— — " Leçons sur la théorie des fonctions ( K/enien/s el principes de la thi'oric (li's c/i<('r>ih/rs], \y,\r F.Mii.i: I!iii!i;i.: r' édition. ii)i.'| 7 Ir. ■)'> Leçons sur les fonctions entières, |>.ir Ivmili: Uoisul: ii)oo -i Ir. jo Leçons sur les séries divergentes, jiar Emilk Hoiu;i.: i()oi \ fr. on Leçons sur les séiies à termes positifs, |)iir Ivmii i: Moukl, rcdij;écs [i.ir /.'. >/' A(//ici)iar: \' 3 fr. 5o Leçons sur les fonctions méromorphes, p;ir liMii.i: Iîoiikl, rédigées par Liu/o\ic Zorvtti : njoi 3 ir. .>ip Leçons sur l'intégration et la recherche des fonctions primi- tives, [liir IIknt.i Lkiîksgui: : 190 | 3 fr. .'>a Leçons sur les fonctions de variables réelles et les développe- nients en séries de polynômes, p;ir i;. HonEi,, rédin-ées par M. Fré - ikrt. ;i\ci'i|c> >.,!(•- de r. l'.\iM.i,\i: el de II. LiiBKSGui: ; 190J 4 ^^- ^" Leçons sur les fonctions discontinues, par IIkni; IJairk, rédigées par .1. Dcnjoy ; n(ii') 3 fr. 5ii Le calcul des résidus et ses applications à la théorie des fonc- tions, par lùtNST LiNDKi.oi" : ii))5 3 fr. ôo Leçons sur les séries trigonométriques. par H. Li;ri;sgui: ; 1906... 3 fr. 5o Leçons sur les fonctions définies par les équations différentielles du premier ordre, par I'ikiuu; I'.uUtholx, avec une N<>le de I'all Paim.evi'; : n)>i8 () fr. 5<> Principes de la théorie des fonctions entières d'ordre infini, par i:i:ii: liiisz : 1910 6 fr. 5o Leçons sur les méthodes de Sturm dans la théorie des équations différentielles linéaires et leurs développements modernes, par M vxiMi; liociiii;. it-digéc- pai- <,(isli>n Jiilia: 1917 5 fr. Intégrales de Lebesgue : fonctions d'ensembles; classes de Baire. par C. dk la X'ai.li.e l'or.ssiv. nnCi 7 fr. Majoration provisoire : 50 "/o. OLMiACES DE M. Emili: liOREL IJ/lliAJHIF GAUTIIIER-VILLÂRS ET C" : Introduction géométrique à quelques théories physiques S fr. u/i/iAinn: uermaw et fils .• Éléments de la théorie des probabilités, v édition : 1910 6 fr. LlBRAUtlE FÉ/JA ALCA.X : L'Aviation (en collaboration avec Pall I'ainlevé et (lu. iMaukain), ti- édition revue 3 fr. 5o Le Hasard. 3' édii ion 3 fr. 5o T IhliA m lE VUIBElî T . Introduction à la théorie des nombres et à l'Algèbre supé- rieure [ en collaboration avec J lles Duacii ) 10 fr. COLLKCTION \)i: .MON<)(il l»l lit ItIVI IIK< I.nN(;iTIII)i;S, DK l/l-XOLK l'OLYTKClIMyiK ()ii,ii ili's ( •riiiil la sni vaille : soil/i.^) une lonclion conllniie d'une variable réelle./.- il s'agit de l'exprimer sons terme linic avec une approximation |>liis ou moins i;iande. mais noire étude ne |)orlera que sur deux modes de représenlalion ap|)roelié'e : la représentation par polynômes, et alors la fouelion se lait dans un intervalle (a, b)\ la représentation triaonométrique^ et alors la fonction /'(.r) est supposée périodi(|ue de période >-- et la repi'é- sentalion s'élend à loules les valenis réelles de x. Cette représenlalion liii;onomélri immi-diatcMunt en (((Usidi raiil lt'> (oiiniilfs de récurrence COs/t./' — COS( /. — '*■) = -ÎCOS( /. — I )./C()S./', .«in ( /i -»- 1 )x — sin ( /. — i ).i; , : = ■>. C0«/. ./•. sni./- V. 1'. I 2 INTHOnUCTION. En particulier, si rexpressioii Irigoiioniétriqiie d'ordre n est paire, elle se réduil, les siniis dis[>araissanl. à un polviiome de degré n en cosj:. Soity(j:) une lonclion conlinue dans un inlerxalle ( «, ^). Nous pouvons nous donner un polvnonie de degré //, l^„(./), el le considérer comme une expression approchée de_/*(^^x) dans l'inter- valle ( <7, b). Nous dirons alors que la différence, positive ou négative, esl lVc«/'^ du polvnome i'^au point .r et que le maximum dans («, />; de la valeur absolue de cet écart est V approximation fournie par P„. Le polvnome P„ esl donc daulant meilleui-, comme polvnome approilu', qu il fournit une approximation plus |)etite. Si nous considérions une fonction périodique /*(./ i et une repré- sentation trigonométrique approchée de cette fonction, nous défi- nirions l'approximation d'une manière analogue, sauf que nous envisagerions toutes les valeurs réelles de x'^ mais il suffît pour cela de faire varier x dans une période, c'est-à-dire dans un inter- \ aile d'amplitude 2-. Le problème de l' approximation consiste à former une expre>- sion de l'un des deux Ivpes précédents telle que l'approximation soit inférieure à un nombre positif donné d'avance, aussi petit qu(î l'on veut. Ce problème est possible dans les deux cas. Il y a là deux théorèmes dexistence, tous deux dus à Weierslrass (iSST) ) et qui ont été le point de départ de la théorie qui va nous occuper. \ oici les énoncés de ces théorèmes : 2. Théorèmes de "Weierstrass H;- — 1. Toute Jonction con- tinue f/ans un intcrcallc (ci, b) peut être développée en série uniformément convergente de polynômes dans cet intervalle . II. Toute fonction continue de période '.r. peut être déve- loppée en série uniformément convergente d'expressions tri- gonométrie/ues fi rues. ( ') Wkikhstiiass, Uebi'V die aiialylische DnrsLeltbai heit soi^ennanler willfiur- ticlier Funclionen eiiier reelten Veranderliclieii ( Sitzun^-sberic/i/e dej- Ai;l. Ah. dur Wias.. i885). TiiKonKMics m-: \\ kikusthass. 3 l)ans cos (l(Mi\ ('•minces, il saisit de (lé\ <'l()|>|)ciin'iil en série et iinn il ,i|)|)i'ii\inia lion son^ loiine lime, mais les dt-nx |ii'()l)lènies sont les mêmes. ïin ellel, snpposoiis, ponr fixer les i«l»'-es, (ju'il s'agisse d ap|)ro\iinati()ii par poh nomes. Si I on coiinait un dévc- loj)|)emenl de / (^./' ) en situ- iinifoiim'-menl eoii veii;cn le de poly- nômes, onendédiiil nn polvnome aussi appiocdn; (pi on voudra de eclle lonclion, en sommanl nn iiomhre siiflisanl de leimes de celle s(''rie. Réciprocjuemenl. si l'on a eonsiriiil une snile de |i<)lj- iiomesP,. l'.j, ..., I'„, ... roiirniss;iiil une siiile d'ap|)roximalions lendaul vers zéro, on olilicnt ICxpression *\f J't ' i <'n sc-ne iinilor- inémenl converoenle : » /i.r) = V, -^(|>.,_1',)-^(|'3 _!>,,-... Les tliéorènies I el H se ramènent Wm à Tanlre, comme nous le verrons. On en a donné aussi nn j^rand nombre de démonstrations directes, dont nous ne ferons pas ici riiistoiupie. Mais nous allor)s exposer mainlenani l,i démonstration la |)lns él<';menlaire (jue l'on ait donnée luscpi'i pn'sent dn llié-orème I. J'^lle est due îi M. Lebesgne ( ' ). 3. Démonstration de M. H. Lebesgue. — [..a démonstration (pie M. II. L(d)esj;ue a dcjiince du lliéorème I présente un caract('re dislinclil. l'allé ramène la démonsiral ion dn llK-on-me pour /"(jr) (pielconque. à la déinoiisiial ion dw lln-orème poiii- la lonclioii par- licnlière |jr|. \ oici comment se fail (die iM-dMclion : .M. [jel)esjj;iie observe (pie Ion piiil approcher aniani ipi*^ l'on \ent d une courbe coiilinne à I aide d une ligne pol\i;onale. I. ap- proximation d une ioiiclion conlinnc s(; ramené donc à celle (le l'ordonnt'c d'nne t(.'ll(; ligne. Il reste à ramener lapproximalion d'une telle ordonnée à celle de |,/ |. .SoienI (./•(, )', ). ( ./■_,. ) j )...., (.r„, ) „ ) les S(jnimels diine ligne polvgonale dont il laiit repiéscnter appi'oximativemenl l'ordonnée enire les abscisses ./■, el i „. ltemar(|nons (pie la (onction ci/,( .r I = I x — .Cf!^\ -^ (.r — T/, ) (') Siii- / 'a/tpro. ri/Il 'if l'on i/ci fuirlioiii [fiiill. de la Sur. /iiiit/i.. .•■' sOric, t. WII. novembre iXi)S). » iNinoiti criox. esl nulle pdiir .r "^ ./•/; et égale à :■>. (.r — .//, ) pour .r'~.Xk- Posons H - I F ( j- ) = «0 4- N a,, Qi, (x), k = l où «„. (/,, . ... »• |)rrlrr;iil mal à la recherclic (l'approMinatinDs aussi coin criicnlcs que jinssiMe. re(liercli(; (iiii lera roitjtl îles juiiuipaii \ ( Ji;i|iilres de ces Leçons. i. Démonstration du théorème II. lu ^laiid noMibre de ilémonstraliori^ du linon iiir II ^c linidcut mii' \v-^ luopriélés des st■^ie'^ df jciurier. Nous i enciuii niiuis. ;iii (diapilre II, celle de M. l*e|er. Il est rependanl ulile d élaMir le iIicoim' me de Welerstrass indépeudaïunicnt df celle iIm'-oiic. et c'est ce que M. Lehesiiue a fait ( ' ) en ranienanl le I lii'oicinc II au tliéo- rèuie I. \ itiei une déuiouslralmn [^'- ) (|ui > iii>|)ir(,' di s iiièiues idées que celle de M. i.ebesj^ue, mais (|ui en diUV-re pai" les artifices eniplojés. Soit /(.r) la fonction eonliiiue île périotle >.~, dont il faut faire rap|)n)xiniation trif;(»noinc'lri(pie. ("ionsidérons les deux fonctions f{x) H-/(— .M, \J\r) —/{ — X)\ ■<\\\.r. Ces fonctions, toutes deux paires de période ^t:, sont donc des fonctions uniformes de cosj^=w et nous poiiNons les désigner par 'i{lt) et '^jiu). Je dis que rappro\iiiiation Iri^onoiiK-lricpic de /{.r) revient à celle par |)olvnoiiies île '-5U<). (,/) = Q(»); on aura, avec la luèiiie a|)pi()\iiiiation, [/(.r ) -(-/( — x) I sin^.r = F (cosa-) sin-.*-, lyCr) — /■( — j- )] siii- J- = Q (cos3')?in.r ; d'où, la lelalioii approidiée ( I ) ^/i r I siiiî.r — P ( cosarj sin^ j- -h Q ( c.o' unn<'e, ii" 1, igi-S). t> IMIlOni ( TIDN. IWcomiiHMicoiis II' iiitMHf rai (Mil avec la romlioii /'( .r + 7 ) iir-./- •■ S ( cos.r) sin .r. et, en clianireanl .r eu j:" — -> (2) > /"i .r ) cos-.r = R( siii./jcos-a? — S (sin,/- icosa'. Ajonidiis iiiainlenanl les relal ions appiocliées (i)et (2) inemljre à nieinltre: nous obtenons l'expression lrii;ononiétn(pie appro- elu-e de J[.r ). '). Réduction de l'approximation par polynômes à une approxi- mation trigonométrique. — - Nous venons de ramener, avec M. Lebesij;iie, lapproxinialion Irigononu-trique à une approxi- mation par polynômes. On jieuL aussi faire l'inverse et réduire TapproMnialioii par poUnomcs à une approMnialmti Iri^ononit'- IrKjue. (> est ce procédé inverse (pie nous aurons surtout à utiliser dans ces Leçons. A cet effet, nous Idons j^rand usage d'un artifice extrêmemcnl simj)le. dont M. S. Bernslein surtout a montré les avantages ( ' ) et dont il importe de dire un mol des maintenant. Soità représenter par polynômes une fonction continue /'(a;) dans un intervalle donné. Tout inteivalle (a, h) se ramène à ( — 1 , H- i) parla substitution linéaire I — l , \ -^ I X = f( h Ij • x ■>. Supposons qu'elle transforme f^x) en '-pi/): la représentation de 'i(^) dans I intervalle ( — 1. -4- 1 ) se transforme dans celle dey'(.r ) dans ( <7, b) par la substitution linéaire inverse. Ces subs- titutions Iranslorment un polvnoine en un autre et n'en altèrenl pas le degré. Il suffit donc bien de considérer la représentation d'une f"oncliony'(x)dans rintcrvallel' — 1 , + i)- l^osons. avecM. Bernstein, ( ' ) Sur ta ineilleiire approxiinalion des fonctions continues (Mémoires /oublies par La classe des Sciences de L'Académie myaLe de fieLi^i'jue. Collection in-'i • :>.' série, l. IV, iijii ). TIIKUHKMKS ItE WKIKHSIKASS. 7 celle siili^iiiiiiioii iiMiisItiriiie /"( X) en /"( c(»s-i ) (|iii est une fonction paire «le |)ériotlc >.-. .le dis (|iie l' approAiinatinn de J ( ./• ) par des polyrunnrs en .v el celle df /{ coso) pur dea expressions trigo- iniiiiet rit/iiis en ■:, sont deti.r prohlè/nes elètenient ét/in- \(tlents. Supposons. enelVet, (jue nous avons, avec une certaine ap|)rO!ii- uiation, la représentation lrip;ononi»''trique y(ros'^ ) r= a„ -!- (l^ cos'i -+- a> co«7.ç - . . . — «„ cosnç,- ne <-ontenant (jue des cosinus (puiscpie la fonction est paire), et r-einar(juons (pie cos/ 'i est un poljnoine de depré /. en cosç;, cos /. o = P/. (coso;; ii()u> a\(tii>. avec hi uièiiie ap|)ro\iiualic)n, la représentation par poKiiotne (pie nous cherchons f(.r) = «„ ■— UiP li.r) -H ... -h 't,, l'«(-^). , Les |t()lvnt)nies l*,(,/). !*;,(./•),... sont ce (jue M. liernslein appelle des ptdynonies trigonométriques. Ils ont été considérés bien avant lui par le j^rand mathématicien russe Tchebychefl", qui en a si<^'nalé des propriétés remarquables, et nous aurons l'occasion d V re\enir dan> la suite. Kécipr()(jueMi<;nl, une représentation de /(j?) par un polynôme en X se tiansforme. en posant .A=coa'.p, dans une représenta- tion trigonomélricjue de /'(cos'.s). r». Module de continuité. — .Soit J\-x) une fonction continue dans un inlervalle ( a, h). Considérons deux points x^^ x^i de cet iiiler\alle et lormoiis la dillérence absolue ;/(^2)-/(-r,)l. CiCtte diHV;rence admet un iiiaxinium |)our I ensemble des points de linteivalle ( n, h i (pu salisliuit à la condition I ^î -~ -^1 I < '■-'i où 0 est lin iioiiibie positddonné. (le maximuin est iiiu' foiiclion continue de o, (|ue nous di-si^nerons par <.)(o» el (pie nous appel- lerons iiKiiliile de fniil iniiih- de f{.i i dans I intervalle (r/, />). (Jn P INTBOniMTION. pourrait préférer à celle dénominalion celle de module d'oscilUi- tioii. plus nalurelle à cerlains égards i '): mais uous choisissous la |)reruièrc. parce ipielle allire mieux rallentiou sur Tiisage que uous auittns à faire de la notion (|u elle expiiine. D'après sa délinilion, le module de continuité e>l donc une fonction continue et non décroissante de o. (pii ten | < o, dans l'égalité /. — I 2" Quel que soit '/. positif (entier ou non), on a ojfXo) < (À -4- I )m{ 0 ). Soit ). -^ î l'entier supérieur à A (suj)posé non entier); on a OJ ( ).0 ) ^ O) [ ( X -1- î ) 0 ] f ( /. -h £ ) OJ ( 0 ) < ( À -(- 1 j CO ( 0 ). 3" Si to(o) s annule pour une valeur non nulle o, de ^j,J{x) se rrduit à une constante. En effet, w( o) s'annule pouro^o,. auquel cas, f(x) est constant, dans tout intervalle < o,, donc aussi dans tout intervalle. (') Cette observation m'a été faite par M. Lalesc». TIIKOHKMKS m; Wi;ii;ilM IIASS. y 7. Condition de Lipschitz. < >ii dil i{ii une fonclKiii est h l>sc/ntzi('iini' ou vc'iilic iiiir l'iinli I imi ilr /.i/is—/< .r-,}\ .M \j-î- xi\. Si la fonction /(./• ) est lipscliit/ienne. elle esl coiilinno cl son moiliile t (('lie de Lipschitz |»ropreni( ni dite, l'ins généralement, on dil (|n"iiin' fonction /Y.z) vérilie une condition «le Lipx( lut/, (I oidrc y. on d (•xpo>anl y. (o<<;a.'' i ), si Ion a io( 0);^ Mo*. Ainsi la condilion de Lips( lut/, proprement dite esl celle (l'oidre I . Il ny a pas lien de considcier tle conduion de Li|)scliil/. d'ordre a > i . L ne lonction (|ni la |)Osséderail se réduirait à une conslanle. On aurait, en ellel, par la propriété i" dn nnim-ro pré- cédent, ([iiel que sdil /. entier. co(o, = .o(/.:^^-).co(.|)^XM0J'; «'l. eti faisant tendre /> vers I inlini, u)(0):?lnn ; • =o. ' < a — I Mo* 7j CHAPITRE 1. APPROXIMATION \\\\\ I-KS SKllIKS DE I-OURIER. S. Séries et constantes de Fourier. Propriété de minimum qui les définit. — Soit /(x) une fonction bornée et intégraMe de |)» riode :>.-. Considérons la snite trigonomélriqne finie dordre // S„ = ' «0-^ Xj ^^'^ cos/.-ar — 6/. sin /ra-). (Icltc suite s";i|)|jelle la somme de Fourier d ordre n relative Hf(x), si les coefficients Ok et h^ sont déterminés par la condition di' niininier lintégrale / {/( T ) — 'Sa]- dx. dette intégrale est une expression quadratique positive en a, b, admettant nécessairement un minimum. Pour le réaliser, il faut iinniiler les dérivées partielles en a et en h, c'est-à-dire poser J' [/(j" I — S„J cosAx f/a:- = <), / f/*^) — S„] «iiiAa- «afr = () 0 •• 0 (■/>- = o. I, 2, . . . , n ), d Où. sans difficulté. ' a/ = — / fij-icQs/^xdx, fj/,= — I f{ X ) ^'wAx dx l " • 0 "do ' (A=o,\,9.,..., n). 11 est important de remarquer (pie. par suite de la ])ériodicité, l'intervalle d'intégration peut être remplacé par tout autre de même amplitude 2—, sans changer la valeur de ces intégrales. M'i'imxni AI i(i.\ l'vri i.i:s si;tui;s m-: loi iiir:it. ii \a'^ (U)I)>I;iiiU'>> ff/. «'1 /y/, dclci m iru-cs |);ir les loniiiilcs (il sont \c-> <-. M. •>," Les eonsidiiLes de .Foiniei de f-\-'^ sont les sommes des eonslimtes de h'oinier du même ordre de f et de cp. La série de Foiirier île f -f- C5 <'sl la somme terme à terme des séries de j et de 'p. 11. Conséquences du théorème de "Weierstrass. — Le ihéorème 11 de \^'eie^st^ass fn" 2 i entraîne d'autres propriétés également fonda- nienlales de-> e<»n>lanles el (le-> soniines de l"'ouiier. indi(pion>-Ies : i" Si f(x} de période :>.- est eontiii iic on a lim / !_/■( ./• ) S„ |- (Lr — o. l'^ii eUel, d après \\ eierstrass, on j)eut ^ lnéi;alil('•>^ tend vers /('-ro avee i ; // . doue a fortiori le premier. ,2TÎ S?, d.r. lî ciivi-nuK 1. 2" Si /' (x) est co/ifi/iiic, la sriic posiliic 0 est conKcrgente et a pour somme I"^n ellel, faisons la décomposition f ' " I / - S„ ]■- dx = f p d.r-1 Ç /S„ dx + ^ • Il 'Il i- (I «-0 Dn a. par les formules (i), / /S„ dx =J I /(«/. cos/ia: ^ b/,- sinAx) dx = -y («f-l- 6|)- -' ^'^^ ^ " D'autre part, on a. en dévelnppanl S„, / SJ5 c?a^ = N / (a/, cosbx -h b/,?:\n/xx)- dx — -^^ (aj-— b'j). '- *' 0 ' " 0 Par conséquent _ n f"'(f-S„r-dx= f /■id.v-r.yial-^bl). Quand /« tend vers l'infini, le premier meml)re tend vers zéro (par i"j, donc le second membre aussi, ce qui prouve la propo- sition. On remarquera que Ion tire maintenant de la dernière équation f (f~s„y- dx = -\{al^bl ). '■'i" Si les constantes de Foiuier d'une fonction continue sont toutes nulles^ la fonction est identiquement nulle. \i'i>iio\iM VI ION l'Ail LIS si;i\ii;s Itl. riHUlKlI. l'.n l'Ilcl. (III ;i. |>;ir hi |iii)|iii(''l('' :>,", i3 / /2 (l.r = u, cf (|iii ii'ii Ikmi |>()ur /' ('(tntiniic (|ii(' si /* =: o. (ietic |)r(i|)()silMiii l'iiti'iiiac iiiiiikmIimIcmiciiI la siii\aulr : 4" /fi'it.r fonctiniis cou linii''s " Si ht si'iic lie l'dii lier il II iir J'onclioii roiitiniic / est iini- foiincnii'ii t coiner^ciitr dans la période^ donc, en jiai li('uliei\ si les sérii's /xisilives -|''/a| <*' - K^a | eoineri^i'iit^ /a série de Fonrii-r a pnur so/nnir J . Va\ cIlVl. la soiniiicde la série esl une roiiclion continue et pério- . Comme la se- rie esl inlf-grahle terme à tenue, les constantes (]<; l'diiiit'i- (le 'i l'I"' '"^'^' <'i>l<^'"l''"l l'-"' If'^ fonnfiles ( i)] sont l<'s in(Mnes(jiie celles de / : donc J -^^ -c, { par \" ) . ()' Si nue l'xpressiaii liii^onoiiK'Iriqiieïn d'oi-dre ii finiiiiil une II i>pii>.ri iiKition o„, un a néeessaivcnienl \ n-\-\ ee nui fournil une preiiiièii' borne iiifriii-iue de la nieilleure iipproxiiiiiil inii piissihli' ( ' ). I".n clK'l. |>iii>(nif S„ iiiiMiiiic I I iit(''i;rale, on a (2") / I / ~ T„ y dx - f if - S„ )î d.r - -V ( n'I -^ bl ) : * " /i + 1 cl. pm-<(pic \ I, donne ra|)pro\imalioii o„, / ■ -'A- ( ' ) S. IJkhnstkin. Sur l'ordre de la nieilleure tipproxiinalion dis /onctions continues ( n° 52) ( Mémoires puhlics par l'Académie royale de Delgiiiue ^ t. IV. ii|i' I Nuii-» avoii'i ri'liilili If fiirlriir ' (|iii manque ici smis le r.idiral. i4 ciivpiTui: I. La comparaison des deux lionu's ainsi ol)leniie>^ jiislilie le llit'-o- rcnic énonce. 1(1 Dérivation des séries de Fourier. Si f de péyiodc 2- (uhiii'i uni' (l('ii\.rr dOidre 1 hoi iit'c cl m Ici^rahlc^ hi série de Foin iei île f ' sOblicnl en dcrivnni r fois Icrtnc à Icinie celle drf. Il snl'lil «le fair«' la preuve pour le pieniiii' ordre, ditnc de véri- lier (|ne la série dérivée ^ /. ( — a/, siii /«•./ - b/; cos/, .r) i esl la série de Fourier , A/.= — / /"' Cos/..r c^j7 = -^ / f<\\\/:.rd.r = A/)/, li/. = — / j' siii Ux d.r = — -J- / y C'is/. ./■ dx = — /iV//.. La vérilication est donc faite. 11. Théorème. — Soit 'i(.r) ii/ic Jo//clio/t contiinir dans un inleiKulle fini [a^ h); si J. Icnd vers l'infini d'une ninnii'ie riuelconrjiie, on a r' ^ ■ r'' lini / o(x) cosJ.x d.r ^= Uni / '^( x ) s\u'/.x d.f := IransloniK'e à la précétlriile : li vniil I' - ~ Il >. = / .;(./■)- 'j (./• -r- !- j cns)> .r (/t I zi(x)vo?,/.Xilx I 'i I j- — ^ j cos), T c/.r. /' 5 *" « ^ ? ' (iliacune de ces trois intégrales tend \ers /éio (|iiaii(l /. Inid ver> 1 inliiii : hi |treinièie a\t'c la fonction à inl(''j;icf cl les deux dcr- iiicres avec I amplihide de I inleiviille d int»''i;i;ilion. Le tlit'-inèmc prt'ct'dcnt saOsistc si 9(x) admet un nombre limité (le points de disco/itin/filé, /né fur sans supposer •z\.r\ bornée^ mais ntoycnnrint l'i'xistrnci' de V in té ^i raie f I ?!'/-'•■ ( )n |)eut adinellrc (|ne .i n Csl discontinue (|u aux liiiiites»^/ cl />. car l'intégrale se décompose eu plusieurs autres vérifiant cette con- dition. VIors. (juckpie petit que soit s positif donné, on peut se donner un y, po>itil assez petit pour que les deux inléi;rales : r'' r'""' 'il • .( t-r, dillerenl au plus de i. iiinpid cas les deux suivantes : I G cnsÀ ./• iitlil donc de d(''innntrci- le I lii'Oi'ciiie j»()ur hi >cC(»iid(', ilaiis lii(|ucllr -^ <-sl continue, ce ijui lanicnc au cas prccf'-dent i ' i. 12. Ordre de grandeur des constantes de Fourier. — i" S/ lu i') M. I^i;l)i-s;;ue a «li-moiilro qui' If tliéoréini- siihsisle s()u> la seiiii- cmulilion .- est conlinne el admet le niodn/e dt' cniifi/iiiiff' (<)(o), ses eonstd/ifcs de Foiiiier a„i el l>,„ tendent vers zéro pour nt^^^zc [c/i rerlu du t/u'i>rènie précédent) et l'un II Il siiflii-.i (le faite la (léinonslr.ilioii pour rt,„. Recuinmençuns le calcul de la tléinonslration précédenle. Nous aurons, par le cliaiiûcnienL tic x en x ^ — — el sans loucher aux limites (^à cause de la périodicité), puis, eu (aisanl la deuii-souiine, a„t=—^ l \f(x)—fix->r—\\co^nixclx. ]Jonc, |)ar le lli('or(l'mc de la inoACune, I «/« Il — '^•M — ) / dx = M[ — ■a" Si f{x) de période 'i~ possède une dérivée dOidre r et (fue celte-ci admette le module de continuité (o, ('oj, on a — \ ' l>m" -^'hi ■— ) • ni I m ' \ m / Ku ellel, les constaiiles de Fourier de / ''^(x ) sont, à l'ordre elau signe près (n" 10). m'' a „i el m'b„i- Or elles sonl de module <;(Or( — )> en verlu de la pri)|)osiliou i ", d'où la proposilion actuelle. Voici déjà (pielqucs applications Irtîs siuij)les de ces principes. Si la série posilive S(| a„i\ + | b,„ \) converge, la série de Fourier converge uniformément vers f{x) (n"9) et ra|)pioximali()n fournie par la somme de Fourier S„ est inférieure à y^i:a,,.\-^\b,\). Considérons quelques cas particuliers : AI'l'lliiXIM \ riuN l'\ll I.KS SKItIKS lll. IctlIUKU. I7 Si fi.v) ;i(lim'l iiiif (It'iivéo /"'(^.r) Siiti^raisiuil ;i imc ( innlil mu il<' Lipscliil/. (I onlrc y., un a i |>ai' ]") ^ ( I a,„ I -^ I /.„, I ,) - >y-,o {^) < M V — ! .a^ lll ^ m \in/ ^^/n*^^ OÙ -M esl iino constante conveiialjle. Celte série esl convergenU', doiir la S('Ti(> (le Foiirii-r coiivorj^e vers f(x). (^e critérium rentre dans d aiitics |)liis i;«''ii('Taii\ (|ii(* nous rcncuntierôns |iliis loin. Si y(;^<^, .T -(- I « -+- 1 OÙ M, esl une conslanic par rajiporl à n. Donc. (|uand // Leiid vers l'inlini, raj)pioxiination fournie par la somme S„ de Fourier est inlinimenl |»ctilc d ordre supérn'ur à lonic puissance de i I //. \'.\. Sommation de la série de Fourier et de la série conjuguée par des intégrales définies. — Soit f^x) une fonclion bornée et intégrable île pc'-riodc '*.—. Vax uu-nic lcnip> (pie la série de Fourier de/(j7), X - Oo-i- 2_i ^'^'' cos/>j--H />/. si 11 A'.'). I il est utile de considérer celle (jui > en déduit par l:i perniutalioii des coefficienls «, h et le cliangemenl de signe de x. Cette nou- velle série, que l'on appelle la srrii' conjugurc de celle de Fourier, est donc la suivante : > I l'i, cf>s /. ./• — «/. «in kx). Les sommes d'ordre // de <"es i.V'\\\ s»''ries sont iespecti\ emeiit : n S„ = — «0-+- ^ («A c./), S,', = ^ ( b/, cos/i\r — ai, siii /. ./• i. V. I'. i8 <:iiAi'nnr. i. l*;ii- lii siihstiliihoii (lr-« xalcius (^ i j îles consUmlos de Foiirier, ces sommes se I liinsIcuMieiil diins les iiil<''i; iules '-if — y cos/i ( / • — .?• ) V sin /. ( / — .ri /( t)dt, J\t)dt. ( .li;iiii;eons l en / + .r, sans loiieliei- aii\ limiles (à cause de la |)(''ii()di(ile i. d \ ieni ^'-U ^-=./' ■7 cos/, / 1 > sin /, / f^t-^.r)dl. fi ( — .r\ dt. l/inlei'valle d'intégralion peiil être remplacé par lout autre de même amplitude 2-, en particulier par ( — -, +-). Ceci fait, les intégrales entre — 7: et zéro se ramènent à des intégrales entre zéro ei -, |»ar le cliangemeni e.l.i sin ' / on oI)tienl {■X) i-2 co^/. t = sin (« -h 4 ) / \^ . , ros ' / — cos ( /' -i- ' ) / ^* sin/./ = . : 1^ : ■^^ y. sin r' / M'I'UOMM A I ION l>.\U Li;s SKKIKS DK 1-OlHIKll. IQ Il \iciil. |tiii' lii Milt^liliiliiiM «If tes valeiii>, . - cos i / — (OS ( 'i -i ) t '■ • 0 ■ :i La coiiNerneiice d»' la s<*rie de l'oiirier el de sa conjuguée sonl liées à la convergence des intégrales piv'-cédentes pour n = oo. Nous renverrons an\ Ouvrages classiques pour l'élude des crile- rinnis de ennvergenee les plus généraux. Nous n'indiquerons ici ipie le pins iinpoilanl, qui est le suivant : I i. Critérium de convergence des séries précédentes. — Soit J\x ) une fonction conliiine dr pciiade kt.. L/, : pnsil if t'-tiint donne, l' i n legrale r fix-^t)- f{x) dt a une idlciir finie. Ihins ce eus. la série de hninier a pour soninie J (x) et sa conjuguée a pour somme 1' int('graie {exis- tiinl par hypothèse) ( sin y t ,U existe. Reste seulement à (h'muuLrer celte existence. • A cet efiet, on observe que l'inlégrale ./■( .r -r- / ) -+- ./"( -î" — / ) — v.y'( ./■) r existe [)ar hypothèse. Or on n'altère pas celle conclusion en éten- dant rintéi;ration de o à t: (puisque f esl conlinue), ni eu niulli- pliant la fonction à intégrer par la fonction continue On retrouve alois l'intégrale dont il faut prouver l'existence. Passons à la seconde partie du théorème. L'existence de l'intégrale (()) se justifie par un raisonnement tout pareil à celui que nous venons de faire. En relranchanl alors l'équation (5) de ((S), on trouve /,{a:)-S',= -J^^ ■- —r^^ eos(// + -y/«r/. Pour j)rouvei' que la série conjuguée converge vers J\(^x), il faut prouver que celte intégrale lend vers zéro quand /i lend vers l'infini. Majs c'est encore une fois la conséquence du théorème du n" II, paice que l'inlégrale /: \f(.T -+- t ) —f(.r dt existe, par la condition supposée dans l't'noncé du ihéorème. Il y a lieu d'observer (pie ladite condition a lieu en tout point oh f[x) a une dérivée finie. Elle a lieu partout, si/(.r ) vérifie une condition de Lipschilz d'un ordre a si j)etit qu'il soil. M'I'UitMM VTION l'An M S SKUIKS HK KOIHIKR. 21 Nous |)(iii\(iii-^ iriiiinlenanl élahlir lo tliéorèincs conceinaiil rii|)|)ro\iin. Théorème I. — On firitt (issign<'i- a priori «Ifiix nomhres fixrx \ et I) jniiissant de Ut ^)inpriéb'' sidiantc : Si f [x i est une Jdiirllnn pi-rii>ili,. I :' - / . ," dt C M / — - ./ ii\u\t . / t dt in.^jr. ^' / sin f dt < M Ç dt~ M ^ ('^-\)r. < M I — log in -H 7) - < M» I — log« -log2-\ Celle dernière parenllièse est de la forme V log/« — H. Passons à S)^. On a. par la fornuilr ( 5 ), '■ ' 0 - t — cos («-i ) t 2 sin ' t n . /J -r- I ! la même ijue I autre. >antque n est remplae»'- par - el (piil v a un faâleiir 2 en plus. Il suffira de doubler les valeurs prée«''drnlf^ df \ t| de 1». Il <,'sl faeile d'ahaisser les valeurs de A el de H fournies par les <'ilruls tpii pr<''crr|cnt . mais rela n'a j)as aeliiellemenl dinlcrrt. Ht. Théorème II. — Supposons t\x) pt''riodi(iue et intfuruhle >> CHAPITUK I. l't désignons jnti K„ la
  • jouissant dr hi /noprii-lc sin\((ntf : Si /\ j ) c/r /K'/iode :>.- (1(1 met une iI('ti\('c d'indir r i nie 1^1 nhlr cl dr nindiilr ,^ M,, on (t I H„ I =: |/,.r,-.s„|.;, AI..1;// ^ li)-^- Sii|)[)0.sons (1 altoid /• pair el soit /• = 2//. La stMK,' lie l-Omicr de f^'^x) s'oblicnl en «•('lit' «II'/ t .1'), à savoir f( .r) = ^A/,. ■^/. = ('/, ('os/,.r -i- />/. sin/.r, II la(|iit'||t' couverte par Ir <-iilt'iiiim du 11" H. La si'-nc il(''ii\ t'r (([iii peut èlre converi^eiile on non i seia '^^ 1!/.. 1*'/, =( !)'//.'• A/,. l)onc. t'ii iciuplacaul \/, par sa \alriir liii'c de ct'llr dcinicii- (oriimlf, ii()ii> ()l)l«^non> i'.=2-^'-=^-'"2f Soit Ta la somme d ordre /. de la si'iie de l'Oiirie'r .i ClIAl'ITRiî I. Mais, en vcrlii du lliéorènie I, on a |a/,l < M,.(Alog/ -f- B); il vient (lone I H„ I ^ Alogn-^B M,. ^ (n-r-i)'" A log/i -f- ■! B B) ( « -t- I)'- j^ V/.-'- (/.• -HI) aV J-_^-J_ loo/, n+ 1 La dernière somme ( cnii est multipliée par A) peut se mettre sous la forme Iok(« -h I ) xr^ 1 , /, ^ I '2d(k (n-(-i)'- ^d(/c4-i)'- •"" k rt + i 00 ^ lo£Ç( /j — I ) -^ I \og( n -1- 0 . ' ^ '"^S" + 5 ~" (/« -I- !)'■ ^ ( A- -t- 1 V (« -f- i)*- ' /■/*'• n' fi + i 11 vient donc a fortiori 2 A lop:« -(-(aB -4- 1) K« < >!/•■ C'est la relation à démontrer : 2 A et s>. B + i sont deux nombres fixes que l'on peut désigner de nouveau par A et B. Supposons, en second lien. /■ impair et de la forme iq -\- \ (où q peut être nul ). La série de Fourier de f''' Çx), qui s'obtient par Aq -+- i dériva- lions, sera, dans ce cas-ci, 1 Donc la série conjuguée de la série de Fourier de /'''"• (x) sera 1 En remplaçant A^ par sa valeur tirée de celle dernière formule, nous obtenons B', :B«='-.)"2;f^ AI'I'IIOXIM AIlnN lAll Ll S SKIUI S l)K I <)l «IHU. 1 i I.a iK'iuonslralioii saclirvc cxiiclcmenl comme dans le cas préc»-- «.lenl. Eu ellet, soil 7, la somme d'ordre / de la séiie SB).; on a el, en verlu du liit-orrine L la somme Ty,. salislail (comme 7/,) à la condilioii |a/, 1 -^ .M^(A l<)-/. + B). II n"\ a donc ([iià a(;cenliiér t dans la démonstration précédente. i^e ll»»'-oi'»''me (jue nous venons d ('lahlir rentre en jiartie dans un lhé(jrème de M. Hcrnstein (') et celui de M. iîei-nstein est lui- même un cas particulier du théorème V qui suit. La considération de la série conjuguée, qui n'intervient pas dans l'analyse de M. Bernstein, |)ermet de simplifier beaucoup les démonstrations. Nous avons montré dans les deux théorèmes précédents comment lapproximation par les sommes de Fourier est liée au module niaxiniuni de la fonction ou de ses dérivés su|)posées existantes. Nous allons maintenant montrer comment Tapproximalion est liée au module de continuité des mêmes fonctions. Ce sera l'objet des deux thè'orèmes suivants. I!). Théorème IV. — On peut assis/ier a \)VïOv'i rie iix nombres fixes A cl W jdiiissoni de Lt piopriélè suivante : Si f[x) de pi''rii)de 2— admet h' nidduli- de runtinuilé (o(o), on a I 1{„ I <( A log/i-r- B)co i- \ Nous allons rattacher ce théorème aux théorèmes II et III par un procédé de raisonnement cpie M. Diinham Jackson a employé dans un cas analogue (-). Soil 0 une partie alirpmtc de la période 2t:. Marquons, sur la courbe ^^ z-^J\x), les points d'ordonnée ÂO, où A parcourt la suite (') Stir l'ordre de lu tiieillenre a/ij>roxiiiuilion des fuiictions nintiiiiies (Méin. cité, n" 5'.)). La (Itiiinnslralion ilc M. IScrnstcin coiirerne la repu-scntalion par polynômes irigonomi'lriques cl ne coniporic pas que A el 15 ««lienl des cons- lanlcs al)soliies. (') Dissertalion inaugurale. Gotlingcn, i;/ii. iJénionslralion du tliéoième V (p. \u). '(> ciiAPirnii I. (les vulciiis onlirres do — x à -\- yz. Ci)usi(léroiis le polv^onc insiril (|(ii a ces points pour sominels; l'ordonnée de ce polygone est une fonction 'j (.v ) de période :>.-. Sur eliacpie coté du poly- i;one, celle foncllon est linéaiie el son os(;illalion est "(.)(o). (iOinnie sa dérivée 'V est conslaiitc sur chaque colé, on a, sur cliacun d eux (Cl, par consé<|U(Mil, |)arloul), iJ'aulre pari, sur le côté iiuiilé aux al)scisses ),o cl y.o 4- 0, la difléreucey — 'l, au point .r, esl comprise entre f{x}—f0.rj) el /(a:) — /(Xo -h-8); on a donc aussi |>arloul \/— ^ ( ! e-il If tlMMUt'iiiP à (léiiionlrrr : les valeurs A c[ \> tie I <''U()i)C('' s'ohl jennenl en imilliplianl par ( '+ -) celles de la «lémnnslralion. ^0. Critérium de convergence de Dini-Lipschitz. — (]r eiil*'-- téi'itini est un corollaire du lliéorènie |)ré<édenl. Il est plii-^ |)n''cis (jne celui du n" I i. l'.ii voici rt'iioncc : ■^/ le fiiD'/tt/i' lie iiinl i II idlc tic / ( ./■ i sfilisfuil n ht cninl il inn tlih' ilr I h iii-Li i>scln I z. In série ih- hOiirirr de f\ r i ri>ii\.-i'ii;i' nul foinirnioiil vctaf^ r). \'A\ ellcl, CM laisaiil o = — . celle Cf)ndilion nous doiiiif liiii i>j ( — 1 \i\''n = o. Dans ce cas, on a uni forniénwiit , par le llicoiciuc l\ , lim R„ =; o. !2 I . Théorème V. — ^hi /lei/l nssii^/ier n piioi-i (l<-iix noinbies fi.rcs A ri I) jitiiissdnt de In pt opridr siUKanle : Si fix) de jn-rinde ■>.— admet une dévi\re d'ordre r et (/m- relle-ei tidmrt tr II' nindiile ilr iiin lin II ili- (■>, (o), on a I K„| (A log/i - l',)——^. {^•i dcmoii>l r.il loii csl ;ii)alot;nc à celle du I Iumuciiic I\ . Snil 0 une j)ailic idupiolr (\v ■>.—. Inscrivons un pol\i;on(' dans hi courbe y :=z f '■'''> (x) en preuaiil pour s(»iunicls li"> |)oinls d al»s- cisses Ao (). entier). Soil 'jix) I ordonnée de ce polvL:oiie: nous avons, comme dans la dénnuistralion rapp\IMATIi>\ l'Ail I.KS SKHIICS llK I «H UIKI». 2«( ^(i)(o') : 0 ; |>ar <()iiM(|iiriii . .\()ii«. ou (•(incluons |H„| (Aiogn-H)/?.- A)-^-: ' ° l HO/ n' l'I. en laisiinl o ^-= — » /t .0,. f-) I 1^" 1 ^ (2 ^ ^) • -^ '"S'' -:- lî ) ^^/ • On ohlicnl iliiuc les MiU^urs du \ el «le 15 (|ui convieunenl à l'énoncé, en imilliplianl |);u- ( 2 -+- _ ) celles utilisées dans la démonslralion. "2"!. Remarque. — Su|)posons que fijr) adnielle une dirivéc conlinue d'ordre /• — 1 et f|ne celle-ci satisfasse aune condition de Li|)>clii(/. d'ordre 1, à sav(.)ir Ou |)eul dire encore que f{jc) a une dt-rivée d'ordre /' de module ."5 M,, sans supposer, pour cela, l'existence et l'intégrabi- lité de cette dérivée. On a, par le lliéoièine pr(''cédenl, |R„| r,'Al..g/i^B)-^. I.e lliéori-Mue III subsiste donc sans supposer la d('riv(''e d'ordre/' exislanle el inté;u'i'al)le. La distinclion entr«; les deux cas dispa- raîtrait d ailleurs si I on faisait usaiic de I intémale de Lel)esi;ue. "l'o. Dérivabilité. — La déri\ée d une soinine S„ de luurier C'^l la ^(iiiiiiie lie Idiirier de la dérivéey' (or ) supposée bornée el iuté- grable. Donc les dérivées successives de la si'-rie de Fourier dey'ij:) reprt'senlent les dérivées successives de /"(.r) aussi lonj;- tein|)S que ces d(M*iv(''es sont ex|)riinal)les en série de Fourier. donc iiidilininieni >i loiiles les deri\('es existenl. \iii^i A/ sénr ih' J-'oniii'r tl' une Jnurtidu imlf/iniincnt déri^dhlc est unr n'pré- sentdlioti iiuh'finiiiirnt ilrintiblr tir crlfi' fo/ir/inn. cl la meil- leure (pie I (in ((Uinaisse dans ce cas. CHAPITRE II. APPROXIMATION VAW LES SOMMES DK FEJKU. I 1. Sommes de Fejér. — Les tliéorèmes précédents el, en par- liiLilier le théorème 111, ne donnent j)as la démonslrallon du théorème de Weierstrass sur l'approximation trij;onomélrique des fonctions continues. Aucune démonstration de ce théorème n'est plus élégante que celle de M. Fejér. Nous donnerons ici, à cette démonstration, la forme qui convient le mieux à notre objet. La méthode de M. Fejér consiste à sommer la série de Fouricr par le procédé de la moyenne arithmétitjue. Désignons par «/i7 — cos(/ -t-i)/ I — cosn^ r«= 1^ f .f{x-^t) - cosnf , dt. t \- (;-''";j AI'PHdXIMAI ION |«\U I.|> S(»MMi:s DK IMMKIl. J 1 I w'in|)l;i(Miit 1 — rus/// |)ar > mu- — , |ims / |);ir -liii un |)ro(('tlt'' (le I liiiisloriiial ion (|uc nous allions encore I (ncasioii ci Utiliser plus lard. Suhslil nous sons le sij;ne |)om('nl V /. .. - 00 iiiréf;r()ns lennc à terme et observons (|ue j\x -^ •>.t)i>'\\\'- ni iuliuel la période -; il vient, en prenant / -f- /.- comme nou\ elle \aiial»lc / dans clnnpie lenne, • ■ w \ / , / et, en cliani;canl ( en - . /( (^e seiM 1 expression dclmilive de I inlé^rale (\k' h<'|cr. Il V a lien d'ol)server ([ne, si / ■=^ i, les sommes S/, cl. p;ir smic. T„ sont éi;ales à rnnilc: donc 1 r'^ /sin/\= , y>.) i^-j J — j dt. !2o. Propriétés fondamentales des sommes de Fejér. — Suppo- sons — + (Jj 7)1:'^'"- m{~) < - (■>. -+- l<>g^') (O ( T. ) r^renaiit enfin X = 1 :(.)(-], nous obtenons comme borne supé- rieure de l'approximation l/-.„|f^e.Q) to ( - ) Si /est conlinne, celle expiession tend \eis zéro quand /i tend vers liiifini. el nous avons obtenu la démonstralion annoncée du théorème II de Weierstrass. La borne de l'approximation qui précède présente peu d'intérêt. L approximation est j)liis inlc'-ressante à considérei- dans le cas AIM'HOMMM ION l'AR t.hS SOM.MKS OK ("KJKU. t'i |>inii('iilit'r on / vrrili».' nue toiitlilion i\o IJpscIniz iroidr»' doniK' y. (<.('miI île /et salis- fait à la condilion La relation (3) nous donne, datis ce cas, |/(a-)--,.|<^^( ''(— ) ''^- Comme devient donc et I expression I d'ordre // s'exprime jiar la formule suivante : ,j, _ (n-k- p)-.„, ,,— n-„ ^ (') Sur l'ordre de l'approximation des fonctions rontinms in .iti). M. lîornslein considère la série de polynômes lri}^i»noinétrii|iie<. V. f. 3 34 CHAPITRE II. En particulier, si/) = /?, Nous allons l'aire une apj3licalion de ces formules. !27. Nouvelle borne inférieure de la meilleure approxima- tion!';. — Considérons une fonction f{x) et une expression trigonométrique approchée d'ordre /i, T(a;). Désignons, comme précédemment, par S^ et o-^ les sommes de Fourier et de Fejér relatives à J\ par Sk et ta les sommes analogues relatives à T, par p l'approximation fournie par T, et proposons-nous de trouver une borne inférieure de o. Nous avons, par définition, l/-T!i;p. Observons que la somme de Fejér d'une dilTérence est la dilfé- rence des sommes de Fejér, et appliquons la propriété fondamen- tale des sommes de Fejér (n° !2o). Les sommes de Fejér de/" — T, sont, avec y — T, de module ^p; par conséquent, \ '^n ~« I < p) I '^n+p "^/i-hp I ~ ?• Nous avons donc, sauf une erreur ^ p, Substituons ces valeurs dans la relation du numéro précédent P = o; l'erreur totale sera inférieure à ( /i -H /J ) p -f- n p II -^ p — ' = 1 — 0 et, par conséquent, nous avons ( n ~ p } «itinc t'iioincr la rr<;l(; sui\aiite : l^ti infillcui <' apinoi inifil nm z (11111)' IniicUon J pdi' iiin- l'xpi'i'ssion in<:o/io/ni'lrt(/ui' d'indri' n n rsl pas i nfériciiri- an quoliint par x — de V approximalioii ohb'nuf. (jiiand on prend comme valeur (ipprocitée de J la moyenne (Uitlimélique de p sommes de Fourier consécutives à partir de S„. E n par- ticulier ( si /) = n), elle nest pas inférieure au quart de celle qui est fournie par la moyenne de n sommes de Fourier consé- cutives à partir de S„. Celle règle peut se simplifier dans des cas parliciiliers. Désignons pai- I^„ l'erreur /' — S„, et par Aa = «/. cos/i J" H- bi, sin kx le terme général de la série de Fourier de f. L'erreur relative à la moyenne est l'erreur movennc, à savoir (si /-> = n) H/j-i- R/i-i-l -T-. . .-T- W-în n .\^_n — R2/I) et le maximum ahsolu de cette eireur est l'approximation fournie par la movenne considérée. Supposons, pour préciser, (pie /" s'exprime eu série de Fourier convergente et (pic la \aleur de ./' (pu maxime Ko,, donne le iiH-me signe (donc celui de il..,,) à tous les termes Va qui sont d'in- dices > n. Alors le maximum de I erreur moyenne surpasse celui de I R2//I 6^ nous avons la règle suivante : Si f est développahte en série tie Fourier converL:ente , et que la valeur de x (/ui maxime \\.,„ donne le même signe et tous les termes de cette série rf indices >>/i, la meilleure approxi- mation 0 de f(x) par une expression trigonomélrique d' ordre n ne s<-ra />as in fi'iiiure au quart de ei'lle fournie par la somme de Fourier d'ordre double . >n. 36 cnAi'ixnK II. ^S. Ordre de la meilleure approximation de |sin.r|. Théorème de Bernstein. — (^fUe fonclion est paire et de période -, la série de Fourior ne cdiitienl donc f|iit* des cosinus de imilliples pairs de X. On a donc j sin a- 1 = ^ «2/. '''O!^ ' />^r I r'''^' . •>. r"^ «î/. = - 1 1 sinj' I cos>Â:Trf.r = — / sin.r cos?./. a; rf.?" = - / [sin(i -i- 2A)a" + sin(i — •>./.) .r | — — = f - — ( n impair); /.>- niiiis elle est supérieure à I max R», 4 -" ' -xTAin-i) La meilleure approximation de |sinir| est donc de l'ordre de — quand n tend vers l'infini. La fonction | cosa: | se ramène à la précédente par le changement de .r en x-1--; elle admet donc la même approximation. L'approximation de | jt' | en série de polynômes dans l'intervalle ( — 1, + 1 ) revient à la précédente par la substitution x =^ cos'j. Nous pouvons donc énoncer le théorème suivant, que M. Bernstein a obtenu par des méthodes tout autres : La meilleure approxi- mation de \x\ par un polynôme d'ordre n dans Vintenalh- ( — I, -h i) est de V ordre de - tjuand n tend vers V infini. Celte question, que j'ai posée en 1908, a joué un rôle important dans le M'I'KOMM \ I ION l'AH I.KS Si>.M.Mi;.S DK FKJKU. .17 (li''Vclo|)|)rmrnt de l;i I Ik-oiic. I ,;i soliilion muiNcllf <|iii' \v \ h-iin il en (loiiiH'i c-l la |ilii> >ini|)lc. .M. BcrusU'iii A (li'-iiioiilrt' l«' I lii'orciiic |>rt''cc(|fiil |piii- dnix iiic- tliodes (lillV'rciitc^ (l;iii> >()ii Mcinoiic Si//- /'(i/u//r //<■ la met I h-iiii' appni.iiinalKiit i/r.s fn/ic/in/is contiimcs (içjia) ('j. Il a beau- i(iii[» prt'cist' les r(''siiUuls diins un aiiti c Mt'-iiioirr Sur la nn'ilh'urc appriKiinialiiin di' \ x j par des poi'ynonirs i/r di-grés donnes (i9i.i)(-). Dans lîliii-ci. il (léinoiiire (|ii<' la \ aleiir as\ iii|il(iti(|ii(' tif la nicilN'iire approxi iiialioii <'st la litriiH' — où A est iiiu' coiislanlr ' ' /( »|iie I on sait cilc:!!^'!- an de^ré (rexaclitiidc (jne I on \fiil. ^«ons renverron> pour cida an M(''inoir«^ de M. I>(iii->I(mii. ^U. Dérivées des sommes de Fejér. — (loninie la déri\ée (riinc sinnnu- de |-'onriei" esl la somme de l"'oiirier de la dérivée, de niènn.' la dérivée d nne somme le Fejér, i,,, i\Qf{X) esl la somnuî de Fejér de f'(x) siipposé-e existante el bornée. Donr, en (ant f/u'rx/>rrssio/i in fi ninn-nt itpprochéi' jxmr n m: ce, la soninn' d»' Fejér est dérivabh' aussi Ion li temps /<' 1' A' 'i\\Tl'' il>- Helgique. z' série, l. IV, ii(i '. ( ■' ) Acta Matlienintica, l. .'^7. i<|i3. 38 CHAPITHK II. il vient donc. |)ar la règle de Leibniz, . / n.r\ d/ el, en observant que la dérivée d'une fonclion paire est impaire, Désignons par A = w('7r) l'oscillation de/'(.r); il vient, par le théorème de la moyenne, en désignant par / la constante numérique (U. Cette constante / est inférieure à -• En cdet, 4 ■ \ ^ décroît quand / varie de o à tî et sa dérivée est négative; on a partout sin t \\\i D sin A2 siiv;»/ 2sin-< i 1 par conséquent, ce qui est < •• De là, le théorème suivant : Si f(x) a pour oscillation A, la dérivée d' une somme de h ej ér quelconque , 7„, de /(x) est de module -< l\n, oii lest une constante numérique // racines dislineles fie «'elle dérivée, i|iii, n <'rnl)i ;is-:ii)t p.is la [x'-iiodc rnln ro, soni non éqnivalenles. Si)il, en secoixl llni. L'=^ F^. Donnons-nous un inliiiinu ni pelil positif £ et (•onsidt'ions la ilillcrcnce 5-(i-c)T. C-omaie dans le cas pii-ci-denl, eelle fonction admet j.n racines non ér[iii\alentes. qui s'inlercaleiil eiilre les lermes de la suite (i). Ces racines fonnenl une noii\elle suite Mais ces racines ç/;- dépendent maintenant de t et deux r^icines con- sécutives peuvent être infiniment voisines. Si lintervalle (;a? Ça+i j n'est pas infiniment petit, Zk et ^/t^, sont, à la limite ( pour £ = o), deux racines distinctes de .v — T (indépendant de z) et, entre elles, il V a une racine au moins r,^ de 5' — T' à distance finie de ç^ et \k+^- D'autre part, si l'intervalle ( ;a, \k+\) est infiniment petit et se confond, par conséquent, avec le point Xk^\, la racine inter- médiaire de.ç' — T'estT,;t=: Xa+(. Mais les deux intervalles (ça_i, H*) el (;a+i , ^A+i" ji contigus au précédent, sont finis, car ils contiennent respectivement jfA_) et ,rA^,, et y,a est isolé des deux racines voi- sines r,A_i et T,/^, par la conclusion obtenue dans la piemière livpo- ihèse. Donc, à chaque intervalle Hini ou non) de deux ;/; consé- cutifs, correspond une racine distincte de s' — T et la conclusion sur le nombre de ces racines subsiste. Il est maintenant facile de démontrer le tbéorème suivant, tlont celui • n. .Supposons d abord «pie |'I | dépasse // L. Déterminons la c«)ns- lanle G comme dans la (b'-monslration de (■.'.") et choisissons une constante ). -< i de manière que | aT'| ail pour maximum // L. Mors I'a'J'I a son maximum •< l>. donc x' — ).T' a :>. n racines disiincles 42 CHAPITKi: II. — APPROXIMATION PAU LKS SOMMES DE FE3ÉR. (3°) et une racine double ('>-"), donc 2//-|-i racines au moins. Celle expression (et, par conséquent, T) est d'ordre > n (i"). Supposons (|ue |T'| ait pour maximum /?L. Dans ce cas, s' — ï' a 2/i -h I racines (comme dans le cas précédent), mais peut être identiquement nulle. Donc T est identique à .ç ou bien d'ordre >-n. Reinttrquc. — Le théorème précédent a été démontré par M. S. Bernstein, pour les fonctions T qui sont paires, par un raisonnement d'ordre analytique ('). Le même auteur l'a énoncé pour le cas général, sauf l'introduction sujierllue d'un facteur 2, mais la démonstration qu'il en donne est sujette à critique. Le théorème précédent s'applicpie, de proche en proche, à une dérivée d'ordre quelconque. On obtient ainsi l'énoncé suivant : Théorème. — Si le module d' une expression trigonométrique d'' ordre n ne surpasse pas L, celui de sa dêriiée d ordre k ne surpasse pas /i*L. ( ' ) Sur l'ordre de la meilleure approximation des fonctions continues ( n" 2 ). M. Bernstt-in éleml le lliéorèmf aux fonctions impaires par assimilation, fl'esl sur cette assimilation que porte la critique que nous formulons ici. CHAPITliE MKTIIODK GKXKRAI.H FIIOPIIK A ABAISSER LA BORNE PRECEDEMMENT ASSIGNEE A L'APPROXIMATION. La borne assij,niée à rappioxiniation par les sommes de Fourier comporle. dans le cas général, un f'acleur log/i, que l'on peut se pro- poser de faire disparaître. Les sommes de Fejér ne le permettent pas. Elles ne présentent d'ailleurs d'avantage sur celles de Fourier que pour les (nncllons non (i('rivables. Nous sommes ainsi amenés à intiodnire des inh'-grales analogues à celle de Fejér, mais plus r.ipidement convergentes. Ce sont les fonctions Fri^, n), que nons allons définir. Toutefois, avant d'aller plus loin, il convient de rappeler que les premiers résultats analognes à ceux que nous allons établir, ont été obtenus par M. D. .lackson dans sa Tlièse inaugurale (' ). M. Jackson traite pour commencer la représentation par polvnomes et en déduit après couj) les llx-orèmes relatifs à la re[)résentation trigo- nométrique. C'est la marcbe inverse que nous adoptons ici. Nous préciserons nu [)eu les conclusions tout en conservant aux calculs une a|)parence moins rébaibative. ;{1. Détinition de l'V(-^, n). — So'il /(jc) une fonction continue de période y.-. Donnons-nous deux entiers positifs r et// et posons 1 ^<'>=.r("T''"- (0 ( ' ) Ueber die GenauigLeit der Aniuilierung stetif^er Funktiono.n durcli i;anze rationalc Funl.lionfu. etc. I iiiv. Hiirli.lriK kprei, ('■■illingen, i()i r 44 CIIAl'ITRK III. La fonclion F^Lr, /t ) peut èlre considérée comme une généralisa- lion lie l'inlt''i;rale tie Kejér à laquelle elle se réduil si ;• = i . Nous allons démontrer le tliéoièmc siiixant : L'expression l"V(j:, ii) est une expression frigononiélrique en X d' ordre ntYy^'-- -r^ — Ci /• — 11!./ ^^ ' sm2/ dt. Mais sin-''/2/ D-'"- sin~- ^ est une expression trigonométiique entière; elle est d'ordre i^rn — i), car le premier facteur est d'ordre irn et le second d'ordre — 2; de plus, elle est paire et de période t:, donc elle ne contient que des cosinus de multiples pairs de t. En définitive, F;- s'exprime linéairement au moyen d'intégrales du type général /*" 1 r -''' I f(x -h 7.t) cosodct dt = - I Jiu')cosA{u — x)du, où k^rti — I , et qui sont des exjjressions trigonomélriques en x d'ordre << rn. 32. Emploi de la fonction particulière F^, (x, /i). — Le cas où /• = 2 est le premier qui se présente après celui de l'intégrale de Fejér (/• := i). Cette étude conduit à des résultats intéressants. Calculons d'abord 7(2). On a, par le procédé de transformation enqilové plus haut et par une intégration par parties portant sur la dérivée. dt: .MKTIlOltl-; IMU)l'lli: A MI.VISSKll l,\ IIDHNK ASSKiNKK A I. API'HOMMATION |» . — Sif{.r i de période :>.- admet le module de continuité (o(oi, V-^^-^^ ^ ' représente f( x) cnec une approxi- mation où A est une constante numérique << 3. Nous avons, en ellet, ^'-f-i-riyi-"f)-^-]m"'- et, en utilisant la propriété ?." du n" 6, par conséquent, en posant Enfin, en utilisant toujours le même mode de transformation. noN. Disscruainn inaui^uralc, Sal/ VIII p. '(S). -if) CHAPITRE lU. el, en (.Iclinitive, A,, .... pi des nombres donnés tous dilVérenls, et «o, «i, •••. '^O. > A"^o. La valeur de «o sera OÙ An est le déterminant qui se déduit de A en y remplaçant — et ses puissances par o, de sorte que Ao= — '- — n (--- i ^ ■ A > 0 Il \ ienl ainsi ao = p\l>î ■ ■ -py. / ' \ Po/\ pj \ Po/ et les valeurs de r/,, rt.,, ... se déduisent de celle de r/„ par des permutations d'indices. Nous aurons à utiliser iv lenirne suivant : 6'//>o,/>i, •••, />'/. ■»"/'/ [il'iiis (lit oidrc arhili(iire) les puis- sances I, />, y/-, ..., yo' d'iin ini'nie nombre entier Py4i '^*" valeurs des inconnues (/„, (i\- ... aont toutes de module •< 2. 48 CHAPITUE III. Il ^iil'lii (le prouver ct-ia pour <7o (la numérotation des indices étant arbitraire). Dans l'expression finale de a,,, les quotients — . Po — , ••• sont des puissances de /) dont Texposaut est posilit ou Po néiialir. mais noo nul. Les facteurs du dénominateur soni donc dilTérents de zéro, ceux où cet exposant est positif sontdes entiers, les autres figurent dans le produit infini '-7.){'-F' :)■■■ = I />2 — On a, par conséquent. Cet exposant est égal à e/'-' i>~i p-\ < p — \ 1 p- • V p p' (p — })- et, par conséquent, p 4 |ao| < e'P-^*' et qui repré- sente f[x) avec une approximation p < d/(rj — , II' oit 'l(r) dépend de r seul et peut être assigné a j)riori. Déterminons un système de ). + i constantes «„, «), . . ., a\ par les équations (i) du numéro précédent où /?o, />i, ••• seront les puissances successives de 4- Je dis que Ton peut définir T(,r) par MKTIIOIH: l'HOPUK A MIMSSKH I, \ IIOHNK ASSK.NKK A I, A l'I'HoX 1 M VTIt»N". M<> lii lonniile T(.T ) = ^ a/, l'>, ».« ( .r, i'- n l,"ni(1re ni de T esl celui dr 1' ),_,.._, (x, 2'n), <"'csl-;i-(liif (/.-!- 2 ) 7."' /J — I , re (im t'st coiilonne ;t I <'n(>ii(c. Il reste à pioiixer <|u»- I (lniine l'apinoxHiialioii z assi|;ii(''e. l'osons, en aljiéj;é, <•) •(/ k = o les constantes ci/, ont été dc-terniiiiécs par Us condillons (■i) 9(o)=/(\r). 9 -■"■'( o) = o, ('.v = i,2 À), qui ie\iennenl respectivement aux a + i é(piali()ns linéaires (i) du nunit'ro précédent, ^sous avons maintenant Tr^- / \ /sin r 2> + '* '■' = — ^ f ■'(-)('—)' T I /, -1- 2 ) J_^- \/l / \ t / et. comme iii o ) =y( a,), <-l i-nlin •^ -(A-r--2;,/, \nj\ t J en posant, pour abréger. Fit) = o(t) ■+- o(— t)— '.cpCo ). Nous allons cvaiufr lr maximum '. 2 / (smty+^ dt = ■>.- { / (s\nt)'-dt; i "{—) "'-i "l(— ) 1'"= îlj ""'■*■ "tt n <- I s'in' t d/ = I s'wi'fdt. Nous en concluons, /■ pouvant être supposé ^2, ,.. ^ •->-'• . o--^ 4 j( /■-+-:; ._2!1 ^^ ''"■^ /■! -^ (,- + 3j(r-+- i) "^ ' /•!* Donc •]/(/■) décroît rapidement quand /• augmente. Le théorème III peut être présenté sous une forme qui en fait mieux saisir la portée. Ce sera l'objet du théorème suivant : 37. Théorème III bis. — Sifix) admet une dérivée d' ordre r MKTHoni; PHUI'IU: a VBAISSEH I. V KOUNK ASSIGNKK a I.'aI'I'HOXIMATION. "il intrarahlf rt ih' tnoditlr << M, . alors, (jin'l -^>'. D'après l'approximation tic 'li obtenue à la fin du numéro précé- dent, •!>,(/•) augmente très rapidement avec /•. Il serait utile de savoir si celte croissance de 6, tient à la nature des choses ou si elle est iniputable à l'imperfection du procédé d'approximation emplové. ^^ais nous ne tiaiterons pas cette (piestion. .'{S. Théorème IV. — Si f(^x) admet une dérivée d'ordre r continue et de module de continuité 0)^(0), alors, quel que soit m entier positif, fix) est susceptible d'une représentation trigononiétrique d^ ordre ^ m avec une approximation •W('-) oii 'Vi est une fonction de r seul qui peut être iissignée a priori. Ce théorème se diWliiil du pi-t-cédent, p;ir le raisonnement gêné- 5-2 ÇIIAPITKK 111. — MÉTHODIC r.KMÎUAl.E PUOPRE A AllAISSEK LA BORNE. ralisé de D. Jackson qui permet de passer du tliéorème 111 au lliéo- rème I\ dans la théorie des séries de Fourier. Soit o une partie aiiqiiole de a-. Nous savons définir une fonclion F qui satisfait aux conditions (n"i21) |/>'-'-F"-'|-2co,(o), |Fu-+n|-i:4^\ 0 Ainsi /est la somme de deux fonctions /' — F el F auxquelles s'applique le théorème précédent, et qui sont susceptibles d'une représentation d'ordre ^ m avec les approximations respectives : Doncy admet l'approximation s= o, -j- Oo, qui est de la forme proposée en faisant o = —• On a ' ' m (l>2(r) = 2'J;i(/-) -1- - '^,(/--Hl). Ce théorème donne, comme cas particulier, le siiivanl : Théorème ( ' ). — Sif{x) admet une dérivée continue d ordre r qui satisfait à une condition de Lipscliitz- d'ordre a, f{x) est susceptible d'une représentation trigonométrique d'ordre^in, avec une approximation M P< oii M est une constante par rapport à m. ■ En effet, on a, dans ce cas (M, constant), On obtient donc l'inégalité précédente en posant (') Cf. D. Jackson, Dissertation inaugurale, Satz. VII (p. 46). L'auteur ne considère toutefois que la condition de Lipschilz, d'ordre i. CHAIMTHK IV. TIIKOKK.MKS UflCIPIlOnUI-S. PltOPKlfcTÉS DIFIKUKNÏŒLLES (^)L"K SIPPUSK LN OUDUK DONNf-: IJ'AI'I'KOXI.MATION. Dans les Cliapittos précc'-diut-i. ikjiis nous sommes donné les |jro|)ri«''lés dillérentielles dey(.r)et nous en avons déduil la pos- sil)ilité d'un ceilain ordre d'ap|)r()\imalioii. Nous allons main- Icnant trailer le proiilème inverse. Xous supposerons que la func - lion /( j) de pi-iiode •.^T: est représenlahir avec une appioximalion d un cerlain ordie et nous remonterons aux propiiétés dilléren- lielles qui en résultent pour la fonction. Voici le théorème fondamental : 3y. Théorème I. — Désignons par ^{x) une fonction de ./ non croissante, au moins à partir d\ine valeur suffisamment grande dr .i\ et qui tend vers zéro pour j" = x. A/ors, si la fonction f{ x ) de période :>.- peut être représentée, quel que soit /j, par une expression trigonométrique d ordre ^n avec une approximation oii r est un entier nul ou j)ositif; et si r intégrale à limite infin ie dx f iii X) X existe, fi X ) possède unr dérivée continue d''ordre r et cette déri\ée ail/net le mndulc de ro/itinuité i-i) (o ( 0 I // I 0 ; il(.r)dx - I iii X \ ~ \ , l ■■ 1 ' J ftii a et II sont des constantes C(in\ r/ial>lrs par rapport à ',. 54 CHAPITRE IV. Dans le cas où r = o, m(o) désig/ie le module de continuité de f{x) lui-mânie. Sous les conditions du théorème, f{x) j)eut être exprimé par une série d'expressions trigonométriques a„ f(x)= «1-1- «.,-t-. . .-r- M.„ -^. . ., dont le terme ?/„ (qui peut être nul) est d'ordre iii, et dont le reste satisfait à la condition Donnons-nous un entier rt >> i tel que Çl(x) soit non croissant pour X > a. Il suffit de prouver que la dérivée d'ordre /• existe et admet un module de continullé ('j(^) qui vérifie une juéyalité de la forme (2). En efiét, il est clair que les dérivées de f — Krt- (jui sont des expressions irigonométriques finies admettent un module de continuité vérifiant cette condition, pourvu que ^{^) ne soit pas identiquement nulle, ce qu'on sup- pose évidemment. Faisons cette démonsti-ation. Posons nous aurons Mais c2a est une expression trigonométrique d'ordre «''+' au plus, dont le module ne surpasse pas les bornes assignées à R^* et R«*-*-'. Par conséquent, ù étant non croissant, o/, -2 — j-r- Alors, d'après le théorème connu (n° 30) sur l'ordre de grandeur des dérivées d'une expression trigonométrique d'ordre ^a'''^*. on a ] (p^'-î| < 5. =1^' ( «/.-+!)'• = O. a'-Q(aA-). THKORli.MKS KKCII'ROQt'KS. 55 Il ii'Milli' (If la preimnc de ces deux itu''j;iililé.s (jii«; l'on a H^,' = 2?^' (1 inii' cet If (li'i'ivée est continue, parcf rjuc la série dérivée ainsi ohleniif e>l iinilorniémenl ronverj;enle. PsOus allons, en ellel, rnonli'cr (|ue Ida peut en former une série majorante convcrj^ente. ( lonsidcroiis lo> tt-niies à |iaitir de /,• = u. -f- i : nous avons V ntax. jç/.' I < ■>«'• V Û(rt/'-J /, ^ a -(- 1 a H- 1 = 2a''+' V i>( >//•) a'—U a — I = > ~- { a'- — a'' '-; a-(-i t( — \ J .x X hoiic la >ério majorante •.).«' N Si («'') écrite sur la [)remiri(' ligne est convergente. Calculons maintenant le module de continuité de cette dérivée. Soient \x un aecrolsscmenl de x de module << o et AR,,^, l'ffi les acerois>ements correspond. ints dos fonctions. ISous avons [1 « /. _ 2 /. -. [A -I- 1 \|)|)liquons le théorème des accroisseuienis (inis à la prennère s(Mnmc. Nous avons (o( 0 ) .. 0 ^ m .1 \ . I o/' ■^ " I -H 2 7 max . I o /'' | . X 2 Nous a\ons déjà oljtenu pour la seconde somme une intégrale 56 CHAPITRE IV. inajor.inlo. l'aison^ la iiiènie chose j)oiii- la première. Nous avons < ill / o(x)dx. a - I . /„ Substituons clans la borne de w(o) les deux intégrales majo- rantes ; il \ ieni a>(o)i; 0 a — I Cboisissons l'entier u. qui vérKie les conditions \ clx < 2 ( .r ) — • x aV-^l\ ~ viiiticr (lue le (luolinil tic ces dfiix Irriiu's I ilix) — : - / iU.r )(Li ne tend pas vers zéit» |»()iir.r:=oc. ( -Cst la (•uiisiHUicucc du lliéorèuie de la moveniic. On en con- clut, .f'*ll(.r) étant non ({«'croissant. f'^M.r)'^== f .r»i)(.r)— — > dx il{x \ ... j ... - il(x )dx = - x^ilix) dx t/txi^iïtnxt C^/.ri'-* tiiliii.ri < < — — Donc i>(.r) étant non croissant cl a >- i , le ([uotienlde (;es deux I — a termes est > (ty. Nous considérerons d'al)ord une application pari iculicre du tliéorènie prccéilent. qui fait apparaître sous une ("orme siiimiliè- leiiienl précise la dépendance réciprocpie qui existe entre I ap- proximation et les |)ropriélés dii>ruiii il .scdleiiiciil prouvé que y viirilie une condition d'unlrc :; a. Sur ta meilleure approximation des fonctions continues ( n° l'i). Nous avons énoncé le llicorèmc sous sa forme précise dans une conférence faile à la séance de la Société niallicniali<|Me suisse, tenue à Fribour;; le ■.>'| février vm'^. i [.'Ensei- gni'inviU niathcnuiliiiiic. I. \\. i;)!*^. P- i-')- 58 CHAPITHE IV. Nous connaissons déjà le llit-orènie direct (n" 38). Il suffit de démontrer la réci|)ro(|ue. On a, pai- hypothèse, quel que soit /<, de sorte que la fonction tî(j:) des théorèmes précédents est ici «(,r)=^. Les conditions des tht'orèmes I et 11 sont xérifiées : iî{x) -^ existe et x'^ù(x) est égal à M, donc non décroissant. Donc, en vertu du théorème précédent, /'( o^) a une dérivée continue dordre J\ qui admet le module de continuité oi o}-h I =: — oa ce qui est une condition de Lipschitz d'ordre a. Le théorème précédent suppose essentiellement a différent de ses limites o et i . A ces limites^ la cori'espondance devient moins précise. On s'en apercevra dans les théorèmes suivants : i!2. Théorème IV. — S il est possible, quel que soit n. de repré- senter J [x ) par une expression trigonométrique d'ordre ^n fnec une approximation AI ?«< «'■( lognj' oii M et a sont des constantes positives, f{x) possède une dérivée (l ordre i\ laquelle admet le module de continuité '^{^)<.- (/j coust.). I \ * C-J/ i^es conditions des théorèmes I et H sont encore satisfaites. Donc, en vertu du théorème \\,f[x) admet une dérivée continue Tlli:()UKMKS REril'HOQlKS. (I Ordre /-, hi(|ii<'llr miIhh'I I<- iihxIiiIc de coiil iiniité ^9 ^ _ ,, r" i'érédenls. On |)eul ainsi formuler un tliéorème correspondant ;"i cliacun des er-ih'riums de convergence deCaucliv, basés sur la consubMalmii de> Idiiclions successives : .r'-*-» .r( l.igj- 1»^-=' .A- loi;.r(log logj-)'-'-'^ Les théorèmes III li l\ correspondent aux deux premieis termes. i3. Les cas d'exception au théorème I. — I^e lli('orème I suppose la convergence de rinlégrale f iU.r) dx (Jette condition l'Sl essentielle j)oiii" (pie Ion |)uisse ;iiliiiner revislen(;e et la ccmlinuité de la dérivée d'ordre /•. l/li\ pollièse que i^{x) tende vers zéro pour x ^=^ x. ne suflil pas. Nous allons le montrei" par un exemple très caractéristic|ue, dans le cas où /• = i . Soil Q(x) une fonction continue de x qui tend en décroissant vers /.( l'o (piaiid ,/• tend \eis rinlini. I)éliniss()nsy(.r) par la série absidiinnul et iiiiiloiniéineul C(MI\ ertienle J(.r)= SII1.7-H siii 2. Kn) IjC» n preini«M> leinies donnent une iv-pn-senlation d ordre /i avec I appro\iiii;ili(iii 12 1 // I C'j est la condilioii en\i>ag(''e d;ins le llieorèuie I pour /• = 1 . Nous allons iiKinlrei «pie fa ciai I i n ni (('■ nu la mai con I i n ni te ns d abord ijne rcxislcncc ou la non exisleiice de celle inléj;rale cDlraîncnl la convoryenoe ou la divergence de la série positi\e i> ( I I _^ 1> ( ■?. ) Q(n) I 2 • • • ~^ ^^ . . . . , (•) car, Çi(x) élanl di'croissanJ, celle série esl comjirise entre les deux bornes r* . ^fr f" , dx jf L>(.r)— , <>(.)-f-^/ '-K^)—> Donc, si l'intégrale existe, auquel cas la série con\erge,y(a?) admet une dérivée conùniie f ( x), qui s'exprime par la série dérivée (2) j (3^)= cos.r-h cos2:r parce que cette série est uniformément convergente. Supposons mainlenant l'intégrale infinie et la série (i) diver- gente. La dérivéey'(^) existe, est continue et est donnée par la for- mule (2), sauf pour les valeurs x^o (mod. 27r), car la série (2) reste uniformément conveigente dans les intervalles ne contenant pas ces valeurs. C'est la conséquence d'un leinme classique d'Abel. Lés sommes partielles cosAa: -1- cos(/. -^ i)x -r-. . .-h cos Ix sont alors bornées, car elles sont de module moindre ([ue (3; fl.lX ^ ■I e'-' — 1 et cela entraîne la convergence uniforme de la série (2), parce que les coefficients des cosinus vont en décroissant. Mais si X tend vers zéro, fix) augmente indéfiniment et la dérivée est discontinue. Nous allons, en effet, vérifier cpie la série (2) augmente indéfiniment. A cet ellel, soit X le plus grand Tiii:tiui:\ii:s iii:< ii'iutni i> Tii «'Il lier foiilt'iui tlii!»-< ^^ • I 'iniiti;f(tiis la m'tm- ( :> i en ilt-iix iiailir , — : CosAJ'-I- > Lit |)ieiinfrt' lend iiiimifcslcnK'Ml \cr> I iiilini (jii;iiiil ./' Itiid \> 12 ( "/. I , . 1 j «.. 1 v/, »,ci. i..,. . ,, . , , -,,,., I ,.,.., ... — t — - esl inlli)ie. Mais je dis (iiir hi xm-oikIc |i;iiln' resto lime. \|)|)liqiions de nouveau le leniiiii' d \licl. i-ii nous ser\aiil de la hnnie (^.i) que nous vent)as trassii;nci ;iii\ sommes parlielles de cosinus. La seconde partie est de inodnlc niMindre (|iie i2(X--i) Û — (hiaud ./• tend \ers zéro, le dernier laeteiii- a juinr limite I unité el rexjiression entière teml vers zéro a\ee le facteur 12 [ -^ j • l)onc la somme des deux [larties de la série ( ■>.) tcMid vers rinlini. Gel exemple simple prouve comhien esl stricte la condition (l'existence de lintéf^rale à limite infinie formulée dans le tliéo- fème 1. Le même exemple piuiive aiiSM (pie I e\( Insion du e;is limite a=i est essentielle dans 1 l'-nonee du lliemènie III. La eomlition .M M const.i ir<'nlranie pas nécessairement 1 existence d'une condition de Lip- s< liilz d'ordre i j)oui' la déri\ée d'ordre i\ ou pour la lonction elle-iiK-me, si /• = o (comme dans rexeinj)le pr(''C(''dent). <^)n a, clans cet excm|)le, p„ << - — » et cependant /{-c) n'est pas lipscliil zieiine piii->, sou> la condition c„ -< M : z/'"^' , la déri\ée d'ordre /■ est continue el le tln-orènie sui\ant permet d'en évaluer le module de continuité. ï i . Théorème V. — S' il est possible, ([iiel que soil\n . de repré- senter /'i .r ) pur une r.ipressinn tri ^nnoniètriqiie d ordre ^II . CHAPITRE IV. — THÉORÈMES RÉCIPROQUES. avec une appro.rimalioi} P«< "Tn ^^^ const.), alors f{Jo) possède une (/érn-ée continue d'ordre r, laquelle admet le module de continuité a)(o)^ A o| logo| (A const.). En effet, le théorème I, où il faiil faire \{x)= -, X assigne à w(o) la borne II p r'^ f/.r r "° flr \j X ' J, X- = h ô[|logo| -f-lj. ce qui revient (sauf la valeur de h) à la forme proposée. En particulier, si l'on a, comme dans l'exemple du numéro précédent, f{x) admet le module de continuité c>j(o)= A 5 I log o| , mais on ne j^eut pas affirmer l'existence de la dérivée première. CHAPITUE V. APPROXIMATION l'Ail POLYNOMES ; RÉDUCTION A UNE APPROXIMATION TRIGONOMÉTRIQUE. io. Polynômes trigonométriques. Réduction des deux modes d'approximation l'un à l'autre. — Comme nous le savons sar, 64 ciiAi'iTiu: V. Il vient cos/J arc cos.r = (domine les radicaux se cléliinsenL, celle expression csl bien un polynôme en .r de degré n. Il est immédiat que la substilulion ^ = cos< fail correspondre à tout polynôme approché àe f[x) dans l'intervalle ( — -i, + i) une expression irigouoinétrirpie approchée de f(cost). La réci- proque est également vraie. Supposons (pie nous avons obtenu pour /( cost) une expression Irigonométrique aj)prochée d'ordre /?, ne contenant (pie des cosinus puisque y (cos/) est paire, c'est- à-dire que nous ayons, avec une certaine approximation,' f(cost) = ao-i- ai cos^ -j- Xz cos2t -h . . .-\- a„ cos nt; nous aurons, avec la même approximation, /(jn) = ao-H cc,Pi(x) -h a,r^2(^) + ...-+- x„P„(a;). 4G. Série de polynômes trigonométriques. — Nous appellerons série de polynômes trigonométriques de f{x^) In série qui se déduit de celle de Fourier dey"(cos^) parla méthode précédente. Le développement de /[coat) = '^{t) en série de Fourier est de la forme - ao -f- «1 cos / + as cos 2 ^ -h . . . -j- «« cos nt -{-... , où 1 on a 2 r"^ a,,^ — I f( cost) cos ni dt. ^ «7(1 Le développement de f{-r) en série de polynômes trigonomé- triques dans l'intervalle ( — i, 4- 1), sera où rt„, exprimé en fonction de x, sera 9 / „(.r) i7. Bornes inférieures assignables à la meilleure approximation par polynômes. — Les deux règles, (pie nous avons déduites de la M'I'ItllXIMVnoN l'Ail IMiI.^ NOMKS. 'V» (•i)ii>ii|iT.il i()n (lf-> ■M'■|•U'■^ (le loiiiici'. »'l (Mil il -.si;;iiciil une Lorin- mliTH'iiif' ;i hi iiifillfiii <■ a|»|ii()\ iiiKil mil I ii^diioukI injue, se tra- duisait t'ii r»;i;les corres|)(»i)(laiile.s relatives à la nirillciiic approxi- inntioii par polynômes dans riiilervalle ( — i, • n. \ oiei d'aljoid renoncé «pu correspond à la prcnnrii' ( n" 1). <>") : I. La DU'iUetir*' (tppiDxi nuuinn d une fonction continue J{.r) jxir un pohnonic ilc dc^rc n dans li/ifc/iaNc ( — i. — i) n'est pas I n I cm' lire à l/ - (aî^.,-i-a?,+5 oii les (tii sont les constantes de Fouricf de /(co^i). [/énoncé (jui correspond à la seconde règle, c'est-à-dire à celle de Lehesgne (n" 17), sera le suivant : II. Si la somme de degré n des termes du développement de f{x) en série de polynômes tri gonomé-trit/iies donne une approximation c„, la meilleure approximation de f{x) par un polynôme de degré n dans l'intervalle ( — i, 4- i i n'est pas inférieure à oii V cl l> sont deux nombres assignés a priori. iX. Approximation obtenue par transformation de l'intégrale de Fejér généralisée F^(.y, n) (^n" lil ). — Sdit fix) une lonclion continue dans l'intervalle ( — i , H- i ). Fornnins l'expression ¥'>{t, n) relative à /(cos/i ( n" 312). (letic; expression est un poivnonie en cos/ et elle reprt'-sente y ( ciil)>lilulion cos/ = ./', F..(/, n) se Iransfornif dans un pdUiionie en ./ fournissant, pour /i.r). la niiMiie a|)pro\iinalion. Soil(o(o) \v. module de cnn- tiiiuitt' de /'i ./' ), celui <\o f( co^t ) ne lui est pas sujtéiieur, car cos/ varie moins vile (pie /. Le lliéorcnie I du n" '.VA >r transforme donc dans cri m -ci : I iir.iuti.Mi: 1. Si f\ XI admet le module di' conti nui t<' toio ) dans l'intcrca/le ( — i, -f- i l. A' polynôme upproclié île \. I'. .■' 66 CllAPlTUE V. degré Ml — :>. transformé de F^ (/•, l) fournit une approxi- mation p.// — ■>.{ it ]> i^ (Innininf it/tc (Lj>i>rojiinul ion 011 \ t'ul un nombre ri, Icllcs (|in' M '^( /)(!(» période '.t: adiiiel une tjt'iivt'e d'ordre /■ df module c^ M,, i'a|)|)i oxiinalioii foiiriiie par la somme de l*'oiirier d'ordre // ipiid- eoiuiue de ':; e>l iiileiieure à ' II' Si Ton Mi|)pose /^ '^ ( .c I de inodiilt; <; M^, il existe nu lln-orème correspondant siii- la ie|iréscntalion de /"( .r) en série de polynômes lrij;(inoin(''lriqnes. I)ans ce cas, ra|)pro\imation est la même que celle de /'( eos/ ) = ,;(/) en série de F> /• — i, l'approximalion de _/ est la même que celle de / — P. Xous obtenons ainsi le tliéorème suivant ; ! iir.oui \ii. III. — Sif(x) admet, da/is /'inte/-i'a/lr (^ — i, -+- i), une drn\i'<' inir^rahle et de module << M,-, la somme de degré n^r — 1 lie la série de polynômes trigonométrif/ues de f{x) fournit, dans cet intervalle, une approximation inférieure à A log/i-^ V,)\\rl-^ (}ii V et H sont les deii.r nirnn"i /inni/f/cs //i/r ilans le t/iéorème rappelé (n" iS). Ce tliéorème en fournit un second concernant le cas où la dérivée d'ordre /• est continue. Voici ce tliéorème, que nous allons démontrer : (') (Toi M. tiei'nstriii (jiii a ciiidif le prcinirr iiHc (jucsiimi {Sui- la iiiril- leure cipiiroxinialion des fondions conlinm's, (^li.ip. \l ) 70 CHAPITRE V. ïiiKORÈMK l\ . — Sif(jc') (idnicl. clans /' intenalle ( — i, -+- i), une (/rrn'ée d'ordre r don/ le /nodule de continuité soit (0;.(ô), la somme de degré n = /• de la série de polynômes Irigonomé- triques de /(x) fournit, dans eet intervalle, une approxima- tion inférieure à ( ' ) co,. I — ( A logn -H B)(e'--f- e'-+i) oii A et B sont les mêmes nombres que ci-dessus. Soil 0 une partie aliqiiote de l'unité; inscrivons un poly- gone y = '!j{a:) dans la couibe y = /'('''(\r), en prenant pour sommets tous les points d'abscisses ). o (À entier); nous avons, comme dans la démonstration du théorème V du Chapitre IV (11-21), 0 Soit F une fonction admettant 'l pour dérivée d'ordre ;■; nous avons \(f-py"\ = \f"'-^\-<^o,.(o), |F('-+i'i = ifi = '-:^^. Faisons la décomposition /^ (f — F) + F et désignons par R„, R^,, RJ, les restes des séries de J\ f — F et F respecti\enienl; nous avons, pour n^r, en vertu du théorème précédent, |R;,|f(Alog/i+B)('^)'o>,(ô), |R;;il(Aiog,i + B) '1 '•-*-i (0,.(0) Mais R«= ^L + riJr Ajoutons donc les deux égalités précédentes et faisons o = — ; nous trouvons la borne assiiinée à R«, n " ol. Polynômes conduisant, dans le cas général, à une meilleure approximation. — Le théorème 111 bis du Chapitre III (n° 37) se transforme aussi par la subslitution x^^cost; et, moyennant (') M. Bernslein énonce un Lliéorènie qui rentre comme cas i)arliculier dans celui-ci. Toutefois, il n'étudie pas la manière dont l'approximation dépend de r [Sur la meilleure approximation des /onctions continues ( n" ô'J) |. Al'l'K(t\lM\rii)N PAU l'dl.^NOMi;-. 7I l'iiitrodiictioii d'iiu |)(»l\ iioinc aiixiliiiiie t\r degn'' -< /• (comme diiiis le i;is |trf(é f, une Jonc- tion f{ x), dont la dérivée cF ordre r admet le module de con- tinuité ui,(^j ), peut être représentée dans l' intervalle { — i, -i-i) j)ar un polynôme convenahle de degré ~^ ni avec une approxi- mation '-■{-) ?<|'r,l;-)-Hi|-,(:r--i)| "' ■ , ni' où M', est la Jnnction de r seul définie dans le théorème pré- cédent. En particulier, si f''{x) satisj'ait à une condition de Lipschitz d ordre a. on peut assigner une constante M par rapport à n. telle (fuc l on ail. quelque soit /i, M (') C'csl M. D. Jackson qui a construit le premier des polynooies donnant une approximation Av l'onlre in(li(|ui'' ici. (^'est lui aussi le premier qui a montre «jue les cocflicicnts analogues à M", ne dépendent que de /• (Dissertation inaugu- rale, Salz 1\ a, p. '|<' )• Toutefois, il n'a pas étendu ce dernier résultai à la repré- sentation lrigr)nométri(|ue. Les résultats de sa Tliése ont été précisés dans un Mémoire plus récent : On a/iju-oxiniulion Ijy trigonométrie Sunis and potyno niials {7'rans. 0/ f/ic Amer, nuitli. Sncirty, 1912). 72 CIIAI-nUK V. Dans lo cas plus parliculier où a= i, ((; tlH-orriiic a ('-It' énoncé par M. Diinham .lackson ('). o!2. Le problème inverse. — La fjiicslion de renionler de l'ordre de ra|)pi'oxinialion par jiolynonies aux proprléh'-s dilï(-rcnlielles (le la fond ion se ramène au même proldème concerna ni 1 appioxi- inalion trliiononiélrirpie, donc aux lliéorènies énoncés dans le Glia- pllrc précédent. Nous ne re|)rendr(tns pas celle question en détail et nous nous bornerons à quel(|ues énoncés caractéristiques, l/approxiinalion de /[.r) dans linlervalle ( — i, -I- i) |>a'' un polvnonie de degré ^ /? est la même (pic celle de /(cos/) = cp(/) par une expression irigonométrique d'ordre ^n. Or on a d_ _ _ d dx si II t clt On en conclut, Qa désignant un polvnome en ûnt et cos/, \insi l'existence et la coniinuité des dérivées de co dans I inter- valle ( — 1 . -f- i) entraînent celles des dérivées de /"jusqu'au même ordre, dans le même intervalle, sauf aux limites ± i . Si cp""^(^) admet un module de continuité de l'une des formes (M constant), taiù) < y\ 0=^. M(rj) < M o|logo|, le Miodide de continuité de /''"^ (.r) véiiliera xine inégalité de même forme dans tout intervalle intérieur (au sens étroit) à ( — i, + i ). Seule la valeur de la constante M peut changer. Observons encoi'e que tout intervalle fini (a, b) se transforme en ( — i, + i) par une siibsliluliiin linéaire, qui n'altère pas les propriétés précédentes. Il résulte de la que les théorèmes III (iV 41) et V (n° 14) du Cha- pitre précédent entraînenl les théorèmes correspondants que voici : Tiir.oiii;\iF, \ II. — Si, dans un i ntcrvalle (a, b)^ f{x) possède une dérivée continue d^ ordre r fjni satisfait à une condition de Lipscliitz d ordre a(o << a -< i ), a/ors, quel que soit //, /(x) peut être (en vertu du théorème II) représenté //ur un (') Dissertation inau sourate, Salz II, p. i'i. AI'I'HOMMA I MiN l'A» Pol.VNOMKS. polynotnc ih' (h'<^ir u i nqiiemcnl, si l'on /»i/f vcriji<'r rj-Ue coinlilioii , ijiiel que soit n. ttlms fi x ) admet, dans Uml inlcivalh' inlénriir à (a, ff), uni' dr/-ii'éi' conlinin- d'ordii- r ijiii sa/is/aïf a iinr condilinn dr Lip^rhilz d'nidn' y- {* )■ \.e ciis cilé n'est plus ci»iii|>lclo. D.ins ce cas. on |)ciil cnniiccr le lli('(»n'me suivant : Tni;oui;\(i; \ III. -- -S/, '/ui/ //i/r soit n. /{x} peiiL être repré- senté dans rinterK'allc ta. h\ [xif un polytionie d'ordre "^ii avec mil' apiiro.Li niation M ?«< -r-T f'^' const.), alors fix) possède, dans tout intervalle donné inléru'iir à (a, h), une dérivée d'ordre r. qui admet le module de continuité (u( 0 ) = // o| logo| (Aconsl.). La seconde hutie id. (n- 19 ). CHAIMTRK VI. POLYNOME D'APPROXIMATION MINIMUM. 53. Polynôme de Lagrange. — On sait qu'un polynôme de degré ^ // esl r()iii|)lètenienl (h'terminé par les valeurs, d'ailleurs arbitraires, qu'il prend en // + i ])oints donnés .Tq, a"i, x.^^ ...^x„. Nous supposerons généralement que ces valeurs sont celles prises par une fonction donnée f{x). Alors le polynôme P(^) de degré^/?, qui prend les mêmes valeurs que/(^) aux n -\~ i points donnés, s'exprime pai- une formule classique connue sous le nom de formule de La^raniie. Cette formule est la suivante : Jmà X — Xi S (Xi) OÙ S(:r) est le polynôme de degré n + i S{x)=. {x — Xn)(x — Xi) . . . ( X X„). L'exactitude de cette formule se vérifie immédiatement. On en tire les conséquences suivantes, qui nous seront utiles : 1° Si un polynôme variable de degré ^« est borné en /i + i points donnés (donc a fortiori s'il est borné dans un intervalle), tous ses coefficients sont bornés. 9° Un polynôme variable de degré ^ii qui prend des valeurs infiniment petites eu n -j- / |)()inls donnés, a tous ses coefficients infiniment petits. 3" Deux polynômes variables de degré ^ /i qui prennent des valeurs infiniment voisines en n -\- i points donnés, ont leurs coefficients de même rang infiniment voisins et nous dirons que ces polynômes sont infiniment voisins. l'OUNdJIi; Il VI'l'HdXIMATlON .MI.M.MI'M. ~^ rji. Approximation minimum dans un intervalle. — ':^o\enV f[x) une loiuiiOM ((iiiliMiir (l;m> un iril(i\;ille (rt, h) el V{x) = ll^f -+-). J^a dillerence, positive ou néj;ative, est W-cavl au point x. Le maximum de la valeui' aI>solue de l'écarl dans l'intervalle (<^/, b) est Vappiaxiination fournie par P dans cet intervalle. Considérons maintenant l'ensemble de tous les polynômes de degré ^/^. Chacun d'eux représente /"(x) dans rintervalle [a, b) avec une approximation qui lui correspond, p'. La borne infé- rieure de z' j)our cet enseud)l(' esl un uoinhic positif ou nul. Cette borne est V appioximalion niiniiimni ou la inciUeurc (ipjnoxi- nialion d'ordre n. Nous la désignerons |)ar c. Nous allons prouver (pi'il PMstc un polynôme de degré ^ // et un seul siL;uei' une suite de |)olvuouies I', , l'.j, ..., Pa, ... de degré >/?. tels (pie les approximations corres- poiidautes z\, p'., p,. ... tondent vers p. Dans ce cas, la suite P,, 1*2, ••• lend uniformément vers /Y. r") dans (a, b). Donc ces polynômes sont bornés dans (a, b) (^(piel (pie soit leur indice) et, par consérpicnt, tous leurs coefficients sont born(''s aussi et de module inb'-rieur à un nombre fixe M (Slî). Donc de la suite infinie 1',. I\. on peut extraire une suite 1*,, P^, •••. infinie (') T(;nKnYi:HEKK. qui a inlioduil celle nolion, a a. Propriétés du polynôme d'approximation minimum dans un intervalle («, //). — i" .^'/ /e polyiioine V de degré ~n est d' approximation niiiiiinuin dans l^ intervalle ( «, ^), on peut assigner n -\- >. points de i' intervalle (a, b), où l'écart J — P atteint ses valeurs extrêmes ±o [supposées ^ o), avec alter- nance de signes d' un point au suivant (' ). Considérons l'écart \arial)le 'o(x)—f{x)— P(>). Comme il est fonction continue de x, on peut diviser 1 inter- valle (a, b) en intervalles consécutifs assez petits pour qu'il ne s'annule dans aucun des intervalles où il atteint l'une de ses valeurs exlrcmes lîz c. Soil la suite de ces intervalles où '^{x) atteint lune de ses valeurs extrêmes, et soit -1- =-îi ■ • • 1 -m la suite des unités du signe de '^{x) dans chacun d'eux. Le lliéo- rème énoncé revient à dire cpie cette dernière suite comporte au moins n -\- i variations de signes. Je vais prouver que, s'il y en avait moins. P ne serait pas d approximation minimum. Si tous les termes de la suite étaient de méine signe, '^(a?) atlein- diait sa Ijorne -+- o ou — c avec le même signe partout et il suffirait d'ajouter à P une constante très jietile de ce même signe pour améliorer l'approximation. Supposons donc que la suite ^^. £o, ..., contienne k~' n groupes ('; K. BoiîEi.. Leçons sur /es /onctions de variables réelles. l'Ol.KNOMi: I) AI'I'UKMMA I |l)\ \l I M M l \| . -- (le flt'ux l( riiic^ l•(Hl■^(■(•lll ils de Mi^iirs coiil liiirc^. Soil :,, ;,^, I un t|iiel('()U(jiif (le ces i;ii>ii|»('S. Les deux mlcixiillrs lor rcspiiiidjinls ^,- ô/_,.( ne sont pas conli^iis ( 'i in' s iiiiniil.iiil dans aiicuii des dnixj. Nous pouvons donc assigner un point ç inlcrinédiaire cnlic o, et 0,^,. Iiiiiilcs exclues. Soil la siiile des points ç aln■^l choisis et coiies|toiidan I aux / ^roiij)os con-ccii II ts. l'onnons !,■ |i(>l\nonie de (lej;i't'- // : 'l(T)= zit -il — cc){lî — .r )...{■/, — x), on :, désigne, comme précédemmenl, I uni h- du si^ne de i dans ô, . (le poljnome aura le signe de 'i dans cliacmi des inler\ ailes o,, Oj. ... et ne s'v annniei'a pas. Ceci fait, >oil i nn nombre positif, |e dis (pie le pol\ iioine de degré ^ n, f(niiniia dans ( c/. //) une appioxiinal ion ■< p, pourvu (pie t soil suffisamment petit. En ellet, soil p'<< p la hcn-uc do |'i| dans les intervalles antres que ô,, O2, . ., o,„. On obtiendra le résultat demandé, en pre- nant t assez petit j)oni' (pie \fl\ soit << ^ — ■ q! dans (a, h). La \alenr absolue de récarl dTi à I' f- vit, à savoir !/-H-î'!'|-l'f-£'i'|, sera ellectivemeut <^ p dans les intervalles 0,, Oo, ... où '.; et 'li sont de mi'ine signe; elle le sera (encore dans les autres, car on aura, dans ceux -ci, I (9 — £']/ 1 = I (p I -i- I £'J/ I < p' -+- ( p — p'X p. :>." Lr polynôme d n iijiro.ri mol khi nii iiiinuiii rs/ i//Uf///('. hn ellet, ■^oieiil I' et (> deux pohnome^ de degrés."^//, fonrnis- sanl I a|>proxinialioii nn m m iiiii p. I ,e pol \ nome, de degré ^ /i, •2 b)urnit une approximation 0, car on a 78 CIIAIMTRK VI. Donc 11 est mi nouveau polvnorue fra|)|)roxinialion uuuimuni et \/ — K| atteint p en /> -\- -i points, en vertu de i". Mais ceci n'est possible (jue si, en ces points, f — P et /" — Q atteignent simultaurinent et avec le m«hne signe leurs valeurs extrêmes ± p. Mois P v[ ()^ prenant la iiirine valeur en n -\- 2 points, sont itlentiipies. ^" La proprié tr \° caractérise le polynôme P d'approxima- tion mi/iiniuni . En effet, soit Q uji polynôme de degré^ n; si Vécarl j — -Q atteint son nuiximinn absolu p' avec alternance de signes en n -\- -i points consécutifs de ^intervalle («, h), alors o' = 0 et, en vertu de :>", Q est identicjue à P. Si g' était > 0, le polynôme de degré n P-Q=. points consécutifs de V intervalle (a, h) et prend en chacun de ces points une râleur absolue ^ p', alors p' est^p. En d'autres termes, o' est une borne i/iférieure de r approxi- mation minimum (M. r..a démonstration est identique à celle qu'on vient de faire pour la proposition .)" qui précède. Il V a lieu d'observer que si l'écart f — Q prend des signes alternés en /i + 2 points consécutifs de l'intervalle («, 6), l'ap- proximation minimum sera intermédiaire entre la plus petite valeur absolue de l'écart sur cet enseml)le de points et l'approxi- nialion fournie par Q dans (-a, b) tout entier. 08. Approximation minimum d'ordre n sur un ensemble de n -^ -2. points (-). — 11 est nlile, pour préciser les propriétés du ( ' ) C. DE LA N'allke Poussin, Sur les polynômes d'approximalion et la représentation approcliée d'un angle {Bull, de l'Ac. lioy. de Belgique, classe des Sciences, n° VI, igio. Théorème n° 15). ( = ) C. DE LA Vallée f^oussiN, Mémoire cilé. l'OI.V.MIMK d'aIM'HOMMATIO.N M 1 M M ( M 79 polNiioiitc (I ;i|)|)i'(>\iiii;ili()n d ()r // dans un iiilerv :ill*-. de dclinir' cl dt'liidicr I)- |)(iUiHUii<- d a|)|>rn\ iin.ilKin (hiii^ un ciiseini^lc (le II -h 2 |)oinl.s de ccl inicrvidif. Considérons donc un cnsciuhic 1^ de // -— •. pmnls de 1 inlei- vallc (^«, b) et une fonclion f{x) (|ni prend des valeurs déterminées en chacun de ces points. .le vais montrer que, parmi les polynômes d'ordre ) î' 0 A 0 ^ " 1 A 1 A„- r^e système admet une solution bien déterminée, sauf le cas où les II seraient choisis de manière à annuler D. Ceci n'aura certai- nement pas lieu si les u sont de même signe. Si le numérateur de Texpression de p' est nul, et si les u n'an- nulent pas D (donc s'ils sont de même signe), on a Le polynôme Q représente exactement f dans l'ensemble E, l'approximation est nulle et Q se confond avec le polynôme d'ap- proximation minimum. Un autre polynôme de degré 7 /i fournit nt-cessairement sur E des écarts liés parla lelalion D = o. Supposons maintenant que le numérateur ne s'annule pas. L'expression (1^ de c' montre qu'on minime 0' en choisissant l't)|.\.N(lM|-; I) VIM'UUMM \ I |(i\ MIMMIM. 'Si loiis l«^s // (le iin'inc sij;ne((lon(; crliii du iiiiincialciir) cl cii leur iloiiiKiiil la \alt>iii- ahxiliic ma \ iniiiiii i. Moue l'approxi niatioii III III iiiiiiiii '^ll^ \'. i'''l iloiiniM- par la Inriiiiilc I '^ O./il '^ 1./ 1 -+- • • • — '^ H-t- 1./ /( ni Ao A„. Alors le |K)lvii()iin' dauproximalioii sur \\ est eiilièreineiil déterminé, car ou ((tiiuaît ses valeurs aux in~\--A poinls de K. D'apirs le calcul (|ui pn-ccdc, ce polvuuine esl entièrement carac- térisé par la piopric-té de louruir des écarts éi^aiix et de signes contiaires en deux points consécutifs de \'l. Nous avons ainsi obtenu le lliéoième suivant : // existe un polynôme P d'ordre ^ // et un seul (/ui est d'tippro.rirualion niininiuni sur K. Ce polynôme fournit des eciirls de même valeur absolue et de signes contraires en deux points consécutifs de E et cette propriété le caractérise. Il n'y a d exception que si la représentation est exacte et l' approxi- mation nulle. .')ll. Théorème. - Si f(x) admet dans l' intervalle (a, h) une tlériyée (//-+- i)"^""" continue et de module <^^l et que sa meilleure approximation sur V ensemble Rq formé de n -r- ■> points Xqj X,, ..., x„-^.\ de cet intervalle soit Co, alors le plus petit écart 0 di" di'ux points de l\, satisfait à la co/idition o> (n-hi)l -îpn (6 — a)" M ' Translnmions l'expression (a) de o„. Soient m le f)roduit de Imites les distances de deux points de P], toa celui des seules dis- tances de X/i aux autres |)oinls. Ou a A/, = m ! HT, •1 1 ^-. . .± /"(•r«-f-l) '"«Il 1 1 H M, -.. 1 m «4 1 Supposons .r„ <; JTj • . .. L approximation de /"(./•) esl la même (pie celle d(! f{.c) — J[X„). Suh^liliious cette (onction V. E'. (> 82 C(IAi>lTHK VI. à f{x) dans la forimile pi'écédenle el supprijiions le premier loriue ilii (léiioiniaateiir, ce qui augnienle le quotient; il vient ?0< f(.r^)—f{T,,) T7J| _^ f(T,^^-,)—f(.T„} ^« + 1 I Soit E,(x,, x-2, ..., Xn-\-i) l'ensemble obtenu en supprimant le premier point de Eq. J3ésignons par nr, , ra.,, ..., les divers pro- duits de distances de deux points de E, et posons /.<■'■) f(x)-f(xo) X — Xo En observant (pie .r, — x„ est de même signe et <; b — a ))()ur tour les indices /, la formule précédente peut s'écrire ?o< 1 1 (•^■l- - ./•oIct'i (a-,,+1 — .r„)77T;,^, <(è — a; /■(a-,) /l(-2"« + l) OU, plus simplement, en désignant parc, la meilleure approxi- mation d'ordre n — i de /, sur E,, po< (/>' — « )/l- Jl y a là un procédé de réduction qu'on peut poursuivre. Posons, en général, Aix) X — Xk-\ et soit Zk lii meilleure appr(j\imation d'ordre n — le de fk{x) sur l'ensemble EA(:rA, ^a+h •••; x,i-^\)i nous avons, pour /i == o, i, 2, . . ., /i, .pk< (6 — a)p/.+i et, par conséquent, de proche en proclie^ po<(è — a)«p„. l'OLYNOMi: It AI'I'IIOM.MATID.N MI.MMl.M. Si Ici p„ csl 1,1 iiu'illciii»; approxiiiiilt loii irordre <» de /'„ sui- leii- semhle (le (Jeux poiiils sculcmeiil l\„(.r,j, ./„4.,): nous avons dune iiniiM-dnilt-iiicnl Soit, en j^enéral, M^ le modidc niaxiiimiii de /"/ sur (rt, 6) ; nous avons ?« < - ( J-,,-^1 — a:„)I\I,> et, par eonséqucut, ?o < (^« * I — .r„ ) -ib — a )" M;^. l^\aluuii^ maintenant M^. .Nous avons .. ,- . ^ > ./■/,-,C.r-^j-/,_,V — //,_,(./•<. ,1 r' , /A'.J^ — Xi,-x ) = [ = / //,-i (^A-i — ux) du, fp{x ■^Xk-^)= I fi'J^l * ( :f/,_, ~ ux) W du. Xous en eoneluons, par le lliéoièine de la moyenne, M^; < m;.:; f w du - — !— m^ii ; puis, de proche en proche, M Finalement, si nous portons celte dernière valeur dans la horne assignée à Oo, nous obtenons ?0< {3r„+i — Xn) —, —T-- Dans ce calcul, nous avons fait la réduction des ensembles Eo« E,, E;,, ... en supprimant cluupie fois le point extnMue sur la gauche. \(ni> |)iiiir-iiiiMs loul aussi bien siippriiiicr le point e\tr(Mue sur la droite et même laiit(U celui de gauche, lanl('»l celui de droite. .Si la suppression |)uil(; n — / foi> -.iir i.i ilroiic, nous obtiendrons, quel que soit I indice /, (h~a 1" M ,;o< (xi^x — Xi) - ce qui revu'ul au tlu-orènie énoncé. 84 CHAPITIIK VI. GO. Corollaire. — .V// (.r ) est continue dans /'inter^al/e (a. h): . o. En olTel. soit t un nombre positif donné <; i . Nous savons con- stiMiirc un polvnonie (^ tel qu'on ait, sur tout (a, b), l/-QI<^p- Lu meilleure approximation d'ordre n de O sur E est donc ?o>(l — £)?. Alors, en vertu du théorème précédent, le plus petit écart o de deux points de E est supérieur à •'.(«-r-l)! , (b — rt)«M où M est le module maximum de Q "+". 61. Théorème. — Soient f{x) une fonction continue dans («, /> ), 1'^ //// ensemble de n -\- ■>. points de E, P le polynôme de degré ^ /i qui donne la meilleure approximation sur E, c cette approximation. A tout nombre positif donw' r^ correspond un nombre positif z qui jouit de la propriété suivante : Si un polynôme Q de degré ^n donne sur E une approximation p'<(l-+-£)p, on aura, dans l'intervalle (a. b), |P-QI<^.. Si z =^ o, on a aussi -i' = o; donc P et Q, coïncidant sur E, sont identiques. Sujjposons 0 différent de o. Nous pouvons désigner les écarts de (.) aux points successifs de E par où le signe ambigu est celui de l'écart de P. Substituons à o' et o leurs valeurs (ij et (2) dans la condition p'<<(i + e)o; elle POI.YNO.Mi; D'\PI'ltf)\l.MATION MIM.MLM. 85 (lf\ ll'Ul A 0 ~ A ,-...- A „. 1 A,, "o •- A] «i — •••-•- ^V/^ 1 "/;+-! ^ > (I OU c Ao(i — «o) -^ A|h — «t ) — . . . : — '—^ (S.»-\- A| 4-. . . ); cl. ywx re £ (qui dépend de r, ) p dt-pcndrc du rliolv des points de \\. iNTais on |)ourra le prendre indépendant de lî, si l'écart de deux points de E ne peut pas tendre vers zi-ro. En ellel, A|, Ao, ... ne tendent pas vers zéro non plus, i — ?/^ tend unitor- niéuient vers zéro avec s et Q tend uniformément vers P sur E et, |)ar conséquent, aussi sur (rt, b). Cette condition sera certainement rem|)lie, en vertu du corollaire précédent, si l'on sait que p reste supérieur ;i un noudjrf- posilil assii^né quand E varie. ()!2. Théorème. - Si un j>(j/)/hi/ii(' <) t/c ili'gi'f ~' n Joiirnit sitr \i(Xo, J^n •••' ^ii+i ) ''C'iffs de signes a/ter/irs. f/o/it les nih'urs iibsoliies i non toutes égales) sont lu meilleure approximatio/i sur E est comprise entre la plus jx'tile et la plus grande de ces ra leurs absolues, limites exclues. \m meilleure approviuialioii de la tourliou / r^t hi luèine que celle dey* — iuposif mu. S(> CHATITRI-; vr. (13. Meilleure approximation d'ordre // sur un ensemble de plus de « -i- •> points. — La meilleure approximation d'orclre // sur un ensemble fini ¥ de /dus de // H- a points, est celle sur un ensemble de /? -h 2 points de K. choisis de manière que cette meilleure approximation soit la plus grande possible. Soient K ua ensemble de n + 2 points, o'o, 2"), •■■^x„j^\, taisant partie de F et satisfaisant à cette condition; P le polynôme donnant la meilleure approximation, z, sur F. Je dis que P donne la même appi"oxim:\tion p sur V . En effet, dans le cas contraire, il existerait au moins un point z de F où l'écart ^^ — P serait de module >p. Si ç tombe entre deux points consécutifs de E, x^ et Xi par exemple, f — P a le même signe qu'au point ç, soit en x^, soit en 57(, par exemple en X\. Vlors, en vertu du tiiéoiènie précédent, la meilleure approximation sur fj^o, ç, ^2? •••1 -^«4-0 est plus grande que p, contrairement à l'hjpotlièse. Si ; est extérieur à l'intervalle (.a^o? -s^^+ij, par exemple <<,r„, (Ui considérera l'un des deux ensembles de n + 2 points, ( ç, JTi, 3^2, . . . , X„j^\ ) (;. ^0) ■'^1; • • • i ^11 h selon que f — P prend le même signe ou des signes contraires en ^ et en x^. On sera conduit à la même conclusion, 64. Théorème. — La meilleure approximation d^ ordre n de la fonction continue f{x) dans un intervalle ( a, b) est celle sur un ensemble de n H- 2 j)oints de cet intervalle, choisis de ma- nière que cette meilleure approximation soit la plus grande possible. La meilleure approximation 0, sur un ensemble Kji{X(i, X\, . . . , .?■/(-(- 1 ) de n + 2 points de («, b) est donnée par la formule ( 2 ) du n" 08. Celle-ci met en évidence que Oj est une fonction continue de Xq, j:,, ...,a:„^( dans(^«, t). Cette fonction admet donc un maximum 0 et l'atteint pour un ensemble déterminé E contenu dans («, b). Alors on montre, par un raisonnement identique à celui de la POLYNOMK d'approximation MIM.MIM. 87 (K'iiionsiraiinn précédente, que z est iiiissi l'a|>|»roxiinali()ii iiiiiii- iiiiiiii dans ( a , h). iNous a\tnis ainsi tlt-inonlrt* l'exislence du polynôme (J'approxi- inution inininiuin et retrouvé ses proj>ri(''l»;s essentielles par une voie liiulf (lillfit'Hlt' (If (•(•Ile iililisHc au d(''l)ul du cliai)itre (n'^'So et 5(3). (C). Théorème. — Soit J\x) um; fonclion continue dans (a. h) et l* le polynonte de dei^ré ^ n (fui en donne lo meilleure (ii>j)vo- Xinialion c. I tout nombre f)ositiJ y, correspond un nombre positif i qui Jouit de bi pi-opriêté suicante : Si un polynôme O de degré ^ n donne sur [((, b i u/ie (ipproximation on aura, dans l'intervalle (a, b). ]P_Q| uie de dei;ré p n. Alijrs nous commençons par déterminer une borne inférieure, Oq, de la illciire approximation dans (rv, b). Nous utiliserons à cet ellet lune des règles données précédemment. Soit P le polvnome inconnu de dej;ré ^ /i qui fournit la meilleure approximation p dans (a, b). (Test aussi celui d'approximation minimum p >ui' un cfilain ensemble E ( n" (Jl) de n -{-■'- points ^énéralcnicul imcoiiuu^. Lr tli(''orrme du u" (')() nous permet de 88 CHAPITRE VI. (It-ti-nniiier une boinc inférieure o de récarl de deux points de E. Celle borne lixée, nous pouvons, sans connaître autrement E. d'après la remarque du n" 61, faire coiTespondre au nond)re r^ un nonil)re t tel que, si un poljnome Q donne sur E une approxi- mation «< ( I -(- £ ) p , on ait I P — Q 1 < 1 • Soit M le module maximum de/dans («, />). Partageons («, b) (■;i n parties égales. La formule de Lagrange permet d'assigner un module de continuité uniforme à un poljnome Q, de degré //, dont le module ne surpasse pas a M sur l'ensemble des n + i points de subdivision. Nous pouvons donc, en prenant l'eritier). assez grand, diviser (a, b) en \n parties assez petites pour que l'oscillation de y — () soit < îpo dans cliacune d'elles. Ay.iiit divisé (cr, b) en \n parties satisfaisant à cette condition, désignons par F l'ensemble des points de subdivision (a et b com- pris) et soit Q le polvnome d'approximation minimum sur F, lequel est de module ■< 2M et vérifie les conditions pi'écédentes. ("-e polynôme Q se détermine par un nombre limité d'opérations, car il donne la meilleure approxliuation sur n -h 2 points de F choisis de manière à rendre cette meilleure approximation maximum, et il n'y a qu'un nombre limité de choix. Je dis que Q répond à la question et qu'on a |Q — I^| < ^i- En effet, Q donne sur F une approximation p'lèin«' de y. Il -f- ■>. rqiial nuis i /{ j/)— !•( j-/)dr p = o • I i -j ( f = <>. 1 . 2 // -T- n. { f'(x,) — V'ixi) = o (jiii |K'iil sci'\ 11- à lU-hTiiiiiicr les •., mais, en nn-nir leni|)S, une on (Jenx t'-qualnjus seraient à su|)j)riiner dan> la seronde s«';im(.'. Le problème est donc i^énéralenienL délennine. Si/(x) est un polynôme, le système (i) est al£;él)ii(jnc. Il peut, comme dans le cas général, admettre un nombre pins on moins <;rand de solutions. Mais il n'y enaqn'nne seule qni miniiiie o, et c'est celle qui repond à la question. Lorsque le système (i)est algébrique, ou |)eut. pour le n-soudre. employer toutes les métliodes particulières d'approximation propres à ce cas. Le cas général peut être ramené au précédent, comme M. Borcl l'a déjà fait observer ('). En elTet, soit R un polynôme voisin de /. Soient P le |)olvnome qni donne la meilleure approxima- tion z de /, () celui qui donne la meilleure a|)proximati(m z' de K. .le dis que |P — <^)| peut être rendu aussi petit qu'on vent avec I /' — H|. Lu elFet, si | /' — M j est •< t sur (d, 6 i, Q donne de/ une approximation < o -t- s sur (a, b ) et, en particulier, sur l'en- semble L où P est d'approximation o, donc Q est aussi voisin qu'on veut de P(n"Gl). Il suit de là que le calcul approché de P se ramène à (fini de la meilleure approximation d'un polynôme R snf(isainment voisin » iiistrin a iait connaît ic un tlH-orème qui peut être utile dans la qiicsiioii qui nous occu|)e, et tpie nous allons exposer. l)S. Théorème de M. Bernstein. — .\(nii^ saxons (pn; 1 approxi- malK^n niiniinuiu sur (f/, f/ ) est la nn'me que sur un ccilain ensemble 1-. de // -h y», points, mais il peut v a\oii- plusieurs ensembles \i'ri(iaut celte coikIiIkm). Nous supposerons, dans ce ( ' ) Leçons sur la théorie des fonclionx. go CHAPITRE vr. qui suif, que cet enseinhlo est unique. Nous distinguerons les quatre cas suivants : \\ est de la pirinirre classe s'il ne contient ni a ni />, de la seconde s'il contient a seul, de la troisième s'il contient 0 seul, de la quatrième s'il contient a et b. Voici main- lenanl le théorème de M. lîernstein ( ' ) : Théouè:mf,. — -Soient 'j(.r) et ^lix) deux fonctions analytiques régiilièrrs sur Le segment ab, )> u/i paramètre (o < X^ i). Posons Désignons parP(x, K) le polynnnii d 'approximation minimum de j\x^ A) sur (a, b), par E>. l'ensemble sur lequel l'approxi- mation est précisément l' approximation minimum p(A). Si l'ensemble E) est unique et appartient toujours à la même classe quel que soit /. ; si. en outre, la dérivée seconde de la fonction F(x)=f{x, >.)-P(.r, À) ne s'annule en aucun point de E),, alors les 2/? H- 2 inconnues du problème, à savoir p('a), les n -\- 2 points Xi et les n + i coef- ficients ci/s sont des fonctions analytiques régulières de /.sur le segment 01 . Supposons, pour fixer les idées, que E). soit toujours de la pre- mière classe. Alors les •2/1-1-2 inconnues sont déterminées par le système (i), ( ¥{Xi):Jzo = 0 (i) ' (t = o, I, -2, ..., rt-M). ' F (xi ) = 0 Formons son jacobien, qui est d'ordre in -\- 2. Ses n -h i pre- mières lignes sont respectivement («'= o, 1,2, ...,/i-|-i), d¥(xi) dV{xi) oV(xi) d¥{Xi) d¥(xi) -^ , ■ , • ■ • > — ) ^ > • • • > ; > it I, djTo Oxi r>x„^i OttQ 0(1,1 se réduisant à o, o, .... F'(^,), ..., o, I, Xj, x} , ..., xf , ±1. (') M. Bernsteia formule un énoncé plus général qui s'élend aux polynômes à exposants non entiers {Sur fa meilleure approximation des fonctions conti- nues). POLYNOME d'approximation MINIMIM. 91 Los n -\~ I (ieniicrcs lignes sc^nl (A" = o, i ,:>,,..., /? f- 0 OV'ixi/) OV'{x^.) dV'{.r|,^ OV'ixi,) OV'ix,/} (' rc(liiis:iul à o, t) tyF'(.ryi.> oV'ixu) > > ; > Oi(„ ■' O, F"(:r,), o, dV\xk) dY'ix^.) àa„ 1 a-„ . .. n' -!- I I .r, . . x'( — I I X, . x'.i -1- 1 C.e jacobicMi est clmic J = F''(Xo). .. V"lx„+i) Niuis savons que ce (liiciiuiuaul c^l (lidrriîiil do zéro, car c'est celui tloMi (l(''|)ond le calcul do la nieillcure a|)i)roxiiualion sur rensomhlc K. Donc J ne s'annule pas, si les facteurs FV^r^) ne s'auiuiloiil |ias. Le tlii-orème est ainsi ('•labli. N'oici uiaintenanl couimont le tlu'orèine de M. Bernstein >'a|>|>lique au calcul de la ineilleui;o a[)proxiinalion d'une fonction analytique donnée (s(x)^ dans l'inlervalle («, b). O.'i suppose que l'on connaisse la meilleure approximation p(o) d'une fonction analytique ']>( -p), voisine de 's(x), ainsi que le polynôme V{x^ oj et l'ensemble Eo correspondants. On forme la fonction f(x) = lo(x)-i-(i — l)'i^(x), (lui devra satisfaire aux conditions du tliéorèmo j)r('cédent. On connaît donc, par hypothèses, les valeurs initiales (jxtur), :^o) dos ■?./( H- :>, inconnues du prohlônu', p, a^. .r/,, cl il s'ai;it (l'en tniuvoi- les valeurs pour X = i , auquel casy(a: ) = 'f (^)- Ou remarque que les valeurs initiales des dérivées des ordres successifs de o, «/, X/^ par rapport à X, s'obtiennent, de proche en j»ro(lic. en (l< rivani succossiveuuîni. les équations ( i) |)ar r.i|)p(>il à y, ot posant chaque fois X=:o, Les dérivées d'un juème ordre s'obtionuont par la résolution d'un svslèuio lint'airo dont le détor- luiuaul .1 o^l toujours lo mi'Mic. < )u peut (buic ••( iiro les dc'vehq)- pemonts do o, di^ x^ suivant les puissances de A par l,i lorniulo de iMaclaiiiin. Si co^ dé-vfdoppeinents converj^ent pour /. = i. lo |)ro- bloMio •'■>! n'solu. Dans le cas contraire, on connaît un édc'-niont anal\li(pir de (liaciiuo dos lonclions p,rt,-, .r^; co (jnl snlllt lln'ori- (pieniout pitui' les di'lorniiuor eut lôrenioni . 9'.l (.IIAPITHE M. — POLYNOME DAPPROXIMATION MINIMUM. SI la louclioa '}(■/) est l>ieii choisie, les (l(-\ el()|)])enients de Maclaiiiiii seront rapidement convergents, mais il csl clair que c'est nu Ici choix qui fait toute la tlilficulté de la (|nesli()n. M. Bernslein a fait la remarque que voici : L«'s expressions approchées de P ef de z. pour )> :=^ i , qu'on nhfie/it en hornnnt la srrie de Maclaïuin à ses deux premiers termes, sont respectivement le polynôme d'appioximation minimum et r approximation mi/iimum de 'f(^) ■'>«'' l'en- semhle Eo- Pour le montrer, dérivons une première fois les // 4- ' premières ('■quations tlu svstème (i ), en observant que V'{xi) est nul; il vient («' = o, i , :>. « -f- i ) dV(xi) p'(X) = o{xi) — 'h{Xi) :p(^/) p'(X) = o, mais la caractéristique & indique une dérivation dans laquelle les coefncients a seuls sont considérés comme dépendant de A. Fai- sons A = o; il vient, Xi appartenant à Eq, ç ( a",- j — 'o(Xi) :c^ ± p ( o ; = o. D'autre part, on a, par hvpothèse, sur l'ensemble En, 'ij{Xi) — 'P{xi, o)±p(o) = o: d'où, en ajoutant membre à membre, 0 S). (t = G, I , '2, . = [p(o)-f-p'(o)] = o n -+- i). Ces équations, relatives à Eq, mettent en évidence que e-?{()) ^ ?'(o). Celte dernière remarque est encore due à M. Bernstein. CHAIMTRK VIF. APPHOXIMATION TKKIONOMÉÏRIQUK MIXIML'.M. 1)1). Propriétés des expressions trigonométriques d'ordre n. — Les llK'orrme^ ichilits aux polynômes d'approxiiual uni iiiinmmiii «.\'lenii)ii.s IriiiinioiiK'Iriques et se tléiiunilreuL de la iiK'ine manière. Mais il faiil, au jinialahle, élenclre aux expres- sions trii;on(unétriqucs les proprit'tes alf^ébriques des polynômes sur les([uell('s reposent les démonslrat ions. Voici res propriélés : i" C/fie expression trigonométvLque d'ordre ^/? ne peut tn-oir plus de in racines non équiKalenles^ et cela en tenant compte de l' ordre de niultipiicité des racines. Celle propriété a été- dé-monlrée au n" 30. 2" Deux expressions dOrdres ;^/i qui coïncident en :in-\-i points non équivalents sont identiques. Autrement dit, une expression trigonométrique d'ordre ^n est déterminée par ses valeurs en 2/t -t- i points non équi^^alents. Kn ellet, leur (lifTé-renct', avant :>. // -i- i racines, esl identique- ment nulle. .)" Deux expressions d Ordres ,^n qui ont ). n racines non rquiicilentes communes sont les mêmes à un facteur co/ista/it près. lin clli't. soirut P(x) et ^^{x) deux expressions d'oiihe // avant > n iMcinc'> communes el ne s'annulanl pa^ au point r/: la dillereiice \'ix)Q(a) — (h.r)P(fi ) admet les uièuies lacines et une de plus (^/. (mi tout >. n i racines, donc elle est itieni iquenient nulle. 9^ ciuriTUK VII. j" On ju'iit f(iii/(Uirs itutsfrt/irr une r.r/>/c.v,s/f»// fn i;()ni)m«''- trif/iir il (U(l rr n ijui lahiirt > n rari/ii'S (trhi/rdircmrnf (/on/nu's. S'il II \ a (jiit' (lcii\ iMCiiics .r , cl .r... I"t•\|>^l'^'^l(>ll du prciiiKT ox\\vc .r, — , , .»• — .r, . .r — .r.i m .sin i'(>;> cos .r - s;U islail .1 l.l (|ll('>l lOM. Si ./•, cl .^^.. uc soiU pas ('(luiv alenls, ("rs raiMiics soni siinplcs cl l'expression cliani;»' (l«> si^iic (piaiid .v passe par <'es vaIcMirs. S il V a •> // racines (joniu'cs .r,, .r.j, ..., .r^,;, le prddml d un iiomhre pair de laeleiirs II ('^^ 1, •>. in ) e»l une «"\pr«>ssi(tM <'nlièie el repond eneort* à la (]nesli(>n. à" Une (\r/>rrssion (f ordre . // peut sr iirtermincr par les 'xn-\-\ valeurs arhitraireuient don/n-es (fuelle prend en o.n 4-1 points non ('(fuicale/its, et elle s' exprime par uni' for- mule analoaui' à eelle de lAii^ritUi^e. l)ésij;nons les poinis par./-,,.ro, ...,.raH^.i ol soil /"(.r,) la valeur assij;née au poini x,. l'Orinons l'c^xpression (e. 1/ — I, i, n H 1 ) ; I e\piessu)n euUèri' dtu-dre //, S(.r) X—Xx S' {Xi) rc'pond à la (|uesLÙ)U el remplace la formule de L'ij^rangc (il" l\^). (iellc nouvelle lormnle couduil, de la même manière, au\ conclu- sions suivanles : 6" Deux expressions d'ordre \^n inl% ilnnni-'i, non iffinK al.r.nt'i , a. Ions ars. corl ficicn Is hornra. 70. Expression trigonométrique d'approximation minimum l/fxprpssiori rrif(ori<»irif'frif[iU' qui Hfniru; r}i[»[»rf)xirrif'if,i()fi mini rniirri .r \u\iut'-(\\.\\(:. Il suffira J'«rK»nf>-r Ifrs rlnroniines, ffuarwJ Ifts df-ujonsliHl lofis pourront. M: ri\(i\\cr sur lf;s prf'Cfîflentfîs. \ oif;i lf;s |)ririf:i|>rorimaliftn minimum, pftiir la fonr.lif>ii pi-riodi/iiie /(■/'), <>n f>enJ. assi<(ner A n -h % point..> Ac \<\ 'lérufjiisl r.il ion. hiviàon.s unf; fx-riorlft, c'esl-à-flire un inrervfjlW; flonrif; fTiinipli- fuflfr >.t:, eu intervalles assez pefifs pour que l'écart ':,(x)-- f — T ne s'annule dans aucun des inrervalles, o,. Oj, . . ., ^,«. où il aM.eint sfs valeurs extrêmes. l)ési;,'nons par *,, t^, •••• '-«/ les uniJ<''s du si;u'ne de '^(x) dans chacun de ces intervalles. Soit o^.^ i l'inter- valle cr)ngni à o, rians la période suivante, et t,„j^\ ~ '-t I unité du sifj'ne de '^(x) flans o^^(. Le tliéf)rérne énoncé revient à flire que la ,uiff Sj, îj. .... -.,„, 1,1, . ) = îj contient An -^2 variation.s fie si/• points ainsi clioisis et qui sont tous intérieurs à la |)(''rio(le. Li lonchdii eulièie (.lOrdrc ^/?, t . ^. i ,, .'ii(.r) = £1 siii^ sin^^ aura le sij;ne de 'j dans cliaque intervalle 0(, Oj. ..., o,,^. Il en résulte, coninie dans le cas des polynômes tl'approxiniation, que l'expression d'ordre ^/j, T H- S'ji, donnerait une approximation meilleure que T, à condition de donner au nombre positif £ une valeur sutTisamment petite. .)° L'expression d'ordre ^ n qui donne la nieilleare approxi" mation de f(x) est unique. j" La propriété 2" est caractéristique : une expression qui fournit des écarts de signes alternés et de module égal à ^approximation correspondante en 'in -\- 1 points consécutifs contenus à V intérieur d^ une période., n^ est autre que l'expression d' approximation minimum. 7 1 . Borne inférieure de la meilleure approximation trigonomé- trique. — A la rrgle du n" o7 pour les polynômes correspond la règle suivante pour la représentation trigonométrique : Soient f{x) une fonction de période ir^. et S une expression trigonométrique d^ ordre n. Si f — S prends avec des signes alter/iés., des valeurs absolues ^ p' en 2n -\- 2 points consécutifs et non érjuivalents d'une même période., alors p' est une borne inférieure de V approximation minimum. 7l2. Meilleure approximation d'ordre n sur un ensemble de an — 2 points. — Les résultats obtenus dans le Chapitre précé- dent, quant à la représentation par polynômes sur un ensemble de points, s'étendent à la représentation trigonométrique. Une expression trigonométrique d'ordre n peut être mise sous la forme n — n avec la condition que les coefficients dj. et a'_i^ soient des imagi- naires conjuguées pour que R soit réel. AI'I'KUXIMATIO.N TnH.ONOMETlUyLK MI.M.MLM. 97 C()iisi(I«'t()ii> un eiisemhle ii de a/i 4- '*■ [)oiiil>, imn 1(111 iN.ilfiils (i ((iiitciiii^ Aa'a^ une nu im- |i»-ri()(lt' ■>— . Suit f{x) nue loiictiiiii: iiiMis ;ill()iis niiuivcr (juc |):iniii \<'> f\|ii(;s- sions K ( .r I (I ordre ^ /i, il en fsl une T(x)(jui tlonne la ineilleuif a|>|)rt>\iniatii)n de f(x) sur ren>einl)le E. (lelle expression T e^t dite d'approMiiiat ion m iiii iiiiiiii >iirl^, et nous nionlieroiis (jn'clli' esl uni(|ue. IVoposons-nous d ahord le prohlènie |)lus général de déter- miner R(j") et rapproxiinalion correspondante z' sur E, par la condition (|iie les .i n -{- 2 écarts aux points successif de E soient lie mêmes si|;nes et dans le mriue r.ipport ({iie les 2ai -*- '.i nombres donnés "1, —"2. —«3, ..-. — «2H + 2. Les lettres u désignent des nombres positifs ou né|;atifs de mo- iliilcs :p I , mais l'un au moins de module t . Ils sont précédés d'un si};ne alternatif pour la commodité des calculs ultérieurs. Nous avons donc à déterminer a' et les a /i -h i coefficients a de R(.;) par les .in — a équ liions liiu-aires /(x,n ) = zr »,„ p'-r- ^ a'/.e'' ( /n = ], î. . . ., in — \). Ce système a pour dt''leniiiii;iiit D = (,nxj Soifiil A,, - \j, —A3, ... les mineurs relatits aux. •■Icinenls dr 1,1 prtiiinic cidoiiiie. Nous avons Calculons le coeflicient Ay;. Nous axons, en excluant l,i littre Xi,s A,= (^-llx^i g-{n — \)Xfi _ e"^'' f3-nx,i g—'ii-lx,i ___ e'i-^i' Al = e-'« Jr, + x,4-...)/ V. I'. gS CIIAPITRK VII. Désiiiiions par 1 I un prodiiil cjui séteiid à tontes les coiiibinai- sons de deux indices A, ^ différents de X avec la condition A >> [x. Il \ icnt =n n e 2 (exii_gx.^i^ A- . . -fl—^p. Il sin • -k 2 . Désignons encore par co le noinbi-e des facteurs du produit I 1 (nombre qui est indépendant de Â'), nous obtenons A/ = (■ii)^k'h, A/.= I I sin n. Tous les facteurs étant positifs, A^ est un nombre réel et positif. Résolvons maintenant le système par rapport à p'; il vient ,_ Ai/(Xi ) — kjfix^)-^...— A2„-t-2/(.r-2„ + 2). Ai t. n + 1 points ; elle fournit des écarts de même module et de signes contraires AI'l'IlOXIMVriON rRl(;0\OMKTRI(,>l'K MlMMl M. 99 en (l('ux /toi/ifs <-onsri-iitifs de 11, ri crlU; propiiéli- hi ctiitic- térise. :^" L'expression d' ordre ^j- n qni donne la meilleure approxi- mation sur un ensemble F . points [o// dans un i/tfe/Kalle \a, h\\, est celle ijui dmine la meilleure approxi- mation sur >.n -h >. points de F [oa de (a. h ij. elioisis de ma- nière fr que les points j:', . x,' •■•. x^n-iri ''•' E„ salisfasseiil à la conclitittii o < ^1 < ^2 < -ï^s < • • . < ^2n-+-2 < 2-. Aj)|n'l<)iis, eu al)n'':;é. distance de deux points Xi et Xk >i(iii .r/. et ili''>ii;nons ywv tt^/, !<• |iioiliiii des tlistaiiccs ilc ./■/, au\ aiilics |>(imis (!<• F. l/i luriiiiile ( :i ) nous donne po /{ Ti I fi T., ) /ri4-i Soil E, l'cnscuihle ohlcnu tn ^u pjiiiiiiaMl liin de» |»i»inl extrêmes de Ep, par exemple Xf ; posons f(T) = f(X) — fiXx) lOO CHAPITKE VII. accentuons les produits iclatll> à E,. ÎNous avons, comme [)oar les polvnomes (n" 59) et en observant ({ne les sinus sont de mo- dules ^ 1 , Ti7., I Celle fols, le nombre z^. tléfinl par cette formule, n'est pas la meilleure approximation de /) sur E|, parce que le nombre des points de E, esl Impair. Mais cela n'empêche pas de poursuivre la r(''ductl(in. parce qtu" p, ne cliani;e j>as quand on remplace, dans cette formule, y\:r ) par /'(j;) — a. On a, en effet, parce que cette somme ne dlfVère que par un facteur non nul du développement du déterminant suivant les éléments de la première colonne. On s'en assure par des calculs tout pareils à ceux du n° 7!2. Or ce déterminant est nul, |)arce que la (/? + i )"^""' colonne est identique à la première. Posons donc, en "énéral. //.■(^) = fA--l(^)— //,-{( ^//) ^•/,- Désignons par oy; l'expression analogue à o^ et o,, mais relative à l'ensendile E/,!^/;.,.,, . . ., x.2n+-i), et qui est la meilleure approxi- mation d'ordre n — - de fk{x) sur E^ lorsque /. est pair. iNous avons et, de proche en proche, Ici Oo// est la meilleure approximation d'ordre o de /"sw ^n'" l'en- semble de deux points seulement ^2n{Xin+\i ■^a/f+ii)- Nous avons APPRdXIMATKtN TlUGONOMKTniOt K MIMMIM. pj;i — - \Jîii* -''in ' i > — Jiii'^in- ■1) Sdii. ou iit'iiiTal. M',,, If Mioiluif iiiiMmiiiii de f.,„siir l axe réel; il \ it'Ml ;iiii^i Il taiil niaintfiiaiit <\ aliMT M.,^^. Dcsignoiis. on j;(''ni,-ral. iiar.M/t le mocliile inaxiimiiii Je /"^ dans la bande comj)risf cnlrc lf'> lioiizoa- lales V = .— 6, inaxiiuuin allcliit sur ces clroiles puisque /'a est liiil()iuor|»l»e el ixTiodique. La loruiule . , fk \i2-^ Xk)— fk - 1 { -Z"/. ) f,JZ-r-Xu)=-- I sin- z ilôuuf iiiiMirLlialOMicnt M*? hU d'où, lie proche en proclie, M (iesii;nant ^Iq. l*(»ur cvaluer la dérivée. dési<;nous par i\ le contour ilu rectanj^le <"0uipris entre les deux abscisses x zn ~ et les deux ordonnées rz: b. On a, pai- la lliémie des rt-slilus, I /• I - X fi„(X) = : / finiz) - COt dz 4 ■i'in*- Mai^ Ic^ inlé^r.iles >ui- les ccUés verticaux se (U'iruisenl ( îi cause lie la périodicité'), les inté-grales sur les cé>té's horizontaux y = rt // ^id)> latent seules : ri il \ nul , par \r linoréin»! de la mi(>\ cnne, lOi CHAPITRE VII. On porte cctlr rx|ircssion dans la borne de p,,, il vient ?0< i^in+i — ^-l„ + l) \< l(i On peut aussi laii'c la rt'duelion de l'ensend)le en retranchant les points sur la droite, ou encore sur les deux extn'niitc's successive- Mieul. (Jn a ainsi, quel que soit /, / .^ \ 2 «+2 ]M ce qui revient au tliéorèuie énoncé. 74. Corollaire. — Soif fix) continue et périodique; si sa meilleure approximation cV ordre n est p y^ o sur un ensemble E de 2/1 + 2 points non équivalents^ on peut en conclure une borne inférieure de l'écart de deux points de E. En eflet, soit £ un nombre positif <; p. Nous pouvons cons- truire une expression trigonouiétrique S d'un certain ordre, telle qu'on ait. sur l'axe réel, |/-S!? — e. Alors, en vertu du tbéoi'ème préc<'dent, le plus petit écart o de deux points de E est supérieur à i6 /i , 6\2«+2 où M est le maximum du module de 8(3) sur les droites j' =ii:: b. Le clioix de b reste arbitraire. On le choisira de manière à rendre cette borne aussi jurande que possible. 75. Détermination de la meilleure approximation d'ordre n. — La détermination de la meilleure approximation trigonométrique d'ordre n. sur l'axe réel, d'une fonction périodique donnée f{x) AI'PnoMM ATION TRIGONOMÉTRIQUE MIMMl'.M. Io3 l'Sl iiii prohiriiic iUiiiloi^iic il cfliii de lu (It-lcrminatioii du polynoiiir d'anitroviiiiiit ion iniuiiniiin dans un inicrvallr. Il s«^ n'-soul, an dt'i^ri- d'i'xacl Itnde assi<;né, an iMovfii diin nonihii' liniilc d opt'- ral ions (jne Ion peut i'wiv a priori. La inélliodr se jnslili»;, coninic dans \c cas des polynômes, en s'appuyanl sur les llu-orriiics cor- respondants, que nous ;i\ons «'-taMis cl-dcssns. Il est innlilc de reprendre celte (picsiiou dan> le dt'iail. Observons enfin (jiic le ihcorcine de .M. Bernstein ('n"6S) s'étend, sans dillicnlté aucune, à la repn'sentation Iri^onoini'trlque, et peut \ rendre les mêmes services cpie dan> la reclierclic du polvnome d'approximation minimum, dette extension n'a pas •'•ti- laite par M. Bernstein, mais elle ne présente aucune dillicnlté. 70. Meilleure approximation sur un ensemble de points équi- distants. — Uevenons d'abord à la meilleure approximation z sur un ensemble E de :i n -\- 9. points (E) Xi. 2 2 et par II le produit, ('tenilu à tous les cou[)les d'indices A, a, véri- fiant les conditions 'jl << A^ 2/i H- 2, n nous aunjns (n" 72) sin ,.=n'i„îi=f. =,-,)' .k 2 S'(.r/, La formule (2), du n" 72, nous donne donc la suivante /(.r,i ^ /(J-r> . ^ fixin+i) ± 0 = » qui est encore applicable au cas général (que les points soient ('•quidistants ou noiij. loi CHAPITRE VII. Arrivons iiiainlenanl au cas parliciilier (|iii nous intéresse. Sup- posons que les points de rensemble E partagent la période en pallies égales, de sorte que l'équidistance des points ^T), j:'2? ••• soit — - — Dans ce cas, S(.r) admet les nirmes racines que la fond ion s\a(n ■+- i)(x — Xi) et le rapport des deux fonctions est borné, car on vérifie de suite qu'il tend vers une limite finie quand x tend vers l'infini imagi- naire. Donc le rapport des deux fonctions est une constante h et Ion a S(a-) = h siu(n ^ i)(x — Xi). L'équidistance des points étant — - — > on en conclut '■ ^ n -h i S'{xi) = (n-hi)h, S'f.Tî) = — (n-hi)h, Ces valeurs sont de même module et de signes alternés. La valeur de la meilleure approximation o se réduit à 0 = • ■m -{- 1 De là, le théorème suivant : La meilleure approximation de f{oc), de période "ir^^ par une expression trigonométrique d'' ordre ^«, sur un ensemble de in -\- 1 points .r,, a^o, • • -, Xinjf-i-, non équivalents^ qui par- tagent la période en 2/1 + 2 parties égales^ est la moyenne arithmétique des 2/1+2 valeurs f{xy)^ — /(j^o), -\-f{x^)^ ..., — fi^'ni+ï)- Cette moyenne est donc une borne inférieure de la meilleure approximation d^ordre n pour x réel quelconque. Cette moyenne peut être mise sous une forme intéressante qui se rattache à la série de Fourier. Supposons y (a:) développable en série de Fourier convergente : « fix) = - ao -+- 2,^*^l< coiAx -+- bu sin/.ar) 1 Si nous posons APPROXIMATION TI\l(;ONOMÉTRI0rK MINIMIM. loi nous |)((ii\ ons ('•crirr ■ ■ A- ■ Lonsi(lord j", 3= o, auquel cas _ ( /// — 1 )- 11 \ienl 2 " -(- 2 as î n -4- » , , , ^ 2_, (—>'"' '/l •^'") == 7 2 ^^/' '^ ^~ 1)'" 'e "+' . m — 1 A =: — 00 //I =: 1 Si /• esl un uiull i|)Ic impair de n -\- 1 , on a în-t-2 .,_ In + i (— l/"-'t^ /i+l = V (_,)//) -I(_,)m-1 = 2« -f- 2. fn = 1 //( = 1 lJau-> tous les autres cas, on a 2« -1-2 g2A7» — I V"-» e " + ' = ;-^ = O. km m - 1 — e"-<-' — 1 Il \ ienl donc «1=1 ). = — «0 ), := 0 De là, If" tlicorènje suivant : Si f{x) périodique est développablc en série de Fourier convergente^ la meilleure approximation trigonométrique d'ordre n sur l'ensemble E des 2n -+- i points, T. ->■- (^n^D- (h) o. , . •••. > n -\- i /< -i- I n -i- i a pou/- r.rprrssinn oii les a sont les runstuntes de Fourier de la fonction J{x). I06 ClIAPITRK VII. Le cas où le proiuier point de l'ensemble E esl 00{ (an lien de o) se ramène an précédent par le chanfienient de z en r-t-a^c Or, on a f(x -h cci) = -ao-+-^( «A- cosAa", -4- 6/. siuÂari) cosAa; 1 -1- 7 ( — a/,. sin/>a7i-+- 6/, cos/ .ri) s in A' a*. 1 De là, le théorème suivant : La meilleure approximation (Vordre n rie fix) sur Ven- semble E des a ai + 2 points^ ,T^s ~ 2t: (in -+- \)tz (E) Xi, xi-\ > Xi-\ , •••) 3-1 H > ^ ^ ' n -M n -4-1 /iH- I a pour expression ±p = V[«(2X+i)(«-i-i)COs(2À + !)(« -l-i)a:i À = o -f- 6(2>.+ l )(«+!) Sin(-2X +l)(/H- l)Xi]. 77. Nouvelle borne inférieure de la meilleure approximation trigonométrique. — Revenons encore une fois à la meilleure approximation p pour Tensemble de toutes les valeurs réelles de X. Le théorème qui termine le numéro précédent en fournit une borne inférieure quel que soit a?), et cette borne se présente sous forme d'une série trigonométrique en .r,. Choisissons Xt de manière à majorer le premier terme et remplaçons tous les sui- vants par leur borne inférieure pour x, quelconque; nous obte- nons le théorème suivant : La meilleure approximation trigonométrique d ordre n pour une fonction périodique, développable en série de Fourier convergente, admet la borne inférieure pourvu que cette expression soit positive. APPROXIMATION TniGONOMKTRIQlE MIMMI M. I07 Les diverses bornes (jin- iimis venons de si<;n;ilii' sont dislindes de celles leiieonlrt-es iinlt-rieiireincnt. 78. Application des résultats précédents à la meilleure approxi- mation par polynômes. — L a|)|)ro\iiiialioa de / i .r ) \),\v polviioines dans l'iiilerv.ille ( — i, -h i ) revient à l'approxiinalion trii;onoiTi<''- Irique dey (coso). Nous venons de voir (jik- la mcillciiic approxi- rnahon de /('coscs'l sur renseiid)le - -i- (-i/j -i- 1 )- o, . , ..., /< -(- I n — I /i -f- 1 a pour valeur P« p = /"(coso ) — /( COS ) H-. . . — fi cos ] . •^ 2/1 -4- 2 L V « — I / \, «-+-'/ J Saufy (coso ) ety (ces— ), les termes sont deux à deux éijaux et de même signe [ceux à égale distance des extrêmes quand on sup- |)rinie/ (coso)]. De là, le tliéorrnie suivant : La meilleure approximation de f{x), par iiii polynôme de degré ^ n sur l ensemble E des /i + 2 poi/its, - 1- n- ( h) I, cos j cos — — > •••> cos — ■ — , — I, a pour expression En mrnir temps cette expression est une home in frrieure de la meilleure approximation dans V intervalle \ — 1,4-1) conte- nant V.. On peut aussi lui donner la forme — p = ««4-1 -+- rt3(/j^i, -h- as,„-Hi) -—..., oit les a sont les ((instantes de Faurier fie /(vnso), qui est alors supposée développahle en série de Fourli'r fomerge/ite [*). (') M. S. FJernsIcin donne des résiilt.-ils analngiics. sauf ({iieli|iies in.idvertanccs de cairui (Su/- /'ordre de In meilliurc (ipproxiination des fonctions conti- nues, n° iô). Io8 CHAPITRE VII. 79. Exemples simples d'approximation trigonométrique mini- mum. — l^rtudc des fondions analyllqiies louinit des exemples remarquables d'approximation minimum sur lesquels nous revien- drons plus loin. Mais nous pouvons indiquer, dès niaintenanL, quelques exemples instructils. i" L'expression trigonométrique d'ordre ^ /i qui donne la meil- leure approximation du terme d'ordre /; + i , a cos(rt + i).r -}- 6 sin(n ^- i)ar, est identiquement nulle. En efllet, posons a=^ r cosa, h = rsina; cette dernière expres- sion prend la forme /• cos( /i -t- i)( J7 — a). Elle prend 2/i + 2 fois ses valeurs extrêmes zb r avec alternance de signes en des points intérieurs à une même période. Ce sont les valeurs de l'écart pour l'expression approchée ï=:o. Donc o est dappi'oximation minimum. 2° Le même raisonnement montre que l'on connaît aussi la meilleure approximation d'ordre n pour la fonction d'ordre ii-\- \ : f[x)~ ^ g/. co%kx -4- bi; sin/.\r. L'expi'ession d'approximation minimum est n T(.r) = ^«A co?> 1 ; (') S. Bernstein, Comptes rendus Acad. Se, u'i novemljre 11)12, p. io63. AI'I'ROMMATION THI(i<)N<)Mi;TRlyl K NIIMMI M. I ng la tond loii (If \\ cicrsliiiNs f(x)= y (f" cosb"'x III =0 adiiK'l. *'i)iiiiiic cxpro^iiiii J'a|)|)r(>\iiiiali(>ii iiiiiiiiniiiii d'ordre // . la >oiiiMit' (les /«■ H- I pifiiilers lerines de celle série, ù savoir /, T(.r) = ^«"' co^ù'i'x, 0 on /. est délermiiK' |>ar la condition En ellot, I écart, qni a ponr «;\|»rcssion ^rt"' cosb'"x. afCjincrt ses valenrs evtréincs avec alternance de si^ne an\ i'//^"*"' |)(!int^ consécntils ^''= p^ ^'' = I, v>, 3. . . ., a/v^-^') el 1 a|)|)iit\unation corrcs|»undanlc e>l 0=7 a'" = • CHAPITRE VIII. FONCTIONS ANALYTIQUES PRÉSENTANT DES SINGULARITÉS POLAIRES. 80. Correspondance entre les séries de Fourier et de Laurent. — Soit f{z) iiiie foiiclioii périodique de la variable com- plexe z- =z X -\- yi. Supposons que cette fonction soit holomorphe dans la bande du plan z comprise entre les deux droites y = ± A, parallèles à l'axe réel. Sou dévelo])|iement eu série de Fourier est de la forme 2 ^^ Faisons la substitution (i) e-i=t. Cette substitution transforme y (^) dans une fonction '-^{t) qui est uniforme, à cause de la périodicité. Quand z varie de a— sur l'axe réel, t décrit le cercle de centre origine et de rayon i . Quand z varie de 2 tt sur les droites y = ± 6, t décrit les cercles de rayons e~^ et e*. La substitution (1) fait donc Correspondre à la Ijaude du plan z comprise entre les deux droites^ = ± 6, la couronne circulaire du plan t comprise entre les deux cercles de rayons ;m(es positives et négatives de /, c'esl-à-dire en stirie de J^aiireiil, (•i>u\er};enle dans la couronne circulaire considérée. Par const'-queal, la série de Fourier dey(:: ) sera aussi converi;ente dans la handc correspondante. Nous allons déteiinnu r roi(li(' de fraudeur des coeflicieiils et le de^re de con- vergence de la série. SI. Théorème I. — Si /(z) de itêviodc •>. - csl liolonioiphr et que son module soit "" M dans hi bande conifirise entre les deux droites y=^zhù, alors, pour z réel^ le module du term.e général de la série de Fourier vérifie la condition |A/.|^-;iMe-/'^ Considérons le terme ^én<''ral ( :•>. ) du développement de '^{l) en série de Laurent dans la couronne. Soient C| le cercle de ravon et y étant bolomorphes au voisinage des points zt bi. Multiplions la seconde équation par sin^ et ajoutons; nous obte- nons la partie principale de/"(^), décomposée en une somme de termes que l'on peut considérer comme des éléments simples : Ao-t-Bosinc; Ai^-Bisin^ A,. -f- B^sinz (cosz — cosbi t' (COS3 — cosbi)'-^ cosz — cosbi Si le pôle est d'ordre /■, un au moins des coefficients Ao, By n'est pas nul. Si les pôles conjugués sont z ^^ a diz bi. on changera :; en z — a dans les formules précédentes. 8i. Développement des éléments simples en série de Fourier. — Le développement en série de POurier de la [)artie principale def(z) dans le domaine d'un |)ôle ne présente aucune difficulté. On l'obtient, comme il suit, presque sans calculs, si le pôle est FONCTIONS ANALYTIQUES. SINGULARITI-S l'OI.AIRES. .iiii|i|c. SdiI I) lin ii(iiiil)i(' ri'fl pnsitif; on ;i — p.-i'-'> * = o I __ (.z/ /' ( I _ e~i-i> \{ I — (--~'-i>) t""-+- e " — ^cos. cil /> -+- sh 6 — cos ;; -f- f sin - •i( cil 6 — co*; z ) On I ne (le l;"i 1 sli ^ -1- i si il ^ai ■}. ,t(cli6 — cos^j et, en sc'paranl les parties réelles et imai;inaires, \ e '^''' cosA z, Aiù vî(cli b — C0S5 j 1 2 (cil 6 — cos 3 ; y e-''''?.\n/.z. Ou lire iminédiatemenl de la coaihinaison de ces deux (-quatioiis le développement en série de Foiirier de réléinenl simple du premier ordre : A -4- B sin z cos- — ch/j Le di\ I l(i|)pcmriii de 1 (df-meiil simple ddrdrc plii> tdcv (■ csi un peu |)liis ((impliqin', mais le calcul se fait par de sim|)le> dériva- lions cl ne dnnnc lieu à aiiciiuc dilliciiltc. Posons, p >iir ^implilicr. :hb c/h _ 1 i//n sh6' iiiui> aiiruii-<. en dcnx.ml /■ — i fms par iMppiul à ///, 2(— i)'-' «)'• (/• — I) dm' ^ ^ Il est actuellement iniilile d'ellecl lier ces di-nval ions. Ile>t plus inlé-ressant de dé-terminer la \al de |- 1111 lier piuir /. == 70, Or ce Ile valeur e-i (jiie les coefficients de eos/,-:: et de s\nkz ont respec- tivement pour valeur asvniptoliqu(!, pour /. = x, (r — I)! (shA)'-' (r — i)!(sh6)'--»' Si l'on considrre le ternu' d'ordre k dans le développement tle A -f- B sin.r (ch6 — cosa:)'', on voit que le maximum de son module pour x réel a pour valeur asymptolique {r — \)\{%\ïby Ces diverses expressions sont de l'ordre de /.'~'e ^*. Cette con- clusion subsiste, quelle que soit la [>osition du ])ôle sur les droites y = dz /^, car on passe du cas particulier traité ci-dessus au cas général par le changement de 3 en ^ — a. 11 est maintenant facile de démontrer le théorème suivant : 80. Théorème III. — Si /(z) est holoinorphe dans la bande comprise entre les deux droites y t= àzb et n\i, sur ces droites, que des pôles comme points critiques^ ceux-ci d'ordre r au plus, alors, pour z = ./•, la somme S„ de Fourier donne une approximation oi( h est une constante par ranport à n. En elfet, nous pouvons mettre /"(g) sous la forme f{z) = Y>^^{zL où P est la somme des parties prineij)ales relatives aux divers pôles supposés ci-dessus, et '^{z-} une fonction holomorphe et bornée dans une bande débordant la précédente, comprise par exemple entre les droites y :^± [b -\- z). Le terme général A^ de la série de Fourier de /'est la somme des termes du même ordre dans les développements des diverses parties principales qui com- posent P et dans celui de '■:.( z). En vertu du théorème I, le terme FONCTIONS ANAI.YTIQl'ES. SINGL'LARITKS POLAIRES. Il") relatif à o est «Je l'orilre de e~* ^'^'- , elles termes relatifs au\ parties prinripales. ,, et nous pouvons supposer n assez grand pour que ). soit << i . il vient alors ao |S„| < ///j'-'e-"'- V//- 0 // I — /. ce qui, sauf la manière d écrire la constante, est le tliéorème énoncé. Ce théorème montre la dépendance (|u'il v a entre l'ordre de grandeur de l'approximation de y'( r) par les sommes de Fourier et l'ordre de grandeur deyi z) quand :; tenil vers les droites )' = ±h. Nous allons démontrer maintenant un tliéorème qui établini la relation réciproque, mais qui s'applique à louie rejm'-sentatioii Irigonométriqiic et pas seulement à celle de Fouiler. 80. Théorème IV. — Soil f{ x) une fonction 'le période .>.-; sf/pf>osnns f o(0e-"'->" rf/. Dans notre hypothèse, la diflérence T„ — T„_, = p„_, — p„ est une expression tri<;ononi«''triqiie d'ordre /«, dont le module reste (sur l'axe réel) inférieur à 2o(n)e-'"-'''-'. Nous avons donc sur l'axe réel, par le théorème général sur le module des dérivées (n"30), lT,/^i — To(n)n''c-"'>. Considérons le développement, pour x réel, /(r) = To-+-(T,-T„) -+-... -+-(T„-T„_, ) + ...• Cette série est indéfiniment dérivable sur l'axe réel, car, pour in\ ordre k quelconque, nous formons la série majorante \f '' {x)\ < ie''\o{i)e-'' -4- !p(2)e-2*2/'— . . .-+- 'j,(n)e-"''n^--h. . .]. Or cette série a une valeur finie, comme nous allons le montrer en la majorant elle-même par une intégrale. Nous avons 'j,(n)n''e-"'' < / '^(« -f- /)(« -u ^/. e-(«-i+< /> , car 'j(0 est d'ordre iiilV-- rienr à e^' par hypothèse. Si l'on fait u=iy{. d'où |jl=j', on obtient la iorniule du théorème. lirinaïque. — On peut aussi su|)poser la lonclion '^(nj non croissante. Dans ce eas, la majoration se t'ait en écrivant 'c>( n — i) au lieu de 'i(/M, donc 'J(/ — i) au lieu de oit). Il en n''>ullerait a Jnrtioii \f{x ±yi)\ < ■xe'^i' f o(t)e-'/'-y^' dt. 87. Théorème V. — Si. (jueL que soit it ., fi x) peut è.tre repré- senta sur l'axe réel par une expression trigonométri- o et '!j{n) une fonction qui tend vers zéro pour n =-- 70, alors f{z) est holoniorpke dans la bande comprise fntre les deux droites y ^= ± h. Si, de plus,f{z) n'a, sur ces droites, dduties points criliijut's que des pôles., ceux ci sont (tordre > I, ou (hfcroissante si /• e^^l liqu(jns donc le théorème pn'C(''denl ou la remarcpie finale; il vient, en tous cas, \f{xd'zyi}\<,ie^-'' ( 'h{ t)l'-^ r-''}' dt. » n ( )uand y tend sers 6. cette expression e^l niliiiimeul petite par I t>* CHAPITRE VIII. rapport à -IC-ib-yHdt ^^''"^ {i^-yY el, par conséqueul. f{z-^ no peut pas avoir de pôle d'ordre /• sur la droite j' = b. Comparons le ihcorèiue |)recédent au lliéorème 111, nous obte- nons renoncé suivant : 88. Théorème VI. — Si la fonction ./(«), de période 27:, est liolomorphe entre les droites y=±b et n'a sur ces droites que des pâles comme points critiques; si, de plus, l ordre maximum de ces pôles est r, alors /{x) admet une représenta- tion d'ordre n quelconque fournissant, sur l'axe réel, une approximation qui, pour n^^cc, est d'ordre égal ou infé- rieur à mais cet ordre ne peut être inférieur, n. restant arbitraire. On conclut de ce théorèaie que, pour les fonctions considérées, r approximation obtenue, par les sommes de Fourier est de l' ordre de la meilleure approximation. Il suit des théorèmes précédents que l'ordre de la meilleure approximation pour n = 00 suffit, dans certains cas, pour déceler l'existence d'un point critique essentiel. Par exemple, si f{z) est holomorphe entre les droites j/"= zt 6 et si sa meilleure approxi- mation est d'ordre inférieur à e-'*+s)« quel que soit t, sans l'être jamais définitivement à n^e""^ quel que soit ;•, on peut affirmer quey(^), supposée uniforme, admet un point criticjue essentiel sur les droites j>' = ± b. 89. Approximation minimum d'un élément polaire simple du premier ordre. — L'élément simple du premier ordre relatif au pôle z =^ du hi est le suivant : A -h B sina: cosbi — cosa" C'est un fait très intéressant qu'il soit possible (Ven obtenir, pour chaque ordre n, l'expression trigonom(-tri(jue d'appr(j\imalion minimum. Nous allons former cette expression. (•MNCTIONS ANAUTlyLES. SlNGL'LAHirKS l'OLAIRKS. II9 Sii|i|)(i>.(iii> I) |)iiMtil cl posons . . .r—hi M) \[x)=. — .te'"-*' sin^ ; ■4 T(x) est iiiir expression Irij^onoinclriquc entière d'ordre n -\- \ . Soient. piMii- X réel, 'o. el 'i le iiujdiile cl liiri^uinent de .r — /// nous avons . ..r — bi , . , , . . . «in it — -2 s m = ç.(i^{ X — hi ) — i = (cosxco?w/ — I) — ^tsin:r — : — ; par con-«éfpicnl . !<■ c.irré du iiiolIiiIc a pour \aleui' ;x- = ( cosx cil b — 1 j-H- sin^a; i,\\-b = cos- J7 cil- 6 — i cosj:- ch6-f-i -t-sin-x(cli-6— ij = (elle — cosa:)- el rar^uinenl 'i est déterinint' par les équalious cns^rcli^ — I Nin./-liA (Il 6 — cos:»:' ' rhô — cosj" Ces dernières formules uiettent en évidence que 'i varie de <• à i.T. quand x varie de «> à a- el que ç est une fonctioji impaire de x. 11 vient ainsi T(a7) = (chô — cos.r)e "-r+ç"", (Jn en lire T(x) cil /> — cos.r = cos(nrr -f- 'i) -1- t sin<' «.r -i- 'i). La partie réelle est paire el la |)arlie iniai^inaire impaire, .\oiis pouvons donc poser, P, el Pj désignant respectivement des poly- nômes de degrés n -+- i et //. T(a:) = P|(cosj-j -+- / sin ^"^^(cosa?). Séparant alors lr> jiarties réell<'> cl iiiKi;4inaircs dans 1 rqualion précédente, on liduvc l'i I COS 3" t cil b — cos j: (2) ... sin j-PîI^cosj:-) — j-T = sin ( nx -+- o) clio — cosjr ' Î20 CIlAI'lTRi: VIII. Posons (Micorc „ , , PiCchi )— l*,(cosa-) R,(cos.r)= — — r-^ , cho — cos j" o , P.2(chb)~ P2(cosa~) chh — cosa7 K, el lia sont respecti\ enieni des polynômes ) et de Pofch^). Nous avons „ , . T(.r)+T(-.7,-) T(^)-T(-.r) P2(C0Sa-|= ^-. ■Il 9-\X\X Faisons x = bi et remarquons que l'on a, par (1), T( 6f 1 = o, T( — bi)= — ie"''?,\n-hi = 2e"'''sli-^; il vient r. / ; ■ T( — hi) , , , , }. Poi C()s6/ ) = r-: — — = p-p^ = e'>''s>hb. 2isinoi 2sn6 Donc, en divisant respectivement les équations (•)) par ces deux quantités, celles-ci prennent la forme , chb — cosa- slHo • «h-^ (4) ; RosiiKr = si'n(rta: -f- ç) cho — cosar sliw ' sho lONCTIONS ANALYTIQUES. SINtJL'LARlTES l'OLAIRKS, Ces loiiniiles niellent en t''vi(l»>nce le lliéoi'ènie snivani Les dedx élcmi'iits simples •\\b — cosx cli^ — cohx iidiiii'ttrrt l ies[>ci>roxini(ttiiin ininiiniini d ordre n . les deux J onctions ,.-nb Ri , „ , » s i n ./• I{ > — 7— jT > /'/ Les approxiituidons /ni/ii/nuni correspondantes sont Miilli|)lions maintenant les équations i\) respectivement parles constantes A et B ri ajoutons. Posons „ / Al{, FJH., . \ l expression S est d Ordre n et il vient A-i-Bsin.r ,, P A cos( «ar -f- ci ) B siiu /«a™ -h g jT , S =: '-— -r- — e~"''. ch6 — cosa7 L sh-6 sli/> J l'osons encore A = cosa v/A*-t- B-sIr-/^, Bsh6 = siii av/A2-r-B2sl»2&: la dcrnièrt' t'(pialinn dfvirnt A — BsiiiJ- ^. /\2_H B-isliï^ (l) -;— ; b = COS( « J- -f- 'J a) — -; .2 CIIAPITKK VIII. 90. Valeur asymptotique de la meilleure approximation d'un élément simple d'ordre quelconque. — Posons 1 / _ db _ i dm sh6 Dérivons /• — i fois l'équation (:")) par rapport à m. Comme C3 et a suni des fonctions analytiques de m et ne dépendent pas de n. la \aleur asymptotique du second membre pcnir n infini se réduit an terme qui provient . Il admet donc in-\-i extrêmes égaux et de signes alternés dans la période. La dérivation de l'élément simple au premier membre de (5) donne comme résultat , , , A -f- B si lia- I — !;'■-'(/• — i)'- ; r- {m — cosa7)'' En vertu de la règle du n" 71, la meilleure approximation d ordre (infini) n de cette expression est enfermée entre deux bornes, asjmptotiquement égales à la valeur absolue commune des extrêmes mentionnés ci-dessus. De là, le théorème suivant : V approximation minimum de l'élément simple d^ordre /■, A -+- B %\\\x (cllÔ — COSJ7)' par une expression trigonométrique d' ordre ^ /i, a pour valeur asymtotique (pour n = œ) I /A2-(- B^sh^ô (r — i)! (sli6)'-^-' Il est intéressant de comparer cette approximation avec celle que donne la série de Fourier. D'après nos calculs antérieui's (n" 84), le terme d'ordre n du développement de Fourier de l'élément simple d'ordre ;■ ci-dessus a pour valeur asymptotique A cos 72 a? -i- B sli 6 sin /? j- 2 ; i— — rf-^e-"''. (/• — i)\{s\\b y FONCTIONS ANALYTIQIES. SINGULARITÉS POLAIRES. la! L;i valeur as vmptot i(|tic de l'apprdximalion rorrespoiidanle sera donc (/• — i)!(sliA )' ^ ' ce tjui, asvniploliqncmenl, revient à ^'' '^' (>hi»)' -(e^— 1) La meilleure approximaiion est donc à celle de Fotirier dans le raj)|)ort 2sli b I — e^'' Ce rapport lend vers Tiinité quand b tend vers Tinfini. Les résultats que nous venons d'obtenir jiour les éléments simples peuvent s'étendre à la fonction /(;) elle-même dans des cas assez généraux. La valeur asymptoti(|ue de la meilleux'e approximation de/(.r) sera connue si/(5) n'a qu'un seul couple de pôles conjugués sur les droites y = ± b, ou s'il existe sur ces droites un couple de pôles conjugués d'ordre plus élevé que les autres. il I . Application à la représentation par polynômes. — Les résul- tats ])récédents s'étendent, par la transformation j?=^cos'i, à la représentation d'une fonction f{oc) en série de polynômes trigo- noniétriques et à sa meilleure représentation par polynômes dans rinter\alle ( — i, + i). Si 'i décrit les droites )'= ± b. la variable x décrit une elli|ise de fovers ± i et dont la somme des demi-axes est W =z c^ . iNous l'appellerons, en abrégé, V ellipse (W). A la bande du plan 'i conqirise entre les droites correspond, dans le [)lan x. I aire Inle- rieure à l'ellipse (Rj- Il sufilra donc d'énoncer quelques-uns des théorèmes trans- formés. Le théorème il ( n" 82) se transforme dans le suivant : Si J'ix) est lioliHnorf)lii' el de r/tof/nle <; M tl(t/is l'eUi/ise (W), la somme S^ c/f la sérir de polynômes t//sronomrlrff/f/t's ilonne. l'.>4 CIIAPIIKE VUl. stfr l axe rcel, une approximation ^ 2 M P»< R"( \\ — i)' Voici niaiiiteiiaiil le théorc-ine transformé de \\ (n" 86) : Si, quel r/ue soit /?, J\x) peut être représenté dans l'inter- valle { — 1,-^11 par un polynôme de de^iré^n, avec une approximation où 's^njest une fonction monotone de n, qui devient inférieure à e^" quelque petit que soit s quand n tend vers l'infini, alors f(z) est holomorphe dans V ellipse (R) ('). De plus, si r << R, on a dans V ellipse (/) |/,^j|<2R^ f o{tJ'-\' dl. Voici le théorème transformé de ^ I (n° 88) : Si f(z) n'a pas d'autres j/oi/its critiques que des pôles sur l'ellipse (R) e^ cjue l'ordre maximum de ces pôles soit r, sa meilleure approximation d'ordre n infiniment grand sera infiniment petite d'ordre égal ou inféiieur à «'""' : R", mais cet ordre ne pourra pas être moindre si n reste arbitrai re. l'assons maintenant aux singularités polaires. Considérons la fonction I X — a OÙ a est un nombre réel de module ;> i. On peut toujours sup- poser a positif, car, si a était négatif, on changerait le signe de x et celui de la fonction. Posons nous sommes ramenés à lu fonction 1 C05'^ cil fj ' b = logl « -f- y/a"^ — I ). P; Cette partie du théorème est due à M. Bernstcin. Sur la meilleure approxi- mation des fonctions continues ( n° 24). FONCTIONS ANALYTIQUKS. SINGULAIIITKS POLAIHES. I v».5 ( >r lunis connaissons la nieillciire approxiinallon Iri^ononi»-- tri(|ne de coite fitnction (n"89». De là, le tliéoirnic suivant (') : On connail la inri lIcKif (i/>/ii'>.nf/nili'>/i da ( rt > I ) l>iir UN j)i>/)//(>ntc i/c (Icaii- Il f/riiis I I II Ici^ (I lli' ( — 1, -f- I ) at cclh' iiK'i Ih'urc o pjiro.ri inniioii rs/ Si nous considérons inaiiitcnaut ioxpression sini|)I(' (X - a )' <|iii admet un p(M(' d ordre /" entier, nous pouvons encore déter- miner la valeur asvniplolique de sa meilleure approximation d ordre // lulinimenl i;rand dan> rintervalle ( — i. -f-j). Cette valeur est __i rt^_i (r-i)'. C±i ( /■/■- — M - (a-+- v/"- — I ;" Si, au lieu d un ptMe ré-el, uou> eonsidciions un couple de pôles ronjugué's dans le plan .r, la suhslihil ion j: = cos'^ introdui- rait, comme on s en aperçoit facilement, deux couples de pôles conjugués distincts sur les tiroites i' ^ it /y du plan o. Nous ne sommes plus en é-tat de ddcrminei- la valeur asvmplotupK' de la meilleure apj>roximalioii d'oidre iiiliuiment grand n . Cette approximation e>t un inliniincnl jtelil dont Tordre st'iil nc^us sera connu . l'ius généralement, si nue fonction n'admet pas d'auties points critiques que des pédes, sa meilleure a|)pro\iniation, dans Tinler- valle ( — 1, -|- i), [)ar un poljnome d ordre infiniment grand n, est M) S. l$ERNSTi:iN, Sur fa ratriir asym/itoli'juc de la nieilleiire approxi/na- linii des fonctions ancdytiques admettant des singularités données ( ISull. Acad. U. de Hrlgiijnr (Cl;tssi' des Sciences, ii° 2, i()i3)]. M. lieinstein n'a consi- (icré que l'approviiiiiilion par pdlynoines. Nous venons de ni'inlref <|ue l'on arrive ;i di-s résultats plus rciuipli'ls riaiis i'apjinix i mal ion I ri^onouiél rique. I >6 CHAPITRK VIII. — lONCTIONS ANALYTIQUES. SIXGULARITKS POLAIRES. un inlininirul petit iloiil l'ordre est connu. On suppose toutefois <|ue les |)(Mes sont extérieurs au segment considéré ( — i, -h i). i)!2. Remarque générale. — Les pôles sont des cas particuliers de points cntiqurs plus généraux, que nous appellerons points critiques d'ordre s ( s fractionnaire) et que nous étudierons dans le Chapitre suivant. \ous allons utiliser dans cette étude des pro- cédés entièrement différents des précédents, mais qui s'appliquent au cas des singularités j)olaires. Nous serons ainsi conduits à des tliéorèmes plus généraux qui contiennent les précédents comme cas particuliers [s entier). CHAPITRE IX. rON'CTlONS ANALVTlni'HS PUfiSKNTANT CEIITAINIÎS SINGILAUITHS NON POLAlRliS (POINTS CUmoUHS DOKDUIi: s ). i)li. Détermination préliminaire de la valeur asymptotique d'une certaine intégrale complexe. — - (^)nsidérons, dans le pluii de la variable z ^= x -hyi'i un serment vertical \*() ayant poiii' extré- mités les deux points l'( a -+-/>/), Ofa-f-(6-f-£)i], où 6 et £ sont positifs, (le se;;inent est de longueur t. Désij^nons par L un lacet, parcouru dans le sens direct, formé des deux bords du se<;ment PQ et d'un cercle infiniment petit décrit autour du point l*. Kornions Tinlé^rale sur ce lacet : (0 u.= i/' 9{z)e''=' dz cil b — cos( z — a) I OÙ '•s(z) est une fonction cpii est ré<;ulière dans le cercle de centre V et de rayon Vi^ (ou i ) et qui ne s'annule |)as au point P. Nous supposons que k et s sont des constantes et que s n'est pas uu entier né^atil ou nul, de sorl<' ([ue P e>t un |i()iiil siuiiulier de la fonction à inl<''|;rer. Nous nous proposons uiaintenant de déter- uiinei- la valeur asymptotique de l'intégrale 1^, (juand k est un entiei' pi)<-ilil qui aui^nieMlr nidilimiuent . ^a1>^oIl•^ le riian^eiucnl de variables Celte >iib- points P'(/=:oj et (^)'(/r^£f) et Iranslorme le lacet L dans un lacet égal L' qui contourne le segment P'O' de Taxe imaginaire. Ce lacet se déiiivant les puissances de < : (s('x-^bi-^t) (to^- (tif -h (lot- -^ ■ . ■ ^ ^^^ îc\rb — cos{bi-\-t)y ^ ^^ ' donc, q désignant un entier positif et c , ,«-s- f/ — 1 ( 3 ) I/, = y ^ e /. 6+/. a/ r fl s gUi >, = 0 dt it'7-se'''' dt. Prenons ])our q le premier entier positif >5. Alors, dans la dernière intégrale, q — s est positif, ti~' s'annule sur le cercle infiniment petit de centre V'(t = o) et l'intégrale sur L' se réduit à celles sur les deux bords du segment P'Q' (où t = n\ r variant de o à t). Soit M le module maximum de 'x\ on voit, en rem- plaçant la quantité à intégrer par son module, que le dernier terme de la formule précédente est de module inférieur à 2M ,, r' /,j, ^ ^ î^' Viï + q — s) 2^1 /; /" /.I + 7- .Nuus allons constater que celte borne est inlinimeiit petite par rapport à la valeur asymptotique des autres termes de la mêmer formule {'.\). Considérons donc l'un d'eux 't-Aai / {},-!■ Qkti ^e-i'b'rkxi I tl-se'^i'dl. Supposons provisoirement A — 5> — i. auquel cas l'intégrale est encore nulle sur le cercle inlinimcnt ]ietit de centre P' et se IDNCTIONS VWLVIIOI i:S. SINiiUI-ARITliS NON l'OI, AMIES. \ }.\t iidiiil ,1 celles -iir les dciix IhumU du scj; nieii I !'()'. i'usuiis t = /t'?' ; r.irmiiiioul .:. (Ir / esl — — à "iiiiclic cl ^ — à droite du se^. ■j. ^ ■}. "^ iiieiil !'(>. I )',iill. sur les tieiix bords, on a / = //',(// ;^ fr//- cl /• v.irii- ciilie o cl £. Il \ icril iuiisi I /'■-■" e''" dt = ie - I rt'-'e-'"dr ie- I !•'>-'€'•' dr siniX — s)t. I 7-A-.S- ,.-/,/ -^i>- dr. Aliu de laire dispai'ai'lre la resUiet ion iiii[)os(''e h\ — v, inellou- celle lelalioii sdus la loniie smvante : 4) I Û-'e''"df — le^ '" '^\n(l~s)- r(X -hi — s) — r /•>— c '-'dr Sous ci.'llc iiouNcllc loiiiic. I.i rcdaiiou subsiste pour loulcs les valeurs de ). — s et. eu pailiciilicr. |»oiii- les valeurs ré(dles ii(''i;ii- li\es, c,ir les deux iiiciiiliics sont des louchons iiiiiil \ I i(|iics iini- roiiiics tic /. — ,v. .Si /. tend vers llidini, le dernier ternie csi nt'-iilii;e;d)le en |)r(;sence du |M<''C(''dciil . ('/est donc eelui-ci qui louiMil l.i \;ilciii- ,isviii|i!ol Kjiic. cl I on ,i. |i,ir les pr.iprK'tc's i liis- sKIlICs dcs loMCl lolls I'. f. • e''" dt ~ i - e - !1Z.._>, J,s-x-\ V(s-iy le sii^ne .^^ dcs|oii;iiil l'i'i^a I ih' asyniplol opic. Donc ( (7n «•laiil pi: o i. le Iciine principal Liiis la loiiiiiilc (Ij (•si celui où A = o. La \ aleiir as\ mplol kjiic de 1/, seia 1/. ~ /n„r -■ e-'-i'-r''^'. \ { s) \ . 1" ', iSo CIIAPITRK I\. L;i \alenr ilc ((,, x' liir de lii Idnimlc ( >). On a rt„= C3(a -r- 6/) lim —— — - (sin/>0* o( a -;- hi i Par la suhstiUUiou de celte valciii-, ou Iroinr la rclalioii asym|)t<»- ticjMc cliorchée 1 r o(z)e'--'dz -./, fcli/y — cos(\3 — (iclte lormiile est en détaut si 5 est mi entier nul ou néi;alil. et ne Test que dans . On trouve ainsi, comme valeur asymptotique de 1 intéf;rale (()), r I "T/--inoir/.)'"-'e-'"''+''='' L I ( .v) J (sli6)' ' ' IJ ailleurs, pour 5 == — />, on a I_ \ SI 11^5- j.^^ _ ^s I — (.USST.V(\ — S) = (— \)''/>] Donc, si .s = — p est un entier nf\i;.itif, et en supposant pour >iiiiplilier a = o. la formule (G) doit être remplacée ])ar la sut- FONCTIONS \> VLV TK»! KS. SINGl 1 VHITKS NON l'dl. AllUCS. I>1 \.«lltf : (G > - I c\i/i — voi^z)/'[\o^(cUfj — cn^z)]"''^{ z )€''-' Ub)P — "^ ^ r (*','• 9o. Points critiques d'ordre v. — Nous all<)ii> iiialiitcnuiil ('In- r (le- loactiiiii.N |trt'v-.eilliml cerliiiis points critiques j)lu> génc- iMii\ que les piMf's et comprenant les pôles comme cas parlicii- lier». Il tiiul tiHil (I "alinid (Icliiiir cc^ pi)iiil> criliques. Soit fi z > ont' loiiction analvlKjue, uiiilorme clans le\oisinui;e «l'un |>i)int :■„. Non-, (lir.in»- que le point ^o e>l un point crilit/iic il oïdic s lie /( :; ). si. dan^ le \()isina<^e de ce point. /> z ) e^t dr ht tiirint> /{Z) = — ■■ : , t»ù s,(;) est rr^ulirrc et a >n iiullr an p nnt z„. et mi .v ot un n<»uil)re n'-el quelconque autre qu'un entier nul (oi iifi;.il 1 1 . Si \ c^t r.itionnel. ^o ^^' "" pi>int cnt ujue ali;élirique. Supposons iiiii intiiiant (jiic /'( z) soit périodique de péiunk' >.-. Il est utile de nnidilicr ii icpit-^ent it ion |)récédente de manit-fe à faire a|>j)araiti»' la pt'imd icit»'. (! »a>idtiMiis un (•i)iiple de pi)iiit-> criti(pie> conjugué» a n i/ : au voi>inai;e de <"e^ pniiil^. iii>ii> aui.ni» <:) /' - ) = I cil I) COs(- a)]" où '-^i^Zj e>t liidomtnjijic a\cc 'j; , , c ir le qiintit'iil I (Il h — c<>s( z ~ y. ) \ e-t réj;ulier aux points 'j.rhi. 96. Élément simple d'ordre s. - ( !on>id«'r.Mi-N un «• hi])!.- d.- |»i>iiit> (iitupif^ iiMipi^ui'-s d Ordre \. ;; :-^ a it A/. < )n Ic^ imiikih' sni- 1 a\f iiiii^iiMirr. ilonc a l,i loriiic Tzin, p.ir le «lianijeiueiil de r en r- — a. A in->i. soit /'i r > iiiif Iniiciinii pr-riodii pic ad niellant ciiaimthk i\. les (leii\ points (M-illcjucs oaiiiiigués :±: bi . \u Noismu^c de ce.^ points, /"( z\ os| (le la lornie (y), à savoir /(^)- •*=' (cil 6 — cos^;* Lo> (lfii\ l(iii(li(>n> rt'i;Mlières '^ 1 r ) — 9 ( — j ■) ? ( - ) — . sin- sont'paires de période 2- et sont, par conséquent, (les fonctions uniformes de cosv. Elles sont développahles par la formule de lavlor suivant les puissances de eos3 — cosf/i. Elles sont donc respectivement de la lorine A -+- { cos bi — cos5)'I/,(cos:;), lî -;- (cos bi — cos - i'|i2''cosi:), où -v, et -l-^ sont Iniloiuirplies an voisinage des points r = nr bi. (Ja en tire o( z) = A -i- B siiis -+- (cos 6/ — C0S3 j(A'^i — B sin ^j'I/j) = A — B sin^ -f- ( cl) i — vo9,z)o.2( z ). où '^2 <'^L régulière au\^ points ± bi. Il vient ainsi (inalement (8) f(-)^ A^Bsinj ■, o,(z) ' '' "' (c\\b — co%zy (cliZ* — cos;;)'-' \ous donnerons au premier terme de cette décomposition, qui est le terme princij)al, le nom cVélé/nent simple d'ordre s. H est relatif aux deux jioints ± bi. Dans le cas général, les deux points conjugués sont o.zhbi. On re\ ient à ce cas par le changement de z en z — a. D:>nc l'expression de Yélémenl siinpb' d'ordre s pour les deux points conjugués a m bi est A -H B sin(z — y.) l ch6 — cos( - — y.) Y La formule (S) nous permet dénoncin" le tlu-ori-ine suisant : Ail voisinage d'un point critique d'ordre s. /(:■) est la somme de l'élément simple d'ordre s et d' une fonction pour laquelle l'ordre du point critique est abaissé. î)7. Valeur asymptotique des coefficients de Fourier. — Soit KONCTIONS AN M.V riolIKS. SINt.L I.AHII KS NON l'OI.AlHKS. 1 3 5 /(CI iiiif rmiclioii |n-ii(>(li(|iir, liul()miii|ilii' ciilif Ifs dciiv dioilc- Y - i'^ h. Sii|)|ii)-M Plis d'iilxird ([iitdh- ii iidiiitilf. >iii /, ct'iix-ci dOiilic v |»(isilit On ii('i;;il il . Les ((ndlicifiils ^/A cl bfi de I" Oiiiicr. doiil lunis nous |(iu|»i»si)Ms de IroiiNcr les valeurs asviuplol i(|iit's |)iiiir /. x. soni dclliiis yw l'inlf-mMle, ellectucM^ sur l'axe réel. '■ • u; «•Il d<'simi;iiil |i.ir AJ} un >ei;uieiil de cet axe de ii)ai;iieui- :>.- et de situai ion qneleonque. Nous elioisiions un sei;menl AB conlenanl le poini y. au sens itioit. ( ! )ns|rniM»iis le icelaii^le ABA'B', qui a pour base le sei^nient AB et dont le cnlv opposé A'B' se trouve sur la droite v = b ^- t. Nous supposons que t est un nombre posiiil' ■ ' /j cl assez petit |)()iir cpic le i((l;in^ic \BA'B'ne con- tienne que Ir seul poini crillipic a //i. (pie nous désii;nerons par P. Joiiin(Mis ce point crilicpif P au rnlr supérieur A' IV du rectauiile par une (dii|»iiif Ncilicalc l*() el dési<;nons par L le lacet qui eonlourne celle coupurt' dans le sens direct. La lifine irinh'-t:ration AB peut être reiuplaet'-e par !e contour AA'B'B en avant soin de conloiirner le |)oinl critique l* par le lacet L. Les int<'i;ralrs sur les cùh-s \erlicaii\ AA' et IV li du rectaniile se détruisent, à cause tle la périodicih'-. l/intci;rale (9) se ii-duit donc aux inti^iirales sur A' IV et sur L, c'esl-à-dire que l'on a (lO) rt/.-t- tVv/.= 1. I -^ z I f*:i}e''-'dz. Il s'a-il di- IroiiNcr la \aleur asvniploli(pie de celle expression pour /, r X. Le terme priniip.il csi linhiiralc >ur L, car I inté- <;ralc sur \ ' IV cs| . /( c ; étant bornt-, de l'iudre ilr |(^.Ari | _ ,, Ari6+£) ; donc inliniiupiil petite par rapport à rinl(''};ralc sur L. coninie le calcul de irllf-ci \a nous je monirci . Nous aurons d(Uic asvinplo- I npicini-nt «/. -T- //>/. ~ - / ./< - >e''-' (/z. Mais, pai' li\ |>o| licsc, /'i ; I ('si de la loriin- /,,, = fin ' [dib — cos( z — % )|"' l3 î CIIAPITIIE IX. cl ('t'Ilc iat(''i;rale l'ciilrc dans celle doiil nous axons clélernnné la v.ileiir asviii[>t(»ti(|ne au déhul du Chaplin-. H vlenl, |)ar la for- niule ( ;> ). I I i '//. -r- ibl, r^ -2 'i ( a -f- bl^ e''^' — --; 1 I ( A- M s II /y i"' ce qui fournil les \aleurs asyniptutiques clier('li<'«''^ de c//, el de b^- Il \ a lieu de reniaïquer que si l'élémenl >iin|)le principal de /( c ) au poinl a f- bi est A — H sin ( ^ — ai [cil 6 — cos( z — y. )]■• on a, d'après la lorniule () sur VB. Celle-ci se ramène, comme ci-dessus, à l'intégraie sur A'B' el sur dixers lacets L,. Lo, . . . analogues à i^ et conlour- n;int les divers points critiques situés au-dessus'de Taxe réel. Ce-> inlé'^rales se calculent comme ci-dessus, mais c'est l'intégrale sur L, qui est prépondérante. La formule (i i) subsiste donc, saut qu il laiit V reuiplarer 7. par a,. 'j> pai- '^, et s par l'ordre maxi- u I u u 1 .s , . Passons maintenant au cas général. Supposons que la fonction périodique /'(; ), liolouiorplie entre les tteux droites ^■z=±b. Ki>Mii()\< \\\i.ni(,ni>. -.iM.M vuni;s min i-oLvirus. i>> ildliit'l If. ^111 rcs (Inulcs. /, coiiiilo di" iniiliK ci 1 1 Kji'.r» df I iiiilrc III. i\ iiiiiiiii .V. il ^ i\ iiir V.| ht, 7., ht, ..., 3!> ■ ///. Sii|i|iii-.ciii> (|iic Icli'iiiciil •^llll|>ll' iiii ini|i;i I ii'l;ilil il 'J.^'ZL bl >t>il A 7. — l>a >iii ( •; — a.,. ) I cil b — c<)s( z — y.,j. )|-^ fl |t(>Mlll>. Cil .lIll'C^I ( ;JL ^ I, > I) A^.;-/IJ^ç|i^ -: Jlu.. I);i|irrs |c> liii-oimciiicnl-; pn-cédenls. la valeur de Clif—iln sei'a. eu ^i'iii'mmI. -;miI iiiir fiTciir d'ordre siipérifiii' à /,^~*r~''^, ~. a=i /' M ni s ccl Ir roriimlf ne donne la \ a leur a'^x iii|tl()t Kjiie de «^ -j- /A;; i| ne s| la soimiK' U. I ii'esl ni nulle ni inliiiinienl [telite. Dans ces cas (rexceptiou, n> Il l'ii e(»iinai>^(Uis [dus la \aleur asvin|)t()li(|nc. '!(S. Ordre de l'approximation fournie par la série de Fourier. — Soil Ion joins fiZ) une lonelion |>énodi(|iie, liolomorplie enlre les droites )' _ zr: A, ii avant mii ces dr'oites (|iie des points critKjiies d'oidres délcrniinés et d(uit I (M-drc niaxiinnni e ,i\ciii^ ilal)li. an niinn-ro jné-eeilent. (|iie \' cif. — l>j^ e^l un iiifininieiil prlil de r(n(lre de /, ' 'r ^'' on d'ordic |dus élevt'-. il en roiilli- (pie Inii peni assii;n hin^-^e-^"''. Donc o„ est du luèiiic ordre que o^^. Dans ce cas, la conclusion est immédiate. Il n'y a de difficulté (|ue quanti /(z) admet A cou|)les de points Critiques du même ordre maximum s, car, dans ce cas, la for- mule (i'^-)' qui renq)lace la formule (i i), ne donne pas nécessaire- ment la valeur asjmptolicpie de a^-h il>k- On se tire d'affaire en déduisant de la formule (12) une formule asvmptotique qui subsiste dans tous les cas. A cet eff^et, formons le déteniunant d'ordre A : A = 1 1 1 ei7.,i e-i'j.,i e^oc.v ;iX— i)a,/ gO.— i)aj( g'>,-i)a-/.i Ce déterminant n'est pas nul, car il est le produit de toutes les diff'érences non nulles e'x.i—e^J^ ea,(_fX,/ Nous désignerons les mineurs relatifs à la première colonne par Ao, A,, Ao, . .., A>_,. n)\< rr<)N> AN\i.\ iK'i i:s. m.\(.m. \itrn:s min i'(ii..\inK.>-. l'iy Sull V l'illl dt'^ IlillllIxTS (>, !.:>....,/ I. I'UMII|)I.H()I1> /, |>.ir /i -r- V (l.in> la ('(miimiIc ( i :>. i : ii()ii> en liinii^. a\r( Ir iimmiii- ordre (riippruxiniiilinii. ,/.v-l ^ 'A+vV, / X^ V .,/..v-l^ -A+VV, \ 11= 1 M iill i|ili(iii> rcltc ic lai 11) Il |»ar A.,''"'* ot soin ii mus |»ar ra|»|ii>il a v ; \ M'Hl (iJ) a/,^., ^ iù/.^.j I A,, €•''• ~ A H 1 e''<^>' . ■i/.s-ir-''/' r ( .9) (sh /[»)■■>• C'est lu formnlr que nous rliercliious. l'LIle subsiste dans lou^ les cas connue toruiiile asvni|»toll(jue. car le coelliiienl AH, e>l diUV'ient dezi-ro par li vpollièse. Il n'-siiltr iiiiiiK-dialtMuenI de celle foruiule (Aye"'* étant l)orn<'') que l'on peut assiijner une eon^lanh' ])itsitive Ao lelle que l'on ail, quel i / ' yc^z-^D- Va\ prenani />/,= \ a'f. -^ //j^ el r//, -. i dan> la r-.\v -^ T V «* -^ f^l : -^ "^ ' '■ "'■ /•>. À V '/. 1 58 niAPlTIlE l\. Le llicdième csl doue {li'inontrc. Lapproxiiiial loa oblenue par 1,1 xmiiiic S„ (le Fourler esi de l'ordre de la inellleure approxima- tion, cl cet ordre esl ((dnl de n^*e~"^ exactement. 9i). Valeur asymptotique de l'approximation minimum de l'élé- ment simple d'ordre s. — l'.talilissons d'ahoid une lorinule préli- minaire. Soit V{x) un polynôme de degi'é fi -+- i ayant toutes ses racines réelles et sihiées sur le segment (■ — i, + i). Soit ensuite / (.rj une lonction analytique, régulière sur ce segment. Si l'on désigne par R(.r) le polynôme de degré n qui se confond ■.\\ecf(x) aux n -f- i points du segment qui sont racines de P(x), on a («4) f(x)~Rix) = V(j-) r f(z)dz ^ f- •r)P(-) 1 intégrale étant prise le long d'un contour G entourant le seg- ment ( — I, H-i) et ne contenant aucun point singulier dey(^). En eftet. en remplaçant l'intégrale sur G par la somme des résidus def(^z) au point x et aux n + i points racines de P(^), on retrouve y(j7) — ^^î-^)^ où lV.r) est exprimé |)ar la formule dinterpolation de Lagrange. Nous allons transformer la formule (i 4)- Rem|)laçons respecti- \ement .r par cos; et ; j)ar cos^. Prenons comme contour G une ellipse de foyers ( — i, +i). La variable :■ décrit cette ellipse. «jiiaïKJ / décrit le segjnent AB parallèle à l'axe réel, d'ordonnée |)Ositive et limité aux abscisses — - et + t. L'aire intérieure à G correspond alors à celle du rectangle compris entre AB et l'axe réel, doncy(cos^) sera supposée régulière dans ce rectangle. Par ces substitutions, la formule (i^) devient (le sens direct étant ïiA.) (i5) f n (L;iiifni (■ — i, -u i i. ( ;,. sont ces deux jtol \ iioiiio (|iif nous ;iurou> ii inlioduiic d.ui^ l;i lorniule (i.)). Avant de t.iirc crllc ml toduri nui, faisons cacorc une i"eiu;u(|u»* jM'»''alid)lc sur l'oidrc de ^r.indciir de ces polvnoines pour // inlini. Nous ^u|»|)o^«M^»ns la variaMc z =^ x -\~ yi d Hi- clonnc'e )■ |>o>ih\e. Alot> on voit iiuniédiatcnient que T(:;j est infiniment petit de l'ordre de e~"y et 1 ( — z ) inliniiuent iirand de Itu-dre de e"y. Donc les deux polvnoines PiCcosj) = T{z)-^T{ — z) !'»( C09-Z ) = 'ViZ) — T(—z) •«onl inlimiiieni ^lands de l'ordre de e"y. CiHiime preniièi-e application de la foriiiiile (^i)), nous allon> — ros j )•' l'i ( cos;: ) I rli ^ — c-i Ki(cos^) — — , I' = P,( coss). cos;: ) r siii / (It ■>. - i A ij ( c II 6 — cos / / ( cos t — cos 5 } Pi ( cos / Li loiiction /[costt lia ici que le ->eiii pmnl cnlKjue ( = /}/. KnCermons ce point dans un rectanj;le AlîA IV par une (•ou|»ure \ eil icale l*( ) ; d(''sii;non^ par L le l.irel ipii i niiloiiine celle coupure |»ar les deux hords dans le sens ilir.-cl. La lii;ne d inti'-iiia- lioii AH peut r-tre remplaci-e par le cinlour \A li'l», à ciuidilioii (1<' contoiiriier le ponil I' p.n le Ik <| |,. I.cs i iite<;r.ile-« -~ui le- c<*»t('s verticaux -e di'lriii-eul . I. inh^r.de se n'-diiil dtuic à et Ile- sur A'B' el sur L. Nous non- propo-on- de lr,iii\er l,i \alem a-\ iiiplol unie de I iii- téj:;rale pour // iiilini. l,"iiileL;rale -iir A 15 e-l alor- inliniiiKiil Ijo CHAPITHE IX. prlilc tie Torilre de — cos/;''(cos^ — cas s ) l'i (cos/ ) Calculons donc la valeur asyiuplotique de celte inl<''grale. Nous avons ,. . t~bi . . t -h bi ï\( cost) = — «"'' SOI- — e-'<" sin- • De là n^sulte, sur l'axe imaginaire posilif (donc surL), le déve- loppement convergent : . J ^ bi Zâ I _ ^".1111 ' . t — bi\ "- \> sin Pi(cosn t ^ bi ^\ \ . t-^-bi Nous en concluons, en désignant par q un entier positif et par [j. une fonction bornée sur L, |~ / . t — bi\ 2~|^ 7^'I / Sin .y Pi(co-0 • J -^ bi ji^\ \ . t ^ hi sinî — ; ).=ol \ sin- . l — biy-'i , . / . f — bi\ Donnons à q une valeur positive >> j substituons ce développe- ment dans la dernière intégrale et désignons par |j., une fonction qui est bornée sur ]j en même temps que le facteur / . t — biy-'i '■ (cil 6 — cos//' nous obtenons l'équation '/ — ' (chb — coszf ' "^' iT.i .^ Jl (cli^ — cos^i /. = 0 Pi (COSG ) : / fJLie 27+1 /(fi dt, FONCTIONS ANAI-VligUES. SINOll.XRITKS NON l'OI.AIRKS. l4l OÙ I on a |)t»sc. cti ;il)réj;«'', ( sin ) sint \ 2 / * r= / . t -i- ùiy. t — ^>/\î>^ { sin sinf \ »).( O = I — I )'• : 7^ — : , . , , — ces/ — COS- /. /-(-Mf\!>^ï Cninnie '^\i t } t'^^l ln>I()iiiiii|tlit' diins le criclc de cfiiln' lu cl dr ravonî, cliaque U-nno de la snmiiic 11 est as\ mplol ifjiieiiienl dcimn- par la t'ornnilc ( .') i du ii" 1)3. Lr Icinic compli-iiM-iilairc rst (!<• lurtlrc de doue de l'ordre de e-(-v+"'"' el, par conséquent, m'-gli^eal)!*-. Lr terme principal est celui où a = (». H \ ienl donc, [Vdv la l'orniulc rappelée, r-r-i T — Ri(cos3) ~ —. (»o( t"; p- . , , • Sul)>>i II iKiiis encore sin bi — / »o (bi) = — , , ■ = — T—, r-T ; ' . n — >. fois S! (Il MM \ lin II III aii^ du avec a llfriiaiicc de M^nc^ rpiand r- varie de o à iT.; n )iis voyons ijnr iioirc rt'if/f/it>' „x-i,. II/. I Vi (MIVI'ITUK l\. Coniinr seconde a|)|)l iciil ion, n()n> iillon> tlt-lerniiniT la \alcur asvinpldl Kiiic Je léh-nienl ^iniple impair d ordre .s". A cet effet, nous reconinieii<;on> le — cosô)< ' cil 6 — cosz r{s ){sho y Multiplions par sin c : il \ ient sin.sP.2(cos2) /i-^-'e-"'' — sïn z \{^( co>z (cUù — coszy' ' cli6 — cosz V( s){ihb f Or, on a maintenant i n" >iiiii^ pncc-dciiles dt* z„ sii|)|ii)sciil l'iv) posllil. <^>iiiiii(l .V esl a<''<;ahl, lis) peut lètrc aussi. Dans ce cas, il l.ml rt'iii|»lacor, dan^ les lormiilcs pirci-dcnlcs. V(s) par- sa valriir al)><)lii('. Exaclfiiicnl coiiiiiir dans le cas dos smj^ii laiih-s pnlaii-cs. pom- n iiiniii, la niedlt'iiic approximaliou esl à celle de 1' onrier d.ins le ra|)porL et ce ra|)pi»rl Icnd vci-s I miil»' cpiaiid A cinil iiidcMiiiiiirnl . 1(10. Valeur asymptotique de l'approximation minimum dans le cas général. — Sml f\z ) une lonction péno;li(pie rej^ulirrc rntic les droites y = ±: h et adnieltanl plusieurs couples de points cri- tiques d'ordres (lélcrininf's sur ces deux droihîs. Nous ('(jnnaissons I n" ') droites, (>u rn coït un co II |>I(' d'ordre .V plus (■•|f\('' (pic Ion s !(■•, aiil rcs. |-"ai (dl'cl . dans ce cas, on pcul isoler le Irniic principal de /( c-) au voisina^»' de ces points criticpu-s. (l'i-si un cliiiiciil simple d'oi'dre .v, qui es| prépondérant dans la dclcriiiin il ion de lapprox iiiial iiui. La \aleiir asymptotique de l'appriixiiual ion le /'( c- ) ser.i la iin' (pie|)oni ee leriiie principal. Idlc -era donc :l;>iin(''C par les llieorènie,^ pn-- (•('•dents. loi . Points singuliers logarithmiques. - On peut aussi trouvci- Il \ a leur as\ inpiol npic le la inei I Iciirc appr. i\ iiiial ion de la fonc- hon ( A — i: s,,, c) ! — =-— '-!— , ^ oii w — cos s y l44 (IIM'ITRI: IX. (I.ui> liKjmlIc /// csi iiii cnlici' posilil el s iiii iictiiihie réel (jiicl- COIKJIU'. Nous ne tl('\>'K)|>porons pas la (li-monslralion ; (ju'il nous sullise lie iloiincr quelques inclicalions snr la niarciic à sui\re. Nous remarquons que celle fouet it)n est, au sij;ne près, la dérivée ///"^""' pai' iMppi>i-| il \ lie A -h B si 11.- ( chb — cosc )■'• La ili'leiiuinal ion de la \aleur asvinjilol upu- d<' la meilleure appiMximalion de celle lonclion dépend du calcul de l'inlé- i;r.ile ( () ) du u" i^)i au lieu de celui de l'intégrale (5). De même que (6) se déduit de (5) par dérivation, de même cette valeur asvmpt iti(jue se déduit par d<''rivallon de la \aleur de c„ fournie par le lliéorème TII ( n" 99). L)e là, le théorème suixant : ■Si m est un eut ici- positif, la meilleure approximation tri- i;onométrique d'ordre n infiniment ^rand de la fonction „ . ,1 ioii(r.h6 — cos5)l'" ( A — b SI n 3 ) - — ^-—r— ■ 7-=*— (cil h — cos^ f a pour valeur asymptotique Cependant, si s est un entier nul ou nét;atif — />, la formule doit se modifier de la même nvanière que la formule (6), qui doit se remplacer par (6'). Le théorème est alors le suivant : La meilleure approximation tri gonomètrique d'ordre n infi niment grand de la fonction fA -f- B sin c M cli^ — cos-)/'| l<>g( cli6 — cos .;)]'" '/ pour râleur asymptotiijue o„~ \/ ■^-— B2s1i2*^/j!//m log«)"'"'( sli/^)/'-' — 7^7* Comme cas ])articulier^ inlf'ressants, signalons les deuxsuivanis : Les nir-illeure^ a|)|)r.)\im il ions dOidre n des fonctions \Q'Ji\ ç\\l) — COSC I, (cil ^ COSC j|i»g( cil Ij — COS.3 j l'ONt TKtNS AN \1.\ I lui i:S. — SINiil I.AIII ri:s \(i\ l'OIVlIlKS. I|> ttiil ic>|if( I i\ ciiH-iil [iiiiir \ .1 leur- ;i^\ iiiplnl i([ii('- : f>—nh f> Il II ' /l <\\ h II- 10^. Approximation par polynôme. — • I^cs n'•■^llllill•^ |H('(édciils se liaiisIdiiiH'iil , par les siihsl itiil ions du u" 1)1, <;ii d aiilics oqui- valeiit><. rcdalils à la mcillciiic approviiiialion par un [>nl\n«>m<' (!<• di-^i(' // dans l"iiitcr\ a I li- [^ — i, -h i). IJ"a{)r(''S (;(da. -^l ii ist une cnii^l inic réelle >i. on eoiiiiaîl les valeurs asvinpIolKpics de la iiiedleiire approxinialion par un polv- uonie de dej;ré /i des t'oiiclions log(a — .r ). (a — .r)log('a — .r) »"l, plus i;('iifialciiifMl , de la touchoii ( /// culier. nul ou [)ositil) I loj;( a — .T }\"' (a — X y Ce résullal a ('lé donné, pour /// =^ o cl /n i , par M . lU'rnstcin. Cet liahile géonu^-lre n'a étudié que la représentation par polynôme, li'étude de la représentation Irigonoinétrlque nous a conduits à des f(jriniiles plus générales et plus ('lé»;antes; mais, [)Our les établir, nous n a\ ions (pi une •^ un p le ad i pi a lion à la ire dr- proc«''dés analv- liipies imai;in<*s par M. licrnsliiii. V. 1*. CHAPITRE X. APPROXIMATION' TKiaOXOMKTKlOll- DES l-ONCTUAS KNTIÈRKS. 103. ^ioll.s iillons m \iiileiiant sii|)|)i)S('i- (|iic la toiictloa j)ério- (Hqiif fi c) soil liol(iini)r|)lie dans toiil le plan. Xous allons inonlrer (jiie Tordre d"a|>j)roxiinalion dr ,/ ( /' ) sur l'axe réel dépend, en ])reniière analyse, du dej^ré j)liis ou moins rapide de croissance dey(;;) quand c séloii^ne de l'axe réel. SM|>posi»ns qu On ail, |>our toute valeur lévdle cl positive de y, où // est une constante et 'j(y ) une fonction non décroissante. Le module de f{z-), entre les deux droites >r= zn 0, ne surpasse pas la quanlih" Appliquons le lli(''orèmc II d\i Clia|)ilre VI. La s >mme S« de Fouricr (loniir. sur l'axe n''cl. iiiic appioMiuit ion ]Nous allons déduire qiudqiie^ conséquences de cette formule. lOi. Théorème I. — Si '^{y ) est bor/ié ri ^ /• (entier) quel que soif -)■. nue fonction jn'iiodique entière, fiz (, qui satisfait à la condition i \ )^ est une expression trii^ononiétri'/ue cV ordre = /•. En ellet. lîiuis |iou\(jiis poser, iau^ la relalioii i:-».), n^r. ensuite faire tendre h \ers I iuli;ii; nous Iroinoiis alor> p,=ro. Ce lliéoréme se ramène aussi ai.séuie;il au tlii'orrme classique de L'ouville sous sa forme i^énéra lisé-e. Ecartoas doréna\ant I'Iin p >! Iièse qiic/ir) > ni iiui- e-xpressiou U'i'iKiMM AI iiiN I iiK.nNoMKiiuoi !■; i>i:s roNciinNs i\iii:ui;s. i47 lrii;i)iuiint'lii(|in' liiiiilic Nous su |t|(,»scii»Ms iloiic <|iio '^( _)') Ifii 1 \ris liiiliiii ;i\LT i . Il a ili'jà ••t('' ciiIcikIii (|ii(' cclU' toiiclioii esl lion (l<'cn»issiiiilf. Ni III". (Icsi^iirntii". |i:ir »" = •|i(a ) \.i foml nui iiivcr-r de il = 'f (,)')• Il ii'\ ,1 |>is (r;iiiil»ii;iiilc si l;i fonclinii 'j, csl cio i >s,i ut c . S'il v iivail (les iiilfiN iil les où ':i(y)rsl coiisluiil , ou lcr;iil (li>|i;ir;iil rc l;iiul»i- miïlf (le ■!-( Il I <'ii clioisissiiul hi |ilus pcl ilc -m il iil ion possible. I );i li- ée Ciis, -i est la ronctioii iiiNcrsc de ■[> eu clioisis-aiit la plus i;iiiii(l, par a //// nombre arbitraire compris entre o et i . Hors la somme S„ de iOurier de f(x) donne, sur l'axe réel, une approximat ion (3) ?„< —^ c, I ).)«.V>.'"; <'t l'on a,, éi partir d'une pudeur suj/isamment .grande de //, (4) p„< e-'>->-)"4''>"'. La foiiiiulf (>>) s'obtient en posant /-» = 'i> (),//) dans la roruuile(2) l'I en observant que (o| •!/(>, /i )\ = rn. L.i roniiule ( /j ) se di'duit de i.!) en observani (pie •!/(),//) est infini a\ee //. Ceci siip|)ose loiilelois (si A d(''pend de n) que A// >oii infini avec // . Hii pciil faire A = //~'(o < t < 1 ) proxiniation p„< hc'"¥"\ oii 11 est une constante et '}(/?) une fonction non décroissante de n et infinie avec n\ alors f[z) est holomorphe dans tout le plan z = X -h yi et, quelque petit que soit z positif donné, on a, à partir dUme valeur su (fisamment grande de y {qui dépend det), (.7) \f(x±yi)\ < ert?(y+E)+2i (y > o), ail o est la fonction inverse de 'h. D'abord ./(;) est liolomorphe dans loiil le plan, en vertu du Jliéorènie IV du Chapitre AI (où Ton |)f:ul |)readre b aussi grand (jue l'on veut). Considérons le développement en si'rie, pour x réel, (8) /(ar) = T2-^(T3-T2) + ...-f-(T„-T„_, ) + •••; l'expression trigououK'trique d'ordre // T„- T,,^, = (/- T„_, )-(/— T,,) est de module inférieur à 'i/-'^' t Coniinc 'i est linverso de •!<. on a la secimdi' intégrale csl inlerienre à la |)roniière inlégralo esl iniciieiirc à Il \ leni donc, (jncl que soit )' posil il y \f(xzhyi)\<}.hr^) - f .' r y y -i] V partir d une valeiif ■«iidisamnicnl giandc de j'. on a. (Hiel(|ue jiclil (|Mc soil i donne. z i\ (liN InfS \f{ TZ^.yl)\ /il ' — ,..>l5l.V-t£'+5 y La forniii le de r«''none<'' est la consf-ciiience nn média le de celle-ci. La coiiinaiaisoii des t iK'oiènies |)i<''et''denls «ondiiit à des con- sc(iiienee> i ii Iciessaii I e^ sur I ordre de l,i me 1 1 len re a 1 1| iro\ i iii,i i ion . Nous en dl•dm■^on■^. en elle!, le lln'orèmi' siinanl : I K) ruM'iriii: \. — apimiomm \th»> m s |(i.\(ti(in> i;mii.iii;s. 107. Théorème IV. - Soit />:■> u/n: /n/ictin/i in'rin//u/i/r\ /in/o/no//i/u' thiiis tout If jildii. I)('-si i; nous pur 'i' )'i /''/ plus pelilc foiirlion non ch'cioissnnlc ih- y posilif (jui salisjail a lu contll I Ktn \f(x±iyi)\^eyry\ ' et siipfjosons (pic '^(y) cioissr. . Alors, rpichpn- prilt (pic soii e positif donné, la meilleure (ipproxiniiition tri gononu'li K/ne d ordre n de J\x) sur l'axe i^el satisfait di'JiiuLivement (ï la condition , ,-^ y,— 11— tli'î/'n'-'i (I partir d une raji-iir su [fisa m nicn I 'grande de n. tandis ffu elle ne n'-rifie jamais ([('fi ni tn'enif nt la condil ion /Il -., '' I Li iircinicrf cmidil ion ;i rlr. l'hiMic piiTf'dciii iiicîil <•! iciili'f; riail-i lu (iil-|lllllc (()). \i)ll> lillnli^ lilOlll I rr (jim; 1,1 >-C((»Il(|c Csl l;i rctrisf-quciicf; (Jii I li(';orciiH; piôcé loiil. Si la dernière inéi^alilt' avait, di'-liiiil i\ ciimmI Ikii, mi jujiiriait assigner une cr)nslante A, telle fjiie I Ou ait. «juel que sdiI )', Mais la fonction iiiveise (Je (i-^z)'b{ n -\- '!) = y est Ou ei)iirliir-.i 1 1 doiir de li iK-^a I ilf' |ir(M;i''deiitr. piir K; iIk'-o- rènif 111. nue Ion a, a partir' irnne \alenr sn ((i'-ainineni tirande de r, \f(x-±yi)\ -^ r/'''' + î'. Or eeei e>l. eonli-.iiie à la dtdinition de 'i, ear ■:, |ionrrait èlrLi:riux. — riKorciiies tie \\ lii lï-lrios. (ji-ncidliits i CiiAPiTRK I. — .\ppio\imalioii par les séries de FoiiriL-r lo ■'< r.ii.^piTr>K V. — Approximation par polynômes: ri'duction à une apiiroxima- lion IrigonoHiétrique '■ > r.iiAPiTiii; \'l. — i*ol\ nome d'approxinialion rtiinirinnii - '\ i'.llAPiTiii: Vil. — \|>pro\inialion iri^oiiométi icjue minimu-n gi CiiAPiTiii: \'III. — l-onilioiis anal\ tiques présentant des sin:;ularités po- laires III «JiAiMTat; I\. — l'.iuetiuiis anal\ tiques juéseiilaiit e.rlaiiies singularités polaires (points critiques d'ordre s) i >- CilAPirni: \. — Approximation I riïonoinétriiiue des foncticms entières i '|ii 1 IN Ui; LA TADI.K DKS .MATlKitKS. PARIS. — IMI'lilM KlUK G A U T II 1 K It -V ILLA I! S ET C' 59;si Quai des Graiuls-Aususlins, 55. > . usu ^EPlôTJJl QA 331 La Vallée Jean de Poussin, Charles .5 L228 Leçons sur des fonctions réelle 1 d approximation une variable Pfcysical Applied Sci PLEASE DO NOT REMOVE CARDS OR SLIPS FROM THIS POCKET UNIVERSITY OF TORONTO LIBRARY iHuni .!î,f? Mf.! iim ,1 'Mi ;«i'!ii \m ^!;''';^ÎUlii 'i;iin'l-i^ -S i Hi'ft'JiliA^lili ■ i",', '''!;v;Ut'!u .llWir.il'':' ;!ii!! i;5;t! mm i il iiillllil m VM m inHi-fMhitl •il».'. . ; 1 1 . L 1 ', ! , m kM iHJ i;;:';i:iii«Ér >>!< ni S itiiM !iï 'anl m ■)j'^ m kh^ïî i;' il lii'ii! :î;û;!n:!< l!'ll