Smithsonian Institution ihraries .(yu Alexander Wetmore 1^46 Sixth Secretary i 9 5 5 4^ DE PREPARER, MONTER ET CONSERVER OISEAUX AINSI QUE Ifs |Jtt|JtUons et autres Snsccics, PAR P. EVANS, PR^PARATEUR NATURALISTE , Membre de I’Academie de I’Industrie agricole, manufacturiere et commerciale. MENTION HONORABLE POUR L’EXPOSITION DE 1849- Surtout des animaux consultez I'habitudc, Conservez a ohacun son air. son attitude, Son maintien, son regard : que I'oiseau sembie enror Perche sur son rameau, mediter son essor. (^Dklille, Georgiifuea fran^aiaea, chant iii.) * OEUXIEME EDITION. Prtx t 1 fr. c* / PARIS, rjIEZ L’AUTEUR, QUAl VOLTAIRE, 3. 1850. L’ART DE PREPARER, MONTER ET CONSERVER LES OISEAUX. Paris. — iaipiinieric Schneidlu, i'lie d’liirfurth, i. L’ART DE PREPARER, MONTER ET CONSERVER LES OISEAUX AINSI QUE lea Ipapillona et autrca Snafrtca, PAR P. EVANS, PREPARATEUR NATIIBALISTE , Membre de I’Academie de I’Industrie agricole, manufacluriere et commerciale. WiENTION HOKORABLE POUR L’EXPOSITJON DE 1849. Surtout des animaux consultez I'habitudc, Conservez a ohacua son air, son attitude, Son maintien, son regard : que I’oiseau setnble encor Perche sur son rameau, mediter son essor. (DsLiLns, Georgiijucs franfaiseH) chant in.} DEUXIEME EDITION. I»rix s B tv, Co PARIS, CHEZ L’AUTEUR, QUAl VOLTAIRE, 5. 1850. t -ruAVs v'i jm.mmg:y Ta n:m:om \n3mmm '/KIA5I8IO ml 1 '/A' ■ ^ , ftirttoa' Is;jsiiu.'%ft£| e.s; !^8MAYJ .'1 'Uh 5!ii( '.f*li') A’l ‘ifo :r:\-,;' mm 13 iwiTiiaisjI'j ,j-’-.j S*Jii(.ffTOn xuKmHAWii , . /' jji iiH itue ISO wy- «W<»,U(h ». jiy'/n :":Ui.''.'l riomaiii Efifi^jzuia ,g .sfliATJ'o? mi:* (kL (,11s mz INTRODUCTION. La taxidermie, ou Fart d/empailler les oiseaux , est un art d6ji ancien ; mais il n'y a qu’une trentaine d’ann^es qu’on s'en est occupe ayec succes, en France seulement. C’est a M. Dufresne, chef du laboratoire du Museum, rlont nous avons recu les lecons, que nous devons les pro- gres dans cet art : aussi il sera noire guide dans nos demonstrations. Il en est de Fart d’empailler comme de celui de la calligraphie. La plupart tra- cent fort mal les caracteres d’ecriture, ( 6 ) faiite de metliode ; de iiieme ^ sans prlii- cipes” le pins grand iiombre monte les oiseaux d’nne maniere si defectneiise qoe I’ceil du connaisseiir s’en detoiime, et beaucoiip d’amateurs oM rejete avec degont le scalpel, ne pouyant, malgre un travail attentif et assidu^ parvenir a donner a im oiseaii ses formes, son atti- tude et ses proportions. Quelques ouvrages ont deja paru sur la matiere que nous traitons; mais aucun n'a encore atteint le but qu’il devait se proposer, par la raison qu'ils ne s'expli- qiieiit pas d\ine maniere assez detaillee sur les differentes operations de cet art. En publiant Fouvrage que nous offrons an public, notre intention est de mettre cet art a la portee de tout le monde, tant ( 7 ) par la modicite du prix que par la clarte et la precision avec lesquelles nous nous sommes efforce de detailler toutes les operations de la preparation et du mon- tage j et dans lesquelles nous avons ap- porte quelqiies modifications que nous osons croire avantageuses ; car ce n'est qu’apres plusieurs annees d’experiences que nous nous permettons de Toffrir au public. Nous esperons done que les amateurs qui consulteront notre livre obtiendront, avec iin peu de pratique, des resultats sa- tisfaisants, et que les personnes qui n’aii- raient pas encore pu reiissir^ faute d’une m^thode assez explicative, vaincront fa- cilement les obstacles que Tignorance leur aura fait rencontrer. ( 8 ) Si cependant nous n'avons pas 6te assez heiireux pour nous faire comprendre de quelques personnes , elles pourront se presenter chez M. Evans ^ qui s'empres- sera de leur expliquer ce qu'elles desire- raient savoir. L’ART DE PREPARER, DE MONTER ET DE CONSERVER LES OISEAUX. PREiyillRE PARTIE. CHAPITRE PREMIER. DE LA PREPARATION (1). II faut d’abord s’assurer si Toiseau qu’on se propose de preparer n’a pas ete sali en (1) On trouve chez I’auteur un tableau lithographie re- presentant fidelement , et dans un ordre suivi , la marclie des diverses operations de la preparation et du montage. ( ^0 ) quelqne endroit, soit par dii sang on tout autre chose, car, clans ce cas, le premier soin a prendre est de lenettoyer, chose tres-facile a faire, ainsi qu’on va le voir. De I’eau de riviere, dans laquelle on a fait dissoudre un pen de savon, et nne petite eponge fine et douce suffisent pour enlever presque toutes les taches ; il faut avoir soin, surtout sur les oiseaux dont le pkiinage est delicat et soyeux, de frotter doucement et toujours dans le sens des barbes des plumes. Lorsqu’dn pense avoir bien enleve la salete, on lave bien a I’eau claire; on etanche I’eau le plus pos- sible avec dll Huge sec et doux, en lampon- nant plutot qu’en Frottant; et, pour achever de seclier, on saupoudre avec du platre ta- mise; on laissece platre jusqu’a ce qii’ons’a- percoive qu’il soit bien imbibe d’eau ; alors on le fait tomber, ayant soin de remiier et de soulever legerement les plumes avec le bout des brucelles. On saupoudre de nouveau, et on reitere cette operation jusqu’a ce que le plumage soit entierement sec. ( ) Oa passe uii fii dans les narines; on le none sous la mandibule inferieure ; on laisse depasser cefil d’une longueur de deux pouces environ. Ensuite, on elend I’oiseau sur line feuilie de papier, on prend exacteinent sa longueur, depuis le bee jusqu’a Fextremite de la queue, et on divise cette longueur avec un compas, de la maniere suivante : 1" Du sommet de la tete au haut des ailes; Du haut des ailes au haut des cuisses; 5° Du haut des cuisses au talon ; 4” De la hauteur des talons au bout des ailes ; 5® Enfin du bout des ailes a celui de la queue. Au moyen de ces mesures prises exacte- nient et tracees sur le papier, on est assure de remettre Foiseau dans toutes ses propor- tions. On place Foiseau devant soi, sur le dos, la tete du cote de la main gauche. On ecarte a droite et a gauche les plumes qui couvrent ( ^2 ) I’abdomen^ on les maintient avec les doigts de la main gauche, et, prenant le scalpel de la main droite, on fait une incision longitu- dinale, depuis le haut du sternum, os qui s’appuie contre la peau de I’estomac, et qu’on continue j usque vers les premiers muscles de Tabdomen. On ecarte un peu les bords de Tincision, et on saisit un de ces bords avec le bout des pinces a dissection, si c’est un petit oiseau, et avec les doigts, si c’est un gros. On le souleve, et avec les ongles, ou avec le bout du manclie du scal- pel, on separe la peau de la chair. Lors- qu’on aura ainsi detache la peau d’un cote, jusqu’a I’aile, on saupoudrera avec du platre tamise, et on fera la meme operation de I’autre cote. Lorscjue la naissance des deux ailes est ainsi decouverte, on les coupe pres du corps, a I’aide des ciseaux courbes. On detache la peau pres du cou, afin de le cou- per aussi a sa naissance, le plus pres du corps possible II ne faut pas negliger, pen- dant toute cette operation, de saupoudrer { ) avec du platre, pour eviter que les plumes ne s’attachent aux chairs, ce qui les gaterait, les arracherait, et rendrait Foperation dif- ficile et presque impossible a continuer. Apres avoir, comme nous venons de le dire, coupe les ailes et le cou de maniere a les separer du corps, on decouvre les cuisses, et on les coupe dans Farticulation du femur avec le tibia. Avant d aller plus loin, comme beaucoup de personnes ne connaissent pas bien les noms qu’on donne aux differents os des jambes et des ailes, nous allons les expliquer. Les doigts sont la partie de la patte qui sert a saisir Fobjet sur lequel Foi- seau est perche, et au bout desquels sont les ongles. Le tarse est la partie mince de la jambe, presque toujours ecailleuse, et c’est au haut du tarse qu’est Farticulation qu’on nomme le talon. L^os qui part du talon et va en avant est le tibia, et enfin du tibia part le femur, qui tient au corps, et c’est dans cette articulation que Fon coupe. Les mem- bres, ainsi que le cou, separes du corps, on { ) prenci d’niie main le liaut du tronc, et on ecorche en descendant, en se servant des ongles et du scalpel au besoin, pour deta- cher la peau. On continue d’ecorcher jus- qii'au croupion, agissant toujours avec pre- caution, pour ne pas gater ies plumes ni dechirer la peau. Dans les oiseaux gras sur- tour, la peau est extremement delicate, et par consequent facile a dechirer. Arrive au croupioii, 00 tennine par un coup de ciseau qui doit separer le corps d’avec la peau, en faisant bieii attention de ne pas cooper trop pres de la naissance des plumes de la queue, car on les ferait tomber. Le croupion d’lm oiseaii est presque tou- jours tres-gi as ; il faudra done avoir soin de lebien debarrasser de cette graisse, en grat- tant avec le scalpel, I’enduire ensuite d’une couche de preservatif, et le saupoiidrer de platre; puis on le retourne sans effort, afln d’eviter d’allonger la peau dans cette partie qui, quand elle est retournee, doit former line espece de poche. Le corps ainsi enleve, il faut s’occoper de debarrasser la peau da reste des chairs. On s’empare des pattes, qn’on repousse de deiiors en dedans, afin de les depouiller, et, toujours avec je scalpel, on met Fosde cette partie enlierement a decoiivert, puis, avec du coton et des etoiipes, on le garnit en lournant autour, de maniere a rendre a ia jambe sa grosseur et sa forme primitives ; on la couvre de preservatif, ainsi qye la peau, et on la remet a sa place, en tirant doiicement la jambe en dehors. On s’occupera ensuite des ailes, qu*on re- foulera, ainsi qu’on a fait pour les pattes, de dehors en dedans ; elles sont un pen plus difhciles a nettoyer que ces dernieres, parce qu’il se trouve, a la deuxieme articulation, deux os places Fun pres de Fautre (1), d’entre lesquels la chair est assez difficile a (1) Le premier os, en comptani a partir du corps, et qui s’ariicule avec lui, est nomme Xhumerus; les deux autres, qu’on trouve enpuite pres i’un de i’aulre , dans leur lon- gueur, sont le cubitus et le radius^ et enlln les autres par- ( -ie ) enlever; on y parvient cependant avec un pen de patience et de precaution. On doit faire tout son possible pour conserver bien intacts les deux os donl nous venons de par- ler (le cubitus et le radius). On verra, au chapitre concernant le montage, combien cette recommandation est necessaire. Apres avoir degarni les ailes de leur chair, on donnera, ainsi qu’aux autres parties, une coughe de preservatif, et on les remettra a leur place, en s’y prenant comme pour les pattes. Mais il ne faut point garnir cette par- tie de bourre, ainsi que nous le recomman- dons pour les pattes, car ces bourres gene- raient pour bien replacer les ailes. Pour les gros oiseaux, on fera bien d’ou- vrir la peau des ailes en dessous, et dans toute leur longueur ; il sera bien plus facile de les nettoyer ; on preservera, et on recou- dra ensuite Fouverture. ties qui terminent le bout de Taile sont le melacarpe et le carpe. { n ) Maintenant ii s’agit de la sete. Avec le bout des doigts ou celui des bnicelles, si c’est un tres-pelit oiseau, on saisitla partie du coiiqui tenait an corps, et on depoiiiile, en descendant vers le bee, comine on a fait tout a riieure, en allant vers le croupion ; mais Foperation devient ici un peu plus de- licate, et demande beaucoup d’attention. Arrive aux oreiiles, on coupe, avec la pointe du scalpel, la petite membrane qui les atta- che a la tete ; on arrive ensuite aux yeux ; et, toujours avec la pointe du scalpel, on de- taclie tout doucement, et avec les plus gran- des precautions, les Lords des paiipieres, prenant bien garde de ne pas entainer ces dernieres, car le mal serait presque sans re* inMe, cette partie de Foiseao etant tres-dif- cile a reparer. Ensuite, on extirpera Foeil, en introduisant an fond de Forbite la pointe dll scalpel, afin de couper le nerf qui le re- tient a la tele ; mais il faot bien faire atten- tion de ne pas le crever, car le liquide qui en sortirait gaterait InfaiMiblement les plumes. 2 ( '18 ) On continue de depouiller la tete jusqu’a la naissance du bee ; on enleve la langue, et on degarnit tonte la tete de ses chairs et muscles; avec le scalpel, on agrandit le trou occipital (1), et on retire la cervelle, a Taide d’lm instrument appele cure-crane. La tete ainsi nettoyee , on enduit tout Tinterieur du crane de preservatif ; on remplit les yeux avec du coton par le trou occipital agrandi a cet effet, et on le fait deborder passablement en dehors de Torbite, de telle sorte qu’en retournant la peau, les joues se trouvent garnies. Si, dans I’operation que nous venons de decrire, on n’a pas agi vivement, la peau aura seche; alors, avant de chercher a la retourner, il faudra necessairement Fhu- mecter avec un peu d’eaii, sans quoi on la dechirerait assurement ; puis, pour la re- (1) Pour un gros oiseau, on se sert d’une pelite scie a main, pour pratiquer au crane une large ouverture, afm de pouvoir bien en extraire facilement la cervelle, etc. ( ^9 ) tourner, on la ramene tout doucement, eii la faisant glisser sur le crane ; on s’empare d'une main du bout de fil qu’on a passe dans les narines, et de Tautre on tire dou- cement la peau le plus court possible, afin de ne pas trop I’allonger ; des qu’on s’aper- ^•oit que le bout du bee est saisissable, on s’en empare, et on aclieve ainsi plus facile- ment de remettre la peau a sa place. On se- coueToiseau, on souffle dessus ; avec lesbru- celles on remue les plumes du cou , qui ont ete froissees ; avec la pointe d’une aiguille on re- monte un peu la peau sur le sommet de la tete ; on visite et arrange les paupieres en faisant gonfler le coton place dans les orbi- tes, et en I’etendant de maniere a bien gar- nir les joues ; enfin on doit bien remettre a leur place toutes les plumes de la tete, qui ont du necessairement etre derangees par I’operation. II s’agit done maintenant de bourrer la peau ; mais, avant de donner cette instruc= tion, nous ferons part a nos jeunes eleves d’une metliode mise ea usage par quelques preparateurs , et dont nous nous servons avec avantage pour conserver les oiseaux en peau. Nous la rapportons telle qu’elle est indiquee dans iin ouvrage ecrit sur la ma- tiere que nous traitons. « On choisit, y est-ii dit, unfil de fer d'uii a numero au-dessous de celui qui servira « plus tard a monter i’oiseau, et on Faiguise « en pointe d’un cote; on passe ce fil de « fer dans le crane, on le fait allonger dans cc le coLi, puis dans le corps, et on le fait cc ressortir par le croupion, au-dessous de la cc queue ; on choisit ce fil de fer un peu min- ce ce, afin que le trou qifiil fait dans le crane a soit assez petit pour que le nouveau fil de <( fer qu’oM y passera quand on montera cc Fanimal, ne puisse jouer, et que, par ce cc moyen, Foiseaii ait la meme solid ite que cc si le crane n’eut pas ete perce a Favaoce, cc A Fextremite du fil de fer qui fait sail- cc lie hors de la tete, et qui a au nioins cc deux ponces de longueur, et plus dans les { 21 ) c< grands oiseaux, on fait lin crocbet qoi « sert a saisir la peau, a la touroer et a la chees de la queue, les ailes convenes an tiers ( 50 ) et rapprochees du corps, ou decouvertes et ecartees du corps, croisees a leurs extr6mi- tes ; le corps allonge ou raccourci, le dos aplati, la queue abaissee ou tres-abaissee, ecartee en voute, la poitrine arrondie, la tete aplalie au sommet, posee paisiblement sur le cou, et tournee a droite ou a gauche ; les yeux petits, peu saillants. Les pigeons^ les tour lere lies ^ doivent etre .monies bas sur jambes, perches ou non per- ches, les talons decouverts et legerement rapproches du point central du corps ; les ailes decouvertes on couvertes au tiers et rapprochees du corps ; le corps raccourci ou allonge, le dos legerement abaisse, ecarte en voute ; le cou raccourci, legerement fie- clii en arriere, la tete arrondie, posee paisi- blement sur le cou et tournee a droite ou a gauche ; les yeux petits et peu saillants. Les alouettes doivent etre montees bas sur jambes, non perchfe, les talons decou- verts et ecartes, les jambes flechies, rappro- chees de la queue, les ailes couvertes au { 51 ) tiers, rapproclie.es du corps, ou decouver- tes, ecartees du corps, le corps raccourci ou allonge, ie dos arrondi, la queue iegere- ment abaissee en voute ; la poitrine arron- die; le cou raccourci, fleclii en arriere; la tete arrondie, posee paisiblement sur le cou, et tournee a droite ou a gauche ; les yeux petits et peu saillants, Les etourneaux^ grives^ mei^les, doivent etre montes bas sur jambes, perches, les talons decou verts et rapproches, les jambes fle- chies, rapprochees de la queue ; les aiies cou» vertes au tiers ou aux deux tiers, et rappro- chees du corps. Le corps allonge (dans les etourneaux et les grives; dans les merles, raccourci), le dos arrondi, la queue legere- ment abaissee, ecartee en voute, la poitrine arrondie, le cou raccourci, flechi en arriere, la tete arrondie, posee paisiblement sur le cou, et tournee a droite ou a gauche ; les yeux assez grands et saillants. Les gros-becSf bouvreuils, doivent etre mon- les bas sur jambes, et perches. ( 52 ) Les talons decouverts et ecartes, les jam- bes flechies, rapprochees de la queue, les ailes couvertes aux deux tiers, et rappro- cliees du corps. Le corps raccourci. Le dos arrondi. La queue legerement abaissee. La poitrine arrondie. Le cou raccourci, legerement flechi eu ar- riere. La tete arrondie, posee paisiblement sur le cou, et tournee a droite ou a gauche ; les yeux petits, et peu saillants. Les perdrixf cailles^ doivent etre montees bas sur jambes, et non perchees. Les jambes legerement flechies, et rappro« chees du point central do corps. Les ailes couvertes aux deux tiers, et rap- procliees du corps. Le corps raccourci. Le dos arrondi dans la partie anterieure et moyenne, ties* arrondi et relev e dans la partie posterieure. ( ^5 ) La queue tres-abaissee, legerement ecar- tee. La poitrine tres-arrondie. Le couraccourci, droit ou legerement fle- clii en avant. La tete arrondie, posee paisiblement sur le cou, et tournee a droite on a gauche ; les yeux assez grands, et peu saillanis. . Les faisans doivent etre monies haul sur jambes, perches ou non perches. Les talons decouverts et ecartes, Les jambes legerement flecliies, rappro- chees du point central du corps. Les ailes couvertes aux deux tiers, et rap- prochees du corps. Le corps legerement allonge. Le dos aplati dans la partie anterieure, legerement releve dans la partie moyenne, arrondi dans la partie posterieure. La queue legerement abaissee , ecartee en vouie. Le ventre releve. La poitrine arrondie. ( ) Le GOO raccoiiFci, legerement fleclii ea ar- riere. La tete arrondie, posee paisiblement sor le cou, et tournee a droite ou a gauche. La huppe legerement relevee et entr’ou- verte dans le faisan dore ; le manteau qui couvre le cou doit etre legerement etendu et developpe. Les coqsy ponies ^ doivent etre montes haut ou bas sur jambes, perches ou non perches. Les talons decouverts et ecartes, les jam- bes legerement flechies^ rapprochees du point central du corps. Les ailes couvertes au tiers et rapprochees du corps. Le corps raccourci, dans une position oblique (dans le coq), horizontale dans la poule. Le dos legerement aplati dans la partie anterieure, arrondi dans Ja partie moyenne et posterieure. La queue tres-relevee, comprimee sur les cotes ; les deux plumes inter mediaires recour- ( 53 ) bees en arc de has en liaut, de dedans en de- hors, et pendantes a leurs extremiles (dans le coq). Le ventre legerement relev6 dans les coqs, tres-abaisse dans les ponies. La poitrine tres-arrondie. Le con legerement raccourci, flechi en arriere. La tete arrondie, posee paisiblement sur le con dans les ponies, maj estueusem ent dans les coqs, et tournee a droite on a gau- che, la Crete on la hnppe relevee ; les yeiix assez grands et saillants. Les poules d’eau , foulques , doivent ^tre montees haut snr jambes, et non perchees. Les talons decoii verts et legerement rap- proches. Les jambes legerement flechies, rappro- chees de la qneue. Les ailes convertes anx deux tiers, et rap- prochees dn corps. Le corps allonge dans la poule d'eau, rac- courci dans les foulques. Le dos arrondi. La queue legerement abaissee, fermee, et non cachee par les extremites des ailcs. Le ventre legeremeiitabaisse. La poitrine arrondie. Le cou allonge, flecliL en arriere. La tete arrondie, porlee en avant, et tournee a droite ou a gauche. Lcs yeux assez grands et saillants. Les rales doivent etre inontes haul sur jambes, et non perches. Les talons decouverts et legerement rap- proches. Les jambes legerement flechies, rappro- chees de la queue. Les ailes ouvertes au tiers, rapprochees du corps. Le corps allonge, dans une position obli- que. Le dos arrondi. La queue legerement abaissee, fermee, et cachee en partie par les extremites des ailes. La poitrine arrondie. Le cou allonge, legereinent fleclii en ar- riere. La tete effilee, portee en avant, et tour- nee a droite ou a gauche. Les yeux assez grands, et saillants. Les pluviers doivent etre montes liaut sur jambe, et non perches. Les talons decouverts et legerement rap- proches. Les jambes legerement fleehies, rappro- chees du point central dii corps. Les ailes decoiivertes, et legerement ecar- tees dll corps. Le corps raccourci. Le dos arrondi. La queue legerement abaissee et fermee, non cachee par I’extremite des ailes. La poitrine tres-arrondie. Le cou raccourci, flechi en arriere. La tete tres-arrondie, portee en avant, et tournee a droite ou a gauche. % Les yeux ties-grands et saillants. ( 58 ) Les courlis doivent etre monies tres-haut snr jambes, et non perches ; les talons tres- decouverts et le^^eremeiit rapproclies du corps ; les jambes legerement flechies, rap- prochees de la queue; les ailes decouvertes et ecartees du corps, le corps legerement al- longe, dans une position oblique, le dos ar- rondi, la queue legerement ahaissee, fcrmee et cachee eo panie par les extremites des ailes; la poitrioe tres-arrondie ; le cou al- longe, flechi en avaiit, dans les parties infe- rieures et superieures, et, en arriere, dans la partie moyenne ; la tete portee en avant, et tournee a droite ou a gauche ; les yeux assez grands, et saillants. Les becasses et becassines doivent etre mon- tees haut sur jambes, et non perchees, les ta- lons decouverts et legerement rapproches ; les jambes legerement flechies, rapprochees du point central du corps dans les becasses, de la queue dans les becassines ; les ailes de- #couvertes et ecartees du corps, ou couvertes au tiers , et rapprochees du corps. Le corps ar- ( 59 ) legerement allonge ; le dos legerement rondi ; la queue legerement abais§ee, fermee et non cacliee par Fextremite des ailes ; la poitrine arrondie ; lecou allonge, legerement flechi en arriere ; la tete arrondie, portee en avant, et tournee a droite on a gauche ; les yeux assez grands, et saillants. Les lieronsy butors^ doivent etre monies haul ou tres-liaut sur jambes, perches ou non perches ; les talons tres-decouverts et legerement rapproches; les jambes legere- ment flechies, rapprochees de la queue ; les ailes decouvertes et legerement eloignees du corps *, le dos aplati dans les parties ante- rieures et moyennes ; arrondi dans la poste- rieure ; la queue legerement abaissee, fermee et cacliee en partie par les extremites des ailes; la poitrine arrondie; le con allonge, fle- chi en avant dans les parties inferieures et superieures, et, en arriere, dans la partie moyenne ; la tete effilee, portee en avant et tournee a droite ou a gauche ; les yeux grands et saillants. ( «o j Les canards, sarcelles^ liarles, doivent etre montes has siir jambes, et non perches ; les talons decouverts et tres-ecartes ; les jambes legerement flechies, rapprochees de la queue» egalement eloignees aux talons, et a I’origine des phalanges; les ailes couvertes an tiers, et rapprochees du corps. Le corps raccourci ou allonge ; le dos legerement arrondi ; la queue legerement abaissee et ecartee, ca- chee en partie par les extremites des ailes ; dans quelques especes le ventre abaisse, la poi trine arrondie ; le cou allonge, flechi en avant dans les parties inferieures et supe- rieures, en arriere dans la partie rnoyenne ; la lete aplatie sur les cotes, posee paisible- ment sur le cou, et tournee a droite ou a gauche; les yeux assez petits,et pen saillants. Les liuppes doivent etre monies has sur jambes, et perchees; les talons decouverts et ecartes; les jambes legerement flechies, rapprochees du point central du corps ; les ailes decouvertes et ecartees du corps , ou couvertes au tiers et rapprochees du corps. ( 61 ) Le corps allonge. Le dos arrondi ; la queue legeremeiit abaissee, ecartee eii voute ; la poitrine ar- rondie; le cou raccourci, legerement fledii en arriere ; la tete arrondie, posee paisible- ment sur le cou, et tournee a droiteouh gauche. La huppe abaissee et legerement en- tr’ouverte ; les yeux assez grands, et saillants. Les mariins-'pecheurs doivent etre monies tres-bas sur jambes, et perches; les talons converts et ecartes ; les jambes tres-flecbies, rapprochees de la queue ; les ailes decoii vertes et ecartees du corps, ou cou vertes au tiers et rapprochees du corps; le corps raccourci, dans line position oblique; le dos arrondi et releve dans la partie posterieure; la queue abaissee, legerement ecartee ; la poitrine ar- rondie; le cou raccourci, legerement flechi en arriere ; la tde effilee sur les cotes, portee en avant, et tournee a droite ou a gauche ; le bee ferme; les yeux dans une direction oblique, et peu saillants. Les coucous doivent etre montes has ou ( 62 ) tres-bas sar jambes, et perches; les talons converts ou decouverts , rapproclies du corps ; les jambes flechies on tres-flecliies^ rapprochees da point central du corps; les ailes couvertes au tiers ou aux deux tiers, et rapprochees du corps; le corps allonge; le dos aplati; la queue abaissee, ecartee en voute ; la poitrine arrondie ; le cou raccourci, flechi en arriere; la tete ar- rondie, portee en avant, et tournee a droite ou a gauche ; les yeux assez grands, et pen sailiants. Les j)ies, bas ou haut sur jambes, perchees ou non perchees ; les talons decouverts et rapproclies ; les jambes legerement flechies, rapprochees de la queue; les ailes decou- vertes et ecartees du corps, ou couvertes au tiers ou aux deux tiers et rapprochees du corps. Le corps raccourci, dans une position oblique; le dos arrondi ; la queue abaissee, ecartee en voute ; la queue est tres- relevee quand elle saute; la poitrine arrondie; le cou raccourci, flechi en arriere; la tete ar- ( ) rondie, posee paisiblement sur le coii, et tournee a droile ou a gauche ; les yeux assez grands, et saillants. Les geaiSj casse-noix^ rolUers, doivent etre monies has sur jambes, et perches ; les talons decouverts et rapproches ; les jambes lege- rement flechies, rapprochees de la queue; les ailes couvertes au tiers ou aux deux tiers, et rapprochees du corps. Le corps raccourci, dans une position oblique ; le dos arrondi ; la queue legerement relevee, et ecartee en voute; la poitrine arrondie ; le cou raccourci, flechi en arriere; la tete arrondie, posee paisiblement sur le cou, et tournee a droite ou a gauche; les yeux grands, et saillants. Les loriots doivent etre montes bas sur jambes, et perches ; les talons decouverts et rapproches; les jambes flechies, rappro- chees de la queue ; les ailes decouvertes et ecartees du corps, ou couvertes au tiers, et rapprochees du corps. Le corps allonge, dans une position oblique ; le dos aplati ; la queue legerement abaissee, ecartee en voute; ( 0^ ) le ventre abaisse ; la poitrine arrondie; le cou legerement allonge, et flechi en arriere; la tete arrondie, posee paisiblement sur le cou, et tournee a droite ou a gauche ; le bee ferine, dans une position oblique, et releve; les yeux assez grands, et saillants. Les cor beaux, Corneilles doivent etre mon- tes has sur jambes, perches ou non perches; les talons decoiiverts et ecartes ; les jambes legereinent flechies, rapprochees de la queue, 4galement eloignees enti e elles ; les ailes de- couvertes et ecartees du corps, ou couvertes au tiers et rapprochees du corps. Le corps allonge, dans une position oblique ; le dos legerement aplati ; la queue legereinent abaissee, ecartee en voute; le ventre abaisse; la poitrine arrondie; le cou allonge, flechi en arriere; la tete arrondie, posee paisible- ment sur le con, et tournee a droite ou a gauche ; les yeux grands, et saillants. Les perroijuels doivent etre monies bas ou tres-bas sur jambes, perches ou cramponnes; les talons decoiiverts ou converts et ecartes ; ( 65 ) les jambes flecliies ou ti'es-flecliies^ et rap- procliees de la queue, lorsqu’ils perclient ; les ailes couvertes au tiers, et rapprochees du corps quand ils percbent, ou decouvertes et ecartees quand ils sont cramponnes ; le corps allonge dans mie position oblique ; le dos arrondi ; la queue abaissee, legerement ecartee en voute ; le ventre abaisse ; la poi- trine effacee; la tete aplatie surles cotes, po- seepaisiblemeiit surlecou, et tournee a droite ou a gauche ; les yeux petits, et pen saillants« Les pies-grieckes doiveiit etre montees bas sur jambes, et percliees ; les talons decou- verts et legerement rapproclies; les jambes Heebies, rapprochees de la queue; les ailes couvertes ao tiers, et rapprochees dii corps, non croisees a leurs extremites ; le corps ah longe, dans une position oblique; le dos le- gerement arrondi ; la queue legerement abaissee, ecartee en voute, et non cacbee par les extremites des ailes ; le ventre abaisse ; la poitriiie arrondie ; le cou raccourci, legere- iiient flecbi en arriere ; la tete arrondie, ( 06 ) posee paisiblenient sar le cou, et tournee a droite ou a gauche; les yeux assez grands, et saillants. Les buses ou oiseaux de proie diurnes , doivent etre montes has ou haut sur jambes, perches ; les talons decou verts et ecartes ; les jambes legerement flechies, rapprochees de la queue; les ailes decou vertes et legere- ment ecartees du corps, ou couvertes au tiers et rapprochees du corps, croisees a leurs extremites; le corps allonge, dans une position oblique ; le dos aplati ou arrondi ; la queue legerement abaissee et ecartee en voute, cachee en partie par les extremites des ailes croisees ; le ventre releve ou abaisse ; la poitrine arrondie; le cou raccourci, le- gerement flechi en arriere ; la tete arrondie, posee paisiblement ou majestueusement sur le cou, et tournee a droite ou a gauche ; les yeux grands, et saillants. Les dues, cliouettes, hiboux, ou oiseaux de proie nocturnes , doivent etre montes bas ou tres-bas sur jambes, perches ou non per- ( 67 ) dies ; les talons converts on decouverts et ecartes ; les jambes droites on flechies, rap- prochees de la queue ; les ailes couvertes an tiers on aux deux tiers, et rapprocliees dn corps, croisees a leurs extremites; le corps raccourci, dans une position oblique ; le dos arrondi ; la queue abaissee on tres-abaissee, legdeinent ecartee en voiite, et cacliee en partie par les extremites des ailes ; le ventre abaisse ; la poitrine legerement arrondie ; le con raccourci, droit on flechi en arriere ; la tde arrondie, posee paisiblement sur le cou, tournee a droite ou a gauclie; les yeux tres- grands, et tres-saillants. Le flamant doit dre monte trd-liaut sur jambes, etnonperche; les talons trd-ddou- verts et legdement rapprochd ; les jambes legerement fldliies, rapprocliees de la queue; les ailes decouvertes et ecartees du corps, ou couvertes au tiers, et rapprocliees du corps. Le corps allonge, dans une position oblique; le dos aplati dans la partie anterieure, ar- rondi dans la partie moyenne et posterieure; la queue abaissee, fermee, cadiee en partie par les extrernites des ailes ; le veutre releve; la poitrine arrondie ; le cou allonge, fleclii en avant dans les parties inferieures et supe- rieures, et en arriere dans la partie moy enne; la tde arrondie, portee en avant, et tournee a droite ou a gauche; les yeux assez grands, et saillants. ( C>9 ) OEUMiE PIRTIE. CHAPITIE IV, . DU RAMOLLISSAGE DES OISEiUX EN DEAU. La maniere de s’y prendre pour rnonter nn oiseau en peaii est a peu pres la meme que pour im oiseau en chair ; mais il y a une preparation de ramollissage qu’il faut lui faire subir. Nous aliens fa ire connaitre, dans ce ebapitre, les differents moyens, et desi- gner celui que nous avons recolmu pour etre le meilleur. Qiielques preparateiirs, apres avoir retire des peaux ce qoi les remplissait, y introdui- sent des etoupes mouillees ; ils enveloppent ( 70 ) les peaux dans des linges liumides, les ren- ferment ensuite dans une boite on dans nn vase^ oubienles mettent a la cave, si ce sont de grandes pieces. Pour les oiseaux dont le plumage n’est point delicat, et dont les cou- leurs ne sont point vives, ce procMe pent at- teindre le but ; mais pour les petits oiseaux^ au plumage leger et soyeux, aux couleurs fines etdelicates, nousavons reconnu que ce moyen devenait nuisible, surtout pour ceux que la nature a enrichis de couleurs metal- liq ues : la trop grande humldite les ternit evidemment, et leur fait perdre leur plus bel eclat. Un autre moyen, peut-etre meilleur, est celui de la vapeur, en ce qu elle ramollit plus promptement ; mais il presente encore lememe inconvenient pour les couleurs. En- fin, apres bien des essais sur les differentes manieres de ramollir les peaux, nous avons reconnu que I’emploi du sable fin etait celui qu’on devait preferer, et voici la maniere d’operer. ( 7^ ) En supposant qu’on travaille sur de petits oiseaux, on retirera, a I’aide depetites bru- celles, ou de pinces a deboiirrer, et avec precaution, pour ne pas dechirer les peaux, les bourres qu’elles contiennent (1), et on les remplacera par des etoupes fines ou par des petits morceaux d'eponges legerement imbi- bees d’eau, ayant bien soin de les placer de maniere a ce que toutes les parties de ia peau se trouvent en contact avec elles. La peau ainsi remplie, on enveloppe cliaque jambe avec des petites bandes de linge fin, egale- ment imbibees d’eau, et on enveloppe en- suite cliaque peau dans un linge sec, fm et propre, ayant bien soin que les plumes se maintiennent toujours dans une bonne po- sition. (1) Quelquefois on eprouve de la difficulte a retirer les bourres , parce qu’ elles se trouvent collees a la peau. Si Toiseau est delicat , on ne peut les retirer sans s’exposer a la dechirer. Dans ce cas , on doit le mettre dans le sable sans le debourrer, et on les retirera bien plus facilernent quand il sera ramolli. Dans line boite pins on inoins grande, on aura mis dii sable tres-fin, propre ethumide; c’est dans ce sable qii’on enterrera les oiseaux prepares ainsi qiienoiis venonsde le decrire; on les laissera dans cet etat deux fois vingt- quatre iieures an moins; apres quoi, on les I’etirera du sable, on les debarrassera des linges quiles entourent, on6tera, ettoujours avec les brncelles, les etoupes qu’on aura placees dans les peaux ; on visitera et on ar- rangera les paiipieres, qu’ori aura soin de maintenir humides jusqu’au moment oii on placera les yeux, et, pour les monter, on emploiera les memes moyens que pour les oiseaux en chair. Nous ne saurions trop re- commander, dans cette operation, la plus grande proprete. Pour les grandes pieces, telles que les aigles, vautours, etc., on peut se dispenser d’employer des soins anssi minutieux ; on les remplira d’etoupes mouillees, et on les enveloppera dans des linges humides, puis on les deposera dans un lieu frais. II faut ( 75 ) beaucoop plus de teraps pour raraollir les graiides pieces; trois on quatre jours ne suffiseiit qiielquefois pas; et pour les oiseaux dont la peau ou le plumage presente un. pe;u de delicatesse, tels que les aigrettes^ etc., on doit mettre ramollir les jambes au rooins deux jours avant la peau, II faut cependant ne pasleslaissertroplongtemps ; car lorsque ce sont des oiseaux qui out ete tues dans un moment de mue, ou prepares pendant im commencement de putrefaction, une partie plus ou moins grande des plumes torabe- rait, et les jambes se depoiiilleraient de leur epiderme. On fera done bien de les vi- siter de temps en temps, afin de prevenir tout accident. Nousferons cormaitre tout a I’lieure la maniere dont on doit s’y prendre pour reparer les oiseaux dont une ou plusieurs parties presenteraient quelques defectuo- sites. Quelquefois, et meme souvent, des oiseaux ont ete mal mis en peau, les cons ont ete tirailles et allonges, I’orbite n’a pas ete rem- ( 74) plieconvenablement de coton, lesailes n’ont point etc attacliees ainsi que nous Tindi' quons au cliapitre concernant le montage. 'Par suite de ces negligences, la peau a pris une mauvaise forme, et c’est avec beaucoup de peine qu’on parviendra a la bien mon- ter (1). Cependant, si Toiseau, par sa beaute ou sa rarete, en vaut la peine, avec un peu de soins et de patience, on pourra encore en venir a bout. Apres Favoir fait ramollir par les moyens designes plus liaut, apres avoir retire les bourres humides contenues dans les peaux, si la tete est dans une trop mauvaise posi- tion, il sera bon de cbercher a briser une partie des os du crane. On y parviendra avec le bout de fortes bmcelles, en allant tout doucement. La peau de la tete, ainsi degagee et bien ramollie, il sera facile de lui rendre sa forme primitive, a Faide des {p Ces oiseaux mal prepares out besoin d’etre a ra- mollir plus longtemps que les aulres. ( 75 ) bourres d’etoupes hachees, car, si on em- ploy ait dll coton, le fil de fer passerait diffi- cilement. Si la peaii de I’oiseau a ete trop allongee, on cherchera a la tendre en largeur avec les brucelles, et meme avec les doigts, si la grosseur de Foiseau le permet. Si les ailes ont ete mal placees, on pas at- tacliees, et que par cette raison on ne puisse pas leur faire reprendre leur place, on les conpera pres du corps, et on les replacera quand Foiseau sera monte. Nous indiquerons la maniere de les placer,^ au chapitre sui- vant, quiest consacre a la reparation des oi- seaux. CHAPITRE V. MANiteE m RI^PAEEE hU 0ISE4UX. Souvent^ pendant le montage d'un man- vaisoiseaii, une partie dii plumage viendra a tomber, et laissera en quelques endroits la peau a decouvert. Si Ton juge Toiseau ca- pable d’etre repare, on s’y prendra de la maniere suivaote. On commencera parse procurer les plu- mes necessaires ; il faut qu’elles soient non- seulement de la meme couleur, mais encore de la meme forme qiie celles de I’oiseau qu'on vent reparerjet on ne pent vraiment reiissir a trouver ce qu’on a besoin que siir im individu de meme espece. Alors, on coupe le bout des tuyaux de cliaque plume, a fin de poiivoir les coller plus facilement; et avec des epingles fines on releve et on maintient, de chaque cote de la place qu’on veut repa- rer, les p lumes qui tiennent encore a la peau ; avec im petit pinceau, on place adroitement une couche de colle sur la place degarnie, et avec des pelites brucelles on les place uile a une aupres les unes des autres, eten com- mengantparle has. Lorsqu’onena placeainsi unerangee, on en place une autre au~dessus, de la ineme iiianiere, puis une troisieinej et ainsi de suite, jusqu'a ce que la place soil entiereinent ganiie; on retire ensuite les epingles qui servaient a maintenir les plumes des bords de la partie qui etait de- garnie, et avec le bout des brucelles on les fait reveoir a ieur place, en les soulevant lege- rement; elies recouvrent ainsi les bords de la partie reparee, etempechent de voir lajonc- tion. On place ensuite, sur la partie reparee, une bande de linge fin, mais il faut bien faire attention de ne pas trop la sener, car on gaterait tout Fouvrage, et de la serrer assez ( 78 ) pour erapecher les plumes de se relever a mesure que la colle secberait. Lorsque cette operation, qui ne demande qu’im peu d’attention etde patience, est faite adroite- inent et proprement, la reparation ne parait nullement. Pour replacer les ailes. Lorsque Foiseau est monte et sec, avec des epingles on ecarte et on maintient les plumes du tour de I’emplacement des ailes, comme nous Findiquons ci-dessus, on gar- nit la place d’une couche de colle ; on prend les ailes, et, a Faide d’epingles plus oil moins longues ou de fils de fer aiguises, si ce sont de gros oiseaux, on les fixe solide- ment a leur place , on ajoute ensuite les plumes qui pourraient manquer ; on ote les epingles qui servaient a maintenir les plumes des cotes ; on entoure Foiseau d’une bande, et on le iaisse seclier. Lorsqu’on levela bande, on arrange avec les brucelles les plumes qui ( 79 ) poiirraient ne pas etre a leiir place, et on lisse avec le blaireau. Maniere de faire la colie 'pour reparer. On prend partieegale degomme arabique dissoute dans Teau, a la consistance d’lm sirop epais, et de savon arsenical a la meme consistance ; on y ajoute un pen de sucre candi, afin de rendre la colle moins cas- sante lorsqu’elle est seclie ; on mMe bien ie tout. CHAPITRE VK PREFARmON ET CONSERVATION DES PAPILLONS ET AETRES INSECTES. La preparation et la conservation des in- secles n’est pas chose tres-difficile^ maiscela exige beauconp de soins ; les papillons sur- lout doivent etre i’objet de soins tres-atten- tifs, si on vent les bien cooserver avec tout beciat des belles couleurs dont la nature les a enrichis. Beaucoiip de personnes s’occu- pent de reunir en collection toes ces ioiis habitants de nos plaines et de nos bois, et tres-peii savent les preparer d’une raaniere agreable et en meme temps coiiservatrice. Faiitc de soins ou par ignorance, on a vo sou- vent de belles collections se detruire en peu de temps ; et quels regrets n’a-t-on pas alors, ( 8i ) quand apras s’etre donne beaucoiip de peine, on voit tomber en ponssiere, etpres- que tout a coup, le fruit de ses travaux ! Afiii d’epargner a nos jeunes coUeclion- neurs de pareils regrets, nous leur indi- quons, dans ce petit ouvrage dicte par I’ex-* peri e rice, les moyens de preparer et conser- ver les iepidopleres et les coleopteres qii’ils se donneront la peine de reunir. On se sert, pour les prendre, ddm petit filet forme d’une gaze tres-legere et tres» douce, avec leqoel on cherche a les saisir, soil qu’ils voltigent on qifiils soient poses. Lorsqu’on est parvenu a faire entrer im pa- pi lion dans ie filet, on fait faire vivement a ce dernier mi demi-tour ; parce moven, le le* ger volatile se trouve emprisoiine; ii ne s’agit plus que de le prendre sans le gater, ce qui demande beaiicoup de precaution. II faiit s’en emparer, avec les doigts de la main gauche, par le corps, et au-dessous des ailes ; et, oiivrant le filet, on repousse le papilioii au dehors; on le saisit tout doueeroent par ( 82 ) les ailes fermees, se donnant bieii de garde de leur faire eprouver aucun froUenient, car on le gaterait infailliblement. Alors, avec une epingle fine et longue, on le pique sur le corselet, et on le place dans une boite liegee. Pour les etaler, on se procure plusieurs morceaux de bois tendres et bien unis, du peuplier, par exemple ; ils doivent etre de differentes largeurs, afin de pouvoir etaler les papillons de diverses grandeurs ; ils doi- vent avoir environ un pouce et demi d’e- paisseur sur une longueur dedix-huit a vingt pouces ; au milieu de chacun de ces mor- ceaux de bois, et sur toute leur longueur, on pratique une rainure de queiques lignes de profondeur, sur une largeur proportion- nee a la grosseur des papillons pour lesquels Tetaloir est destine. On garnit le fond de la rakiure d’une bande de liege ; on pique le papillon qu’on veut etaler sur cette bande ; on fait descendre sou corps au niveau de la surface de I’etaloir ; et, a Faide d’epingles, ou, ce qui vaut encore mieux, d' aiguilles ( 85 ) auxquelles on a fait faire des tetes en email, et de petites bandes de papier bien lisses, on etend et on maintient etalees les ailes autant qu’on le desire. Les antennes demandent aussi a etre maintenues dans une bonne position; on se sert aussi d’epingles pour les maintenir ecartees convenablement, et d’une petite bande de papier qu’on place en travers pour les empecher de se relever. Sur un meme etaloir, on peut en etaler ainsi plusieurs les uns apres les autres, autant que la longueur le permet. On les laisse ainsi plusieurs jours, ayant bien soin de les lenir a Fabri de la poussiere. Lorsqu'on est certain qu’ils sont bien secs, Oil retire avec precaution les epingles et les bandes de papier ; on enleve, avec Fepingle qui le tient, le papillon de la rainure ; on y passe, sous le corps, avec un petit pinceai^ une legere couche de preservatif, et on peut le placer dans la collection. Nous iiesaurions trop recommander, pendant toute cette ope- ration, les plus grandes precautions et la plus grande proprele, et d'eviter le moindre frottement, soit avec les doigts, soit avec toute autre chose, car on perdrait cerlaine- inent le papillon sans ressource. Les cadres ou boites dans Icsquels on veut placer ces insectes, doiveiit etre hermetiquement fer- mes, afin de les preserver dc la poussiere, du contact de Fair et de Fatlaquedes autres in- sect es, et places dans uo lieu- sec, car riimni” dile les ferait moisir. Pour etre plus cerlaiii de placer les ailes a luie hauteur egale, on trace sur Fetaloir, et en travers, des lignes qiii servent a giiider pour cela. Pour les ramollir : sur du sable fin et mouilie, on pique les papillons qiFon veut ramollir; on les recouvre d’lme cloche en verre ou de toute aiUre chose; on les laisse ainsi vingt-quatre ou treote heures, an bout duquel temps iis doivent etre suffisamment ramoliis ei boos aetaler. Les autres insectes, dus colmpieres^ soiU ceux dont on s'occirpe le plus, a cause de la ( ) iaciliie avec !aq«elle on pent les conserver. Pour les cl'tasser et les prendre, il font quel- quefois beancoup d’adresse et de patience. On en troiive partoiit, dans la terre, snr le bord de ia mer et des rivieres, dans les etangs, sous les pierres, dans les terressablonneuses, dans riierbe, sur les plant es, dans le creux des arbres et sous leurs ecorces, sur le som- met des plus hautes montagnes, dans les vieux bois de charpentes pourries, dans les lieux humicles, dans les excrements. Enfio, les endroits les plus malpropres, lesimmon- dices les plus degoutantes, les cadavres en putre Faction, sont, quelqueFois les matieres sur lesquelieson troiive les plus briliaols. Pour quelques especes, il est bon d’agir avec precaution pour les prendre, car il s’en trouve qui sont amies de mandibules pointues avec iesquelles ils piquent on mor- dent josqu’au sang. Tels sont les distiques, les staphylins, etc. Quelques amateurs mettent dans Fesprit- de-vin les insectes qu’ils prennent ; mais ce ( S6 ) ^ moyen a rincoiivenient de ternir leurs cou- leurs ; aiissi ne doit-on mettre dans la li- queur que ceux qui sont d’une coulenr terne, car n’est-il pas dommage de ternir les belles couleurs des buprestes , des carabiques, des cycliques, etc. II vaut mieux les piquer dans une boife liegee , ou les deposer dans une boite en fer- blanc disposee expres; le chasseur devra done toujours en etre muni , ainsi que d’un trou- bleau, d'une petite pince et d’lme certaine quantite d’epingles connues sousle nom d’e- pingles a insectes. Tous les insectes se piquent sur I’Mytre droit , e’est un usage generalement adopte par tous les entomologistes. Lorsqu’on les met dans la boite , on doit avoir soin de les piquer bien solidement, et de maniere a ce qu’ils ne se touclient pas, car il yen a d’extre- mement carnassiers, qui, une fois depiques, mettraient tous les autres en morceaiix. Les coleopteres sont, de tous les insectes, ceux qui sont les plus faciles a preparer et a ( 87 ) conserver. S’ils sont secs^, on les fait ramoliir par le procMe que nous avonsindiqoe pour les papillons : on les pique siir un liege, et, avec des epingles^ on leur etend et leur main- tient dans une bonne position les pattes et les antennes. On les laisse ainsi secber, et , avant de les placer dans la collection , on leur passe en dessous une legere couch e de preservatif. Quelques gros insectes, qui ont F abdomen tres-epais, tels que les cerambyx , scarabees et autres, ne peuvent se conserver, si on ne leur fait passubir une preparation plus mi- nutieuse, et sans laquelleils se pourriraient, et gateraient toute la boite dans laquelle ils seraient places. On leur souleve les elytres et les ailes , et , avec des ciseaux’ tres-effiles, on fait sur le corps one incision par laquelle on fait sortir tons les visceres , etc. On rempiit le vide avec du coton hache menu , imbibe legerement de terebenthine, ou d’essence de serpolet, ou meme de preservatif. Les lepidopteres et les coieopteres se se ( 88 ) parent auss! : les ailes, les tarses, lesantemies se replacent tres-bien; nmis on coiicoit qi:se cela demande beaiicoiip de soiii et de pre- caution. La preparation qii’on emploie est tout simplement un compose de gomme ara- biqne et de sucre candi. Les boites, cadres on tiroirs dans lesquels on les place doivent etre hermetiquement fer- mes , et peaces dans im lieu bien sec; mais, simalgre ces precautions I’liumidite penetrait dans les boites^ ce dont il faut bien se defier dans la saison d’biver, voici un moyen pour Tenlever completement etl’empecher de re- paraitre : il suffit de placer dans lesboitesou tiroirs un petit vase de muriate de cliaux ; en peu de temps toute riiurniditesera absorbee, et, s’il restait sur qiielques insectes des traces de moisissure, on les enleverait facilementen lavant avec un peu d’esprit-de-vin a I’aide d’un petit pinceau. Un jeune naturalisle-preparateur, qui de- puis dix ans travaille et demeure cliez M. Evans, M. Depuiset, s’occupe avecardeur { so ) de cette brandie de riiistoire Daturelle; par son tra vail assicln, ses observations constantes, sa patience extreme, il a perfeclionneet ineine invente plusieurs des precedes qiie nons in- diqnoiis. II est !e senl qni ait poiisse aussi loin la perfection dans Fart de preparer et de conserver les insectes, et surtont les papil- Ions, d’une maniere anssi agreable qne du- rable, precieux avantage, qui nous a permis sou vent de sauver dune destruction qui semblait etre inevitable des especes tres^ra- res, que le temps, la negligence ou la mala- dresse avaient deteriorees. Nous manquerions certainement a notre devoir si, en terminant ce petit travail, nous n’adressions pas un bommage de reconnais- sance a la memoire de M. Pierret, que la inort vient d’enlever, dans toute la vigueur de la jeunesse , a son respectable pd'e , a la science et a ses tres-nombreux amis. M. Pier- ret nous a souvent aide de ses bons conseils, qui ont toujours ete pour nous d’un grand a vantage. ( 90 ) A DDe etude tres-approFondie, M. Pierret, quoique jeune encore , joigiiait une grande experience ; par iin travail courageux et perseverant, il n’a pas craint d’exposer plu- sieurs foissa vie dans deperilleuses excursions a tra vers les montagneset les rochers des Alpes et des Pyrenees, au milieu des privations et des dangers de toutes especes. Nul autre que loi navait des relations plus etendues, une correspondance plus active et mieux suivie que celle qu’il eniretenait avec les amateurs de tous les pays ; aussi est-il parvenu a se. former une collection de lepidopteres d’Eu- rope , qui doit a juste titre elre consideree comme uni(jue. Non , aucun cabinet dii monde ne possede mie aussi belle et aossi meritante collection, taut sous le rapport de la rarete des precieuses especes qu elle ren- ferme, que sous celui de Fordre admirable dans iequel elle est classee, et sous celui aussi de la fraicheur et de la conservation. Nous )e repetons avec douleur, le monde naturaliste perd en lui un deses plus zeles et plus ar dents ( 91 ) amateurs. Ajoiitons encore a tout cela qu’il etait d’une generoslte toute bienveillante : le fruit de ses veilles et de ses scrupuleuses ob- servations n’etaitpas pour lui seul; il le par- tageait avec tons ceux qui voulaienten jouir. De tels hommes ne vivent jamais assez long- temps. PRESERVATIF DE BECCEUR, Perfectionne par M. ARRAULT, fabricant de produits chimiques. Le preservatif de Becoeur , • excellent du reste, et dont nous donnons plus loin la re- cette, a, comme chacun sail, I’inconvenient de se secher promptement, ce qui est une cause d’ennuis et de pertes de temps pour le preparateur. Ayant demande a M. Arrauit si, toot en laissant a ce preservatif ses proprietes con- servatrices , on ne pourrait pas lui oter Fin- convenient precite, M. Arrauit me fit remet- tre un compose dont je me servis pendant trois mois pour preparer tootes mes pieces, ( 92 I et qwi , peiidant ce laps de temps , conserva toojours la meme consistance moile et onc- tiieiise qii’il avait le jour ou il me fut remis. Je lie Grains pas d’etre dementi par les faits, en disant que i’lisage de ce preservatif perfectionne evitera au preparateur bien des ennuis et d^s pertes de temps. J’en parle par experience; car, depuis dix ans, je n’en ai pas employe d’autres pour preparer toutes mes pieces. M. Arrault a place cliez moi un depdt de son preservatif. RFXETTE POER COMPOSER LE SAVOIN PRESERVATIF DE RECOEUR. Arsenic en poudre 4 livres Sel de tarlre 1 1/2 Savon blanc. . 4 Chaux pulverisee 1 Camplire 1 Mettre sur un feu doux une terrine con- tenant le savon, coupe en bien petits mor- ceaux dans line quanlite d’eau sufPisante pour ( 95 ) le faire dissoudre sans qu’il se forme de gru- meaux, et en ayant soin de toujours remuer. Lorsque tout est bien fondu, on doit le reti- rer da feu, et on y met de suite petit a petit, et toujours en remuant, le sel de tartre d’a- bord , puis ensuite Tarsenic et la chaux. Quand tout est bien melange on laisse refroi- dir. Lorsque cette composition est refroidie, elle doit avoir la consistance d’une bouiilie un peu epaisse; il s’agit alors d’y ajouter le campbre, qu’sl iie faut pas meUretandis que la pate est encore cliaude, attendu qu’il s’e- vaporerait; on doit, avant de ramafgarner, le faire dissoudre dans un peu d’esprit-de- vin, et il faiit remuer le tout bien longtemps a fin de bien mMer. Il faut ie mettre ensuite dans des vases bien liermeliquement fermes , aim d’eviter revaporalion du campbre. On ne saorait irop recomrnander de mettre les vases dans un lieu ou ils seraient hors la portee des en- fantsou mOnedes personnes peu soigneuses. LISTS DIS iSTRlIESTS ET lATERIM N^ESSAIRES A LA PREPARATION ET A LA CONSERVATION DES OISEAUX ET AUTRE S ANIMAUX, AINSl QUE POUR CELLES DES INSECTES , CHEE EVAI¥S. Scalpels de differentes formes et grandeurs. Brucelles, id. id. Pinces a dissection. Pinces plates. Pinces coupanles. Pinces rondes. Pinces dites a pansement, pour bourrer et debourrer. Ciseaux droits et courbes. Limes diverses. PoioQons de differentes longueurs et grosseurs. Vriiles, id. id. Cure-cranes. Plaques en plomb. Pinceau pour le preservatif. Blaireau pour lisser les plumes. Compas. Grosses epingles longues. Preservatif de Becoeur, perfectionne. Boites a preservatif. Yeux en email, de toutes grandeurs et couleurs. Filets a papillons. ( 9S ) Filets dits trouhleau, pour les insectes d’eau. Epingles a insectes. Boites ou cartons lieges. Planches en liege. Etaloirs a papillons. Pinces a insectes, etc. Boites de chasse en fer-blanc. FUs de fer, par numero, pour monler les oiseaux de diffh'entes grandeurs. 1 . Pour roitelet, pouillot, grimpereau, etc. *2. Pour friquet, serin, chardonneret, etc. 5. Pour moineau franc, pingon, etc. 4. Pour alouette, pie-grieche, etc. 5. Pour martin-pecheur, proyer, etc. 6. Pour pie-grieche argentee, ralle. 7. Pour merle, sansonnet, grive, etc. 8. Pour becassine, pelit-duc, etc. 9. Pour pic-vert, tourterelle, epervier, etc. 10. Pour vanneau, pluvier, geai, pie. 1 5 . Pour sarcelle, etc. 12. Pour becasse, pigeon de petite espece, etc. 13. Pour pi)ule d’eau, perdrix, orfraie, etc. 14. Pourfaisan dore, etc. 13. Pour faisan-poule, gros corbeau, etc. 16. Pour buse, pinlade, etc. 17. Pour buse, dans les ailes etendues, n® 13, canard sauvage, etc. 18. Pour butord, canard ordinaire, etc. 19. Pour heron, grand coq, etc. 20. Pour cigogne, oie sauvage, etc. FIN. TABLE Pages Introduction S PREMIERE PARTIE. Chap. De la preparalion 9 Chap. II. Du moolage 27 Chap. 1H. Observations sur la maaiere dont doivenl se poser diverses especes d’oiseaiix. ... 48 DEUXIEME PARTIE. Chap. IV. Du ramoliissage des oiseaux en peau 69 Chap. V. Maaiere de reparer les oiseaux 76 Chap. VI. Preparalion et conservation des papillons et autres insectes. 80 Lisle des instruments , materiaux et fils de fer necessaires a la preparation et a la conservation des oiseaux, insectes et au- tres anmiaux 04 FIN DE LA TABLE. Paris. — Imprinierie Schnkidfh, rue d’Erfurth, i. @1 r f <• ; -•f, ' I rr-. '■'vV't:,' ■ V;\. V w /