petit»

Le Sf

?iu'à ce l ouper K - cer, mai rapide ei ' vail, Tar que fois , fccourir. quefois trc jufcii relevés Le 2

ib) C valent, tn

( c ) D les Ji'ùi'l nul A'ii'

l

DE LA C H I N E, Liv. I. Ciiap. I. jj

5. I I I.

Ri,'it^ dci Amhajfudmrs y depuis Canton jufquà Nan-gan-f.i y dui^ la Pruvince de Kyang-fi.

A PRE' S avoir quitte Canton le i7 de Mars, on ne ccflli point U'uvanccr à kl rame fur la belle Rivière de Tay, qui, baignant les murs de cette Ville, oftrc une des plus délicieufes perfpeélivcs du monde. Ees petites \'i!- les, qui font en grand nombre depuis Canton juUju'à Peking, faluèrent les Ambafladeurs à leur palîage par une décharge de leur artillerie. On cnira bien-tôt dans le /.in , que les Etrangers nomment le Canal Européen. Vers le fbir on arriva au Village de Sa bu (a), à lix milles ( /> ) d" Canton. Le terroir e(l très-fertile; & quoique la Place ne foie liabitèe que par des Paylans & des Ou- vriers en foie, elle a quantité de bons édifices. Le 19 on gagna (c) Scbm-

petite Ville de la dépendance de Canton , c

ui en c'\ él

^igne

fch-jin, onzième

de vingt-milles. Elle cil fur la droite de la Rivière, à la dilancc d'une lieuë de la rive, dans une vallée fort agréable. Sans être fort grande, elle étoit au- trefois extrêmement peuplée & d'un grand commerce, l.e Magillrat fit bor- der la Rivière d'une rangée il'^ Soldats pour recevoir les AmbafFadeurs, & leur envoya quelques rafraichilfemens pour leur table. Mais apprenant qu'on ne leur fournilîbit pas la dixième partie de ce qai étoit ordonné par l'FLmpercur, ils fe déterminèrent à ne rien accepter dans cette Ville 6c dans toutes les au- tres. Cependant ils defcendirent fur la rive , pour s'y rafraîchir fous une tente. Les Soldats Tartares firent devant eux l'exercice des armes, avec une adrelTe qu'ils admirèrent beaucoup. Un d'cntr'eux, tirant à trente-cinq pas , donna trois fois dans le but, qui n'avoit qu'environ (juatre pouces de largeur. 11 reyuc une petite pièce de monnoie pour rècompenfe.

Le Secrétaire des Vicerois, qui avoic accompagné les Ambaffidcurs juf- qu'à ce lieu , prit congé d'eux pour retourner à Canton. Ils l'avoient traité à fouper le foir précèdent, (r/) avec quantité de Nobles. On continua d'avan- cer, mais avec lenteur, parce que le canal de h Rivière (c) devenoit très- rapide en fe rètrècinànt. Les Tartares forcent les Rameurs Chinois au tra- vail, fans paroi tre touchés de leur fatigue. Ces Malheureux tombent quel- quefois, dans un paflTage étroit, & fe noient , fans que perfonne penfe à les fecourir. Si l'excès du travail épuife leurs forces jufqu'à leur faire perdre quel- quefois la connoiflimcc, un Soldat qui eft derrière eux ne celle pas de les bat- tre juf(iu'à ce (ju'ils reprennent la rame ou qu'ils expirent. Cependant ils font relevés par intervalles.

Lii 21 j vers minuit, on arriva devant San-Ivin (/) à quarante milles de

Schan-fcheu.

(a) ytngl- Sabu. 11. d. II.

(6) C'- font des milles Flollnndois , qnl valent trois millts i!c demi d'Anf^Ictcrrc.

( c ) Dans la Carte de Canton , donncc par les Ji'riiifcs , on \'\t Sun-Scbwi hyen. O^ilby vui Xtf.lu'ur I : cnfiiitf A'i'i i ;</ , c'clt-a dire, à'ibaujib-wi. 'i'hcvcnot Ocnt Xiiit/ui.

(rf; l.e Mol An:.,iois n::i'i[. i;uc le ( 1 ) vr«^', JCamung. R. d. E.

Tia

«Lic-

teur a rendu par .«jucr quantité de Nobla, Ci- j;tiitlc , mairn-.fiquemcnt , d'une maniêrcJplcndLh. (f ) Crtce Rivicie, dans la Carte des Jé- fiiites, cit nommée Pekiang on Cinal du Nord , pour le dlth'n;;ucr do ceux de l'Ell & de

iOlKtl.

(f) OL^'lby t'crit Sm-yvuti. La Cnitc di'3 Jcl'uiCia , Tunghven- h-jen.

Ri^-ièrc lav.

uc

Sahu. Schanfciv.v:

Tart.uta.

rntir^iie de»; R:imeuro Clii- 1101 s.

San Ivln.

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:ll:ui.cù;-t .iv.inlai^ciilcmciii , «.v nvs-pciiplcc ; mais us ravagcs'J.,

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jiruiui

a u;ranLlci;r. Li Ls torrciis tiui cL'rv.viît.LnL de la

lUi

lairiK' <.tJ :

an-v,

hih (■•,') ivn>-l^'nt la Rivicrt- tort vapid:. Cctu

ir.oiu;

K-

î la plus h;iiiic \ la plus clcarjuv cL- loiw: laC'liiiic. Sjs iv>intcs, qui loin •.-and iiuMibic, liiit uivclopccs i\<^ nuccs , ([ui rendent le pallag.' oblour t\ t.

i^s Kilcncurcs.

i',.l'rcux ^lans L'S \

on \ Il un b^Mu

1/j Cort g>-" lut trois ji)urs a 11; d.

v^i.r

lu re\crs , ijui

lait

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icrc .

ieinplj, [ riclK-mcnt orn,' ] ou l'on nioïKcpir des dvg

iCo.

r d

e ces aiîreules niuiitajines , t..: lo

n'app>.rçoit qu'un Vilia^^e l*.ii:.iii-e , ijui le n.ininu- 0,.j ;-r".7-/"U-. CVpenJan ell-i s'ouvrent en luulques endroits, pour laill'.'r wur d.s eliaiiips a bled nu

ne ibni n.îi tans "agrenvent (/'). La traduction dj 'i'iieveni-t ajoute que (

.jui

:-:hap tlgniTiv la Mi'ii!:JL!^rL"ji>liiriti\ ex qu'

a tiri- Ion luim d'un Tera-

pie, aujourd'liui ruiné, o'u y tut tranipurte

dan

à un

. ù

uie nuit,

canton au .\>ni

(jueKj

Vi!K

(0

^^

Lr. :4, on le tr^Hiv.-: c.evant une p. tue \ lile, noninur f;:! i ( /i j , qui e fort agreabLir.enr litueefur un ar.gled. la Rivière, ducv^L^' dri.i' , cell-a-dire, aTOue!!, vis-a-vis himontagîiê Sanguan-hab. Ses murs li-nt aile/, hauts, mais d'une force nv.ciiocre. On adi'nire la beauté de \\s mailons vN: de l'es '1 enîple>. l'dlj ctoit autrefois trcs-riche ès: tr^s-peuplej. Une anfe de la Ri\ i.re lui '"orin: liUc i\)rt ou Ls i'arques font à cou\'err de riiiipetUv)iite du courant, vis; fv: l.i droite .U'Aïuel o\\ \o:t a l'entrée une h uiie vN. ciUMeufe tour. La IJar^ue des AmbaiVadeurs courut ici be;iuc^Hip dedunj,^r, par la violence du courant, qui

la p 'Uli '. Contre un roc aom

Lk jour ruivani on eut la vue du n^.erveiileux Temple de Konhiii/iiiin , i\nl eil en au'^i grande Miieration que c^lui cL- Sang-wan-iiab. 11 ell litue fur le b'rd de la iiivi.re, uj.ns un caiia;!! n-utntagnecx Oli: tolitaire. Le chemin pai lecjuel on s V r>.nd con^nience par ijueujues degrés de pierr^ , Ce tourne eii- ù:ite par d.s patlages t'.jrt obl'curs. Les AmbalKideuis le viliurent, après que les Chinois v eurent f.iit leurs dévotions.

Le .:- , on arriva devant IMor.g ley, qui i'urnie une perfpective agréable dans l'éloigneir.ent. On monte de la Rivière à la porte de la N'ille par deux (/) degrés de pierre. Les murs l'ont hauts, c\: llanques de tours eîi: de grtis bouLvardi.

Le 28, dans le cours de la nuit, on elTuya un-j furieufe tempête, accom- pagnée de tonnerre èvd éclairs, l'iulieurs nartjues t^n-ent difptrfces. Les unes perdirent leurs mats iNi leurs cord<ig s. lyautresfe briferent cwntre les riv^s, v\: tout leur équipage fut fubinerg •. On arriva le ^9, avec les relies de la l'iotte, n SciMii-chfv: (m) ( 1:) , féconde \'ille de cette Province, l'dle cil lî- tuée à trente milles d liu a, li:r un angle à l'Ouefl tle la Rivière. Sa fituationà la sur;.te de Ion i\jrt y l'-nt lîeiirir !.' dnimerce. Cette \'ille cil renfermée du côté de rOuell: par de hautes 0^: d..i;ei.i!les collines; d, de l'autre cote, c'ell-

à-dire ,

( 0 NtulKif, uinjuii. l'Mi; 4.7.

1 1

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/ ;. . (iiu- ;;i C: \- lî. ]. \i\t '- ; ■5 U:iil.v: //; Mo duii. Tii-Vciior.

Ci) ^n<r:. .!,• tiôs lîcniix. R. il. K.

(m) /l'igl. Shiitcbiw. R. J. F,.

(ni Xf'cLHU ii;i:i> 0;i:l)y Xfu cheu dnii:.-^

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l'aut, qui

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-H-dirc, au 'bien bâti. = riciifc tour : dans rintc ' l^nificence.

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renconircn . par-dcfllis

maigre la Sur le

tcrc, avec

iloines, à les avoicnt itncdc, ctoi entreprit d foigncufcm alTez poi ,, corde fi |es près de< , ttrcnt dive j^Joient pas nfaitcur; Le lendi Êi forme aj Sur cette n fiblc , on di en ruines, rurcnt beau fe nommen ôiies fendui. qont les col ïa Rivière : Leur fumm Le 4 d\ y'mcc de C; tbcvj d'enx'i àc boule\'ai tion. Ses voit auHi i Ohandills. I^rapporte à "^ lycr aux

% (■■) ) Dnns

D i: LA C 1 1 l N E , L 1 V'. I. C ii a r. l

15

à-dirc, au-delà de la Rivière, elle a un Fauxbourg fort peuple, fort riche 6z bien buti. Au milieu inémc du Canal, on voit fur un petit Rocher une eu- ricufe tour, cnvironnce d'un allez bon mur, mais qui n'(jrtre que des ruines dans rintcritur, quoiqu'on y dcméle encore des traces de Ton ancienne ma-

' ^nificence. Vers le Sud cette Rivière porte le nom de 6i-an, & quelquefois cchn de Si-ho (0). Elle cft formée par les Rivières Chin i^ ran (/)), qui le rencontrent allez près de la même Ville, ik qui prennent un cours inipetu'eiix,

. par-defilis quantité de Rochers abîmés; paŒige Ibuxent fatal aux WiilTeiiux,

..malgré la protection d'un Temple qu'on a bati dans cette \iie fur les bords. vSuR le Moiv-v:hu{q), près d'une charmante vallée, on découvre un Aîriiaf- tère, avec un grand 'l'emple. Il doit fon origine à Lu-zu, Saint tl'une grande ré- putation, qui paflatoutle tems de fa vie à moudre [<!^ a cribler] du riz pour les fi'Ioines, & qui portuit nuit & jour des chaînes de fer fur fon corps nud. El- les avoient fait, dans fa chair, des ouvertures, qui, faute de foin Ck de re- inéde, éroient devenues autant de nids de vers. Eu/.u ne foufTroit pas qu'on (entreprit de l'en délivrer; & fi le hafard en faifoit tomber un, il le ramallbit foigneufement & le remettoit dans fa place, endifant: Ne te reîle-t-il pas alTez pour te nourrir? Pourquoi quittes-tu donc mon ciM-ps , oj l'on t'ac- corde ù volontiers ta nourriture? Les AmbalTadeurs fellrencdreir-r des ten- |cs près des murs de la X'ille, le (îouverncur Ci: les Magi'lrats leur appor- tèrent divers préfens pour leur table. Ils les acceptèrent, parce qu'ils n'c-

j;joient pas Air le compte de l'Empereur, & traitèrent fort noblement leurs

*"^enfaiteurs.

Le lendemain, ils arrivèrent de grand matin près d'une montagne, à qui ]a forme avoit fait donner, par les Tar tares, le nom de Tctc des cinq chci\!'.:x. Sur cette montagne , dont le fommet efl couvert de nuées & paroît inacces- fible, on découvre plufieurs anciens édifices , les uns entiers, d'autres tombés en ruines. Immédiatement au-delà des mêmes montagnes , les 'Barques cou- rurent beaucoup de danger entre des Rocs & d'autres paflUiges cfcarpés , qui fe nomment les C'wq laids diables, l.c canal de la Rivière étoit rempli de Rar- oues fendues, qui avoient coulé à fond. Enfin, Y on gngna Siiyt-yccu (/), qont les collines, entremêlées de vallées charmantes, fe préfentent du côté de ia Rivière avec autant d'ordre que fi cette difpofition étoit l'ouvrage de l'art. Leur fiimmet forme une perfpeèlivc furprcnante.

- Le 4 d'Avrilcn le trouvadevant Nam-hung (j), troiflème Ville de la Pro- vince de Canton, Osc frontière de cettcPrQvince. Elle e(l éloignée de Schu-n- ffct'à" d'environ cjuarante milles, grande, bien lituéc, iSL fortifiée de murs & de boulevards. Elle ell divifee par la Rivière, avec un pont de communica- tion. Ses Temples foit en grand nombre èv les édifices magnifiques. On y voit aulVi une Douane pour le payement des droits de l'Empereur fur les mar- chandiils. Mais les recherches ne font point incommodes, parce qu'on s'en

l|ii,rapport.e à la déclaration des Marchands , [ ^K; qu'on n'ell pas obligé de rien "lyi-v aux X'ifiteurs. J La Chine n'a point de canton la terre foit mcilleu-

ra

N r F. u ri 0 r.

Rivière lic Gi-aii.

Rivicrcf? ClTiii lm \'an.

il ; Lu /u.

TOto dci *cir.q tluvaux.

Cinq laiJs Diablv-s.

Vil'c

V. CO n^ins Ouilln', Srianik Fcio. 1^ (/)) Aiiirl. f'au. R. J. K. ^\{.t) ^H^/. Maiv. Il ,1 K.

( 1 ) k^'i^U Svi-hin K. li. E.

(') Cv\\ jilûtùt Siiy hyrn. (1) ( j> Dans 'Ihvvvv.ot, Nanbinif;\k iln;;? la Catti, Jcb Jéfuitcs , jXamLiyong <^ Nan-ywur fu.

V : r. 1.0- 1 6 s ('•

% ioiix 1)110 les Aiu'in'.Tnik'urà

/ icso;vcnt.

r.uiir du voyage r,'.!i!i l'iiu par '■::■ rc.

Divifion des Provinces de Cantùn & lîc Ki;;!)4-ù ou Nanking.

Vil'c 'ic N.'iîi j^.in.

.6

V O V A 0 ES D A N S LT. M P I R E

rc pour la falM-uiuc des p:»rccliiiK'S. AlTcz près de la même Ville, on trouve une Ri\-icro noinnicc .l/V.'nw ;.',;[ , ou Rkicrc d'cinrc , de la noirceu- de les eaux , qui ne laillent pas de produire du poiilbn ion bluuc & lur. e'IiiViè.

Lr.s AmhafTadeurs , étant defccndus fur la rive, reçurent d'abord une L:- tre de compliment du Gouverneur vS: des Magi<lrats, qui ne tardèrent poin: a paroître en perfonne. Ils furent traites tort honorablement par les I lollan- dois. Ee lendemain le Gouverneur invita les AmbafHideurs à dîner. Ea for.- fut magnifique. Il s'alîlt du même coté de la table, avec les Magidrats, pour lailler plus de facilite à fervir. On ne préfenta point tous les mets à la f .j^-, fuivant l'ufage ordinaire de la Chine, mais deux à deux devant chaque Convi- ve. Ainfi, les ferviccs fuivnt au nombre de feize. Apres le dîner , tous kj Allillans mirent une pièce de monnoie aux pieds du Gouverneur, pour le d- laire des Muficiens & des Domefliques. Ees Ambafladeurs offrirent fix t:\iik d'argent & quekjues étoffes de foie, que If Gouverneur refufa d'abord, mais qu'un peu d'inflaiîces lui firent accepter.

Il3 quittèrent leurs Barques a \am-hung, pour continuer le voyage pr terre. J.a première Ville qu'ils rencontrèrent dans cette route fut \'an-iran: mais la necenité de monter iouvent [ fur de liantes montagnes ] par des che- mins fort roides, rend cette route très-fatiguante. Un Gouverneur de la Pro- vir.ce a fiit applanir, i\ fes pri;pres frais, la montagne de Mu-;jjin (r), q.:: ctoit plus difficile; C^ les I hibitans, pour recompenfer fa gcnerodté, ont i- levé un 'i'emple [magnillque] à fon lionncur. Ees Ambalfadeurs paffèrent \c-. montagnes dans des litières, portées par des chevaux, a\'ec une cfcc"': de cent cinquante S>)Iùacs, pour les garantir des Brigands qui infèrent cette rou- te. Ce corps de Troupes, joint aux Porteurs du bagage, ft>rmoit unRégimtn: de plus de fix cens hommes,

Lks AmbafHideurs furent obligés de loger la première nuit, au milieu d.' montagnes , dans un A'illage nommé Su-fan , la frayeur avoit fait pren- dre la fuite il tous les Mabitans. Ee lendemain, vers midi, ils arrivèrent aj pied d'une montagne étroite, qui féparc la Province de Canton de celle cl: Kyang-fi. Elle ell ornée de plufieurs Temples; & quoi(jae défe.te, fes bois A: fes vallées en font un lieu délicieux. Ec foir ils arrivèrent à Nan-gan , Ville qui tient le treizième rang (t;) dans la I*rovince de Kyang-fi ( .v).

(t) Dans la Carte des Jcfuitcs, Me lin Si. lh(n, ce qui fera explique d;ins In fuite, coiii-

A/;< lin. me tout ce qui dennndi.- ici de l'être.

(v) 1! y n trois nn^'s principaux, le prc- (x) Nicuhof, ubi fu,'', pag. 50. Hiier, /■'«; le .ccond , Cinu ; le tioifième ,

R'iute des Jmhajfiidairs , par dm ^ (hpuis Nau-gati-fu jufquaux/rontures de h Vr»

"uhicc de Kyii)!g-tuviy ou San-kin^c,.

"Tp N arrivant aux portes de Xan-gan, les AmbafT-ideurs îlollandois y trrr- .IL' vercnt dcG Députés du Gouverneur de la Ville, qui s'avancèrent pour Ii5

recevo;;

m

^'illo , on p noirccu- ic & lur:

:d une ki- irc'it pdin: les I lijllan- Ld fct,- trats, pour |s à la fois^ [uc Cunvi.

, tous Ici

I pour le ù- |nt fix t;ij,\' )ord, maij

•oyage pi:

ar des chc de la Pro- ;; (r), cp ice, ont t.- )afrcrcnc kf : cfco' *•: ci. cette rou- Il Kcgimcii:

milieu d.? : fait pren- rivèrent au je celle d:

Tes bois A; gan, Ville

1 (uite, coia-

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H YO N G - F U , lut NiBUHor .

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recevoir, qualité ;

Lr Ce

nir prête;

que tl.ins

lui-nvjme

' bras.

Lr. Vil lin es don lui a fait cil diviic •rend fc'ii nées pou res avent la Ville I pour 11 « de f.^rt'l rêterciit Lk ce

. grand no

le lîl de

une i'arij

Id Cour,

•contre la

ordonner

«de fouct

Lr. IJ

TÏve gauc

murs rip

tre porte

détruillrv

la Rivièr

p(irte du

de triom

ubfervat:

Le I,

ks de la

B3^[ Rvands

h Ville,

Tes appai mandoit t\: de Ca

(a) J: ( /; ) H i ( c ) yl> c avec t

y IL

DE LA C II r N E , Liv. I. C:iap I

17

recevoir. Ils reçurent clans leur logement 'a vifite de p'udeurs perlonncs de qualité ; & d^- la part de la X'ille une fort belle collation.

Le Conimiiraire nommé pour lui (a) fournir des Marques, n'ayant plies te- nir prêtes aulîi-tot qu'il le deliroit, J'inxenton lui fit des lepniciies lîl'm/^îans, que d.ins le eliagrin t|u'il en rellentit il tira Ion couteau pour fe poignarder lui-même. Mais le IXimellique d'un Mandarin lui retint; Jieureuleinent le 'oras. p) L r. l'ays lUX environs de la Ville cfl agréable & fertile. Entre plu!leurs col- lines dont il elt enx'ironne, on en tiillingue une ilont la de!ici-ule lituation lui a fait donnLr le n"m de iSi-hui (h), «jui li^nilie lieu de -(Mailir. La Ville c!l di\'iiee'en deux parties égales par un bras de la Rivi(.re de CLiini^, qui rend Ion commerce lloriirmt. On dccliaige ici toutes les marehandiles delîi- nces pour Canton & pour tl autres i'iaces x'oilincs. Mais quoique les 'l'arta- ' res ayenr épargne les meilleur:, édifices de Xan-gan, ^îs: que la partie Sud de la Ville foit bien bâtie tS: bitii peuplée, elle n'apprcjclie point de Nan-hung pour II grandeur tlîi: la force. KIlea, dans la partie du A'ord, un 'l'emple de fort belle (huéhire & d'une richelle furprenante. Les Ambafliideurs s'ar- rêtèrent ici (juatre jours.

Lk cours de la l\i\'icre Ka)i cil rapide (r), & coupé néanmoins par un f:

. grand nombre de KoclKrs t^ de Hancs de fable, (ju'en deleendant même avec

le fil de l'eau les Voyageurs font expofes a mille dangers. Dans ce paflagc,

une JVanjue qui portoit un des Ambafladeurs, avec les prefens dellinés pour

la Cour, tor.iba d'ans un tournant, après a\oir bien piroueté, elle échoua

•contre la rive, & ne put être dégagée qu'en la déchargeant. Les Mandarins

ordonnèrent (]ue la négligence des Matelots & du J^atron fut punie à coups

«de fouet; mais les Amballadeurs demandèrent grâce pour le Patrtn.

Li. IL, on paffa devant la petite Ville de Nini-kaiiir ^ qui eft fituée fur la Tive gauche tle la Rivière de Chang. Sa forme e(l quarrée, & la forcedefes murs ri. pond à leur hauteur, qui eît d'environ vingt-cinq pieds. Elle a qua- tre portes , éloignées d'un mille l'une de l'autre. Les Tartares la ruinèrent & détruilirent fon commerce, dans la dernière guerre. On voit fur le bord de la Rivière une haute tour, forte & bien bâtie. La rue l'on entre par la porte du Sud contient le palais du (iouverneur , & fe termine par un bel arc de triomphe, que les 'l'artares ont épargné. Les Ambairadcurs ne firent ces ubilrvations qu à leur retour.

Lk 15, ils arrivèrent à Knn-cheu^ qui tient le douzième rang entre les Vil- les de la même Province (^/). Après av^oir reçu à bord la vifite de quelques 55*[ grands j Mandarins au nom du Magillrat, ils rendirent la leur au Tutangde la X'ille, qui les re;ut avec les civilités ordinaires (c), & les conduifit dans Tes appartemens intérieurs, il leur fit prendre la droite. Cet Olficier com- mandoit dans les Provinces de Kyan-îi (/) , de l'o-kyen, de llaquang (i^) A: de Canton. Ainfi , fon autorité n'etoit point inférieure à celle d'un Vi-

ceroi.

N r K t- rr ■■> 1 i 0 i 0.

Ravnpcs des 'r..rUics.

Tourinns Je 1?. lîivicre

cftlti.

Nankanj,

Kanclu*!:> Politelfe du ïutang.

(a) 'if^l. niix Aii>I>a(T:Kiciii'^. R. d. E. ( //• ) 11 le pronffticc Si houa ( l ). (r) ^IrrJ. (.'il ,iii(lî rapide qii'i..!îO llcchc ti- ■0 avec uii Arc. R. il. l".

( I ' P.UU l'Ai glois :~i S' . . R. d, E.

?7/. /'.:■( r. C

(d) JnzL ^c Klrip;jl. R. J. K.

(e) Jiùil. cvtraiiriiiinirL;. !l. d, E. (/) y/fi,ci. h'iuii:r./l, R. J. l-:.

.1i

'i.l

1 (■ 5 6.

\\^l\ wi^i-U.

Por.uL' c:.l- ...us.

V.-.n:i!T.- \ i'.lc ruini.'..

T.inq.'ivcn ,

"vii'ic ruine».

Tekkinfa, grand yi.h^c

iés

P.ocs tui!-

j3 \- t » Y A 0 i: s D A N S L'E .AI PIRE

ccroi. Ia5 Anùv.ul-klcurs lui olVriivnL (iiijqucs pivlciis, qu'il rcfuf'i; mais en Ivur alTirunc ([uil n'cniroit aucune clii1inuii;uion [ (7;/';"(/f] d.in.s Ion refus, iS.^ (lu'il n avuit pas «.l'atitrc vue quj de le coni.imKr a luKi^e du Pays, ijui defcnJ. de recevoir Ls prdlni d'un Etranger avant .luil ait paru à la Cour de l'Enipc-

reur {h).

K A y.-c u K V ci\ fitué i\ l'Eil fur les bords de la rivière de Kan , dans un car- ton le plus délicieux du ir-diJe. La \ ille i.\\ (juarréc: elle lI\ re\(.tue d'un haut mur, d'environ deux milles de tour, cv p.rce du quatre pt.rtcs. Smi cr^mmeree cil confulcrable, ie.s rues bien p.ivees, cS: Ls Ldiiices lurt nobles. Elle el termi'v.e à l'E;! par une luuite tour [ bien b.aie. j On voit daiii cett. . Ville un grami nombre de 'l'tiiiple.s cmbeliii de peintures <î^ de (hicu.s. C'w- lui qui renomme KuylKyev^"ti Alyan (/), e'ell-à-dire, lEi^ille deKu\! KycSu, tll un des plus niagniiViiies de la Chine. Les .Murs de ce 'Jcniple ctoicnt en- vironnes de p'.u heurs lits pour (i) les i'retres étrangers, car ces lieux fcrvwr.: ordinairement dT.otcllerie. Des deux cotes du Torche, on voyoit deux IhuUw-s girijanteiques [de pl,:tre,j l'une (jui combattoit un 13ragon, l'autre (juilenuitur, ; nain fous les pieJii, avec une cpee nue à la main. Au-delà de la rivière, l'ur une Iva'-te c>''line, etoit un autre Temple, acconrpagne d'une Chapelle, peti- te, mais curieufe, ou les l'aflans faifoient des otVrandes pour obtenir un Ik..- reux palTige entre les RocIv.ts Os: les 15 mes de fable. [ v^'ils échouent, ils iiu- - putenc Lur malheur ii quelque faute qu'ils ont commife ou à la médiocrité de leur Prcifent. ]

Dans l'endroit ou les deux rivières de Chàng iS; de Kan fe joignent, on trouve un peut de batteuux cou\-ert de planches, vie une maifon de pcage a l'extrémité*.

Lt: i,s' , les AmbaH^uleurs pud'^^rent par t \,y.mmiiùni (/) , Ville ruinée, fur le bord de la rivière de Kan, du cote de ri:.L Les 'l'artares n'y avoien: rien lailTe fab'.lîler de remanjuable ; mais au milieu m.me de (c$ débris on découvroit encore qu'elle dévoie avoir été d'une merwilLufe beauté , ré- gulièrement b:J-ie 6c fort peuplée. Le l'ays voifin produit chacjue année deux moifTons. \^r\^. montagne qui s'oftVe a y:\.\ de di:lance renferme *\^s Mines d'argent, mais la Loi du Pays deRml de les ouvrir. A l'Kil de la nv/me Viile. on apperçoit une aurre montagne [qui fe nomme ilhiu \ dont la pointe lep.r.: / dans les nuées, quoique depuis le pied juiqu au fommet clic foit couverte d'ar- bres & de plantes.

O N ne compte pas pins d'un de*mi mille de Vannungam à l.hv^^rkcn , fixieine petite Ville, qui e*l arrofee par une petite anfe de lanviere de Kan. \iaisd.i"..s i'etat les Tartares l'ont r,.duite , il n'y relie d'entier qu'un feul are éc triomphe.

La l-'loite arrira cnfuite à PfKwÀ'/ (;;z), \"illage confidérable Os: dans ure ffuiation riante, le comm.eree efl aflez llorillant pour tous les matériaux qui appartiennent à la navigation. Du même cote (^n découvre dans l'eloi- gnement plulieurs rochers tailLs d'une manière furprenante , mais à dei/n

ruini.;

(h) Niciîhn'", uhi l'ufi. pn:^. '■(,. (!<: fuiv. (i) vî'^•,-•/. Xlyuu. K. d K.

( ' / ^"â'- '*-'■' ''j."" ':*"•

(!'' liiTîi^ !a Cnrte dc:^ Jv-Tuitcr, c'dl l^'a;.-'- ( »;i'i 'lli.vcnot Lcr.t /'.■ Air ^rf.n.

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i noblci. uii cvtu; .s. C'j- i\yc.SLi, oient en- c ilr\cr.: X Ihraiw-s unuiLiin! icrc, il;: L, p.u- un 1k\;- , ils im- o cri Le lie

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: ruinée , y avoien; Jebris on utc , re- inec deux Ls Mines me Ville. iLc Icp.rd : erLe tl .ù'-

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DE LA C rr r N E, Lrv. T. Ciiap. l

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niint's par les Tartarcs. L'Autciir en remarqua un qui n'avoic pas moins de quarante pieds de iiauteur. On voit aulîi de ces rocs artificiels dans ie Palais de l'F-mpcreur («).

On arriva le même jour affez tard à la petite Ville de Tay-ko (o), fur le bord Ouefl de la rivière, vers laquelle Tes murs font d'une force propor- ^tionnce à leur hauteur. [vS;i lltuation efl charmante.] Ses rues, quoiqu'alfez bien pavées, font extrêmement étroites. Les 'l'artares ont peu refpeéle fes p'us beaux édifices, qu'il ne relie iju'une haute tour Os: quelques Temples. Le 29 d'Avril, on s'arrêta devant la Ville de K'iii-iin-ii^am j nommée au.'Tî K\egiW (/)) , neuvième Ville du premier ordre de la Province de Kyan-H. Elle ell lituée clans un Pays montagneux, à quarante milles de Tay-kn, fur la rive Ouefl: de la rivière Kan. Ses murs font fort hauts; mais tous les édi- fices intérieurs, qui étoient d'un goût fort noble, ont été détruits par les Tartarcs, auxquels les I labitans eurent l'imprudence de réfillcr; à la refervc néanmoins de quelque? Temples d'Idoles, qui fubfillent encore. On en voit un, mais de firutiure moderne, dans une lile qui ell fituJe vis-à-vis de la Ville. Les I labitans alTùrent qu'il fe trouve des ivlines d Or Ck d'arg-nt dans quelques lieux xxàfms.

La rivière devient fort clangereufe, près de cette Ville, par la multitude de fer. Rochers & de lès Hancs de fable, que les I labitans du Pays nomment Ze-pa-tan. Elle demande ici des l'ilotes expérimentes. Le foir on paOa de- {' . vaut Kye-feliwy (c/), \'ille du troificme rang fur la rivière de Clumg, dont le mur a quinze pietls tle haut du coté de cette Ri\'ière. 8a grandcm* ell .' I^d'un mille [oL demi] de circuit, au milieu de pkiiieurs montagnes qui l'en- vironnent.

Lu lendemain on gagna Kya-kyang (r), autre Ville du troifième rang, fituee fur la rive Xurd de la rivière tle Kan , à trente milles de Kye-fchwy, au pied d'une montagne. Vnc grande partie de fes murs s'élève fur la monta- gne, & renferme des terres cultivées. Les Tartanes ont dJtruit la plupart d'Z les édifices. Mais oîi y voit encore un ancien 'l'emple, fameux par fes deux "jJFp. rtes, quinef>nt c^anpofejs [chacune] que d'une feulepiorre. On découvre à }KU de dillance la montagne de iMung, dont le fommet fe cache dans les nues, tandis que fes cotes font revêtus de bois & de pâturages.

V i. R s le foir on arriva devant. S'//;-/tni (j- ), Ville du troifieme rang, à vingt milles de Kya-kyang, liont elle ifell guère différente par fa forme & par fes ruines. Au milieu du mur, vers la Rivière de Kan, on voit une grande Ck fort ."belle porte.

; Lii ?.2, après être partis de grand muin, on arriva vers midi à Tung-c!iing (t) (i) . \'il!e du troilième rang. Sa fituation c'I dans un urriin plat Oit fa |orme (juarree. Elle ell environnée d'un haut mur, qui a plus d'un mille de eireonferenee. Elle a du côte du Nord un Pauxbourg bien bâti Ck fort peu- plé.

NlRfJUfJ'--

165(5. Tay-ko.

D.r":7crs io h Riviàe.

Kya-kying.

Sin kin.

Tmi^-:liiiig.

"iv (n)lls fiint comtmins ihni:; toi!tt.'s los (v ■) 1')''.!1'î !■ -^ Cirto^, c'cl} Kin\iiin:r h-^fn.

;|in!tivs lie In Chine. ( j- ) Si'i tu .''\^'n d;ins Ifi l'n 's.

('! I.i C:irti.' lies IiTiiitcsmrt /v' H."nn /_;«'.' n. (t) •"'"-:'• l'U'' chivg. K. ■.!. )'.

il') D'.ins l;i('jrtL'(lfsjilfii;ti's',A'i «;;«■/// ;.i\ (•:•) 'Il i :')!:'.'^ L<^ en \l':i'< i.i C;ivte ilcj Jl^

( !'' I.i iii;*;.n' Tr.itc imt h'i fd'Ui-b'jun, ik fuites. }■' ec v-.'ttc \',l'o ftir In rivo l'.lh"

( : ,1 . o_.', >.,■.„, /,.,,.,, p., ,1, E.

(»;.■<

. ?.. j ''..

Nan ch.in:: , Capitale de ia i'iovincc d: Kyang-fi.

Le TLlt,T-i,;

s'ofVcnfc qr.J ic's Aiiiballa- dcurs ne loicnt pa? ûUciiXtruUts.

;c V O Y A G E D A N S L'E M P I R E

nlo. Deux grands arcs de triomphe, qui ont ctc tlL'figurcs pnr ics dcrnicros iiucrrcs, rwudcnt encore temoigniige ii l'ancienne beauté d..s ediliCcs. l'n tor- rentimp. aïeux tonibe ^i grand buiit de Li nuiiuagne de Pc-chung , -qui n'ell

oas éloignée.

' Lu 2^ d'Avril on découvrit \dn-iking. Capitale delà Province de Kyang- fi, dont'q'aek|ues-uns lui donnant au ]i le nom. Les M;;gi:]niLs de la VilL- a\- vovèrent d'abord quatre Barques eomnuKJvS a'.i-d.v.mt dca Ambairidcur.^ , pour les garantir des Hancs tle iable en apprv-ciiant de l.i n\e. iîien-tot on l.-s vit partvire eux-mêmes. Apres les premursconijn. ::ens, ilscblig rentle .Man- darin ru:xii:tun de re'^itUwT aux Anib.ilV'.deiirs un '■- leurs deux l'.anjues, qi/il uvoit prife pour Ion ufage. Le lendemain, Key/er fe trouvant indifpofe , Goyer, luivi de tout leur Cortège, vilîta le 'i'u-tang, ouïe Gouverneur. Ce Sci'meur Chinois parut olTenfe de voir rAmbalTade '• a pied; «X: fe tournai:', ver? l'Interprète, il lui dit, d'un air irrite : i\pprene/.que des Ktrangers, v.- nus de li loin pour féliciter fa Aiaj^ile Impériale de l'es victoires èy: de les pret- perites, doivent erre reçus avec plus d appareil. Il ne parut pas plus fatistuit des Mandarins de Canton, qu'il traita d'anes. Kn prenant congé de lui, \'/V:\- balladeur fut étonne de fe \oir pmen.r un fort beau cheval, Cv: un autre p ii: fon SLcretaire, fur lefiuels ils retournèrent tous deux à la Rivière. Au depar'. de la Ilote, les AmbalVadeurs furent falues , des murs de ta Ville, par une Ac-

charcede la ^rofle artillerie. Us avoient offert des pn'fens :iu Tu-tang; m..N .. ^ ^vr. ..r.A. ! .. .^ 1., ^,.,„,.. roiC.r, ,.,... 1,. rrr....,„i-i T., ,.,,

yj. uv

Situntior, ce

Nan-chang

Tcmpl

Kouva.

de

il fe difpen fa de les accepter par la même raifon que le ['grand] 'J'u-tur. Kan-chew avoit apporte aulli pour s'en défendre.

N AN-c 11 A NC eil lituee à [x) quiii/e milles de l'ung-ching , près du grand

prupiictcfilc j^^^. ^j^. Povang, vS: fe trouve environnée d'eau comme une llle. Sa foriiu e!l

ciuarree. Sesnnirs. qui l'^nt fort liauts , ont fept portes, d(jnt quatre font

d'une grande beauté. On voit ifuis la \'iile cjuatre Temples magnifu|ues, ri-

chenunt orius Cv: remplis de llatius ou d'images. Le plus funeux, ([ui fe nonv

me Khi-Ji-hiii, (y), e-l couvert de tu:Ls luifantes. L'entrée oiVre trois ilif

fcrens édifices, ilans le premier defquels eft une Idole, nommée Id/u-Xit., (jui

cfl alVife au milieu d'un grand nombre d'autres [ duns un ficgc fort riche,"] eV '

revêtue, à la manière des anciens Romains, d'une mante cramoifie, (jui lui

tombe furies épaules Des deux cotes, ileux terribL.^ Dragons, eleves cliacun

fur leur pilier, paroilllnt fiiller, en étendant le Cou. Le fécond édifice ell

environne d'une large galerie , (jui ell remplie d'Idoles uu de l'agodes. A

droite, en entrant tlins le premier tle ces édifices, en appereoit un pui'.^

quarré , qui ed rempli d'eau jufqu'aux bords. Il ell fort curieufement orne t.1:

pierre blanche, e\: Ion diamètre e!l de douze pas (z).

Lr. s Chinois racontent des chofes étranges de la Pagode de Kou-va *îv: d- fon puits. Us pré'tend.nt qu'un S.iint de ce nom faifoit autrefois fa demenir^' dans le même lieu; que fa principale vertu ctoit la charité pour les pauvres; que jamais il n'epuifoit fes trJ'ir;, parce qu'étant ha'jile Chimille, il avoit 1: fecret d'un elixir (jiii coin-ertiilMt Cous les métaux en Or; (jue , par l'ordr: de Dieu, il entreprit un jour, [canme un autre Saint George,] de combattre un aflreui Dragon, qui inena'yeit !.i \*ille île ù ruine; & que l'ayant \ainc.;.

Tlillûirc t!c Kt)u va,

nvoit J|u'apres_ i jBiiHe; Ov: ce 'l'emp 'très merv

gi^çlc leur \' Gou verni. je, les ( été force flége de ij fes gens ,

jjj=.détriii!!t,

des MarcHi

bàrcjner tt

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(;•) Ntuliof, uhi fu;<. pag. 59. l^ Cuiv.

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DE LA CHINE, Eiv. î. Cijap. I.

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Kyai\a;- ,'il!v- lu lidcur,; , (t un l.'s \c .Mail- .■s, fjii'il

cur. CV tjjuriKU.'. ;trs, w- les prot"-

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xxc p ii: ui di-p.ir'. r une Je- ng; in..:s .i-ur.g (;•.;.

du grand fiirme e'il KUre ù'in k|ucs , ri- II le ivnvr iri.is ilif- /:i-\u, qui iche,] vS..: :, (juî lui es cluicu". .'ditice c\ ^udes, A L un piii'.^ it orne d:

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xw r«M"(lr:

Cl »nil)uitr<. ..

m vainc.:»

1

g. & (iiiv.

l'nvoic lie contre un pilier de fer , & l'avoit enfin precipiLj dans le puits : Niklii

après une longUv ille; &

vie, Kou-ya s'ctoic va enlever au Ciel, avec tuuée fa fa- i C56 illance pour Tes fervices, Ijs I fi'jit::

jftiiUe; oe cjue par reconnoiiiance pour les lervices, Ijs 1 i iL)itans avoienc b.iCi

ce Temple à iun honneur. Ils racontèrent aux Amballadeuri qu muté d'aii-

'tres merveilLs de cette Divinité. Mais la plupart des magnifiques b.itimjiis

g^âc leur \'ille avoient été ruinés par les 'l'artares. Kuim{a)[_nù a Lyn tung,']

{Gouverneur delà Province, s'etant révolté contr'eux p.-ndantla d.rniere guer-

.le, les (h) avoit d abord vaincus dans plulîeurs batailles. Enluice il avoix

été force (le le renfermer dans la \''ille, où, prell'j de la flimine , après un

fiége de quatre mois, il avoit pris le parti de s'ouvrir un pallage , a\'jc tous

fes gens, au travers de l'Armée 'Jartare, qui eiura aulîi-tut dans la \'i!le & la

j^.détruiflt, [a\ec tous les i labitans.J

Lk :\^, on arriva au Village d'U-Hen yen (t) , célèbre pour la fabrique des Barcuies. On s'y rendoit alors de toutes les parties de l'ICmpire , pour em- barquer de la porcelaine. Il cft (ituc près du Lac de Poyang , du cuté de li Rivière Kan , d* fa longueur c(t de près d'un mille. Le commerce c't florif- Tant 0;^ les cdif'ces d'une grande beauté, l^'es de ce lieu, fur le revers d'unj , montagne, on voit un Temple bien bâti, ou quantité de lampes noires bru- lent nuit tïv: jour. Ceux qui doivent traverler le lac y lacrifient uu Cuq, ou un porc, s'ils le pc.ivent, à la plus alireule Idole du monde, pour obtenir un Jbeureux paffage. On arrofe fon corps e\: Tes f";riiresdu faiig de la vi:>'rr.e. L'u- fage el'^ au'li d'olVrir des pieds de porc, c^'c des éperons ou des cr.tes de coq. ^La chair ell mangée par les Adorateurs, a l'huiineur de l'Idole. IS'ieu.'ijf fut "témoin d'un de ces facriiiccs.

Lr:s 1 lubitans lui dirent que la belle porceiainc fe fait au \'i!!;;;^: d: Sri- horfiiiid (d) (r), (]ui cl), éloigné de cent milles a i'E't, près d'une \'i!lj n-jm- mùc l-'ii l'util i!^^ de la dépendance de Ttin-chcii; <X: iiue la terre vient de //7'tv- C^fcffM, Ville de la l'rovincc de Nan-king. Les 1 labitans de Wiiey-cheu ne peu- vent la fabriquer eux-mcmcs, parce qu'ils ignorent le meMange de la teiie c^ l'eau.

Lk 26, on fe rendit à la grande Mlle de Nan-kang ii cinquante milles de Kan-chang. Klle ell lituée fur le bord Occidental du lac, qui e'I fort fjng Cs: "fort large, dans un canton montagneux. Les murs font hauts, forts, c\: dé- fendus par des boulevards. On voit dans la \'iile une tour bien bâtie. Les rues font tres-tortueulés. La première, qui le prélente en entrant fur la giuehe, dl embellie de plulieurs ares de triomphe; n-.ais les maitons ont peu d appa- 'lence. De la \'ille on decouvie cjuantité de beaux Temples, dont les nrin- cipaux f'nt litués fur les montagnes de f^(iiiig-'':i <s:d l-ccnjlhyu. Il; '.)'"'.t peupKs tlim grand nombre tle Prêtres & de Religieux, qui iiabitent el.acun Kur p.iiLe hute ou leur cellule. Leurs exercices de pieté con'lllent à le dé- lirer le corps à coups de fouet , uans l'efpoir d'une recompenfe future; car ib cr^-iviu a la tranfmigration des r.mes. Les Uabitans de la Ville apprirent

aux

U ficn vci).

ruii.;o.i

h\\. pour 11'. ^loiCLlaine.

Nau-katif!.

CrnnJ i^nni.. hrc lie Ci-U- \ cns.

C<i> .-/•.'/. Kuins. U. (I. !•;. tes. Thevrrot met //'(^/i/T- H- il- K- i, /' ; l.'A'f^'ni^ ilit n:ii;vciiv nt qu'.i;'!-!!"; |.!u- {^ d ) AnpJ Sin'^-tfftno. \{. d. 1'",.

?v\h l):itu!!ts il l\ t ;iilio',f' ûc. U. d. I"., {r ) CoVlcvroit ùirc Kiiig to ching ( ? >.

( r )C l'it i .Mt Cuvli:, kuJ /'Vf) ( 1^ Jcj Car-

j w<"f'. A^'iWf t//(«j'

'**1%-

N . r. u il ''' 165O.

Iîi:kcu.

riviflon

'.Ici/.iii.'.

ci-

r!:rir:r,rc iVpcriiition.

22

V O Y A G K S D A X S L'E M P I R E

aux Ambafrulviirs que l;i. feule montiigne de f^inolyu renferme autant de CIiv. très eu on ccirncc de jours dans fannce. Le l'ays produit beaucoup de elun- vre , dont les 1 labitans fc font des habits d'été.

Le 29, on découvrit la \'i!le de Hukcu, à quarante milles de Xan-kaiig, fur les bords du Lac de Poynni;;, mais dans l'endroit il fj rétrccit, au o,:. droit de la Rivière de Kyang. ( 'n voit au Nord de la \'ille un vieux Rj. cher, qui pend un peu fur la Kivicre, tSc (jui forme une perfpeetivc charnu-;- te par les arbres dont il cfl djuvcrt. ;\u pied de la moniar;ne c!l un Tenip:: d'une magnif.cence égale à fa grandeur. Les murs de la \'ille font fort hauti (S: fort épais. Elle e!l bien peuplée cS: bien b..tie. Le commerce y ell o.n- llderable, 0\: les proviùon;; fort abondantes. On trouve a peu île diiTancc u?, Tu u nomme SJ^c-i-l:uiii>; y c'e!l-a-diie, la cloche de pierre, a caufedu bruitir- les eaux du lac font dans les ten-s orageux, en baiiant contre la montagnj A l'arrivée des A^lbaf^ad.u^^ , les } labitans de 1 lukeu accoururent pour L; voir, a\'ec beaucoup d'adiiura'ion. Mais au l'-n des trompettes , (jue !:; Ilollandois crovoieiu propre à les réjouir , ils prirent la fuite, en pouilant d.j cris de frayeur.

On deflendit enfuite à ÏV.'I par la Rivière de Kyang, qui divife Ki parti' Orientale de la Cliine, de l'Oeeidentalej'ufqu'à Pfn^;-Jc (/), \'illc lituéc der ricre un: lile, à l'Kll de ce ce Rivière, & connue adoll'ee contre de f : haiites montagnes. Elle c!l fr^rt bien b,.tie, ijnoiqu'elle n'approche point.':. Iliik-u, qui en cil à trente milLs. La montagne de vSian (i^), (jui ell pr... de !a \'ilie, e!"!: fi haute d: !i efcarpec, qu'elle palTe p(Mir inacceihblc. I;.. eîl environnée d'e.au ; OîL du cuie du .^ud elle a une Rade sure pour les V.v;- ques. I-a Rivière de Kyar>; cil bordée au ^i:d par une autre mont igne,no:r. méc M..\.v!g , dViU le nom e!l devenu terrible, d.uis toute la Chine, par Li naufrages qui s'y font continuellement. Les Pilotes Chinois ayant rcmari|u: que le Cui;inier llollandois allumoit du feu pour le dîner, liipplièrent à genouï les AmbalTad.urs de ne p:'.s permerMe (ju'il achevât, parce qu'il y avoit, daiii le Lac de Poyang,un certain efprit f( us la forme d'un drag<ni ou d'un gran: poilï n, dont le pouxoir s'ctcndoit fur tiait le Pays, & ijui avoit tantd'avvr- fion pour rt:)ileur des viandes r.^ties &. bouillies, qu'auir-tôt ciu'il en relE;i- toic la n'.oindre imjtre|]\';i , il fufcitoit des tempêtes qui fubmergeoient infu!- iiblenunt l.s Vailleaux. Les .\mbaf]'ideurs curent la complaifance d'entr^- dars leurs craiiUes fuperflitieufes, iS; de fe contenter ce jourda d'un d lU' fruid. _ Vers midi, or. pafla devant deux piliers, qui fnt places au nuhe de la rivière, pour fv.rMr de diviîîiai entre la Province de Rvanu-li Oie celle e. 2\ankipg ('•).

' j) M';l. SyrJiku. il. .!. E

\b) Nicuhofubi fup, pnj. 264. 'c lu:

ic de CI,v p de clun.

vieux Ko-

charma*'-

m 'IViiip::

y cil oon-

iihmcc un

u briiitquj

inoiuagnj

P'Hir lo

que Li

Dullaiu iLi

la parti Ikiice dcr de f,:- L.' point »;: ni cil: pr..- blc. II. ir lc,5 l'ar-

c, par Ij; rcmarqu: i a gcnoiiï A'oit , dans l'un gran: arud'awr- eu rLlll;i- ient iptai!' e d'entre i"un d lu' au mii;. v: celle c.

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Ul-lllillJiiiLlli]

.r);.l\/i/rt, J„:

De Stad vaij ShAIJ-ChEW-F

U-ChEW-FIT, lui NiBUHor

•»?'?

c'. ) , JV vi// V J.

De StaJ) van S II

LA f I pl.ia C^de la dept de Kyang . Elle d\ r. d'une fciiK été dctriii près de 1:

près conin

de Sm:ç^-hi

premier r^i

t'y arrjLcn

Li: 30,

* Pays au Su

murs , qui

& d'v. tendu

Gn voit pr

Vki'.s I & dciici petit-, . renfcriir. la \ liL , Toni;-li l'autrv , n d'abric lis.

O N par de U-pim fenfc c\'n! par un Te life de eu

A^le d'u- Li: 4, lîomnic ai

|5F-(/0 Si.;

■- ( .•; 1 Vu I

0y

D i: I. A C U 1 :\ n, Lrv. I. Cnw. I.

Si. V.

Coiini::ut:.:i: Je lu roi'tc iks yîinlfaJJuJcurs jufq'iii A'/';.'j'/.\; , rr/jv/x rentrée de cette Vruvime.

1-6 ';(l

L

A flotte entra ainfi, le- 29 d'Avril, dans la Province dj N:inkh;;, ou

pljtoc dans Kyangnan, & le rendit à T"n.i^-h. : ow Tniilycit^ petite V'ille

jljp»de la dépendance de Chi-cheu-fti , fitiiée far le bord j Méridional J d.- l.i riviJre

de Kyang, dm^i un canD^n délicieux, au milieu de plulieurs belles montagnes.

Elle dl rcv.'tue d'un mur alfez fort Cs: flanqué de boulevards. Mais à l'exception

d'une feule rue & de la mailun du (îou\erneur, tous les autres édilices ont

été détruits par les 'J'artare.s. J>on c^Mumerce ne confille qu'en bois. iMTc/.

près de la \'il!e, fur le bord de la ri\ijre, s'eleve une montagne nommée

Kyeu-ivhj, ou la montagne à neuf" pointes, dont le fommet le bailfe à-peu-

près comme la tcie du 'l'uurneiol. Deux milles plus loin, on paila contre 1 lile

àe Sai:!2:-h ('')» *^ l'on découvrit dans ce pallage (ii!':Uir^ (!>) (r), \'i;le du

premier rang, cé!il)re par fc^riclienes <ii»; par l'on con^iierce. 'i'uus les li.itirnens

»'y arrjtent, en il: rendant à Xan-king.

Ll 30, on palfi par Jnhhrj^^ (ju'on nomme auTi Cîii-c'ica , Capitale du Pays au Sud de la ri\-iere. IClfe c.'l accompagnée d'un b^au l'auxboiir:^-. Ses murs, qui ont deux milles de circonIVrence, loi'.t liauts dj \'ingccip..| pieds, & défendus. par djs tours Ov: des redoutes qui je pr-fenteiit fur un,; mcnL.igne. Gn voit prés ue la rivière un Temple, don", le clocher ell à fcpt étage^.

\'f. Rs le loir on rel icha à l'ung-Un;^^ \'i!L' de la dépendance de Cin-cheu, & dclicicufenKnt environnée de biùs, de c l'ines iv: de vallons, (^aoinu-' petite, elle c!l fort bien butic, «^i: défendue nu- de bitns murs. Son Tore e'I renfermé dans h ? terres, tîi: gardé pjr ime bonne IVirLerelle , qui enricliic la \'iile, en fiilant la sûreté du commerce. On fait remarquer, prjs de

Tong-liiig djux montagnes

Iniguueres; lune qui eit cclcbre par les eclios; l'autr. , nomPiice Uiuo;, parce qu'elle produit une abondance extraordinaire d'abneois.

On partit de 'i'ong-iing le premier de JMai, & l'on arriva le ,t au Chiteau de U-piin , qui ell lltue fur la J<ivierc. Sa forme e'I quarree, Os: toute ia de- fenfe confi'te dans un bon mur de pierre. Le Cv-iitre de ia Place dl occupe par un 'femple de fort belle Hructure , dont la voûte cil très- haute (Î!c dtco- irée de curieuf.'S peintures. On jetta l'ancre un peu au-delà, fous Ijs murs êt'V-f:: {'i). Ville ftu.'e dans une IHe , fur ks coins de laquelle on a bâti des ! oris de buis, mais fans hommes c!s: fans i;anons pour les défendre. La Ville tl'L'-fu efl: renommée dans toute la Chine pour les armes & Ls lampes.

Ll 4, on palla devant Tcy-tong^ qui elt fi tuée dans une Ifle (e). On la

nomme auiïî Tuy-phii^. Le Pays voilin, quoique plein de rochers & de mon-

' ' '■ tagnes,

Te;

T.îor,i,-"n;

.u-

1-,

v.Iui

y\n!'/r.,'; cv. Cui-cl;..:.

To!-

CiKt:,ui

U fl!.

T.; îor^.

(r ) /f'ij. S,nir-lo. R. il. E. |Sr(/') Si;r la rive Oncfl t\.: I;i Rivière.

■f (f'i N'ui.of. n'-lfun. p.-;. 61. ik fui", f ( ci ) Uu bub-KOU ( I ) , o.iii:; !:i C.ut-; .icv ](:■

(l) ^"J. 'H-i4H.!'jri, r. il. IL.

fuites, i r ) S'.n- !o borJ. Gu J do la Rivicrc , ccmnie

■^s*

4i^'

•1^ I E V H fi

iJ-> ^

tagn lUver

V'O Y A G E 3 DANS L'E M P I R E

.ft tViin? cxtr.T.w r.Tiilitc , (luil doit au lac de Tan-yang , qc,

il pas cloignj au Sud-l'.ll, v!^: îi l^i rivitrc, dont il rc(;oit les eaux p,i

maux. On voit dans rcloigncniv-nc uiu' haute nioiuagnc, nomni'.

Il-à-dire, Vortc h Cid y parec que la lliviére palîe ciurcd.,!,

' vni-/;;A»r'' , ^' ^'

Mor.ti:nc co

;rLe.

\'is-;i-vis de la \'

dcT

lilc J'IIvaii.

...lincs (jui en dcp.ndcnt , comme par une p

^tl une autre Iile, compolle d'un feul rocher, qui a re(;u le nom d7/\j(. de la muhitudj d'oiieaux de nuit cjui s y retirent dans le creux des feiujn (Vil pr.iend que la Ville tl- Tey-tong etoit autrefois magn;.

ou des cawrnes. fique, Ov l'on coimnL

rc-' con id'.rable. Trois belles ti)urs qui (e voient enc t ontirmcr ce temoi4na^e; mais Ls 'l'artar.

Arrivic à N.in-ki; .;.

..1.

du cote de la rivière, llmblent Vont entièr^UKnt ruinée.

Lr. même jour on jctia l'anero devant leSii-fi-mon, ou la Porte d'eau ci: Nan-kin^. Des !e jour fuivaiu les AinhilVul.urs pruxnt des PaLu^iuins

des Sedans, puur r^n-wj

te aux trois (ruuvenKvirs de la X'ille, dont

deux principaux etoicn

t CTiinols nés a Lvau-tong (/). Toute leur fuirc

Ils rcn Ici-.t vifîCv; ak!A trois (juii'.vcr-

i:curs.

r,;;!antcrio H'iine Uainc

D^krlptio-i

accoir.pa'j;noit a cii.val, lous la c^nJiute d un .Xg.nt (jue le )eune \iecr: <le Canton en:retêj:oit à Xan-kii:r , <^ de dcux Mandarins de cetie \'i.',. l'inxenton demeura fur I4 i lotce.

I,K premier (îcanxrnei.r rei.ut Ls Amballaileurs dans la hille d'aireiiihLc. vS: les lit alVeoir près de lui. Le fécond ne les traita pis avec moins de p litelTe (/;\ Mais l'un vS: l'autre iefuterent leurs prelen-; , par les m.T.-.o raifons qu\>n a deji rapportées. !-e tn)i!ieine , qui faifoit la denuure .: vieux palais Impérial, fit entrer les AmbalVadcurs dans la ehamhrv' de lit, < ;. etoit ciuarree, environnée de bancs couverts de fuie, 0^ munie d'une ct..\; (iU d'un poêle pour l'hiver. Ce (louverneur etoit un Tart are de t : bonne mine, qui n'entendant point la Langue Chinoife , fe fervoit de k) fils pour Interprètes. vSa femme etoit pr^fente. Elle joignoit aux agremens u. la ligure, plus de facilite à parkr cjue f n mari. J)ans le cours de l'entretien, elle irairqua beaucoup de curiofite fur la I lollande. Loin de s'elVraver à la \ :. des armes, elle (/)") prit Ti-pee des Amballadeurs (/), & fe fit un amufeiiK" de tirer leurs pillolets. l,a eliamJ^re s'etant remplie de DaiiKs Tartar. . [qui fervoieiit la Gouvernante,] on apporta un grand chaudron d'arme;: rempli de the au lait <î^ au fe! , qui fut plac.' au milieu de r.Airembie. . & flrvi dans des cuillieres de bois. L'Auteur dbfèrve (]ue cette llrte de it;: i;c fe boit jair.ais que dans d.s vailTeaux <le cette miti'-re.

Al' lit s les vilkes, l'Agent conduilk les Amballadeurs à la propre maifiii. 6c leur fit fervir un diner lomptu.ux. Le f )ir ils retiuimerent a bi»rd, p</ury palier la i.uit, ct^mme ils llreut pendant tout le voyage, excepte a Canton, à Xa.i-gan vii: à Peking.

\.'. N-!:iN(î , fins contredit la plus belle \'ilie de la Chine, e(l fituee .t trente-cinq milles de Tay-tong ouTiv-ping, fur la rive Eli île la rivière d: Kvang, au trente-daixieme d.gre de latitude. i>a li.uatioii cil charmante, e^

(f" Nioul^nf nbftMvc niiloiirs ciuo K»; 'l'nr rnifo» pnmlt peu vrnifcmhl.i'.!?. tiro :j liéTi'iiC aux IJjl)iu;is lio o tto IVovin- ( h ) ri-iiri. flic tira I'I^kc iVc. II. ^. V-

Cl-, pnrce qu'iLi étoiciu leurs vnilni-:, (i) Um'- iniirc D.imc l'iiitnrf lit l;i n :'-■

(,7 ' '.'.Aiiunr dit (;;i il ilMiin,i ! 1 1,. i(rc A un clmic, n.it li- tlini-tju île lAin!» ill.kli'iirCw. ••

d'.' !' ^ ( illidtrs. piiiu' (lu'il lie i; ivi.it p;".îirc Uaiuuiunn.1 ù veilc jiiùiU A lu cciia .rc. ..: -..rwiic. !,(. Tiit J.\ vijiùiis Juut^', mais li

4.

-s eaux pi

■y nom m. t-'iurc (1. . Je la \';u

"ois niagni- iciit cncur-, .s Tartarc^

t'-' cl'cau (.!: ntiuins, l; -', dont II; If fiiirc le:

(»ins (.le p -

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lc;nLur>.' .;i tie lit, I ', l'iine ct;,v.' rc d.' t :: voit cL' il> !;rciiK'ns ^:. l'ciu relie;, 'cr à la Vi:. aniufcnu-: i 'l':irt;irc , 'H d'ari^c;;';

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<bnt nav fait long prit le Pc Vafion de province

demi mil dans les i La circoi les l'auxl de plus <

*■ treize po Corps de Il palVoit rêtcrent, delà thi II pas nioiii; Liis p droites i^^

*• éxacl poi retice, 0\

âu'iine pr : Yon de g^efl: ordiiiu puilTein p murs aflc: cent pis i Mareham

3ue des i iamans nom du raéteres ^ haut que feigne.

1 . A ni grandeur trebuchei fleurs fol plus d'un te mille fintr'uuti

m

./'"/'

G>;zrOT van oeu iStwaAT in NAN-KINO, lut >JiEiiHoF,

(k) Nil

pareil tjiiç

(l) N.ii

^Wnr. Cou

^^:%.

DE LA C îl I N E, Liv. I. Chap. I.

a5

"Je terroir d'une mcrvcilleiirt; fécondité. La rivière travcrfe (k) toute h Ville, [' ^ [ & fe divife en piufieurs canaux couverts de ponts. (Quelques-uns de ces bras

Cont navigables pour les plus grandes lîarques. La Cour Impériale (/) avoit feit long-tems fa réfidence à Nan-king, lorfqu'en 1368 l'Empereur HonQ;-vu prit le p<irti de la tranfporter à Peking, pour fe mettre en garde contre Vin- Vafion des Tartarcs. Aujourd'hui Nan-king cfl: le fcjour du Gouverneur des Provinces Méridionales.

De la rivière, on fe rend à la Ville par un large & profond canal d'un demi mille de long, qu'on paOe enfuitc fur un pont de bateaux pour entrer dans les murs. La Ville de Nan-king cfl; ronde, bien fermée & bien bâtie, La circonférence de fon murell: de lix milles de Hollande, fans y comprendre Jes l'Viuxhourgs, (|iii ont beaucoup plus d'étendue. Il cil de pierre , haut (de plus de trente pieds, & llanque de tours & de parapets. On y compte treize portes , revêtues de plaques de fer, cS: girdées continuellement par un Corps de Cavalerie & d'Infanterie. Elles font l)aties fur quatre ou cinq arches. Il paU'oit incLlIamment tant de monde par la porte les Ambaffadeurs s'ar- rêtèrent, qu'on ne pouvoit entrer ni fortir fans être prefle de la foule. Au- delà du mur eft un autre enclos extérieur, pour la defenfe de la X'ille. Il n'a pas moins de deux journées de tour, fi l'on s'en rapporte aux Chinois. Les principales rues de Nan-king ont vingt-huit pas de largeur. Elles font droites <i!: bien pavées. Il n'y a point de Ville au Monde l'ordre foit plus éxacl pour la tranquillité de la nuit. Le commun des maifons a peu d'appa- rence, e!v- n'a pas plus de commodité. Elles ne f)nt que d'un étage. Elles n'ont qu'une porte, iic ne confiH-ent que dans une fimple chambre, l'on mange [C/^^à l'on dort. Pour fenêtre, elles ont une ouverture quarrée [fort bafîe,] qui S^^efl; ordinairement fermée de rofcaux au-lieu de vitres [pour que les palfans ne puilTenf pas voii an travers.] Le toit e(l couvert de tuiles blanches, & les murs afTez proprement blanchis. Les 1 labitans de ces petites maifons n'exer- cent pas un commerce plus riche que leur demeure. Mais les boutiques des gros Marehands f)nt fournies des plus précieufes commodités de l'Empire, telles que des étoffes de foie & de toutes fortes de porcelaines , de perles , des diamans vîSc d'autres richefTes. Chaque boutique ofTre une planche le nom du ATaitre & les marchandifes qu'il tient en vente font écrits en ca- raéteres d'or. D'un côté de la planche part un pilier , qui s'élève plus haut que la maifon, ék d'où pend quelque lambeau d'étoffe en forme d'en- feigne.

La monnoic de la Chine confiée en petites pièces d'argent de différentes grandciu-s. Si l'on ne veut pas être trompé, il ne faut jamais marcher fans trebuehet , & ne pas perdre de vue les Chmois, qui ont des poids de (m) piu- fieurs f)rtes, vîi. beaucoup d'habileté à les changer. (Quoique Nan-king ait plus d'un million d'i lahitans (/j), fans y comprendre une (îarnifon de quaran- te mille Tartares, les provilions y font à bon marché pendant toute l'année. Entr'autres iVuiis, les cerifes y font délicieufes.

Comme

N r K u II 0 F. 1656.

Li Dnir y réiicloit autre- fois.

GrniyJLiir& Fortiiic.rj'jiis dcantc Vilie.

Foniij Ul's niaifoiis com- munes.

Enfo ignés des bou'.i-

(]UCS.

Monnoic de la Chine

CO Ni>.'ulior, uhi f'tp. \^^^. 71. & fiiiv. Il (m^ y!np;l. de d.'ux fortes. R. tt. E. part'it (|iic c,.' ne lontguc Jcs c;in;iiix. ( '; ) (^),u''li]Mt.'s Auteurs font monter leiioin-

('1 N.ui l.iiiy (i.îiiiilc Coui du Sud ; & Pc l^rcdis I labitiuisùtrois millions , Cv prétendent 4slnK. Cour ifu Nord. ou'il ciou autrelbi* de dix millions.

ril. I\ni D

■'i

rs I E t' H 0 F. 1656.

Hcauté tics

(.V|i:icc.> pu-

P.:!a;s I^pj- J.:;l.

Cloche de

Ppl' l'eus que

cette Vill.'i'iit ^ l'EaipCiCur.

],cs Amhr.fr.i-

lifurs viCucnt les curio'Ui^s

Tmir ou Co-

dur lit.- por-

2(î V O Y A G E S DANS L'K M P I R K

Comme h Chine n'a p.jinc dj Ville qui aie etc li relpcctee qncNan- p..nJant la giinTe, elle lurpalle toutes les autres par la hcair.e de Ils ! pL's, de les tours* de les ares de triomphe vîi: de les édifices publies. Lci' Impcrial [litiie au Sud] ctoic le plus magnifique; mais

II

la\

'il!e

qu

, ^ V. . '^ i^ulc p;iriK

i ait été ruinée par les Tartares. 1: conlilloit dans un vallc (|

revêtu d'un grand mur de briques, qui tombe aujourd'Ir.ii en ruines, vi q^ renfermoit une partie e^Mv'idcrable de la Ville. Cliaque Lee avuit trois mil;, iS: demi de long ('/); ifj Ibrte que l'efpaee ir'L.Tieur e!;i>it au li grand (juc , Ville d'IIarleni^ La première pi)rte llrvoic u'entrec da:v unevalbe eour. q eonduifoit a quatre autres granJei cours quarrecs , vS: qui etoit pavée de L\ les pierres unies.

l'artares s'établirent dans des hutes , près d'un Te:r.pie ou d'une i'

Le

gr.de nommée l\in-Uu-f.bi (,')), v^e Jaillirent la Ville aux Chinois. La m des h.iLunens ell une furte de pierre dure, enduite d'un [beau j vernis j

iiin..

qui

lui donn-' le brillant de l'or au\ ravons du Soleil. Sur la port, de la llcui

VJCIJI IV*» v*v_/»«i.- -w ■-- - -- J i -- ..-,

cour du Palais pend une eloehe de dix ou onze pieds de hauteui vie de tivii braffes Ci: demie de eireonlcrenee. L'epailleur du euivie après d'un quart d';,- ne. Ouoique les Chinois en vantent beaucoup le Ion, il parut lourd aux li landois, <îc le métal fort inférieur à celui des cloches de l'Kurop.'.

'l'eus les trois mois on fait partir de Nan-king, pour la Cour , cin»] I' tlmens chargés de toutes fortes d'étoft'es de foie vN: de laine, dont la Ville ti,. prefent à riCmpereur. Cette raifon les fait nommer Lm^-i-J.Kvcn (</), e'ell-- dire, VaiiTeaux des draps du Dragon. L'Auteur n'avoit jamais rien vii de magnif.que. Ils etoient admirablement ornes de toutes fortes de figures. I,. dorure 6: les peintures ett)ient li epailîes, que les yeux en etoient éblouis, l autre prefent de la ^'ille, c'eit une forte de poifTon cjui le prentl aux moii e. Mai »^ de juin dans la ilivicre de Kyang. Les Chinois le nomment .S7-^.7, v.V les Portugais Sdi'cl. On le tranfporte deux fois la femaine, clans des Harq.iu tirées nuit Ci: jour par des hommes; «Se quoiqu'on ne compte pas moins deJvUX cens (r) milles de Hollande jufqu'à Peking, il y arrive frais dans l'elpaced: huit ou dix joura.

Li: s AmlafTadeurs Ilollandois furtoient fouvent, pour prendre l'air <ic \.- fiter la Ville. Un jour ils allèrent voir exprès le fameux 'i'emple (r) fi. n: on a parlé, & la plaine de Pau-liu-fibi, qui contient plufieurs beaux editiees. Ils en virent un tjui furpaflij tous les autres, par la beauté vîi: les frais du [r.i- vail, dans ieHjuel ils comptèrent plus de dix mille pagodes de pKitrc, les uiks de lix pietis de hauteur , d'autres feulement d'un pied , placées en fort bel » :• dre autour des galleries & des murailles. Les Prêtres reçurent les Aniban.!- deiirs étrangers avec beaucoup de refpecl , iic leur ouvrirent toutes les pui- tes de leurs •Temples. Du centre de la Place s'eleve une grande tour ou i.:: clocher de porcelaine, qui l'emporte beaucoup fur tout ce (jue l'art s\ !a àc penfe ont produit de plus curieux à h Chine. Il cil de neuf cuges, 6i 1":

(0) Ogilhy met i.n iniilc d'Italie c'c troii qu;!r:s de inil'c JcHoIhndc. 'fhcvcnot, xin^l nilio pas de If.ri;;.

(p) Àngl. PauliriSli. R. d. K.

{'i) yln^l. Ung i (hwn. 11. d. Ji,

niuuie

(r) (yA\ en font fept cens d'AuRlcterrc (s) On trouve dans î'Kdition de (."nrp'T tier une deferiptinn ((innellc île cp 'IVinplc, tiui 11 c:l ni dan» Ihevcnot 4aiu O^iib)'-

<Bi;,

.^.■»

■«•■!.:U»-„..

Veille (]uarr., lincs , vi q. ' 't trois iru,;.:

[;iMIld (juc .;

itc cour, (j M\cc de L\..

ou d'une i'.;.

vernis jaun.,- ie l.i llcur,„: u" Oi; de Lm,., 'UijUÂrt d'i,- i;'d aux i i .

ir , cinq H.-

la \'ille ti.: ^'Z), ce:k.

rieii vu ik

figures. I,.

éblouis. ['

aux mois .:.

ni .S'/-;, .7, vX

des Harqui.j

tins dedvux

l'eipace J:

l'air ^i \.- .' ( r') d.n:

UX CUlfKVJ.

rai.s du in- rc, Li uiKS urt bel c- s Anib:iii> tes les pur- tour MU i;:: rt Oîi !a cit.'- es, cV l'on niuiuc

\nL;Ietcrrf. lie Cnrp^r- i c 'l'ciiipli' ,

^ -

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Nieiilioi .

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PORSKI.KIIS^K-TOUKN , te N^IVKINC

N^lSTKIlSrG, voU.vns Ntkxhok .

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PO le S K 1 . K ITV K -To U K N , 1 1.

Tnontc huit ( que cl:i:^c cf vertu ILS fuii de differciis ficc font lies ce. Autour I qui rendent met du clocl fif. De la [- au-delà de k les Chinois , la Chine il y

1 . A même ftpulLurc au: Tîiulis par le;

Lr..s lîol! fincérité , d* la Xatiiin. C Tes lui ont a toufer toute

\.v. Vexe dit de fréquc d'amitié. I apprit que 1 Chinois non cette llle. foumcttre ù manière des pofèrent au: ri ère la tétc| confentir à

grés. R. il. Il '^^'f {v) M:ixiiJ 5^*1es tcius. [LVl

J'

C"niinu\

rus()i:

mais o| B^" ne mai] pre fente lieîi «l'iima plu(| Nan-king i très MandJ C) :< paij

DE LA CHINE, Liv. I. Ciiap. I.

s*^

•monte huit (t) cens quatre-vingt-quatre degrés pour arriver au fommct. Cha- que vVAii^c cil orne d'une galLrie, pleine de l^agodes & de peintures. Les ou- vertures font fort bien ménagées pour la lumière. Tous les dehors font revêtus de différens vernis , rouges , verds & jaunes. Les matériaux de ce bel édi- fice font hes avec tant d'habileté, que l'ouvrage entier paroît d'une feule pic- ce. Autour des coins de chaque gallerie pendent quantité de petites cloches, qui rendent un fon fort agréable lorfqu'elles f jnt agitées par le vent. Le fom- met du clocher, i\ l'on en croit les Chinois, cft une pomme de pin d'or maf- fif. l^e la plus haute gallerie, on découvre toute la Ville & le Pays voifin ,

Ni rcii or, J656.

Sa dcfcri^u

tion.

•au-delà de la Kivièrc de Kyang. Cette mcrveilleufc 'l'our fut conllruite par

plaire aux Tartares , qui firent la conquête de la Chine il y a fept cens ans.

les Chinois, pour c.heir & pour

Carnrlcre ; Ciiinoii

"ttï

La même Place ell environnée d'un bois de pins, qui fervoit autrefois de Anciens ftpulture aux Kmpereurs de la Chine. Mais tous leurs tombeaux ont été dé- tnm Vaux des tiioHs par les Tartares. hnK-crairs.

Lr. s 1 îollandois trouvèrent dans les Habirans de Nan-king beaucoup plus de fincérlté, de politelVe, de fçavoir & de jugement, que dans tout le relie de la Nation. Cette \'ille jouit d'un grand nombre de privilèges, que les Tarta- res lui ont accordes, & qu'ils regardent comme la plus sûre méthode pour c- toufer toutes les iilées de révolte (■:).

Lk Père Manuel, Jéfuite Portugais, qui fetrouvoit alors àNan-kmg, ren- dit de fréquentes vilites aux deux Ambafladeurs, & leur témoigna beaucoup d'amitié. Ils fouhaitoient beaucoup de pouvoir écrire au Japon; mais on leur apprit que les paffages étoient fermés depuis trois ans, fur les plaintes des q^' Chinois non razes, qui avoient reçu quelque outrage du Pyrate Toxinga dans cette llle. Cette efpécc de Chinois ell compofée de ceux qui refufent de fc foumettrc à l'autorité du grand Cham , & de fe faire couper les cheveux à la manière des Tartares. C'ell une des premières loix que ces Conqucrans im- pofèrent aux X'aincus. Elle confifte à ne laifler qu'une boucle de cheveux der- rière la tête. Des milliers de Chinois aimèrent mieux foufFrir la mort que de confentir à cette humiliation ( x ).

Ch.no;.-. non* r.v"cs, i5:po'.ir- 01,

dc-

(t) ^lisrl. Cent quatre-vingt-quatre

grcs. R. d. E.

'-- {v) M:ixiinc jiifie & qui a rtHifli dans tons

(Q^tes ttMus. [Cependant les Princes ou leurs Mi-

nières , dans cette autre partie du Monde, font dans des idées toutes oppofces, fi l'oa en peut juger par leurs aftions.] (x) Nieuhof, ubifup. pag. 74. & fuiv. .

J. V I.

Conîinuaîwn de la route , ihpuh Niin-king jufquà hi Province de Schan-tov,

Jr S (QU'ICI les Ambafladeurs étoient venus dans des Barques communes: mais on leur fournit, à Nan-king, deux grandes Barques Impériales, qui H/- ne nianquoient d'aucune commodité , peintes , enrichies de dorures , [ qui re- prefentoient des Dragons ,"] avec une chambre de Mu!:que à l'extrémité. On leur donna plufieursperfunnes delà Ville pour cortège, fms leur ôter les Soldats de Nan-king , qui furent locèsdanslachainLu'edemulique. Pinxenton& les deux au- tres Mandarins cha.ngerent ualfi de Bai-ques , pour entrer dans celles de l'Empereur. C) \ partit It iS ae Mal , (Se l'on palTa par le pont de bateaux , qui ell de

D 2 quatofiic

On tûurnit des lîarqucs

Impériales aux AuibalTu- deuri.

.N' I E r H 0 F. 1656.

Sacrifice.-;

pOliT le t'iKCOs

lie leur vcya-

Wang-fcn. Jc-icn-jnci:.

Rufcs iks Pauvres Chi- 11015.

Rava,^c<;cUi P vraie Kux in-

K cl ufe va- riai célèbre.

,g VOYAGES D A N S L'E M P T 11 E

quatorze arches. En arrivant à la pointe de la Ville , e-cll-à-dirc , à dei;v îvailcsclcSu-li-mon, ou de la Porte de eau , Pinxenton t,t arrêter tou-ela rioite pour faire quelques oiVrandes a 1 Idole d un tdnieux J eniple. 1,,- u. eiitlee'qu.in lui fit pour obtenir un heureux palPage c-iiiiitoit dans un p^rc, des ehcvr.'s ec des coqs. Ee porc & les chèvres , aprei a\-oir été tues C^ na- toies lurent places fur l'autel, devant la pruicipile Idole, qui en avujt p!.. lieiirs petites lur les cotes, 'l'outes les Pa-odes hirent^ arr^kes du l.ui- d., victimes (.'), ^ nettoiees enluite avec beaucoup de loin. Pendant la eue- monie les l'retrcs fe tinrent à genoux, en faifant diverles .irrimaco v.\ {i.^ pronon<;ant des paroles milUrieufes. 1. "autel etuit éclaire par de grands ilair. beaux,' qui brûlent c^.ntinuellenunr. r .-

Dt-i. .\, fuivant à ri:i"t le cour., dj la Rivière de Kyang [ vN: lailant fi;rar_,i- dilifrence,''! on arriva le fuir au fameux Villai^e de//'/«;^>vj. Le jour fuiva:;-, on^'le rendit à Jc-!)cn-:Jccn {c) (./ ) , qu'on nomme aulV. J.u-h (<■), h..- la rive Nord du Kyang, a foixante milles de Xan-kinii;.^ Cette X'ille ell peti- te mais agréable \S: cfun grand cninmerce. Ees édifices lont extremenier. ferrés', & mêles de pluiieurs Temples; les murs aile/, bas, mais épais, a. compagnes au dehors d"un lauxbuurg bien peuple & très-bien bâti. Oe,. tite de'pauvrcs fe prefenterent ici aux Amballàdeurs, pour les amufer pir d,> tours de fouplefle. Oeux en:r"autres fe heurtèrent la tête l'un contre l'aiir -, .ivee beaucoup de violence, tS: n'aurui^nt pas celTe jufcju'à ce (pie l'un > .. fautre eût péri dans cet exercice, fi la compagnie ne leur eiu fait qucl(i';j prefent. L'Auteur vit dans la même \'il!e un autre Mandiaiu, (]ui s'étantmii à genoux , prunoni;a quelques paroles , vS: frappa ti furieufeineiu élu fruiv. contre une pierre runele, qu'il fit trembler la terre autour de lui. Ce f-;:' autant d'artifices, (ju'iîs empioyent pour tirer quelque aumône des Etranger,, quoiqu'il arrive fouvenr (jiie ces rulés leur coûtent la vie.

On apprit aux Amhalfadeurs cjue le fameux J^yrate Koxinga avoit ici em- barque fes f.rces, dans fefperance de furprendre la \'ille; mais que les 1 Li- bitans l'ayant forcé de fe retirer avec beaucoup de perte , il n'avoii pas lailTc de leur brûler plufieurs Vaifleaux, Ole d'en enlever un graïul nombre, lùilirte s étant faill de cinq grandes [& fertiles] Itles fur la Rivière, a vingt mi!le;: de Je-Jen-Jeen, il en avoit fait une retraite pour fes Vaifleaux dans les tœ^ orageux.

Le lendemain au matin, la Flotte rencontra fur la rive [Xorel ) dcKvanc,; prés du Château de Quam-cheu (/), une grande Eclufc de pierre, qui fia l'entrée d'un canal de communication entre cette Rivière ^S: l.i l\i\i'Te-Jau- nc. Ce canal porte le nom d'Eau Royale, parce qu'il a été creufe aux frais de VEmpereur. II y a peu de fpeébcles aufîi agréables. Ses bords f .rinentdeii\ grandes allées de deux (i]) arbres qui lui doimcnt de i'oiiihre*. ( )es deux O" tes, le l'ays oflVede riches pâturages & des bois délicieux, (jui font entrcm.'- lés d'un grand nombre de [riches] Villes <S. de Villages, de belles mailen< de campagne \ de magnifupies eeiifices. ['^'^^'t eela forme un fpectacie .[ui

l'emporie (a) J'.gl. l'e'îCoqs. K. el. l]. ( e) Ubo, ou /.u /-/•'•vr.i, c\\ ur,e NiLl '

il) Mirl. ii parlant cr.trc leur j ilrnt«'ou' viii;;! iniiUs .lu cote^ Je l'Oiicll connue (1 cu.\ & leur Uieu cuaiiit eu tiifeia- / 0-<.i thni dins la Cmw i!cs Jésuite.',

bic; une vive diiput.v R. .1. K. Cei: ui.c Vilie Ju leçon. I ra: ;;.

1 V. T',^'" '^""-i '^' .'' !'■• U J M^' J»-- létaux arbres. K. J. K.

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•vilker le 'l'emp

de lampes bniU

Li- 24 on le

(/), leptieme

Jecn. Sa l'orm

Elle elt dctendi

confirte partieu

vinces, lii /f ",^

découvre à l'I'^l

nuit & jour de

Cette Vil

les y ont le pie

feétions, ([u'oi

cheveux bn

Cependant l'A

pères y vendei

Jan-fe-fu u\\^

nvarchandifes (

nombre de cai

pre lente de gr

travailloit aloi

ne hauteur ex

En partam

& fort près ,

Grand Sultari

oii les 1 labita

minations, la

furieux, pori

darin Pinxent

Li-s Ih.lh

'trange forme

Jehon U) ou

(h^ Ouans;-': (m ) lie llol

(0

DE LA C II i N ;:, Liv. I. Cuat

59

^l'emporte fur-tout ce que l'Afic a de plus beau.] Vers l'entrée du cinaf c^l le '^V fameux Temple de l'Idole Kiiii^-k uii;;. Plus loin, on découvre dan^ l'cloi^ne- 'lemple, nomme Oitdng-iy^iiiii-myw.i (/;), embcllid'uu'j belle LO'ir

ment unauLre

5^1 lix

ctaces.

Les Cliinois [& les 'i'artaresj du cortège maniuoient une f »rte

envie de s'v arrêter, pour y faire leurs facritlces ordinaires de pores, de chè- vres & de'coqs ; mais les Amballadeurs s'y étant oppollis, fous prétexte de niéna"-er le tems, accordèrent feulement à (jUvIcjnes Particuliers la liberté de vifker le 'l'emple, qui ell environne de Pagodes, avec uxi autel quantité de lampes bmlent nuit Oit jour ( /).

Lk 24 onle rendit à ;7W«ii-/f-/i^ que d'autres nomment Vang-cheu-feu {k) (/), feptieme Ville du premier rang. Elle ell fituee à vingt milles de Je-jen- fecn. î^a forme ell quarree, 0\: fa circonférence au moins de cincj milles (m). Elle efl défendue par un bon murOt par des boulevards. Son commerce, qui confille particulièrement en fel, qu'elle envoyé dans la plupart des autres Pro- vinces, la rend une des plus riches Oîi: des plus fameu les Villes de la Chine. On découvre à YEi\ un grand nombre de chaudières, ou les I labitans font bouillir nuit & jour de l'eau falee.

Cettk X'ille ell. célèbre au'Tî par l'agrément & la vivacité des femmes. El- les y ont le pied il'une petitelfe extrême, la jambe belle, & tant d'autres p.r- fe^Hons, ([u'on dit en proverbe: ,, Celui qui veut une femme de taille fine,

cheveux bruns, belle jambe & beaux pieds, doit la prendre à Jang-fe-fii. Cependant l'Auteur ajoute qu'elles ne font nulle part à il bon marche. Les pères y vendent leur, lilles ei leurs fervantes pour la prolliturion. On voit à lan-fe-fu une Douane Impériale, pour le payement des droits fur toutes les nvarchandifes de tranfport. La Ville ell bien b.itie, OsL divifée par un grand nombre de canaux, (jui font couverts de ponts de pierre. Le coté de l'Ouell prefente de grands l''auxbourgs, (jui ontete ruines par les Tartares , mais qu'on travailloit alors à rétablit Jang-fe-fu eft au pied du Hong (;;), montagne d'ur ne hauteur extraordinaire .

En partant, le 25, on découvrit fur le bord du Canal douze fours de pierre; & fort près, fur la gauche, une Ville célèbre Ck refpeèléeparlafépultured'un (îrand Sultaii (")• ^'"-"''s midi, on arriva devant un Village nommé Su:v)-pu, les 1 labitans eclébroicnt, avec beaucoup de réjouiflances, de feux t^c d'illu- minations, la fête de la nouvelle Lune. Ils couroient par les rues comme des furieux , portatit à la maii. des flambeaux replies en forme de ferpens. Le i\Ian- darin Pinxentoti & fa femme allillerent à cette folemnicé.

Li. -, llollandois virent ici, avec admiration , quantité de bar([ues d'une '. trange forme; entr'uutres, deux Chaloupes que les Chiiinis ncMument Long- fehon (/)) ou ferpens. Elles étoient peintes de toutes fortes de couleurs, d:pi-

roiiroient

«

( b^ OMfltifr./Trid ♦nyrTîi. K. <1. 1". li) N'i.i'-.ùt'. tdij'ul'. \':i'A- 79- '^ fjit. (À;' /i.ini. r^sf ch.K fù. R. d. K. (/; Kilt i.fl liiilinoiiiiv.ix'iiaiis h Cirtc des JiTuiti'P ^ il'ii's ri'Mitiwii lie {^.irpciuiir. ^m) lie lluLaiidc , ou (.lix-l'ept «St demi

d'Ani;lftcrrc.

(fi) ^ngl. Ifeng. R. d. i-..'

(n) ("titre ii'tt iiit pas cii ulagcàla Chine, qiuiiriiril s'y truiiw dos MahoiiiLHaris , ouBC dcviiK' pciiiu ici o q.rdii'nd lAutciir.

(/) J Ou Lonj^t.i.(ii.i'n ( 1 X

1656.

pi'.

Beaux Tem

/Vi^rcm.--"! des icmm!.-s de cette Ville.

Tête pour la Nouvellc-Lu-

IJO.

Marques fin- {julières,

( I ) ^■li'tj. l.nf ^i.^n'f•l, i^. li, ■£,

D

K n:i-;ior. 1656-

Ka-vui fy:!.

Origine ihi CanalRoval.

Kau Vf a.

Moiuiin à vent coin- inuns d,ins ce Canton.

Pau ing.

Wbny-ngaii.

V o Y A G !•: S D A X S i/;: M V I R i:

roiflbicnt remporta- T.ir celles qui fervent a conJuire le p.uir.n imp.ri,! \an kiniî -i li Cour. T Klles ctoient conllruices lmi lormc de lerpcnc ci'.-. ;. î-jls Livoient trois mais. L'arriére, ou l:i poupe, etoit charité de lij^ur. de r-Tr -ns , lUtaches iules ruKins de divcrles couleurs , avec tjuaiuite d'eiciiJ ..■;; oudn^àvilions, ornes de trelles de crins, de banderollcs de loie, cS. de lon^i^u.; n'umes Deux enlans fort a-iles, qui s'y tenoient comme lulpendus, amul^ji^n: les S-K'claceurs par divers twurs de l'ouplelîe. Vn (</) autre entant paroilVuit l'u: la poupe même, en liabic bariole. Oie laifuit mille conturlions , auxqii.ii,; ii fembloit t> rce par un Cliinois (jui le tourmeutoit avec une petite lourc:;,. Les cotes de la Barque etoi^nt tendus de iVan^i^es d ( )r Oi: d'Ari^ent. Sous ; < s-'rand pavillon, fort orne de banderollcs vis: d'aendarts , on voyoicdouze groj Matelots alVis, <S: vjtus de l")ie, les bras nuds »\: ia tête cîuirgee de couronn.i dorccs. Ils palTerent f.ir les Parques des Amba'.Tadjurs, pour y faire des civli. tes, qui leur valurent au'Ji-tot quelques prefens.

Liv 26 de Mai, un arriva devant A'(;-v;/f-/v;, nommé au'^i /v<j-yn/ (r), \':. le du fécond rang, près du grand Lac de Py-fcbt ^ qui fournit de l'eau au C. nal Koval. Ancu-nnemenc ,lorfque le palfage ctoit au travers même du Lie les Voyageurs etoient obliges d'amarrer leurs Barques contre cette \*ille, pi- dant le mauvais tem.s. C'ell a cette incommodité que le Canal doit fon (r;- ginc. Il ell a l'Ltl, <S. revêtu de pierre blanche. vSa longueur c(l de foixan:.

fiadcs(.f).

K A u-YEU efl: une Ville for: peuplée, dont les Fauxhourgs font magnifujUv^ ?cs id'ifices font grands, mais ferres. Le Pays aux environs produit beaue „■ de ris, (S: partit un Village continuel par l'abondance de fes maif ns. Due : de l'CXiell, il ell fort couvert d'eau. Comme il y croit peu d'arbres, (U :; brûle que des rofeaux , dont les bords du lac font remplis. Le 11/ , qui c.'; la principale production du l^ays, demande d'être eplucb.e avec i^eaucoup ù. foin, \\ l'on ne veut pas (jue l'iiumidite Uui la feciiereil'e j le corrompe. Cl. ce ([ui rend les moulins a vent [ dwnt les toiles f mt faites de nates ,1 forte r,'.' muns dans le Pays. Us fervent à tirer l'eau dans les tcnis humides, Ci: a l'aiiu ncr dans les grandes chaleurs. AulVi chaciue année produit - clL- Kkxw [ abur..- dantesl moilVons.

Dr Kau-yeu, on fe rendit le 27 a l\iu-'inii (f ), que d'autres nomment aur'. Pûu-Jicv, \'ille du troifieme rang, a vingt milles de la prennere , fur la riw VA du Canal Royal. Elle ell environnée d'une f irte n'uraille, dont la furm. cil circulaire. Sa circonférence ell d'un mille OJj demi. LuC a du cote de l'Kf: le Lac de Schc-ymi^^^ , &. celui de /V-A'/vau Sud-Ouell.

Cettr Ville, que les Tartares ont eniierement ruinée, ctoit autreto;^ belle, riche & fort peuplée. On voit des traces île Ion ancien ctat dans ks Tuincs de fes murs d; de fes édifices. Kntre Ls Baiimens (pi fublillent encore , cil un fameux Temple, hors des nuirs, du c.Jte Xord de la N'ille.

Le 28, on s'avan';ajufqu'a H'h.iy-L^^^dn (^;), huitième \'il!e ilu premier nr

(^; J:i,:;!. «uiicfriis de chaque mi.i , il y £voit une liloii oriiLC de Iwiideiollcs de fuie. Il y en ;ivoit iitic aiurc fur ia pou|>f , m l:\- l)ii barioiO , i]\ù\n Chir.ois toiintuiuoit coi/.i nucllcineiu ;.vec une Tourehc. R. d. !•;.

(r) ^:?/. A'(i;i >,--.u. II. .1. F,

(ij 0^^:b/ met 'des bialRjj ; i;.:iis s';, n:

p.i:jc ;'3s vie '.irgjur, tCl i:nc rrrcur i;;- le'iU' ]

(^ ; . P. .ir^^hynAiw-.-.'.A Cai t4vlcs Ji'ù-!

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y. i.'.i.'.i.

']'.r: Ni;.u!'.i.'f ^jeut éu^

r

ij^drc dans la Pr nal Royal, a ;;& marecageu: lin- autre. Ci. (./). Les l'a Iklencc d'un \ torite imnuvli d,)nne finfpec tu. <k d'autre darij les caïuo par de fortes * tii Nord de la l'une pour les iç^ques le droit d bitans. Elle n qui eoiuient u rempli de Riv grand l.Lie d< des rofeaux pi vin ce.

L i: teins et ks Magillrars leur rendre. I grand dmer. ballade urs a b fer\ iee avec b leur didimula] tugais ; On: cet La l' lot te pendant tout d'une grande d'une extremi. tite de belles firent la vifite /.nibalTadeurs La nuit lu les Barques ei t^nes d'un Cli.ii niais qui n'cll On entra la Rivière de Cil dillicile di

( y ) Paru tcn (3) yiiial- N ( a) Ceit W I f»;;ilby ift iiomin \bj NiculiOf

DANS LA C II I N K, Lrv. I. Chap. I. -]

j>di'C dans la Pi-ovincj cL- l'yang nan. Sa fitiiation cil: Hir l. bord [E(l] du Cii- lul Iloval, a ti-.'iuc mill>' \ii_^l')is d.- Pau-in^ (x) (\), dins lui canton n.'at

doniK- 1 jntpwC

riz OS: d"auti-cs provisions, l'ou; arrjcjr les Inundadons de' la iliVicrc Wliay darù les cantons voi ins, on a (aie deux grandes cclufes , ^1 relève les bords par de tortes digues, ijui rellerreni; dans Ion lie les turrjns qu'elle reçoit du cu- tti ^oi\\ de la \'il!e (h). Les l'"auxbourgs de Whay-ngan ont deux Douanes, l'une poL;r les droits fur les riiareliandiles , l'autre pour faire paver aux I>ar- j^ques le droit de pallage. La N'illel^elL bien b.itie Ck j a qumtitc de riches I la- bitans. Elle n'cll: pas cloignje d'une montagne fort haute, nommée To-chcii (c) ^ qui contient un beau 'i'cniple, Cîc des Cloîtres pour les Dévots. Le Pays e!l rempli de Rivières Os: dj I>acs, encre lefqueis on nomme particulièrement le grand Lac de Sche-ho , Oi: du c Jte de I li,!l celui de liung, qui produifeuc des rofeaux pour le feu; car le bois c!l rare dans toute l'étendue de cette Pro- vince.

Lk tenis ctoit 11 mauvais, à l'arrivée des Ambafladeurs, que le Viccrui & les Magiltrats de la Ville les difpenferent de la vi:ite qu'ils fe propoGjient de leur rendre. Le ALuidarin Pinxenton leur donna, luivant Ton ufage , u!i fort grand dîner. Le foir, un jcl'uite nomnui le PereC;<//.'-.///,Y;i, vint faluer les Am- balîadcurs a Ij^jrd. Il leur parut d'un caractère ou\'ert, <î<c difpofe a leur rendre fcrvice avec beaucoup d'aileci:ion. Dans l'entretien qu'il eut avec eux, il ne "• leur dillinuila point qu'ils trouveroicnt beaucoup d'oppulkion delà parc çks Por- tugais; 0\: cet avis fut alfe-i vérifie par l'événement.

La flotte partit le lendemain. Des deux cotes du Canal, elle n'appcr^ut , pendant tout le jour , que des campagnes delicieufes. Le foir, elle arriva près d'une grande échife, à l'entrée du fameux A'illagc de Siampa (d) , qui cil d'une e:vtreme longueur, Oîc qui prefente, fur les deux bords du Canal, quan- tité de belles maifons & de 'l'emplcs. Les Olliciers de la Douane Impériale firent la vilite de toutes les I5arques, à l'exception de celles qui portoient les AmbalTadeurs.

La nuit fuivante on g.igna un autre Vill:i^c, nommé Ncx-iic-nixan (c), les Barques entrèrent par deux grandes eclufvS. Les I lollandois y virent Icsrui- j^nes d'un Château con'itlerah'e, qui defendoit !a l\iviere-[ Jaune ] <!^Ie Canal; niais qui n'ell point ecluipe à la barbarie des 'J'artares.

(.)N entra le lendemain dans la grande Ri\iere-Jkune, qu'on nomme au:li la Ri\-icre de v'"alran, & dont les eaux font li bourbeufes Oîi. li épaiiles, (lu'il cil dillicile de la traverfer. Vn la prendroit dans reloignement pour un terrain

marécageux

( x) ^nrl. Pnutn. Il .1. E. f )• ) l\ini .:n d.iiis Oi-l'lv. ( z) Ân^l. Nunl KfL R. a. C. ( (j) Ccll If noiT! ijuc lui iloi.Tïci;;!rf,,nr!er. 0:;.',hy In nomme /"'■. ^«; /.rtj?.

ib ) Nicuhof, libiju^, ^>as. ^-

^ %W,

(c) ll'U^ tfi hu ^dn^\■^ Crrto clo» JiîrnKfts. Elle cil a Ji.\ luillci île Wh.u - nuaii , vcr» ro.icd.

K i) .•/•;,?/. SivKf>:i. R. d. K.

s r E r M 0 r I 6 5 6.

délice d'un lM!!!T:i!iC Vice

r&:.

Montagne & Cloitics ilj Vu ^. 1x1,1.

1,0 rÙTcG.T

Coin,.'/, I ûii-

If d'utl c l!\lC-

tèic oini'it.

r.rnnJ \';:- Injjc df .^ium pa.

Ni'}' ro my:;-

Rivicri'-J'iii- ne ou ilt ^Sat'. ù.m.

j; [ F. U II 0 F.

165C.

Tou-ycn-

JTi tant:

Iilc? bot- tantes fur I:î Rivicrc i.ai- ir,

GianrfC;.-

nal d'Inn- yun , cN: fui) ;our3.

52 V O y A c; 1: s DANS UE M P I R E

marJca"-ci!X. Cepjncl:int Ton cours cil fi rapide, qu'il n'y a point do R;ir,]ti{ nui puiïicli r.-moiutr fans ctrc tiicc par un ^ranJ nonil^re d.- M.itclots. Ki:,. v'il lu-i^c u'un demi mille en quclijues endroits, vS: beaucoup plus dans d'autres. Los ciunnis mêlent de l'alun dans les eaux pour les cclaircir.

Le premier de juin, on le rendit à la petite Ville de 'l'uu-yca-hycn (/) (rr)^ qui cil: litucc fur le bord Oueîl delà Rivière jaune, & revêtue d"ini t;rand mur de terre. La plupart de les b itimens l'ont f.-rL beaux ; les 1 1 ibitans en grand rombre,& riches par la grandeur de leur commerce. Le Pays produit beaucoup de poires, deponiUKS, de prunes, de eeriles tS: d'autres truits II n'abonJ. pas moins en tuutes lurtes de gibier, fur-tout en caillesvlli: en taifms.

On continua de delcendre la Rivière pendant trois jours, fans rencontrer aucune Place confKLrabL ; r.nis le quatrième, on arnv.^i devant V'////?;;'-, p-. tite Ville fituee dans un territoire d.licieux, au pied d'une haute montagne. Quoiqu'elle n'ait point de nu:rs , m d'autres batinuns remarquables qu'un Château aflez fort, ion commerce cil grand Olvi fes I labitans f )rt riches. Or. voit à l'entrée de la Ville un beau Temple, ùir une hauteur efcarpec.

La Rivicrc-Jaune cil i'reqiunrce c.iiuinuellemtnt par une multitude de grandescS; de petites Barques. Klle olïr<j auiîi pluficurs l:les HiKtantes. cpii font fouvrage de 1 art. C'ell un compofé de cannes de bambous, Jmiu le tillu e'I impautrable a l'humiditc. Les Chinois b-tilllnt, fur ce fuiuLinent, des luî- tes ou de petites ir.aifons de planches l5c d autres matériaux légers, d ms Icf quelles lis font leur demeure, avec leurs femmes, leurs enfuis Ov leurs trou- peaux. Quelques-unes de ces Ii]es (lotiantes ctnitiennent jufiu'a deux cens familles, dont la plupart fubfiftent tle leur commerce au long de la rivière. Klles s'arrêtent des mois entiers dans un même lie-j , *X; l'Itle s'attache avec des pieux, qui h l'ixi^nt contre les bords de ia ri\'iere. Apres (luelipies heures do na ' Lut _ Pïov'mcc de Scliane-ton , dont il ell l'entrée ( / )

pieux, qui l;i l'ixi^nt contre les bords de ia ri\'iere. Apres (luelipies heures do lav-igation, les AmbalTadeurs palfercnt dans un autre Canal \ Royal] nommc^" ïmi-\iin {h), qui, partant de l'Oued: de ia Riviere-[ Jaune,] travcrfc toute 1,^- ?ïov'mce de Scliang-ton, dont il ell l'entrée (')•

(/; ^/';ç/. Tau-yenhyeii. U. d. V.. Totiyave'ilyn ( 1).

(g) 7;i/;.;>;;i>)! ■j.iiis'Thcvvjnut Ci O^ilby; (h) Ant;i. hvi\un. R. d. E.

lîaiiCariKiuia-, ,7 j;/j"?J-.;r)j( I ;, qui répond ( i _; Nieuhot', idi fup. nag. 86. iSc i Jmi ym-bjcii. Dans la Carte des Jéfuitcs ,

r;>;-.

( I ) w^i.j:. 'Jan jcn jctn, H,. d, E.

(tj -^'l'. 7'4»i->«f»/>,n. R d. r..

5- VIL

Conth-Mtm du loydgc dw.^ la Pr.zvicc de <Si-hiW(<-t'U , jufqu'à Tycnt/wg-'-JX) ddv.:

C'Alc de Pc-che-li , on de Min^'.

LK grand Canal d'Inn-Vun {a), auquel toute la l'rovince de Schang-toin: U') cil redevable de les richelfes, commence dans celle de Kvnng-nan aia\ille de So-f\en (r) {d) , fur laRuiere-jaune, pairccnfuite pur .S'/r'^v .

Vi;Vl.; S-L :',"'« "11* r {^i)l)L Jcs'inOn.cs Cartes, i'a-ivff

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tkeu , dans vSchang-tong, & continue julqn a Lin-fmg (c) , oii il entre dans la JliviL-re Cîucy (/). Ce Canal n'a pas moins de foixaute l'^ciiifcs dj pierre, fans ielquclles il a dans quelques endroits 11 pLU d'eau, qu'il ne fcroit pas na- ^•igable. Chaque Eclufe etl gouvernée par huit hommes , qui prêtent leur fe- cours aux l'artjues pour les palllr.

Li. 6 de juin on arriva devant Kya-kya, Village célèbre par Tes richcfles & par la beauté de Tes édifices. Il efî environné de belles & fertiles campa- gnes, où le romarin croit en abondance. Le gibier du Pays s'en rclfcnt, comme les Ilollandois s'en apperi^urent en mangeant de la chair de Cerf vit

jjrdeDaim [qu'ils forcèrent.] Ils y virent aulîi quantité d'oifeaux de toutes fortes d'efpcce?, fur-tout de Faiians; dk. les 'l'artares prirent plaifirà les leur voir ti- rer au vol.

P E N D A N T trois jours de Navigation , la flotte ne rencontra point de Ville conf'dérable; mais clic arriva le 11 dans un fameux Village, nommé Jak- fcb'm-m {g) ■> aux environs duquel les Ilollandois comptèrent trente -fix Ivllcs tours. Ils pafTèrent au-delà, & pendant deux jours ils traverférent des campagnes fertiles , qui ont de hautes montagnes à l'Ell. Le 13 ils arrivèrent à Si-ning-chcu (/;), Ville du fécond rang, de la dépen-

C^^dancc d'Yeng-cheu-fu,fituéc vers le milieu du Canal [Royal] d'Vun, dans des terres plates & marécageufes , qui font remplies d'étangs & de rivières le poiflbn ell en abondance. On y paye des droits de paflage pour les marchandi- fes & pour les barques. Elle l'emporte fur la Capitale, par fon commerce, par le nombre des liabitans & par celui des perfonnes de dillinclion. Entre quantité de beaux édifices, on y voit deux Temptes embellis de peinture. Les deux côtés du Canal font occupés par de grands fauxbourgs, avec une éclufc pour retenir l'eau extérieure, qui cil quelquefois plus haute de fix pieds que celle du dedans.

'Les Ilollandois curent ici le fpeélacle d'une psche extraordinaire. Elle fe fait avec un oifeau nommé Lotnm , un peu moins gros qu'une oye & peu diiTcrent du corbeau. Il a le col long, & le bec d'une aigle. Les Chinois fe mettent dans de petits bateaux de cannes de bambou, &. placent l'oifeau fur elle le fait. le bord. A la vue du poilTon , il s'élance defliis & nage après lui , même fous l'eau. Il rapporte fa proie fur la barque &. la cède aux Pécheurs, qui lui font recommencer la même chafle. Mais pour empêcher qu'il n'avallc fa proie , ils lui paffent un anneau de fer au col. Si le poiflbn eft trop gros pour fes for- ces , il demande le fccours de fes maîtres , par un certain bruit qu'il fait dans l'eau, Lorfqu'ils f)nt contens de ce qu'il a pris pour eux, ils lui ôtcnt fon an- neau & lui lailTent laliberté dépêcher pour lui-même. [Lorfqu'il n'efl pas d'hu- meur de plonger , on l'y oblige à force de coups.] Le droit de cette pèche s'a- chette de l'Empereur par une rente annuelle; & l'oifeau même cfb li ellimé des Chinois, qu'étant bien drelfé il fe vend jufqu'à cinquante taëls d'argent, qui reviennent à c.nt-cinquante florins de Hollande. Les Ambafladeurs en vou- lurent acheter deux, d'un viw'ux Pêcheur qui leur avoit venJu quelques car- pes; ( e^ Dir.!! les mciiu'- , IV.n l^.nh-ni. ( i ). 'J-ix-hinno. ftî'( /■) |>;;i)N les C.irt' ;■ //' y " (l>) l.cs dciix niôiiics Autours iDcttcnt Cn

(g) DiIms Cari>c'iitier iiw d.iii'; Oji!l)y , c'cll iiingjîu.

Vàchc ex- traordinaire.

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( I ) .4"^', Lit, tjiui'.in',

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Corné, liv.'

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5chantfui.

V O Y AGES DANS L'E M P I R E

mils il rclul'i (le s'en cleiairc, parce qu'il les regardoit comme le fou- Vmi de û famille. Il ne put même apprendre aux I lollandois d'où ces oi- leaux vcnoicnt duis le i'ays, ni quelle méthode on cmpioyoic pour les drcf- Icr. Il les avuic re;us de les Ancêtres <ii (i) n"a\-oit guerestire d'eeluircille- ment fur leur race.

On trouve ici, dans toutes les hôtelleries (S: les auberges publiques, des Comédiens vlic des Joueurs d'Inllrumens, pour aniufer les Kirangers pendant leurs repai. Les provilions lont à fort bas prix dans tous ces (|uartiers. On ne tniroitpa\xr aux lli'llandois que la valeur de deux (I) elcalms par tête, quoi- ou'on leur lervit toujours plulleurs plats, ils ijuictert-Uc Si-ning le jour lui- vant, <S: dans quelques heures ils arrivèrent au \'illagede /V//w-n\//.,' (^), le Etran;îc Canal ie joint a la lliviure de l.ucii Les 'lartares e». les Cliini)is leur rac(m- pw^rieHc Je ^{^i-^i-^i Jes chc^tes uranges de cetie Kiviere; que 11 l'on y jette, par exemple, Tuir"^"^^ ^^ neuf bitons, tix font p^ulVcs vrs le Sud J5L trvjis vers le N^rd. (Quelques I lol- landois vtrifiercnt ce rv.cit par (/;;) leur propre expérience, fans pouvoir pénétrer la raifon d"un li étrange phénomène.

Lk ig ils le rendhvnt à Schan-tfui (;;), petite Place à treize (0) milles de Sining oL de la dépendance de Ven-cheu. Elle ell divilee en deux parties par le Canal, il!c de fendue des deux cotes par un [fort] Château. Sa forme ell;^-> quarree; fes édifices fort beaux & fes murs [trcs-hauts «Sl] fortifiés par dc[j^ gros boulevards. Les I lolkindois virent ici les ruines de plufieurs grands bati- mens, qui avoicnt été ruines par les Tartares. Le Pays voilln elt fujet aux inondations de la Riviere-Jaune , qui fubmerge & entraîne quelquefois des [Villages & des] Villes entières. C'

Le jour fuivant on palTa devant plulleurs beaux Villages, au long de quan- tité d'éclufes, entre des champs tres-fertiles. A peu de dillance de Schan-tfui eft un des plus fameux Temples de la Chine, nniumc Tey-ivjn-miau. Il efl: d'u- ne hauteur Ci: d'une folidité extraordinaire, bâti de pierre grile &. richement orné. Les tuiles qui le couvrent font revêtues d'un vernis jaune; & les murs étant peints de la même couleur , on le prendroit pour un Temple d'Or aux rayons du Soleil.

Le 20 de Juin on découvrit l'u-.iii-fLhjng (/>), Ville Capitale de la Provin- ce de Schan-tong. Sa forme ell quarree. Ses murs font tlanques de boulevards, fes rues grandes Ci: fes maifons bien bâties. On voit au milieu de la Ville une haute & curieufefiibrique, avec quatre arches magnifiques (q)^ defenduepar de fortes murailles & par des tours l'on apperçoit plufieurs grilles. La Vil- le d\ environnée d'un large folle, qui a du cote du Nord un pont de cent- trente-fept pieds de longueur. Du cote du Sud 011 découvre un grand l'aux- bourg, qui, par le nombre de fes habitans , la beauté de fes édifices &. la Tombeau lie grandeur de fiin commerce, peut paiPer pour une féconde Ville. ArEn,onfit "^"' voir aux 1 lollandois un grand tombeau de fer, eleve, depuis plus de fept cens

ans.

Fameux Tcm pic ilcTcy wan niyau.

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(i) Ans;!. ^ leur dît qu'ils n'avoient quo rarement i.k's petits, il. il. l".

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(/) ^i-pj. A'am iruV. K, d. F.

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(■■.) Aii^l. iibuntjui. K. d. L..*

(«) Angl. à environ trente milles R. d. K.

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ans, à rhonneur de quelque pcrfonncpuilTantc qui perdit la vie pendant les guer- res en défendant la Patrie. Lx Pays tfl Jbrt bas aux environs de Tvnp;-ckmij; , mais d'une fertilité merveilleufe. La Chine n'a point de canton qui produiic tant de foie, & les Ilabitans de la Vil'e tirent leur principale fublilhnce de leurs manufactures. On tro'u\'e quelquefois ici , dans Ja mulette des vaches, une pierre nommée N\cu-ming (;), c'ell-à-dire, 'Jaune de vache ^ parce qu'elle efb de cette couleur. Sa groifeur e(l celle d'un neuf d'oye. Elle e(l d'une fub- ilance molle «S: tirant fur la pierre de chaux. (Quelques-uns l'ont prife pour du bczoar. On lui attribue des vertus merveilleufes dans les défaillances ik \cs eva- iiouiflemcns.

Lk lendemain on traverfa le Lac de Xan-yang, qui ell rempli de poiflon; 0!v: Il nuit lliivante on gagna la \'ilie de J.ii:-Jing (j), lituée fur les deux bords du Canal, à trente milles de 'l'ong-chang. Cell à l'extrémité de cette Ville que le Canal joint la Rivière Ciuey, qui lepare la Province de Schang-tong de celle de l'eking.

En arrivant à Ling-fing, les Ambafladeurs apperçurcnt fur les murailles le (njuvcrneur de la \'ille, qui venoit les féliciter de leur arri\-ee; mais il leur déclara qu'il ne pouvoit les traiter comme il l'auroit fouhaite, parce qu'ils n"a- voieiit prùnt encore paru devant l'Empereur. La même raifon lui fit refufer leurs prefens.

L I N -s I N G furpalTe , par le nombre des I labitans , la beauté de fcs édifices , l'abondance de toutes fortes de commodités & la grandeur de fon commerce, les dix-huit autres Villes qui dépendent de celle de 'l'ong-chang. 11 n'y en a pas même qui l'emporte fur elle dans toute l'étendue de l'Empire. Elle a des deux cotés du Canal un grand & fort Château, tous deux vis-à-vis l'un de l'au- tre, qui ne permettent point aux Vaiffeauxde pailer fans avoir payé les droits. Depuis vSchan-tfui jufqu'à cette Ville, on compte cinquante-huit éclufes. La \'il!een a deux tres-fortes, pour arrêter l'eau de la Rivière Guey, qui ellquel- quefois plus haute de trois pieds que celle du Canal. Au Nord de la Ville ell un pont de bois à neuf arches , divifée au milieu par un pont-lcvis dont l'ou- verture fert de pallage aux Barques.

L I N- s I N r. efl: fituée dans un canton plat & fabloneux. La Ville eft grande & revêtue d'un mur de terre bordé de pierre. Son territoire produit toutes for- tes de fruits, entre lefquels on vante beaucoup fes excellentes poires. Hors des murs, du côté du Nord, on découvre un beau Temple , orné d'une haute tour, 'extrêmement curieufe. On y rnontc par des degrés contours,] qui, loin d'être au milieu delà tour, font dans l'épaiireur d'un double mur. La tour même ell un odogone de huit étages , dont chacun a treize pieds & demi de hauteur; ce qui donne pour élévation totale cent vingt- huit pieds (,*). La grodeur de l'édifice e(l proportionnée. Le mur extérieur ell de la même ma- tière que la porcelaine de la Chine, & cifele avec beaucoup d'art. Les murs

intérieurs

''»•) Nj''u-hr,!-vi!^ dansdv"''/ (i ), î^ l'ili-is pioils. fVpciiiIant !i on niiiUiplic los Iniitcta-

t-.'rrcdviiiLi.t iV/i j/ /)«^ç/iM^; iliiis l'upcPtlcv (2). fiis par leur li;iiucur ilc tici/c l'ioils Cv .lonii,

( .f ) J.ir ij.u thiU , il ii'.s l;i <S.\i:\. lies Jcfiii- le proJiiil cil encore luciiialre î-». iiodoiinequc

t<-!! ( 3). cuit huit pi:ds. R. d. K.

[t , ï\ n'y ■! il:irs 1 An -Jois iiui' et: t-vi tgt

N I R r n n t. J 656.

Be.^onr de vache Ci les veruii.

Lac d,

yanj.

Nau-

T.in Hp!^, (grande \'i!le.

Proprielés de Lin-ling.

Beauté admi- rable de la Tour,

,' I J < J .Viril. /v4'._5 R, i'. t.

( : ) .À.^'. \''f«. ■<.••! r_j. K, J. E. (} ) yylMil, Ln-tfii i.'.»H'. R. d. C.

3^

VOYAGES D A X S L'E M P { R F.

y I E f II «■

vnterrJ ihiro i;n Ttiiiplc i'idolcs.

Vu- chine.

Kii cI-.;r,:,Sa benutO i>c Ici

.l'a- chou.

r.ibrinnc du 7:.mfou , 1.- 'lUCut lie la Chine ,

IntcrLnirs foin a un marbre de diverfcs coulciirs, aulVi uni , au Ti kiihiiit qu'une <rb.cc d : r.Mreir. Les g;;ilcrics, qui l'ont nu nombre de neuf, lont auHi de mar- bre, tiiiili en Hji;nrcs ou en pngodes, uvce de belles eK)ehes de briuize à tous ks coins ! fuivant: l'ulaiiie d>.s Chinois.] Les fen:trcs de ces gaLrics font il-r mees de grimes ou d.' barreaux dores. Au fomm^f: de la tnur , un voit la ll,i. tue, en plurr^'. de rid'.:ile cjui prcfide au 'J'emple. l'ille a trente pieds de li;i; teur, <Si les dehors font marquetés d'( >r iS. d'Arj^ent. L.s p.i^odjs cjuienvi ronnent cette tour font d'un travail lîciiri^'ux, iiuVlks peuvent palier pour un.' des principales r.îretes de la Ciiine.

IM N X E N T o N laiila la lemme *Sc les enfans à Lin-ling, L'n Trompette 1 h^ landois, qui mourut dans cette Ville, l'ut enterre, avec la permi'dion du Mx- gillrat, dans un Temple d'Idole?.

En quittant Linlînu; & leCanaL la Tlotteentra dansia Rivière Guey, pour iuivre Ion cours a YVaï (■:■). Le 25 on arriv.i devant la \'illede Vu-chin (.1), à trente milles de L:n-l:ng. Elle ell delicieufement Ikuee au Sud de la Riviè- re, fur la frontière de la Province de Schang-ton^ iS: revêtue d'un mur (juar- rè. Vers le Nord elle a de grands Fauxbourgs, dont les maifons funt le'.les & concigues. Mais les édifices extraordinaires ont ete ruinés par les Tartares, 6c les Ifabitans traites avec beaucoup de rigueur (v).

Le 26 de Juin on fe rendit a K.i-chiii!},^ première Place de la Province de Pcking & Ville du troilième rang , de la dépendance de llo-kycnfu. Son éloi- onement de Vu ching ell d'environ trente-hx (;:;) milles, fur la rive Nord du (.iuev, dans un canton plat & délicieux. Ses murs font hauts Oi: bien bâtis, Tes Fauxbourgs tres-magnifiques , fon commerce étendu vS: les I labitans en grand nombre. Les Ambalfadeurs ne s'y arrêtèrent point, mais, en continuant leur navigation, ilsdecou\'rirent la fourccde les richclîes dans de valles campa- gnes plantées deCotoniers, qui bordent les deux côtés de la Rivière & qui for- ment un commerce brillant dans tous les Pays voilins.

Le 28 on le trouva devant Ta-chcn , (jue d'autres nomment U-kwrj («)> •'■ dix-huit milles de Ku-ching. Cette Ville ell lituee fur le bord Oriental de la Rivière , revêtue d'un mur de trente pieds de haut, & fortifiée par des boule- vards Ci: des tours. Elle dépend de Hu-k\cii-f:i. Ses maifons, (|ui font bien bâties, plufieurs 'l'emples , qui lui fervent d'ornement, & de gra ids faux- bourgs, qui s'étendent jufqu'aux bords de la Rivière , lui donnent un éclat extraordinaire. C'ell le grand Marche de la Chine pnur le Zdm-f>\( , liqueur compoféc de ris, qui tient lieu de vin aux Chinois. On tranfporteleZam-f)u, de 'J'acheu dans toutes les parties de ce grand ICmplre. Les 1 labitans racontè- rent aux I lollandois qu'à dix milles de la Rivière, près d'une \'ille (jui fc nomme /A (/'), on trouve un Etang nomme /«., dont l'eau devient auili rouge que du fang lorfqu'on y jette uu bâton; vit (|ue s'il y tombe quelques

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Ct') Suivant îaCar'e iics.Jerui.tcs, cette Ri vicrc couk' .tu Nuril-Ell.

(.v^ C'clllc iidin qu'cl'c porte i!;!n« la Crutc fi. s Jcfuit'j?. O.'^itliy, (jui la noiiiiue ici Utin , k corrige cnfaite.

( v ) Nicuhnf, uhi fitp. it.if;, yj. & lui\'. fji -Aniil. vin::t trois millfs. R d. K. (a) liKii-; Ici Cartes, ce nom cl} ci-rit L kyan hyen {k, placé quatre milles au Suit \ 1 ) {bj ll)rn-h'j(n, ilaui les Curtvi.

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uey, pour diin (.1), : la Rivic- mur (juar- luiit l.clks 'l'artares,

rovince de Son L'Ioi- e Nord da )ien b.itis, abitans en L'ontinuanr tes campa- tS: qui fur

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.ntal de la des boule- i font bien a ids faux- t un (iclat: , liqueur /ain-fou, is raconte- Ile (jui II' vient auili ; quelques feuilles

(. iSl fui\'. { d. K.

<•!) l'crit L m Suil ^ 1 )

DE LA CHINE, Liv. /. C

37

tô-

: «te

iciiil'es des arbres qui'croiiLn: fur fjs bords, elles fe ch:t:ig:'nt auTi-c jt eu

hirondelles (t).

Li- m.'mc jour on s'avança jurju'à T.iry-^'.tim y X'ille !1l'.! Je dans un Pays plat, qui s'ctend jufqu'à l'Océan, fur la Kiviere Ciucy , mais à d^iw cens p.ts de fes bords du côte de l'EIl, & dépendante de Ilo-kycn-fu. Cette Place joui: feule du privilège d'être gardée par des Chinois. F.lle e!l quarrée, d:fendut* par un bon mur & par un folle large & profond. Ees champs qui l'environ- nent font agréablement plantes de toutes fortes d'arbres fruitiers. A la ibHi- citation du Mandarin Pinxenton , Nieuhof (S: quel;jues ".irtres Ifo!laj"idoi3 Pj mirent en marche, fous l'efcorte de dou/.e Soldats 'l'artares, pour aller vuir dans la Ville un lion de fer qui eft au milieu du JMarclic, On: dont on leur a- voit vanté la grandeur & la figure terrible. Mais, en les voyant approcher, la frayeur {d) faifit les Cliinois & leur fit fermer les portes de leur Ville.

Le 2 de Juillet on jetta l'ancre devant la Ville de Saug-io (e), à cinquante- cinq milles de Tong-guan (/) ; fur la rive droite du Guey. Cette \'ille, qui efl: à quelque diihmce du bord de la Rivière, e(l revitue de bons murs, & préfente, fur les d^ux rives, de très-beaux fauxbourgs. Elle (g) n'eft pas moins bien bâtie , moins peuplée & moins riche par fon commerce. Les 'J'artares, qui compofent une partie des Ilabitans, y font en plus grand nom- bre & de meilleure f)rte que dans les autres Villes les Amballlideurs avoient palVé. Ils s'emprellerent de venir à bord, avec beaucoup d'appareil, pour les féliciter de leur arrivée. V.n defcendant au rivage, les I lollanÙGis pairé- rent fous cinq vieux arcs de triomphe, à rElt de la \'i!le. La femme du Gouverneur fit prier, [par un vSuklat,] Nieuhof tS: queKjucs autres perfoiî- ncs du cortège de fe rendre chez elle. Us furent conduits dans une grande falle , elle les attendoii avec plu'leurs Dames Tartares, magnifiquement vêtues. Elle preflli Nieuhof de s'alTeoir , & lui fit diverfes quellions fur la Mollande. Cet entretien fut fuivi d'un magn'fique fellin. Le mari de cette Dame jouilîbit de la plus haute fliveur à la Cour Impériale, il étoit alors.

On quitta Sang-io, le même jour , pour arriver le foir au Village de T n- nau, fitué vis-à-vis un Château très-fort, les 'l'artares avoient une nom breufe garnifon. Les maifons font de terre ^S: paroillent autant de chenils, di- gnes d*: leurs brutaux Ilabitans, qui ne vivent que de pillage lorfqu'ils peu- vent furprendre les paffans.

Le 3 on gagna Siini-ki-t/ycn (/;), Ville du troifième rang & de la dépen- dance de llo-kyen-fu. D'autres l'appellent Siug , pour abréger ce nom en re- tranchant deux fyllabes. Elle cil lituee fur la rive droite du Guey, dans un terrain plat & agréable , à dix milles de Sauii-io. Cette \'il!e cil bien peu- plée, fans être fort grande. Son commerce ell confidérable, comme celui de la plupart des autres Villes fur la même Rivière. Pluriiurs beaux édifices , qui

fubfiftent.

('•) Ces J.'iixllemiirqiicsfabuleurcàfi' trou- vent dnri!. la ncCcriptioii ilphi Chine p:iv Marti- ni. ri.ut-vticli)iU-cHcspriri'sik' lui, nulli biLii cinf plii(iL.Mis autres qu'on .lUiil'ue iu aux Chiiioi;.

( d ) !'.■'}• ^loi.f (lit (]uc It's Chinois cuicia i^cuv {. '• / 'i'jiCV^'im »ks ilollaiidois. R. il. K.

( f ) -t-ifii^i. Tuntr (juan. {g ■* l'yJnrJuisdi: que cc font !cs Fnuxbouv^;? qui l'ont aulli bien b;.tis,auni;ieupics,auin richcK u!cCein:iicrC'.', quu Ij \'illc in'.ar:. K. i-l. l".

X I r. V :i ;•

i Ji'.

LionJjfr--

S.m;', . .

p-lft-'lo

(i'uii'j Goù- vcriianct. 'l'ai' Mie.

Sr.v. tfiv:..

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53

VOYAGES DANS L'E M P I R E

K : r.u 11(1 F. 1656.

1;û.

\n.

Ilollc nuT- vcillciix lie l'iinciciiiio Ar- c'"):tjài;:o

Chiîioii-'.

Kt (.IcVOf.io!!

'!■:$ Chinois.

r,..î;rc(ic lU'i^iciif,:s

Ciiuiuilcs.

Comment les C!-.:i;oii le

dcfcnJi.'iu djs

Tycn fins-

w^v.

fub^llcnt encore dans (^ii murs & dehors, rendent témoignage qu'elle étoit au- trefois niagninq'.ie. Le Pays voilin n'a point d'autre élévation qu'une collinj nommée .S'f, dont le fommet forme une plaine riante & fertile. 11 cil bien fourni de bclliaux , ^liv: Tes rivières ne le font pas moins de poiflbn.

On defeendit le lendemain à ^';/i^^-(«-(/\r;j(/), autre Ville du troificme rang *1 dépendante de Ilo-kyen-fu, à huit milles de Sing-ki-tfyen. Elle n'ell m grande, ni peuplée, ni d'un grand eommeree; mais tres-torte, & défendue par quantité' de tours vS: de boulevards. (Quoiqu'il s'y trouve quelques beaux cdilievs, la plupart de fes mailbns font petites & de nulle apparence. Sen principal ornement conlîlle dans fes Temples. L'Auteur en admira un, qui c!l lltuc hors dwS murs , en pleine campagne, *!n: qui donne une merveilleull- idée de l'ancienne Arcliiie-clure des Chinois. 11 elt compofe de trois étages, clevés fur un piedellal de pierre. On niontc par quelques degrés. Le pre- mier étage eil orné de grandes portes , & les coins de la voûte font fupportes par de fumpcueufes colomnes. Le fécond & le troifieme étage font éclaires pir de magnifi-iues fen jtres, & foutenus, comme le premier, par de grandes cokmmes. Toutes les faces font embellies de fculpture, vS: de cha.{ue coin pendent quantité de fonnettes. Mais le dedans de cet édifice ne repond point à la beauté du dehors. Les i lollandois remarquèrent aulli que la d-'votion des llabitans n'ell pas au'li vive ici que dans les \'illes précédentes. Une partie d.- leurs Pagodes ttoit tout-à-fait nue. D'autres n'etoient vêtues que de nattes, avec des bonnets de paille pour les garantir des injures de l'air.

La Flotte paila le même jour par Sing-yo (0(0» ^i"^' dutroifième rang, fous Ko-kien-fu, &. fituée fur la droite de la Kiviere, à vingt milles de Siiig- h. Elle cfl accompagnée de très-beaux fauxbourgs. A l'Ouell de la Place on décuu\re un valle ôîe haut Temple, environné d'un mur, & décoré aufîi d'un très-b.au jardin. C'eJl: un Cloître de Religicufes, oii les Hollandois n'obtin- rent pas la permillion d'entrer, parce que tous les hommes en font exclus. A l'Eft fe prefente un autre Temple & trois curieux Obélifques, élevés par la Ville à l'honneur d'un fameux Général, qui avoit mérité cette dillinélion par fes fervices Militaires (m).

Vers le foir , les I lollandois furent furpris de voir le Peuple aflt;mblé en troupes, pour fe défendre contre les fauterelles , qui vilkcnt régulièrement le Pays dans cette faifon. Elles font amenées en l\ grand nombre par le vent d'P^ll, que Cl mulheureufement elles defcendent à terre, tout efl dévoré dans l'efpace de quelques heures. Les llabitans parcourent leurs campagnes, en- feignes déployées, tirant, pouflant des cris , fans prendre un moment de re- pos jufqu'à ce qu'ils les voient tomber dans la Mer ou dans quelque Rivière. Un efcadron de ces dangereux infectes fe précipita fur les Jiarques des Ambaf- Hideurs & les couxrit entièrement («). Mais on trouva bien-tot le moyen de s'en délivrer, en les chaflant dans la Rivière. Le même jour on arriva dans un Port-de-Mer, nommé Tycn tjing<vcy.

( i ) 5/)i/f h cien ( i ) dans Ogi!4)y, & Sinio- ciricnii<; !,i raffon qu'on :i donnée Je toutes ce?

iviM daijh 'l'iicvcnot. ililî'éicDC.s.

(k) /tr.gl. Shi]-ye. R. d. K. (m) Niciiliof, Ti'-i/H/'.jiag. 99. & fuiv.

( l ) ThcveliCt e^crit Sinj] Icyheen. yo\\^2 (u) Niculiof, iOid.

( I ) ^.-.J. ^l'-i ifiict. R d li.

5. viir.

•Jieetoitati- 'unc collinj Il cft bien

ifièmc rang ;lle n'dlni C dcfcncluc tjues beaux .'ncc. Sun ■a un, qui itrvcillcull- -)is ctagcs. Le prc- fupportes claires par le grandes ^aque coin )ond puint l'otion des :; partie de de nattes,

}mc rang, -'S de cSV;;^- i Place on auffî d'un is n'obtin- xclus. A vus par la iftiun par

^mble en ilièremcnc r le vent »'cré dans ;nes, en- nt de re- Jli\'ièrc. s Ambaf- noyen de i dans un

toutes ce? îc fuiv.

Vllf.

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KCminJcs i'.'tir-s Jit A>t\ju ./f l' empereur . '5 Gixmt* Voo rliovs-M v«ti > KriL»r« Palvi* .

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HootiUtaa va.»! (.'"HINA,op ^ t^ Graacl<>n «ri r^^ Mmuiit«n Noo ratr ureetU»-

TYE ne ' autres jo *# dans cclli I la Rivicr '% vicrcs, c I un Chatci I tlîng-wcy ^1 vingt-cin( 1 Icvards.

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1 bord ; ma

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Îiu'on avo ibcrcr fuj moyens q Après ce ' ter à Peki fuivrc.

Deux fous Pckii Tyen-tfinj bourgs foi rc des Va jfplendider |J>f[pour les quelques J

(a) Cctt plus (Jc qiin It"; Villes qu

Cm te des J li'itiiU pns Anihairulci

.n', il pris 111! Cette Jcrnic

omis plutiu ont inféré J Uoii uiiyu.

Tt- <S\yM'"

DE LA CHINE, Liv. I. Ciiap. I. 39

l. Vil r.

Arrivée des AmbaJJadeurs à Peking , &? leur réception.

TY E N-T S I N G-W E Y (a ) cfl une ( h ) des plus grandes Villes de la Ciii- ne pour le Commerce; & l'un de Tes trois principaux Ports. Les deux

1656.

Troi;; prin- cipaux Ports de la Chiiif.

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■^V ,!tf«\rf!iA

autres font Canton, dans la Province de (^uang-iong, ^ 'jc-jau-jecn (c) (d) dans celle de N'anking. La lituation de Tycn-tfj'ng-u'ey eft à la pointe Eli de la Rivière de J\king, près d'un Bras-de-Mer nommé Kaiii; (r), ou trois Ri- vières, qui fe rencontrent, font défendues dans le point de leur jonction par un Château trcs-l'ort. On compte environ trente milles de Sang-lo (/) aTven- tl'mg-wey. Cette Ville eft dans le fond d'un marais, environnée cl un mur de vingt-cinq pieds de hauteur, & flanquée d'un grand nombre de tours & debou- i Icvards. Elle efl: fort peuplée & remplie de l'cmplcs. Comme tous les Vaif- |i féaux qui fe rendent à Peking de toutes les autres parties de la Chine doivent f toucher ici, & que le Port ell un lieu libre, les marchandifes ne payent au- ||»cun droit [ ni en entrant ni en fortant , ] on y voit aborder faiis celle un grand A nombre de Bàtimens.

'" L E Gouverneur «S: les Magiftrats vinrent complimenter les Ambafladeurs à I bord ; mais Pinxenton eut radrefll de fe faire rendre la première vilitc. En- Jlfuite les Ambafladeurs furent invités à le rendre dans un Temple magnifique,

S' [u'on avoit préparé pour les recevoir. Le but de cette Aflembléc étoit de de- ConreilquI ibérer fur la manière dont ils dévoient fe préfenter à l'Empereur , & fur les Ce tient en fa- S moyens qu'ils dévoient employer pour mettre les Grands dans leurs intérêts, vcur desHoi- Après ce Confeil, le Mandarin du vieux Viceroide Canton fut chargé de por- ter à Peking la nouvelle de leur approche , tandis qu'ils fe hateroicnt de le fuivre.

Deux jours après il fe rendirent à Jo-Ji-ivo (g). Ville du troifièmc rang Jofivro,

fous Peking, fituée fur le bord gauche de la Rivière, à quarante milles de

Tyen-tfing. Cette Place efl: de peu d'étendue, mais bien bâtie. Ses Faux-

\^;bourgs font riches & fon Commerce llorillant. Les droits de paflTage qu'elle ti-

■; |re des VaiflL'aux, montent à des fommcs conlklérables. . Le Gouverneur traita

^Ifplendidement les Ambafladeurs dans fa propre maifon. Il refufa leurs préfens,

[pour les raifons déjà alléguées] mais il ne fit pas difficulté de leur demander

quelques flacons deaurofu, qui lui furent envoyés.

. !

(a) Cctto Pince ell éloigiK^c de la Mer de

fiUis (le quarante milles d'Anj'Ieterrc. Toutes L's Villes qui font numiiiiîes ici entre Ton quan- /)>•«■) cS: 'lynifing ne le trouvent jias dans la C.'iite des Jéfuito i de forte que fi elles n'y iK'Uint pas d'autres noms , il faut que les Anihalladeurs cuflent palTc^ par un canal qui \\\ pas marqué dans les mêmes Cirtes. Dans Cette dernière fuppofltion , 1. s Icifiiit.saurnimr. ^oiiiis iihiliiuis \'i lis, quoiqu'ils vi>;cI:ir>.iH(]u'ils f}ont iiiféié .ians leur Carte toutes les Villes des Uoi» riiiys.

Le.

f t ) Ângl. la plus grande. R. J. E.

(c) Jejanjeen. R. d. E.

(rf) C'tll j)eut-être J-cbiiig-bycn, dont on a parlé ci dclliis.

(e) Ou Golfe de Lyautong. Kr'Cf j -'^"2^- S'i'^g . ''^ (^'ans Ogilhy Sing lo.

(g) Dans Ogilby c'-H Joc-jkvoe ; dans i'he- venot, Goe-ftwol: c'efl piobablemeiitjo lia- fi n de la Carte des Icfuiîei; mais il n'cft pas marqué ici conmiQ JJy eu ou Ville du trciiiùnc rang.

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chemin.

Ton)» r'-.ci!.

T. T. IciuL-nn'.n !,i l'iottc piifl'i tlovanc Fn-rhcu (/-) , qyc d'autres nnmm::: 'A'.v'ù <)::, Vilio lia troiiicr.iw' ranj^ lous IVkinji;, a quinze milles de jo-li-v, , iS. iuirLj J.ms un c.mton forLa;^reabL' , fur L- bord g.iuchc de l.i Riviciv. Ki;; n'cll pas grande: mais Ici maifnns y font bien bitiesOi: les cditiees publics du- ive beautc\x'raordi;iairc. Onyadmirc parciculièremeni. p'u'ieursarcs de triun:- pl-e. Du cjLade l'I'-:!, h'T.uies murs, qui lunt fort hauts, vliL: revêtus de tourj 6»: de boulevards, on découvre un Lrès-bcau 'Icmple a\cc une magnitiquc :oi- à neuf crag.'S.

Lf. t^ on arriva devant i^.:'.'-(A.?'/-:i'.''v, ou S:):-hi, à douze mi!I:s de To-ch:: t\. quatre de Pekinu; [de laquelle elie dépend.] F.ile c!} liruee fur la rivc};:;;-, elle, très-peup!ee, bien furtifite & munie d'un bon rhiteau. Au centre àc !.; Ville on voit un bel are de criomplie de pierre p;rire; ^S; du côte du Sud , :ii lar.Tc pont de pierre à cinq arches, q u a quarante-deux pas de longueur Ci: i-ji eil couvert de U'airm*;.

C r. fut dans cette X'ille que les AmbafTidcurs quittèrent leurs Rarques p^:- achever le vovage par terre. 'J'outes les marchanJifes qui arrivent pour P.' kin!^, f-'U ici d-cliartrces, ou dan î la Ville voiline, qui le nomtne Toni^-ch (i). Jolies font tranfp.rtecs parterre fur dus chariots, ou fur le dos des :s.:i è: des mulets (I), que leurs nuitres tiennent prêts pour l'arriveedes Barqu.;, & qui fervent ain i a la fubnitance des pauvres Habitans |_qui n'ont que cj::; feule refTjurce.'j

I.r, m'>me jour, on vit arriver, do Peking, le Mandarin dont les Anibaïu- deurs s'ctoient fa't précéder. Ji leur annonça pour le lendemam l'arrivée c. viirj;!;-'; .atre chevaux Ov de plu'lcurs chariots, que le Confeil leur en\>)v ;; pour tranlporter leur battage Cv: leurs prefens. Tout étant dilpofe pour ie:: départ, ils commencèrent leur marche dans cet ordre: deux Trompettes pr.- cédcieiU le cortei^e, à quelque dillarce. Ils ctoient fuivis du Porte-étendin, qui port^ijt le pavillon du Prince d'Orange. Enfuitc venoient les Ambiiû- deurs , aecompagnes de quelques Seigneurs Tartares Ci: de plulieurs Offieur; bien montes. Le corps de troupes qui les avoit efcortès depuis Canton, T. voit immédiatement. Il ctoit ccmpole de cinquante Soldats, rangés en 1'^:: bon ordre au'-our des prcllns Oi: du bagage. La route de IVking etoit extronu- ment mauvaife. remplie d'intgalitès eV de tant de trous, qu'à chaque pas :> ciievaux s'y cnfon^-oint julquaux langles. Cep.n.lant on y voyoic autant d: monde, de clievaux èv de \-oiturco, que dans la marche d'une Armée (/).

Lk i" on traverfa la Ville de T(>n;^-clîeu, (]ui efl fituècdans un terrain trj- bas iS: fort profond. Cette l'iaceell grande & revêtue d'une forte muraille. Tn autre mur la divife en deux partie . Ses rues (o-m mal pavées (/«), mais i.; beaux édifices y font en grand nombre. J.e Pays efl: apireable & fertile. A- Y'ùs avoir accepté quelqu \s rafraichiiremcns, dans un 'l'emple qui fe préfente Ci.r la route, les AmbaiTuLurs continuèrent leur marche après midi & gagne-

:nt les fauxbourgs dv.

'eKiug

à (Hiiiize cens trente milles de Canton.

L?

<Z0 T; ;/■'•.• 'i> dnrs Tlicvcnor

fi) V',';; /;;'« dnns 0.;i!!jy, û Te\t^-fifi

thrs T"l-,c'.-(.r.or. ( /: ^ C^rpcntior dit qu'or p'iit n'!er j-nrcnu

jn'"(;u'à PcJ.inp;; ir.'lis r,ue rr;;!i;v r lir l'a Jiî-

fvH lu en r.ivcur des. pniivrcs Hihitans.

(/j Nicihnf, uhifu\ png. 103.

( m ' l: Atï^lAs d'à .^u'e'.lts ne font point;» vécs. Jl. d. h.

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llw jo-lî-v, , ivicrc. Kl.: publics di;. "S lie irii)";- tus de t v..ri nitiquc co',-

dc Fo-ch:: l;i rive g :■:■.■' rentre de '.\ Kl vSiki , ;;•;

;iieur vS»: *j'ji

irqucs p^:- ne p'Xir ?:

los des ::r.:j les Harqi!.:. K que c:::r-

es AnibaîL- l'arrivcc :. Ljr cnvnv ;; e pour i.:: ipettcs pr.- e-{itendan. :s Ambaiû- rs Offie:.-; an ton , f;..- f^és en r^r: it cxtrcir,-- que p:is :> c autant o: .éc(/). ^Trainrr.-"- iraille. l's mais i.î crtilc. A- fc prefen'u' . i & gagn:- titon.

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DE LA C H IN E, Liv. I. Ciîap. I. .^/

Ils entrèrent dans la Ville par deux portes magnifiques, Cv: mirent pied à terre devant un 'lemple, leurs guides les invitèrent à prendre un peu de repos, en attendant l'arrivée du bagage. A peine y furent-ils entrés, qu'on leur annonça le Kappade de l'Empereur , les Agens des Vicerois de Canton Oiîi pUiIkurs Seigneurs de la Cour , qui venoient les féliciter de leur arrivée. le Kappade portoit un faucon fur le poing. On leur fer vit des rafraichifTe- mens de plulieurs fortes de viandes & de fruits. Leur bagage ayant paru, \c »î< Kappade compta les chariots vie les vifita foigneufement , [ pour s'a/Tiirer qu'il ne nianquoit rien au bon ordre. ] Enfuite ils furent conduits, avec beaucoup de pompe , jufc}u'au logement que l'Em.pereur leur avoit fait préparer. Il n'ctoit pas éloigné du Palais. On y entroit par trois belles portes , féparées par de grandes cours, & les batimens étoient renfermés dans l'enceinte d'un grand mur. Le foir, une garde de douze Tartares fut placée aux portes a- vec deux Olïicicrs, pour la sûreté des AmbafTadeurs &. pour leur faire fervir toutes les commodités qu'ils pouvoient defirer.

Le lendemain au matin ils reçurent la vilite de quelques Seigneurs du Coii- fcll Impérial, accompagnés de Tong-lau-ya (a), premier Secrétaire, & de lieux autres Mandarins, nommes Oiian-lau-ya Ck Hu-lau-ya. Le dernier étoic Secrétaire du Confeil , quoiqu'étant Etranger il n'entendît point la Langue Chinoife (o). Ces Députés venoient de la part de Sa Majellé Impériale &

^'^~àc fon Confeil [pour féliciter les AmbafTadeurs , de leur heureufe arrivée, &] pour s'informer de leur fanté, du nombre des gens de leur fuite, de la qualité de leurs préfens , de la perfonne qui les envoyoit & du lieu d'où ils étoient venus. Ils leur demandèrent aulli quelques éclairciflemens fur leurs udiges; & paroilTant admirer tout ce qu'ils entendoient , ils continuèrent de leur faire diverfcs queilions fur les circondances de leur voyage , fur leur

j^Pays & leur Gouvernement , [[de la même manière qu'on l'avoit fait à Canton. ]

Cependant, comme il leur refloit quelques préjugés contre les I lollan- dois, fur la qualité de Pyrates que les Portugais leur avoient attribuée, & que ne pouvant les croire établis dans le Continent , ils les foupçonnoient de n'ha- biter que la Mei ou des llles; ils les prièrent de leur faire voir la Carte de leur Pays. Les Ambaffadeurs ne firent pas difficulté de la montrer. Ils la prirent, pour la faire voir à l'Empereur. Il refloit un autre embarras fur la nature du

U^^ Gouvernement 1 lollandois , parce que [les Tartares &les] Chinois n'en connoiflant point d'autre que le Monarchique, avoient peine à fe former une Julie idée de l'I'cat Républiquain. Les AmbafTadeurs fe crurent obligés d'em- ployer le nom du Prince d'Orange, & de feindre que les préfens venoient de la part. Alors les Chinois leur firent plufieurs queilions fur la perfonne de ce Prince, 0!c leur demandèrent s'ils étoient de fes parens; parce que l'ufage de la Chine n'admet point d' AmbafTadeurs étrangers a l'audience de l'Empereur,

s'ils

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rcçoivonc le Ln.îciîKiin.

Explications cnibarranan- tes peur les Ilolîandois.

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fn") Ti'tip;Un!ivca {\) il.ins Tlnvcnot, & J'oi'.g lot::i (2) ii;u"iS (.)4;il)y. /.-(/•>■» llL;Mii]i.' S' 'j;i;eur DU M"itrc; titre eo'iinuiii cletousi(.,s Uliiciers Chiiiuij , tivils iS. i!r.ht;iiiC!) , que les

f •)

To:t:l}iiVii» R d. E.

Portiifinis ont nommés MauJaiin .

( 0 ) Il ctoit peut-être Séeietuire pour '.i Lan- gue Turiure.

( :} -^'j/. TituiUvi», K. d. îi.

^n

N t P U H 0 F. 1656.

Continua- tion lies prc- iiiitrcs llI'c- monicj.

I.os Am- baiTudcurs

font a])pcllés ai' Con:";.:!.

Forme de AlTcmblcc.

j.'fiiitcMan-

42 V O Y A G E s D A N S L'E M PIRE

s'ils n'appartiennent par le Hing au Prince qui les envoyé. Ils citèrent l'exemple des Aniballlideurs de Corie & des Iiles Liqucfes, qui ctoient venus à la Chmc l'année pa'cédente. Enfin, dans l'idée de lu Nation Chinoife, l'Empereur ne pouvoit, lans fe rabaifllr beaucoup, recevoir au pied de fon'J'rone desEtraii- iicrs d'un rang intérieur. Les AmbafTadeurs repondirent qu'ils n'avoient pas fiionneur d'être parens de leur Prince, & (jue l'uùge de leur Pays n'etoit p-.is d'employer des perfonnes de cette diilinction aux Ambalîades. On continu;! de leur demander ([u^'ls etoient du moins les Emplois qu'ils occupoient à la Cour, quels etoient leurs titres dans leur propre Langue, combien ils avoien;; de perfonnes fous leurs ordres & de quoi ils tiroient leur fubfillance. Les Am- bafladeurs, pour dctoumer apparemment des quellions embarrairantcs , nom- mèrent le (.îouverneurCrencral de Matavia, & ces deux noms firent naître aux Chinois d'autres idées, lis demandèrent ce que c'etoit que ce Gouverneur &t]uc Batavia. L'n des AmbalTadeurs repondit (jue le CJouverneur ( ieneral , pour l'eteu due du Commandement , pouvoit être compare aux \'icerois de Canton ; qu'il gou\ernoit tous les Domaines de Hollande aux Indes Orientales, <5i: qu^' Batavia, qui en etoit la Capitale, etoit le lieu de fa relidence.

Les Mandarins firent à chacun des 7\mbafladeurs un prefent de cinquante taéls d'argent, & prirent congé d'eux; mais ce fut pour revenir prelqu'au même inftant [fun après fautre] & leur faire de nouvelles (jueflions. L'un,;;^^ envoyé par l'Empereur , leur demanda la communication de leurs Lettres de •créance. Elles furent portées à la Cour, avec beaucoup de cérémonie, dans un grand plat d'argent couvert de trois pièces d'écarlatc. Un autre \int de- mander à voir leurs armes, & voulut f(,-avGir comment elles avoient ete fabri- quées. Un troifième fe fit expliquer de quelles armes les Hollandois fe fervoient a la guerre, avec quelles Nations ils (/>) avoient des alliances, & s'ils etoient en paix ou en guerre avec les Portugais. [Il en parut cinq ou {"w autres,] Ck>^ les mêmes revinrent cinq ou lix fuis, avec les mêmes commilllons. Enfin, reconnoifiTant leur importunité , ils s'excufèrent fur les ordres de l'Empereur , qui avoit beaucoup de curiofité pour les éclairciffemens de cette nature.

Sur le rapport de ces premiers Commiffaires, le Grand-Maître, ouplutotle Chancelier ((j) de fEmpereur, envoya, le jour fuivant, deux Gentilshommes aux Ambafuideurs , pour les avertir de le rendre au Confeil Impérial avec leurs prefens. Le tems étoit pluvieux. La crainte d'altérer quelque choie aux pré- Icns, leur fit fouhaiter qu'on choifit un autre jour; mais on ne goûta point leur excufe. N'ayant pas laifle de fe rendre au Confeil fans y faire porter les prefens, on rejetta la propofiticn du moindre délai, parce que l'Empereur etoit réfûlu de les voir le même jou»*. Aulli-tot qu'ils les eurent fait apporter; en les prella de s'afTeoir, fans aucune marque de refped pour une fi augulle AiTemblee.

Le Chef, ou le Préfident, étoit afTis au fond de la falle, fur un banc fort large & fort bas, les jambes croifées comme nos Tailleurs. A fa droite ettnent deux Seigneurs 'l'artares, dans la même lituation; à Çà gauche, un jefuite, nomme le Père Adam iS'ca/igfr ( r ) , natif de Cologne en Allemagne, qui avoit

vécu

( p) -^'KrJ. ils avoient ûtc en friicrrc. R. li. K. chef. Vril) CV-ll le nom ijuc Carpinticr lui don- \ij~,.r) Ou Schaal fclon d'autrci. ne, mais Ogi'.b/ r;iii[)C'llc le Gouverneur en

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écii depuis près de trente ans dans les iionncurs , à la Cour dePeking. C'étoit n i f. u h n ?.

un vieillard d'une figure agréable, qui avoit la barbe longue- & les cheveux rafès; vêtu, en un mot à la Tartare. Tous les Seigneurs du Confeil étoient afljs confufément , fans aucune diftinftion de rang ou d'âge. Le Chancelier même avoit les jambes nues & n'étoit couvert que d'un léger manteau. 11 adrefla un compliment fort court aux Ambafladeurs, & les prefla de s'afleoir. Enfuite le Père Scaliger vint les faluer fort civilement, dans fa propre Langue , & leur de- manda des nouvelles de quelques perfonnes de fa Religion, qu'il avoit connues en 1 lollande.

Dans cet intervalle les Mandarins de Canton, & Pinxenton même, qui avoit pris des airs fi hauts dans le voyage, s'employèrent comme des portefaix à tranfportcr les caiffes les préfens ètoient renfermés. Le Chancelier les en tira autli lui-même , en faifant diverfes queflions aux Ambaffadeurs. A chaque réponfe qu'ils lui faifoient, Scaliger, qui fervoit d'Interprète, aflTùroit qu'ils parloient de bonne foi ; & lorfqu'il voyoit fortir des caifTes quelque prè- fent curieux , il lui échapoit un profond foupir. Le Chancelier loua plufieurs desprefens, & déclara qu'ils feroient agréables à fEmpereur. Pendant cet in- ventaire , un MelTager de l'Empereur apporta ordre au Père Scaliger de faire plufieurs demandes aux Ambafladeurs , fur leur Nation & fur la forme de leur Gouvernement , & de mettre leurs rèponfes par écrit. Le Mandarin- Jéfuite obéit; mais il ajouta malicieufement à fon Mémoire, que le Pays dont les llollandois étoicnt en poflieffion étoit autrefois foumis aux Efpagnols, & qu'ils y avoient encore de jufi;es droits. Le Chancelier l'obligea d'effacer cette ré- flexion , parce qu'il étoit à craindre qu'elle n'indifposàt l'Empereur contre les llollandois. Il ajouta qu'il fuffifoit d'expliquer que ces Peuples poffédoient un Pays , & qu'ils y vivoicnt fous un Gouvernement régulier.

Tandis que les Secrétaires tiroicnt plufieurs copies de ce Mémoire, le Chancelier, prelîc de la faim , fe fit apporter une pièce de porc, qu'il mangea fort avidement, quoiqu'elle fut à demi-crue; «& même avec Ci peu de propreté, qu'on l'auroit moins pris , dit Nieuhof , pour un homme de dirtinftion que pour un Boucher. En finilTant, il donna ordre au fils du vieux Viceroi de Canton, qui réiidoit à la Cour, défaire apporter à dîner pour les Ambafla- deurs. Auiri-tôt que les mets furent fervis, le Chancelier fe remit à manger avec la même avidité, & tous les Seigneurs Tartares fuivirent fon exemple. Mais les Ambafladeurs, & Scaliger même, ne purent toucher aux viandes, parce qu'elles étoient prefque crues. Le Chancelier, qui s'en apperçut enfin, fit lever tous les plats , tSt l'on vit paroître un autre fervice de toutes fortes de fruits & de confitures. Il preiTa les Ambafladeurs de faire porter les refl:es à leur logement; mais ils s'en défendirent dans des termes civils (s\

S c A L I o E R leur raconta , que trois ou quatre mois auparavant il étoit arrivé à la Cour Impériale un Ambafladeur Mofcovite (f) , avec un cortège -de cent perfonnes, pour demander la liberté du Commerce à la Chine une fois l'année ; mais que l'Empereur avoit peu de penchant à leur accorder cette

faveiu:

I(5j6,

(j) Niculiof. ubifiip. png. io6. & fuiv. (t) Cïtyit appurt minent Sandcr ( i) Ja-

(1) ^'s-' 'i'"/»'-. R. d. E.

cowitz Boicof, dont les Voyages paroîtroiu ici dans i'aiiklc de la Tartarie.

On apports les préfens aa Confcil.

Mémoire que le Min- darin Jéfuite fait pour l'Empereur.

Malpropreté du Chancelier Chinois.

Fellin.

Aml)Liti' deur JMu'.co- vite.

F 2

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Le? prtllns